vendredi 19 janvier 2018

20 janvier: une date cruciale pour l'avenir de l'enseignement du latin


Jean-Philippe Mogenet
Ex-professeur de latin-grec et ex-directeur de college in Le Vif

20 janvier: une date cruciale pour l'avenir de l'enseignement du latin
Qu'on ne s'y trompe pas: le paragraphe qui, au sein du Pacte d'Excellence, fait l'éloge de l'étude du latin, est un leurre, en tout cas en partie.

© Belga Image
La ministre M.-M. Schyns a dû imposer sa présence dans la troisième version du Pacte, après avoir constaté l'absence pure et simple du mot "latin" dans la deuxième version, il y a une quinzaine de mois. Une absence qui relevait bien entendu d'un choix idéologique, le cours de latin étant ouvertement jugé -par certains- trop "élitiste", "inégalitaire". Mais en dépit de ce paragraphe apparemment rempli d'enthousiasme, le projet du tronc commun ne réserve qu'une période/semaine à l'apprentissage de la langue et de la culture latines (et plus rien pour le grec ancien), au lieu de quatre actuellement dans la plupart des athénées, et de deux ou trois dans l'enseignement libre: une peau de chagrin qui ne permettra plus qu'une approche superficielle d'une discipline jusqu'ici exigeante et formatrice.
Pourtant, la grande majorité des professeurs se battent avec une énergie et une inventivité renouvelées pour partager leur passion avec leurs élèves, qui proviennent de milieux socioculturels de plus en plus variés.
Leurs objectifs sont multiples. Il s'agit d'abord -pour ne citer que les principaux- que la langue française ne soit pas privée de son Histoire, sans laquelle elle se décomposera inéluctablement. Internet nous montre à suffisance que ce processus délétère est d'ailleurs largement en route, avec de grosses conséquences sociétales; "sans racines, l'arbre meurt; nos racines, c'est l'Histoire", affirment à juste titre les historiens; c'est aussi le cas pour notre langue, donc pour notre pensée.
Ensuite, les cours de langues anciennes permettent d'établir un contact concret avec la culture et la pensée antiques, d'où les nôtres sont issues, en particulier notre attachement pour la démocratie; un ancrage dans le passé qu'il est important de se remémorer, surtout en cette époque où nos traditions culturelles et manières d'exister sont menacées, parfois jusque dans notre intégrité physique.
Enfin, ces leçons contribuent, par le biais de la traduction des auteurs -un exercice aussi passionnant que délicat- à affiner l'esprit de logique et d'analyse des adolescents, à l'instar de l'enseignement des mathématiques, mais d'une manière sans doute plus nuancée, et bien entendu plus adaptée aux sensibilités littéraires.
Puisque les langues anciennes et les mathématiques se valent, pourquoi ne songerait-on pas à équilibrer leur volume horaire hebdomadaire, au lieu de continuer à accorder de nombreuses périodes à l'une, et de réduire l'autre à la portion congrue?
A propos des mathématiques, venons-en à la journée du 20 janvier, où une réunion de consultation de professeurs et de parents devrait aboutir à des décisions concernant le volume horaire alloué aux différentes disciplines du tronc commun. Puisque ces deux formations (les langues anciennes, les mathématiques) se valent, pourquoi ne songerait-on pas, par exemple, à équilibrer leur volume horaire hebdomadaire, au lieu de continuer à accorder de nombreuses périodes à l'une, et de réduire l'autre à la portion congrue? Personne ne niera l'importance universelle des mathématiques, la question n'est pas là, mais il est interpellant de constater qu'aucune réforme dans l'enseignement n'a imaginé une seconde en diminuer l'importance quantitative, qui paraît démesurée eu égard au gain escompté, et aux effets pervers constatés.
En effet, seuls trois élèves sur cent environ -un chiffre approximatif représentant essentiellement ceux qui sont amenés à présenter l'examen d'entrée dans les écoles supérieures et universités à vocation mathématique- utiliseront les notions apprises pendant le secondaire, dont l'essentiel, pour eux, est concentré dans le degré supérieur; car c'est avant douze ans que sont vues les notions arithmétiques servant à tous, quotidiennement, ou intervenant, par exemple, dans les calculs comptables ou statistiques. D'autre part, en caracolant en tête des disciplines productrices d'échec scolaire -un effet quasi inexistant du côté des langues anciennes-, les maths indiquent que leur enseignement et leur évaluation, en tout cas tels qu'ils sont conçus actuellement, entrent en contradiction avec l'objectif principal du Pacte: réduire les inégalités, en même temps que l'échec scolaire; où donc se situe réellement l' "élitisme" tant décrié? Il est surprenant de constater par exemple qu'en juin 2016, au CE 1D (épreuve certificative externe de fin de deuxième année), selon des statistiques officielles, tous les adolescents qui obtinrent tel jour le score (honorable) d'environ 70% en français, devinrent apparemment "stupides" en l'espace de 24 heures, et échouèrent lamentablement, le lendemain, en mathématiques, avec à peine 39 % en moyenne. Mais le Pacte d'Excellence ne semble pas se poser la question de la cohérence des évaluations, ni des programmes: serait-il politiquement incorrect de se la poser?
Les mathématiques - très vénérables par ailleurs, nous sommes d'accord - ne détiennent pas le monopole de l' "élitisme" lié au taux d'échec généré. Les langues modernes, autre discipline dont la réduction horaire paraîtrait sacrilège aux yeux de beaucoup, les suivent de près. Pourtant, l'élève le moins doué de 6ème année, en anglais ou en néerlandais, celui qui a déjà doublé deux fois essentiellement à cause de ses faiblesses linguistiques, devient systématiquement plus compétent en langues que tous ses condisciples s'il a la chance d'aller se promener six mois en Angleterre ou en Flandre après ses études secondaires: absurde, n'est-il pas? Oui, absurde, mais tel est notre enseignement: rempli d'absurdités, qu'on tolère par simple fidélité à une certaine tradition, et par manque d'imagination. Au lieu de ralentir ainsi des jeunes dans leur développement quasi biologique, pour ces raisons linguistiques, et au lieu de nous engager dans un tronc commun aux résultats plus qu'aléatoires, ne ferions-nous pas mieux, puisqu'il est de toute façon question de profondes réformes, d'imaginer un système dans lequel une fois par trimestre, en néerlandais et en anglais, pendant deux semaines pour chacune des deux langues, l'ensemble des élèves seraient soumis d'une manière ou d'une autre à une immersion totale, dont il est prouvé qu'elle est la seule manière d'accéder à une réelle maîtrise d'une langue moderne? Serait-ce réellement plus difficile à organiser et à financer qu'un tronc commun pour lequel les équipements et locaux techniques, pour ne citer que ce gros inconvénient, parmi tant d'autres évoqués notamment par les syndicats (mais pourquoi donc ont-ils alors accepté??) feront bien entendu défaut dans bon nombre d'établissements?
LES EFFETS PERVERS VONT ALORS LARGEMENT SUPPLANTER LES AVANTAGES. IL NE FAUT PAS ÊTRE GRAND CLERC POUR LE PROPHÉTISER.
Cela dit, l'idée de permettre à tous les élèves, dans toutes les écoles, quelle que soit leur vocation globale (enseignement général, technico-professionnel, ou les deux) de toucher à toutes les disciplines, n'est certes pas mauvaise. Mais il paraît inadéquat de chercher à prolonger cette expérimentation au-delà d'un an; or, le tronc commun, c'est-à-dire exactement les mêmes cours pour l'ensemble des jeunes, durera trois ans. Les effets pervers vont alors largement supplanter les avantages: bien des adolescents apparaîtront démotivés par des disciplines peu en accord avec leurs personnalités; leur comportement en classe s'en ressentira, les professeurs s'épuiseront, et les élèves intéressés, comme les autres, paieront la note finale. Il ne faut pas être grand clerc pour le prophétiser.
Il vaudrait beaucoup mieux, je pense, prendre davantage en compte la multiplicité des intelligences, produire des campagnes en faveur de l'enseignement professionnel -trop souvent décrié- et des métiers liés, selon des méthodes relevant d'un marketing moderne, tout en tâchant de compenser, quand c'est possible et nécessaire, les lacunes familiales en matière éducative -parfois criantes, et pas seulement dans l'enseignement professionnel-, et pousser le gouvernement à présenter aux jeunes des plans précis et motivants quant aux métiers nécessaires et en pénurie probable.
Pour revenir au problème du latin (et du grec), c'est d'en haut, systématiquement, que sont portés les coups, toujours pour les mêmes raisons; ce n'est pas la population qui choisit. En 1970, déjà, le "rénové" s'en était pris à l'enseignement des langues anciennes, en réduisant fortement le nombre d'heures qui y étaient consacrées. Puis, à l'époque de la ministre M. Arena, il devint une simple "activité complémentaire" pendant les deux premières années, avec interdiction absolue -le décret "premier degré" insiste sur cette dimension- d'y enseigner des "prérequis" avant d'entamer l'option latine en troisième année, c'est-à-dire, concrètement... d'y voir de la matière (officiellement, nous en sommes toujours là. Quand on vous parle d'absurdités...)!
Et voici, alors que dans beaucoup d'écoles l'intérêt pour cette formation ne s'est jamais démenti, et qu'un regain d'attention se manifeste dans pas mal d'autres établissements, voici, donc, qu'une nouvelle menace structurelle pourrait réduire à peu de chose cet enseignement jusqu'ici considéré comme essentiel (parmi d'autres) chez nous comme dans bien des régions et pays: cet acharnement idéologique est anormal. Ce n'est pas sans raisons que l'option latine existe encore dans près de la moitié des écoles en communauté française de Belgique. Mais que pourra la foule de ceux qui y tiennent, mais ne détiennent aucun pouvoir de décision, contre la poignée d'idéologues qui, voici un an et demi environ, faisant fi de la règle selon laquelle les propositions ne seraient acceptées qu'à l'unanimité des participants aux réunions de travail, avaient commencé par décréter que le Pacte n'en parlerait pas?
La réunion du 20 janvier apportera peut-être un début de réponse. La personnalité -sensée, je pense, de la ministre Schyns- pourrait jouer en faveur des langues anciennes, si elle prend conscience qu'au final, c'est à elle de prendre les décisions.
COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE LATIN ET LE GREC, COMBIEN DE DIVISIONS?
Les professeurs de langues mortes sont une corporation aux abois qui défend ses prérogatives avec une belle pugnacité. Cela mérite le respect mais ce combat, si noble soit-il, ne relève-t-il pas d'un autre âge? Il semblerait que la Chine offre un beau débouché pour les latinistes qui seraient mis en disponibilité...
Elève, j'ai connu le temps où on consacrait huit heures aux langues anciennes contre trois à l'anglais et deux à l'allemand/espagnol et quatre au néerlandais.  Neuf heures pour les langues modernes contre huit pour les langues mortes. Imaginons qu'on chamboule tout ça et qu'on le remplace par huit heures d'anglais (je suis germaniste, donc je prêche pour ma chapelle comme font les latinistes et désormais aussi les historiens).
Mais encore faut-il qu'on forme à cette fin des anglicistes de qualité.
Pourquoi l'anglais? Cela va sans dire. Chacun sait d'expérience combien est utile une vraie maîtrise de la plus internationale des langues que privilégie l'enseignement dans les pays nordiques ou l'Inde.


QUAND LES CHINOIS CRAQUENT POUR LE LATIN
La Libre Belgique

Une opinion de Julien Claeys Bouuaert, professeur de latin auprès de l'Académie Vivarium Novum à Frascati (Rome). Revient de Wenli en Chine.

Pendant que nous abandonnons le latin et le grec, l’Université des langues étrangères de Pékin se prépare à lancer, l’an prochain, une première faculté de lettres classiques occidentales.
Qui lira ces quelques lignes sera certainement surpris d’apprendre qu’à l’heure où le latin et le grec disparaissent de nos écoles, on assiste en Chine à un regain d’intérêt envers les langues qui ont fait la civilisation occidentale : certains, j’en suis sûr, auraient été curieux d’assister à la rencontre, en ce début d’année, entre Luigi Miraglia, fondateur de l’Académie Vivarium novum, près de Rome, et le professeur Wang Caigui, fondateur de l’Académie Wenli, en Chine orientale.
LES LANGUES CLASSIQUES EN IMMERSION
A première vue, ils ne semblent avoir rien en commun : le premier est surtout connu en tant que promoteur d’une méthode d’enseignement des langues classiques, héritée de la Renaissance, qui en prévoit l’usage actif. Dans l’Académie qu’il dirige, les étudiants ne parlent que les langues de Cicéron et de Platon. Cette immersion, jointe à une étude méthodique de la grammaire et du vocabulaire, permet en peu de temps de lire couramment les textes fondamentaux des littératures latine et grecque, sans le besoin de consulter dictionnaires et grammaires. Ils peuvent ainsi nouer un riche dialogue avec les grandes voix du passé : celles de Platon, Sénèque ou saint Augustin, mais aussi celles de Pétrarque, Erasme et Descartes. Cette Académie qui accueille gratuitement, par un système de bourses d’étude, une cinquantaine de jeunes chaque année, premier pas dans la constitution d’un grand Campus d’humanités classiques, veut rétablir le contact avec ces auteurs, qui ont encore beaucoup à nous dire.
Quant au professeur Wang Caigui, l’un des fondateurs du mouvement néoconfucianiste contemporain, ses études l’ont mené à redécouvrir les méthodes pédagogiques du confucianisme. Dans l’école qu’il a fondée, les enfants sont exhortés dès le plus jeune âge à entraîner leur mémoire : ils étudient les langues et littératures classiques d’Orient et d’Occident en apprenant de nombreux fragments par cœur. Ils acquièrent ainsi en grandissant un patrimoine sur lequel exercer à tout moment leur jugement critique et dans lequel puiser les enseignements de ceux qui ont le plus influencé la civilisation humaine. A la fin de ce parcours, forts de leur mémoire et de leur discipline, ils étudient la littérature, la philosophie et l’histoire avec un enthousiasme et une joie contagieux.
A ce sujet, il serait intéressant de pointer la correction et l’élégance du chinois qu’ils parlent et écrivent dès l’enfance : serait-ce là une piste de sortie à la crise que le français traverse en ce moment ?
FORMATION HUMAINE ET MORALE
Ce qui réunit ces deux hommes, c’est leur volonté de remettre au centre de l’enseignement la formation humaine et morale. Ils prônent une école qui donne aux jeunes la conscience de ce qu’ils sont et de leurs devoirs envers les autres, compensant ainsi l’utilitarisme qui sclérose notre instruction; ils prônent une école qui forme l’esprit critique lié à l’altruisme. Mais ce qui unit de manière surprenante les confucéens aux humanistes occidentaux, c’est une parole désuète, datée, que personne n’ose plus prononcer : la vertu, qui pourtant est le fruit du progrès philosophique millénaire de chacune de ces deux civilisations.
Leur enseignement prend appui sur la littérature et les sciences − rappelons que les fondateurs des sciences modernes, Newton, von Linné ou Gauss, imprégnés de culture classique, écrivaient en latin − et vise à rendre l’homme vertueux car, comme l’écrit Cicéron, la vertu se suffit à elle-même pour mener une vie heureuse.
A l’heure où tous se concertent pour savoir s’il faut conserver ou non l’enseignement des langues anciennes, il est étonnant qu’aussi peu se lèvent pour parler de la formation morale et culturelle des jeunes générations. Faut-il rappeler que le mot culture vient de l’expression latine cultura animi, culture de l’esprit, comparé à un jardin duquel il faut extirper les mauvaises herbes pour y semer et faire pousser à grand-peine de bonnes plantes ?
LE SIGNE D’UNE CIVILISATION VIDE
Si le latin est aujourd’hui considéré comme inutile − au mieux lui est concédée la faculté de former l’esprit au raisonnement, ce que d’autres matières font tout aussi bien − n’est-ce pas un signe que notre civilisation a été en grande partie vidée de sa substantifique moelle et qu’il ne reste qu’une coque à moitié vide ? Ne nous serait-il pas utile de relire le "De pace fidei" de Nicolas de Cues et l’"Heptaplomeres" de Jean Bodin qui préconisent un dialogue entre les religions, de voir où porte le fanatisme en assistant à la mort de Giordano Bruno, d’écouter Erasme et Horace blâmer ensemble les guerres et les écoulements de sang, ou les discours de Platon sur la justice, harmonie de notre être et de notre société, ou encore de prêter l’oreille au dialogue intérieur de Pétrarque, qui nous incite à résoudre nos malaises par une analyse de notre conscience ?
L’an prochain, à l’Université des langues étrangères de Pékin, une première faculté de lettres classiques occidentales verra le jour, en partie grâce à l’apport de l’Académie Vivarium novum. Se peut-il qu’entre-temps l’Europe ferme les siennes ? Les Chinois se pressent à apprendre le latin pour comprendre l’histoire de leur pays : c’est en effet dans cette langue que les missionnaires européens qui y ont vécu du XVIe au XVIIIe siècle ont écrit leurs observations, des dizaines de milliers de pages qui attendent encore qu’on les étudie, les traduise et les analyse avec attention.
AVEC PASSION
Si vous aviez pu assister aux cours de latin et de grec qui ont eu lieu à l’Académie Wenli, lors de la visite de Luigi Miraglia, vous y auriez vu cent cinquante Chinois de tous les âges lire avec passion les vers de Virgile et d’Homère. Mais ce qui plus encore vous aurait frappé, c’est de constater que le message de Platon, Sénèque et Pic de la Mirandole trouve une analogie dans celui des confucéens : l’homme a en lui deux forces qui s’entrechoquent et doit apprendre à être digne de son nom en faisant prévaloir la meilleure sur celle de l’égoïsme.
Pendant qu’eux les apprennent, nous abandonnons ces langues et semblons avoir honte du message qu’elles portent. Demandons-nous alors non seulement s’il faut conserver le latin et le grec, mais aussi comment et pourquoi les enseigner : car si nos élèves, après de longues années d’étude, ne peuvent que difficilement déchiffrer quelques textes comme s’il s’agissait de casse-tête, le jeu n’en vaut peut-être pas la chandelle. L’expérience ici reportée montre en revanche que ces langues, approchées de manière différente, peuvent rester une source indispensable pour former nos jeunes et faire vivre notre société.
Le titre, l’introduction et les intertitres sont de la rédaction. Titre original : "Ex oriente lux : la Chine sera-t-elle le théâtre de la prochaine Renaissance ?"


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LATIN, UNE LANGUE VIVANTE?

Nombreux sont les profs de langues qui enseignent l'anglais ou le néerlandais comme si c'était des langues mortes. Montaigne se l'est vue enseigner autrement. Son père qui était fortuné lui choisit un précepteur qui ne parlait que latin avec lui ce qui lui valut une familiarité surprenante avec la langue de Cicéron. Montaigne adorait le latin dont il avait une maîtrise prodigieuse. C'était pour lui une langue vivante et non point lettre morte.  "Demandons-nous alors non seulement s’il faut conserver le latin et le grec, mais aussi comment et pourquoi les enseigner"
MG

Samen stopt ermee: "We betreuren dat de Antwerpse sp.a niet de partner is gebleken waarop we hadden gehoopt"


De Morgen
DBA, redactie - Bron: Eigen info, belga.be 



   © BELGAONTHESPOT 
De Antwerpse kartellijst Samen houdt ermee op. Dat hebben de Antwerpse en nationale partijleiding van Groen beslist. "Het is geen evidente maar wel een noodzakelijke beslissing voor Antwerpen." Sp.a-topman Tom Meeuws liet weten klacht te willen indienen tegen De Lijn.
In een officiële mededeling laat Groen weten dat het niet doorgaat met de kartellijst Samen, maar alleen naar de Antwerpse verkiezingen trekt. "We betreuren dat de Antwerpse sp.a niet de partner is gebleken waarop we hadden gehoopt. Wij willen voluit aan progressieve politiek kunnen doen en focussen op de problemen en uitdagingen van de Antwerpenaren, niet op de problemen van personen en partijen."
Ook tijdens een persconferentie benadrukten Groen-voorzitter Meyrem Almaci en lijsttrekker Wouter Van Besien hun teleurstelling. "Maar we slaan de bladzijde om en kijken vooruit", aldus Van Besien. "We hebben alles in huis om de Antwerpenaren een volwaardig alternatief te geven."
Wat Jinnih Beels, de onafhankelijke kandidate die de tweede plaats op de Samen-lijst bezette, zal doen is nog niet duidelijk. "De toekomst moet ze voor zichzelf op een rij zetten en uitmaken", aldus Van Besien. "Ik vind het ook voor haar heel spijtig dat dit niet kan doorgaan zoals gepland." Van Besien benadrukt dat hij haar de tijd zal geven om een keuze te maken. "En ik vraag dat jullie dat ook doen."
KLACHT TEGEN DE LIJN
Tom Meeuws reageert dat hij de beslissing van Groen betreurt. "Dit is vooral jammer voor de Antwerpenaren die dromen van een warmer en socialer Antwerpen", stelt hij. "Dit stemt me zeer triest. Ik heb enorm geïnvesteerd in deze samenwerking." Hij zegt Groen niets kwalijk te nemen. "De aanhoudende, ongeziene aanvallen op zijn persoon hebben de druk zo vergroot, dat die voor onze partner te veel is geworden."
Hij zegt ook dat hij stappen wil ondernemen tegen De Lijn en de "morele en psychologische schade" op hen te verhalen. Meeuws kwam de afgelopen dagen in de knel omdat er details waren opgedoken hoe hij als directeur van De Lijn de financiële regels had geschonden. Bij zijn ontslag was er echter een geheimhoudingsclausule afgesloten.

CROMBEZ "KIJKT VOORUIT"
  

Ook sp.a-voorzitter Crombez betreurt het einde van het stadsproject. "Het was een kans om een positief, open en toekomstgericht project voor Antwerpen op poten te zetten en op die manier een dam op te werpen tegen het cynisme dat te vaak de essentie van de politiek is geworden", aldus Crombez.
"Dit is geen goeie dag voor iedereen die vindt dat politiek moet draaien om oplossingen voor maatschappelijke problemen, om bescherming van mensen in tijden van nieuwe kwetsbaarheid en om het streven naar meer gelijkheid in tijden van grote veranderingen in de samenleving. Wij kijken vooruit", besluit hij.
"INHOUD OP EERSTE PLAATS" 
     
PVDA-voorzitter Peter Mertens. © belga 

Nu Groen en sp.a niet langer 'Samen' naar de Antwerpse kiezer trekken, staat de niet voor dat project uitgenodigde PVDA niet meteen te springen om alsnog met een van beide partijen in zee te gaan. "Het eerste dat over Samen bekendraakte, was de invulling van de eerste drie plaatsen", zegt PVDA-voorzitter Peter Mertens. "Dan hoeft het niet voor ons. De inhoud komt bij ons op de eerste plaats. We gaan dus gewoon door met onze bevraging van 10.000 Antwerpenaars, een enorm karwei, en het toetsen van ons programma bij de bevolking. We staan sterk op eigen benen."
SHARE 
Mertens betreurt het naar eigen zeggen wel dat de Antwerpse verkiezingscampagne op deze manier van start is gegaan. "Ik heb het een jaar geleden al gezegd en geschreven in mijn boek Graailand: als je het laat gaan om de macht en de postjes, krijg je alleen maar modder over je heen. Antwerpen verdient beter en links verdient beter", vindt Mertens. "Als je op een sociale, linkse manier aan politiek wil doen moet je integriteit tonen."
PERSCONFERENTIE
Gisteravond kondigde Groen-kopman en lijsttrekker Wouter Van Besien aan dat Tom Meeuws niet langer op de progressieve lijst Samen zou staan. Na een urenlang partijbestuur besliste sp.a echter om het ontslag niet te aanvaarden en zich volmondig achter Meeuws te scharen. Groen besloot deze middag dat op die manier er niet langer kon worden samengewerkt en blies de kartellijst op.
Meteen begon N-VA zich op Twitter vrolijk te maken over de breuk van Samen. "En dan te bedenken dat een stad besturen zelfs nog veel moeilijker is dan een kartel bijeen te houden", reageert Kamerlid Sophie De Wit. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
SAMEN SE SEPARE 

Anvers, les verts et les rouges qui s'étaient coalisés contre la NVA rompent l'alliance un an avant les communales.
Ils n'iront donc pas ensemble déloger Bart De Wever de son "schoon verdiep". Bart peut donc sabrer le champagne ou plutôt le coca zéro puisqu'il ne boit rien d'autre à ce que l'on dit.  Du petit lait peut-être?
MG


mercredi 17 janvier 2018

Grande Mosquée de Bruxelles : Riyad d'accord pour en céder la gestion aux musulmans locaux


Le Vif
L'Arabie saoudite est disposée à accorder plus de responsabilités aux responsables musulmans de Belgique dans la gestion de la Grande Mosquée du Cinquantenaire à Bruxelles, a affirmé mardi le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders.

         

La Grande mosquée, à Bruxelles, toujours dans le giron de l'Arabie saoudite. © Daina Le Lardic/ISOPIX

"Il y a un accord avec les Affaires étrangères saoudiennes pour avoir une implication plus grande des communautés locales dans la gestion de la Mosquée", a-t-il affirmé à la presse à l'issue d'une rencontre avec son homologue saoudien, Adel al-Jubeir, au Palais d'Egmont à Bruxelles - la seconde du genre en sept mois.
M. Reynders a ensuite expliqué qu'il existait désormais un accord "pour dire que la Belgique peut reprendre en main la gestion de cette Grande Mosquée et la confier probablement à une autorité locale, une autorité du culte musulman. Probablement l'Exécutif des musulmans de Belgique".
"Maintenant, c'est au ministère (belge) de l'Intérieur et à celui de la Justice de travailler sur ce sujet", a ajouté le chef de la diplomatie belge.
La commission d'enquête sur les attentats du 22 mars avait pointé du doigt, dans le cadre du troisième volet de sa mission, le radicalisme en Belgique, la mainmise de Riyad sur la Grande Mosquée du Cinquantenaire à Bruxelles, à travers la Ligue islamique mondiale. L'un des experts de la commission a suggéré de confier cette mosquée, décriée pour la vision très rigoriste de l'islam qui y serait enseignée, à l'Exécutif des musulmans de Belgique (EMB), ce qui impliquerait de casser la concession accordée en 1967 par la Belgique au royaume saoudien - opération potentiellement délicate diplomatiquement, mais qui a fait l'objet de discussions lors de la visite d'une délégation belge de haut niveau du 5 au 8 novembre derniers dans les pays du Golfe.
M. Reynders a toutefois réclamé une "transparence totale" sur le financement de la mosquée. "Il faut un accord préalable de la Belgique avant qu'un financement puisse intervenir. S'il n'y a pas d'accord préalable et qu'on constate un financement, celui-ci devra s'arrêter. Et cela concerne, par exemple, aussi bien une mosquée qu'une école islamique", a-t-il dit.
Son homologue saoudien a confirmé avoir parlé de la politique de l'Arabie saoudite concernant les institutions islamiques et les centres islamiques.
"Notre politique est de faire cela avec l'accord total du gouvernement local. Nous allons travailler avec le gouvernement belge pour faire en sorte que tout se fasse dans une transparence totale et d'une façon qui promeut la tolérance et l'inclusion plutôt que l'intolérance. Nous rejetons l'extrémisme et l'intolérance en Arabie saoudite, et nous allons mener la même politique au niveau international", a affirmé M. Jubeir.
M. Reynders a par ailleurs annoncé la signature prochaine d'un memorandum d'entente (en anglais "Memorandum of Understanding", MoU) entre la Cellule de Traitement des Informations financières (CTIF) et son homologue saoudienne.
Il a enfin confirmé que la Belgique avait invité l'Arabie saoudite à la conférence internationale contre la peine de mort qui se déroulera à Bruxelles en 2019, dans le cadre d'un dialogue sur les droits de l'homme avec un pays en pleine évolution, à l'instigation du jeune prince héritier Mohammed ben Salmane, le nouvel homme fort du royaume.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
DONT ACTE

Ce n'est assurément pas banal. Il se dit que ce centre serait de tendance salafiste. C'est à l'exécutif de faire la démonstration de son autorité, de son indépendance et de sa compétence à réformer ce lieu emblématique de l'Islam à Bruxelles. Wait and see.
MG

mardi 16 janvier 2018

C'est « le » mal dont souffre notre enseignement: l’organisation précoce en filières a tout faux


ERIC BURGRAFF Le Soir 

La concentration, dans les mêmes classes, d’élèves aux histoires et aux parcours difficiles pèse inéluctablement sur leurs performances.
   

L’établissement fréquenté et, partant, le regroupement d’élèves en fonction de leurs performances, influence lourdement la notation finale. © Le Soir | Joakeem Carmans (st.) - LE SOIR Joakeem Carmans (st.)
C’est bien connu, une série de caractéristiques personnelles influencent les performances des jeunes aux fameux tests Pisa (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) : le genre, l’origine socio-économique, le fait d’être allochtone ou autochtone, le retard scolaire…
C’est moins connu, quoique régulièrement mis en lumière par des pédagogues de tous pays : l’établissement fréquenté et, partant, le regroupement d’élèves en fonction de leurs performances, influence lourdement la notation finale.
COMMENTAIRES
L'allongement du tronc commun équivaut à dégoûter des jeunes dont l'intérêt pourrait être stimulé dans les filières techniques, puis dans les contrats d'apprentissage, où beaucoup révèlent leurs aptitudes qu'ils développent alors souvent avec intérêt. Mélanger par contrainte et non par choix les élèves d'origines socio-culturelles et de niveaux divers équivaut à un nivellement par le bas assuré. Il est préférable d'organiser de façon plus optimale la remédiation en vue de la mise à niveau des élèves accusant des lacunes, de les "tirer vers le haut", pour les amener à un épanouissement auquel, dans le fond, ils aspirent pour la plupart. Posté par De Cuyper Thierry, aujourd'hui 13:45
Je partage tout à fait votre avis concernant l'allongement du tronc commun car je vis ,au quotidien, dans le secondaire actuel avec deux ans ,seulement, obligatoires et identiques pour tous et c'est une véritable catastrophe à la fois pour ceux qui n'en n'ont "rien à cirer" comme ils disent et qui chambardent à longueur d'heures de cours, et ceux qui ont envie de travailler et qui ont des difficultés à se concentrer dans "le brouhahas" généralisé! Ont peut imaginer ce que cela donnera avec trois années communes obligatoires!!!Par contre, je vous trouve irréaliste quand vous imaginez que l'on peut organiser de façon optimale la remédiation .Êtes-vous enseignant?Dans quel cours? Qu'entendez-vous par "de manière optimale"?Je puis vous assurer que faire de la remédiation en maths en 2° S ,même avec 7 élèves seulement, qui ne connaissent RIEN du cours de 1°S, qui comptent sur les doigts, est pratiquement impossible si on vise la maîtrise de la matière et que l'on ne se satisfait pas d'une réponse à une question dont ils ne comprendront par la portée car celle repose sur des connaissances de 1° qu'ils n'ont pas. Si vous voulez atteindre votre but, il faudra passer un temps relativement long à revoir en profondeur la matière de première!  Et vous ferez cela quand?
o Après les maigres avancées (une diminution d’une moitié des redoublements, alors que nous sommes les champions de cette pratique et un tronc commun jusque seulement 15 ans et non 16 comme la plupart des pays européens) craignons par-dessus tout des phrases comme : « l'allongement du tronc commun, c’est vraiment un des points pour lequel j’appelle à une reconsidération. ». Avec le Pacte d’Excellence où nous avions l’espoir que la scolarité de nos enfants puisse un jour être basée sur un principe important « l’éducation fondée sur des preuves », l’Evidence Based Education (p.8 dans le pacte d’excellence), plutôt que de se baser sur une "idéologie basée sur la sélection des élèves et la relégation des élèves plus faibles vers des filières pour lesquelles ils n’ont mûri aucun projet". Notre association saluait le travail de réflexion opérée par les acteurs du Pacte d’excellence, elle saluait tout particulièrement la réflexion effectuée sur notre système scolaire à savoir que « les élèves les moins favorisés redoublent plus, décrochent plus, sont plus souvent orientés négativement vers le qualifiant et plus nombreux dans l’enseignement spécialisé » (p.11) et la volonté de réformer ce système. Posté par De Cuyper Thierry,
o Après les maigres avancées (une diminution d’une moitié des redoublements, alors que nous sommes les champions de cette pratique et un tronc commun jusque seulement 15 ans et non 16 comme la plupart des pays européens) craignons par-dessus tout des phrases comme : « l'allongement du tronc commun, c’est vraiment un des points pour lequel j’appelle à une reconsidération. ». Avec le Pacte d’Excellence où nous avions l’espoir que la scolarité de nos enfants puisse un jour être basée sur un principe important « l’éducation fondée sur des preuves », l’Evidence Based Education (p.8 dans le pacte d’excellence), plutôt que de se baser sur une "idéologie basée sur la sélection des élèves et la relégation des élèves plus faibles vers des filières pour lesquelles ils n’ont mûri aucun projet". Notre association saluait le travail de réflexion opérée par les acteurs du Pacte d’excellence, elle saluait tout particulièrement la réflexion effectuée sur notre système scolaire à savoir que « les élèves les moins favorisés redoublent plus, décrochent plus, sont plus souvent orientés négativement vers le qualifiant et plus nombreux dans l’enseignement spécialisé » (p.11) et la volonté de réformer ce système.
o Marcus Missal Je pense que l'enseignement se doit d'être ouvert, mais il faut respecter les aspirations et talents de tout en chacun. Un tronc commun risque en effet de démotiver les élèves ayant une intelligence manuelle et pratique et risque aussi de ralentir les élèves qui possèdent des capacités plus abstraites et qui pourraient progresser plus rapidement dans ces matières. L'excellence nécessite la différentiation des talents de manière précoce, et pas le mélange des genres. L'égalité, ce n'est pas l'uniformisation, mais la chance donnée à chacun de pouvoir développer ses propres talents.
o Colette Uytterhoeven-Seifarth · Si un enfant est doué, ce n'est pas parce qu'il a dans sa classe des enfants moins doués qu'il va être ralenti. Il faut au contraire encourager les meilleurs à tirer les moins bons vers le haut.
o Marcus Missal: Colette Uytterhoeven-Seifarth, je pense que l'idée que les meilleurs vont tirer les moins bons vers le haut est très idéaliste mais ne correpond pas à la réalité. Les enfants doués étant (malheureusement) moins nombreux, pour des raisons que nous ne contrôlerons jamais, le souci de mimétisme et de conformisme qui caractérisent l'adolescence va plutôt avoir un effet négatif sur les bons.
o Michel Pieront Je ne crois pas qu'il soit question de prolonger le tronc commun jusqu'à l'université mais il peut être intéressant de donner du temps et l'occasion aux enfants de s'essayer à des choses différentes. Croyant bien faire , on croit que l'on va accélérer la formation en proposant très tôt aux enfants des matières pour lesquelles ils ne sont pas mûrs, ils échouent et se dégoûtent alors de l'étude. Une matière présentée en temps voulu est vite assimilée. Combien de fois ai-je rencontré des gens qui regrettaient amèrement d'avoir été poussés par leurs parents dans des directions qui ne les intéressaient pas, certains ont changé changé d'orientation une fois adultes, d'autres se sont traînés dans la vie.
o Jean-Marc Agnano · Athénée Royal de Péruwelz La logique acuelle de mettre au sommet l'enseignement général et ensuite dénigrer le technique et le professionnel ne colle vraiment pas à la réalité du marché de l'emploi. Un élève ayant terminé ses humanités techniques ou professionnelles dans une bonne école est 100% opérationnel chez un employeur. Il faudrait avoir plus de considération pour ces deux circuits d'enseignement et les adapter à l'évolution des métiers tant en qualité de l'enseignement prodigué que du matériel mis à disposition.

Guy Puttemans
Avec la robotisation et l'IA nous aurons besoin de gens super intelligents qui comprennent cette technologie et peuvent la mettre en pratique. Pas des jeunes avec un niveau moyen, résultant de la mixité et du tronc commun, sorti d'un enseignement de niveau médiocre. L'Europe investi aujourd'hui 1.000 milliards pour des super ordinateurs et si nos jeunes ne maitrisent pas cette technologie nous serons a la merci des asiatiques et des américains. Ces derniers ont en ce moment déjà une grande avance sur nous. Beaucoup de nos jeunes ne pourront pas suivre cet évolution et seront donc inemployables et pour cette raison les socialistes parlent déjà maintenant de revenu universel pour prévenir les guerres sociales dans nos villes avec des chomages de 40%.
Fioge TikaiJ'étais à Montréal dans les années '80 quand le gouvenerment du Québec s'est mis dans la tête d'investir dans l'industrie du multimédia et des jeux vidéos (ils étaient déjà très forts en transport et aérospatial). Aujourd'hui, c'est plus de 10.000 personnes qu'emploie ce secteur avec plus d'un milliard et demi $ de chiffre d'affaire.

Aujourd'hui, le Canada, avecToronto en tête de proue (le Québec a quand même mis 100M$ dedans), investit dans l'IA et courtise Google et cie:


Marc Riche ·
Institut Technique Supérieur Cardinal Mercier Une équipe de foot composée de 3 champions et de 8 bras cassés ne gagnera jamais la coupe de Belgique et les meilleurs risquent de baisser les bras à attendre les autres. Ce n'est pas le job des meilleurs de donner cours à ceux qui ne progressent pas. Et pendant ce temps-là, eux aussi ne progressent pas.
Guy Puttemans
L'unique matière première Wallonne sont les cerveaux de leurs enfants, ils doivent les développer avec le plus grand soin. Une erreur serait fatale pour toute la région. Le temps presse.
Nadine Verhoustraeten ·
Athénée Royal de Woluwé-Saint-Pierre "Crommelynck"
Je viens d'entendre l'interview de Willy Borsu ce matin sur la Première RTBF : suis d'accord avec lui qu'il est souhaitable de laisser libres les élèves de choisir une orientation professionnelle assez tôt, mais à une condition, que Willy Borsu ne souligne pas : c'est de garder EN MEME TEMPS un enseignement de base en français (orthographe notamment), math et sciences qui permettra toujours une réorientation de l'étudiant. Quand je dis enseignement de base, je veux parler d'enseigner l'ESSENTIEL de la matière sans leur imposer par ex. des lectures totalement inutiles et contreproductives comme "Balzac" en 5ème à des élèves de 15-16 ans qui ont déjà choisi une orientation technique-professionnelle !! C'est stupide et ne fait que les dégoûter de lire. Alors qu'il y a tant d'écrivains contemporains plus intéressants, amusants, instructifs ! Il est important de MOTIVER et de CAPTER l'intérêt des Jeunes. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
CLASSES HOMOGENES OU HETEROGENES? 

C'est toute la question.
Autrefois on ne jurait que par les classes homogènes, les très bons dans la classe A, les moins bons dans la classe B, les cancres dans la classe C. On parlait alors volontiers d'élitisme et d'écrémage. Les meilleurs des meilleurs avaient un taux élevé de réussite à l'université. C'était même un argument marketing majeur dans le cadre d'un véritable marché scolaire.
Les ministères progressistes PS et CDH ont voulu casser cette dynamique et ils y sont parvenus.
Il leur reste à prouver que le système hétérogène non sélectif et non élitaire est le plus efficace. Il est certes infiniment plus égalitaire mais quid des performances des élèves?
En sport on raisonne autrement: on ne s'intéresse qu'aux meilleurs et on les drille pour l'excellence olympique.
Ce qui est sûr c'est que dans un système comme dans l'autre, il faut former les enseignants à l'excellence. Surtout dans l'option homogène.



La Borgne Agasse

C'est une bien triste nouvelle
Jean-Pierre Canon , prince des bouquinistes, a déserté son royaume lilliputien.  Son bric à brac à la Ghelderode  parfaitement rangé fleurait bon le papier d'Arménie. La "borgne agasse"-  la plus belle enseigne  qui puisse s'imaginer-.  n'a point d'équivalent à Bruxelles, hormis peut-être "het ivoren aapje" face à la belle église du béguinage qu'anime son alter ego flamand.
 

                    

Ultime incarnation de " l'antiquariat" comme disent les Allemands, il emporte au paradis des livres morts le souvenir des bouquineries d'antan, ces salons où l'on causait " bouquin", où s'enseignait entre amateurs bavards, éclairés,  gourmands de découvertes,  l'art du livre de seconde main qu'hante encore le souvenir du marquis Guy Impériali. L'homme qui dévorait un livre par jour n'en oubliait aucun et  en parlait comme un sommelier étoilé de ses plus belles découvertes.
Cet ultime libraire, érudit du livre recyclé, cet  homme délicieux, précieux comme un vase Ming,  anarchiste malgré lui au  regard  infiniment bienveillant est irremplaçable, dernier survivant  d'un Bruxelles de cartes postales ancienne  aux teintes sépia.
Seul le très  charmant et très humble bouquiniste de la rue de la Tulipe, grand amoureux de littérature  pourrait, le cas échéant, prétendre occuper son siège derrière l'éternel bureau. 
Les livres lus et relus sont en deuil: innombrables  bouquins  en attente d'une nouvelle vie.
MG


http://www.lesoir.be/archive/recup/jean-pierre-canon_t-19990301-Z0GFK9.html

lundi 15 janvier 2018

Face aux réactions racistes, Miss Belgique reçoit le soutien du monde politique

CHRISTIAN LAPORTE
La Libre Belgique



La lauréate Angeline Flor Pua ne se laissera pas démonter, soutenue par le monde politique et associatif.
"Je suis fière d’être la première Miss Belgique avec des racines asiatiques. C’est vrai que j’ai lu beaucoup d’horreurs à mon sujet mais cela ne m’empêchera pas de faire mon travail et de réaliser mes rêves. Je sais aussi que ces méchancetés auront blessé beaucoup de personnes”.
Angeline Flor Pua, élue samedi soir à La Panne n’a pas pu esquiver le tombereau d’injures et d’ignominies déversées sur les réseaux sociaux après sa désignation. Rien ne lui aura été épargné sur ses origines philippines ou sur le fait qu’elle vit à Borgerhout, quartier d’Anvers à très forte population immigrée - pour ne citer que les moins effroyables... - mais la jeune femme de 22 ans qui est née à Wilrijk est bien décidée à faire face. Mieux, ses premiers commentaires semblent montrer qu’elle ne se contentera pas d’être “la plus belle du Royaume” et qu’elle soulignera chaque fois que ce sera nécessaire qu’elle incarne la société multiculturelle belge d’aujourd’hui tout comme elle a déjà fait remarquer qu’avant elle il y eut des Miss nationales aux racines africaines, cap-verdiennes ou encore turques...
SOUTIENS POLITIQUES À TOUS LES NIVEAUX
Elle pourra à coup sûr compter sur l’appui du monde politique et des institutions préoccupées par ce racisme intolérable comme Unia, le centre pour l’égalité des chances.
Notamment sur celles du ministre flamand de la Culture Sven Gatz (Open VLD) et du bourgmestre d'Anvers et président de la N-VA Bart De Wever.

Bart De Wever
✔@Bart_DeWever
Bijzonder veel respect voor deze jonge Antwerpse, wiens verhaal een enorm positief voorbeeld is voor alle Sinjoren. Gefeliciteerd, Angeline, en een prachtig jaar gewenst.

De son côté, la secrétaire d'Etat Zuhal Demir (N-VA) a jugé lundi que le titre obtenu par la jeune anversoise, qui a des racines aux Philippines, est une bonne nouvelle. Cela démontre que "La Flandre est une société ouverte".

Zuhal Demir@Zu_Demir
Trots op Miss met Aziatische roots . Bewijs van een open, liefdevol Vlaanderen. Retweet als u Angeline steunt tegen de haat en de domheid.

Interrogée au cours de l'émission "De Ochtend" (Radio Een), Mme Demir a jugé que Flor Pua pourrait déposer plainte sur base de la loi anti-raciste, ce que celle-ci n'envisage, pour l'instant, pas de faire.
Pour la secrétaire d'État bruxelloise Bianca Debaets, qui s'est dite outrée par "les nombreux propos racistes apparus sur les réseaux sociaux", Angeline Flor Pua, "une demoiselle intelligente, multilingue et ambitieuse est Belge et fière de l'être. Il est intolérable qu'une déferlante de propos racistes à son égard ait pu voir le jour sur les réseaux sociaux.... Au lieu de briser les rêves des personnes issues de la diversité, on doit au contraire les encourager", a précisé Bianca Debaets. "C'est avec une extrême fermeté que je condamne des propos qui n'ont pas leur place dans notre démocratie. Il existe d'ailleurs des lois dans notre pays qui permettent d'en poursuivre les auteurs. J'espère qu'ils pourront ici être identifiés et condamnés", a-t-elle encore dit, félicitant Angeline Flor Pua pour son titre.
UNE DEVISE EMPRUNTÉE À NELSON MANDELA
Angeline Flor Pua de son côté ne manque pas de caractère: son objectif de devenir... pilote de chasse ne se concrétisera pas mais elle est en bonne voie de devenir pilote de ligne, au terme d’études très onéreuses menées à l’aéroport de Deurne pour lesquelles elle a sacrifié une bonne part de sa jeunesse. Déterminée et courageuse, elle le fut aussi sans conteste le 22 mars 2016 à Zaventem où elle assurait l’accueil des voyageurs et a dû se muer en secouriste armée d’un grand sang-froid après l’attentat... Cette adepte de sports extrêmes qui s’est aussi engagée dans l’aide concrète à la jeunesse cambodgienne n’a vraiment pas choisi par hasard Nelson Mandela comme personnalité marquante à la fin de son élection.
Parce que ma vie illustre ce qui fut sa devise: si tu tombes sept fois, il faut être debout une fois”...
Christian Laporte


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
MISS INTERCULTUREL.

Tout se passe comme si nos plus jolies filles étaient originaires d'ailleurs. C'est dire, que comme au niveau sportif du reste et dans bien d'autres domaines, l'immigration amène du sang neuf et des caractères forts très utiles pour régénérer nos ramollos autochtones de plus en plus amortis.
Que la plus belle remporte la couronne et la palme, pas la plus blanche ou la plus belge. Cela même Bart De Wever semble l'avoir compris.
Le silence de Theo Francken interpelle.
MG

Time to Say It: Trump Is a Racist

David Leonhardt
NYtimes



President Trump during a meeting in the Roosevelt Room of the White House on Thursday.CreditTom Brenner/The New York Times

When it comes to President Trump and race, there is a predictable cycle. He makes a remark that seems racist, and people engage in an extended debate about whether he is personally racist. His critics say he is. His defenders argue for an interpretation in which race plays a secondary role (such as: Haiti really is a worse place to live than Norway).
IT’S TIME TO END THIS CYCLE.
No one except Trump can know what Trump’s private thoughts or motivations are. But the public record and his behavior are now abundantly clear. Donald Trump treats black people and Latinos differently than he treats white people.
And that makes him a racist.
Is it possible to defend some of his racially charged statements by pointing out that something other than race might explain them? Sure. Is it possible that he doesn’t think of himself as a racist who views white people as superior to nonwhite people? Yes.
But the definition of a racist — the textbook definition, as Paul Ryan might say — is someone who treats some people better than others because of their race. Trump fits that definition many times over:
Trump’s real-estate company was sued twice by the federal government in the 1970s for discouraging the renting of apartments to African-Americans and preferring white tenants, such as “Jews and executives.”
In 1989, Trump took out ads in New York newspapers urging the death penalty for five black and Latino teenagers accused of raping a white woman in Central Park; he continued to argue that they were guilty as late as October 2016, more than 10 years after DNA evidence had exonerated them.
He spent years claiming that the nation’s first black president was born not in the United States but in Africa, an outright lie that Trump still has not acknowledged as such.
• He began his 2016 presidential campaign by disparaging Mexican immigrants as criminals and “rapists.”
• He has retweeted white nationalists without apology.
• He frequently criticizes prominent African-Americans for being unpatriotic, ungrateful and disrespectful.
• He called some of those who marched alongside white supremacists in Charlottesville last August “very fine people.”
• He is quick to highlight crimes committed by dark-skinned people, sometimes exaggerating or lying about it (such as a claim about growing crime from “radical Islamic terror” in Britain). He is very slow to decry hate crimes committed against dark-skinned people (such as the murder of an Indian man in Kansas last year).
• At the White House yesterday, Trump vulgarly called for less immigration from Haiti and Africa and more from Norway.
For more on this topic, read my colleague Nick Kristof wrestling with the topic during the 2016 campaign: “Here we have a man who for more than four decades has been repeatedly associated with racial discrimination or bigoted comments about minorities,” he wrote. “While any one episode may be ambiguous, what emerges over more than four decades is a narrative arc, a consistent pattern — and I don’t see what else to call it but racism.”
And Slate’s Jamelle Bouie: “It’s impossible to know what’s in his heart. But what Trump feels is less important than what he does.”