jeudi 17 janvier 2019

Enquête sur un trafic de visas humanitaires: "Si l'histoire est correcte, Francken est responsable politiquement"


Le Vif
Source: Belga

Si le rôle du conseiller communal malinois Melikan Kucam (N-VA) dans un trafic de visas humanitaires est confirmé, l'ancien secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration Theo Francken (N-VA) est responsable politiquement, a estimé le député d'opposition Wouter De Vriendt (Groen). "Kucam aurait apparemment pu déterminer, via un contact au cabinet, qui avait reçu ou n'avait pas obtenu un visa humanitaire", a-t-il commenté.
M. Kucam aurait reçu d'importantes sommes d'argent pour permettre à des habitants de zones de conflit en Syrie, en Irak ainsi que dans des pays frontaliers de voyager en Belgique avec un visa humanitaire. Une enquête pour trafic d'êtres humains, organisation criminelle, corruption passive et extorsion, est actuellement menée par la police judiciaire fédérale, a précisé mardi le parquet anversois. Ce dernier a également indiqué qu'il n'y avait pas de preuves pour l'instant d'une quelconque implication du cabinet de M. Francken.
La N-VA affirme attendre les conclusions de l'enquête. "Compte tenu de la nature des lourdes accusations à l'encontre de Melikan Kucam, le bureau exécutif de la N-VA - en partie sur demande de la section de Malines - a décidé de le suspendre en urgence de ses fonctions. L'abus de personnes dans le besoin est répréhensible et répugnant, il n'y a pas d'autres mots. Nous attendons l'issue de l'enquête", a déclaré le parti nationaliste flamand.
Theo Francken, "consterné et choqué par l'affaire", a pour sa part indiqué avoir entendu des rumeurs à ce sujet par le passé. "Tout le monde a la responsabilité en tant que citoyen de signaler d'éventuels délits", estime M. De Vriendt. D'après lui, le fait que M. Francken n'ait rien rapporté à la Justice est problématique. Les Verts demandent que l'octroi de visas humanitaires ne se fasse plus de façon discrétionnaire.
"Les visas humanitaires, qui visent à protéger les réfugiés les plus vulnérables, devraient être attribués sur base de critères objectifs. Pas dans la plus grande opacité, et selon le bon vouloir du responsable politique en charge. Les faits récents plaident en ce sens. Une réorientation de la politique d'asile notamment par rapport à l'octroi de visas humanitaires, sur lesquel le contrôle est particulièrement complexe, s'impose", a expliqué la députée Véronique Waterschoot (Ecolo).
La commission de l'Intérieur de la Chambre a décidé mercredi d'organiser des auditions sur le sujet. Elle entendra notamment le directeur de l'Office des étrangers, Freddy Roosemont, et des responsables du Centre fédéral des migrations Myria. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
REPUGNANT, EN EFFET 

Qu'ajouter à notre indignation sinon que l'homme fort de la NVA ne risque même pas la démission puisqu'il ne fait plus partie du gouvernement. Il sera instructif d'observer si sa cote de popularité sera affectée par ce qui s'annonce comme un des grands scandales de la décennie.  Cette affaire ne manquera pas de faire couler beaucoup d'encre surtout dans la partie francophone du pays.
Affaire à suivre et de près.
MG

Jean-Marie Dedecker poussera la liste N-VA en Flandre, mais il y a une subtilité


La Libre Belgique

Le bourgmestre de Middelkerke, Jean-Marie Dedecker, poussera en tant que candidat indépendant la liste N-VA à la Chambre en Flandre occidentale. S'il est élu, il ne siègera donc pas dans le groupe N-VA, a précisé jeudi celui qui tirera la liste des nationalistes flamands dans cette province, Sander Loones, sur Radio 1. L'ancien judoka et ex-membre du parti libéral Open Vld, avait déjà rallié la N-VA en 2006, mais brièvement. Le CD&V, qui formait alors un cartel avec les nationalistes, voyait d'un mauvais oeil cette alliance.
"Il y a eu des discussions entre ma personne, Bart De Wever, Theo Francken et Jan Jambon" concernant M. Dedecker, a commenté Sander Loones. Le fait que certains au sein du parti étaient opposés à sa candidature explique en partie qu'il soit présent en tant qu'indépendant. "Il conservera sa liberté de parole et pourra exprimer ses opinions", a ajouté M. Loones.
Par le passé, M. Dedecker a émis à plusieurs reprises des critiques envers la politique menée par la N-VA en Flandre. S'il reconnaît avoir hésité à se présenter sur la liste des nationalistes flamands, il semble désormais convaincu d'avoir fait le bon choix. "Je pourrai m'exprimer sans limitation à la Chambre. J'ai convenu cela avec mes amis Theo Francken et Bart De Wever. Si cela n'avait pas été le cas, je ne l'aurai pas fait", a-t-il précisé au quotidien Het Laatste Nieuws.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
PAS DE GILETS JAUNES EN FLANDRE. POURQUOI?

Poser la question c'est y répondre. les gilets jaunes de Flandre votent soit N-VA soit Vlaams Belang. Ces partis, surtout le premier, recrutent principalement dans les zones semi-urbaines, les "verkavelingen", ces fameux lotissements semi -campagnards composés de villas quatre façades à doubles garages,  occupés par des couples qui tous les deux travaillent dur,  pratiquent les sports d'hiver et  se retrouvent l'été dans leurs jardin pour y organiser des barbecues festifs.
Jean Marie de Decker, éternel rebelle dans l'âme, est un gilet jaune qui s'ignore ou si on préfère gilet jaune malgré lui. Rejeté par le VLD dont il fut cependant candidat président, il fut vampé, puis éloigné par De Wever en personne et voici que devenu bourgmestre de Middelkerke il revient an grâce. Il faut lire ses chroniques qui font les choux gras des lecteurs de Knack. L'homme ne manque ni de mordant, ni d'humour. Son ton grinçant fait écho aux conversations entendues au café du commerce. C'est dire si le bonhomme a un potentiel de voix: un vrai "stemmenkanon" comme on dit en Flandre.
De Wever est en train de battre le rappel de toutes les forces vives de Flandre pour s'emparer du pouvoir à la Vlaamse Gemeenschap et faire la nique au reste du pays. Cet homme est redoutable. Qu'on se le dise. Il rêve de confédéralisme et fera tout et son contraire pour l'exiger.
MG

mardi 15 janvier 2019

De Wever candidat ministre-président flamand, Jambon au 16: la N-VA avance ses pions pour le 26 mai

LA LIBRE BELGIQUE 

Candidat au Parlement flamand à Anvers, Bart De Wever brigue le poste de ministre-président flamand. C'est ce qu'a annoncé le parti nationaliste ce lundi matin à l'occasion d'une conférence de presse exceptionnelle.
Pour sa part, ". L'ancien ministre de l'Intérieur va tirer la liste à la chambre Jan Jambon se présente au fédéral et vise le 16 rue de la Loi s'il recueille un "plébiscite pour les nationalistes flamands dans le plus grand arrondissement fédéral, Anvers. "Nous voulons défendre ce que nous avons construit et aller plus loin", a indiqué M. Jambon, répondant aux déclarations de "reconquista" d'Elio Di Rupo lors des vœux du parti socialiste énoncés vendredi dernier.
Il a ensuite précisé : "On veut des réformes qui mènent vers le confédéralisme afin que Di Rupo puisse appliquer ses projets à la Wallonie et nous, les nôtres, à la Flandre. Et ce, dans l'intérêt de la Flandre. Notre priorité est d'avoir une politique économique de centre-droit et de poursuivre notre politique en matière de sécurité et d'immigration".
Selon M. De Wever, le retour du PS au pouvoir provoquerait un retour en arrière comparable à l'accession de François Hollande à la présidence de la France après Nicolas Sarkozy. La réponse à une telle éventualité est le confédéralisme, a affirmé M. De Wever. Avant de poursuivre : "La N-VA veut éviter que les Flamands soient gérés par le PS, on connait ses recettes".
Quant à Geert Bourgeois, il sera tête de liste pour les européennes.
"S'il veut être ministre-président, Bart De Wever doit démissionner dès aujourd'hui de son poste de bourgmestre"
Le chef de file de Groen à Anvers Wouter Van Besien estime que Bart De Wever devrait immédiatement cesser d'être bourgmestre d'Anvers après son ambition affichée de devenir ministre-président flamand après le scrutin de mai prochain.
"S'il veut être conséquent, il doit démissionner aujourd'hui de son poste de bourgmestre", selon l'écologiste.
Pour M. Van Besien, avec l'annonce de son ambition régionale, Bart De Wever commet une "rupture de parole de première classe" puisqu'il affiche ainsi clairement sa disposition à ne plus être bourgmestre d'Anvers les six prochaines années.
"Pour De Wever, les élections communales (d'octobre dernier), c'était apparemment juste pour rire. Ca fait à peine deux semaines qu'il a entamé son nouveau mandat, et il veut déjà abandonner sa ville...", dénonce l'élu vert. 


"LES NATIONALISTES FLAMANDS POURRAIENT SAUVER LA WALLONIE DE LA FAILLITE, EN ÉCHANGE D'UN MODÈLE CONFÉDÉRAL"
Le Vif
"Ce qui nous ( la Wallonie) permet de maintenir un certain équilibre, c'est l'argent qui vient de l'Europe et de Flandre", constate Philippe Destatte, directeur du centre d'études Institut Destrée. "Cela ne peut durer". Mais quelle est l'alternative ?
Philippe Destatte (ancien chef de cabinet adjoint du ministre de la politique scientifique Jean-Maurice Dehousse (PS), directeur du centre d'études wallon Jules Destrée. " Lorsque l'on compare les dépenses annuelles des ménages entre la Flandre et la Wallonie, il y a environ 15% de différence. Pour les dépenses par habitant en vêtements et chaussures, meubles, culture et loisirs et formations, la Wallonie est à chaque fois derrière la Flandre en matière de dépenses. Il n'y a que pour le tabac et l'alcool que le Wallon dépense plus." Sa constatation illustre à quel point la Wallonie est patraque.


COMMENRAIRE DE DIVERCITY
BART DE WEVER REMET LE CONFÉDÉRALISME SUR LA TABLE 

Bart De Wever pourrait être tenté de proposer une transaction financière aux Wallons asphixiés par la dette  en échange du confédéralisme. C'est dire si la campagne  électorale promet d'être clivante.
Le Vice-premier ministre CD&V Kris Peeters n'est pas tendre avec la démarche pré-électorale entamée lundi par la N-VA.
Selon lui, ce nouveau positionnement de la N-VA serait inspiré par le souhait affiché par le PS de revenir au pouvoir à tous les niveaux. La formation nationaliste entend contrer cette "Reconquista" par tous les moyens.
Kris Peeters commente: " Apparemment, la N-VA a besoin d'un ennemi pour entamer sa campagne. Ensuite, il y a la langue guerrière que l'on parle" ajouté le vice premier CD&V lors du programme de la VRT radio "De Ochtend".
Le CD&V entend bien s'opposer "aux populistes de gauche et de droite". Dans son discours samedi à l'occasion des voeux 2019 du parti chrétien-démocrate flamand, son président Wouter Beke a plaidé pour une "révolution de la raison".
" Les populistes de gauche et de droite sont les vraies menaces pour notre manière de vivre. Ils ne donnent aux gens aucune vraie solution. Ce qu'ils proposent, ce sont des bulles de savon et des châteaux de sable. Ce qu'ils prennent, c'est notre sécurité et protection", a-t-il poursuivi.
Pour le président de parti, les enjeux des prochaines élections du 26 mai sont " plus grands que jamais": la coopération internationale, les droits humains, la protection sociale et le libre-échange sont remis en question. "Je lis que d'autres rêvent d'un pays ingouvernable après les élections de mai. Un shutdown belge à la Trump. Ce n'est pas un rêve, mais un cauchemar", a encore dit l'homme politique flamand.
Bart De Wever remet clairement le confédéralisme sur la table:
"Les Flamands et les francophones ont droit à leur propre politique"
La N-VA a l'ambition de gouverner au régional et au fédéral après les élections en rappelant à ses adhérents que son puissant parti comptait 46.000 membres.
"Les Flamands et les francophones ont droit à leur propre politique, basée sur la majorité dans leur propre démocratie. Avançons en ce sens!"
Olivier Chastel est formel : "Le MR ne négociera pas le confédéralisme."  On le voit, la situation politique se tend de jour en jour au fur et à mesure qu'on se rapproche des élections de mai prochain. On le sait Didier Reynders est très tenté de quitter le navire pour présider Conseil de l'Europe.
Nous allons vivre un mois de mai particulièrement chaud avec des élections fédérales et régionales qui risquent d'entraîner l'évaporation de la Belgique et des élections européennes qui menacent de faire imploser l'Union européenne.
Il reste l'espoir de certain de se tourner vers la France pour solliciter le "rattachisme" de la Wallonie. Mais il est franchement douteux que la République de Macron en pleine débâcle soit encline à se charger du  fardeau wallon qui risquerait de grever encore davantage son l'endettement qui la ronge.
MG



dimanche 13 janvier 2019

Les Français, déçus par Macron, de plus en plus méfiants à l'égard de la politique


Le Vif
La défiance des Français vis-à-vis des responsables politiques atteint un niveau "alarmant", en pleine crise des "gilets jaunes", après l'échec d'Emmanuel Macron à insuffler un nouvel espoir, selon un institut de recherches politiques dont l'enquête est publiée vendredi par Le Figaro.
En mai 2017, l'élection d'un président qui voulait "transformer" la France et renouveler la politique avait provoqué un sursaut de confiance envers les dirigeants.
Emmanuel Macron, "un jeune président porteur d'un message extrêmement optimiste, avait mis au coeur de sa campagne le retour de la confiance mais on n'y est pas du tout", résume, dans une interview à la radio RTL, Bruno Cautrès, chercheur au Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof).
La confiance dans le président est ainsi à son plus bas historique (23%), soit 13 points de moins que l'an passé, selon le dixième baromètre annuel du Cevipof, réalisé par Opinionway. En revanche, la cheffe de l'extrême droite, Marine Le Pen, dont l'image s'était dégradée en 2017, gagne 8 points.
Pire pour Emmanuel Macron: le nombre des sondés qui déclarent qu'ils avaient confiance en lui au départ mais qu'ils n'ont plus confiance aujourd'hui a doublé en un an, de 13% à 26%.
"Le choc de confiance espéré par Emmanuel Macron après son élection ne semble pas se produire. Après un épisode de regain de confiance observé l'an passé, les Français expriment de nouveau des niveaux de défiance alarmants", confie au Figaro Martial Foucault, directeur du Cevipof.
Trois mots négatifs sont de plus en plus souvent cités pour résumer "l'état d'esprit actuel": "lassitude" (32%, +7 par rapport à l'an dernier), "morosité" (31%, +8) et "méfiance" (29%, +4).
Les sentiments sont tout aussi négatifs à l'égard de la politique où sont le plus souvent évoqués les mots "méfiance" (37%, -2), "dégoût" (32%, +7) ou "ennui" (8%).
Le bond du sentiment de dégoût pourrait expliquer la persistance de la fronde populaire menée depuis près de deux mois par les "gilets jaunes", qui protestent notamment contre la politique sociale et fiscale d'Emmanuel Macron.
Seules 27% des personnes interrogées estiment que la démocratie fonctionne bien en France (moins 9 points en un an) et à peine 14% (moins 2 points) jugent que les responsables politiques se préoccupent de ce que les "gens comme vous" pensent.
Enquête réalisée en ligne par Opinionway du 13 au 24 décembre 2018 auprès de 2.116 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1 à 2,2 points.
AFP 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
"LASSITUDE" (32%, +7 PAR RAPPORT À L'AN DERNIER), "MOROSITÉ" (31%, +8) ET "MÉFIANCE" (29%, +4). 

La France donc souffrirait d'une grosse fatigue démocratique.
C'est que la démocratie et son corolaire, l'Etat providence ou si on préfère l'Etat social ne sont viables que dans l'euphorie de la prospérité montante autrement de la croissance et de la richesse relative. Après les trente glorieuses la France a connu les trente calamiteuses  suivies de la décennie désastreuse  dont le macronisme a hérité. Quel est le point commun entre Sarkozy, Hollande et Macron? Tous les trois ont été élus démocratiquement avec des majorités confortables, tous les trois n'ont pas tardé à atteindre un seuil de popularité minimum en un temps record, surtout Macron, le plus flamboyant des trois qui ne comprend absolument pas ce qui lui arrive. Michel Onfray est formel: «la manifestation de la colère du peuple était inéluctable»
Dans un nouvel essai qui fera date, le philosophe revisite l'antiquité romaine pour y puiser une morale face au nihilisme contemporain. Ce livre est l'occasion d'évoquer l'impossibilité de débattre en France.
Le nihilisme nietzschéen a selon lui fait main basse sur la France et d'une manière générale sur l'Europe entière en plein déclin.
Pour Emmanuel Macron, "beaucoup trop de Français oublient le sens de l'effort". Dans le cadre de la traditionnelle dégustation de la galette des rois à l'Elysée vendredi après-midi, le président de la république a insisté sur la cohésion sociale.
«L'apprentissage est au cœur de cette philosophie», a insisté le chef de l'état vendredi, à l'Elysée, devant un parterre d'artisans boulangers et de jeunes apprentis. «par l'apprentissage, chaque jeune trouve sa place dans la société. l'apprentissage permet la transmission entre les générations."
Ne vivons nous pas, en effet une crise aigue et généralisée de la transmission? Transmission des valeurs et des savoirs par une école républicaine en crise, transmission des savoir-faire par les corporations des métiers, transmission des idées et des infos par la presse accusée de promouvoir les "fake news" par des réseaux sociaux manipulateurs de plus en plus puissants et surtout de moins en moins nuancés.

«Il est important que chaque citoyen apporte sa pierre à l'édifice par son travail et par son engagement au travail. notre pays ne pourra jamais retrouver pleinement sa force et sa cohésion sans cela. notre jeunesse a besoin qu'on lui enseigne un métier. on n'a rien dans la vie s'il n'y a pas ces efforts. Beaucoup trop de nos concitoyens pensent qu'on peut obtenir sans que cet effort soit apporté. Parfois on a trop souvent oublié qu'à côté des droits de chacun dans la république - et notre république n'a rien à envier à beaucoup d'autres - il y a des devoirs», constate-t-il . «et s'il n'y a pas ce sens de l'effort, le fait que chaque citoyen apporte sa pierre à l'édifice par son engagement au travail, notre pays ne pourra jamais pleinement recouvrer sa force, sa cohésion, ce qui fait son histoire, son présent et son avenir.»
Décidément Emmanuel Macron n'en rate pas une. Quid en effet des devoirs des premiers de cordée et des multinationales dont le sport favori consiste à éluder l'impôt par optimisation, voire évasion fiscale?
Le député Insoumis Alexis Corbière n'a pas tardé à tacler le Président en évoquant la "boulette du roi", sous-entendant  " que les gens qui sont dans la rue, qui soutiennent les ‘gilets jaunes', ne font pas assez d'efforts». "Défendre l'effort oui, défendre les forts non!"
Reste le joker du Président Macron: le grand débat national dont il attend le salut pour dynamiser la campagne pour les européennes.

Il y a trois ans, Michel Houellebecq et Emmanuel Macron alors ministre de l'économie débattaient ensemble  sur la démocratie directe paru dans Les Inrocks.
«Il y a une crise de la représentation politique», lui avait affirmé Michel Houellebecq. Il la jugeait prometteuse, car susceptible d'ouvrir la voie à une démocratie plus directe. «Je suis pour le référendum d'initiative populaire comme unique moyen de changer les lois. Mais cela ne s'arrête pas là: la population devrait également voter le budget», expliquait le prix Goncourt.
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«Je ne crois pas au référendum permanent, lequel empêcherait d'agir», lui avait répondu Emmanuel Macron. «Il faut de l'horizontalité dans l'élaboration des décisions, mais je crois aussi à la verticalité des formes de prise de décision.» Le ministre préférait envisager «des conférences de consensus qui permettent aux meilleurs experts de former des citoyens». Car il avait foi, ajoutait-il, en la «conscience éclairée».
Très vieux débat… Au risque de simplifier un peu: d'un côté Emmanuel Macron, enfant des Lumières et serviteur de la Raison, héritier de Voltaire et d'une vision aristocratique de la démocratie, où le despote éclairé veille au bon usage de la liberté ; de l'autre Michel Houellebecq, contempteur des Lumières, continuateur de Rousseau, cet annonciateur du romantisme que chérit tant l'écrivain, Rousseau qui affirmait que «le peuple soumis aux lois doit en être l'auteur».
Michel Houellebecq a depuis publié un nouveau livre, Sérotonine (Flammarion). Il y raconte une jacquerie sanglante contre la fin des quotas laitiers. Le dialogue apparaît impossible entre ces agriculteurs poussés à la ruine et les pouvoirs européens, animés par «d'étranges superstitions de caste» qu'ils nomment «liberté du commerce». La seule issue serait donc la violence, approuve le narrateur deSérotonine, dont l'amour de son 4X4 diesel et la révolte contre «l'oppression légale» des fumeurs font irrésistiblement penser aux Gilets jaunes.
C'est aujourd'hui au président Emmanuel Macron, qu'il est revenu de lancer un «Grand débat». Contraint et forcé par les Gilets jaunes, sans remettre en cause la verticalité du pouvoir. «Je le coordonnerai moi-même», a prévenu le président. Ses proches en écrivent déjà la conclusion, sous la forme d'un référendum à questions multiples

Nul ne sait ce qu'il adviendra du Grand débat.
Selon nous, seul des Etats Généraux sur la fiscalité et les services publics sont de nature à calmer les esprits et à restaurer la confiance. Il s'agit d'un exercice difficile, voire périlleux mais absolument indispensable. Idéalement, on souhaiterait qu'une telle initiative se prenne au niveau européen. C'est en effet le plus grand défi qui attend l'Europe à la veille et surtout au lendemain des élections di 19 mai qui seront les plus incertaines et les plus périlleuse de l'histoire de la création européenne.
Lassitude , morosité et méfiance sont en effet les maux qui accablent l'ensemble des nations d'Europe y compris la Suisse et le Royaume Uni brexité. 
MG

mercredi 9 janvier 2019

Un ancien ministre français appelle les policiers à riposter contre les gilets jaunes: "Qu'ils se servent de leurs armes une bonne fois"

La Libre

Luc Ferry, ancien Ministre de l'Education nationale, a donné son avis tranché sur les débordements qui se sont déroulés à Paris en marge des manifestations des gilets jaunes.

Les images ont fait le tour du web et font énormément parler d'elles en France. D'un côté, on voit deux CRS se faire frapper par un ancien boxeur à Paris, de l'autre un policier décoré occupé à tabasser des gilets jaunes à Toulon. Les débats font évidemment rage sur tous les plateaux de télévision ainsi que dans la presse en général chez nos voisins.

Luc Ferry, philosophe et ancien Ministre sous la deuxième présidence de Jacques Chirac, a été interrogé à ce propos dans l'émission Esprits libres, diffusé sur Radio Classique. "Ce que je ne comprends pas, c'est que l'on ne donne pas les moyens aux policiers de mettre fin aux violences", explique l'ancien sympathisant de l'UMP."Franchement, quand on voit des types qui tabassent à coup de pieds un malheureux policier qui est par terre, voilà.... Qu'ils se servent de leurs armes une bonne fois, ça suffit !"

L'homme âgé de 68 ans enchaîne. "Ces espèces de nervis, ces espèces de salopards d'extrême droite, d'extrême gauche ou des quartiers qui viennent taper du policier, ça suffit," déclare-t-il. "Cette violence est insupportable. On a, je crois, la 4e armée du monde, elle est capable de mettre fin à ces saloperies. Il faut dire les choses comme elles sont." 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
UN ANCIEN MINISTRE NE DEVRAIT PAS DIRE CA 

Donc Luc Ferry voudrait que les CRS dégainent et fassent monter les enchère d'une escalade sans fin. Les gilets jaunes n'attendent que ça pour sortir à leur tour les armes à feu: oeil pour oeil, dent pour dent.
Et c'est le même qui invoquera à tort et à raison l'héritage chrétien de la France.
"On a, je crois, la 4e armée du monde, elle est capable de mettre fin à ces saloperies. Il faut dire les choses comme elles sont."
On a l'impression d'avoir entendu ça quelque part déjà. On café du commerce? Non? Un peu de tenue et de maîtrise de soi monsieur l'ancien ministre agrégé de philosophie.
MG



mardi 8 janvier 2019

Le succès d'une cagnotte de soutien au boxeur Christophe Dettinger suscite les critiques


Le Figaro 

Lancée en fin de journée dimanche, cette collecte en ligne totalisait mardi matin plus de 110.000 euros collectés, dont la majeure partie l'a été en moins de 24 heures.
L'ancien boxeur Christophe Dettinger, filmé samedi en train d'asséner coups de poing et coups de pieds à des gendarmes mobiles, conserve sa popularité auprès des «gilets jaunes». Avant de se rendre à la police, lundi, cet homme de 37 ans avait enregistré une vidéo diffusée sur Facebook, vue plus de 760.000 fois en 24 heures. Aux commentaires de remerciements et de respect à son égard s'ajoute désormais une cagnotte de soutien dont le succès a été fulgurant, et qui suscite dans le même temps de vives critiques.

COMMENTAIRES EXTRÊMEMENT POSITIFS
Aux dons de près de 7000 personnes - environ 17 euros de don moyen - s'ajoutent près de 3000 messages et commentaires laissés sur la page, dont la grande majorité est extrêmement bienveillante à l'égard de Christophe Dettinger. «Un grand merci à Christophe, il me donne du courage pour continuer cette lutte», écrit un internaute.

Depuis la journée de samedi, les commentaires positifs se sont multipliés sur les groupes de discussion de «gilets jaunes» à l'égard de Christophe Dettinger. De même, parmi les plus de 8000 commentaires laissés sous la vidéo dans laquelle il revient sur son attitude, nombre d'internautes exprimaient «respect» et remerciements.
QUESTIONS MORALES ET LÉGALES
La Cagnotte du Boxeur. Apparemment, ça rapporte de frapper un policier. Quand l'attrait de l'argent vient s'ajouter à la haine et à la violence, je n'ai que du dégout.
Tout le monde doit être responsable : cette cagnotte est indigne.
Des organismes syndicaux représentant des commissaires et forces de police ont également réagi, certains messages suggérant que cette somme collectée soit saisie par la justice.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
DEGRÉ ZÉRO DE L'ÉTHIQUE 

Cela dérape méchamment en France. Il ne s'agit pas ici d'ultras, de hooligans ou de casseurs. Il s'agit d'un gilet jaune assumé et fier de l'être. Il se trouve qu'il est boxeur de son état et sait se servir de ses poings. Pas de chance, il a été vu et filmé en train de tabasser un CRS, en somme comme Benalla, mais dans l'autre sens. Désormais cet incident fait le buzz sur les réseaux sociaux. Et voilà qu'une cagnotte est constituée non pas pour indemniser le malheureux CRS qui a vu 36 chandelles mais en faveur du boxeur. Là, ça ne tourne plus très rond dans la patrie des droits de l'homme. Décidément ces gilets jaunes sont de drôles de paroissiens.
Certes , ils ont de bonnes raisons de s'indigner contra la vie chère, le trop d'impôts et la médiocrité des services publics financés par les taxes.  Qu'un boxeur, malgré lui, pète les plombs est une chose. Que le mouvement des protestataires encourage son geste par des dons en est une tout autre. La jacquerie des gilets jaunes tourne à l'aigre.
Tout indique qu'elle se prolongera jusqu'aux élections européennes de mai prochain entraînant un échec cuisant du quinquennat d'Emmanuel Macron.
Est ce grave docteur? C'est en tout cas extrêmement préoccupant car à la vérité c'est la crédibilité, voire la légitimité de la République qui de plus en plus est mise en cause par la colère des gilets jaunes qui n'ont pas grand à proposer hormis une vague revendication de referendums d'intérêt citoyen les fameux RICs.
Il est clair qu'un raz le bol généralisé des forces de police serait un revers mortel pour un président de moins en moins jupitérien.  La France est entrée dans une ère de grande instabilité qui paradoxalement est en train de révéler l'extrême fragilité du régime présidentiel qui cumule tous les pouvoirs mais ne peut rien sans l'aval de la légitimité populaire et la protection des forces de l'ordre. Macron a été élu contre la menace lépéniste, il est aujourd'hui mis en échec par des forces plus proches du courant poujado-nationaliste que de ses propres positions.
Il faut bien voir que la légitimité des pouvoirs démocratiques est aujourd'hui mise à mal dans toutes les démocraties européennes à l'exception du Grand Duché de Luxembourg.  L'Europe est à bouts de nerfs et en proie à une fièvre nationaliste qui pourrait la perdre face aux géants russe, américain et chinois.
MG
 
 






dimanche 6 janvier 2019

La nation flamande existe bel et bien


Jules Gheude Le Vif

Dimanche 23 décembre 2018. Sur le plateau de l'émission de RTL-TVI , C'est pas tous les jours dimanche, le chroniqueur Michel Henrion lâche : "Je ne suis pas Flamand, Dieu m'en garde,..." Réaction immédiate du présentateur, Christophe Deborsu: "Pas cela, Michel, c'est choquant !"
Confronté à une vague de commentaires indignés sur les réseaux sociaux, l'intéressé s'est expliqué: "La phrase sur ma fiche disait en substance : Si j'étais nationaliste flamand, que Dieu m'en garde, je serais furax. A l'antenne, ma langue, dans sa lancée, a malencontreusement fourché et gommé un seul mot, mais de ceux qui changent redoutablement tout à l'audition. Celui de "nationaliste". Ce qui a donné ce couac aussi évident que regrettable."
DÈS LE DÉPART, EN FAIT, LE VER ÉTAIT DANS LE FRUIT.
Si Michel Henrion a approfondi l'histoire de ce pays, il n'ignore pas que sa constitution, en 1830, s'est faite d'un trait de plume diplomatique, sans que les populations concernées aient eu voix au chapitre. Même le choix du monarque nous fut imposé par Londres. Talleyrand, le négociateur français, s'était d'ailleurs montré sceptique quant aux chances de viabilité de cette construction artificielle, fruit des circonstances de l'époque: "Deux cents protocoles n'en feront jamais une nation. Cela ne peut tenir."
Dès le départ, en fait, le vert était dans le fruit. Il suffit de relire ce que Charles Rogier déclarait : "Il est évident que la seule langue des Belges doit être le français. Pour arriver à ce résultat, il est nécessaire que toutes les fonctions civiles et militaires soient confiées à des Wallons et Luxembourgeois. De cette manière, les Flamands, privés temporairement des avantages attachés à ces emplois, seront contraints d'apprendre le français, et l'on détruira peu à peu l'élément germanique en Belgique."
Un génocide linguistique, donc. C'est précisément pour le contrecarrer qu'un Mouvement flamand se constitua assez vite. De nature romantico-culturelle au départ, il finit par acquérir une dimension sociale et politique.
La grande majorité des francophones ignore à quel point ce mouvement a dû lutter pour arracher les premières lois linguistiques et faire en sorte que la Flandre puisse se faire entendre sur l'échiquier politique. Au début du XXe siècle, le cardinal Mercier parlait toujours de "l'unité belge, cimentée par l'emploi de la langue française." A ses yeux, le flamand était la langue des servantes et des valets.
Tout cela laissera des traces durables et contribuera à engendrer un fort sentiment national flamand. L'identité flamande passera au premier plan. En 1973, Manu Ruys sous-titrait son livre "Les Flamands": "Un peuple en mouvement, une nation en devenir."
Aujourd'hui, cette nation existe bel et bien, comme le stipule d'ailleurs le préambule de la "Charte pour la Flandre", présentée en 2012 par le Gouvernement flamand.
Il n'y a pas d'équivalent chez les Wallons qui, majoritairement, se sentent Belges avant tout.
Tel est le drame auquel est confronté ce Royaume et que François Perin a parfaitement résumé : "Il n'y a pas place, dans ce petit pays pour deux nations : la belge, si tant est qu'elle ait jamais existé, et la flamande."
Force est aujourd'hui de constater que les six réformes institutionnelles qui ont été effectuées depuis 1970, n'ont pas contribué à engendrer la cohabitation sereine et paisible des deux grandes communautés. Chaque dossier (survol de Bruxelles, construction d'un stade national, immigration,...) est sujet à controverses et palabres sans fin. S'ajoute à cela le fossé béant entre la Flandre et la Wallonie sur le plan économique.
Michel Henrion souligne l'intérêt qu'il porte à sa région, la Wallonie. Mais lui qui fut le porte-parole de Guy Spitaels, n'ignore pas que, depuis la mise sur pied officielle de la régionalisation en 1980, la ministre-présidence wallonne fut confiée, de façon quasi ininterrompue, au PS. Difficile, donc, de nier l'influence prépondérante que ce parti a eue sur la gestion des affaires. Et force est de constater que cette gestion ne s'est pas révélée efficace. La Flandre, en revanche, doit sa prospérité à une politique marquée clairement à droite. Grâce au dynamisme de ses PME, elle parvient ainsi à réaliser plus de 80% des exportations belges.
Les résultats des dernières élections communales et provinciales n'ont fait que confirmer le diagnostic de Bart De Wever : "La Flandre et la Wallonie constituent deux démocraties. Le confédéralisme s'impose donc, afin que chacun puisse être financièrement responsable de ses propres choix politiques."
On peut comprendre ce raisonnement après avoir pris connaissance du dernier classement Eurostat concernant le PIB des régions de l'Union européenne. On constate, en effet, que la Flandre se situe à 120, l'indice de comparaison étant fixé à 100. Pour la Wallonie, par contre, la situation reste inquiétante, avec un indice de 85.
Jusqu'ici la Wallonie a pu bénéficier des transferts financiers en provenance de Flandre, soit quelque 7 milliards d'euros par an, mais on sait que ceux-ci sont amenés à s'éteindre progressivement.
L'actuelle coalition wallonne MR-CDH, en place depuis un an et demi, s'efforce de remédier à une gestion qui, durant près de 35 ans, a consisté à vivre largement au-dessus de ses moyens. Un an et demi, cela ne suffit évidemment pas pour renverser la situation. Mais une chose est sûre : si la Wallonie, livrée à elle-même, devait être gouvernée, au lendemain des élections régionale du 26 mai 2019, par la coalition "progressiste" qu'Elio Di Rupo appelle de ses voeux, on n'ose imagine dans quel pétrin budgétaire elle se trouverait ! Et cette évolution ne manquerait évidemment pas de compliquer, voire de rendre impossible, la formation d'un nouveau gouvernement belge.
EN 2019, LA BELGIQUE POURRAIT DONC, TRÈS RAPIDEMENT, ÊTRE MISE ÉCHEC ET MAT.
Michel Henrion s'en prend violemment aux nationalistes flamands. Mais le nationalisme flamand ne concerne pas que la N-VA et le Vlaams Belang, crédités ensemble de 40,2% d'intentions de vote, selon le dernier sondage "Nieuwsblad". Comme l'a bien précisé l'ancien ministre CD&V Stefaan De Clerck : "Il y a toujours eu, en Flandre, deux forts courants : la démocratie chrétienne et le nationalisme flamand démocratique. Ensemble, ils représentent un sentiment très majoritaire en Flandre. Ils sont complémentaires."
Il convient d'ailleurs de rappeler ici que c'est le ministre-président flamand CVP Luc Van den Brande, qui lança, au début des années 90, l'idée confédéraliste, expliquant : "Mais collègues de l'exécutif flamand, socialistes compris, se rallient à mes déclarations sur le confédéralisme." Et le Parlement flamand se prononça dans ce sens en 1999.
C'est aussi l'actuel président du CD&V, Wouter Beke, qui, en 2007, déclara au journal québécois "Le Devoir" : "Nous voulons une véritable confédération où chacun pourra agir comme il l'entend. Si les francophones n'acceptent pas de lâcher du lest, nous n'aurons pas d'autre choix que l'indépendance." On ne peut être plus clair !
Bart De Wever ne fait donc que s'inscrire logiquement dans la ligne du Mouvement flamand, qui, au fil des décennies, a gagné sur toute la ligne, les "demandeurs de rien" francophones finissant toujours par céder.
En 2019, la Belgique pourrait donc, très rapidement, être mise échec et mat.
Quant à Michel Henrion, il devrait relire l'interview-testament de son mentor Guy Spitaels : "Il (Bart De Wever) m'intéresse. Parce qu'il est intelligent et rusé. Son discours - que les francophones ne veulent pas entendre - est très clair. C'est un superbe manoeuvrier. (...) Très, très habile. Il est très fort intellectuellement et l'ennemi des bobos !"
(1) Derniers livres parus : François Perin - Biographie, Editions Le Cri, 2015, et Un Testament wallon - Les vérités dérangeantes, Mon Petit Editeur, 2016


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
EN MARCHE VERS LE CONFEDERALISME?

Pardon lecteur fidèle de tourner encore une fois ce disque rayé. Je viens de relire L’Incurable Mal belge sous le scalpel de François Perin, préface de Xavier Mabille, président du Crisp, Wavre : Mols, 2007. Le diagnostic de François Perin sur la mort annoncée de la Belgique n'a pas pris une ride, au contraire il se confirme d'année en année. Il s'avère en effet que la mise en place dune structure confédérale se rapproche de plus en plus.  Reste à régler le problème de l'avenir de Bruxelles. mais ça , c'est une autre histoire. Nous aurons d'excellentes occasions d'y revenir.
MG