mercredi 15 août 2018

Vienna named world's most liveable city as Melbourne loses crownVienna ends Australian city’s winning streak due to downgraded threat of militant attacks and low crime rate

The Guardian /Reuters

Vienna has displaced Melbourne at the top of the Economist Intelligence Unit’s global liveability index.
Melbourne has been dislodged by Vienna for the first time at the top of the Economist Intelligence Unit’s global liveability index, strengthening the Austrian capital’s claim to being the world’s most pleasant city to live in.
The two metropolises have been neck and neck in the annual survey of 140 urban centres for years, with Melbourne clinching the title for the past seven editions. This year, a downgraded threat of militant attacks in western Europe as well as the city’s low crime rate helped nudge Vienna into first place.
Vienna regularly tops a larger ranking of cities by quality of life compiled by the consulting firm Mercer. It is the first time it has topped the EIU survey, which began in its current form in 2004.
At the other end of the table, Damascus retained last place, followed by the Bangladeshi capital, Dhaka, and Lagos in Nigeria. The survey does not include several of the world’s most dangerous capitals, such as Baghdad and Kabul.
“While in the past couple of years cities in Europe were affected by the spreading perceived threat of terrorism in the region, which caused heightened security measures, the past year has seen a return to normalcy,” the EIU said on Tuesday.
“A long-running contender to the title, Vienna has succeeded in displacing Melbourne from the top spot due to increases in the Austrian capital’s stability category ratings.”
Vienna and Melbourne scored maximum points in the healthcare, education and infrastructure categories. But while Melbourne extended its lead in the culture and environment component, that was outweighed by Vienna’s improved stability ranking.
Osaka, Calgary and Sydney completed the top five in the survey, which the EIU says tends to favour medium-sized cities in wealthy countries, often with relatively low population densities. Much larger and more crowded cities tend to have higher crime rates and more strained infrastructure, it said.
London ranked 48th this year.
Vienna, once the capital of a large empire rather than today’s small Alpine republic, has yet to match its pre-first world war population of 2.1 million. Its many green spaces include lakes with popular beaches and vineyards with sweeping views of the capital. Public transport is cheap and efficient.
In addition to the generally improved security outlook for western Europe, Vienna benefited from its low crime rate, the survey’s editor, Roxana Slavcheva, said.
“One of the sub-categories that Vienna does really well in is the prevalence of petty crime ... It’s proven to be one of the safest cities in Europe,” she said.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
ET BRUXELLES? 30ÈME! LAMENTABLE!

Bruxelles  se hisse péniblement à la trentième place de ce rating où Vienne caracole en tête et Copenhague à la 10ème place ! Paris n'est que 20ème.
Vienne jubile! Vienne capitale de l'ancienne Autriche Hongrie et aussi du renouveau fasciste triomphe.
Bruxelles,capitale de l'Europe démocratique, championne des droits de l'homme et du citoyen est trentième. C'est sidérant.
C'est franchement la honte. En 1958 Bruxelles fit l'admiration de tous avec son exposition universelle qui reste comme un éblouissement dans la mémoire de celles et ceux qui l'ont visitée. Ce n'est pas par hasard qu'elle devint capitale de l'Europe un privilège qu'elle risque de perdre si elle continue à accentuer un déclin amorcé il ya une trentaine d'années.  Flamands et Wallons se sont donné la main pour "dégraisser Bruxelles " qui n'est plus que l'ombre d'elle même: la peau sur les os. Merci les politiques, merci aux 19 barons communaux et à leur suzerain qui trône à la tête de la région bruxelloise. Bruxelles est un enfer en terme de mobilité  et un chantier permanent. La gestion du trafic y est calamiteuse. Le projet brouillon du piétonnier est le désastre qui lui donne le coup de grâce. Mais ce n'est pas la peine d'en remettre une couche, les Bruxellois ont honte de leur ville qu'ils  sont plutôt enclins à déserter.
Bruxelles est sale et peu sécurisée et la classe moyenne continue à migrer vers la périphérie abandonnant le centre aux classes sous privilégiées. Il sera temps de s'en souvenir en octobre prochain lorsqu'on désignera de nouveaux mandataires communaux.
Personnellement j'ai décidé de mouiller mon maillot et de m'engager sur la liste Verzin de ma commune: la Cité des ânes et des Ecoles qui ronronne après avoir chassé les nolsistes de la maison communale.
Il faut du sang neuf et des nouvelles têtes, surtout de nouvelles idées  et de bons projets qui fassent rêver les Schaerbeekois qui ont la gueule de bois.
Aussi j'ai pris la décision téméraire de transformer ce site un peu endormi en blog de campagne. Cela me fera perdre, j'en suis sûr des fidèles lecteurs. Je demande pardon au 650.000 visiteurs de DiverCity mais cela en attirera de nouveaux j'espère. Je prends le risque!
Rendez-vous demain donc sur un DiverCity qui s'engage, sort de sa réserve et prend parti sans parti pris mais change résolument  de ton.

Marc Guiot, citoyen Schaerbeekois récalcitrant.

lundi 13 août 2018

Le bourgmestre de Bruxelles Philippe Close en remet une couche: "M. Francken est parfois un grand enfant"


BELGA

Le bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close, a qualifié vendredi soir le secrétaire d'État à l'Asile et à la Migration, Theo Francken, de "grand enfant" en lui reprochant de chercher au PS un responsable de sa propre politique "qui ne marche pas". "Je pense que M. Francken comprend que sa politique ne fonctionne pas. Il doit dès lors chercher un autre coupable, et c'est généralement quelqu'un du PS", a-t-il affirmé lors de l'émission Terzake de la chaîne publique flamande VRT. Plus tôt vendredi, Philippe Close avait déjà chargé Theo Francken, l'enjoignant de faire son travail plutôt que de passer son temps sur internet.
M. Close a assuré vendredi soir sur la chaîne flamande que les informations données par M. Francken (N-VA) sur un pourrissement de la situation au parc Maximilien étaient fausses.
"Il y a encore eu une intervention de la police locale la semaine dernière et encore ce matin. Nous devons agir dans une situation difficile pour laquelle le niveau fédéral ne fait rien", a ajouté le bourgmestre.
Selon lui, les services bruxellois interceptent régulièrement des migrants qui ont déjà reçu "de sept à dix ordres de quitter le territoire".
Interviewé par la RTBF, M. Close a aussi rappelé son opposition au projet de transférer le centre d'accueil du Petit-Château, dans le centre de la ville, vers Neder-over-Heembeek, au nord.
"J'utiliserai tous les moyens politiques et juridiques pour m'opposer à la venue de ce centre", a-t-il dit, en soulignant qu'un quartier résidentiel comme Neder-over-Heembeek n'était pas un endroit adapté pour créer un centre qui accueillerait des milliers de réfugiés. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
CLOSE TOUJOURS. 

Philippe Close est un habile communicateur qui a appris à surfer à son avantage sur les médias. On ne parle que de lui dans la presse où il pourfend le superman médiatique Théo Francken. Close est conscient qu'il doit faire très fort pour effacer jusque dans l'inconscient collectif des Bruxellois le souvenir calamiteux du bourgmestre Yvan Mayeur à qui il succède sans avoir encore été élu. Or on vote à Bruxelles en octobre prochain et les socialistes ne sont pas sûr de l'emporter. Mais il ne se rend pas compte qu'à s'en prendre à Francken, il fait le jeu de la NVA laquelle est décidée à faire un gros score sur Bruxelles sur le dos du MR. La NVA a multiplié les listes communales et elle se montre très active sur le terrain.
Les élections communales se préparent dans l'indifférence générale. Hormis Close  et les militants NVA personne ne s'agite. C'est le calme plat avant la tempête.
MG

Gheude répond à Van Parijs: Non, il n'y aura pas de Belgique anglophone à quatre régions!


CONTRIBUTION EXTERNE Le Soir
Une opinion de Jules Gheude, essayiste politique.

Philippe Van Parijs cherche à apparaître comme le chantre de la cause belgicaine. Dans son livre "Belgium - Une utopie pour notre temps", il soutient qu’  "il existe un destin possible bien plus enthousiasmant que la dystopie de la dislocation".
Et de proposer une Belgique de quatre régions (flamande, wallonne, bruxelloise et germanophone), dont le trait d’union serait l’anglais.
Philippe Van Parijs était présent au colloque "L’Après-Belgique", organisé en 2011 par le Cercle Condorcet de Liège. Je lui ai, en public, demandé : « La Flandre est-elle une nation ? ». Il m’a répondu par l’affirmative.
Il ne peut, dès lors, ignorer que l’existence même de cette nation flamande compromet irrémédiablement la poursuite de l’aventure belge. Car le destin de toute nation est de devenir Etat. L’article 1er des statuts de la N-VA annonce d’ailleurs l’avènement de cette République flamande souveraine.
Mais son président, Bart De Wever, n’entend pas y aller de manière révolutionnaire, mais évolutive. On passera d’abord par la case confédérale : un échelon central réduit à sa plus simple expression, avec deux Etats - Flandre et Wallonie - entre lesquels chaque Bruxellois devra choisir pour ce qui concerne les matières communautaires : impôt des personnes, système de sécurité sociale, aide sociale, immigration et intégration.
On a bien saisi l’objectif : jouer sur le côté matérialiste des Bruxellois en les séduisant avec des propositions financièrement alléchantes. Le but est très clair : isoler la Wallonie de Bruxelles et accroître la mainmise flamande sur celle-ci.
Sans le dire ouvertement, Philippe Van Parijs agit de même: la Wallonie et Bruxelles poursuivent leur propre chemin, sans plus aucun lien organique (exit la Communauté française !). Et il sait que, sur ce point, il peut compter sur les ultra-régionalistes wallons. Quant au recours à l’anglais, ce n’est rien moins qu’un moyen de défranciser Bruxelles pour la préparer à tomber, in fine, dans l’escarcelle de la Flandre.
Philippe Van Parijs analyse le rattachisme, en brocardant notamment le projet d’intégration-autonomie prôné par Jacques Lenain, ex-haut fonctionnaire français : "Se détacher d’un pays à toute la législation duquel on est soumis (…) pour en rejoindre un autre affecte directement et profondément la situation matérielle de l’ensemble de la population concernée. En comparaison, le Brexit est une partie de plaisir."
M. Van Parijs parle d’ "annexion". Le ton est ironique : "Jugulant ses réflexes jacobins, la France pourrait accorder à la Wallonie (…) une forme d’autonomie lui permettant de conserver, aux frais de la France, quelques institutions un brin exotiques, peut-être même – qui sait ? – des universités catholiques subventionnées."
Jacques Lenain a pourtant bien expliqué comment les choses se passeraient. Lorsqu’il sera devenu pour tout le monde évident que les carottes belges sont cuites, les autorités wallonnes et bruxelloises - après avoir écarté les options jugées irréalistes et financièrement non viables - négocieront avec Paris un cadre d’intégration, basé sur un statut de grande autonomie. Pour le constitutionnaliste français Didier Maus, interrogé par Jacques Lenain, il serait tout à fait possible de consacrer, dans la Constitution française, un chapitre spécial à la Wallonie : "Il serait parfaitement réalisable de conserver en l’état, au moins pour l’essentiel, (…) le droit belge du travail, celui de la sécurité sociale, et certains droits « connexes », des pans du droit fiscal, le droit des affaires, du commerce, etc. La région wallonne, et aussi la région bruxelloise si la question était posée, conserveraient les compétences qui sont aujourd’hui les leurs, y compris le système éducatif, avec l’enseignement supérieur."
On est loin ici de l’esprit jacobin ! Détail : M. Van Parijs semble ignorer que l’Etat français subventionne largement les écoles, collèges et lycées catholiques, ainsi que, subsidiairement, les sept instituts supérieurs catholiques.
Annexion ? Rien ne sera imposé. Une fois que les parties concernées se seront mises d’accord sur un projet, celui-ci sera soumis à un référendum, tant en France qu’en Wallonie et à Bruxelles.
Si les sondages révèlent qu’une faible partie des Wallons et des Bruxellois sont acquis à la cause réunioniste, Jacques Lenain se dit convaincu qu’ "il en ira tout autrement le jour où la "falaise" sera en vue. Pour les Bruxellois, notamment, lorsqu’ils sentiront le nœud coulant flamand se serrer autour de leur cou !"
Une fois que les populations auront accepté cette intégration-autonomie, c’est à la France qu’il reviendra de négocier avec la Flandre les modalités de la partition (partage de la dette belge, désenclavement de Bruxelles, etc.).
Une France souveraine depuis mille ans face à un Etat flamand naissant, dix fois plus petit qu’elle et reconnu responsable de la scission… On est loin ici, en termes de rapports de force, du Brexit !
Enfin, Philippe Van Parijs se fourvoie lorsqu’il aborde le volet financier. Aujourd’hui, le "boulet" wallon coûte chaque année quelque 7 milliards d’euros à la Flandre. Mais le maintien du cadre belge est aussi fondé sur l’extinction progressive de ces transferts, alors que le cadre français garantira toujours aux Wallons et aux Bruxellois le maintien, à parité globale, des services publics et des prestations sociales avec ceux de la République.
Certes, il y aura un impact financier, mais pas de quoi inquiéter Bercy : cela coûtera moins cher que la suppression de la taxe d’habitation… Et, en termes de puissance économique, la France vaut neuf fois la Flandre !
En fait, cette intégration-autonomie offre la solution aux obstacles que soulève Philippe Van Parijs. C’est la raison pour laquelle il la combat. Le réflexe, ici, est davantage flamand que belge… 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE COME BACK ÉPHÉMÈRE DES BELGICAINS
On a revu des drapeaux belges fleurir aux fenêtres quand les diables rouges ont fait honneur aux trois couleurs de la nation belge qui s'est tellement délitée sous forme d'écartèlement entre une nation flamande qui s'affirme et une nation wallonne introuvable qui ne se cherche même pas.
Plusieurs grandes  pointures du MR ont plaidé récemment en faveur d'un retour partiel au fédéralisme d'union. Plusieurs poids lourds du MR appellent à une refédéralisation. Sophie Wilmès, ministre fédérale du Budget, et Francois Bellot, ministre fédéral de la Mobilité. Non, Armand De Decker ne s'est pas joint à cette échappée en tête.
Ces poids lourds du MR veulent refédéraliser les compétences liées à la santé, l'énergie, le climat et le commerce. Ils en font part dans une lettre ouverte publiée dans La Libre Belgique et La Dernière Heure. La missive fait écho aux récents propos dans la même veine de l'ex-Premier ministre Open VLD, Alexander De Croo. "Un tabou est donc enfin tombé", l'idée d'une refédéralisation "rencontre de plus en plus d'adeptes", affirment ces libéraux francophones.
A l'initiative des Jeunes MR, plusieurs responsables libéraux de premier plan lancent un appel pour un "remonter au niveau de l'Etat fédéral des compétences qui, dans le passé, ont été transférées aux entités fédérées", comme la Mobilité, l'Energie, le Commerce extérieur, la Santé. Parmi les signataires de la lettre figurent deux ministres fédéraux, Sophie Wilmès et François Bellot, la présidente du Sénat, Christine Defraigne, et plusieurs députés.
"L'idée d'un Etat fédéral capable d'endosser un rôle de juge dans la concertation entre les différents niveaux de pouvoir pourrait mettre de l'huile dans les rouages grinçants du processus décisionnel belge", stipule le document.
"La volonté n'est pas de ressusciter la 'Belgique de papa' qui n'a plus de sens dans le contexte politique contemporain' mais "le fédéralisme belge doit reposer sur un principe simple: l'efficacité", poursuivent les libéraux francophones.
"Si nous ne modernisons pas notre Etat,  si nous ne fluidifions pas notre manière de prendre des décisions politiques, les citoyens se tourneront à un moment donné vers ceux qui promettent en permanence l'efficacité souvent à grand renfort d'autoritarisme et de 'yaka' (de l'expression 'il n'y a qu'à', ndlr)", concluent-ils.
Si on en croit Jules Gheude,  "Philippe Van Parijs cherche à apparaître comme le chantre de la cause belgicaine. Dans son livre "Belgium - Une utopie pour notre temps", il soutient qu’  "il existe un destin possible bien plus enthousiasmant que la dystopie de la dislocation".
Et de proposer une Belgique de quatre régions (flamande, wallonne, bruxelloise et germanophone), dont le trait d’union serait l’anglais."
Jules Gheude est l'héritier spirituel du libéral François Perin.  François Perin quitta le RW (Rassemblement Wallon ) en 1976 et cofonda le Parti pour les Réformes et la Liberté de Wallonie un an plus tard.  Elu au Sénat, il quittera définitivement en 1980 l'hémicycle du sénat d'une manière fracassante, déclarant : « ne pouvoir rester représentant d'un État auquel il ne croit plus et d'une nation qui n'existe plus ».  Belle lucidité!
Lors des élections provinciales du 8 octobre 2006, François Perin se présenta sur les listes du Rassemblement Wallonie France (RWF).
Interrogé en août 2011 par David Coppi du journal Le Soir, François Perin « souhaite que la Flandre proclame son indépendance, que Bruxelles s’organise en ville internationale et que la Wallonie rejoigne la France ».
Il ne serait frivole en effet que la Wallonie et Bruxelles se détachent de la Flandre pour rejoindre la République.
Le rattachisme à la France est une vieille idée qui régulièrement refait surface, comme Nessie. Elle risque de reprendre des couleurs le jour où la Flandre prendra de fait son indépendance, ce qui pourrait très bien se produire en 2019. Il serait bon que nos excellences wallonnes prennent langue avec Paris sur ce sujet. Qu'en pense le Président Macron?
Curieusement, selon le journal Le Monde, le Belge Paul Magnette, pourrait être désigné comme   candidat du PS français aux élections européennes. Le socialiste belge a, de fait, été sollicité par Olivier Faure pour conduire la liste européenne du parti, en 2019.
L’ancien président de la Wallonie et actuel maire de Charleroi a expliqué que sa priorité actuelle était l’élection municipale belge de 2019 – et sa réélection. Et qu’il refusait de statuer « du jour au lendemain »sur cette proposition « flatteuse ». Il ne le ferait d’ailleurs qu’après avoir consulté son parti.
Dans son pays aussi, M. Magnette est, en effet, l’un des rares qui puissent incarner le renouveau d’une gauche moribonde. Il n’a d’ailleurs jamais caché que son objectif est de succéder à Elio Di Rupo, président du PS francophone et ancien premier ministre. Le scénario le plus fréquemment évoqué est celui-ci : âgé de 67 ans, M. Di Rupo emmènerait la liste de son parti pour l’Europe en 2019 et abandonnerait sa fonction à son dauphin. A charge pour ce dernier de redynamiser un parti en méforme, victime de divers scandales au cours des dernières années et mal à l’aise dans l’opposition.
Certes, mais cette info est comme un signal venu de Paris en faveur d'une collaboration franco-belge au plus haut niveau.
J'y vois un clin d'oeil sous forme de" pré" rattachement. Affaire à suivre.
"Aujourd’hui, le "boulet" wallon coûte chaque année quelque 7 milliards d’euros à la Flandre. Mais le maintien du cadre belge est aussi fondé sur l’extinction progressive de ces transferts, alors que le cadre français garantira toujours aux Wallons et aux Bruxellois le maintien, à parité globale, des services publics et des prestations sociales avec ceux de la République." (GG)
Wallobrux est aujourd'hui la vassale de la Flandre. On m'objectera que la rattachisme la rendrait dépendante de la République jacobine. Pas plus que la Bretagne, l'Alsace ou la Flandre française qui sont rattachées depuis des siècles.
Une idée à méditer en silence dans son for intérieur.
MG









samedi 11 août 2018

Francken attaque le PS: "Ils dorlotent les illégaux dans le seul but que la N-VA ne s'en sorte pas"


Le Vif
Le secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, Theo Francken, a accusé jeudi le bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close, et son parti, le PS, de ne pas vouloir intervenir pour évacuer le parc Maximilien en raison de motifs politiques.
Le parc, situé à côté de la Gare du Nord et de l'Office des étrangers, sert de point de ralliement à plusieurs centaines de migrants qui peuvent y recevoir des soins et de la nourriture, et entrer en contact avec une plateforme citoyenne qui essaie de leur fournir un hébergement.
Certaines informations font état d'un accroissement du nombre de personnes qui s'y rendent chaque soir. Selon les responsables de la plateforme, la situation est toutefois comparable à ce qu'elle était l'an passé à la même époque.
"Hub migratoire vers la Grande-Bretagne"
Interrogé jeudi sur la VRT, M. Francken (N-VA) a une nouvelle fois accusé des ONG d'avoir créé "un hub migratoire vers la Grande-Bretagne", la plupart de ces migrants ne souhaitant pas, selon lui, demander une protection en Belgique.
Le premier échevin de la Ville de Bruxelles, Alain Courtois (MR), a affirmé récemment que le collège communal voulait mettre un terme à cette situation. Le bourgmestre n'a pas fait de commentaire, indiquant seulement que M. Courtois s'exprimait en son nom personnel.
"Le bourgmestre Close, le PS ne veulent pas intervenir. Il y a maintenant plus d'un an que la police locale n'y a plus mené d'action, à l'exception d'une la semaine passé", a affirmé M. Francken.
Or, la situation au parc Maximilien incombe aux autorités locales et non à la police fédérale qui ne peut intervenir que dans la Gare du Nord par le biais de la police des chemins de fer, a ajouté le secrétaire d'Etat qui dénonce un "agenda politique" dans le chef de M. Close et du PS.
"Ils dorlotent les ONG, ils dorlotent les illégaux dans le seul but d'attaquer la N-VA, de montrer que la N-VA ne s'en sort pas, que Francken, que Jambon ne s'en sortent pas, que c'est de notre faute", a-t-il lancé.


POURQUOI BART DE WEVER ET SES MINISTRES DÉÇOIVENT LEUR BASE
Walter PauliWalter Pauli est journaliste au Knack.
Source: Knack

En quatre ans, ce n'était presque jamais arrivé à la N-VA, mais dans la dernière ligne droite avant les élections ça y est: le parti fait l'objet de critiques. Et pas de la part de n'importe qui : de ses amis proches, alliés, compagnons de route et même membres du parti.
"La solution de facilité : c'était là le titre d'une opinion signée Ivan Van de Cloot parue sur SCEPTR.net. Van de Cloot est économiste principal d'Itinera, un groupe de réflexion flamande favorable aux entreprises et SCEPTR.net est un site flamand conservateur de droite : tant l'auteur que le médium font partie de la droite flamingante et favorable aux entreprises qui depuis son entrée en fonctions défend le gouvernement Michel contre les attaques et les critiques de la gauche. Ce n'est pas un hasard si Van de Cloot est un orateur apprécié des sections locales de la N-VA: généralement, il exprime ce que pensent la plupart des nationalistes flamands.
Mais manifestement, une limite a été dépassée pour Ivan de Cloot. Sans les citer de noms, son opinion était inhabituellement sévère pour les partis du gouvernement : "Le monde extérieur n'en revient pas que la politique belge ne réussit pas à réaliser des économies. Dans notre pays, l'électeur délivre un mandat pour des interventions structurelles et force est de constater qu'on ne prend que quelques demi-mesures. D'où la conclusion sévère de la philippique de Van de Cloot : "Une stratégie de pourrissement, avec des coalitions dont les membres ne veulent pas que les autres obtiennent des résultats afin qu'ils tombent en disgrâce, sape la prospérité de la population. Des membres du gouvernement craintifs qui courent après les faits mettent à mal la confiance."
Des dirigeants craintifs: cette image est en contradiction avec la confiance en soi que les nouveaux membres du gouvernement affichaient en 2014 en prêtant serment - rappelez-vous les doigts en V de Jan-Jambon et Theo Francken. En Flandre, il y avait un large soutien pour un gouvernement de centre droit : celui-ci correspondait également aux résultats des élections. Dans l'accord de coalition, il y a eu beaucoup d'applaudissements pour le saut d'index (attendu) et l'augmentation (inattendue) de l'âge de la retraite. Que la gauche ait immédiatement manifesté est certainement la meilleure preuve pour les partisans de la N-VA que le gouvernement Michel se porte bien. On a vu la même dynamique après la crise de l'asile et les attentats du 22 mars 2016: plus la critique de la gauche contre la nouvelle politique de migration et de sécurité s'intensifiait, plus les applaudissements étaient vifs pour l'approche sévère des membres de son gouvernement. Le fait qu'entre-temps le gouvernement Michel ait été surnommé "kibbelkabinet" (cabinet de la discorde) n'a pas dérangé le parti de Bart De Wever. La N-VA a continué à atteindre 30% ou plus dans les sondages.
Quand la vapeur s'est-elle inversée? Peut-être l'été dernier, lorsque Charles Michel a remporté son "accord d'été" et qu'il est allé faire la fête à Tomorrowland avec le gouvernement, et qu'il s'est avéré qu'ils n'avaient pas décidé grand-chose. Eh bien, qui croyait ces gens? Quand un état de grâce est passé, il ne revient pas de sitôt. Mais cela n'a pas été immédiatement perçu par les dirigeants des gouvernements fédéral et flamand. C'est pourquoi ils ont tenté de répéter l'astuce de 2017 cette année: le "super conseil des ministres" du gouvernement Bourgeois et l'accord d'été du gouvernement Michel ont dû à nouveau être applaudis par l'opinion publique en juillet. Le 21 juillet, tout fier, le ministre-président Geert Bourgeois (N-VA) a en effet été le premier à saluer les résultats de son super conseil des ministres: "C'est un accord historique". Un jour plus tard, le journaliste politique Wim Van de Velden le descend en flammes dans un article intitulé : "Ce n'est pas parce que Bourgeois et Michel disent qu'ils sont historiquement sur la bonne voie, que c'est le cas", a-t-il dit. "La vérité c'est que le gouvernement bourgeois historique a apporté moins que prévu", a-t-il déclaré. "Cent une choses ont été faites, mais aucun grand récit flamand n'a été écrit. Cela ne semble donc pas crédible quand le Premier ministre affirme soudainement que ce gouvernement flamand a été le plus grand gouvernement de réforme. Ce gouvernement flamand est resté très quelconque."
LE PREMIER MINISTRE PIQUÉ AU VIF
C'est nouveau depuis l'été caniculaire de 2018 : comme d'habitude, on critique constamment le gouvernement flamand et le fédéral, mais cette fois-ci la plupart des critiques ne viennent pas de l'opposition de gauche classique, elles viennent plutôt du centre droit. Les résultats budgétaires déplorables ont attisé les rancoeurs. Depuis des années, c'est une constante dans les critiques flamandes contre le travail du gouvernement: si le budget n'est pas en ordre, le gouvernement néglige l'avenir des prochaines générations et ne fait pas du bon travail. De 1999 à 2014, la période des gouvernements violets de Guy Verhofstadt (Open VLD) à la tripartite d'Elio Di Rupo (PS), le rédacteur en chef de Trends Johan Van Overtveldt dirigeait le choeur de commentaires indignés. Depuis 2014, il est désormais ministre des Finances au gouvernement Michel au nom de la N-VA et doit constater que la logique politique d'un gouvernement souvent - en général - ne concorde pas avec les hypothèses économiques de l'observateur. Aujourd'hui, ses anciens collègues ont repris le flambeau.
Dans Trends, Alain Mouton est aussi sévère que Van Overtveldt l'aurait été: "D'après le gouvernement fédéral, l'assainissement des finances publiques dans l'accord budgétaire conclu hier soir tient le cap. Mais quiconque regarde les chiffres doit conclure que le gouvernement se considère comme riche. " Bart Van Craeyn , (ex-KBC, ex-Petercam est aujourd'hui l'économiste en chef sortant d'Econopolis), va encore plus loin dans le quotidien De Tijd. Il sape complètement l'image d'un "gouvernement de changement": "Ne vous laissez pas berner, le budget est en place depuis des années. La dernière personne qui a vraiment fait la différence était Jean-Luc Dehaene." Pire: "Néanmoins, il demeure stupéfiant que même avec les recettes publiques de plus de 51% du PIB, soit environ 232 milliards cette année, et les conditions économiques réellement bonnes de ces dernières années, notre gouvernement ne réussisse pas à mettre de l'ordre dans ses comptes. De plus, aucune marge n'est constituée pour les défis et les revers." Comme s'il n'y avait pas de différence entre ce gouvernement Michel et les cabinets violets tellement critiqués de Verhofstadt - tant méprisés par la N-VA.
Charles Michel a réagi comme piqué au vif. Il s'est déclaré "prêt à engager un débat avec tout spécialiste ou pseudo-spécialiste donneur de leçons" - il faisait référence à Bart Van Craeynest. Ce dernier a défié le Premier ministre lors d'un entretien: "Les réformateurs historiques? Restons sérieux. " Et il ne semblait pas le seul. Geert Noels d'Econopolis l'a défendu de manière chevaleresque: "Cher Premier ministre, Bart Van Craeynest ne dit pas n'importe quoi". Il n'est pas un pseudo-spécialiste et met le doigt sur la plaie. Votre gouvernement n'a pas assez assaini." Noels avait réagi avec colère quelques jours plus tôt quand il a été révélé que trois partis gouvernementaux (N-VA, CD & V et MR) ne voulaient plus connaître les chiffres (à leurs yeux trop négatifs) du Comité de monitoring. Ils envisageaient de confier les travaux de ce comité aux services des ministres des Finances et du Budget. Noels: "Il n'y a pas de canicule, il n'y a pas de sécheresse. C'est dû à nos thermomètres et nos pluviomètres", dit-il cynique.
L'ERDOGAN FLAMAND
On dirait le verdict final, presque sans équivoque et très négatif, de tant d'acteurs socio-économiques qui, ces dernières années, étaient favorables aux grandes lignes de la politique de Michel : un âge de la retraite plus élevé, une activation massive d'inactifs, une politique budgétaire orthodoxe. Le fait que ces promesses n'aient pas été totalement ou pas du tout tenues a été jusqu'à récemment surtout reproché au vice-premier ministre Kris Peeters (CD&V), qui pendant quatre ans n'a cessé de jouer son rôle d'obstructionniste. Cependant, le parti qui avait promis qu'avec lui le gouvernement serait meilleur et différent apparaît de plus en plus dans le collimateur: la N-VA. Pour la première fois de son existence, la N-VA doit vivre ce que tous les autres partis ont connu: les critiques augmentent, le positif disparait.
Par exemple, la semaine dernière, la N-VA a lancé l'idée de mettre l'ancien Premier ministre catalan Carles Puigdemont sur sa liste européenne. En temps de calme politique, la N-VA a reçu deux fois plus d'attention que tous les autres partis réunis. Le journal De Zondag a alors donné la parole à Paul Bekaert, l'avocat de Puigdemont. Ce dernier défend également les droits de l'Homme en Belgique et en Flandre, et pas seulement en Espagne et en Catalogne. "Malheureusement, nous sommes dans une ère d'égarement terroriste. Je le vois aussi dans notre pays. On défend la démocratie avec des mesures non démocratiques. Cela a l'effet contraire: la démocratie est en train de disparaître", a souligné Bekaert, qui a vivement critiqué la politique de sécurité du gouvernement fédéral. Il a été encore plus vif: "On voit dans le monde entier que les gens courent après les leaders forts. Pensez à Trump, Orbán, et Erdogan. Souvent, le programme de ces dirigeants va à l'encontre des intérêts de ces personnes, mais cela ne les dérange pas. L'exaltation de De Wever dans mon pays m'inquiète aussi. Ce n'était pas vraiment agréable à lire pour le N-VA moyen: De Wever, représenté comme l'Erdogan flamand, le Trump d'Anvers.
Reste à voir si ces critiques vont peser sur le score de la N-VA. Non que le parti soit sur le point de s'effondrer. Le dernier sondage a été qualifié de mauvais - début juin, la N-VA a baissé de 31,3 à 26,5% - mais elle a tout de même obtenu des résultats infiniment meilleurs que son premier poursuivant, le CD&V (15,3%). De Wever a qualifié ce mauvais résultat de signal d'alarme. Le parti a-t-il été réveillé par les critiques exprimées par tant de compagnons de route? On en doute. La semaine dernière, Theo Francken a qualifié le Conseil flamand du barreau, qui avait signalé au gouvernement fédéral la problématique de la détention des enfants de demandeurs d'asile qui avaient épuisé tous les recours légaux, "de énième ONG frontière ouverte avec un agenda activiste de gauche" au grand dam de milliers d'avocats flamands.
Un parti qui qualifie chaque critique d'hostile se trompe d'adversaire - et donc aussi d'ami. Serait-ce là le drame de la N-VA?


COLMMENTAIRE DE DIVERCVITY
TOUCHÉE ASSURÉMENT, LA NVA N'EST NULLEMENT COULÉE POUR AUTANT.

Attention: une partie de bras de fer va se jouer Anvers en 2018, lors des élections communales où Chris Peeters (CD&V) est déterminé à relever le gant contre le bourgmestre en fonction: Bart De Wever en personne. L'étoile de Bart s'est  ternie. Son dauphin Francken l'a dépassé au hit parades des bekende Vlamingen. C'est un signe. Trop exposé au feu des médias son image de surhumme politique s'est ternie, voire érodée.
Nous le disons depuis des années: battre De Wever Anvers c'est faire tomber le premier domino qui risque d'en entrainer des dizaines d'autres. Certes, Groen et le SPa ont voulu former un cartel anti N-VA dans la métropole  mais il a fait long feu. Il n'en demeure pas moins que les Anversois, nous l'avons relevé plus d'une fois sont mécontent de la gestion de De Wever qui se proclame sécuritaire mais n'enregistre pas de résultats sur le terrain. Le battre dans son fief devrait être regardé par tous les démocrates comme une priorité. 
On lui reproche beaucoup son manque d'assertivité face au trafics des stup qui fait de la Métropole la plaque européenne et mondiale de la cocaïne. Siegfried Bracke avait prôné une législature de caractère économique et résolument non communautaire. Sa stratégie  ne s'est pas révélée payante. Il semble que la NVA veuille en revenir à ses fondamentaux: le combat pour l'autonomie et l'indépendance.
2019 sera une élection cruciale pour l'avenir de la monarchie belge.
MG

vendredi 10 août 2018

Grève historique chez Ryanair : 55.000 passagers concernés•


Cette escalade sociale chez Ryanair - qualifiée «d'inutile» par la compagnie - va considérablement perturber le trafic aérien ce vendredi dans cinq pays européens. Le Figaro fait le point.
La compagnie à bas coûts Ryanair fait face vendredi à un nouveau conflit social d'ampleur européenne, avec une première grève de pilotes coordonnées dans cinq pays pour obtenir de meilleures conditions de travail. Le débrayage, en pleine période de congés estivaux, concerne l'Allemagne, la Belgique, la Suède, l'Irlande et les Pays-Bas. Au total, plus de 55.000 passagers seront concernés, dont 42.000 pour l'Allemagne, selon la compagnie qui a promis aux voyageurs lésés un changement gratuit de réservation.
Ryanair a précisé que 85% de leurs vols seront assurés. «Plus de 2.000 vols opéreront normalement, transportant près de 400.000 passagers à travers l'Europe», a indiqué jeudi soir la compagnie irlandaise sur Twitter. Jeudi, un tribunal des Pays-Bas avait autorisé les pilotes néerlandais à se joindre au mouvement de grève. La compagnie, qui revendique 130 millions de clients annuels et dénonce une grève «inutile», a vu ces derniers mois le malaise social s'étendre à ses principales catégories de personnel en Europe.
Fin juillet, l'entreprise irlandaise avait affronté une grève du personnel de cabine en Espagne, Italie, Portugal et Belgique. Quelque 600 vols furent annulés touchant 100.000 passagers. L'impact de ce type de mouvements est bien plus important que des grèves nationales isolées lors desquelles la compagnie peut remplacer les grévistes par leurs collègues de pays voisins. Les tensions à Ryanair ont éclaté au grand jour à la suite d'un sérieux problème de planning de pilotes en septembre 2017, qui a entraîné un grave conflit et des annulations portant sur 20.000 vols.
300 EMPLOIS EN JEU
Cette crise a forcé Ryanair à reconnaître des syndicats dans plusieurs pays, ce que la compagnie avait toujours refusé. Mais souvent, le dialogue échoue, comme en Irlande où la compagnie a annoncé la semaine dernière le transfert à venir d'avions de Dublin vers la Pologne. 300 emplois sont en jeu. D'une manière générale, les syndicats reprochent à la compagnie sa politique salariale agressive, le recours à des contrats précaires et au dumping social. Ainsi, Ryanair impose quand il le peut, selon les syndicalistes, des contrats de travail irlandais plus flexibles aux personnels naviguant, même s'ils vivent ailleurs en Europe. Pour se justifier, la compagnie relève que la majeure partie du travail se fait à bord d'avions immatriculés en Irlande.
Ryanair, qui a connu une croissance considérable avec un bénéfice en 2018 prévu à plus de 1,25 milliard d'euros, se vante d'ailleurs d'avoir des «coûts bien moins élevés par passager que ses concurrents». Pour le syndicat de pilote allemand Vereinigung Cockpit (VC), il s'agit du fond du problème. Selon lui, Ryanair refuse toute augmentation de sa masse salariale, condamnant par là même les pourparlers. «Ryanair a exclu toute hausse de ces dépenses. Parallèlement, Ryanair n'a donné aucune indication sur les marges de manoeuvre pour trouver une solution. Ryanair est donc totalement responsable de l'escalade», a martelé mercredi le chef de VC Martin Locher.
Entre autres revendications, les syndicats demandent des hausses de salaire, l'intégration des intérimaires ou encore des contrats de travail du pays de résidence des pilotes. En Allemagne, le transporteur aérien a envoyé combattre en première ligne son directeur marketing, Kenny Jacobs, qui a qualifié cette grève d'»inutile», affirmant que les pilotes étaient mieux lotis que chez ses concurrents Easyjet et Norwegian. «Les salaires peuvent atteindre 190.000 euros par an et sont en moyenne de 150.000 euros par an. Ils ont reçu 20% d'augmentation de salaire cette année», a-t-il affirmé.
FAIRE DES ÉMULES EN EUROPE
Lors de la grève européenne des personnels de cabine, il avait aussi dénoncé des mouvement sociaux sans «aucune justification». Selon lui, Ryanair verse de très bons salaires dans «des pays présentant un fort taux de chômage des jeunes», référence à l'Italie ou l'Espagne. Les personnels de Ryanair peuvent en tout cas se targuer du soutien de la Confédération européenne des syndicats (CES) qui regroupe 90 organisations nationales et dix fédérations européenne. «Je pense que c'est un signal à tous les groupes qui cherchent à opposer les salariés les uns aux autres», a estimé Peter Scherrer, secrétaire général de la CES, appelant à une multiplication de des débrayages transnationaux.
Il souhaite notamment une telle mobilisation «chez Amazon», où le malaise social semble aussi gagner du terrain à travers l'Europe. «Ainsi nous arriverons enfin à ce que nous voulons au niveau européen: des négociations sur les conditions de travail, des standards minimums», a souligné M. Scherrer à la radio-télévision allemande berlinoise RBB. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
UNE GREVE EUROPENNE 

C'est sans doute une première. Une grève européenne, la démarche est héroïque et augure de nouvelles stratégies de combat. Certes Air France est menacée du même destin que la Sabena, trop généreuse avec son personnel et pas assez  rigoureuse sur la compression des coûts. Et le juste milieu? Ets-il vraiment impossible à trouver?
Le low cost a bouleversé nos habitudes de vacances au détriment du tourisme local. Pourquoi mourir d'ennui dans les Ardennes ou se gaver de glaces et de pâtisseries les jours de pluie à Ostende ou à Blankenberge, le seul endroit de Belgique où cela sent la gaufre en même temps que la frite, quand on peut pour le même prix bronzer à Ténériffe, à Benidorm ou même à Dubai?
"Le malaise social semble gagner du terrain à travers l'Europe. «Ainsi nous arriverons enfin à ce que nous voulons au niveau européen: des négociations sur les conditions de travail, des standards minimums», M. Scherrer.
Il se pourrait bien que cette grève qui va perturber les vacances de milliers d'Européens soit de nature à lancer un mouvement de solidarité à l'échelle européenne. Ce serait un premier pas vers une très nécessaire Europe sociale. qui tarde à voir le jour.
MG


LE PARADOXE DU TOURISME : LE VACANCIER À LA RECHERCHE D’AUTHENTICITÉ EST DEVENU CELUI QUI LA DÉTRUIT
JAN DE TROYER
OPINIONS
Une chronique de Jan De Troyer. La Libre Belgique


Avec 1,2 milliard de touristes, le vacancier à la recherche d’authenticité est devenu celui qui la détruit.


Après avoir vécu un début d’été sous l’emprise de la fièvre footballistique "Diables Rouges", nous sommes passés depuis peu à un état d’esprit plus classique pour la saison : celui du vacancier. Cela ne veut pas nécessairement dire à l’état de repos. L’ennui engendré par la prospérité nous pousse aux voyages toujours plus ambitieux et exigeants. Ceux qui se limitent aux plaisirs simples du littoral belge sont devenus minoritaires. Nous sommes toujours plus nombreux à partir vers des destinations lointaines, à la recherche de l’expérience ultime qui nous fera oublier, au moins pendant les vacances, la monotonie du quotidien. De cette façon, nous contribuons tous à l’explosion du tourisme, ce phénomène mondial qui pousse chaque année 1,2 milliard de personnes à quitter leur pays pour explorer des horizons plus ou moins exotiques. Qu’on le veuille ou non, pendant les vacances, nous sommes tous des touristes. Mais, ô paradoxe, une fois à destination, notre ambition consiste à tenter de ne pas côtoyer nos congénères. Secrètement, nous cultivons par moments l’illusion quasi sartrienne que "les touristes, c’est les autres". C’est une envie absurde, puisque la conséquence de notre désir commun de se soustraire pendant quelques jours à la banalité de l’existence fait que les escaliers de la fontaine de Trevi à Rome ressemblent de plus en plus à la tribune d’un stade de football, où il est impossible de prendre une photo sans qu’une Chinoise à la chevelure fluo ne vienne agiter sa perche à selfie dans l’image. Pour échapper à la bousculade autour du monument le plus lucratif au monde (on y repêche chaque année près de 1,4 million d’euros en petite monnaie) nous partons à la recherche du Graal contemporain : une trattoria fréquentée par les seuls autochtones.
Outre la fuite du quotidien, c’est la recherche de l’authenticité qui nous pousse à voyager, le rêve de découvrir les secrets du vrai Japon, de trouver le village berbère coupé de la civilisation, d’errer dans la savane authentiquement sauvage. On l’étale sur notre page Facebook pour faire partager l’expérience à nos amis. Ou, en fait, esprits retors que nous sommes, veut-on plutôt qu’ils nous envient ? L’utopie se transforme en chimère au passage de cette famille de lions indifférents, habitués aux touristes, à tel point qu’ils ne font même plus attention aux véhicules qui passent, nous privant du plaisir d’avoir le frisson de se sentir en danger.
La recherche de l’expérience authentique requiert le sacrifice. Deux années à l’avance, nous louons l’une des rares et coûteuses chambres dans ce lodge exclusif tout près du site de Machu Picchu. A 4 heures du matin, pour être absolument seuls dans la cité des Incas, on se balade dans un brouillard des Andes à couper au couteau, sans détecter la moindre silhouette des vestiges. Nous risquons notre vie parmi les plus hautes chaînes montagneuses du Pamir Tadjik, où les poids lourds foncent sur les routes poussiéreuses, sans la moindre considération pour les cyclotouristes. Il faut souffrir pour vivre des vacances inoubliables. Ni les guerres ni le terrorisme n’ont durablement diminué le nombre de voyages lointains. Tous munis d’une bonne conviction écologiste, nous poussons plusieurs fois par an nos valises à 4 roues dans les aéroports surpeuplés pour visiter l’autre bout de la planète. Les conséquences pour l’environnement sont évidemment catastrophiques. La pire des choses pour un joyau de la planète, c’est de se voir accorder le label "patrimoine mondial de l’Unesco". Ce lieu se videra dans les plus brefs délais des habitants normaux, incapables de payer les tarifs pratiqués par Airbnb. Les magasins pop-up de souvenirs remplaceront les boulangers et les bouchers, les bars seront reconvertis en restaurants "typiques". C’est tout le paradoxe du tourisme. Le vacancier à la recherche de l’authenticité est celui qui la détruit. En fuyant le quotidien, nous nous retrouvons dans la même logique économique que l’on voulait oublier pour quelques jours.
Jan De Troyer


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
EST-CE IRRÉVERSIBLE?

Impossible de donner tort à Jan de Troyer. Son plaidoyer difficilement réfutable;
Nous sommes sans doute la pire génération qui ait peuplé la guerre, celle qui a fait le plus de dégât en un minimum de temps.
Est-ce irréversible?
J'ai revu "les vacances de monsieur Hulot" de Jacque Tatti. Comme Hulot, dans les années cinquante  le Français et le Belge moyen ne recherchaient pas les dépaysements exotiques et lointains.
Les vacances ( du latin « vacare », « être sans ») sont une période pendant laquelle une personne cesse ses activités habituelles. Le concept des vacances est lié à l'apparition des civilisations urbaines, contrairement au monde agricole qui, à cause du climat, ne dicte pas un rythme de travail continu tout au long de l'année. Au Moyen Âge, il existait déjà en Europe de l'Ouest des « vacances » qui correspondaient à la période des moissons en été où les universités fermaient pour permettre à tous d'aller travailler aux champs. Au XIXe siècle, les vacances se répandent dans toute l'aristocratie et la bourgeoisie d'Europe occidentale. Elles correspondaient donc à la période où les classes supérieures de la société quittaient leurs demeures principales (elles les laissaient vacantes) pour rejoindre des résidences secondaires, profiter de la nature (le romantisme est à son apogée) ou des bienfaits du climat marin ou montagnard pour la santé. Les Britanniques, dont l'économie était la plus florissante au monde, ont été les premiers à se tourner vers les stations balnéaires, d'abord sur leurs côtes, puis de l'autre côté de la Manche (à Deauville, Dinard, etc.) puis enfin dans le sud de la France, sur la Côte d'Azur (la Promenade des Anglais à Nice doit son nom aux nombreuses résidences où les Britanniques venaient passer les mois d'hiver) mais aussi à Biarritz.
L'essor de l'automobile et de la caravane a également été un moyen de partir en vacances.
À partir de la fin des années 1940, avec l'apparition des congés d'été, les vacances deviennent au contraire un moment où l'on bouge, où l'on voyage. Avec l'essor de la publicité, les vacances deviennent incontournables bien qu'elles restent inaccessibles à environ un foyer sur trois en 2009.  1936 (les premiers congés payés, 2 semaines, introduits par le gouvernement du Front populaire, 1956 (3e semaine de congés payés), 1969 et 1981 (4e et 5e semaines, respectivement).
À Hong Kong, Singapour et Taïwan, les vacances sont de sept jours par an. En ce qui concerne l'Amérique du Nord, cela peut varier entre 14 et 21 jours. En France, le nombre théorique de jours de congés payés annuels1 est de 25 (cinq semaines). En 2008, c'est légèrement moins que la moyenne de l'Union européenne (25,2 jours)2. La durée des congés payés atteint 30 jours en Allemagne et au Danemark, 33 jours en Suède2 (voir aussi la liste des minimums légaux pour les congés payés par pays (en)).
Nous sommes entrés subrepticement dans une société qui prône le loisir à tout crin, le loisir par la consommation.
La grande victime de cette évolution est la planète qui subit cette invasion  et cette surexploitation humaine de plein fouet.
Il fait aujourd'hui  beaucoup plus frais. C'est le moment ou jamais de réfléchiraux conséquences collectives de nos égarements consuméristes individuels.
MG


LA TERRE SE MEURT, NOUS LE SAVONS ET NOUS LE NIONS
CONTRIBUTION EXTERNE  La Libre Belgique
OPINION
41861
Une opinion de Geoffroy Dolphin, qui termine sont doctorat en économie/gestion à l'université de Cambridge (*).


La terre se meurt, et nous aussi. L’apathie de l’Homme face à la problématique du changement climatique est le symptôme d’un déni meurtrier et coupable.

"La terre a une peau et cette peau a des maladies; une de ces maladies s’appelle l’homme." (F. Nietzsche)
Bruxelles, 17 avril 1958. Treize ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale et au milieu des "Trente Glorieuses", la capitale belge accueille la première Exposition universelle d’après-guerre. Quarante-trois pays sont représentés et 42 millions de visiteurs enthousiastes et confiants s’y rendront pour célébrer la naissance d’une nouvelle modernité. Hélas, peu auront conscience que cette modernité a un prix et qu’elle n’est possible que par l’institutionnalisation d’une dégradation continue de leur environnement.
Ce prix, nous avons commencé à le payer. Cet été, de la Sibérie à l’Europe, en passant par la Californie et le Japon, l’hémisphère nord connaît des températures moyennes bien au-delà de celles enregistrées sur la période 1981-2010, comme le relate ici l’Organisation météorologique mondiale. Ces températures anormales ont déjà de multiples conséquences sur la vie quotidienne et la santé de millions d’êtres humains.
NOTRE GÉNÉRATION SAIT
Il n’en reste pas moins que l’inertie prévaut et que la transition, quand bien même elle serait amorcée, est jusqu’à présent trop lente pour prévenir un changement de température dangereux pour la survie de l’espèce humaine.
Mais là où la génération de 1958 peut légitimement plaider l’ignorance, cette ligne de défense nous est soustraite. La communauté scientifique a depuis longtemps, via le Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat (Giec), clairement identifié un lien causal entre le niveau de concentration de CO2 dans l’atmosphère et la température moyenne du globe ainsi qu’attribué cette hausse de concentration aux activités humaines. (1)
L’apathie qui caractérise la réaction de l’Homme face à ce défi doit dès lors se comprendre comme le symptôme d’un déni meurtrier et coupable.
Meurtrier, d’abord, car ce déni est une déclaration de guerre qui ne dit pas son nom. Une guerre que nous menons contre nos enfants qui devront s’adapter, s’ils le peuvent, à un environnement plus hostile à la vie humaine; une guerre menée contre les populations les plus fragiles d’aujourd’hui, pour qui une sécheresse trop prolongée ou une mousson trop importante est synonyme de famine et de mort. Mais surtout, une guerre infâme que nous menons contre nous-mêmes, qui générons pour l’espèce humaine une menace existentielle que nous ne sommes pas certains de pouvoir surmonter.
Coupable, ensuite, parce qu’il m’est difficile de croire que l’Homme qui a développé cette modernité; celui qui, grâce à son travail acharné soigne des maladies que l’on pensait incurables; cet Homme, encore, qui a combattu la tyrannie et souffert dans ses geôles, parfois au prix de sa vie, pour gagner sa liberté et celle de ses semblables; cet Homme, enfin, dont le génie a envoyé ses pairs sur la lune; que cet Homme-là n’aurait pas les ressources nécessaires pour faire face à cette menace existentielle.
UNE TRANSFORMATION CHOISIE
Non, cet Homme-là choisit en connaissance de cause de poser les jalons de sa propre destruction. Il choisit de ne plus croire en sa capacité immense à se renouveler et à créer des mondes nouveaux.
Ce même Homme décide de sacrifier l’intérêt général sur l’autel des intérêts particuliers et coopte des leaders qui s’empresseront de faire de même. Il plébiscite une médiocrité qui finira par l’empêcher de se mobiliser pour engager le changement.
Si nous devions en rester là, alors vous me permettrez de paraphraser E. Zola et de vous dire que l’étoile de l’Humanité, si heureuse jusqu’ici, serait souillée de la plus honteuse, de la plus ineffaçable des taches.
Car cet état de fait que nous semblons accepter passivement n’a rien d’inéluctable. Il est le résultat de décisions libres, passées et présentes.
Nous pouvons donc aussi faire le choix de nous engager sur la voie d’une transformation radicale, certes ardue, mais ô combien nécessaire si nous voulons assurer notre survie collective. Une transformation qui impliquera nécessairement des bouleversements sociétaux profonds. Mais une transformation choisie vaut mieux qu’une adaptation forcée.
Et quand bien même celle-ci comporterait une part de risque, pourquoi la refuserions-nous cette fois alors que c’est celle-là même qui a permis le progrès continu de l’Humanité, que c’est la curiosité qui lui est associée qui nous a poussés vers de nouvelles terres et connaissances; et que c’est l’instabilité qui en découle qui a généré de nouveaux équilibres ?
La torpeur actuelle dans laquelle nous semblons plongés est d’autant plus incompréhensible que nous avons non seulement la capacité intellectuelle de mener cette transformation à bien mais aussi, aujourd’hui, les outils économiques et technologiques pour ce faire.
PROTESTER CONTRE L’APATHIE
Je ne saurais poursuivre sans prendre le risque trop grand d’une répétition stérile. Il est temps de conclure. J’accuse l’Homme de refuser d’accepter les conséquences de ses propres actes et de continuer d’agir comme si la menace qui pèse sur lui n’était qu’une lointaine chimère.
J’accuse les hommes de poursuivre méthodiquement la destruction de leur environnement et de leur espèce.
J’accuse les hommes de se cacher derrière le voile d’une prétendue impuissance alors qu’ils disposent, à l’inverse d’autres espèces, d’intelligence et de capacité d’agir.
J’accuse les hommes, ici et ailleurs, de choisir des dirigeants qui poursuivront l’iniquité comme une vertu et les enfumeront pour qu’ils se voient moins mourir.
La terre se meurt, et nous aussi. Il faudrait être fou pour espérer que la rédaction de ces quelques lignes change quoi que ce soit à cet état de fait. Mais elles expriment la protestation la plus vive contre l’apathie ambiante et l’idée malvenue que nous n’y pouvons rien.
(1) Groupe d’experts intergouvernmental sur l’évolution du climat (2013). Changements climatiques, les éléments scientifiques : Résumé à l’intention des décideurs. Disponible en ligne à l’adresse : http://www.ipcc.ch/pdf/assessment-report/ar5/wg1/WG1AR5_SPM_brochure_fr.pdf
(*) Sa recherche porte essentiellement sur les politiques environnementales, en particulier taxation des émissions de CO2 et autres gaz à effet de serre. Pour de plus amples informations : http://geoffroydolphin.eu

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
"IL FAUDRAIT ÊTRE FOU POUR ESPÉRER QUE LA RÉDACTION DE CES QUELQUES LIGNES CHANGE QUOI QUE CE SOIT À CET ÉTAT DE FAIT. MAIS ELLES EXPRIMENT LA PROTESTATION LA PLUS VIVE CONTRE L’APATHIE AMBIANTE ET L’IDÉE MALVENUE QUE NOUS N’Y POUVONS RIEN"

Faux! Ces quelques lignes, bien  au contraire, sont de nature à nous réveiller. "Le sommeil de la raison engendre des monstres" disait Goya.
Le sommeil de la raison, c'est croire que le "low cost" nous apporte  le salut. "Tous unis contre la vie chère" est le slogan d'une chaine de distribution alimentaire law cost. On achète désormais le prix sans se préoccuper de la qualité. "Le prix s'oublie, la qualité reste" était autrefois le slogan de l'Union Economique une coopérative qui était obsédée non pas par le profit mais par le bien être de ses clients.
Les grandes surfaces Lidle et Aldi en tête se multiplient comme champignons sous la voûte et écrasent les prix en même temps que tous leurs concurrents. Leurs stratégie consiste , comme celle de Ryanair du reste,  à écraser les coûts et quelquefois au mépris de la sécurité et du bien être du personnel et en se montrant moins scrupuleux sur la qualité des produits ce qui est de nature à menacer la santé des consommateurs.
"On nous fait bouffer de la merde." (Jean-Pierre Coffe)  Au fil des années et des scandales alimentaires, la confiance s'effrite. Aujourd'hui, on ne mange pas, on bouffe. On ne sait plus trop ce qu'on ingurgite, des produits standardisés, insipides tout au long de l'année... Comment en est-on arrivé là ? Où sont passés les saveurs, le respect des denrées, des producteurs ? Comment est-il possible que du porc fermier d'Auvergne vienne de Bretagne ? Que l'on gave les poules de batterie de colorant et d'antibiotiques ? Que nos animaux partent se faire tuer en Allemagne pour revenir transformés en barquettes ? Que l'on soit obligé d'ajouter des vitamines au lait et des couleurs artificielles au fromage ? Pour vous aider à vous nourrir sainement, ce livre vous propose un vaste décryptage sur le monde alimentaire. 
«ARRÊTONS DE MANGER DE LA MERDE!»: LE RÉQUISITOIRE DE JEAN-PIERRE COFFE CONTRE LES HORREURS
"Fils d’une cuisinière et d’un maraîcher, Jean-Pierre Coffe savait de quoi il parlait.  Il a visité des dizaines d’usines, d’ateliers, d’artisans, des élevages et des abattoirs qui travaillent pour toutes les enseignes de l’agroalimentaire. Une évidence: le monde agricole s’est jeté dans le productivisme. Oublié le temps où le crémier vendait du lait à la louche, où le boucher faisait trier dans un abattoir de proximité des bêtes qu’il avait choisies au pré, et où les marchands de fruits et légumes ignoraient tout de la dessaisonalisation: ils vendaient des fruits cueillis à maturité par des producteurs respectueux.
Le combat de Jean-Pierre Coffe passait par la défense du bon, du sain, et du goût. Oui, le polémiste a joint l’utile à la parole en  cherchant à inverser la tendance: il n’y a pas de fatalité à se nourrir mal. Cessons de subir la loi du marketing et du mensonge. Redevenons maîtres de nos assiettes pour le bonheur de manger la vérité, tous les jours de notre vie." Nicolas de Rabaudy
L'été caniculaire que nous sommes en train de vivre est de nature à nous faire réfléchir massivement à ce que nous sommes en train de faire subir à la terre et surtout à ses habitants.
Il est temps de conclure.
"J’accuse l’Homme de refuser d’accepter les conséquences de ses propres actes et de continuer d’agir comme si la menace qui pèse sur lui n’était qu’une lointaine chimère.
J’accuse les hommes de poursuivre méthodiquement la destruction de leur environnement et de leur espèce.
J’accuse les hommes de se cacher derrière le voile d’une prétendue impuissance alors qu’ils disposent, à l’inverse d’autres espèces, d’intelligence et de capacité d’agir.
J’accuse les hommes, ici et ailleurs, de choisir des dirigeants qui poursuivront l’iniquité comme une vertu et les enfumeront pour qu’ils se voient moins mourir.
La terre se meurt, et nous aussi." Geoffroy Dolphin

On nous a demandé de trier nos déchets...Nous trions désormais bon gré mal gré nos déchets.
On nous demande de payer des impôts...Nous payons bon gré mal gré nos impôts.
On nous demande; pardon, les plus sages, les plus lucides d'entre nous nous invitent à décider de vivre autrement.
Jusqu'à quand seront ils des airains sonores, des timbales retentissantes, des voix qui prêchent dans le désert.
Nous avons besoin de ces donneurs d'alarme qui sont les prophètes des temps modernes.
Mais nous savons quel est le funeste sort que l'humanité a toujours réservé à ses prophètes.
MG 










mardi 7 août 2018

Sécheresse: les kayaks interdits sur tous les cours d’eau wallons


Par Julien Bosseler Le Soir
La réunion de crise wallonne sur la sécheresse accouche de plusieurs mesures temporaires. On ne pourra plus pratiquer le kayak sur les cours d’eau non-naviguables jusqu’à nouvel ordre. Et neuf communes supplémentaires devront utiliser l’eau avec parcimonie.

Ce lundi après-midi, au Centre de crise régional à Namur, s’est tenue une réunion de crise portant sur la sécheresse en Wallonie. Au terme de deux heures et demie de partage d’informations entre les différents acteurs de l’eau en Région wallonne (et bruxelloise), il est ressorti que « la situation est sous contrôle. Le groupe d’experts est peu alarmiste. On est loin de la catastrophe. D’autant que l’Institut royal météorologique annonce de la pluie pour cette semaine, »indique le cabinet de Carlo Di Antonio (CDH). Cependant, le ministre wallon de l’Environnement a décrété deux mesures à prise d’effet immédiate.
Kayaks. Leur circulation était déjà interdite, notamment sur une portion de la Lesse. Vu la baisse du niveau des cours d’eau en Wallonie, cette interdiction est généralisée dès ce lundi après-midi et restera en vigueur jusqu’à nouvel ordre. Cette décision tombe sous le sens : il est devenu difficile de pratiquer ce sport sans racler le sol à de nombreux endroits, ce qui occasionne des dégâts aux kayaks, constatent les loueurs. Il est aussi à craindre que la faune et la flore pâtissent de ce sport très populaire en été.
Eau potable. Neuf communes vont se voir signifier la nécessité de consommer l’eau courante avec parcimonie pour prévenir toute pénurie. Il s’agit de Beauraing, Durbuy, Ferrières, Floreffe, Gesves, Houyet, Ohey, Sprimont et Vielsalm. Elles rejoignent six autres communes déjà sous restriction : Gouvy, Havelange, Hotton, Rochefort, Somme-Leuze et Stoumont. Leurs habitants sont priés de ne pas arroser leur pelouse, de laver leur voiture ou de remplir leur piscine. Cela dit, souligne le cabinet du ministre Di Antonio, la Wallonie dispose encore de bonnes réserves en eau. « Elles sont loin d’être épuisées. »
Pêche. Par ailleurs, peu avant la réunion de crise, René Collin, ministre wallon de la Nature, a décidé d’interdire temporairement la pêche dans toutes les eaux vives, à l’exception du bassin de la Dyle-Gette. Il en va en effet du maintien des populations piscicoles en cette période de fortes chaleurs. Cette interdiction ne frappe pas les eaux calmes et mixtes, du moins pour le moment.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
TROP DE KAYAK TUE LE KAYAK 

La surexploitation de la Lesse par des loueurs de kayaks peu scrupuleux au nez et à la barbe de la région wallonne est un scandale écologique et social.
Mais ce n'est rien au regard de la surexploitation de la planète par l'homme et sa civilisation technologique qui a réussi à éliminer plus de 80 % des espèces vivantes sauvages semant partout la mort et la désolation. Certes l'homme a éliminé la famine, la peste et autres maladies du genre et il est en mesure de réduire la pauvreté. Mais à quel prix? Au prix de la destruction de la planète qui est en train de se venger en brouillant le logiciel du climat. Oui nous avons chaud cet été, plus chaud qu'en 19 76 mais moins qu'en 1947 diront les plus optimistes: ces insensés qui refusent de croire à la fatalité du réchauffement climatique. Je déconseille aux âmes sensibles la lecture de l'article suivant. Il est tout simplement apocalyptique.
MG



COMMENT LA TERRE POURRAIT BASCULER VERS UN CLIMAT INCONTRÔLABLE
Le Vif
Même si l'humanité réduit les émissions de gaz à effet de serre comme prévu par l'accord de Paris, la planète elle-même pourrait perturber les efforts des hommes et basculer dans un état durable d'étuve, selon une étude publiée lundi.

Avec un tel scénario, la température moyenne de la Terre pourrait se stabiliser à +4°C ou +5°C par rapport à l'ère pré-industrielle, bien au-delà de l'objectif de l'accord de Paris sur le climat (+2°C maximum), selon cette étude de la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).
Les émissions de gaz à effet de serre ont déjà provoqué une hausse de 1°C de la température moyenne de la Terre, augmentant les probabilités et l'intensité des canicules, des sécheresses ou des tempêtes.
POINTS DE BASCULE
Les scientifiques décrivent dix aspects distincts du "système Terre" aujourd'hui neutres ou bénéfiques mais qui pourraient devenir néfastes, provoquant plus de rejets de CO2 et de méthane dans l'atmosphère que toutes les activités humaines combinées.
Ces points de bascule sont liés à des températures au-delà desquelles la libération de ces gaz serait inéluctable. "Quand un seuil critique est atteint, le processus de réactions s'auto-entretient", note l'étude, qui s'inquiète que la Terre puisse approcher un seuil la condamnant à devenir une étuve.
"PUITS DE CARBONE" AFFAIBLIS
Les forêts et les océans ont absorbé ces dernières décennies plus de la moitié des émissions de carbone.
Mais les forêts rétrécissent et les océans montrent des signes de saturation en CO2, selon de récentes études. Leur rôle d'éponge risque de s'affaiblir.
PERMAFROST
Le méthane et le CO2 emprisonnés dans le permafrost, sol censé être gelé en permanence en Russie ou au Canada, correspond à environ 15 années d'émissions humaines.
En cas de dégel, ces gaz relâchés -- pour l'instant en quantité négligeable-- accélèreraient le réchauffement, libérant encore plus de gaz.
De manière similaire, les hydrates de méthane, composés ayant l'apparence de la glace présents dans les fonds marins, sont également vulnérables au réchauffement, mais les scientifiques ne savent pas à quel rythme. Ils sont suspectés d'être à l'origine d'épisodes rapides de réchauffement il y a plusieurs millions d'années.
DÉPÉRISSEMENT DES FORÊTS
Un réchauffement de 3°C pourrait condamner à terme au dépérissement 40% de la forêt amazonienne, selon une récente étude.
Et les incendies, pas pris en compte dans ce modèle, pourraient accélérer cette destruction susceptible de relâcher dans l'atmosphère des milliards de tonnes de CO2.
MOINS DE BANQUISE
Le miroir blanc glacé de la banquise renvoie 80% des rayonnements du soleil. Mais avec la fonte de cette glace de mer, l'océan qui la remplace absorbe à l'inverse 80% de ces radiations, accélérant le réchauffement.
Dans l'Arctique, le premier été sans banquise devrait avoir lieu avant le milieu du siècle. Une situation susceptible de se reproduire tous les quatre ans dans un monde à +2°C.
CALOTTE GLACIAIRE
Les scientifiques s'accordent pour dire qu'il existe une température de bascule au delà de laquelle la calotte glaciaire recouvrant la terre de l'Antarctique ouest et du Groenland fondra. Mais leurs estimations sur cette température varient entre +1°C et +3°C.
L'autre question ouverte est le temps que cette glace mettra à fondre, libérant des volumes énormes d'eau douce dans les océans.
Les conséquences seraient dévastatrices: deux-tiers des mégalopoles sont installées moins de 10 mètres au-dessus du niveau de la mer, tout comme les plaines agricoles qui les nourrissent.
La fonte des glaces de l'Antarctique Ouest et du Groenland conduirait à une hausse du niveau de la mer de 13 mètres. La calotte de l'Antarctique Est, plus sensible au réchauffement qu'estimé précédemment, représente 12 mètres potentiels supplémentaires.
EFFET DOMINO
Tous ces mécanismes sont interconnectés, selon les auteurs de l'étude, et l'un d'entre eux pourrait en déclencher un autre, puis un autre.
"Ces événements en cascade pourraient pousser le système Terre dans son ensemble dans un nouveau mode de fonctionnement", note Hans Joachim Schellnhuber, coauteur et directeur du Potsdam Institute for Climate Impact Research, qui avait précédemment estimé qu'une Terre à +4 ou +5°C ne pourrait pas abriter plus d'un milliard de personnes.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
CHANGEONS NOTRE MODE DE VIE!
Tous ces mécanismes sont interconnectés, selon les auteurs de l'étude, et l'un d'entre eux pourrait en déclencher un autre, puis un autre. "Ces événements en cascade pourraient pousser le système Terre dans son ensemble dans un nouveau mode de fonctionnement.
Ce réchauffement délétère est, de toute évidence,  le fait de l'homme et de sa civilisation. A quoi bon le nier!
La seule question qui se pose est de se demander si l'homme civilisé aura la génie, l'intelligence et surtout la volonté et la sagesse de renverser la vapeur.
Oui tout à commencé précisément par l'énergie "vapeur" qui a entraîné les révolutions industrielles lesquelles ont induit le pillage des ressources en carbone de la planète. Mes voisins ont choisi délibérément de vivre autrement: sans automobile, sans électricité, sans frigo et en se chauffant essentiellement au bois comme les quakers d'autrefois. Les quakers ont pratiqué jadis cette simplicité dans leur habillement, dans leur langage et dans leur style de vie.  On les considérait  comme des « gens étranges » (Peculiar People). Traditionnellement, il s'agissait pour eux de contrer "l'expression de la vanité et de la supériorité, le conformisme et le gaspillage associés aux changements de mode. "
Comme bien d'autres aspects de la vie quaker, la pratique de la « simplicité » a évolué avec le temps, même si les principes de base sont restés valides:  simplicité, égalité et intégrité sont leurs valeurs guides. Gandhi, sans être leur disciple a prôné la sobriété et l'obligation de se"changer" en profondeur.
Aujourd'hui, Pierre Rabhi  propose de vivre mieux avec moins. Il  prône la sobriété heureuse
La sobriété heureuse: qu’est-ce donc ? "La simplicité volontaire, un mode de vie consistant à réduire volontairement sa consommation, ainsi que les impacts de cette dernière, en vue de mener une vie davantage centrée sur des valeurs définies comme « essentielles ». Cet engagement personnel et/ou associatif découle de multiples motivations."
Comment pouvons-nous, simples citoyens du monde, « être le changement que nous souhaitons voir dans le monde » comme le dit si justement M. Gandhi.
Notamment en nous posant les questions suivantes :
– comment  discerner le nécessaire du superflu ?
–  ai-je suffisamment de temps pour m’enrichir non pas matériellement, mais sur le plan intellectuel, social, spirituel ?
–  suis-je heureux dans ce que je fais ?
–  suis-je en accord avec mes valeurs, mes attentes, mes perspectives de vie ?
– comment réduire mon empreinte sur l’environnement pour conserver au mieux notre cadre de vie et le transmettre en bon état aux futures génération ?
– comment ne pas participer à l’exploitation des Hommes et ne pas la cautionner ?
N’oublions pas, nous sommes des « consom’acteurs » et nos pouvoirs sont nombreux et puissants. Bien plus que nous le pensons.
Sortir du moule de la société n’est pas chose facile, et c’est sûr, nous serons confrontés à de nombreuses difficultés. Cela nécessite du courage et de la persévérance. Il ne faudra pas fléchir face aux moqueries de ceux qui ne comprendront pas cette démarche qui est celle des mes voisins directs. Cela exige infiniment de patience et surtout de pédagogie pour sortir du modèle consumériste qui guide nos vies et nos sociétés. Il y a une alternative à la course à la croissance. La croissance infinie dans un monde fini n’a pas de sens.  Changeons donc !
C'est vite dit évidemment. D'aucuns diront même que cela va sans dire. Rien n'est plus faux. C'est aller au contraire à contre courant, comme font mes voisins, des jeunes Flamands qui ont fui la Flandre américanisée de Bart De Wever pour s'installer en bord de Meuse wallonne  dans une belle bicoque en ruine où ils vivent chichement mais heureux dans  la sobriété heureuse.
A terme, ils nous faudra tous faire comme eux ou l'humanité ne tardera pas à disparaître face au triomphe de la mort comme dans le tableau prophétique de Pierre Bruegel, le grand donneur d'alarme. "Tu ne feras pas dégât sur terre" avertit le coran!
MG

dimanche 22 juillet 2018

Philippe, le Roi qui règne à l’ombre

BÉATRICE DELVAUX
Le souverain est autorisé à remplir une fonction mais sans que cela se voie vraiment.


Philippe, le Roi lisse ? C’est ce qu’on pourrait conclure de ses cinq premières années de règne qui n’ont été marquées par aucun excès ou expression saillante. Ce que certains pourraient déjà considérer comme un objectif atteint.
Le nouveau souverain marche sur une poutre étroite, autorisé à remplir une fonction mais sans que cela se voie vraiment, ou alors de façon cadrée et discrète. Comme si le mot d’ordre était : « Règne à l’ombre. »
Un chef d’Etat protocolaire ? Par bien des aspects, oui : son rôle politique est quasi inexistant et son influence, d’apparence. Mais ce serait injuste de le comparer avec ses prédécesseurs, que ce soit le très intervenant Baudouin, ou le très vibrant Albert II. Les circonstances actuelles sont en effet extrêmement différentes, car potentiellement explosives, avec une N-VA séparatiste et républicaine au gouvernement. Toute action ou prise de parole est soumise à une prudence de Sioux : surtout ne rien faire qui précipiterait la fin de la monarchie, ou celle de la Belgique.
La discrétion du Roi et son comportement, plus que jamais aligné sur celui du gouvernement, préservent les intérêts du Premier ministre Charles Michel, qui serait très embarrassé par des attitudes ou prises de position royales plus marquées. Même l’empathie est sous contrainte. Sous d’autres cieux, on aurait vu ou entendu le Roi s’exprimer avec enthousiasme et soutien envers la Plateforme citoyenne qui héberge les réfugiés du parc Maximilien. Et la seule allusion belgicaine autorisée semble devoir se limiter aux Diables rouges.
Coincé entre les difficultés du monde (et de l’Europe), l’équilibre d’un gouvernement sous haut contrôle nationaliste et les incartades de ses proches (Laurent, Delphine, les parents Albert et Paola), le couple royal peut juste exprimer cette volonté forcenée de servir l’image et l’économie du pays, mû par la volonté de bien faire autant que tétanisé par la peur de mal faire.
Le couple royal a atteint les nouveaux objectifs, extrêmement définis et limités, dans les prés carrés très convenus qui lui ont été fixés, avec une simplicité et une classe que, dans ce pays, on préfère à la flamboyance. Sur ce point, la monarchie fait l’unanimité. Ce qui, vu le contexte, est une sorte de prouesse.
On dit le Roi très attaché à des valeurs. De quoi se départir de l’extrême prudence actuelle si la configuration politique le lui dictait ? Le futur reste à écrire.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
UN MONARQUE CORNAQUÉ?

La fonction royale qui est au centre de l'appareil constitutionnel belge est assurément réduite ad minima. Nos souverains marchent dans les clous. Les clous sont définis par la majorité et dépendent du bon vouloir de la NVA.
Il en résulte une impression de monarchie terne malgré le charisme "chicos" de Mathilde et le profil très prometteur de la jeune princesse Elisabeth. Philippe marche sur des oeufs et tourne sept fois la langue dans sa bouche en cul de poule avant de ne rien dire qui puisse heurter. Il est, de fait, lisse et ennuyeux comme un jour sans soleil. "Son" discours du 21 juillet d'un convenu affligeant fut prononcé sur un ton feutré avec une diction incertaine et un regard éteint. On ne lui pardonnerait pas une fanfaronnade à la Macron au stade du mondial à Moscou, voire une affaire Benalla. Hors de question!
En Belgique, le roi règne mais ne gouverne pas. Philippe règne carrément "light" conformément aux voeux du parti nationaliste flamand au pouvoir, comme le suggère l'excellente analyse de Béatrice Delveaux.
A quoi bon vouloir supprimer une monarchie tellement discrète qu'elle devient presque invisible. Les joggeurs de Laeken et environs aimeraient pouvoir demain courir dans son domaine privé qui constitue un des plus vastes espaces verts de la capitale. Finiront-ils par  squatter le domaine royal?
Et pourtant, constitutionnellement (le mot est long) le rôle du" roi arbitre" sera déterminant après les élections fédérales de 2019.
Le roi devra désigner alors un informateur, un explorateur avant de désigner un formateur de gouvernement.
Ce sera à tout le moins compliqué, tellement compliqué que cela pourrait même être tout à fait insoluble.
Mais attention, le couple royal s'est montré au bal populaire des Marolles en l'absence de Laurent et Claire qui en avaient fait leur point de chute annuel.
Quel contraste avec le discours  musclé du ministre président Bourgeois le jour de la fête "nationale" flamande et l'allucution d'adieu téméraire du président du parlement flamand. Pour Jan Peumans, il est temps de les concrétiser. Il propose d'aboutir à une Constitution flamande en 2021, année du cinquantenaire de l'institution du Conseil culturel de la Communauté culturelle néerlandaise, ancêtre du Parlement flamand. Cette Constitution, souligne le nationaliste, doit entrer dans le cadre d'un fédéralisme de coopération, mais être placée sur un même pied que la Constitution belge, en vue d'une plus grande autonomie de la Flandre.
Dont acte.
MG


VANDAAG ZIJN WIJ VLAMINGEN ONMISKENBAAR EEN VOLK EN EEN NATIE': DE INTEGRALE 11 JULITOESPRAAK VAN BOURGEOIS

Vlaanderen is een plek waar mensen een collectieve identiteit vinden, zegt Geert Bourgeois aan de vooravond van 11 juli.Lees ook: Bourgeois droomt van excellerende Vlaamse wereldburgers (en een overwinning van de Rode Duivels)
En weer zijn we hier, op de Groeningekouter, op deze lieu de mémoire, om het Feest van de Vlaamse Gemeenschap, om onze nationale feestdag te vieren. Die ene dag van het jaar waarop wij ons, meer dan op andere dagen, over levensbeschouwelijke en religieuze, over politieke en ideologische, over sociale en culturele verschillen heen, verbonden weten als Vlaming, als bewoner van het laagland tussen Noordzee en Maas, waar wij thuis kunnen zijn, waar wij thuis mogen zijn.
Altijd al wilden, altijd weer willen mensen ergens thuis zijn. Altijd al zochten, en altijd weer zoeken mensen een plek waar zij beschutting en bescherming vinden, vertrouwdheid en geborgenheid - en in deze rusteloze tijd van globalisering en digitalisering, van ontgrenzing en versnelling, van veranderingsangst en toekomstonzekerheid wellicht meer dan ooit tevoren.
Vandaag zijn wij Vlamingen onmiskenbaar een volk en een natie.
Lode Wils, die als geen ander historicus de Vlaamse Beweging bestudeerd heeft, zegt het zo:
'Een mens is niet alleen een individu, maar ook een collectief wezen met een psychologische drang om ergens thuis te horen. Hij heeft behoefte aan een collectieve identiteit, een groep of een waaier van groepen waarmee hij zich kan identificeren en waarin hij sociale status, veiligheid en eigenwaarde zoekt.
Die identiteit drukt zich uit in vele vormen en wordt bepaald door vele elementen, waarvan de betekenis varieert in verschillende culturen en dus in de tijd.'
Plekken waar mensen thuis kunnen komen, groepen waarmee mensen zich kunnen identificeren: ze zijn veelvoudig en veelvormig, want wij zijn mensen met meer dan één dimensie: het is niet 'of - of', het is 'én - én'.
Het gezin, de familie, de vereniging, de club, de beroepsgroep, de wijk, de parochie, het dorp, de gemeente, de stad: het zijn plekken waar mensen thuis kunnen komen, waarmee mensen zich kunnen identificeren, waar mensen collectieve identiteit vinden. Ook Vlaanderen is zulk een plek.
Ik citeer opnieuw Lode Wils:
'Een van de belangrijkste elementen of vormen van collectieve identiteit in Europa sinds twee eeuwen is de moderne natievorming. Onder invloed van ingrijpende economische, culturele en politieke veranderingen ontstonden sinds de Franse Revolutie naties, waarin de bevolking zich opgenomen voelde in een democratische gemeenschap van vrije en gelijke staatsburgers. Die natievorming, zoals heel het bewustzijn van collectieve identiteit, ontwikkelt zich voortdurend en fundamenteel. Zo is na 1830 in Europa de taal een belangrijke factor in het nationale bewustzijn geworden, en is onder meer de Vlaamse Beweging ontstaan.'
Die Vlaamse Beweging, die strijd van de flaminganten voor het behoud van de volkstaal, hun verzet tegen de verfransing van het openbare leven en hun actie voor de erkenning van het Nederlands als landstaal hebben vanaf het midden van de 19de eeuw een gevoel van verbondenheid, een nationaal bewustzijn gecreëerd, dat almaar verder uitdijde en waarop zich in de 20ste eeuw de Vlaamse natie heeft ontwikkeld en gevormd.
vANDAAG ZIJN WIJ, vLAMINGEN, ONMISKENBAAR EEN VOLK.
vANDAAG ZIJN WIJ ONLOOCHENBAAR EEN NATIE.
Wij zijn een natie omdat wij op een afgegrensd en overzichtelijk grondgebied en in vrij gelijkaardige omstandigheden leven, en wij dat nu en in de toekomst willen blijven doen.
Door het staatsvormingsproces dat in 1970 is begonnen en dat nog niet tot voltooiing is gekomen, hebben we eigen politieke instellingen, een eigen administratie, eigen openbare instellingen en bedrijven.
Wij delen een gemeenschappelijk verleden, en wat door en in die vele eeuwen tot ons is gekomen, zowel materieel als immaterieel.
Tot dat laatste behoren de grondwaarden en basisnormen van onze samenleving: de representatieve democratie, de verdeling van de staatsmacht over wetgevende, uitvoerende en rechterlijke macht, de voorrang van het recht, de scheiding van Kerk en Staat, de fundamentele vrijheden zoals die van mening, van levensbeschouwing en van vereniging, en, niet het minst, de onvervreemdbare mensenrechten - waarden en normen met wortels die tot in de Oudheid reiken, maar die vooral door en sinds de Verlichting vorm en gestalte hebben gekregen.
Wij zijn een natie omdat wij dezelfde taal spreken, het Algemeen Nederlands, met haar oude, te koesteren dialectvarianten en - helaas ook - haar jammerlijke tussentaalvorm.
We lezen dezelfde kranten, we luisteren naar dezelfde radio-uitzendingen, we kijken naar dezelfde televisieprogramma's.
We zijn trots op onze kathedralen en stadhuizen, op onze belforten en begijnhoven, op Rubens, Breugel en Permeke, op Van Maerlant, Streuvels en Claus, op alles wat creatieve handen en schrandere geesten hebben voortgebracht.
We koesteren onze tradities van stoeten en ommegangen, van kermissen en jaarmarkten.
We zwaaien met leeuwenvlaggetjes als de Ronde van Vlaanderen voorbijkomt, en zitten tricoloor uitgedost voor reuzenschermen wanneer de Rode Duivels spelen.
Dat alles - en nog meer - verbindt ons met elkaar en creëert een samenhorigheidsbesef. Dat alles - en nog meer - is ons DNA en geeft Vlaanderen zijn eigen, unieke gestalte. Dat alles - en nog meer - vormt onze collectieve, onze nationale identiteit, ook al blijft dat sommigen storen, ook al blijven sommigen dat ontkennen.
* * *
'Een nationaal gevoel', schrijft Johan Huizinga, de grondlegger van de cultuurgeschiedenis in de Lage Landen, 'een nationaal gevoel dat zich niet spiegelen kan in de roerloosheid van het verleden, mist den grondslag van zijn wezen. Het leven van een natie is historie, zoals het leven van den enkelen mensch historie is. Op ieder oogenblik dat men het leeft, heeft het zijn vorm en zijn beteekenis, zijn zin en zijn richting uit dat deel wat voorbij is. Wie zich afgesneden denkt van de herinnering aan zijn herkomst, groei en lotgeval, staat redeloos voor het leven.'
Wat kan er ons beter voor behoeden dat wij ooit 'afgesneden' zouden raken van 'de herinnering aan' onze 'herkomst, groei en lotgeval' - wat kan ons daar beter voor behoeden dan een museum?
In Leeuwarden, bijvoorbeeld, staat sinds 1881 een Fries Museum, dat in de jaren 1990 uitgebreid en verbouwd werd. en de geschiedenis en cultuur van Friesland tot leven laat komen. 'Met het erfgoed van het verleden als uitgangspunt is het een spiegel voor de samenleving en een laboratorium voor wat de Friese samenleving in de toekomst kan zijn,' zo staat in de visie van het museum.
Volgend jaar gaat in Regensburg het Museum der Bayerischen Geschichte open: 'Ein Haus der Zukunft für die Geschichte der Gegenwart' - 'een huis van de toekomst voor de geschiedenis van het heden'. De klemtoon zal er liggen op de geschiedenis van de laatste tweehonderd jaar. 'Van architectuur tot sport, van kunst tot taal, van geloof tot politiek: geen thema wordt verwaarloosd,' zeggen de ontwerpers.
Is niet de tijd gekomen om deze en andere voorbeelden te volgen en een Museum te creëren dat op een wetenschappelijk verantwoorde wijze en met moderne museale vormen en technieken toont hoe Vlaanderen de culturele, sociologische en staatkundige entiteit is geworden, die het vandaag is; hoe zich uit de pagus flandrensis van de vierde eeuw het Vlaanderen van de eenentwintigste eeuw heeft ontwikkeld.
Het Europese project zal maar succesvol voortgezet kunnen worden, wanneer de Unie respect heeft voor de rijkdom van haar talen en culturen,
Wij hebben in Vlaanderen schitterende musea over de meest uiteenlopende onderwerpen, maar geen museum dat onze geschiedenis en onze cultuur in de meest brede betekenis tot leven laat komen. Dat toont hoe Vlaanderen vorm heeft gekregen en wat Vlaanderen bijzonder maakt.
Mij lijkt de tijd gekomen een dergelijk museum tot stand te brengen, opdat ook de komende generaties niet afgesneden zouden raken van 'onze herkomst, groei en lotgeval', zodat ook hen die na ons komen niet 'redeloos voor het leven' staan.
Mij lijkt dit voorwaar een uitdaging voor een volgende Vlaamse regering.
* * *
Wie het over de identiteit van een natie heeft, kan niet voorbij aan de realiteit van een diverse samenleving. Wie spreekt over de Vlaamse identiteit, kan niet voorbij aan de ruim één miljoen inwoners van Vlaanderen die van buitenlandse, van allochtone herkomst zijn.
Wanneer zij zich hier duurzaam willen vestigen, wanneer zij hier hun toekomst willen uitbouwen, kunnen wij hen niet vragen hun geschiedenis te vergeten, hun identiteit af te leggen.
Wel kunnen, mogen en moeten wij hen vragen tot op een bepaalde hoogte in onze Vlaamse identiteit te stappen. Het minimum minimorum dat wij hen kunnen, mogen en moeten vragen, is onze taal te leren en zich onze publieke cultuur eigen te maken.
Onze taal, het Nederlands, is de kern van onze collectieve, van onze Vlaamse identiteit. Taal slaat bruggen. Taal maakt iemand tot deelgenoot van een cultuur, van een samenleving. Het is daarom de opdracht, zeg maar de plicht van eenieder die in Vlaanderen komt wonen, die in Vlaanderen woont, Nederlands te leren en te spreken. Nederlands leren en spreken opent de deur naar een geslaagde integratie en helpt om snel een volwaardige plaats in onze samenleving in te nemen.
Wie in Vlaanderen zijn toekomst wil uitbouwen, moet ook bereid zijn onze publieke cultuur te internaliseren, eigen te maken. De belangrijkste bestanddelen ervan wil ik nog eens opsommen: onze fundamentele rechten en vrijheden, waaronder de vrijheid van mening; de scheiding van Kerk en Staat; de gelijkheid van man en vrouw; de pluraliteit van levensbeschouwingen; de niet-discriminatie op grond van afkomst maar evenmin op grond van seksuele geaardheid.
Die normen, waarden en regels, die publieke cultuur vormen de grondslag van ons samenleven. Zonder die canon van normen, waarden en regels verliest onze samenleving haar samenhang, haar cohesie. Ze trekken het kader waarin wij, ongeacht onze afkomst, in wederzijds respect voor elkaars overtuiging, in vrijheid en verantwoordelijkheid, conflictvrij kunnen leven en kunnen samenleven. Ze definiëren het burgerschap, ze bepalen wie deel is van onze politieke gemeenschap. Op basis van dat burgerschap kunnen wij, ondanks onze verschillende afkomst, ondanks een verdeeld verleden - op basis van dat burgerschap kunnen wij samen aan een gedeelde toekomst, aan de toekomst van Vlaanderen bouwen.
***
'Om iets te zijn, moeten wij Vlamingen zijn. - Wij willen Vlamingen zijn, om Europeeërs te worden.'
De gevleugelde woorden van August Vermeylen zijn intussen bijna 120 jaar oud - en nog immer actueel. Uiteraard kon Vermeylen niet de Europese Unie als interne markt of politieke structuur bedoelen, en verwees hij naar Europa als cultuurpatroon, als drager van gemeenschappelijke waarden.
Intussen zijn we niet alleen Europeeër, maar ook burger van de Europese Unie. En aan die Europese Unie hebben wij veel te danken.
Al zestig jaar verbindt ze mensen en volkeren.
Al zestig jaar brengt ze ons continent vrede en stabiliteit.
Al zestig jaar verankert ze de waarden van de Verlichting, zoals die bij de eeuwwisseling bevestigd werden in het Handvest van de Grondrechten van de Europese Unie.
Al zestig jaar creëert ze werk, groei en welvaart. Zeker voor Vlaanderen, met zijn extreem open economie, vormt de Europese Unie een enorme afzetmarkt zonder grenzen. En het gemeenschappelijk handelsbeleid creëert ook buiten Europa grotere afzetmarkten voor Vlaamse producten.
Ter wille van het belang van de Europese Unie voor Vlaanderen, heeft de Vlaamse regering zich in haar visienota van 30 september 2016 over de toekomst van de Europese Unie uitgesproken voor een verdieping van de interne markt, zodat de economische unie ook een transportunie, een energie-unie en een digitale unie wordt. Wij willen de Europese Unie zien uitgroeien tot een wereldspeler in internationale handel, tot een factor van vrede en stabiliteit in de wereld, tot een Unie die onze gedeelde fundamentele waarden, normen en vrijheden bewaakt en in alle continenten uitdraagt.
Het Europese project zal echter maar succesvol voortgezet kunnen worden, wanneer de Unie trouw blijft aan haar devies: "In varietate concordia" - Verenigd in verscheidenheid.
Het Europese project zal maar succesvol voortgezet kunnen worden, wanneer de Unie respect heeft voor de rijkdom van haar talen en culturen, respect voor de diversiteit van haar volkeren en naties, voor hun geschiedenis en hun identiteit - ook wanneer die naties streven naar staatsvorming.
Daarom betreuren wij dat de Europese Commissie en de leiders van de Europese Unie de andere kant opkeken, toen verkozen vertegenwoordigers van de Catalaanse natie aangehouden en opgesloten werden, en de uitoefening van het regionale zelfbestuur de facto onmogelijk werd gemaakt - regionaal zelfbestuur dat nochtans gewaarborgd is door het Unieverdrag, ik citeer artikel 4: 'De Unie eerbiedigt de gelijkheid van de lidstaten voor de Verdragen, alsmede hun nationale identiteit die besloten ligt in hun politieke en constitutionele basisstructuren, waaronder die voor regionaal en lokaal zelfbestuur.'
Ik kan niet aanvaarden dat in 2018 in een lidstaat van de Europese Unie leiders van een volksbeweging, verkozenen des volks en ministers vervolgd worden en al negen maanden in de cel zitten, hoewel ze nooit enige daad van geweld hebben gepleegd, hoewel ze daar nooit toe opgeroepen hebben.
Het is hoog tijd dat die gang van zaken getoetst wordt aan het Handvest van de Grondrechten van de Europese Unie.
***
In de opgang van het Vlaamse volk en de ontvoogding van Vlaanderen zijn er enkele markante mijlpalen.
1898 is zulk een mijlpaal. De Gelijkheidswet, die op 8 april honderd twintig jaar oud was, erkende eindelijk het Nederlands als officiële landstaal, naast en gelijkwaardig aan het Frans.
Vijftig jaar na 'Leuven Vlaams' is Vlaanderen een zelfbewuste natie en een toonaangevende, dynamische deelstaat
Ook 1968 is een mijlpaal. De doortrekking van het beginsel 'streektaal = onderwijstaal' tot de universiteit van Leuven, was het sluitstuk van het taalwetgevingsproces dat een eeuw voordien was begonnen. Tegelijk vormde de Leuvense kwestie de politieke opmaat van de staatshervorming, van de verbouwing van het unitaire België tot een federale staat - een transitie die nog niet tot voltooiing is gekomen.
Honderdtwintig jaar na de Gelijkheidswet, vijftig jaar na 'Leuven Vlaams' is Vlaanderen een zelfbewuste natie en een toonaangevende, dynamische deelstaat, zijn de Vlamingen trots op de weg die is afgelegd, op wat in al die opeenvolgende jaren en decennia is verwezenlijkt en verworven.
Zelfbewust en trots mogen we zijn, zeker op onze Vlaamse Feestdag. Zelfbewust en trots, maar niet zelfgenoegzaam en ijdel. In tal van domeinen staat Vlaanderen aan de Europese top. Wij hebben excellente universiteiten, wij hebben uitmuntende onderzoeksinstellingen, wij hebben innovatieve ondernemers en vakbekwame werknemers. Wij hebben sporters van het allerhoogste niveau, vrouwen zowel als mannen. Vele Vlamingen schitteren in de wereld van kunst en cultuur.
De wil om bij de beste te zijn, om te excelleren, maakt deel uit van onze Vlaamse identiteit.
Ons onderwijs is altijd al van topniveau geweest, en op vele vlakken is het dat nog altijd. Laat er ons allen samen voor zorgen dat ons onderwijs ook in de toekomst op álle vlakken tot de Europese top blijft behoren, de wapenspreuk van Gruuthuse indachtig: 'Plus est en vous!'
Op deze Groeningekouter hebben we in 1302 het Franse ridderleger verslagen. Laat ons hopen dat onze Rode Duivels straks de Fransen opnieuw verslaan
Ook in de strijd tegen de krapte op de arbeidsmarkt moeten we ambitieus zijn. De werkzaamheidsgraad in Vlaanderen is beduidend hoger dan in Wallonië en Brussel.
Tegen 2020 halen we wellicht de 75 procent-doelstelling, maar om écht tot de Europese top te behoren, moeten we naar 80 procent streven.
Ik roep de federale regering daarom op om inzake arbeidsmarktbeleid een nieuw pakket ambitieuze hervormingsmaatregelen te nemen die het arbeidsmarktbeleid van de Vlaamse regering ondersteunen en versterken.
Inzake investeringen heeft de Vlaamse regering het tempo al drastisch opgedreven, en ze blijft dat doen, zonder de begroting uit evenwicht te brengen. Willen we aansluiting vinden met de Europese top, dan moeten we een ambitieuze investeringsnorm durven vast te leggen.
In de strijd tegen de klimaatverandering moet Vlaanderen eveneens ambitieus durven te zijn. De omslag maken naar een koolstofarme samenleving met zoveel mogelijk hernieuwbare energie, is broodnodig. In alle cruciale domeinen, met name transport, landbouw, gebouwen en industrie, moeten we bijkomende ambitieuze klimaatmaatregelen nemen.
Ambitie hebben, de lat hoog leggen, excelleren: ze zijn altijd al eigen geweest aan de Vlamingen, ze zijn - ik zei het al - deel van onze identiteit. Laten wij dat zo houden, en zodoende de basis leggen voor de welvaart en het welzijn van morgen en overmorgen. Dat is mijn wens, dat is mijn droom op de vooravond van 11 juli.
En tot slot: op deze Groeningekouter hebben we in 1302 het Franse ridderleger verslagen. Laat ons hopen dat onze Rode Duivels straks de Fransen opnieuw verslaan, zij het dit keer in een sportieve en niet bloedige strijd.
Ik wens u allen een fijne Vlaamse Feestdag!

AUJOURD'HUI, NOUS SOMMES INDÉNIABLEMENT UN PEUPLE ET UNE NATION" :
LE DISCOURS COMPLET DU 11 JUILLET PAR LES BOURGEOIS (extraits)

Un être humain n'est pas seulement un individu, mais il est aussi un être collectif avec le besoin psychologique d'appartenir à quelque chose. Il a besoin d'une identité collective, d'un groupe ou d'une série de groupes auxquels il peut s'identifier et dans lesquels il recherche le statut social, la sécurité et l'estime de soi.
Le processus de construction de l'État qui a commencé en 1970 et qui n'est pas encore terminé signifie que nous avons nos propres institutions politiques, notre propre administration, nos propres institutions publiques et nos propres entreprises.
Nous sommes une nation parce que nous parlons la même langue, le néerlandais , avec ses anciennes variantes dialectales à chérir.
Tout ceci - et plus encore - est notre ADN et donne à la Flandre sa propre forme unique. Tout cela - et plus encore - constitue notre collectif, notre identité nationale, même si cela continue de troubler certains, même si certaines personnes continuent de le nier.
Pour être quelque chose, il faut être flamand. - Nous voulons être flamands pour devenir européens.
La citation célèbre d'August Vermeylen ont maintenant presque 120 ans - et demeure toujours d'actualité aujourd'hui. Bien sûr, Vermeylen ne pouvait pas parler de l'Union européenne comme d'un marché intérieur ou d'une structure politique, et il a parlé de l'Europe comme d'un modèle de culture, porteur de valeurs communes.
Nous voulons que l'Union européenne devienne un acteur mondial du commerce international, un facteur de paix et de stabilité dans le monde, une Union qui sauvegarde et promeut nos valeurs, normes et libertés fondamentales communes sur tous les continents.
Toutefois, le succès de la poursuite du projet européen dépend de la fidélité de l'Union à sa devise : "In varietate concordia" - Unie dans la diversité.
Nous pouvons être sûrs de nous et fiers, surtout le jour de notre Fête flamande. Consciente et fière, mais pas complaisante et vaine. La Flandre est au sommet de l'Europe dans de nombreux domaines. Nous avons d'excellentes universités, d'excellentes institutions de recherche, des entrepreneurs innovateurs et des employés qualifiés. Nous avons des sportifs de haut niveau, hommes et femmes. De nombreux Flamands brillent dans le monde de l'art et de la culture.
La volonté d'être parmi les meilleurs, d'exceller, fait partie de notre identité flamande.


Le taux d'emploi en Flandre est nettement plus élevé qu'en Wallonie et à Bruxelles.
LE "TESTAMENT POLITIQUE" DE M. PEUmans
Le Vif
Source: Belga

Le président du Parlement flamand, Jan Peumans (N-VA), a plaidé mercredi, dans son discours officiel pour la Fête de la Communauté flamande à l'Hôtel de Ville de Bruxelles, pour une révision des cinq résolutions que l'assemblée flamande avait lancées en 1999 en vue d'une réforme de l'État. Il demande aussi de doter la Flandre d'une Constitution propre d'ici 2021 et de faire du 11 juillet un jour férié.

Pour son dernier discours du 11 Juillet avant une probable retraite politique, M. Peumans (67 ans) n'a pas hésité à qualifier son allocution de "testament politique" de sa présidence de l'assemblée flamande, non sans l'agrémenter de plusieurs traits d'humour.
Devant les autorités du pays, il n'a toutefois pas lancé de proposition réellement neuve, lui qui s'était fait rabrouer dernièrement par son président de parti Bart De Wever pour avoir critiqué en public le secrétaire d'État Theo Francken et la dureté de ton de son parti sur l'asile et la migration.
Ses propositions - doter la Flandre d'un texte fondamental propre (comme le ministre-président flamand Geert Bourgeois l'avait réclamé l'an dernier) ou faire du 11 juillet un jour férié - constituent des demandes déjà entendues par le passé.
Pour Jan Peumans, il est temps de les concrétiser. C'est ainsi qu'il propose d'aboutir sur une Constitution flamande en 2021, année du cinquantenaire de l'institution du Conseil culturel de la Communauté culturelle néerlandaise, ancêtre du Parlement flamand.
Cette Constitution, souligne le nationaliste, doit entrer dans le cadre d'un fédéralisme de coopération, mais être placée sur un même pied que la Constitution belge, en vue d'une plus grande autonomie de la Flandre.
Quant au jour férié du 11 juillet, c'est une revendication que le Vlaams Belang a soutenue par une action menée peu avant la cérémonie à l'Hôtel de Ville de Bruxelles.
Interrogé, le ministre-président flamand Geert Bourgeois l'a aussi revendiquée au nom de son parti, la N-VA. Il a précisé qu'il ne s'agissait pas d'ajouter un jour de congé au calendrier, mais de remplacer un jour férié existant.
Dans les deux autres partis flamands au pouvoir, le CD&V et l'Open Vld, on y est aussi favorable. Le vice-Premier ministre CD&V Kris Peeters souligne toutefois la difficulté de trouver le jour férié qui passera à la trappe. La présidente de l'Open Vld Gwendolyn Rutten ne s'est pas opposée à l'idée.
Autre suggestion, le président du Parlement flamand est revenu sur les cinq résolutions de 1999 dans lesquelles l'assemblée balisait ses demandes pour une sixième réforme de l'État qui a fini par advenir. "Certaines (résolutions) ont été entièrement concrétisées, d'autres partiellement, d'autres encore sont désormais dépassées par les évolutions sociétales ou politiques", a constaté M. Peumans.
Pour le Limbourgeois, plusieurs parlements du pays (fédéral, flamand, bruxellois et francophone) devraient donc évaluer l'impact réel de ces résolutions "et leurs mérites". Jan Peumans souhaite la constitution d'un groupe de travail au parlement flamand. Ces exercices devraient à ses yeux faire émerger de nouvelles perspectives, "qui pourraient servir de fondement à de nouvelles réformes de notre configuration étatique".
De manière inattendue, le bourgmestre de Bruxelles a pour la première fois été invité à faire lui aussi une allocution durant la cérémonie, alors que la Ville n'y reçoit traditionnellement la parole que par la voix d'un échevin néerlandophone.
Philippe Close (PS) a ainsi reçu l'occasion de vanter à la fois le caractère international de Bruxelles et de souligner son caractère flamand parmi ses multiples identités, ainsi que la volonté de la Ville de renforcer ses liens avec la Flandre comme avec la Wallonie. Un discours salué jusque dans les rangs de la N-VA, notamment par Theo Francken sur Twitter.