dimanche 26 mai 2019

Elections 2019: «Ce sera soit la N-VA et le MR, soit avec nous et sans la N-VA», affirme Paul Magnette

Le Soir

Le président du parti Elio Di Rupo souligne, lui, que c’est Bart De Wever qui a décrété que ce serait « nooit avec les Ecolos communistes, nooit avec les socialistes mais avec les libéraux ».
Le parti socialiste part aux élections en souhaitant que se constitue autour de lui un gouvernement au programme « le plus progressiste » possible dans les différentes entités du pays, et singulièrement au fédéral, où il n’entend pas gouverner avec la N-VA. Il tient à ce que les négociations d’après élections avancent de façon synchronisée dans les différentes entités.
Pour le porte-parole de la campagne, et tête de liste à l’Europe, Paul Magnette, qui observe l’envie des libéraux et des nationalistes de renouer au fédéral, « ce sera soit la N-VA et le MR (…), soit avec nous et sans la N-VA ».
Le président du parti Elio Di Rupo souligne, lui, que c’est son homologue à la N-VA Bart De Wever qui a décrété que ce serait « nooit avec les Ecolos communistes, nooit avec les socialistes mais avec les libéraux ». Pour le PS, pas de gouvernement avec la N-VA donc, pas non plus de discussion institutionnelle car « nous n’imaginons pas d’hypothèse institutionnelle ».
Elio Di Rupo et Paul Magnette ont clarifié ce positionnement à huit jours du scrutin, lors d’une conférence de presse au cours de laquelle M. Magnette a également souligné le peu d’éléments de programme qui rassemblaient PS et MR, et lors de laquelle il a également dit scruter les intentions du CDH vis-à-vis de la N-VA, le caractère progressiste des centristes, étant à ses yeux évolutif selon les jours.
Entre-temps, le président du CDH Maxime Prévot a repoussé la perspective d’une participation à une Suédoise bis, indiquant que son parti ne souhaitait en aucun cas « contribuer à la mise en place d’un gouvernement avec la N-VA ».
S’adressant aux « progressistes tentés par le PTB », le président Di Rupo a également insisté ces derniers jours sur l’importance d’un « vote utile à gauche », le parti marxiste se refusant, d’après lui, à dépasser le stade de l’indignation et à prendre ses responsabilités.
Le PS, qui a été mis hors de la majorité fédérale en 2014, après 25 ans de participation ininterrompue, puis du gouvernement wallon en 2017, n’a cessé de dénoncer la « politique de destruction sociale » du gouvernement Michel.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
A BON ELECTEUR SALUT!

Le brouillard se lève doucement sur la Meuse. Le fond le l'air est frais, l'aube surgit dans un piaillement d'oiseaux mais ce n'est pas un dimanche comme les autres que l'on voit poindre à l'horizon. Rien, n'est décidé, les urnes n'ont pas parlé encore. Les présidents de bureau et leurs assesseurs investissent les salles de classes vidées de leurs mobilier scolaire.  L'électeur peut encore changer d'avis. Tout reste possible et son contraire. L'avenir est sur les genoux des dieux . Nous sommes à la merci de l'imprévisible. Vraiment?
Les présidents de parti ont prononcé leurs exclusives  et jeté quelques anathèmes: jamais avec la NVA; jamais avec le PS. La Belgique et l'Europe sont à la croisée des chemins, à la merci des humeurs des électeurs perplexes et versatiles. Plus rien pourtant demain ne sera comme avant. Les populistes nationalistes se préparent à entrer en masse au Parlement européen. Emmanuel Macron est nerveux, il joue sa crédibilité et son quinquennat à quitte ou double, Angela Merkel se demande si vraiment elle succédera à Juncker, Theresa May tire sa révérence devant l'ainée des souveraines,  Charles Michel a mal dormi, il sent qu'il se prépare à gérer les affaires courantes pendant la plus longue vacance du pouvoir de l'histoire du royaume. Le roi Philippe est inquiet, sa fille, la sémillante princesse Elisabeth, lui succédera-t-elle jamais sur le trône royal qui vacille?  Albert II son père est accablé par d'autres soucis. Une jeune américaine au nom chinois à remporté hier avec son Tchaikowski le concours institué par sa grand mère bavaroise: globalisation de la culture?  Et chacun d'entre nous retient son souffle. Les démocrates veulent croire encore à la démocratie. L'électeur hollandais a créé la surprise  Le commissaire néerlandais Frans Timmermans, tête de liste du parti social-démocrate PvdA aux, savoure une victoire, inattendue. "Il y a partout en Europe un besoin d'une autre Europe", estime, le plus brillant des successeurs potentiels de Juncker. "Il y a aux Pays-Bas une majorité évidente qui souhaite que l'Union européenne continue à jouer un rôle pour résoudre des problèmes", a-t-il déclaré sur la chaîne publique néerlandaise NOS. Il pointe la lutte contre le changement climatique que beaucoup d'Européens souhaitent mener ensemble, de même que la lutte contre l'évasion fiscale, ou la coopération dans le domaine social. " Ce sont des thématiques qui se présentent dans toute l'Europe, en faveur desquelles oeuvre la démocratie sociale", a-t-il assuré. 
400 millions d'électeurs vont voter aujourd'hui dans 28 pays pour élire 751 députés européens. Certains, sans doute plus nombreux que prévu, préféreront se rendre à la pêche, le temps semble s'y prêter.
Un envol des mouvements nationalistes et populistes devrait selon selon les sondages faire perdre du terrain aux deux groupes les plus importants au Parlement européen, le Parti populaire européen (PPE), groupe de la droite pro-européenne, et le Parti socialiste européen.
Faites vos jeux...rien ne va plus.
MG

vendredi 24 mai 2019

Saura-t-on faire l'économie de la révolution ?

Par Jacques Attali,
L'Express

Tous les pays d’Occident, la France en particulier, et bien d’autres pays du monde, sont au bord de révolutions brutales, dont les conséquences seront désastreuses pour des décennies ; ou très positives, si on sait les anticiper et régler intelligemment à l’avance les contradictions qu’elles traduisent.
Une révolution (je ne parle pas ici de révolutions scientifiques, artistiques, intellectuelles, toujours bienvenues ; mais de révolutions politiques) se déclenche toujours quand un régime ne sait plus assurer à ceux qu’il prétend servir le bien-être auxquels ils estiment avoir droit, et quand il ne fait plus assez peur pour se maintenir par la force. Alors, les révoltes deviennent des révolutions.
Ces révolutions commencent par inspirer des espoirs fous, dérapant souvent ensuite dans des dérives sanglantes, entraînant des contrerévolutions plus sanglantes encore ; jusqu’à ce que, des années, ou des décennies plus tard, les ambitions de la révolution initiale soient retrouvées, et ses idéaux servis, dans un contexte raisonnable et équilibré.
Rares sont les peuples qui ont réussi à faire l’économie de la révolution et de la contrerévolution, pour en arriver directement au régime le plus réaliste, conciliant le souhaitable et le possible.
Aujourd’hui, toutes les conditions sont réunies pour que se déclenchent un jour prochain, dans plusieurs pays, des révolutions d’une extrême violence.
Les régimes en place semblent en effet incapables de résoudre les difficultés et les frustrations, réelles ou ressenties, d’un grand nombre de citoyens : un travail absent, non rémunérateur, ou aliénant ; des services publics délabrés ; des territoires ruraux oubliés ; une agriculture en plein désarroi ; un environnement dégradé ; une précarité croissante ; des vies personnelles en miettes.
Ces régimes, se sentant menacés, se crispent et accordent de plus en plus de privilèges aux classes dominantes et à leurs enfants, rendant plus fous de colère encore ceux qui en sont exclus.
Quand ces colères ne sont que celles des plus pauvres, soumis et faibles, rien ne se passe. Quand elles atteignent, comme aujourd’hui, les classes moyennes, et quand celles-ci en déduisent qu’elles n’ont plus rien à perdre, la révolution devient possible.
On voit très bien la forme qu’elle pourra prendre bientôt, en France et dans d’autres pays d’occident : les peuples ne se contenteront plus du dégagisme soft, qui a conduit à remplacer une classe politique discréditée, par une autre, qui se prétendait nouvelle, mais qui n’était, en fait, qu’un autre avatar de la précédente, et qui n’a pas mieux réussi. Les peuples se révolteront contre tous ceux qui sont pensés comme ayant du pouvoir,dans les entreprises et les cités ; et en particulier contre leur capitale. Ils s’abandonneront alors à des chefs autoritaires, sortis des rangs du peuple, (ou à des pseudostars populistes, mêlant le simulacre au réel) avec la promesse d’accorder à tous les privilèges anciennement réservés aux élites et de protéger les peuples des menaces du monde. Mêlant ce qui s’est déjà annoncé en Italie, en Ukraine, et en Hongrie.
On peut être sceptique et refuser de penser que de telles révolutions soient possibles. Mon intuition est que tout se met en place pour qu’elles le deviennent. Très bientôt. Les révoltes, les colères, les manifestations d’aujourd’hui n’en sont pas des substituts. Ils en sont des signes précurseurs.
Comme à chaque révolution de ce genre, ceux des puissants d’aujourd’hui qui échapperont aux foudres des nouveaux dirigeants émigreront, en attendant que ces révolutions échouent, ce qui ne manquera pas d’arriver, après un temps plus ou moins long.
La contrerévolution sera encore une fois terrible, d’autant plus terrible que les privilégiés auront eu peur, ou qu’ils auront perdu des leurs et des biens dans la révolution.
Même si on n’apprend jamais rien de l’Histoire, on pourrait faire l’économie de ces désastres annoncés ; en organisant la nation comme elle le sera, quoi qu’il arrive, après les ravages de la révolution et de la contrerévolution : une nation beaucoup plus juste, beaucoup plus empathique, ouverte au monde, capable de penser aux intérêts des générations suivantes.
Pour y parvenir, il faudrait que les arrogantes élites d’aujourd’hui, veuillent bien laisser une part importante du pouvoir à ceux qui en sont le plus privés ; en particulier, aux femmes issues des territoires fragiles de la république, de la campagne et des quartiers : elles portent, mieux que personne, l’espoir de l’avenir. Sans violence, sans concession.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
PESSIMISME D'HUMEUR?

On me dit souvent d'humeur pessimiste dans mon proche entourage.
Soit. Je mets volontiers  cela sur le compte de l'âge qui vient imperceptiblement, ce qui forcément tempère l'optimisme. Jamais pourtant je n'aurais écrit un post aussi  noir que celui qu'ose ici Jacques Attali qui lui non plus n'est pas précisément un perdreau de l'année mais qui est, néanmoins, un des meilleurs observateurs du temps long en politique.
Et pourtant toutes mes lectures des dernières années confirment  une impression de fin de régime et de bord du gouffre. Quand on me demande si la situation socio politique actuelle évoque pour moi les années 1912/13 ou plutôt 1931/32/33, je réponds volontiers: plutôt 1786/87/88...Et je m'explique: jamais depuis des décennies les différences de revenus et de pouvoir d'achat n'ont été aussi criantes qu'aujourd'hui. Rarement, le fossé entre le peuples et ses élites à été aussi béant pour ne pas dire carrément inconciliable autrement dit entre les privilégiés et le peuple des sans grade, les gens de rien, comme les appelle Macron, les sans dents, comme disait Hollande dans le livre assassin de son ex-compagne.
Les quatre derniers présidents de la République française n'ont pas réussi grand chose contre le chômage hormis de plomber la dette française. Ce n'est guère plus brillant chez nous ou en Italie.
Il est évident que le phénomène singulier des gilets jaunes rend soudain visible l'étendue de la détresse de la classe moyenne inférieure française. Mais c'est pareil  en Belgique et partout en Europe et aussi aux Etats Unis. Il y a des gilets jaunes partout même s'ils ne revêtent pas tous la chasuble fluo.
Les élections européennes toutes proches vont sans doute se solder par un triomphe des paris populistes qui font entrer en force au parlement européen.  Nigel Farage se prépare à faire des ravages au détriment de Thérésa May qui ne tardera pas à jeter l'éponge. Marine Le Pen qui se sent pousser des ailes exige déjà la tête de Macron si elle devait l'emporter au européennes. Et que feront les Allemands qui tournent le dos au parti d'Angela Merkel et au SPD actuellement coalisés à l'avantage de Alternativ für Deustschland?
Nous assistons depuis une grosse décennie à l'agonie de la social-démocratie européenne qui avait su jusqu'ici amortir les chocs  et faire prendre patience aux plus démunis. La social-démocratie est à bout de souffle partout en Europe et Obama a cédé son fauteuil présidentiel à Donald Trump. "Une révolution se déclenche toujours quand un régime ne sait plus assurer à ceux qu’il prétend servir, le bien-être auxquels ils estiment avoir droit, et quand il ne fait plus assez peur pour se maintenir par la force. Alors, les révoltes deviennent des révolutions."
J'invite chacune et chacun à méditer ces paroles avant de prendre sa décision en âme et conscience dans l'isoloir.
MG

jeudi 23 mai 2019

Elections : attention, menace de blocage


• Le Vif

Olivier Mouton
Journaliste politique au Vif/L'Express 

Maxime Prévot, président du CDH, signe le probable arrêt de mort d'une suédoise bis. Une large coalition francophone met un véto à la N-VA. L'annonce d'une rupture ou d'une crise longue durée ?
L'annonce est venue de la rue des Deux-Eglises, tombée comme un couperet. Maxime Prévot, président du CDH, dit dans L'Echo de mardi que "le CDH ne soutiendra pas une suédoise bis". Le nouvel homme fort des humanistes francophones, que l'on pressentait plus ouvert à un gouvernement fédéral de centre droit que son prédécesseur, Benoît Lutgen, a donc tranché. Les revendications confédérales à répétitions, la perspective d'un Jan Jambon Premier ministre et les provocations à l'égard des Wallons "dans un hamac" ont eu raison de ses dernières hésitations. La perspective d'une Suédoise bis est morte. Ou, du moins, rendue aléatoire : les derniers sondages montrent que la coalition sortante N-VA-MR-CD&V-Open VLD n'obtiendrait plus la majorité au parlement. Ce faisant, Maxime Prévot force la main du CD&V, avec lequel il a renoué les liens.
La clé de la future coalition belge se situe-t-elle du côté francophone ? Au Sud, une majorité de centre-gauche aimerait le croire. "Notre souhait est d'unir les forces francophones et les autres forces flamandes pour que la N-VA soit sur le banc de touche", précise Maxime Prévot. Voilà qui est clair : le CDH aspire à une vaste coalition antinationaliste, en espérant que le MR y souscrira. Ce choix rejoint l'air du temps écologique et social qui domine au Sud du pays. Traduisez cela politiquement et vous aurez, potentiellement, une majorité à deux PS-Ecolo en Wallonie, avec le renfort éventuel du CDH et de DéFi à Bruxelles. L'idée d'une coalition plus large, susceptible de prendre à bras-le-corps les transitions écologiques et économiques en concluant un Pacte ou un Alliance, en d'autres termes en définissant une vision consensuelle à long terme, circule également. Ce serait une sorte d'union nationale susceptible de "faire barrage aux populistes", comme le souhaite Zakia Khattabi, coprésidente d'Ecolo. Traduction : socialistes, écologistes, humanistes francophones aspirent à une rupture claire et nette avec la politique menée par le gouvernement Michel depuis 2014. Quitte, reconnaît le président du CDH, à ce que la future coalition fédérale soit minoritaire au Nord du pays. Ce faisant, les progressistes francophones ne prennent-ils pas leurs rêves pour des réalités ?
Car la clé de l'avenir du pays ne se situe-t-elle pas plutôt en Flandre ? En abattant ses cartes de la sorte, le président du CDH donne en réalité du grain à moudre... au président de la N-VA, Bart De Wever, qui ne cesse de mettre en garde contre cette Belgique dont le coeur bat à gauche. Cet antagonisme Nord-Sud est précisément la sève dont le parti nationaliste se nourrit. Menacer de se passer de la N-VA, c'est paradoxalement la renforcer. Lundi soir, à la VRT, De Wever a une nouvelle fois rappelé l'enjeu : une N-VA au-dessus des 30% la rendrait incontournable. Les yeux scrutés sur le dernier sondage, les francophones s'inquiètent en outre d'un Vlaams Belang susceptible de tripler son score par rapport à 2014, en profitant du cri d'une jeunesse portée vers les extrêmes, occultée médiatiquement par les marches pour le climat. N'est-ce pas cette Flandre à droite toute, choquée par le meurtre de Julie Van Espen à Anvers, qui pourrait finalement dicter sa loi ? Ou, si elle n'y arrive pas, qui risquerait de se recroqueviller sur elle-même, au sein d'un gouvernement flamand dirigé par Bart De Wever, utilisé comme levier pour forcer le chemin vers le confédéralisme ?
"A force d'exclusives, on va rendre le pays ingouvernable", lâchait mardi le Premier ministre sortant, Charles Michel, en présentant les revendications communes des libéraux avec l'Open VLD. Le risque est réel. En tête des coalitions les plus probables pour l'après-26 mai, dans bien des esprits, on retrouve la perspective... d'un blocage de longue durée, la crainte de revivre une crise des 541 jours, comme ce fut le cas en 2010-2011. Une fois encore, ce seraient aux Régions à assurer la stabilité du pays. "Je rêve d'être celui qui va éviter une crise de 541 jours", répète à l'envi le numéro un libéral francophone. Mais son parti sera-t-il mathématiquement en mesure de le faire ? L'électeur ne va-t-il pas rebattre les cartes pour exprimer son désir de changement, à droite et à gauche ?
Au coeur d'une Europe qui risque bien d'être fracturée de toutes parts, dimanche soir, entre nationalistes et universalistes, entre populistes et pragmatiques, la Belgique devra être, une nouvelle fois, un laboratoire de cohabitation. Cette fin de campagne résonne dès lors comme un avertissement ultime : attention à ne pas rendre celle-ci impossible. Tout simplement. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
EXCELLENTE ANALYSE ET GUEULE DE BOIS EN PERSPECTIVE 

On va en effet se réveiller lundi avec une formidable gueule de bois. Un Parlement Européen où les populistes vont entrer en force et une Belgique devenue totalement ingouvernable. "La crainte se ravive de revivre une crise des 541 jours, comme ce fut le cas en 2010-2011. Une fois encore, ce serait aux Régions à assurer la stabilité du pays."
Nous vivons déjà dans une Europe confédérale. Faudra  s'habituer à survivre dans une Belgique "confédéralisée"
MG

mercredi 22 mai 2019

Michel: "à force d'exclusives, on va rendre le pays ingouvernable"


Le Vif 

Le président du MR Charles Michel a mis en garde mardi contre l'édiction d'exclusives entre partis avant les élections, car elles risquent à ses yeux de rendre le pays ingouvernable.
Il réagissait aux propos du co-président d'Ecolo Jean-Marc Nollet qui, sur Bel-RTL, a répété mardi matin qu'il n'y avait "pas de compromis possible" entre son parti et la N-VA. Dans L'Echo, le président du cdH Maxime Prévôt assurait quant à lui que, "en aucun cas", son parti ne voulait contribuer à la mise en place d'un gouvernement avec la N-VA. "Une fois pour toutes, ce sera avec le PS sans la N-VA, ou bien avec la N-VA sans le PS", avaient clarifié ce week-end les socialistes.
"Ce qui compte, c'est le projet d'un gouvernement stable, qui donne la capacité à poursuivre des réformes économiques et sociales pour le pays", a répondu M. Michel, lors d'une visite de campagne avec l'Open Vld au centre de Bruxelles. "Ce qui compte, ce ne sont pas des exclusives contre l'un ou l'autre partenaire, mais savoir avec quel partenaire, le 27 mai, on peut mettre en oeuvre un programme qui corresponde aux engagement de l'Open Vld et du MR. A force d'exclusives, on va rendre le pays ingouvernable, et l'on sera à nouveau à 541 jours de crise", a ajouté le Premier ministre du gouvernement démissionnaire.
La présidente de l'Open Vld, Gwendolyne Rutten, a abondé dans ce sens, rappelant toutefois les exclusives que mettent les libéraux contre les partis extrémistes. "Nous ne voulons pas nous diriger vers des blocages. Nous avons déjà perdu un an en 2019, nous ne pouvons pas perdre du temps en 2020", a-t-elle dit, en évoquant le régime d'affaires courantes dont doit se contenter la coalition MR-CD&V-Open Vld depuis le départ de la N-VA du gouvernement fédéral.
Les libéraux flamands et francophones s'étaient réunis mardi midi devant une friterie de la place de la Monnaie, au coeur de Bruxelles, pour réaffirmer leurs points communs. Ils ont mis l'accent sur cinq priorités: une augmentation du salaire net d'au moins 1.000 euros par an, une pension d'au moins 1.500 euros par mois, le soutien aux entrepreneurs (extension de la suppression des cotisations sociales aux 2e et 3e emplois créés), la conciliation entre vie professionnelle et familiale et l'investissement dans l'innovation et le climat.
"Les libéraux forment le ciment de la stabilité du pays", ont martelé Mme Rutten et M. Michel, trois jours après que M. Michel et le président du CD&V Wouter Beke ont réaffirmé leur volonté de poursuivre l'axe socio-économique qu'ils forment depuis 2014.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
BELGIQUE INGOUVERNABLE APRÈS LE 26 MAI ? 

"A force d'exclusives, on va rendre le pays ingouvernable, et l'on sera à nouveau à 541 jours de crise" (Ch. Michel)
"Un sondage publié vendredi pour Le Soir, RTL-TVI, VTM et Het Laatste Nieuws a fait apparaître que la Suédoise n'aurait plus la majorité à la Chambre, même avec l'appoint du cdH. Une coalition émergente serait l'arc-en-ciel, composé des socialistes, des écologistes et des libéraux, et donc sans les partis chrétiens. Mais cette coalition serait minoritaire du côté flamand. "
C'est donc hors de question! Et avec les partis chrétiens? La coalition demeure minoritaire en Flandre. C'est dire si cela ferait monter le Belang...
Bref, pour le dire platement on fonce tout droit dans l'impasse! DiverCity voit venir la catastrophe depuis des mois. Ce qui nous frappe le plus c'est la grande nervosité de Bart De Wever qui semble soudain pris de panique et lâché par sa légendaire baraka.
Là où il y a une impasse, il ya issue, dit le proverbe chinois. Certes mais franchement, je ne vois pas l'issue, pas même dans un "tous contre la NVA" dont rêve évidemment le Vlaams Belang qui monte, qui monte...
MG





Verhofstadt met au défi Salvini de débattre sur les liens extrême-droite/Russie


Le Vif 

Pour le chef de file des libéraux européens Guy Verhofstadt, Matteo Salvini doit, "en tant que leader de l'extrême droite en Europe", s'expliquer clairement sur les liens entre l'extrême-droite européenne et la Russie.
"Les gens ont le droit de savoir quel plan diabolique vous avez en tête", a-t-il déclaré dans une vidéo postée sur Twitter.
"J'ai déjà eu une discussion avec Conte - le président du Conseil italien, ndlr - mais nous savons tous que vous êtes le vrai patron du gouvernement italien. Vous vous profilez également comme leader de l'extrême-droite en Europe.
Puisque vous et vos amis Le Pen, Strache et Orban conspirez avec Poutine et que vous êtes payés par lui pour mettre l'Europe à terre, je vous mets au défi de débattre. Les gens ont le droit de savoir quel plan diabolique vous avez en tête. Dites ce que vous voulez faire. Un débat à Bruxelles ou en Italie. J'y serai", a assuré Guy Verhofstadt. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE FOND DE L'AIR EST BRUN 

Les élections européennes vont se dérouler dans un climat délétère. L'extrême droite vise une double cible: l'Europe qu'elle exècre ("vous et vos amis Le Pen, Strache et Orban conspirez avec Poutine et vous êtes payés par lui pour mettre l'Europe à terre") et la démocratie qu'elle utilise comme autrefois Hitler comme tremplin pour se hisser au pouvoir et imposer la "peuplecratie" ( c'est le titre de l'excellent bouquin de Marc Lazar) au pire la "démocrature" qui règne déjà en Russie, en Turquie et d'une certaine manière aux Etats Unis. Est ce cela qu'on veut? Contre la lepénisation qui gangraine les esprits dans l'Europe entière il faut apporter son soutien à des candidats qui comme Verhofstadt ou Magnette ont des convictions européennes fortes. Bien sûr, nobody is perfect. I must be Nobody!
MG


mardi 21 mai 2019

Theo Francken: "Si les Wallons votent à gauche, ce sera le confédéralisme"


Le Vif 

Si les Wallons votent "à fond à gauche" lors des élections de dimanche, il sera alors "nécessaire" de négocier le confédéralisme, prévient lundi Theo Francken, tête de liste N-VA en Brabant flamand, dans les colonnes de la Dernière Heure. "Ils ne doivent pas s'étonner que la Flandre (...) dise: ça suffit."
"On va d'abord gagner les élections et puis on verra. Mais si les Wallons votent à fond à gauche, ils ne doivent pas être étonnés que la Flandre, qui vote à droite, dise: chers amis, ça suffit. Alors, ce sera nécessaire d'avoir le confédéralisme. Cela n'a plus de sens de négocier pendant des mois dans des châteaux", déclare l'ex-secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, dans une menace à peine voilée. "Si la droite gagne en Wallonie, il y aura, bien sûr, plus de possibilités pour travailler ensemble", dit-il encore. 

 
COMMENTAIRE DE DIVERCITY
UNE CHOSE ET SON CONTRAIRE 

Décidément ce parti aux abois, talonné par un Belang offensif dit une chose: "il n'y aura pas de confédéralisme" (dimanche chez Deborsu) et son contraire "si les Wallons votent à gauche: confédéralisme!."(Francken)
Les populistes  ne sont-ils pas les champions des contre vérités?
Il nous reste à nous consoler de vivre un dernier cocorico belgo belge avec la prestation magnifique de la candidate belge au Reine Elisabeth en présence de leurs majestés venus assister à sa prestation dans leur carrosse Mercedes hybride blindé à 500.000  euro TVA comprise.
Mais où donc est passée la princesse Elisabeth? Elle étudie avec zèle, en anglais dans un collège austère au coeur du pays de Galles.
"Musicienne intègre et pudique, la violoniste belge Huang aura réussi à faire oublier au public de Bozar qu’il s’agissait d’un concours…"
Ah si la Belgique pouvait gagner samedi le concours de violon, cela la consolerait peut être du dimanche noir qui l'attend...
MG 
 
FINALE DU CONCOURS REINE ELISABETH: FABULEUX ! HUANG RESSUSCITE DVORAK
MUSIQUE / FESTIVALS
Noblesse et élégance de la candidate belge dans son concerto comme dans l’imposé.
Il y a chez Sylvia Huang un calme – apparent en tout cas – et une maturité qui impressionnent. Tranquille, posée dans sa longue robe émeraude, la jeune violoniste belge laisse l’orchestre ouvrir les premières mesures aux réminiscences korngoldiennes de Fidl de Kimmo Hakola en attendant sereinement son entrée. Les premiers traits virtuoses sont donnés avec une grande netteté, dans un style bien moins guerrier et paroxystique que celui de Luke Hsu. Cette approche beaucoup plus lyrique fait notamment merveille dans le passage où le violon dialogue avec les harpes et le célesta, mais c’est toute l’exécution de l’imposé qui se verra ainsi portée au niveau d’une véritable œuvre de concert plus qu’un simple exercice de virtuosité Même si la Belge accompagne les traits finaux des coups de talon prescrits.
Voici près d’un demi-siècle que le concerto en la mineur opus 53 de Dvorak n’avait plus été donné en finale du Concours Reine Elisabeth : c’était en 1971, avec l’Australien Geoffrey Michaels. Pourtant, dès les premières mesures, on se dit qu’on ne comprend pas comment on a pu se passer depuis si longtemps de ce beau concerto qui n’a presque rien à envier au célèbre concerto pour violoncelle que le compositeur tchèque allait écrire quinze ans plus tard. Il y a dans l’allegro non troppo initial une noblesse élégante qui sied parfaitement à l’archet maîtrisé et raffiné de la candidate belge. L’œuvre permet au soliste de montrer l’étendue de sa palette de nuances, et Huang excelle, notamment dans l’adagio central, à apporter la délicatesse et le lyrisme requis. Ce qui ne l’empêche pas, bien au contraire, de donner à l’allegro giocoso final tout l’éclat jouissif requis, nonobstant quelques légers signes de fatigue . Rien d’ostentatoire, et moins encore de vulgaire dans ce jeu qui donne à entendre l’expressivité avant la virtuosité, le chant avant l’instrument : musicienne intègre et pudique, la violoniste belge aura réussi à faire oublier au public de Bozar qu’il s’agissait d’un concours…
Nicolas Blanmont (La Libre Belgique)


‘Vlaamse jeugd is rechtser dan men denkt’


De Standaard 

Verslaat Vlaams Belang straks Groen als winnaar van de verkiezingen? Tom Van Grieken heeft er alle vertrouwen in. ‘De Anuna De Wevers vormen een minderheid. Deze verkiezingen draaien rond migratie.’
VAN ONZE REDACTEUR BART BRINCKMAN 

GENT/ANTWERPEN          
‘Rechts is cool. Voor mij is rechts altijd cool geweest. Maar dit heb ik nog nooit gezien. Hiervan durfde ik niet te dromen.’ Tom Van Grieken monstert de overrompeling in café De Hoeve, de zeventiende halte van Tom op Toer. Tientallen studenten drummen aan de deur. Ze zien er allemaal heel gewoon uit. Skinheads of de spreekwoordelijke pet en linten zijn nergens te bekennen. Zelfs de blauwe T-shirts van Schild & Vrienden zitten in de was.
Aan de overkant van de Sint-Pieters¬nieuwstraat houden dertig tegenbetogers een stilzwijgende sit-in. Driehonderd kelen trakteren hen op ‘linkse ratten, rol uw matten’. Dertig jaar geleden waren de numerieke verhoudingen resoluut omgekeerd. De voorzitter van Vlaams Belang kan zijn pret niet op. ‘Vanavond is het linkse Gent van ons.’
‘Ik ga hier niet weg voor ik van Tom en Dries een hand heb gekregen’, overtuigt een student zijn gezelschap om de drukte te trotseren. De vertoning ademt een zekere Tom en Dries-mania. Na wat korte toespraken trekken Van Grieken en Dries Van Langenhove de straat op. Een langgerekte fotosessie volgt, bij het vrouwelijke gezelschap buigen hun hoofden wat schever. ‘Dit gaat niet over verkiezingen winnen’, schreeuwt hij zijn toeschouwers toe. ‘Die winnen we. Dit gaat over ons land. Het wordt hoog tijd dat er een partij opstaat die onze mensen beschermt,
herhaalt zijn boodschap. Maar een waarschuwing ontbreekt niet. De peilingen mogen dan met bijna 15 procent in het zenit staan, de laatste week mag de aandacht niet verslappen.
‘We zijn door de woestijn gegaan en hebben bij momenten de kamelen zelf op onze rug moeten dragen’
Buiten zoeken aanwezigen verkoeling uit de claustrofobische en oververhitte discotheek. Een koppel zeventigers verzinnebeeldt het succes. Zij werkte 42 jaar in een ziekenhuis, haar pensioen is karig. Hij vreest dat een ‘miljard Afrikanen’ naar Europa afzakt waardoor de blanke bevolking een curiosum wordt. Voor Van Grieken werd de combinatie van migratie en linkse sociaaleconomische recepten een ‘heilige graal’.
JONGE DERTIGERS
‘We hebben ons de afgelopen jaren opnieuw in de politieke arena geknokt. We zijn door de woestijn gegaan en hebben bij momenten de kamelen zelf op onze rug moeten dragen.’ Zo kijkt Van Grieken tegenwoordig terug op zijn voorzitterschap. Vijf jaar geleden reed het succes van de N-VA zijn partij in de vernieling. Gerolf Annemans gooide als voorzitter de handdoek in de ring. Het was nu aan de jongeren. De voormalige jongerenvoorzitter, toen 28 jaar, werd voor de leeuwen gegooid.
Niemand gaf een cent voor zijn succes. De N-VA-machtsgreep leek definitief. Aanvankelijk gaven de peilingen ook geen krimp. Maar Van Grieken stippelde zijn koers consequent uit. Hij ging op zoek naar nieuwe mensen, nieuwe thema’s en een nieuwe stijl. Vijf jaar later kan hij concluderen dat de mayonaise heeft gepakt.

De generatiewissel verliep zonder grote wrijvingen, al werden sommigen (Jan Penris, Frank Creyelman) die op een herkansing hoopten, teleurgesteld. In de Kamer marcheert straks een hoop dertigers binnen, met Van Grieken op kop en in zijn kielzog ambitieuze nieuwelingen zoals Van Langenhove en de West-Vlaamse neofiet Wouter Vermeersch. De voorzitter maakt van de Kamer een speerpunt van de politieke actie waarbij hij het migratiethema van Filip Dewinter zal overnemen. Ook andere jonge Turken dienen zich aan. Tom Vandendriessche, eerste opvolger voor Europa, is een wissel voor de toekomst.
Dewinter verhuist terug naar het Vlaams Parlement. Van Grieken loopt niet al te hoog op met de strapatsen van de Antwerpenaar. Zo kan de manier waarop Dewinter campagne voert met een ‘Go Back-bus’ hem niet bekoren. Maar er groeide een verstandhouding waarbij de voorzitter zich zo min mogelijk moeit met de Antwerpse geplogenheden. Dewinter zelf denkt nog niet aan zijn pensioen. Hij kondigde al tien keer aan dat Sam Van Rooy zijn rol in de Antwerpse gemeenteraad overneemt. Van Grieken stelt met enige ironie vast – ‘u moet hem mij niet leren kennen’ – dat Dewinter nog steeds fractieleider is.
Hoewel de perceptie het tegenovergestelde suggereert, probeert Vlaams Belang het aureool van een one-issuepartij af te schudden. Van Grieken verbreedde de thematieken. Behalve de aandacht voor sociaal¬economische punten (pensioen, verlaging btw op elektriciteit) gaat er steeds meer aandacht naar onderwijs. De veelheid aan onderwerpen gaat ten koste van de fixatie op de islam, al vormt Dewinter daar de uitzondering op de regel.
Tenslotte slaat Van Grieken een andere toon aan, ‘tegen het systeem, niet tegen de instellingen’. Hij zoekt minder de provocatie. ‘Radicaal maar niet marginaal’, zo zegt hij zelf. Zijn soepele tong houdt hem vooralsnog op de weg. Debatten bereidt hij goed voor, voor een bon mot draait hij zijn hand niet om. ‘Ons imago van extremist is verbeterd, mede dankzij de sociale media. Voortaan kunnen we onze boodschap ongefilterd brengen’, legt hij uit aan enkele Gentse studenten die smeken om een selfie.
SCHILD & VRIENDEN
Onlangs keuvelde Van Grieken met N-VA-voorzitter Bart De Wever in de marge van een debat. ‘Hij leek niet enthousiast, klaagde dat er in de campagne niet echt een thema bovendreef. Ik dacht bij mezelf: daar merk ik nu eens niets van.’ Voor de Belang-voorzitter staan deze verkiezingen in het teken van migratie. Dat blijft voor hem de belangrijkste reden voor het succes. Al hielpen de ‘teleurstellende resultaten van de N-VA’ in zijn ogen meer dan een handje bij de wedergeboorte.
De gemeenteraadsverkiezingen gaven een eerste indicatie van de kanteling. In de meeste provincies kon Vlaams Belang opnieuw dubbele cijfers voorleggen, al bleef het cordon in alle gemeenten overeind. Maar het succes van Tom op Toer bij rechtse jongeren – geenszins partijleden – en de sterke prestaties van kandidaten in school-debatten wijzen op een diepere omslag.
Van Grieken: ‘De Vlaamse jeugd is altijd rechtser geweest dan wordt aangenomen. De Anuna De Wevers van deze wereld vormen slechts een minderheid.’ Volgens de voorzitter gaan Vlaamse jongeren steeds sterker op zoek naar hun roots. ‘In tegenstelling tot vorige generaties groeien ze op in een superdiverse samenleving. Als de anderen een hoofddoek dragen, willen ook zij hun identiteit beleven.’
Daarbij verovert Vlaams Belang steeds meer de perifere gebieden. In de groot¬steden lijkt de groeimarge beperkt, onder meer door de demografische realiteit. Maar steeds meer kleinere steden worden geconfronteerd met migranten of zelfs transmigranten. Dat opent voor de partij perspectieven in provincies als West-Vlaanderen en Oost-Vlaanderen of een regio als de Kempen. Zo’n evolutie weegt zwaarder door dan het instant succes rond Marrakech of het rekeningrijden dat de N-VA dwong tot bochtenwerk.
Voor dat jonge volkje zijn Van Grieken en Van Langenhove aantrekkelijke rebellen. Net zoals de veroordeling van het Vlaams Blok in 2004 voor racisme de basis legde voor een eclatante overwinning (24 procent), profiteert de Schild & Vrienden¬voorman van de Panorama ¬reportage. Nochtans onthulde die reportage hoe binnen zijn extreemrechtse jongerenorganisatie racistische, antisemitische en vrouwonvriendelijke grappen en memes de ronde doen. Van Grieken hoopt dat Van Langenhove in Brabant een tweede zetel kan binnenhalen. Maar zijn toprendement wordt pas over vijf jaar verwacht. Van Langenhove zal dan nog maar dertig zijn en lid van de partij.
MET DE HULP VAN THEO
Gemakshalve wordt aangenomen dat Vlaams Belang en de N-VA communicerende vaten zijn. Het onderzoek van TNS-media (die de peiling voor VRT/De Standaard verzorgt) geeft dat ook aan. Maar de partij wint eveneens van Open VLD en van de SP.A. In de grote steden liepen de arbeiders twintig jaar geleden over naar radicaal-rechts. Maar de problemen met transmigranten in West-Vlaanderen brengen ook daar een verschuiving op gang. In Limburg hoopt Vlaams Belang te profiteren van het gebrek aan sterke socialistische lijsttrekkers.
Enkele beslissingen kwamen stevig binnen bij N-VA-kiezers die in 2014 de Belang-stal hadden verlaten. De manier waarop de partij in Ninove Guy D’Haeseleer veroordeelde tot de oppositie, sloeg hen met verstomming. Ook de plotse keuze voor de SP.A in Antwerpen blijft niet zonder gevolg. De N-VA kon in vijftien gemeenten (waaronder Antwerpen) een meerderheid met Vlaams Belang vormen, maar is vandaag in de praktijk de sterkste behoeder van het cordon.
Wellicht draagt Theo Francken de grootste verantwoordelijkheid voor de remonte van Vlaams Belang. Zijn stevige taalgebruik rond migratie schurkte aan bij dat van het Belang, hij effende het terrein, hij de¬douaneerde een bepaalde attitude. Maar de voormalige staatssecretaris van Asiel droeg vooral verantwoordelijkheid. Ondanks zijn getwitter komen elk jaar 130.000 buitenlanders het land binnen. Zijn terugkeercijfers (op die van veroordeelde sans-papiers na) bleven zeer teleurstellend. Vlaams Belang exploiteert het verschil tussen woord en daad.
Hoewel, Vlaams Belang zet de N-VA steeds weg als een neoliberale, hardvochtige partij. Meteen vormde het idee van De Wever om de wettelijke pensioenleeftijd te koppelen aan de levensverwachting een gedroomd moment om via de sociale media een creatieve pancarte te verspreiden. ‘Hoe lang wordt u hier al verpleegd?’, vraagt de N-VA-voorzitter aan een bejaarde dame. Ze antwoordt met een glimlach. ‘Ik werk hier.’ 

"LA JEUNESSE FLAMANDE EST PLUS DROITIÈRE  QU'ON NE LE PENSE. (extraits)
Le Vlaams Belang battra-t-il bientôt Groen et sera proclamé vainqueur des élections ? Le président Tom Van Grieken a toute confiance en son parti. Les Anuna De Wevers (la jeune molitante flamande pour le climat) sont une minorité. Ces élections vont tourner autour de  la migration.
Il est grand temps qu'un parti se lève pour protéger notre peuple.
Les sondages sont peut-être au zénith avec près de 15 %, mais l'attention ne doit pas faiblir au cours de la dernière semaine.
‘JEUNES TRENTENAIRES
"Nous avons traversé le désert et avons parfois dû porter les chameaux nous-mêmes sur le dos. C'est ainsi que Van Greeks revient sur sa présidence aujourd'hui. Il y a cinq ans, le succès du N-VA a ruiné les espoirs de  son parti. Gerolf Annemans, en tant que président, a jeté l'éponge. C'était aux jeunes de prendre le relais.
Ancien président des jeunes du Belang, alors âgé de 28 ans,  Van Grieken a été jeté dans la fosse aux lions.
Personne ne donnait cher de sa paeu. Le coup d'Etat de la N-VA semblait irréversible,  définitif. Mais Van Grieken  fait beaucoup de chemin depuis.
Il s'est mis à la recherche de nouvelles têtes, de nouveaux thèmes et d'un style nouveau. Cinq ans plus tard, il peut conclure que la mayonnaise apris..
De nombreux trentenaires entreront dans l'hémicycle, avec Van Grieken en tête et dans son sillage des ambitieux tels que Van Langenhove et Wouter Vermeersch.
Le Président fait de l'Assemblée un fer de lance de son action politique  autour du thème de la migration cher à  Filip Dewinter.
La thématique du Belang  s'est élargie. Outre l'attention portée aux questions socio-économiques (retraite, réduction de la TVA sur l'électricité), l'éducation fait l'objet d'une attention de plus en plus sérieuse. La multitude des sujets se fait aux dépens de la fixation sur l'Islam. Dewinter  est l'exception à cette règle.
Van Grieken se dit "contre le système, pas contre les institutions". Il cherche moins de provocation que Dewinter. "Radical, mais pas marginal", dit-il de lui-même. "Notre image de l'extrémiste s'est améliorée grâce aux médias sociaux". A partir de maintenant, nous pouvons apporter notre message sans fards ", explique-t-il à quelques étudiants gantois qui lui mendient un selfie.
SCHILD EN VRIENDEN
Pour le président de Belang, ces élections tourneront essentiellement  autour de la question des migrations, la raison la plus importante de son  formidable succès.
Van Grieken : " Les jeunes de Flandre ont toujours été plus à droite qu'on n'imagine et  de plus en plus à la recherche de leurs racines. Contrairement aux générations précédentes, ils grandissent dans une société très diversifiée. "Si les autres portent le foulard, les Flamands  aussi veulent vivre leur identité".
Le Vlaams Belang conquiert de plus en plus de régions périphériques. Dans les grandes villes, la marge de croissance semble limitée, en partie à cause de la réalité démographique. Mais de plus en plus de petites villes sont confrontées à des migrants ou même à des transmigrants. Van Grieken et Van Langenhove sont des profiles  rebelles attirants pour ces jeunes. Tout comme la condamnation du Vlaams Blok en 2004 pour racisme a jeté les bases d'une victoire retentissante (24%), la saga médiatique autour de Schild & Vrienden voorman bénéficie largement au parti.
AVEC L'AIDE DE THÉO
Pour des raisons de commodité, on imagine volontiers que le Vlaams Belang et le N-VA sont des vases communicants. Les recherches menées par TNS-media (qui réalise l'enquête pour VRT/De Standaard) l'indiquent également. Mais le parti mord aussi sur l'Open VLD et le SP.A.
C'est probablement  Theo Francken qui porte la plus grande responsabilité dans la remontée du Vlaams Belang. Son langage dru sur la migration a défriché le terrain.
Mais l'ancien Secrétaire d'Etat à l'asile n'e pas empêché que  130 000 étrangers entrent dans le pays chaque année. Ses chiffres de rapatriement (à l'exception de ceux des sans-papiers condamnés) sont très décevants. Le Vlaams Belang exploite la différence entre parole et action. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE BELANG? UN PARTI QUI MONTE, MONTE, MONTE 

La résistible ascension du Belang, qui a pris un fameux coup de jeune grâce à son président, se fera  au détriment d'une NVA qui chèvre choute et du VLD, voire de la SPa. Il faut s'attendre à une vague brune d'une très grand amplitude en Flandre et sans doute d'un bon score de Destexhe à Bruxelles. De quoi affaiblir et la NVA et le MR qui auront du mal à renégocier une suédoise. Les tribulations de monsieur Kir et les égarements électoraux communautaristes  d'Ecolo à Bruxelles sont pain bénit pour ces extrémistes de droite. On va se réveiller lundi avec une solide gueule de bois. Emmanuel Macron aussi me direz vous...
C'est plus que vraisemblable, malgré le scandale provoqué par  le dérapage du camarade autrichien, les Le Pen, Wilders, Van Grieken et autres Salvini ont le vent en poupe.
Pauvre Europe.
MG