mercredi 23 septembre 2020

Covid-19 : pour le prince Charles, la crise climatique va «éclipser» l'impact de la pandémie


«La pandémie mondiale est un avertissement que nous ne pouvons ignorer», estime l'héritier de la couronne britannique, partisan de longue date des causes environnementales.
Par Le Figaro avec AFP

Le prince Charles, héritier de la couronne britannique, a appelé ce dimanche à agir promptement pour lutter contre le changement climatique, dont l'impact va «éclipser», selon lui, celui de la pandémie de nouveau coronavirus.
 «Sans action rapide et immédiate, à un niveau et un rythme sans précédent, nous manquerons la fenêtre de tir» pour créer «un avenir plus durable et inclusif», a-t-il déclaré dans un message enregistré qui doit être diffusé à l'ouverture de la Semaine du climat ce lundi à New York (États-Unis). «Autrement dit, la pandémie mondiale est un avertissement que nous ne pouvons ignorer», a poursuivi le prince de 71 ans, partisan de longue date des causes environnementales.
 «La crise (environnementale) existe depuis de trop nombreuses années - dénoncée, dénigrée et niée», a-t-il ajouté. «Cela devient maintenant une catastrophe générale qui va éclipser l'impact de la pandémie de nouveau coronavirus». En janvier déjà, devant l'élite mondiale réunie au Forum économique mondial de Davos, en Suisse, le prince Charles avait lancé un cri d'alarme sur le changement climatique, avant une rencontre avec la jeune militante du climat Greta Thunberg. Le fils aîné de la reine Elizabeth II avait été testé positif au nouveau coronavirus en mars mais n'a souffert que de légers symptômes.


COMMENTAIRE DE DIVERCUTY
« LA PANDEMIE MONDIALE EST UN AVERTISSEMENT QUE NOUS NE POUVONS IGNORER»

«La crise (environnementale) existe depuis de trop nombreuses années - dénoncée, dénigrée et niée», a-t-il ajouté. «Cela devient maintenant une catastrophe générale qui va éclipser l'impact de la pandémie de nouveau coronavirus».
Guéri du covid 19, le prince Charles veut placer la nature «au centre de tout» Quand la petite Greta tient ce discours, on sourit et on regarde ailleurs. Lorsque Charles d’Angleterre qui se rapproche du trône à pas de loup l’affirme cela devient plus crédible. Les Britanniques ont beaucoup de chance que ce sera Charles, l’original, l’intello de la famille qui succédera à Elisabeth II et non pas son frère Andrew car le chouchou adoré de souveraine est dans de sales draps.
Charles avait été invité à épouser Diana, une erreur de casting qu’il rectifia en refaisant sa vie avec Camilla sa complice, son amour de toujours.
Aquarelliste de talent et jardinier passionné, adepte du chic anglais décalé et gentleman farmer avisé et archi bio, son style rigolard, très décontracté en costume de bonne coupe et cravate club contraste avec le look guindé de sa mummy. Charles attend : Time for a change !
MG

mardi 22 septembre 2020

François De Smet (Défi) sur les négociations fédérales: «C’est une mauvaise sitcom»


Le Soir

Le président de Défi s’est déclaré « assez consterné » par la situation. Il craint un rejet de la classe politique par les électeurs.
François De Smet a réagi à l’actualité politique ce mardi au matin au micro de BelRTL. Le président de Défi s’est déclaré « assez consterné » par le développement des négociations fédérales. « C’est une mauvaise sitcom et ça en devient ridicule, a-t-il poursuivi. C’est Hélène et les garçons. »
Le décalage entre les enjeux et le comportement des hommes politique est grave, estime également François De Smet. Ce dernier craint un rejet de la classe politique par les électeurs.
 « Je crois que le Roi a eu raison de refuser la démission, affirme par ailleurs le président de Défi. Aller aux élections ne résout rien. »


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
REJET DE LA CLASSE POLITIQUE PAR LES ELECTEURS ?
Que veut Bouchez ? Faire échouer Vivaldi pour continuer à gouverner le pays en affaires courantes avec sept ministres, un commissaire européen et la présidence du sénat ?
C’est puéril !
Le président de la N-VA est persuadé que les libéraux craignent de devoir ramper face aux demandes des autres partis. « Selon moi, ils iront plus loin. Nos amis bleus devront se mettre à genoux » « Nous les briserons dans l’opposition .»« Les  bleus devront se mettre à genoux, ouvrir la bouche et avaler tout ce qu’il faudra »
Le député N-VA Theo Francken en remet une couche et plaide pour « un accord entre le PS, plus grand parti et force dominante en Wallonie, et la N-VA, plus grand parti et force dominante en Flandre, par ailleurs. Si cet accord n’advient pas maintenant, alors ce sera le cas en 2024 ou 2028. Cet accord doit survenir pour remettre ce pays sur les rails et lui donner une nouvelle direction ».
Alors retour aux urnes ? Aucun parti n’en veut hormis les nationalistes du Belang et les pétébistes. Les Belges n’en peuvent plus de ce shadow boxing, de ce théâtre d’ombres avec des acteurs lamentables  qui ne savent pas leur texte et s’agitent dans une pièce sans auteur.  Une "farce", "un spectacle lamentable commente het Laatste Nieuws. "C'est la commedia dell'arte dans le plus minable des  théâtres : à part quelques journalistes politiques qui baillent il n’y a plus personne dans la salle mais le rideau ne tombe pas. 485 jours de tergiversations, un record mondial d’indécision politique. »
 « Une chose est certaine ce sera la sanction électorale la plus cinglante de l’histoire belge. Cette obsession qui fait paniquer le présidentde parti semble être la seule raison pour laquelle les conversations se poursuivent".
François De Smet est un sage, il n’est pas philosophe pour rien : un rejet de la classe politique par les électeurs est vraiment à redouter.
MG


lundi 21 septembre 2020

Maxime Prévot (CDH): "Quand on fait n'importe quoi, on devient n'importe qui"


Olivier Mouton
Rédacteur en chef adjoint du Vif/L'Express

Le président humaniste attaque vivement son homologue libéral... sur fond d'une rivalité exacerbée par l'exclusion du CDH de la Vivaldi et les désaffections à la Ville de Bruxelles.
Maxime Prévot, président du CDH, était remonté ce matin sur la RTBF, alors que les négociations de la Vivaldi tavèrsent une période de turbulence. "Je ne suis pas autour de la table, dit-il. Je ne peux pas donner des bons et mauvais points aux uns et aux autres. Mais il y a des attitudes récurrentes. Quand on fait de la politique, on aime les médias, mais il faut résister à la tentation de sauter sur tout ce qui bouge pour faire parler de soi. À force de faire n'importe quoi on devient n'importe qui."
Une façon de critiquer Georges-Louis Bouchez, dont il n'a toutefois pas cité le nom. Et une allusion remarquée à Rémi Gaillard, vidéaste et activiste de la cause animale français qui avait pris cette phrase pour slogan.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
L’ARROSEUR ARROSE

Il court il court le Bouchez. Il est passé par ici, il repassera par là. Il rêve de conquérir trente %des électeurs francophones au prochain scrutin mais ne réussit qu’à agacer le landerneau politique. Il est vrai qu’il pratique le mantra de feu Roger Nols et de Donald Trump : en mal ou en bien, peu importe l’essentiel est qu’on parle beaucoup de lui dans les media. Objectif réussi. « George-Louis Bouchez, l’homme au masque tricolore belgicain bloquerait la formation Vivaldi dans le seul dessein  de maintenir en selle  ses sept ministres libéraux. Si Vivaldi capote ce sera par sa faute » commente Het Laatste Nieuws.
Mais qu’attendent les Prévot (CDH) les Desmedt (Défi) et les dissidents du MR adversaires de Bouchez aux élections à la présidence du MR pour lancer enfin une formation qui s’inspire du libéralisme social cher à Louis Michel le père, pas Michel le fils bien évidemment ?
MG

ANDERE VOORZITTERS ZIJN GEDRAG BOUCHEZ BEU: “ALS HET MISLUKT, IS HET ZIJN SCHULD”
Het Laatste Nieuws

In de laatste sprint naar de eindmeet steekt naar verluidt één onderhandelaar stokken in de wielen van de Vivaldi-fiets. MR-voorzitter Georges-Louis Bouchez speelt het hard, want met zijn zeven ministers vandaag heeft hij veel te verliezen. “Hij blokkeert werkelijk alles.” Trekken de preformateurs straks met lege handen naar de koning?

dimanche 20 septembre 2020

Les négociations fédérales sont actuellement suspendues, gros énervement autour du libéral Bouchez


Les sept présidents de parti réunis normalement au finish ce dimanche, pour accoucher d’un accord Vivaldi et du nom du futur Premier ministre ont suspendu leurs travaux. Gros énervement à la table. Plusieurs refilent le Zwarte Piet au président du MR. Des discussions se poursuivent sous d’autres formes, notamment bilatérales.
par Martine Dubuisson Le Soir

Les négociations entre les sept présidents de parti décidés à former une coalition Vivaldi (PS, SP.A, MR, Open VLD, Ecolo, Groen, CD&V) ont repris en début d’après-midi, mais sont actuellement suspendues. Il y a de l’énervement à la table. Dramatisation dans la dernière ligne droite (les préformateurs doivent rendre leur rapport final au Roi demain) ou vrai blocage ? Les prochaines heures le diront.
Une chose est sûre : dans certains partis, francophone comme flamand, c’est clairement le président libéral, Georges-Louis Bouchez qui est visé. Il a d’abord énervé ses homologues avec son interview de ce dimanche au magazine flamand « Humo », dans lequel il se dit notamment certain que Sophie Wilmès sera Première ministre de la Vivaldi, qu’il annonce plus à droite que la tentative de gouvernement PS-N-VA de juillet. Un entretien d’un président, publié le jour annoncé comme crucial avant la désignation d’un vrai formateur par le Roi, voilà qui est assez inhabituel…
Au MR, on dédramatise, estimant que le président n’a rien déclaré de neuf et que cette interview sert de prétexte aux partenaires. Sauf que ceux-ci reprochent aussi à Bouchez de remettre en cause les accords obtenus en groupe de travail par les sherpas, sur l’énergie, la migration, l’institutionnel et la fiscalité. Le libéral rétorquant que les accords doivent être conclus au niveau politique, donc des présidents.
Certains pointent encore la connaissance peu approfondie du néerlandais de Georges-Louis Bouchez, qui compliquerait également les choses, les discussions se déroulant pas mal dans la langue de Vondel. Et on le soupçonne (air connu) de vouloir élargir le gouvernement Wilmès (plutôt que de bâtir une vraie Vivaldi), qui se concentrerait sur un plan de relance.
Bref, au jeu du Zwarte Piet, c’est Bouchez qui a pioché la carte pour l’instant…
Quoi qu’il en soit, le contenu est également soumis au casting. Quatre partis revendiquent le 16, rue de la Loi. Le PS pour Paul Magnette, l’Open VLD pour Alexander De Croo, le CD&V pour Hilde Crevits et le MR pour Sophie Wilmès. Et cette question-là reste entière, PS et MR s’affrontant toujours fermement sur ce sujet, s’opposant un refus mutuel.
On en est là. La négociation est suspendue. Chacun est censé reprendre ses esprits et son calme. Mais à ce stade, nous dit-on, aucune heure de reprise des discussions n’a été fixée. Pour le moment, des réunions sous d’autres formats, notamment en bilatérales, ont lieu.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
BOUCHEZ A L’EMERI ?

Mais que veut ce coq sans tête qui s’agite comme le lapin Duracel ?
Le sait-il lui-même ? Alors que la Vivaldi semblait en bonne voie, quelle mouche a piqué Georges-Louis Bouchez ? Est-il réellement le chien fou que décrivent ses détracteurs ? La réalité est nuancée. 
“En fait, Georges-Louis est le seul à défendre les thèses libérales, décode un poids lourd du MR. Egbert Lachaert est le président de l’Open VLD mais son rôle de préformateur le contraint à la réserve. Quant à Alexander De Croo, qui représente la voix libérale flamande, il veille à ne pas irriter les présidents des autres partis afin de ne pas hypothéquer ses chances de devenir Premier ministre. Résultat : Georges-Louis est tout seul face au catalogue des horreurs que proposent les socialistes. S’il ne fait rien, on finira avec un accord de gouvernement de gauche invendable auprès de nos mandataires. Georges-Louis est le bouc émissaire tout désigné…”(LLB)
Dans bouc émissaire il ya bouc et dans Sophie Wilmes il y a sagesse. 
MG


TENSIONS AU SEIN DE LA VIVALDI : SOPHIE WILMES A REJOINT LES NEGOCIATIONS A LA DEMANDE DES "NON LIBERAUX"
La Libre

La Première ministre, Sophie Wilmès (MR), est présente aux négociations entre les présidents de parti d'une future coalition Vivaldi, apprend belga de sources concordantes.
Les négociateurs PS, SP.A, CD&V, Ecolo et Groen souhaitaient que la Première ministre Sophie Wilmès rejoigne les négociations et "cadre" ainsi son président de parti, Georges-Louis Bouchez. Il s'agit d'une condition posée à la reprise des négociations suspendues cet après-midi.
"Il est question, en effet, d'élargir les délégations des différents partis", précise diplomatiquement une source de premier plan.
D'après les informations de Belga, la Premiere ministre Sophie Wilmès s'est effectivement rendue sur place. Elle peut "parler aussi bien à gauche qu'à droite, au nord et au sud", souligne-t-on.
Les discussions en vue d'un accord ont été suspendues ce dimanche après-midi, en raison du comportement du libéral francophone, estiment certains négociateurs. Le temps presse car les préformateurs Egbert Lachaert (Open VLD) et Conner Rousseau (SP.A) sont attendus chez le Roi lundi. Il s'agit de désigner un formateur gouvernemental.
Georges-Louis Bouchez a lui-même a réfuté les allégations dimanche après-midi. Depuis la reprise des négociations physiques vendredi, dit-il, aucun accord n'a été trouvé.
Dans les rangs du MR, on laisse entendre que cette demande des cinq partis non-libéraux (PS, SP.A, CD&V, Ecolo et Groen) vise à déstabiliser Georges-Louis Bouchez dans les négociations.
“Georges-Louis est le bouc émissaire”




Présidentielle: premières foules dans les bureaux de vote américains


Figaro

Quatre États ont ouvert dès vendredi leurs bureaux de vote pour permettre à leurs citoyens de déposer un bulletin par anticipation. Premier constat: la participation dépasse les attentes.
 «Il n'y a rien de plus important». Affrontant parfois plusieurs heures d'attente, masqués contre le Covid-19, les électeurs se sont pressés, vendredi dans les bureaux de vote de Virginie, l'un des premiers Etats américains à autoriser le vote anticipé en personne pour l'élection présidentielle du 3 novembre. À moins de cinquante jours du scrutin qui opposera Donald Trump à Joe Biden, de nombreux électeurs américains peuvent déjà voter.
«Nous ne voulons pas prendre le risque», que nos bulletins par correspondance soient perdus, affirme à l'AFP David Apatoff. Quitte à attendre pendant des heures pour voter malgré la menace du Covid-19? «Cela en vaut la peine. Il n'y a rien de plus important», déclare-t-il. «Il y a eu tellement d'inquiétudes concernant les tentatives d'attaquer la poste et le vote par correspondance, et les tentatives d'ingérence dans le scrutin, que nous voulions enregistrer notre bulletin aussi vite que possible», renchérit son épouse Nell Minow.
Dans ce bureau de vote de Fairfax, en grande banlieue de Washington, certains électeurs confient avoir attendu quatre heures pour déposer leur bulletin. La Virginie avait voté pour Hillary Clinton en 2016 face à Donald Trump et les sondages donnent encore cette fois l'avantage au démocrate Joe Biden face au président républicain sortant. Le comté de Fairfax avait donné une large victoire à l'ancienne secrétaire d'État. Trois autres États ont ouvert vendredi la possibilité de voter en personne: le Dakota du Sud, le Minnesota et le Wyoming. Avec eux, plus d'une vingtaine des cinquante États américains auront aussi lancé d'ici samedi le vote par correspondance.
Avec la pandémie de nouveau coronavirus, les électeurs pourraient opter en masse pour cette dernière option, qui leur évitera d'affronter les longues files d'attente. Lors de la présidentielle de 2016, près du quart des votes (33 millions) s'étaient déjà effectués par courrier. Cette fois, entre 50 et 80 millions de bulletins pourraient arriver par la poste. Or Donald Trump sape depuis des mois la confiance dans le vote par correspondance en criant à la fraude annoncée. Ce qui a valu au milliardaire républicain, qui vote lui-même par courrier, d'être épinglé, et contredit, à plusieurs reprises, par Twitter.
«Un monde tellement fou»
Au-delà d'incidents isolés, aucune étude sérieuse n'a rapporté de fraudes majeures liées au vote par correspondance. «Nous vivons dans un monde tellement fou que je sentais juste qu'il serait plus sûr de, quoiqu'il arrive, y aller en personne», explique Suzanne Jones, devant le même bureau de vote. La longue file d'attente l'a surprise mais «c'est encourageant de voir qu'autant de gens viennent». Gary Jones, un responsable des bureaux de vote du comté de Fairfax, admet que la participation vendredi «est plus importante que ce à quoi on s'attendait». Des électeurs qui avaient demandé à voter par correspondance sont en fait venus en personne, explique-t-il. «Cela ralentit beaucoup le processus parce que nous devons nous assurer qu'ils n'ont pas deux bulletins», en annulant celui déjà émis par courrier.
Donald Trump a salué sur Twitter le premier jour du scrutin en Virginie: «Nous allons GAGNER». Et promis aux électeurs de cet État, qui compte aussi des régions rurales plus conservatrices: «Votez pour moi. Je me présente pour vos armes, et je me présente pour vos valeurs».
Son rival démocrate le devance dans les sondages nationaux, mais l'écart est plus serré dans certains Etats-clés qui font les élections américaines en basculant d'un parti à l'autre. En plus de la présidentielle, les électeurs choisiront le 3 novembre les 435 membres de la Chambre des représentants, 35 des 100 sénateurs ainsi qu'une multitude d'élus locaux.
Face aux nombreuses photos des longues files d'attente en Virginie qui circulaient sur Twitter, Dave Wasserman, analyste du site indépendant Cook Political Report, a mis en garde: «Oui, l'enthousiasme pour le vote est très élevé. Mais nous ne pourrons tout simplement pas avoir une image claire du niveau de chaque côté», démocrate et républicain, «jusqu'au 3 novembre».


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
«IL N'Y A RIEN DE PLUS IMPORTANT»

Une hirondelle ne fait pas le printemps. Mais attention ceci est un signal fort qui pourrait, souhaitons le, annoncer un sursaut démocratique indispensable. Un second mandat de ce président imprévisible serait la pire des choses pour la démocratie dans le monde et l’humanité. Si j’étais Américain, je ferais la file pour aller voter quitte à poiroter des heures et risquer de se chopper le covid.
«Nous ne voulons pas prendre le risque», que nos bulletins par correspondance soient perdus Il n'y a rien de plus important»
 «Il y a eu tellement d'inquiétudes concernant les tentatives d'attaquer la poste et le vote par correspondance, et les tentatives d'ingérence dans le scrutin, que nous voulions enregistrer notre bulletin aussi vite que possible», 
Certains électeurs confient avoir attendu quatre heures pour déposer leur bulletin. 
Plus d'une vingtaine des cinquante États américains ont lancé d'ici samedi le vote par correspondance.
Lors de la présidentielle de 2016, près du quart des votes (33 millions) s'étaient déjà effectués par courrier. Cette fois, entre 50 et 80 millions de bulletins pourraient arriver par la poste. Or Donald Trump sape depuis des mois la confiance dans le vote par correspondance en criant à la fraude annoncée. 
 «Nous vivons dans un monde tellement fou que je sentais juste qu'il serait plus sûr de, quoiqu'il arrive, y aller en personne»
Plus les Américains seront nombreux à voter, plus grandes seront les chances d’écarter enfin Trump de la Maison Blanche.
MG

vendredi 18 septembre 2020




COMMENTAIRE DE DIVERCITY
EN ECOUTANT LES « QUATRE SAISONS »

En scannant la presse ce matin, sur le mode de «  la lecture de la presse est la prière quotidienne de l’honnête homme », ne trouvant rien de très sexy à me mettre sous la dent pour le commenter je tombe enfin sur le Kroll du jour et je me dis :eureka, le Kroll, mais c’est bien sûr. Vivaldi en pleine perplexité dans la posture du penseur de Rodin méditant du point de vue de Sirius l’état de la belge situation. Perplexité quand tu nous tiens. Je sirote mon thé chaud  du matin aux herbes du jardin et prends la posture méditative de Vivaldi dessiné par Kroll. Je suis ce Vivaldi, nous sommes tous ce Vivaldi.
J’adore Vivaldi mais je ne puis plus souffrir ses quatre saisons tellement entendues sur toutes les ondes, dans les grands magasins, partout, on n’en peux plus de ce Vivaldi là. C’est exactement comme cette crise de régime belge qui nous conduit droit au séparatisme. On n’en peut plus ; Philippe faites quelque chose : enfermez les à clé dans un de vos châteaux, mettez les au vert à Ciergnon par exemple. Ne les libérez  que quand sortira la fumée blanche de votre royale cheminée.
Qu’ils fassent surgir un premier ministre du chapeau : Sophie, Koen, le fils de Croo ou le père Vande Lanotte on s'en fout pourvu qu’on en finisse et qu’on passe enfin à autre chose, cette autre crise qui nous ronge et nous gangrène le moral : la peste soit de ce maudit covid 19, je le mets en minuscule quoiqu’il exige de nous une majuscule attention.
MG 


jeudi 17 septembre 2020

Chronique «Variations» – «Négociations fédérales: la force des faibles»


plus.lesoir.be

La fragilité électorale de presque tous les partis, à l’issue des élections de mai 2019, les conduit paradoxalement à redoubler d’intransigeance dans les négociations pour former un gouvernement fédéral.
Par Vincent de Coorebyter
Chroniqueur in Le soir

Comment en sommes-nous arrivés là ? Pourquoi faudra-t-il, en fin de compte, environ 500 jours pour former un gouvernement fédéral, dont la feuille de route ne comprendra même pas le détail d’une réforme de l’Etat ?
La réponse à cette question est évidemment complexe. Je voudrais, ici, insister sur un seul point : l’impact de la fragmentation des votes, qui affaiblit la plupart des partis politiques et complique la formation d’une coalition.
On a gardé l’habitude, dans le commentaire politique, de parler des deux « grands » partis belges, la N-VA et le PS. Mais s’ils étaient si grands, donc si puissants, leur présence s’imposerait sans discussion au sein du gouvernement fédéral. A une époque encore proche, de 1958 à 1999, la force électorale des partis chrétiens, l’un premier en Flandre, l’autre deuxième ex aequo en Wallonie, couplée à leur positionnement au centre de l’échiquier politique, garantissait leur présence au gouvernement. Le PS a bénéficié d’une même position de force à de nombreux moments, comme la N-VA en 2014 : les mettre de côté demandait une prise de risque et paraissait aller à contre-courant de la volonté populaire.
La N-VA n’est numériquement plus indispensable
A l’issue du scrutin du 26 mai 2019, le PS et la N-VA obtenaient environ 26 % des voix dans leur région de meilleure implantation. On ne peut plus parler de « grands » partis, comme le montre le fait que la N-VA est aujourd’hui écartée des négociations et que le PS l’a aussi été pendant quelque temps, quand les présidents des partis de la suédoise ont pris l’initiative dans la recherche d’une solution. La N-VA crie au scandale démocratique parce que l’on s’apprête à rejeter le premier parti flamand dans l’opposition, mais elle oublie de dire qu’elle paye ainsi, outre ses positions souvent clivantes, le reflux électoral qu’elle a subi. La valse-hésitation autour de sa participation ou non au prochain gouvernement est largement due au fait qu’elle n’est plus numériquement indispensable.
Un gouvernement d’urgence climatique qui se fait attendre
Une autre explication des difficultés actuelles tient à la relative faiblesse d’une des tendances qui ont remporté le scrutin, à savoir les écologistes. En 1999, leur bond en avant était si spectaculaire – ils doublaient pratiquement leurs scores et tournaient autour des 20 % du côté francophone – qu’il était presque inconcevable de les maintenir dans l’opposition. En 2019, malgré d’excellents résultats aux européennes et surtout à Bruxelles, le score global était plus mitigé, avec une performance en demi-teinte en Wallonie. Alors qu’on pouvait, avant le scrutin, les imaginer boostés par les marches des jeunes pour le climat et par l’inquiétude environnementale qui n’avait cessé de croître, les enjeux écologiques n’ont pas été les seuls à faire une percée lors de l’élection, comme en témoignent les résultats du VB et du PTB. Il reste frappant, à cet égard, que malgré toutes les promesses de campagne en faveur du climat, l’on n’ait pas tenté de mettre en place un gouvernement fédéral d’urgence climatique, fût-ce à titre provisoire. Ou que Bart De Wever se soit senti à l’aise pour estimer que la présence des Verts au sein de l’exécutif fédéral était facultative.
La force des faibles
L’impact de la fragmentation électorale prend aussi une autre forme, plus indirecte. On n’assiste pas seulement à l’affaiblissement des partis dominants et à la difficulté, pour certains des vainqueurs, de s’imposer sans conteste. La fragilité électorale de presque tous les partis, à l’issue des dernières élections, les conduit paradoxalement à redoubler d’intransigeance. C’est la force des faibles : poussés par la crainte d’une chute plus prononcée encore, ou par le risque de ne pas pouvoir peser suffisamment dans la négociation, ils sont contraints de formuler des exigences incontournables et de menacer de quitter la table s’ils ne sont pas entendus. Et ce durcissement ne choque pas, car chaque parti comprend, voire partage, la nécessité de préserver un électorat fidèle ou de reconquérir une position perdue.
C’est une des raisons pour lesquelles la Vivaldi, qui paraît constituer une formule plus réaliste qu’un axe PS/N-VA, n’a pas pu être mise en œuvre plus tôt. Il lui a d’abord manqué l’accord du CD&V, qui craignait d’en sortir laminé : le CD&V se rappelle ce que lui a coûté la rupture de son cartel avec la N-VA. Mais par-delà ce cas particulier, la même crainte a travaillé l’Open VLD, tandis que de manière générale chacun sentait bien que l’entente entre ces sept partis ne serait pas facile à atteindre.
Une question de survie
Poussés dans le dos par le PTB, les socialistes doivent impérativement obtenir des avancées pour les moins favorisés, comme la pension minimale à 1.500 €. 
Effrayés par le déficit budgétaire qui s’est creusé et par l’opposition que mènera la N-VA sur ce thème, les libéraux doivent obtenir l’engagement d’un retour à plus d’orthodoxie et une certaine stabilité fiscale. Echaudés par la mise entre parenthèses de la lutte pour le climat au niveau fédéral, les écologistes doivent forcer un programme ambitieux tout en obtenant, enfin, une sortie effective du nucléaire. Quant au CD&V, on sait avec quelle détermination il tente d’empêcher la réforme de la loi sur l’IVG, pourtant appuyée par une large majorité au parlement et dans l’opinion. Chacun de ces partis est prêt à tout pour obtenir gain de cause, car par-delà leurs convictions, ils font l’analyse qu’il y va de leur avenir.
Un spectacle déroutant
Tout cela compromet le sens du compromis. On n’a jamais autant évoqué l’obligation, pour les partis, de tenir leurs engagements électoraux. Et ce, à juste titre : cela fait partie des contrats de confiance qui font vivre la démocratie. Mais on sait bien, en Belgique, qu’un compromis politique exige au contraire d’en rabattre, de renoncer à certaines exigences : , ils sont contraints de formuler des exigences incontournables et de menacer de quitter la table s’ils ne sont pas entendus.On assiste ainsi à un spectacle déroutant. De nombreux partis semblent convaincus qu’ils ne peuvent pas céder sur leurs fondamentaux. Mais le courant d’opinion qui s’est développé en faveur de parlements de citoyens tirés au sort postule, lui, que les citoyens-électeurs acceptent les compromis et sont prêts à en passer entre eux.
Qui a raison, qui a tort ? Nous voilà renvoyés au mystère démocratique par excellence : que veut ce peuple au nom duquel on gouverne ?


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
TANT QU’IL N’Y A PAS ACCORD SUR TOUT, IL N’Y A ACCORD SUR RIEN.

Enfin une analyse claire et lucide de la raison pour laquelle rien ne va plus en Belgique :
« On n’assiste pas seulement à l’affaiblissement des partis dominants et à la difficulté, pour certains des vainqueurs, de s’imposer sans conteste. » 
On assiste aussi à une montée en puissance des partis extrémistes en Flandre (Vlaams Belang et NVA ) comme en Belgique francophone (PTB)
« La fragilité électorale de presque tous les partis, à l’issue des dernières élections, les conduit paradoxalement à redoubler d’intransigeance. »
Tout est paradoxe et  « Tout cela compromet le sens du compromis »
« Ils sont contraints de formuler des exigences incontournables et de menacer de quitter la table s’ils ne sont pas entendus. »
« Nous voilà renvoyés au mystère démocratique par excellence : que veut ce peuple au nom duquel on gouverne ? »
En quelques phrases fortes, tout est dit et on comprend pourquoi notre démocratie est de venue muette et pourquoi les partis extrêmes comme le Belang donnent de la voix qui va organiser une marche  de protestation « automobile » sur Bruxelles le 27 septembre. « A moins que la Vivaldi ne rédige un texte de centre-droit dans les domaines de la migration, de l’économie ou de la sécurité », M. De Crem (CD&V)plaide pour une cure d’opposition.
Nous vivons un moment démocratique dangereux où les partis démocratiques dits traditionnels mettent genou à terre.
Qui sortira le pays de l’impasse ? Le CD&V n’est apparemment pas chaud ;"Si nous rejoignons la Vivaldi, l'opposition sera majoritaire",. On parle de Johan Vande Lanotte comme deus ex machina. Un sage, ce Vande Lanotte, constitutionnaliste de métier issu de l’écurie de Louis Toback.
MG


PIETER DE CREM HYPOTHEQUE LE REDEMARRAGE DES NEGOCIATIONS DE LA COALITION VIVALDI: "POUR NOS REPRESENTANTS LOCAUX, LE VIOLET-VERT EST TOUT SIMPLEMENT IMPENSABLE"
La libre Belgique
"Si nous rejoignons la Vivaldi, l'opposition sera majoritaire", souligne le ministre de l'Intérieur Pieter De Crem (CD&V) au cours d'un entretien accordé à De Standaard, cité aussi dans Het Nieuwsblad, Het Belang van Limburg et Gazet van Antwerpen.

PIETER DE CREM SUR LA NOTE DES PREFORMATEURS: «CELA RESSEMBLE PLUS AU PROGRAMME DE GROEN EN ECOLO»
A moins que la Vivaldi ne rédige un texte de centre-droit dans les domaines de la migration, de l’économie ou de la sécurité, M. De Crem plaide pour une cure d’opposition.
par Belga, Le Soir

Si nous rejoignons la Vivaldi, l’opposition sera majoritaire », souligne le ministre de l’Intérieur Pieter De Crem Il estime que son parti n’a rien à faire dans un tel gouvernement. Non, le train à sept partis n’est pas encore sur les rails, selon M. De Crem. 
« Si les partis violets-verts souhaitent partir seuls, ils le peuvent. Nous sommes mathématiquement superflus. Mon expérience m’a appris que cela signifie que nous n’allons jouer aucun rôle ».
Le CD&V n’a reçu aucune garantie au sujet des deux thèmes saillants, l’éthique et le communautaire, insiste M. De Crem. « Niente, nada, niets. Cela ressemble plus au programme de Groen en Ecolo (…). »
M. De Crem assure encore avoir le soutien des sections locales du CD&V. « A tous les niveaux, il y a beaucoup de réticences. Mais pour nos représentants locaux, le violet-vert est tout simplement impensable. »


LA MENACE DU VLAAMS BELANG QUI APPELLE A ROULER SUR BRUXELLES
Olivier Mouton
Rédacteur en chef adjoint du Vif/L'Express

LES EXTREMISTES FLAMANDS DENONCENT LA FUTURE COALITION VIVALDI EN S'INSPIRANT DU PASSE. MOT D'ORDE: #NIETMIJNREGERING. EST-CE LE RETOUR DES TENSIONS COMMUNAUTAIRES VIOLENTES DU PASSE?
Le Vif
La perspective d'une majorité fédérale minoritaire du côté flamand et sans les deux premiers partis nationalistes fait rugir le lion flamand. Les propos menaçants voire militaires se multiplient et un hashtag fleurit sur les réseaux sociaux: #nietmijnregering. Pas mon gouvernement...
Derrière ce slogan se cache l'extrême droite flamande du Vlaams Belang qui mobilise ses militants. Son président, Tom Van Grieken, lance un appel pour une manifestation en voiture vers Bruxelles le dimanche 27 septembre.
Objectif: "Nous montrerons à l'establishement combien ses plans et ses choix sont impopulaires et intenables, poursuit-il. La Flandre mérite le changement pour lequel elle a voté."
Ce slogan d'une majorité non démocratique car non respectueuse du choix des électeurs flamands sera martelé par les nationalistes, tant de la N-VA que du Vlaams Belang.
"Aucun parti ne peut parler au nom de tous les Flamands, mais je maintiens que le signal de l'électeur était flamand et de droite, soulignait à nos confrères de Knack l'ancien secrétaire d'Etat N-VA The Francken. J'ai mené une campagne intensive, du Bachten de Kupe au Maaskant. Des centaines de personnes m'ont accosté : "Désolé Theo, les choses doivent être encore plus strictes et plus sévères en matière d'immigration et d'asile. Tu as fait de ton mieux, mais cette fois, nous allons voter VB". J'ai entendu ça un peu trop souvent. Ce gouvernement, c'est la négation de ce signal de l'électeur." Le même Theo Francken avait affirmé auparavant qu'une Vivaldi risquerait d'entraîner une alliance entre N-BA et Vlaams Belang en 2024.
Le retour des marches sur Bruxelles est une menance potentielle. Au début des années 1960, à l'époque où la Flandre craignait la "tache d'huile francophone" et avant que la frontière linguistique ne soit établie, des milliers de militants nationalistes flamands avaient marché à deux reprises sur la capitale, provoquant de vives tensions, avec à la clé des dizaines de blessés et de nombreuses arrestations.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE CLIMAT COMMUNAUTAIRE BELGE VA-T-IL A NOUVEAU S'ENVENIMER?

Francken ne se contrôle plus. Il prend des accents  churchilliens pour annoncer qu’il combattra Vivaldi « sur terre, sur mer et dans les airs » Il est clair qu’il veut une sorte de cartel tacite avec le Belang et que, fort d’un réel soutien populaire, l’homme qui monte en Flandre  n’hésitera pas à mettre Bart de Wever en difficulté. Observons avec soin le rapprochement entre Van Grieken (Belang) et Francken (NVA).
Certains observateurs flamands avertis vont jusqu’à prédire un inévitable éclatement de la NVA dont la fraction la plus et activiste rejoindrait le Belang, c’est le cauchemar qui perturbe le sommeil de Bart de Wever ;
MG