samedi 14 septembre 2019

Burgemeester Philippe Close verbiedt extreemrechtse 'Mars op Brussel'


Knack 

De extreemrechtse 'Mars op Brussel' die gepland is voor 15 september, mag niet doorgaan. Dat heeft de Brusselse burgemeester Philippe Close (PS) beslist. De tegenbetoging die gepland was, wordt ook verboden.
Dat bevestigt Closes woordvoerster, Maïté Van Rampelbergh. Eerder gaf ook de politie al een negatief advies over de komst van de betoging naar de hoofdstad.
'De mars wordt verboden uit veiligheidsoverwegingen en de burgemeester heeft daarin het advies van de politie gevolgd', vertelt woordvoerster Van Rampelbergh.
Nadat de politiezone Brussel-Hoofdstad-Elsene eerder een negatief advies gaf, werden de organisatoren nog uitgenodigd door de burgemeester om hun verweer te motiveren. De burgemeester oordeelde dat de situatie te onveilig bleek en dus wordt ook de tegenbetoging verboden.
De 'Mars op Brussel' zou op zondag 15 september door de hoofdstad trekken. De betogers willen zich uitspreken tegen de nieuwe Vlaamse coalitie en hun verontwaardiging tonen over het ontbreken van Vlaams Belang in de Vlaamse regering. De extremistische groep Bloed, Bodem, Eer en Trouw zou achter de organisatie van de betoging zitten.
Het is toch mogelijk dat er nog betogers naar Brussel afzakken. Daarom blijft de politie paraat en zal ze gepast reageren op de aanwezige manifestanten, stelt de woordvoerster van de Brusselse burgemeester. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
L'EXTRÊME DROITE SE MOBILISE ET S'ORGANISE 

C'est sans doute le début d'une longue série de marches de l'extrême droite flamande sur Bruxelles. Ceci est à prendre très au sérieux et risque de mettre à mal le climat de vivre ensemble et le maintien de la cohésion sociale. Ce phénomène prend également une expansion inquiétante dans les nouveaux Länder, anciennement soviétiques de la République fédérale allemande. Les partis traditionnels sont partout en perte de vitesse. Le citoyen lambda que nous sommes se demande avec inquiétude ce qu'il va advenir de la démocratie en Europe.Wait and see.
MG 


Sondage: le Vlaams Belang crédité d'un score plus élevé que la N-VA en Flandre


Le Vif 

Pour la première fois, le Vlaams Belang arrive en tête en Flandre, et détrône la N-VA, si l'on en croit les résultats du "Grand baromètre Le Soir-RTL-TVI-Ipsos-Het Laatste Nieuws-VTM".
Le Vif
A Bruxelles, la situation reste conforme au résultat des urnes, avec Ecolo et le PS en duo de tête. En Wallonie, le PS recule, au profit du MR, qui le suit de près et du PTB. Le sondage a été réalisé avant l'accord de gouvernement arc-en-ciel en Wallonie.
Au sud du pays, le trio de tête est le même qu'en mai dernier. Le PS reste en tête. Il hérite de 22,9% (26,1% lors du scrutin de mai). Il est talonné par le MR (22,6%; 20,5% en mai), devant Ecolo (16,2%; 14,9% lors des élections).
Le PTB (15,5%; 13,8 en mai dernier) reste le quatrième parti. Hormis, celle du MR, légèrement supérieure, toutes les évolutions restent sous la marge d'erreur de 3,1%, en ce compris celle du cdH, annoncé en perte de vitesse de 2,2% (8,5%).
En Flandre, l'évolution du Vlaams Belang est par contre au-dessus de la marge d'erreur (de 3,1% également). Un flamand sur quatre lui accorderait sa voix (24,9%: 18,7% en mai dernier). La N-VA (22,7% des intentions de vote) fait, sur le papier, moins bien que lors des élections de mai dernier (25,5%), mais son évolution se situe sous la marge d'erreur, tout comme celle des autres partis en tête desquels on trouve l'Open Vld (13,3% contre 13,5% en mai dernier), devant, en rangs serrés, le CD&V, Groen, et le sp.a.
A Bruxelles, le sondage ne montre pas d'évolution significative par rapport au résultat électoral de mai dernier dans la circonscription électorale de Bruxelles pour la Chambre (à la base du sondage). Contrairement au résultat dans la Région-capitale, les Verts y étaient sortis en tête (21,6%) devant le PS (20%) et le MR (17,5%). Dans le sondage, ce classement reste le même. La plupart des évolutions sont situées en dessous d'un pourcent, très loin sous la marge d'erreur de 4,2%.
Au niveau des personnalités, Paul Magnette, Elio Di Rupo (PS) et l'informateur royal Johan Vande Lanotte (sp.a) bénéficient dans l'ordre des pourcentages d'intentions, les plus favorables en Wallonie; idem pour Bart De Wever (N-VA), Hilde Crevits (CD&V) et Theo Francken (N-VA) en Flandre; Olivier Maingain (DéFI), Paul Magnette (PS) et Didier Reynders (MR), à Bruxelles.
LE VLAAMS BELANG AMBITIONNE DE DEVENIR LE PLUS GRAND PARTI DE FLANDRE EN 2024
Le Vlaams Belang a lancé vendredi soir lors d'un meeting à Gand son programme "missie 2024". L'objectif du parti d'extrême-droite flamand est de devenir la première force politique au nord du pays lors des prochaines élections en 2024.
Cet objectif serait déjà atteint si l'on en croit le sondage Le Soir-RTL-TVI-Ipsos-Het Laatste Nieuws-VTM publié en début de soirée. Le Vlaams Belang est crédité, selon ce sondage, de 24,9% des intentions de vote, contre 22,7% pour la N-VA.
Le parti a dévoilé son nouveau slogan: "Het enige alternatief" (la seule alternative).
Son président Tom Van Grieken a une nouvelle fois fustigé le cordon sanitaire, qui empêche l'extrême-droite de participer à des majorités.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE CHOIX DE BART? 

Parlons plutôt du cauchemar de Bart.
Bart le sait, son étoile ternit comme celle  du libéral Guy Verhofstadt avant lui ou, du socialiste Steve Stevaert ou du CVP Martens. La Flandre finit toujours par dévorer ses héros.
Au vu de ce sondage dévastateur, il fera tout pour éviter des élections anticipées à moins que...
A moins que "machiavelliquement" il ne souhaite une alliance avec le Belang pour donner le coup de grâce à l'Etat belge moribond et précipiter le processus d'indépendance dont il serait le héros historique.
Bruxelles , la Région wallone et la Communauté française ont désormais leur gouvernement tandis qu'en Flandre on en n'est nulle part et  qu'au niveau fédéral on en est toujours à attendre Godot.
Les partenaires sociaux disent leur inquiétude tandis que le bon peuple essaie de penser à autre chose. "Les sujets des pensions et des salaires préoccupent par ailleurs les partenaires sociaux et ont besoin de solutions sans attendre", Marie-Hélène Ska (CSC
MG 

 
MARIE-HÉLÈNE SKA (CSC): "IL EST URGENT DE FIXER UN CAP AU FÉDÉRAL"
Le Vif
Pensions, salaires, digitalisation, transition écologique, sécurité sociale... Il est temps que les politiques se mettent au travail et fixent un "cap à suivre", estime mercredi la secrétaire générale de la CSC, Marie Hélène Ska, dans les colonnes de L'Echo et de L'Avenir.


Marie-Hélène Ska se prononce tout d'abord sur l'accord intervenu en Wallonie. "Nous sommes interpellés par l'idée d'investir 4 milliards d'euros sans dégager de moyens nouveaux", dit-elle dans L'Echo. L'absence de nouvelles taxes sous cette législature, il nous semble qu'il s'agit là d'un leitmotiv dont il va falloir sortir. Car les investissements sont nécessaires", renchérit-elle dans L'Avenir.
Pour le syndicat chrétien, il faut rouvrir le débat sur la question des moyens, tant au niveau wallon qu'à l'échelon fédéral. Au sujet des négociations fédérales, la secrétaire générale de la CSC souligne que le pays a besoin d'un gouvernement pour fixer le "cap à suivre" et réaliser des investissements. Principalement dans deux domaines: la digitalisation de l'économie et la transition écologique. Les sujets des pensions et des salaires préoccupent par ailleurs les partenaires sociaux et ont besoin de solutions sans attendre, dit-elle.


vendredi 13 septembre 2019

Le discours séparatiste a-t-il gagné les esprits en Belgique ?

Le Vif
•Source : Knack

Depuis le 26 mai, on dirait que les voix pour une Belgique unie se sont tues. Le discours séparatiste aurait-il gagné les esprits et le pays marcherait-il vers sa fin, tel un somnambule?
Wallonie: le déclin va continuer
Alain Destexhe Ex-Sénateur
L'arithmétique électorale et la volonté du CDH d'aller dans l'opposition ne laissaient guère de choix, mais l'accord de coalition PS-Ecolo-MR n'offre aucune perspective de redressement de la Wallonie.
Une politique économique marquée par l'étatisme
Il n'y a d'abord aucune mesure forte permettant à la région la plus pauvre du coeur de l'Europe de rattraper son retard sur ses voisines et singulièrement sur la Flandre. Pas de réduction des dépenses publiques et de la bureaucratie qui étouffent le secteur privé. Pas de remise en cause du couteux dispositif des Aides publiques à l'emploi (APE) qui financent des emplois publics qui perturbent le fonctionnement du marché de l'emploi. A la Fédération Wallonie-Bruxelles, le maintien du tronc commun dans le secondaire constitue une nouvelle étape vers le nivellement par le bas.
UN JARGON PRÉTENTIEUX
Il y a ensuite l'insupportable jargon censé résumer le projet de nos coalisés : "mise en place d'un nouveau modèle de société", "une terre de transition écologique, sociale, économique et démocratique". Ce langage creux néo-orwellien aux relents collectivistes devrait inquiéter. Il révèle une sorte d'arrogance, voire de morgue, celles de dirigeants d'une petite région pauvre avec peu d'entreprises et un enseignement gravement déficient, à vouloir donner des leçons à la terre entière en matière de droit de l'homme ou d'écologie. Songeons au CETA ou aux exportations d'armes.
De quelle transition sociale parle-t-on alors que la pauvreté et le chômage sont le double de la Flandre ? De quelle transition économique, alors qu'il n'y a aucune rattrapage wallon malgré les récurrents effets d'annonce depuis 20 ans (le "rebond wallon" de Jean Claude Van Cauwenberghe, le "rattrapage" de Paul Magnette). De quelle transition démocratique dans une Région dominée depuis qu'elle existe par un parti-Etat, frappée de façon presque structurelle de scandales de la gestion publique, encore récemment à Charleroi ? Et même de quelle transition écologique sous la houlette d'un certain Nollet, co-responsable, par expérimentation, précisément de cette transition écologique, de l'explosion de la bulle photovoltaïque, une énorme dette future, opportunément reportée ... après 2024. On pourrait cyniquement ajouter qu'avec une croissance nulle ou molle, cette transition écologique sera plus facilement réalisable !
PAS D'OBJECTIFS PRÉCIS SUR LA LÉGISLATURE
Il y a aussi l'absence d'objectifs chiffrés à l'échéance de la législature en 2024. Lorsqu'un délai est fixé, c'est en 2030 voire en 2050, celui d'une économie "zéro carbone". Adieu essence, gaz et mazout, donc ? Et pourquoi pas, au pays de Tintin, une fusée wallonne sur la lune en 2050 ?
Il y a encore l'édifiant paragraphe budgétaire de quelques lignes à peine. "Pas de nouvelles taxes", mais beaucoup de nouvelles dépenses (par exemple des bus en partie gratuits) et donc le recours accru à l'endettement. Personne ne rappelle que l'équilibre budgétaire était déjà annoncé par le gouvernement Magnette (PS - CDH) pour ... 2018 et par celui de Willy Borsu (MR - CDH) pour ... 2019. Bref, l'équilibre est reporté aux calendes wallonnes. Et à la Communauté, le texte est encore plus vague.
PAS D'OPPOSITION CRÉDIBLE
Il y a enfin ce consensus mou et cette absence d'opposition crédible qui plombe depuis toujours la Wallonie. La première réaction du CDH a été de trouver "cet arc-en-ciel bien pâle". On sent pointer l'opposition musclée et radicale ! Au parlement, celle-ci viendra donc du communiste PTB, l'alternative encore plus à gauche à l'étatisme qui est déjà la marque de cette nouvelle coalition.
Il y a un an à peine, l'objectif du MR était la reconduction d'une alliance avec le CDH. Après le coup de Lutgen à l'été 2017, pour avoir voulu a tout prix retourner pour un peu plus d'un an au pouvoir alors que le PS était englué dans les affaires, le MR a permis à ce dernier de se refaire une virginité et de rester le premier parti de Wallonie, donc le commandant de bord... comme toujours. Aujourd'hui, le MR doit accepter d'être la troisième roue de la charrette de cet attelage boiteux qu'on nous annonce, cerise sur le cocher, conduit par Elio di Rupo.
Les Flamands ne trouveront pas non plus matière à être rassurés par cet accord qui ne pourra que les encourager dans la voie du confédéralisme. Les régions flamande et wallonne sont désormais gérées de façon radicalement différente, minant progressivement la cohésion du pays.
A la lecture de ces accords, une seule conclusion possible : rien de nouveau sous le ciel gris wallon. Le déclin va se poursuivre. La Wallonie, qui fut à la pointe de l'industrialisation de l'Europe, vaut pourtant mieux que cela.


COMMENTAIRE DIVERCITY
UN DIAGNOSTIC MEDICAL

Alain Destexhe, qu'on l'aime ou qu'on le honnisse est médecin de formation. Son diagnostic est d'une précision chirurgicale. Ce projet de coalition est suicidaire pour une Wallonie déjà exsangue, région pauvre de l'Europe peu encline  à un s'imposer un remède de cheval pour sortir de l'ornière. Est ce grave docteur? Grave au point que Jules Gheude croit le moment venu de sortir du bois et d'adresser sa lettre ouverte au président. Macron. Ultime bouteille à la mer ou premier pas vers un rapprochement avec Paris. Apparemment, Gheude ne compte guère de nombreux partisans pour soutenir son projet de rattachement à la France.


LETTRE OUVERTE À MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
•Source : Le Vif
Jules Gheude
Essayiste politique
Monsieur le Président, par le biais de trois ouvrages intitulés " C'était de Gaulle " (Editions de Fallois/Fayard), Alain Peyrefitte nous a restitué les nombreux entretiens qu'il eut avec le Président Charles de Gaulle. Alors que, pour la seconde fois depuis 2010, le Royaume de Belgique est confronté à une crise politique qui menace sa survie même, il n'est pas sans intérêt de relire ce que votre illustre prédécesseur disait à ce sujet.
Je sais bien qu'après la Libération, il aurait suffi que je claque des doigts pour que la Wallonie demande son rattachement à la France. Mais justement, j'estimais qu'il ne m'appartenait pas de claquer des doigts. Il aurait fallu que les Wallons ou leurs représentants légitimes prennent l'initiative. (...) Un moment, j'avais songé à faire un voyage qui aurait commencé à Gand, je me serais arrêté à Dinant où j'ai été blessé en 14, à Namur, capitale de la Wallonie, j'aurais descendu la Meuse jusqu'à Liège, dont Michelet disait qu'elle était plus française que la France. Ç'aurait été comme le Chemin du Roy au Québec. Mais j'ai résisté à la tentation.
Notez bien que depuis mon retour aux affaires, une de mes premières initiatives a été d'inviter le Roi et la Reine des Belges. On ne m'a jamais rendu l'invitation. On avait trop peur, sans doute, des manifestations populaires en Wallonie.
J'avais reçu une délégation de Wallons, bien décidée à préparer le rattachement. Elle m'avait expliqué que les Flamands étaient de plus en plus arrogants et finiraient par faire d'eux-mêmes sécession. C'est peut-être comme cela que ça finira.
La Wallonie existe, mais il n'y a pas une nation wallonne, les Wallons n'ont jamais cherché à devenir un État. Ils demandent à être intégrés au sein de la République, dont ils ont déjà fait partie. (...)
Beaucoup de Wallons pensent qu'ils seraient mieux traités par la France que par la Flandre. C'est probable. Ils retrouveraient au sein de la France la fierté d'appartenir à une grande nation, la fierté de leur langue et de leur culture, le goût de participer aux grandes affaires du monde et de se battre pour de grandes causes humaines.
Toutes choses qu'ils ont perdues dans leur association contre nature, imposée par les Anglais, avec les Flamands qui ne les aiment pas et qu'ils n'aiment pas. Pour les besoins de l'unité de la Belgique, on a raboté ce qu'ils avaient de différent. Ils en sont frustrés.
Il y a un malaise belge (...). Il ne faut pas exclure qu'il aboutisse à une crise, surtout au cas où l'équilibre entre les deux fractions viendrait à se rompre.
Tenus le 29 juillet 1967, ces propos témoignent d'une extrême clairvoyance. Le constat du général de Gaulle se voit corroboré par l'évolution que connaît aujourd'hui la Belgique.
En 2010-2011, le Royaume a traversé sa plus longue crise politique, avec 541 jours sans gouvernement de plein exercice. La situation était telle que la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale française avait chargé deux de ses membres - Robert Lecou (UMP) et Jean-Pierre Kucheida (PS) - d'une mission d'information sur le sujet.
Adopté le 15 février 2012, le rapport des intéressés soulignait que la division de la Belgique en deux groupes linguistiques de plus en plus cohérents et dissemblables compromettait dangereusement sa survie.
Le problème majeur réside dans le fait que la Flandre est parvenue, au terme d'un long combat, à s'ériger en Nation. Le terme figure expressément dans le préambule de la "Charte pour la Flandre", qui a été adoptée en 2012.
Comme l'a fort bien perçu le général de Gaulle, on ne trouve pas un phénomène équivalent en Wallonie.
La mouvance nationaliste flamande n'a cessé, ces dernières années, de s'affirmer. Elle est aujourd'hui incarnée par la N-VA (Nieuw Vlaamse Alliantie), première force politique du pays avec près de 30%.
L'article 1er des statuts de cette formation vise à faire de la Flandre une République souveraine au sein de l'Europe.
Indépendantiste, lui aussi, mais situé à l'extrême-droite, le Vlaams Belang a également progressé de manière significative lors des élections législatives et régionales du 26 mai dernier.
Il ne manque, en fait, que 5 sièges à la N-VA et au Vlaams Belang pour détenir ensemble la majorité absolue au Parlement flamand.
Depuis 1970, la Belgique a connu six réformes institutionnelles, au fil desquelles elle n'a cessé de s'alléger au profit des régions et des communautés.
Un fait majeur s'est produit en 1999, lorsque le Parlement flamand s'est clairement prononcé en faveur d'un système confédéral, basé sur deux États, Flandre et Wallonie, avec une cogestion par ceux-ci de Bruxelles.
C'est ce confédéralisme que la N-VA entend aujourd'hui mettre sur la table des négociations. Son constat est simple : Flamands et Wallons vivent sur deux planètes distinctes et constituent deux démocraties différentes. Le fossé économique qui les sépare est béant. Alors que la Flandre opte pour une vision de droite, axée sur l'esprit d'initiative et l'innovation (elle réalise à elle seule 80% des exportations belges !), la Wallonie penche plutôt vers le salariat, de préférence dans le secteur public. Vu ce contexte, il convient de mettre un terme aux transferts financiers de la Flandre vers la Wallonie, qui représentent quelque 7 milliards d'euros par an. Libre à la Wallonie de faire les choix politiques qu'elle souhaite, à condition d'en assumer pleinement la responsabilité financière !
Pas question, pour les partis wallons, et notamment le PS qui arrive en tête, de s'engager dans ce confédéralisme, qui impliquerait la scission de la sécurité sociale et aboutirait finalement à la disparition du pays.
Depuis plus de trois mois, deux informateurs royaux s'efforcent de débroussailler le terrain, mais la tâche relève de la quadrature du cercle.
Impossible de mettre autour de la table la N-VA et le PS qui sont comme chien et chat sur le plan socio-économique et ont des visions diamétralement opposées quant à l'avenir du pays.
Monsieur le Président,
L'hypothèse d'une implosion du Royaume de Belgique ne relève nullement de la chimère. Elle doit être envisagée sérieusement par l'Union européenne.
Si la Flandre devait proclamer unilatéralement son indépendance, on voit mal comment la France pourrait ne pas la reconnaître. Feu François Perin, ce brillant constitutionnaliste liégeois qui joua un rôle politique majeur durant le seconde moitié du 20e siècle, confiait au journal "Le Soir", en août 2011 :
Le mouvement flamand, d'étape en étape, a gagné sur toute la ligne. Il a gagné de devenir une nation, avec un esprit collectif qui, de fil en aiguille, deviendra une conscience nationale. Bart De Wever - le leader de la N-VA - est dans la ligne, et logiquement, il dit : "Nous voulons un État flamand indépendant". Et vous avez aurez noté que pour expliquer ça, il va d'abord à Londres, chez Cameron, il y a quelques mois. Il connaît l'histoire, De Wever. L'Angleterre - la France n'y verra pas d'inconvénient -sera le premier État à reconnaître l'indépendance de la Flandre quand celle-ci sera proclamée. (...) Le nationalisme flamand est bien ancré. (...) Il ne s'arrête pas, il ne s'arrête jamais.
Les responsables wallons refusent de voir la réalité en face. Ils s'accrochent, de manière suicidaire, à une Belgique dont le démantèlement est devenu inéluctable.
Mais rien n'est pire que de se retrouver un jour le nez sur le poteau, contraints de réagir dans la précipitation.
C'est la raison pour laquelle je m'adresse aujourd'hui à vous, en tant que Wallon soucieux de l'avenir de sa région.
Si la Wallonie devait se retrouver seule à son corps défendant, elle serait confrontée à une situation intenable. Elle ne pourrait compter sur Bruxelles, dont les habitants, à plus de 70%, déclarent souhaiter un statut autonome en cas de disparition du pays.
L'amitié qui vous lie à Charles Michel, notre actuel Premier ministre et futur Président du Conseil européen, est bien connue Voici ce que déclarait son père, Louis, le 28 octobre 1996 - il était alors président du Parti réformateur - au journal "Le Figaro" :
Entre un État wallon replié sur lui-même et la France, je choisis la France.
Voilà plus de dix ans que je m'efforce, par le biais de mes essais, chroniques de presse et conférences, de préparer les esprits wallons à cette échéance.
Outre le général de Gaulle, diverses personnalités politiques françaises se sont déclarées prêtes à accueillir les Wallons le jour où ils en exprimeraient clairement le désir.
Comme l'a écrit l'historien namurois Félix Rousseau :
Sans aucune contrainte, de leur pleine volonté, les Wallons sont entrés dans l'orbite de Paris et, depuis sept siècles, avec une fidélité qui ne s'est jamais démentie, n'ont cessé de participer à la culture française.
C'est au nom de ces liens indéfectibles que je vous prie de recevoir, Monsieur le Président, mes très respectueuses salutations.

mercredi 11 septembre 2019

Le Japon va devoir évacuer l'eau radioactive de Fukushima dans l'océan

Par  Le Figaro avec agences

Après le séisme et le tsunami à Fukushima en 2011, la société Tepco avait stocké dans les réservoirs des sites dévastés plus d'un million de tonnes d'eau contaminée provenant des conduites de refroidissement utilisées pour empêcher la fonte du combustible.
La société Tokyo Electric Power (Tepco), propriétaire de la centrale nucléaire de Fukushima gravement endommagée par le séisme et le tsunami de mars 2011, va déverser de l'eau radioactive directement dans l'océan Pacifique, a annoncé mardi le ministre japonais de l'Environnement.
Après le séisme et le tsunami à Fukushima, Tepco avait stocké dans les réservoirs des sites dévastés plus d'un million de tonnes d'eau contaminée provenant des conduites de refroidissement utilisées pour empêcher la fonte du combustible. La société a affirmé que les sites manqueront d'espace d'ici à 2022 pour stocker l'eau radioactive. «La seule option sera de la drainer vers la mer et de la diluer», a déclaré le ministre de l'Environnement, Yoshiaki Harada. «La totalité du gouvernement va en discuter, mais j'aimerais donner mon simple avis».
UNE HYPOTHÈSE ENVISAGÉE DEPUIS DES ANNÉES
Le ministre n'a rien dit de bien nouveau. Rejeter à la mer le million de tonnes d'eau pompée dans les installations radioactives de Fukushima et conservée dans des citernes sur le site est une hypothèse ouvertement envisagée depuis des années. En 2016, une commission d'experts mandatés par le ministère japonais de l'Industrie (Meti) avait conclu que cette option était "la solution la plus rapide et la moins onéreuse", sans exclure d'autres moyens "faisables" bien que plus longs et coûteux.
La commission d'experts du Meti avait calculé qu'il faudrait 7 ans et 4 mois pour se débarrasser de cette eau dans l'océan après dilution, pour un coût évalué à 3,4 milliards de yens (28 millions d'euros), alors que les autres techniques coûteraient de 10 fois à 100 fois plus pour une durée allant de 8 à 13 ans. En l'état actuel, il n'est pas décidé de diluer cette eau en mer car les concentrations en tritium et autres radionucléides de l'eau en partie décontaminée restent au-delà des normes, a précisé récemment à l'AFP un fonctionnaire de ce même ministère. "L'eau a besoin de satisfaire les standards" internationaux avant d'être éventuellement rejetée à la mer, a souligné cette source. L'eau non conforme va de nouveau être filtrée.
TENSIONS AVEC LES PAYS VOISINS
Cette décision pourrait provoquer des tensions avec les pays voisins tel que la Corée du Sud, qui a convoqué en août un diplomate de l'ambassade du Japon à Séoul afin de lui demander des comptes sur la manières dont Tokyo entend gérer la question des eaux radioactives.


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
L'HUMANITÉ SE SUICIDE À PETIT FEU POUR SATISFAIRE LA BOULIMIE DE CROISSANCE D'UN SYSTÈME CAPITALISTE AUX ABOIS QUI S'AVÈRE DE PLUS EN PLUS DÉVASTATEUR.

L'incendie de la "forêt" de Notre-Dame a bouleversé les esprits, à même titre que l'attentat contre les Twin Towers. Mais que l'Amazone soit en feu ou que les Japonais polluent les océans avec leurs eaux radio actives n'empêche pas nos politiques de dormir. Il est de bon ton, désormais de railler la petite Greta Thumberg et ses acolytes qui cherchent à mobiliser la jeunes du monde entier sur ces thèmes.
L'humanité se suicide à petit feu pour satisfaire la boulimie de croissance d'un système capitaliste aux abois qui s'avère de plus en plus dévastateur.
Chaque km2 de désert reçoit annuellement une énergie solaire équivalent à 1,5 million de barils de pétrole.
.
La surface totale des déserts sur la planète entière peut donc fournir plusieurs centaines de fois l'énergie utilisée actuellement dans le monde.
.
Couvrir 0,3 % des 40 millions de km2 de déserts de la planète en centrales solaires thermiques aurait ainsi permis, selon un forumeur de couvrir les besoins électriques de la planète en 2009 (environ 18 000 TWh/an).
.
Nous empoisonner avec le thermique ou l'irradiation est donc une question de choix... et de corruption quand on connaît le poids ahurissant de leurs lobbies respectifs
Mais où sont donc les grandes promesses des uns et des autres sur l'élimination des déchets nucléaires?
Rien que du bluff?
A ce rythme le globe n'a plus beaucoup d'années devant lui.
MG

mardi 10 septembre 2019



COMMENTAIRE DE DIVERCITY
FRERES ENNEMIS REUNIS DANS LA CONCORDE

Comment appellerons nous cette coalition "contre nature" violette plus écolo: violette à bicyclette? Il a fallu plus de cent jours pour faire avaler la pilule amère  à l'opinion publique francophone.
Ils se détestent cordialement mais ils convolent pour le meilleur et pour le pire. C'est fascinant et complètement surréaliste. Magritte aurait apprécié, Bodson (Fgtb)est plus que réservé!
Fini le décret inscription! Le PTB se frotte les mains et songe aux lendemains qui chantent 2024 sera une année faste. Le CDH se régénère en silence. Elio assurer sa fin de carrière il sera une dois encore locataire de l'Elysette.
En amour disait le Prince de ligne, rien n'est plus beau que les commencements. En politique aussi...
MG 


FORMATION WALLONNE: PS, MR ET ECOLO ONT ...
Le Vif 

Le PS, le MR et Ecolo sont parvenus lundi après-midi à des accords pour des déclarations gouvernementales en Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles, a annoncé à Namur le président du PS, Elio Di Rupo.
M. Di Rupo était entouré, pour cette conférence de presse au Parlement de Wallonie, du co-président d'Ecolo Jean-Marc Nollet et du ministre-président wallon sortant, Willy Borsus (MR).
La coalition Arc-en-ciel qui dirigera les deux niveaux de pouvoir marque le retour des écologistes au gouvernement wallon après leur dernière période de pouvoir, entre 2009 et 2014. Pour les réformateurs, elle signifie surtout un retour au pouvoir en Fédération Wallonie-Bruxelles, quinze ans après la fin de leur dernière participation.
Avec la finalisation des accords de gouvernement au sud du pays - les instances des trois partis devront encore confirmer la participation -, seules les formations des gouvernements flamand et fédéral sont toujours en souffrance, même si les pourparlers avancent pour la Flandre.
Au Fédéral, les informateurs royaux ne cachaient plus ces dernières semaines qu'ils attendent l'atterrissage des négociations dans les entités fédérées pour passer à une nouvelle phase des pourparlers. 


WILLY BORSUS SUR LA COALITION EN WALLONIE: «AVEC UNE TOUCHE LIBÉRALE, CET ACCORD EST TRÈS AMBITIEUX»
Le Soir 

Ce lundi, des accords pour des déclarations gouvernementales en Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles ont été trouvé par la coalition arc-en-ciel.

Synthèse des priorités politiques de chacun, la déclaration affiche des ambitions à la fois sociales, écologiques et économiques, le tout soutenu par un plan d’investissements de 4 milliards d’euros qui servira à financer divers efforts d’infrastructures, de mobilité, d’énergies renouvelables et de soutien à l’innovation.
UNE TOUCHE LIBÉRALE
A la question de savoir si la touche libérale est suffisamment visible dans les accords, Willy Borsus, ministre-président wallon sortant répond au micro de Bel RTL : « Il y a une touche libérale mais aussi surtout collective à travers aussi bien le développement économique, la cohésion sociale mais aussi transition environnementale. Ce sont des enjeux qui sont très importants chez nous également. Mais nous avions aussi des priorités en ce qui concerne par exemple la fiscalité. Donc il n’y aura aucune nouvelle taxe sous cette législature au niveau wallon, c’est très important. Bien plus, des mesures favorables au pouvoir d’achat. 100 euros de moins sur le précompte immobilier dès 2023 ou bien une réduction des droits d’enregistrement dès lors qu’on achète sa première maison. Tout cela est important pour les gens et pour le quotidien. Mais il y a beaucoup d’autres éléments qui étaient importants pour nous qu’on retrouve dans la déclaration de politique régionale et en Fédération Wallonie-Bruxelles. »
Sur les réductions de gaz à effet de serre et la partie écologie de l’accord, Willy Borsus explique que c’est une partie de l’accord dans laquelle les libéraux se sentent totalement engagés. « Nous allons, dans chacun des secteurs, avoir les concertations nécessaires pour parvenir à ce que cette transition climatique soit une opportunité en termes de création d’emplois, de création d’activités. Soyons très clairs : l’enjeu planète, l’enjeu de préserver notre cadre de vie est un enjeu qui nous concerne toutes et tous. Les hommes et les femmes de l’ensemble du monde et l’ensemble des formations politiques. Je défendrai avec totale énergie les mesures sociales, les mesures économiques, les mesures emploi, les mesures en ce qui concerne l’environnement et d’autres encore de cet accord ».
« Je pense que cet accord est très ambitieux », tient à souligner Willy Borsus.

lundi 9 septembre 2019

Charles Michel doorbreekt de stilte: “Tekort van 13 miljard, dat maakt me woédend”

HLN

Michel is het tijd voor actie. "We kunnen niet langer wachten.”

DE KRANT Woedend wordt hij ervan, zegt uittredend premier Charles Michel (MR). “N-VA en PS weigeren de begroting te stemmen. Ik betreur die situatie.”
Maar tegelijk bereidt hij zijn eigen exit voor: in december wordt Michel Europees president. “Dan zou er toch een regering moeten zijn.”
In ‘L’Invité’ op de Waalse tv-zender RTL. “We zijn bijna vier maanden na de federale verkiezingen. Er is geen plaats voor immobilisme. Het is tijd voor actie, om beslissingen en verantwoordelijkheid te nemen, en zo snel mogelijk. We kunnen niet langer wachten”, zei hij in Coo.
Gisteren reageerde Michel als door een wesp gestoken op de opmerking dat het begrotingstekort van ons land ontstellende hoogtes aanneemt - tot zelfs 13 miljard in 2024. “Dat maakt me woédend”, zei hij. “Op het moment dat de regering in december is gevallen, waren we erin geslaagd om het structurele tekort drie keer kleiner te maken. Maar daarna wilden de N-VA en de PS de begroting voor 2019 niet meer stemmen, en dus is er geen budget meer, worden er geen beslissingen genomen en stevenen we af op tekorten in 2019 en 2020. Vandaar de enorme dringendheid om een regering te vormen. Alleen dan kunnen er maatregelen komen.”
Met andere woorden: het is de schuld van de N-VA en de PS - nota bene de twee partijen die nu tot elkaar veroordeeld zijn om een regering te vormen, aldus Michel.
Dus is het vijf voor twaalf om een regering te vormen, zegt Michel. Hij is niet meer aan zet, beseft hij ook. “De PS en de N-VA moeten met elkaar praten. En niet om het land te ontmantelen. Ik ben daar ongerust over, ja.” Hij weet ook: zijn persoonlijke eer staat op het spel. Want op 1 december wordt Michel Europees president en hij kan zijn land dan niet in chaos achterlaten.
“Vraag opvolging stelt zich momenteel niet”
Stel dat er toch geen regering is tegen december, moet Michel vervangen worden als premier van een regering in lopende zaken. In de wandelgangen wordt gefluisterd dat het weleens huidig minister van Begroting Sophie Wilmès zou kunnen zijn. “Die vraag stelt zich momenteel niet”, reageerde Michel.

CHARLES MICHEL ROMPT LE SILENCE : "UNE PÉNURIE DE 13 MILLIARDS, ÇA ME MET EN COLÈRE."
Michel dit qu'il est temps d'agir. "On ne peut plus attendre."
Cela le met en colère ", déclare le Premier ministre sortant Charles Michel (MR). "N-VA et PS refusent de voter sur le budget. Je regrette cette situation." Mais en même temps, il prépare sa propre sortie : en décembre, quand  Michel deviendra président européen, "Il devrait y avoir un gouvernement".
Charles Michel se prépare à devenir président du Conseil européen en décembre - président de l'Europe, en quelque sort. Depuis l'annonce de tournant de carrière, Michel s'est drapé dans le silence. Il ne siège plus à la table des négociations gouvernementales, bien qu'il soit toujours président des libéraux wallons et Premier ministre sortant de son propre gouvernement dans les affaires courantes.
Samedi, il a pris la parole lors d'une journée de fête à Plopsa Coo, le dimanche, il était invité politique à L'Invité sur RTL. "Nous sommes quatre mois après les élections fédérales. Il n'y a pas de place pour l'immobilité. Il est temps d'agir, de prendre des décisions et de prendre des responsabilités, et ce, le plus tôt possible. Nous ne pouvons pas attendre plus longtemps", a-t-il dit à Coo.
Hier, Michel a réagi au commentaire selon lequel le déficit budgétaire de notre pays atteint des niveaux incongrus - jusqu'à 13 milliards d'euros en 2024. "Ça me met en colère," dit-il. "Lorsque le gouvernement est tombé en décembre, nous avions déjà réussi à réduire le déficit structurel par trois fois. Mais après cela, la N-VA et le PS ont refusé de voter  le budget 2019. Il n'y donc a plus de budget, si aucune décision n'est prise nous allons vers des déficits en 2019 et 2020. D'où l'extrême urgence de former un gouvernement. Ce n'est qu'alors que des mesures pourront être prises."
En d'autres termes, c'est la faute de la N-VA et du PS - les deux partis qui sont maintenant condamnés l'un et l'autre à former un gouvernement, auquel Michel veut toujours arrimer son MR ? "Je constate qu'ils ont une grande responsabilité ", dit Michel. "Depuis la fin de 2018, lorsque la N-VA a décidé de faire tomber le gouvernement dans une atmosphère pré électorale, j'ai pris contact avec les autres partis démocratiques. Mais tout le monde - y compris le PS - refuse de voter le budget. Je déplore cette situation."
"Le PS et la N-VA doivent se parler. Et pas pour démanteler le pays. Ça l'inquiète, il sait que son honneur personnel est en jeu: le 1er décembre, Michel deviendra président européen. Il  ne peut quitter un  pays en plein chaos. "Je resterai Premier ministre jusqu'à ce qu'un nouveau gouvernement soit formé - et cela doit être fait dès que possible. Parce que je serai parti en décembre. J'espère que d'ici là, il y aura un nouveau Premier ministre, avec un nouveau gouvernement."


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
QUEL CINÉMA
UNE MISSION DE «PRÉFORMATION» EN VUE POUR DIDIER REYNDERS ET JOHAN VANDE LANOTTE
Ce lundi, les deux informateurs se rendront au Palais pour rendre compte, pour la huitième fois, de leur mission.
par Bernard Demonty Le Soir

Il y a de la houle mais ils s’accrochent. Ce lundi, les deux informateurs, Didier Reynders (MR) et Johan Vande Lanotte (SP.A) se rendront au Palais pour rendre compte, pour la huitième fois, de leur mission de préformation. A diverses sources dimanche soir, le scénario le plus probable était celui d’une nouvelle reconduction de leur mandat.
Une issue serait donc en vue pour la formation d’un gouvernement fédéral ? Pas si vite. La prolongation est d’abord liée à des questions d’agenda. Il serait en effet plus que délicat de « débarquer » les deux hommes alors que des négociations arrivent dans une phase sensible pour la formation des gouvernements wallon, de la Fédération Wallonie-Bruxelles et du gouvernement flamand.
Pas le moment de risquer un grand chambardement, qui pourrait s’accompagner de déclarations politiques de nature à perturber ces discussions sensibles. D’où la reconduction. Mais pour quoi faire ? Pour rapprocher les points de vue entre la N-VA et le PS... Lors du débat de dimanche sur RTL-TVI, il est apparu que le PS acceptait les invitations, mais de là à négocier ensemble, il y a manifestement encore de la marge. « On n’achètera pas le PS avec une réforme de l’Etat qui donnera plus d’argent à la Wallonie en 2024 », dit Jean-Claude Marcourt. Mais pas de veto sur la discussion. Et c’est par cette absence de veto que la reconduction devrait être justifiée...
Et pour montrer qu’on avance (à petits pas, se permettra-t-on d’ajouter), la mission des deux informateurs pourrait être précisée, et se situer entre une mission d’information et de formation. Le doux terme de « préformation » a été utilisé dans le passé, on saura ce lundi s’il redevient en cour, ou si le lexique politique belge s’enrichira encore d’un vocable dont le palais a le secret.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
PREFORMATEURS OU PERFORMATREURS

Nos deux  informateurs ont monté en grade, ils seront désormais  préformateurs. C'est nouveau et ça ne mange pas de pain. Seront-ils pour autant performateurs? On peut en douter. Ils semblent indéboulonnables. Cela dit  Charles Michel exige une solution avant son départ pour l'Europe en décembre. C'est court.
On ne voit rien bouger, nulle par sauf au niveau régional. Rien n'est encore définitif. L'enseignement est un gros dossier en Flandre comme en Communauté française. La rentrée est difficile pour un motif structurel angoissant: manque de profs.
L'enseignement c'est l'avenir, le négliger où l'instrumentaliser à des fins tactiques comme le fit Di Rupo en  confiant sa gestion à Milquet fut plus qu'une erreur: c'est une faute qui se paie cash aujourd'hui.
Notre enseignement va à veau l'eau, on en mourra.
Vous avez bien lu.
MG

dimanche 8 septembre 2019

La nouvelle place Fernand Cocq inaugurée à Ixelles


La place Fernand Cocq et la fontaine La Malibran ont été inaugurées par différents élus communaux et le ministre. Pascal Smet s'est réjoui de voir ce "nouveau salon des Ixellois" devenir un "nouveau coeur de la commune". Il a remercié le collège passé et l'actuel pour avoir cru en ce projet. Le bourgmestre a lui remercié les commerçants et les habitants pour leur patience durant les travaux.
La place est plus ouverte que par le passé avec un important espace vert central. Elle est conçue comme un lieu de rassemblement. Des bancs ont été disposés pour profiter de l'espace créé. Des arbres à hautes tiges ont été plantés à la place de ceux existants. Un espace en dur disposant d'une fontaine s'étend devant la maison communale. La place sera réservée aux piétons.
Dès ce vendredi soir, les bus 54 et 71 de la STIB circuleront ainsi à nouveau sur la chaussée d'Ixelles. Pour rappel, la circulation y est strictement interdite aux véhicules entre 7h00 et 19h00, sauf pour les bus, vélos, taxis et véhicules autorisés.
A l'occasion de l'inauguration de la place, Bruxelles Mobilité a noué un partenariat avec l'ensemble des commerçants de la place afin d'organiser "Le Grand Banquet de Cocq". Tous ont proposé des échantillons de leurs plats gratuitement aux passants. Des concerts ont de plus été organisés. Les habitants du quartier étaient nombreux à venir profiter de la fête en famille. 


COMMENTAIRE DE DIVERCITY
ESPACE PUBLIC RECONQUIS 

Les avis sont unanimes, la transformation de cette place terne en un espace public convivial et sécurisé est une réussite. La preuve, il n'y a pas une place à trouver sur les terrasse des cafés et des restaurants quand le soleil est de la partie. Il le fut presque tous les jours de cet été particulièrement clément. L'ancienne villa de la Malibran qui fait désormais office de maison communale a pratiquement retrouvé son écran d'antan.  Il y fait bon vivre loin du bruit des voitures dès le matin quand s'ouvre l'excellente boulangerie où l'on peut se fournir en viennoiseries de qualité. C'est un immense "plus" pour la convivialité citoyenne ixelloise qui compte pourtant déjà quelques fleurons: Flagey, Saint Boniface, place de Londres...
La bagnole recule depuis la décision de chasser l'automobile de la Grand Place où elle n'avait rien à faire. Il est clair que cet aménagement réussi contribuera à nourrir le débat sur la place de la voiture à Bruxelles. Vaste débat qui sera passionné et passionnant mais dans lequel les automobilistes risquent, à terme de devoir baisser pavillon.