vendredi 29 août 2008

Le discours d'Obama


Juste avant de conclure, Barack Obama a fait sa première référence à Martin Luther King, dont le fameux discours "I have a dream" a été prononcé il y a 45 ans jour pour jour. Il évoque "cette promesse faite il y a 45 ans, qui a attiré des Américains des quatre coins de ce pays pour se retrouver à Washington, devant la statue de Lincoln, et écouter un jeune pasteur de Géorgie parler de son rêve".
"'Nous ne pouvons pas marcher seuls', avait crié le pasteur 'Nous devons marcher, et promettre que nous marcherons toujours de l'avant'", commence le candidat démocrate. "Nous ne pouvons pas faire demi-tour. Pas avec tant de choses à accomplir (...) Nous ne pouvons marcher seuls. Aujourd'hui, dans cette élection, nous devons faire la promesse de marcher, une fois de plus, vers le futur. Gardons cette promesse, cette promesse américaine".
Pour terminer sa prestation, Barack Obama lance : "Ce qu'ils ne comprennent pas, c'est que cette élection n'est pas à propos de moi. Elle est à propos de vous". La remarque provoque une des plus grosses ovations de la soirée. Selon les dernières estimations, plus de 84 000 personnes ont assisté au discours du candidat démocrate à l'élection présidentielle. M. Obama quitte la scène, avant d'y revenir avec sa femme et ses deux filles.
John McCain ne comprend pas [les difficultés des Américains]"
(...)Barack Obama explique qu'il souhaite, dans un délai de 10 ans, "en finir avec notre dépendance pétrolière envers le Moyen-Orient". "Washington parle d'une addiction au pétrole qui dure depuis 30 ans, et John McCain y est depuis 26 ans", constate-t-il simplement. Il promet de consacrer 150 milliards de dollars aux énergies renouvelables et de créer 5 millions d'emplois dans ce secteur.

(...- "Je ne sais pas quelle sorte de vie John McCain pense que les célébrités ont", dit-il en référence aux attaques des républicains sur ce thème, mais celle-là a été la mienne. Ce sont mes héros et leur histoires ont contribué à me construire. Et c'est pour eux que je veux gagner cette élection".
Après les remerciements, Barack Obama passe au choses sérieuses. "Notre pays est meilleur que ce qu'il a montré ces huit dernières années. Nous sommes meilleurs que cela. (.L..)"Nous sommes ici parce que nous aimons trop notre pays pour laisser les quatre prochaines années ressembler aux huit dernières", poursuit Barack Obama, avant de critiquer "à la politique de l'échec de George Bush".
(...) Il annonce son intention de renouveller "la promesse américaine" (c'est le titre de son discours), expliquant que c'est "l'idée que nous sommes responsables de nous-mêmes mais aussi que nous tombons et nous relevons comme un seul pays".

Il s'en prend au bilan de l'administration Bush, et à John McCain, qu'il juge coupé des réalités. "Ce n'est pas parce que John McCain s'en moque. C'est parce que John McCain ne comprend pas", écrit-il notamment.
.Pour nombre d'observateurs, il s'agira sûrement du discours le plus important de sa carrière. Quarante-cinq ans jour pour jour après le célèbre "I have a dream" de Martin Luther King, Barack Obama acceptera officiellement la nomination du Parti démocrate et tentera d'insuffler un nouveau souffle à sa campagne.
Pour répondre aux critiques sur la superficialité de son message, il devrait longuement aborder les questions économiques, un thème clé de la campagne alors que les Etats-Unis sont frappé par la crise économique. Il confiait au Wall Street Journal en début de semaine qu'il s'agissait avant tout "de souligner que le choix à faire en novembre sera entre les politiques désastreuses des huit dernières années pour la classe moyenne et des nouvelles réformes qui augmenteront les revenus des Américains et aideront les familles dans le besoin".
(LEMONDE avec AFP et AP)

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