jeudi 30 octobre 2008

Pas loin de 130.000 visites sur Divercity !

ALI DADDY
C’est le moment de faire un bref arrêt sur image ou sur blog comme vous préférez.

Profitons aussi de l'occasion pour vous remercier de votre fidélité et de votre assiduité et pour vous encourager à nous faire part de vos réactions, de vos remarques, commentaires et suggestions car notre ambition est de créer un véritable forum interculturel.

Le temps aussi pour réfléchir à ce que cherche à communiquer ce blog qui s’efforce de vous informer sur l’état du cosmopolitisme et du dialogue interculturel et interreligieux surtout à Bruxelles mais aussi en Belgique, en Europe et au-delà.

Par exemple en sondant pour l’instant l'actualité américaine face au racisme dans la campagne qui oppose Mc Caine à Obama.
ALI DADDY



POURQUOI JE BLOGUE...
Andrew Sullivan, le prince des blogueurs américains, vient d’écrire pour Atlantic Monthly un long article sous le titre «Pourquoi je blogue». C’est une pièce indispensable à toute réflexion sur l’état et l’évolution de la blogalaxie.
«For bloggers, the deadline is always now.» Le deadline est l’heure de bouclage mais la métaphore anglophone est intraduisible deadline = ligne de mort. C’est l’instant qui commande et nous sommes toujours en retard par rappport à l’actualité en temps réel. Bloguer est comme un sport extrême: plus libre et plus exposé aux accidents.
La liberté - face à ses supérieurs hiérarchiques - gagnée par le journaliste-blogueur s’accompagne d’une «insurrection» venue du dessous, celle des lecteurs qui commentent, critiquent, corrigent, contribuent. Et cette confrontation avec le public contribue à plus de professionnalisme et non le contraire.
Un billet est à la fois superficiel en ce qu’il peut être court et vite écrit, mais il gagne en profondeur quand il fournit des liens à ses sources qui permettent à tout lecteur de juger sur pièce. Cette rapidité nous fait aussi mieux apprécier les articles plus pensés et nous invite à passer constamment d’une forme à l’autre.
C’est chez Montaigne, dit-il non sans ironie,que nous trouvons la quintessence de l’art de bloguer, dans sa façon de revenir sur ce qu’il écrit, de modifier, d’être sceptique face à soi-même, constamment.

"Blogging is, less formal, more alive. It is, in many ways, writing out loud.
But a blog, unlike a diary, is instantly public. It transforms this most personal and retrospective of forms into a painfully public and immediate one. It combines the confessional genre with the log form and exposes the author in a manner no author has ever been exposed before.
The blogosphere is, at its best, a conversation, rather than a production.
Alone in front of a computer, at any moment, are two people: a blogger and a reader. The proximity is palpable, the moment human -- Whatever authority a blogger has is derived not from the institution he works for but from the humanness he conveys. This is writing with emotion not just under but always breaking through the surface. It renders a writer and a reader not just connected but linked in a visceral, personal way. The only term that really describes this is friendship. And it is a relatively new thing to write for thousands and thousands of friends.
A good blog is your own private Wikipedia.
People have a voice for radio and a face for television. For blogging, they have a sensibility.
And it is a relatively new thing to write for thousands and thousands of friends.

Andrew Sullivan

Andrew Michael Sullivan, né le 10 août 1963 à South Godstone (Grande-Bretagne), est un auteur britannique conservateur libertaire et un commentateur de la vie politique américaine. Il se distingue par un style souvent très personnel dans ses analyses. Son blog politique est l'un des plus lus aux États-Unis.
Sullivan est né à South Godstone dans le Surrey, dans une famille catholique d'origine irlandaise. Il obtient un bachelor of Arts d'histoire moderne à l'université d'Oxford (Magdalen College), où il est élu dès la seconde année, président de l'Oxford Union, l'union des étudiants. Il part ensuite étudier l'administration publique à l'université d'Harvard.
Sullivan a vécu plus longtemps aux États-Unis qu'en Angleterre et a déclaré souhaiter obtenir la nationalité américaine.

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