dimanche 30 novembre 2008

Terreur

Misschien wel het meest opvallende aan de moorddadige terreur in Mumbai is de kwalitatieve sprong die de terroristen gemaakt hebben.

Het klassieke beeld van de islamfundamenta-
listische terrorist was dat van de martelaar, die in de hoop op een paradijselijke beloning, maagden al dan niet inbegrepen, gek genoeg gemaakt kon worden om met explosieven op zijn lijf of in zijn wagen zichzelf en wat omstanders naar het hiernamaals te helpen. Veel meer bagage dan de wetenschap hoe je aan een touwtje moet trekken of op een knop moet duwen leek er niet bij te zijn.

In vergelijking daarmee zijn de aanslagen in India van een totaal ander niveau. Het zijn grondig voorbereide militaire acties, waar bijzonder veel zorg werd besteed aan verkenning, timing en uitvoering. Het is een kwalitatieve sprong van de eenzame zelfmoordterrorist naar een georganiseerde stadsguerrilla.

Dat verklaart waarom de in aantal overmachtige ordetroepen bij verrassing werden gepakt en zoveel tijd nodig hadden om de toestand weer enigszins onder controle te krijgen. Ook een land dat zich veilig waant onder een atoomparaplu, bleek niet bij machte de beschikbare aanwijzingen en inlichtingen te gebruiken.

Daarnaast blijkt de terreur een multinational te worden: de commando's waren internationaal samengesteld, en duidelijk getraind voor deze missie. Volgens nog onbevestigde geruchten waren er ook bij met westerse paspoorten, wat het spookbeeld van de 'homegrown' terrorist weer doet opdoemen.

Ten slotte kan niet ontkend worden dat de terroristen ook goed op de hoogte waren van marketingwetten. Ze kozen als doelwit niet een of andere religieuze tempel waarmee ze in onmin leven, maar specifieke plekken in de symboolstad van de nieuwe economische grootmacht die India geworden is, en het meest visibile contactpunt tussen het Westen en dat land. En binnen die stad kozen ze de locaties uit waarop ze zoveel mogelijk westerlingen zouden kunnen treffen, zich daarmee verzekerend van internationale mediabelangstelling.

Wat Mumbai vooral bewijst, is dat het terrorisme in een nieuwe groeifase is beland: die van de internationalisering en professionalisering.

Er zal bij meer dan één westerse inlichtingendienst en regering behoorlijk gezucht zijn, nu ze zich voor deze nieuwe en veel moeilijker uitdaging geplaatst zien.(Yves Desmet, De morgen)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
Comme toujours Yves Desmet pointe juste en insistant sur le saut qualitatif franchi par les combattants islamistes : excellent timing, organisation minutieuse et souci d’une bonne couverture médiatique. Bref on passe de l’artisanat de l’attentat suicide commis par un isolé vers une véritable guérilla urbaine qui a surpris les forces de police indienne peu préparée à ce type d’adversaires. Comme le faisait joliment remarquer Abdelkaziz Kacem :on trouve des scientifiques, des médecins, des ingénieurs des chimistes et des physiciens parmi les terroristes islamiste, jamais des poètes et des écrivains. Les poètes sont dans le camp de la résistance !

L'Open VLD propose un Bruxelles trilingue

Belga
L'Open VLD-Bruxelles a proposé, samedi, lors du congrès de ses membres, que l'anglais devienne aussi une langue administrative dans la capitale. Les libéraux flamands bruxellois plaident aussi pour la création d'une communauté urbaine bruxelloise qui va au-delà des limites de la région, a souligné Sven Gatz, président de l'Open Vld-Bruxelles.

Les libéraux flamands souhaitent que l'anglais devienne une langue administrative au niveau régional et communal dans le domaine de la communication et de l'offre de services. L'anglais ne serait pas, selon eux, sur un pied d'égalité avec le français ou le néerlandais mais aurait plutôt un statut de « langue d'accueil », poursuit M. Gatz.

Sven Gatz motive cette proposition vu le statut international de Bruxelles comme capitale de l'Europe et le nombre important de personnes qui parlent une autre langue que le français ou le néerlandais. De 30 à 33 % des Bruxellois parlent une autre langue que les langues nationales.

L'Open Vld bruxellois souhaite aussi la création d'une communauté urbaine bruxelloise s'étendant au-delà des limites régionales et se base sur la « Brussels Metropolitan Region » qui a été présentée voici une semaine par les entrepreneurs du pays.

« Nous ne parlons pas ici d'un élargissement de Bruxelles mais bien d'une plate-forme de concertation entre la Région bruxelloise et les provinces du Brabant flamand et wallon comme partenaires les plus importants », dit-on à l'Open Vld bruxellois. Au départ, cette instance pourrait se charger de dossiers « neutres » comme la mobilité ou l'aménagement du territoire.

Au niveau de l'enseignement, l'Open Vld plaide pour un financement conjoint des écoles bruxelloises par les francophones et néerlandophones.
(d'après Belga)

VB niet te spreken over Engels als derde administratieve taal in Brussel
Het Vlaams Belang is niet te spreken over de voorstellen van Open Vld om het Engels als derde officiële taal te introduceren in Brussel en in alle lokale besturen van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest. Ze verzetten zich ook tegen de Open Vld-plannen voor een Brusselse stadsgemeenschap.

"Haast provocerend"
Vandaag slagen de lokale besturen en OCMW's er steeds moeilijker in om de tweetaligheid van Brussel te garanderen en de taalwetten na te leven, stelt het Vlaams Belang vast. "In deze context is het haast provocerend om de introductie van een derde officiële taal te bepleiten. Dit zal op het terrein leiden tot een nog groter tekort aan Nederlandssprekenden en tot een nog grotere onwil om onze taal te leren. De positie van het Nederlands in Brussel zal hierdoor alleen maar verder ondergraven worden", aldus de partij. De invoering van taalfaciliteiten voor buitenlanders zal hun integratie bovendien bemoeilijken in plaats van bevorderen.

Tegen 'Brussels Metropolitan Region'
Het Vlaams Belang verzet zich ook tegen de Open Vld-plannen voor een 'Brusselse stadsgemeenschap' of 'Brussels Metropolitan Region' tussen enerzijds het Brussels Hoofdstedelijk Gewest en anderzijds de provincies Vlaams- en Waals-Brabant. Hiermee wordt het spook van de archaïsche, anti-Vlaamse provincie 'Brabant' opnieuw tot leven gewekt, waarbij Brussel als dominant gewest een nog veel grotere rol zou gaan spelen dan voorheen, vreest de partij.

Taalfaciliteiten in de rand
"Als Sven Gatz goede principes wil toepassen en het Engels als derde administratieve taal in Brussel wil, moet hij Vlaams minister voor Binnenlandse Aangelegenheden Marino Keulen vragen de burgemeesters te benoemen en de taalfaciliteiten van de inwoners van de rand te respecteren", stelde FDF-voorzitter Olivier Maingain op het partijcongres.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
Sven Gatz a fait fort il s’est mis à dos à la fois le VB qui ne veut pas entendre parler ni du 'Brussels Metropolitan Region'ni d’un quelconque élargissement de la région bruxelloises, qui renforçrait la capitale honnie ni de l’anglais comme troisième langue et le président du FDF.

LA BIBLE NOUVELLE TRADUCTION BAYARD

Cette nouvelle traduction de la Bible est la première traduction française de la Bible réalisée en commun par des spécialistes des langues et des textes bibliques et des écrivains.
Entièrement originale, elle a été élaborée d’après les langues sources de la Bible (Hébreu, Araméen, Grec), et selon les dernières éditions critiques. Chaque livre biblique a été confié à un tandem composé d’un bibliste et d’un écrivain, qui ont travaillé au coude à coude pendant 6 ans. Une idée forte a prévalu : jouer sur la pluralité des genres, des écritures, des interprétations, aboutissant à une Bible à plusieurs voix, qui transmet dans la langue et les littératures françaises contemporaines la diversité des genres littéraires, des styles, des formes, des auteurs, des inspirations, des traditions...
Cette nouvelle traduction est le fruit d’une collaboration internationale exceptionnelle entre 20 écrivains et poètes contemporains francophones (parmi lesquels François Bon, Emmanuel Carrère, Florence Delay, Jean Echenoz, Jacques Roubaud...) et 27 spécialistes de la Bible et des langues anciennes. «Bible d’une nouvelle génération », cette Bible renoue avec l’histoire de notre culture. Elle affirme que cette histoire n’est pas close, que la Bible garde l’étonnante capacité de solliciter et de provoquer.

«Cette "Bible Bayard" est révolutionnaire par sa méthode inédite de traduction, par sa capacité à rejoindre les questions et les quêtes de notre temps. Les mots d'aujourd'hui sont le chemin le plus sûr pour énoncer la Vérité de toujours.»
La Croix
«Le mérite des auteurs de cette nouvelle Bible est d’avoir compris que, sans porter atteinte à l’héritage, il était possible, au début d’un nouveau siècle, de rouvrir le trésor et de le faire connaître autrement à de nouvelles générations, tant il est vrai, comme disait le grand exégète Paul Beauchamp, que la Bible n’existe que par sa permanente confrontation aux cultures, aux langues, au temps.»
Le Monde
«Leur traduction est une révolution, un coup de poing qui fait voler en éclats le ronron des versets roboratifs que l’on connaissait plus ou moins. Un rythme violent, dérangeant et éblouissant. Une poésie brutale, sèche et magnifique. Les mots résonnent comme s’ils étaient chuchotés, psalmodiés ou jetés.»
Elle
«Cette traduction à plusieurs voix échappe à tout risque de monochromie et de monotonie. (…) Bible, surprenante et branchée, qui séduira par la nouveauté de son ton et la richesse de son appareil critique. (…) Bible «d’une nouvelle génération»
Télérama
«La Bible, roman. Une adaptation du Livre des livres à la langue d’aujourd’hui. Surprenant toujours, séduisant souvent.»
Le Point
«La Bible traduite par des écrivains contemporains : le pari et l'événement littéraire le plus excitant de la rentrée.»
Les Inrockuptibles
«Au fond, La Bible Nouvelle Traduction est faite pour ceux qui vivent dans une autre religion : la littérature. C'est avant tout un rigoureux et souvent puissant travail sur les langues»
Libération

LA SAINTE IGNORANCE

Quel est le destin des religions dans la mondialisation ? Dans « la Sainte Ignorance », Olivier Roy s'interroge sur le divorce des intégrismes et de la culture. Par Olivier Roy

On ne cesse aujourd'hui d'évoquer le «retour du religieux». Vous ne partagez pas cette thèse. Pourquoi ?
Il y a bien aujourd'hui une visibilité du religieux qui n'existait pas il y a trente ans : on s'affiche «catho» ou musulman (des filles se voilent alors que leurs mères s'en dispensaient), on voit passer une «Christian Pride» à Paris (mai 2008), la messe en latin est de retour, la kippa se porte dans la rue, les évangéliques louent des stades pour célébrer le culte, et les revendications religieuses semblent plus présentes que jamais dans l'espace public. Pourtant, deux choses me gênent dans ce thème du «retour». La première est que le religieux qui revient sur scène est différent des religions traditionnelles. Il ne s'agit pas d'un retour mais d'une mutation. Si l'on excepte l'Eglise catholique (qui est d'ailleurs sur une position défensive plutôt que prosélyte), les vagues de «revivalisme» se font contre les establishments religieux et contre les formes de religion «établies» : l'évangélisme protestant gagne sur l'anglicanisme, le méthodisme ou le protestantisme libéral - qui dominait en France -, mais aussi contre le catholicisme (Brésil) et fait une percée dans le monde musulman (Asie centrale); en islam, le salafisme conteste les écoles musulmanes traditionnelles (hanafisme ou chaféisme, mais aussi soufisme); l'hindouisme militant du parti nationaliste indien BJP est une construction moderne, tout comme le bouddhisme de la Soka-Gakkai japonaise. De manière intéressante, la plupart des mouvements «revivalistes» aujourd'hui sont des mutations de «revivalismes religieux» relativement tardifs. Les évangélismes protestants sont nés des «réveils» récurrents depuis le XVIIIe siècle, le judaïsme ultra-orthodoxe vient de mouvements charismatiques qui n'ont souvent pas plus de deux ou trois siècles. Le salafisme est né du wahhabisme apparu à la fin du XVIIIe, les «sectes» (mormons ou Témoins de Jéhovah) datent du XIXe.

Sous des étiquettes intangibles («islam», «christianisme», «bouddhisme»), on assiste en fait à une reformulation des grandes religions selon des formes de religiosité modernes où l'individualisme et le souci de la réalisation personnelle l'emportent sur la fidélité à des cultures et à des identités collectives séculaires. Les nouvelles formes de religiosité ne sont pas l'expression de cultures traditionnelles : elles sont au contraire des produits de la déculturation. Loin d'exprimer la rémanence d'identités traditionnelles, la ?¦ visibilité du religieux aujourd'hui correspond davantage à un nomadisme spirituel, où l'on pioche dans un marché concurrentiel du religieux, que la globalisation a justement contribué à mettre en place.
La deuxième critique sur le terme de «retour du religieux» est que j'ai quelques doutes sur une véritable augmentation de la pratique. Comment se fait-il que plus les jeunes se pressent aux Journées mondiales de la Jeunesse autour du pape, moins ils s'inscrivent dans les séminaires pour devenir prêtres ? La quête d'une expérience spirituelle festive ne va pas de pair avec l'engagement dans une institution. Et, toutes proportions gardées, l'engagement djihadiste de jeunes musulmans ou convertis n'est pas lié à une pratique religieuse intensive. Le «retour du religieux» n'est pas la défaite de la sécularisation mais au contraire un effet de cette sécularisation. Le religieux, isolé, coupé de la culture dominante qui est profane, même quand elle conserve des marqueurs religieux (Noël), s'affirme aujourd'hui comme un «religieux» peu soucieux de compromis avec une culture laïque perçue comme hostile. Le «retour du religieux» s'accompagne, chez nombre de croyants, du sentiment d'appartenir à une minorité assiégée par une culture païenne.

Quels effets produit la mondialisation sur la religion ?
La globalisation a eu deux effets : elle a contribué à déculturer les religions en les détachant de leur environnement culturel traditionnel, et elle a favorisé les fondamentalismes. L'émigration de musulmans en Occident a cassé les islams «traditionnels» (marocain, égyptien) et coupé les transmissions héritées de la famille ou des communautés d'origine. Deuxième conséquence : la globalisation a favorisé les formes fondamentalistes du religieux, qu'il s'agisse du salafisme islamique ou de l'évangélisme protestant. Ces fondamentalismes voient dans les cultures profanes, aussi bien traditionnelles que modernes, des paganismes. Ils sont contre la culture, soit parce qu'elle n'apporte rien de plus que la religion et est donc inutile, soit parce qu'elle est un obstacle à une authentique pratique religieuse. Les fondamentalistes non seulement ne souffrent pas de la déculturation induite par la globalisation mais en profitent. Il est absurde de présenter le fondamentalisme religieux comme la réaction défensive de sociétés traditionnelles agressées par la modernité, et en particulier par la modernité occidentale. Il est au contraire à la fois un produit et un acteur de cette modernité, voire de cette occidentalisation.
La globalisation favorise les «religions pour l'export», celles qui se détachent explicitement de toute culture et ne revendiquent aucun enracinement territorial ou historique. C'est pourquoi c'est à la fois une erreur et une bêtise que de penser les tensions actuelles en termes de clash ou de dialogue des «cultures» : les formes de religiosité qui posent problème sont justement celles qui ne représentent aucune culture.

Comment expliquez-vous que la religion qui croît le plus vite au monde soit aujourd'hui le pentecôtisme ?
Le pentecôtisme a poussé jusqu'au bout la logique de la déculturation. On sait qu'un de ses traits spécifiques est la glossolalie : chacun entend dans sa langue les sons que prononce le fidèle saisi par le Saint-Esprit. Or la «langue» que «parlent» les fidèles n'est pas une langue, c'est une succession de sons. L'idée n'est pas qu'un simple fidèle parle soudainement le chinois ou l'espagnol, mais que le Saint-Esprit s'exprime sans passer par le support d'une langue donnée, c'est-à-dire sans passer par la culture des fidèles. La foi est ainsi totalement décontextualisée au profit d'une illumination et d'un système de normes explicites et intangibles. Cette indifférence aux cultures concrètes contraste avec les efforts faits naguère par les missionnaires catholiques pour comprendre et investir les cultures locales, mais elle devient soudainement la clé du succès de la prédication. Les nouveaux prédicateurs pentecôtistes ont converti en quelques années plus de musulmans que l'Eglise catholique en deux siècles.

Selon vous, la religion aujourd'hui ignore toujours plus la culture. Pourquoi cette «sainte ignorance» ?
La sainte ignorance, c'est deux choses. Premièrement, la dévalorisation de la culture au profit d'une foi; cette culture, pour les nouveaux croyants, au pis n'existe que sous forme païenne (pour les évangélistes et les salafistes, par exemple) et, au mieux, n'a de valeur, pour le pape Benoît XVI par exemple, que si elle est habitée par la foi. Ce qui disparaît, c'est l'idée d'une autonomie positive de la culture, c'est-à-dire d'un socle commun partagé par les croyants et les incroyants autrement que dans la nostalgie d'une foi perdue. Le deuxième élément, c'est l'indifférence envers la théologie au profit de la foi comme «vécu». Ici la sainte ignorance n'est pas un retour à un quelconque archaïsme, elle est bien l'expression d'une visée moderne : l'affirmation de soi, la jouissance du moment, la présence contre la pensée, et l'immédiat contre le temps.
(Gilles Anquetil, François Armanet, Le Nouvel Obs)

Olivier Roy, Directeur d'études à l'Ehess et actuellement professeur aux Etats-Unis, Olivier Roy est l'un des spécialistes mondiaux du monde musulman et de l'islamisme. Il a écrit de nombreux livres, dont «l'Islam mondialisé» (2002). Il publie au Seuil «la Sainte Ignorance ».

samedi 29 novembre 2008

Horreur et rédemption

Un roman halluciné et sombre de l'Indien Raj Kamal Jha sur fond d'émeutes intercommunautaires au Gujarat.

En février 2002, l'incendie criminel d'un train à Godhra, Gujarat, État du nord-ouest de l'Inde, faisait cinquante-neuf victimes, toutes des hindous.

Un événement, hélas banal, dans un pays en proie ici ou là à des tensions interethniques ou intercommunautaires de plus en plus exacerbées.

Conséquence : à travers tout le Gujarat, les musulmans, jugés responsables de l'attentat, vont subir à leur tour des représailles d'une rare cruauté. Ainsi à Ahmedabad, l'une des métropoles de l'État, le quartier musulman va être incendié et ses habitants brûlés vifs. C'est ce contexte par trop réel et dramatique que Raj Kamal Jha a choisi comme point de départ pour Et les morts nous abandonnent, son troisième roman. L'auteur du Couvre-lit bleu (Gallimard, 2001) imagine un homme mystérieux, Mr Jay (l'un des rares personnages à qui l'écrivain donne un nom), dont la femme accouche à l'hôpital d'un bébé si prématuré qu'il n'a de formé que les yeux : deux grands yeux qui fixent le monde et semblent déjà tout comprendre de ses horreurs. Jay baptise son fils Cahil, le ramène chez lui, s'en occupe tendrement et se met à l'aimer.

Mais combien de temps Cahil va-t-il pouvoir survivre ? À moins que la mystérieuse Miss Glass ne puisse tenter de le « normaliser ». Pour ce faire, Mr Jay va devoir subir un voyage qui le confrontera au pire de lui-même. On n'en dira pas plus, puisque l'intrigue de Kamal Jha repose sur un suspense.

Mais l'essentiel de ce roman polyphonique réside dans sa structure éclatée : chacun des protagonistes (morts) de l'histoire y prend la parole, et le passé de Jay, ses rêves viennent en ralentir, et enrichir aussi, le déroulement.

Une ironie caustique
C'est le livre halluciné et sombre d'un jeune auteur doué, comme l'Inde d'aujourd'hui en compte de nombreux, qui porte sur son pays et le monde un regard sans concession servi par une écriture au deuxième degré et une ironie particulièrement caustique. On s'y perd un peu parfois, mais le résultat est brillant.
(figaro)

Arte enquête sur les origines du christianisme

Arte.tv "L'Apocalypse figurée", Bibiliothèque municipale de Lyon.

Depuis quinze ans, Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, écrivains et cinéastes, se sont immergés dans les textes du Nouveau Testament, à la recherche de nos racines judéo-chrétiennes. En 1997, leur producteur, Denis Freyd (Archipel 33), et Arte leur permettaient de proposer une première série documentaire, "Corpus Christi", sur le passage du Jésus historique au Christ, fils de Dieu ressuscité. En 2004, avec "L'Origine du christianisme", ils analysaient la séparation du christianisme et du judaïsme.

Cette année, ils bouclent leur œuvre avec "L'Apocalypse", en partant du dernier livre du Nouveau Testament, L'Apocalypse, sans doute écrit vers 90-100, pour embrasser les quatre premiers siècles qui aboutissent au christianisme institutionnalisé par l'Empire romain (en 380). Arte diffuse cette nouvelle série (12x52 min) entre les 3et 20décembre. Entretien avec les auteurs.

Votre intérêt pour la naissance du christianisme n'a pas fléchi au fil des années…
Jérôme Prieur – Au contraire! Le Nouveau Testament et les premiers textes fondateurs, très polyphoniques, nous fascinent toujours parce qu'il s'agit d'une très grande littérature. C'est vraiment vertigineux! Ils invitent donc à une lecture qui, de notre part, est non religieuse, non confessionnelle, mais laïque, littéraire et historique.

L'Apocalypse, le dernier livre du Nouveau Testament, est le point de départ d'une enquête pour comprendre comment, d'une petite secte juive de disciples de Jésus, on est passé à la religion unique et officielle de l'Empire romain. On est là en contact avec l'espèce de boîte noire de la naissance du christianisme.
Gérard Mordillat – Toute personne qui lit avec sérieux les textes du Nouveau Testament découvre que les Evangiles, par exemple, sont un laboratoire de formes fictionnelles, tant les chrétiens maîtrisent l'art du récit. Les histoires d'apparitions, par exemple, sont de merveilleuses prémonitions du cinéma, dans leur façon de jouer des rapports entre visible et invisible!

Vous abordez des questions passionnantes qui restent sensibles pour certains : le rapport du christianisme avec le judaïsme, l'hiatus entre Jésus et l'Eglise chrétienne…
G. M. – Mais Jésus est le fondateur d'une religion qu'il n'a pas voulue puisqu'elle n'existait pas de son temps! La séparation du christianisme et du judaïsme était donc impensable pour lui. On nous soupçonne parfois d'une démarche polémique, alors qu'elle nous est totalement étrangère. Bien sûr, notre point de vue n'est pas religieux, mais si nous avons passé quinze ans à lire ces textes, c'est bien qu'ils suscitent chez nous des interrogations des plus passionnantes! Puisque nous vivons dans un monde chrétien, autant savoir dans quelle histoire nos propres vies sont inscrites. Un exemple. Quand vous vous mariez, aujourd'hui, il vous faut deux témoins, même à la mairie. Eh bien ces témoins de la République viennent du Deutéronome de la Bible hébraïque où il est dit que, pour qu'un témoignage soit vrai, il faut au moins deux ou trois témoins. C'est pour ça que Jésus est crucifié avec deux autrescondamnés; ils ne sont pas historiquement attestés, mais le fait que le texte dise qu'il y avait deux personnes en plus de Jésus signifie qu'il a bien été crucifié. On est dans ce monde-là!

Pour certains chercheurs chrétiens, les textes semblent dire la vérité de l'histoire. Pas pour vous, n'est-ce pas?
J. P. – Il est vrai que pour nous, la vérité historique n'existe pas dans ce domaine; l'histoire s'exprime à travers la littérature.
G. M. – Il est certain que nombre de chercheurs espèrent découvrir, un jour, un fait brut, historique sans l'ombre d'un doute. Mais hormis la croix et l'inscription "roi des juifs" au nom de quoi les Romains ont crucifié Jésus, on est à peu près certain qu'on ne touche jamais l'histoire du doigt : c'est l'écho de l'histoire que les textes nous renvoient.


Votre cadre théorique, au fond, vous le donnez en ouverture de cette série, avec l'aphorisme du théologien Alfred Loisy (1857-1940) : "Jésus annonçait le Royaume et c'est l'Eglise qui est venue"?
G. M. – Oui. D'ailleurs, cette formule aussi claire que lapidaire reste pour certains une sorte de grenade d'assaut lancée sur la conscience chrétienne. Car l'histoire ne montre pas, comme le voudrait le dogme de l'Eglise, une continuité parfaite entre le Jésus condamné par les Romains en tant que criminel politique et la Rome d'aujourd'hui… C'est cet écart-là que nous essayons de mesurer, d'analyser et d'approfondir.
J. P. – La phrase d'Alfred Loisy résume effectivement assez bien le trajet que nous voulons explorer : comment on passe de Jésus, juif galiléen n'ayant qu'Israël pour horizon, à une religion d'empire, totalement dissociée du judaïsme au point d'en devenir même l'ennemie. C'est ce trajet qui ne cesse de nous surprendre depuis le début de nos travaux, au travers du grésillement des textes.

Les chercheurs que vous interrogez rendent compte de tous les courants?
G. M. – Tous les points de vue, bien sûr, sont envisagés : la position juive, chrétienne, catholique, protestante, athée, et la nôtre de lecteurs. Sous tous les angles, comme dans un visage cubiste.



Avez-vous travaillé de la même manière que sur les autres séries, notamment pour entretenir un suspense?
G. M. – Oui, si ce n'est que nous avons discuté avec beaucoup plus de chercheurs, une centaine cette fois-ci, avant d'en retenir une cinquantaine pour le tournage. Car au-delà de leur érudition, il fallait qu'ils sachent réfléchir à voix haute devant une caméra, pour que nous puissions créer une tension dramatique plus tard, grâce à un montage en tuilage – où chacun reprend, affine, nuance ou complique le propos qui a précédé pour qu'il y ait progression, tension et énigme. Lectures, recherches, échanges avec les chercheurs et montage nous ont pris en gros trois ans. Quant au suspense, il tient à un impératif : rester dans le questionnement, mettre en avant les doutes et ne jamais conclure. Pour que tout reste en suspens et que le spectateur puisse lui-même prendre part à cette bataille d'idées, d'hypothèses et de propositions. Au fond, nous organisons des échanges qui ne pourraient pas avoir lieu si ces chercheurs étaient en présence. La grande illusion de la télévision, c'est de faire croire qu'il suffit de réunir quelques personnes d'avis différents pour qu'il y ait débat. En réalité, il n'y en a aucun! Personne n'a le temps de s'exprimer vraiment, et on s'identifie à celui qui semble porter ses idées, c'est tout. Dans notre travail, le montage les fait dialoguer et s'opposer, et un débat a vraiment lieu.
(le monde)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
Cette lecture «sécularisée» des évangiles que nous propose Arte est une initiative fabuleuse qui n’eût pas été imaginable avant le concile de Vatican II., il y a moins de cinquante ans.Cela montre à quel point les mentalités évoluent vite, comme le souligna publiquement le père Gabriel Ringlet jeudi soir.

A quand donc une lecture «non religieuse, non confessionnelle, mais laïque, littéraire et historique» du Coran? A quand une confrontation littéraire des figures d’Abraham, de Joseph, de Moïse, de Noé d’Iblis tels qu’ils apparaissent dans le Coran et dans la Thora , ainsi qu’une lecture critique et un questionnement du texte fondateur comme l’a suggéré Rachid Bezin à la maison communale de Bruxelles ce même jeudi soir.

Seule une démarche de ce genre est de nature à faire reculer l’obscurantisme intégriste qui partout progresse de manière inquiétante, surtout au sein de la jeunesse ainsi que le prouve magistralement Abdelaziz Kacem qui prendra la parole le 12 décembre à la maison communale de Schaerbeek. «Avec cette interprétation intelligente des textes, une exégèse fondée sur l'esprit et non sur la lettre, les musulmans pourront prendre en charge leur temporel sans trahir leur foi».

De Kriekelaar brengt Schaarbekenaren samen aan tafel

Kookwedstrijd op Fourchet Vedet in De Kriekelaar © tvb
Schaarbeek - Het einde van de Week van de Smaak werd zaterdag in Schaarbeek gevierd met 'Fourchet Vedet'. In het gemeenschapscentrum De Kriekelaar konden de Schaarbekenaren proeven van gerechten uit verschillende windstreken. Dat bleek de ideale manier om de inwoners dichter bij elkaar te brengen.

In De Kriekelaar werd Fourchet Vedet voor het tweede jaar op rij georganiseerd. De inwoners van Schaarbeek konden er terecht voor gerechten uit verschillende landen. Want Fourchet Vedet wil het bont gezelschap aan inwoners via de eetcultuur dichter bij elkaar brengen.

Tijdens de kookwedstrijd namen duo's het tegen elkaar op. Eén uur krijgen ze om een overheerlijk gerecht klaar te maken. Maar vooral de stands met proeverijen uit de vier windstreken hadden veel succes.
(BdW)

Bruxelles: le projet de Rudy Aernoudt ne séduit pas Philippe Moureaux

"L'ancien habitant de Deurle, aujourd'hui domicilié à Lustin, témoigne d'une touchante sollicitude pour les Bruxellois", a commenté Philippe Moureaux.
Le président de la fédération bruxelloise du PS, Philippe Moureaux, a dit vendredi, tout le mal qu'il pensait des propositions de Rudy Aernoudt pour Bruxelles.
Rudy Aernoudt, qui a lancé il y a un mois un nouveau parti, LiDé (Libéral et Démocrate), a dévoilé vendredi, dans le quotidien "Le Soir", son programme pour Bruxelles. Il plaide notamment pour une régionalisation de toutes les compétences communautaires à Bruxelles et refuse de toucher aux frontières linguistiques.
"L'ancien habitant de Deurle, aujourd'hui domicilié à Lustin, témoigne d'une touchante sollicitude pour les Bruxellois", a commenté Philippe Moureaux.
Pour le chef de file des socialistes bruxellois, "considérer, comme le fait Rudy Aernoudt, qu'on peut échanger les frontières linguistiques contre la création d'une circonscription fédérale unique revient à escroquer les Francophones de la périphérie: les droits politiques ne sont pas absolument pas les mêmes lorsqu'il s'agit de choisir sa représentation dans une circonscription territoriale proche ou dans une circonscription nationale".
Quant à l'attaque de Rudy Aernoudt à l'encontre des communes, c'est une rengaine qui revient "systématiquement dans la bouche des ennemis de Bruxelles", a-t-il ajouté, dans un communiqué. Philippe Moureaux ne partage pas non plus le plaidoyer du créateur de LiDé en faveur de la régionalisation des compétences communautaires.
Enfin, le président de la fédération bruxelloise du PS a décoché une flèche en direction du "MR-FDF" et de ses "mamours avec Monsieur Aernoudt. Après les mauvais coups du libéral flamand Keulen, allons-nous assister à un nouvel arrangement libéral sur le dos des Francophones? ", a-t-il conclu.

Rudy Aernoudt wil Brusselse staatsstructuur hertekenen

Rudy Aernoudt © sv
Rudy Aernoudt heeft een tienpuntenprogramma over Brussel klaargestoomd voor zijn nieuwe partij LiDé. In de plannen van Aernoudt sneuvelen heel wat heilige huisjes in de Brusselse staatsstructuur.

Aernoudt wil de politieke macht in Brussel bij het Brussels Gewest leggen, de gemeenschappen en alle mogelijke overlegorganen gaan richting vuilnisbak. De gemeenten blijven wel behouden als ze zich concentreren op armoedebestrijding en werk.

Het onderwijs moet tweetalig worden, vindt Aernoudt. "95 procent van de werklozen is de twee officiële talen niet machtig," luidt het. Alle werklozen moeten cursussen Nederlands en Frans volgen, zodat ze ook buiten Brussel kunnen werken. In Zaventem en de naburige gemeenten is heel veel werkegelegenheid, maar veel Brusselse werklozen kunnen er niet aan de slag omdat ze geen Nederlands spreken.

En de pendelaars moeten voor de ene helft hun belastingen betalen in de hoofdstad, terwijl de andere helft naar hun thuisgemeente gaat. Aernoudt blijft ook bij een splitsing van B-H-V; een federale kieskring zal de Walen volgens hem over de streep trekken.

Onlangs stelde Aernoudt zijn partij LiDé voor, waarmee hij volgend jaar in Franstalig België naar de kiezer trekt. Hij wil met zijn partij het gat op de rechterzijde van het politieke spectrum opvullen. Aernoudt is de voormalige kabinetschef van Fientje Moerman (Open VLD) en Serge Kubla (MR).

COMMENTAIRE DE DIVERITY
On ne parle plus que de monsieur Aernoudt. Question : a-t-il l’intention de présenter une liste à Bruxelles ? Que contient son programme en dehors de quelques idées glanées au café du commerce. Le bonhomme a l’air intelligent. Ses livres sont assez brouillons mais ont le mérite de fournir une base de réflexion neuve, comme autrefois les manifestes de Guy Verhofstadt. Ce qui est certain c’est que la Belgique et Bruxelles en particulier ne fait pas valoir ses atouts : une capitale de plus en plus cosmopolite et polyglotte et un pays très ouvert à ola dynamique interculturelle. Wait and see.

vendredi 28 novembre 2008

Vaticaan dankt moslims voor aandacht voor God

Jean-Louis Tauran in 2003.
Een vooraanstaand kardinaal van het Vaticaan bedankt islamitische Europeanen omdat zij ervoor hebben gezorgd dat God terugkeert in het leven in Europa. Jean-Louis Tauran deed dat in een toespraak in Napels die het Vaticaan vandaag publiceerde, meldt de Telegraaf. Tauran leidt de afdeling interreligieuze zaken van de Rooms-Katholieke Kerk.



Dialoog
De religies in Europa hebben geen andere optie dan in dialoog te gaan, meent de kardinaal. Deelnemers hoeven hun geloof niet op te geven in een dialoog, maar moeten open staan om meer te leren over de positieve aspecten uit het geloof van de ander, vindt hij.
(sam)

Een Indiase 9/11

India in shock, de wereld in verbijstering: dat is het resultaat van een uiterst gewelddadige en bloederige terroristische actie in Mumbai, een aanslag op het financiële hart van een van de snelst opkomende grootmachten. Het aantal doden en gewonden is voorlopig slechts bij benadering te schatten. Vast staat dat het oploopt: meer dan 300 gewonden, meer dan 125 doden.

Over de aard van de daders bestaat nog geen zekerheid. De Britse inlichtingendiensten sluiten een band met Al Qaida voorlopig uit, maar andere bronnen wijzen uitdrukkelijk naar Lashkar-e-Toiba van 'professor' Hafizul Saeed. Zijn organisatie opereert vanuit Pakistan en heeft wel degelijk banden heeft met het Al Qaidanetwerk.

De Pakistaanse autoriteiten hebben Lashkar-e-Toiba verboden, maar de nieuwe regering-Zardari (de echtgenoot van wijlen Benazir Bhutto) krijgt deze en andere moslimextremisten amper onder controle. Tot stijgende irritatie van de Indiase regering, die hierin nu ongetwijfeld gevolgd zal worden door haar publieke opinie.

Nu al wijst veel erop dat de aanslagen in Mumbai opnieuw (nog) meer spanning zetten op de broze relatie tussen kernmachten India en Pakistan. En te vrezen valt dat dit precies het doel was van de terroristen. Dat zij niet alleen wat westerse toeristen of investeerders wilden treffen of 'straffen', maar dat ze vooral deze regio wilden destabiliseren en zelfs de mondiale veiligheid (nog) verder in het gedrang wilden brengen. Daarom ook was de actie in commandostijl zo 'goed' gepland, zo 'professioneel' uitgevoerd: als een Indiase variant op 9/11.

Het enige wat de wereld kan hopen is dat de internationale reactie op die terroristische aanslagen anders zal zijn dan diegene die Bush destijds zijn bondgenoten aanpraatte. Zijn war on terror destabiliseerde een regio die zich uiteindelijk uitstrekt van Israël en Palestina, over Irak en Iran tot Pakistan en Afghanistan. En straks mogelijk ook al tot India.

Het is aan Barack Obama om niet alleen volhardend te zijn tegen terroristen maar vooral intelligenter. Met meer oog voor duurzame stabiliteit dan voor de eigen kortetermijnbelangen. Alleen dan bestaat er een kansje dat Obama zijn opvolger op zijn beurt niet met een even dramatische erfenis zal moeten opzadelen als hijzelf nu van Bush krijgt.
(Walter Pauli, De Morgen)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
Ironie cruelle. C'est dans la patrie de Gandhi que se déroulent , dans la plus grande confusion, des événements qu'on a encore du mal à décrypter mais dont ils s'avère dès à présent qu'ils participent de la haine des religions et des cultures . Là même où Ghandi s'insurgea contre l'intolérance en hurlant aux fanatiques musulmans et Hindouistes "Moi je suis hindouiste, musulman, juif et chrétien". Soixante ans après son assassinat par un fanatique religieux comme Beghin et Sadate au demeurant, ce message est "celui de la voix qui clame dans le désert".

jeudi 27 novembre 2008

LE REGARD BIENVEILLANT

La disposition du coeur est une dimension de ce regard que l’ethnographe porte sur les cultures primitives.
Là où un explorateur
ne perçut que sauvagerie et agressivité chez les Nambikwara d’Amazonie, Claude Lévi-Strauss discernait la joie et la tendresse. Preuve qu’il faut apprendre à reconnaître son semblable sous des traits étrangers.

Grâce au regard bienveillant de Lévi-Strauss le semblable transparaît et se dissipe la confusion du naturel et du culturel.

'Brusselaar' Claude Lévi-Strauss wordt honderd



















De beroemde Franse antropoloog en filosoof bracht zijn eerste levensjaren in Brussel door.
Brussel - Op 28 november wordt Claude Lévi-Strauss honderd. Hij wordt daarmee het alleroudste lid aller tijden van de Académie Française. De filosoof en antropoloog is de ouderdomsdeken van het Franse denken, maar zijn wieg stond in Brussel.
D e uiterst prestigieuze Académie Française, die nooit meer dan veertig leden mag tellen, werd in 1635 officieel in het leven geroepen door kardinaal Richelieu. Maar ze functioneerde al, zij het op een informele manier, sinds 1570.
Het wordt de eerste keer dat de eerbiedwaardige instelling een honderdjarige in haar rangen zal tellen. Eens ging het op het nippertje mis, toen de filosoof Bernard le Bovier de Fontenelle in 1757 drie weken voor zijn honderdste verjaardag overleed. De Académiciens dragen overigens de bijnaam les Immortels, 'de onsterfelijken'.
De vader van Claude Lévi-Strauss heette voluit Raymond Urbain Elie Lévi-Strauss; hij werkte jarenlang als kunstschilder in Brussel. Hij exposeerde op de Exposition Générale des Beaux-Arts van 1907. Zijn specialiteit was het portret en het genretafereel, maar in België brak hij nooit echt door. Volgens het Koninklijk Instituut voor het Kunstpatrimonium maakt er geen enkel werk van vader Lévi-Strauss deel uit van het Belgische openbare kunstbezit. Terug in Parijs stelde de kunstenaar tentoon op zowat alle belangrijke salons van het eerste kwart van de twintigste eeuw. Zijn portretten van Monsieur Cels, Onderstaatssecretaris voor de Onderzeese Oorlogsvoering, en van Madame Marchand oogstten algemene waardering.
Claude Lévi-Strauss groeide op in een joods milieu van intellectuelen en kunstenaars; behalve zijn vader schilderden ook twee ooms. Zelf was hij zijn hele leven lang eerder in literatuur en muziek geïnteresseerd. Na de Brusselse jaren woonde hij in Parijs, in het 16de arrondissement. Hij bracht ook een groot deel van zijn jeugd door in de bosrijke omgeving van Versailles, waar zijn grootvader rabbijn was. De romantisch aangelegde knaap hield van lange wandelingen en had een bijzondere interesse voor de planten- en dierenwereld.


Drie maîtresses
In tegenstelling tot andere maîtres-penseurs heeft Claude Lévi-Strauss zich zelden in het politieke debat gemengd. Zijn discretie over zijn persoonlijk leven was spreekwoordelijk. Hij was verschillende malen getrouwd, maar over zijn vrouwen weet men bitter weinig. Als hij het over zijn drie maîtresses heeft, dan bedoelt hij de geologie, de psychoanalyse en het marxisme. Als de lezer bij de lectuur van het boekje La famille (vertaald als Het gezin) hoopt dat een tipje van de sluier zal worden opgelicht, komt hij bedrogen uit: geen enkel autobiografisch element te bespeuren. Hij analyseert verwantschapsmodellen en concludeert dat "het gezin niet het constituerende element van de maatschappelijke groep is en er evenmin uit voortspruit. Het zou juister zijn te stellen dat de maatschappij, als groep genomen, pas ingesteld wordt door zich van het gezin te onderscheiden en zich er tot op zekere hoogte tegenover te stellen, hoewel ze zich tevens naar de eisen van het gezin dient te schikken (...). De maatschappij laat gezinnen slechts voor een bepaalde tijdsduur bestaan, kort of lang, al naar het geval, maar op de uitdrukkelijke voorwaarde dat hun elementen – dat wil zeggen de individuen waaruit ze zijn samengesteld – onophoudelijk verplaatst, uitgeleend of geleend, afgestaan of gegeven worden, zodat uit de resten van de voormalige gezinnen eindeloos nieuw kunnen ontstaan, alvorens op hun beurt te verdwijnen."
In Tristes tropiques uit 1955, vertaald als Het trieste der tropen, gaf hij zich – uitzonderlijk – wel enigszins bloot. Dit werk, dat hem zijn eerste roem bezorgde, is een combinatie van wijsgerige bespiegelingen, antropologische beschrijvingen en reiservaringen in Brazilië. Hij beschrijft de lange perioden van isolement. Door de vereenzaming raakt de antropoloog (derde persoon) chronisch ontworteld: "Nooit meer zal hij zich ergens thuisvoelen, psychisch zal hij steeds verminkt blijven."
De Franse, maar de in Brussel wonende socioloog Alain Servantie vat de betekenis van Lévi-Strauss zo samen: "Hij maakte duidelijk dat elke cultuur gelijkwaardig is, 'primitieve' culturen bestaan niet. Het rationele denken is geen westers monopolie. La pensée sauvage volgt andere denksporen, maar het bevat evenveel structuur en logica als het westerse denken. Als hoogleraar aan het prestigieuze Collège de France maakte hij enorme indruk op mij door zijn eruditie. Hij hield steeds een onpersoonlijk discours; ik heb hem het woord ik nooit horen uitspreken.

3.000 anderstaligen bijten in Brussel

3.000 anderstaligen bijten vandaag in Brussel © tvb

Brussel - Zowat 3.000 Brusselse anderstaligen die een cursus Nederlands volgen verzamelden vandaag in de Ancienne Belgique om deel te nemen aan het evenement 'Bijt in Brussel'. De hele dag lang kunnen de cursisten deelnemen aan tachtig verschillende culturele activiteiten in de hoofdstad en tegelijkertijd hun Nederlands bijschaven.
'Bijt in Brussel' wordt georganiseerd door het Huis van het Nederlands Brussel en Onthaal en Promotie Brussel en wil de cursisten wegwijs maken in het Nederlandstalige culturele aanbod van Brussel. Op die manier kunnen ze hun Nederlands oefenen in hun vrije tijd en in contact komen met Nederlandstaligen, legt Kristien Verheyen van Onthaal en Promotie Brussel uit: "De bedoeling is inderdaad om anderstaligen die Nederlands leren de kans te geven rechtstreeks in contact te laten komen met het culturele aanbod in Brussel. Op die manier kunnen ze het Nederlands ook eens in de praktijk toepassen."

Bijt in Brussel is alvast een succes: er zijn op deze editite1.000 deelnemers meer dan vorig jaar.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
MORDRE DANS BRUXELLES A PLEINES DENTS

Il étaient trois mille JEUNES « allochtones » au rendez-vous de Bert Anciaux, qui a fait le pari d’apprendre aux enfants d’immigrés les rudiment de sa langue et de leur leur fournir un passeport pour l’emploi. Ambiance bon enfant de grand voyage scolaire collectif avec chasse au trésor dans la ville. Quel trésor ? Un trésor linguistique bien sûr. On peut douter des retombées pédagogiques de l’opération. En revanche quel bel exercice pour « démystifier » le néerlandais et renforcer le désir de l’apprendre. Un bémol, Bert Anciaux posa un lapin à cette belle jeunesse venue de tous les horizons culturels.

Il serait en pleine négociations Avec qui ? Avec le Spa bien sûr qui ne répugnerait pas à affiler ce «stemmenkanon», ce grand faiseur de voix. A lire attentivement le Morgen il y aurait plus. Et le journal progressiste d’évoquer l’hypothèse de la création de : «een brede centumlinks partij».

Afwachten en thee drinken !

Bientôt des banques islamiques en France

Trois établissements auraient déjà déposé une demande d'agrément, selon Le Parisien. La France pourrait autoriser leur installation dans l'hexagone d'ici juin 2009.

L'arrivée en France de plusieurs banques islamiques ne devrait pas tarder. Cela fait déjà plus de quatre ans que cette révolution s'est produite à Londres. Selon le Parisien, d'ici à juin 2009, elles seraient au moins trois (la Qatar Islamic Bank, la Kuwait Finance House et la Al-Baraka Islamic Bank) à avoir d'ores et déjà demandé l'agrément nécessaire pour s'implanter dans l'hexagone.

Ces nouveaux acteurs du système bancaire français devraient s'introduire doucement sur le marché en se limitant aux activités de financement et d'investissement avant de commencer leurs activités de banques de détail.

Le marché des banques respectueuses de la charia la loi musulmane se veut porteur puisqu'il représente 5 millions de musulmans résidant en France.

Un intérêt croissant

Mais l'intégration de données islamiques dans le secteur financier ne s'arrête pas là. Si on a trop longtemps craint la finance islamique, confondue à la religion elle-même, la crise nous montre que l'on peut s'en inspirer. Ce modèle, sans s'imposer comme une alternative totale au capitalisme actuel, offre un mécanisme complémentaire à celui-ci pour le solidifier. Il représente aussi une forme de moralisation de la finance sans empêcher de faire des bénéfices.

En effet, les principes de cette finance sont les mêmes que ceux à l'origine de la religion musulmane. L'intérêt, assimilé à l'usure dit «riba», tout comme la spéculation, sont interdits mais les bénéfices autorisés. Ainsi les risques en sont réduits : les banques islamiques n'achètent pas de crédit, elles refusent les prêts à intérêt ce qui les met à l'abri des difficultés rencontrées aujourd'hui par les banques américaines et européennes. De plus, ces banques partagent risques et profits avec le client avec des produits alternatifs comme la «Mourabaha» (l'entrepreneur ne contracte pas de crédit avec taux d'intérêt mais la banque achète les produits dont il a besoin, les lui livre et partage avec lui les bénéfices).

Ce système n'est pas encore bien rodé mais en trente ans, les institutions financières islamiques ont dépassés le nombre de 300 implantées dans plus de 75 pays. Le total de leurs actifs augmente en moyenne de 15% par an. De nombreux pays européens ont bien compris l'intérêt d'une intégration ou d'une adaptation de ce modèle islamique à la finance européenne.

D'ailleurs en juillet, le gouvernement français offrait un cadre juridique et fiscal plus favorable à l'accueil de la finance islamique souhaitant récupérer une partie des liquidités du Golfe drainée pour le moment à Londres.

En janvier 2009, s'ouvrira en France, la première formation de finance conforme à la charia à l'Ecole de management de Strasbourg. Au-delà d'une meilleure intégration de la religion musulmane en France, on peut voir dans cette révolution, une volonté de plus d'éthique dans la finance.
(le figaro)

Brussel, convergentiegebied

Brussel, convergentiegebied © Xavier Noiret-Thomé

Brussel heeft een interna-
tionale uitstraling en een grote aantrekkingskracht op de buurlanden. Dat is bekend. Het is eveneens gemeengoed dat er zich nogal wat Fransen in onze stad vestigen. Een goede – en misschien wel de voornaamste – reden daarvoor zijn de huurprijzen: voor een hoofdstad betaal je in Brussel erg gunstige bedragen, zeker vergeleken met Parijs. Vanuit het centraal gelegen Brussel is het bovendien makkelijk om naar Frankrijk te reizen.

Naast EU- en andere functionarissen, nestelden zich de laatste jaren ook kunstenaars uit Frankrijk in de Belgische hoofdstad. Mensen onder wie Lionel Estève, Xavier Noiret-Thomé of Léopoldine Roux verruilden hun geboorteland (en/of Parijs) voor Brussel. Zij en zeven andere kunstenaars maken deel uit van de tentoonstelling Brussel, convergentiegebied, nog tot februari volgend jaar in het Museum van Elsene (wellicht hebben de samenstellers een probleem met de vertaling van Bruxelles, territoire de convergences, zo vonden we ook andere namen terug: Brussel, stad van ontmoetingen en Brussel, gebied van convergenties als voorbeelden).

De tentoonstelling werd samengesteld door Anne-Laure Chamboissier en Bernard Marcelis, een curatorenduo dat ook de nog lopende exposities samenstelde in de Elektriciteitscentrale (De wereld doordacht te zien/Réfléchir le monde, tot 11/1/2009) en in de Koninklijke Musea voor Schone Kunsten (Breuk en erfenis (de jaren ’70)/Ruptures et héritages (les années 70), tot 18/1/2009).

Al die tentoonstellingen vinden plaats in het kader van ‘www.francekunstart.be’, het culturele programma naar aanleiding van het Franse voorzitterschap van de Europese Unie. Brussel, convergentiegebied is geen nieuw concept. Eerder vond bijvoorbeeld bij argos Being, in Brussels plaats, een expositie met werk van buitenlandse kunstenaars die in Brussel wonen. Dit keer is er werk te zien van tien Franse kunstenaars die min of meer tot dezelfde (jongere) generatie behoren. Het is een groep die sterk geworteld is in het artistieke milieu van Brussel en vaak binnen een internationaal netwerk opereert. De op zich interessante kunstenaars werken echter in verschillende contexten en verschillende disciplines: van schilderkunst en sculptuur over video tot multimediale werken. We zagen de tentoonstelling nog niet, maar zijn erg benieuwd naar de samenhang en de interactie tussen deze wellicht zeer verscheiden werken. Zullen ook zij ingaan op het 'zijn' in Brussel?

BRUXELLES TERRITOIRE DE CONVERGENCE
Site web : http://www.francekunstart.be



Depuis une quinzaine d’années, un nombre important de jeunes artistes français se sont établis en Belgique et à Bruxelles en particulier. Bon nombre d’entre eux travaillent toujours ici, tout en exposant régulièrement en France et ailleurs. Ce sont leur présence et leur activité qui constituent l’épine dorsale de cette exposition et qui témoignent de l’importance de cette communauté dans le contexte artistique bruxellois. « Bruxelles, territoire de convergences » présente le travail de dix artistes appartenant globalement à la même génération mais proposant des pratiques très diverses, par delà les courants et les disciplines auxquels elles peuvent se rattacher. Il s’agit d’Isabelle Arthuis, Laurette Atrux-Tallau, Lucille Bertrand, Frank Christen, Lionel Esteve, Erwan Maheo, Xavier Noiret-Thomé, Sébastien Reuzé, Léopoldine Roux et Emmanuelle Villard.
Expos - Expos / Musées une exposition déclinée en deux lieux d'oeuvres d'artistes contemporains, entre autres: Isabelle Arthuis, Laurette Artrux-Tallau, Lucile Bertrand, Franck Christen, Lionel Estève, Xavier Noiret Thome, ...
Musée d'Ixelles - Ixelles
chaque jour de 27 novembre à 1 février ma. - di., 11h30 - 17h.
tous événements à Musée d'Ixelles
Galerie les Filles du Calvaire - Bruxelles
chaque jour de 28 novembre à 24 janvier me. - sa., 11h à 18h.
tous événements à Galerie les Filles du Calvaire

COMMENTAIRE DE DIVERCITY

Bruxelles est plus que jamais aux yeux des Français le petit Paris par excellence. Ce n’est pas par hasard que Eric Emmanuel Schmitt s’est fixé dans le quartier Lepoutre Brugmann le plus parisien des quartiers de la capitale. Apparemment de nombreux Parisiens plutôt bien dans leurs papiers se domicilient à Bruxelles et pas seulement pour échapper à l’impôt sur la fortune mais parce qu’il se sentent bien dans cette ville où il fait bon parler français même mitonné de l’accent d’ici. On dit même, mais que ne dit-on pas chez Gaudron, en sirotant son kawa que quelques uns feraient la navette en TGV tous les jours, préférant aux files sur l’autoroute des banlieues passer quelques heures à lire ou à pianoter entre les deux capitales. Les Français sont la nationalité étrangère la plus représentée à Zinnekestad. Beaucoup de « students », kinés, médecins, vétérinaires viennent y étudier. Bruxelles qu’on le dise à nos dirigeants borgnes fascine les expats qui volontiers s’y fixent et pour longtemps. Les créatifs, dit-on s’y plaisent et pas que dans les beaux quartiers. Saint-Gilles les séduit beaucoup par son exotisme cosmopolite, Molenbeek en bordure de canal à quelques coups de pédale du quartier branché Dansaert. Ixelles attire les Nordiques friqués et les Portugais qui le sont généralement moins et le Belga prend volontiers des airs de Flore ou des deux Magots, surtout le matin à l’heure où on s’arrache les quotidiens et les croissants. Flagey de plus se donne des airs d’un Saint Germain des prés qu’on aurait privé de ses librairies.
C’est qu’il y a mille pièces à voir dans les théâtres bruxellois, cent colloques et conférences, dix films à découvrir, des concerts de qualité, des expositions et toutes sortes de musées. Surtout y on loge moins cher qu’à Paris, à Londres ou à Madrid et on y est aussi bien qu’à Berlin. Les cultures y convergent, s’interpénètrent, se métissent et se cosmopolitisent. Surtout, il n’y qu’à Bruxelles que Bruxellois flamands, francophones et zinnekes venus d’ailleurs daignent se parler. Territoire de toutes les convergences Bruxelles fait peur aux monoculturels bornés de France et de Navarre ; de Flandre, de Rhode ou autre Linkebeek.
Brüsseler Luft macht frei !
Marc Guiot

mercredi 26 novembre 2008

Le premier musée des Emirats a été inauguré à Doha

De l'extérieur, le musée a un peu l'allure d'un mastaba, ces antiques pyramides à degrés. Sauf qu'au lieu de se superposer sagement, les cubes empilés ont des pans coupés, et paraissent ainsi décalés les uns par rapport aux autres, entraînant l'oeil dans un mouvement de spirale. Une structure inspirée, de l'aveu même de l'architecte, par une fontaine du XIIIe siècle située dans la cour centrale de la mosquée d'Ahmad Ibn Tulun, du Caire.

Impression de tourbillon confirmée à l'intérieur, où un hall titanesque s'ouvre sur toute la hauteur du bâtiment. Il est surmonté d'une coupole posée sur des trompes d'angles asymétriques, plus basses du côté de l'entrée, plus hautes vers la mer, laquelle est visible à travers ce qui doit être la plus grande bow-window du monde, 45 mètres de haut et seule ouverture de ce musée dont toutes les autres salles sont aveugles.

Courbes et contre-courbes élaborées dominent cet atrium spectaculaire, esquissées par un escalier à double révolution, soulignées par un gigantesque (12 mètres de diamètre !) et magnifique lampadaire circulaire suspendu à hauteur du premier étage, avec, en contrepoint, les facettes adamantines en acier inoxydable qui composent le dôme et mènent le regard vers l'oculus central : une démonstration magistrale des manières de résoudre un des plus vieux problèmes de l'architecture, passer d'un plan carré à un dôme circulaire. S'il n'y avait pas les tables d'un café disposées près de la fenêtre, on pourrait se croire dans une église.

Ou dans une mosquée, puisque Pei a aussi pensé à insérer dans le lieu une fontaine à la géométrie complexe. Tout cela pour quoi ? D'abord pour abriter une importante collection d'art islamique. Constituée depuis plus de dix ans par l'émir du Qatar, cheikh Hamad Ben-Khalifa Al-Thani, elle rivalise selon son responsable, l'ancien conservateur du Victoria & Albert Museum de Londres, Oliver Watson, avec celles des plus grands musées du monde.

Un ensemble qui couvre 1 300 ans d'histoire et trois continents, montrant la diversité, mais aussi l'universalité d'une culture qui s'est étendue de l'Espagne à l'Inde. Riche de plusieurs milliers d'oeuvres, le musée en expose près de 800 sur deux de ses cinq étages, dans des salles remarquablement aménagées par l'architecte français Jean-Michel Wilmotte.

"DÉFI DOUBLE"

Ensuite pour promouvoir la culture islamique. C'est un des enjeux majeurs de ce musée, selon Cheikha Al-Massaya, la fille de l'émir, et responsable de l'ensemble des musées du Qatar : "Ce lieu doit aider à définir le caractère et la contribution au monde de la culture islamique. Le défi est double : familiariser les autres avec notre culture, pour faciliter le dialogue, leur montrer que l'islam est une religion de tolérance, de savoir et de civilisation, contrairement à l'image qu'on s'en fait parfois, et aussi améliorer les connaissances de nos populations. Nous faisons de gros efforts dans ce sens, en créant des liens avec les écoles et les universités."


Les mauvaises langues, et il en existe même au Qatar, disent qu'il y a urgence : "Pour la plupart des gens ici, les deux grands artistes du XXe siècle sont italiens et se nomment Ferrari et Maserati !", plaisante l'un des conservateurs du musée. C'est la raison pour laquelle une aile entière du musée est consacrée à l'éducation, avec une surface presque équivalente à celle des galeries d'expositions.

C'est aussi pourquoi le Qatar a planifié la construction d'autres lieux de culture : d'ici 2015 devraient ouvrir un muséum d'histoire naturelle, une bibliothèque nationale, un musée de la photographie - le Qatar est un acteur majeur de ce marché depuis l'achat record, en 1999, de La Grande Vague (1857), de Gustave Le Gray, à 791 700 euros, lors de la vente Jammes -, et enfin un musée d'art contemporain. "L'émir collectionne depuis longtemps et son cousin cheikh Hassan achète de l'art moderne depuis vingt-cinq ans", dit l'artiste français Kader Attia, qui les connaît bien.

Mieux que l'amour de l'art islamique, ce dernier point explique la présence lors de l'inauguration de quelques grands noms dans ce domaine : les artistes Jeff Koons, Richard Prince ou Damien Hirst, le marchand Jay Jopling, le designer Philippe Starck, et une tripotée d'architectes venus du monde entier.

Un cocktail délicieux qui mêlait aussi des directeurs de grands musées, comme Nicolas Serota, de la Tate, ou Henri Loyrette du Louvre, des personnalités politiques comme Dominique de Villepin ou Jack Lang, et des stars plus inattendues comme Robert De Niro, venu, lui, pour annoncer la création à Doha d'une antenne du TriBeCa Film Festival. Et lutter, lui aussi, contre ce qu'il nomme "la mauvaise perception des musulmans".
(le monde, extraits)

Le Louvre dans les déserts d’Orient.

Les Emirs sentant que leurs réserves de pétroles allaient s’épuisant décidèrent d’investir leurs plantureux revenus pétroliers dans l’intelligence et l’inventivité de leur peuple. Ainsi naquit l’idée de demander à des Français de créer dans les sables chauds un musée qui aurait vocation pédagogique. Et les Français chargés du projet interculturel d’être accusés aussitôt de vendre aux bédouins du désert l’âme de la France. En vérité il s’agit de tout autre chose que l’on pourrait sans mentir qualifier de véritable dialogue entre membres de deux civilisations, les arabes achetant aux Français un savoir et surtout un savoir faire européen. Une vraie coopération interculturelle en somme puisque dans une génération, les arabes reprendront totalement à leur compte le projet mis en route par les Français u Louvre. Ces derniers sont mis au défi de présenter à des arabophones leurs œuvre d’occident et de les mettre en scène avec un appareil pédagogique comme n’en dispose pas même le Louvre parisien. Ce défi muséographique aura à termes des retombées positives pour les futurs visiteurs du Louvre.

Migrations illégales : l'Europe veut impliquer l'Afrique






















Aide au développement et possibilités d'immigration légale contre un meilleur contrôle de l'immigration illégale. C'est le marché que propose l'Europe, sous l'impulsion de la France , aux Etats africains.
Cette proposition est au centre de la deuxième conférence euro-africaine sur les migrations et le développement, qui se tient à Paris mardi 25 novembre et qui réunit les 27 Etats membres de l'UE et 27 pays africains.

Cette conférence a pour objectif l'adoption d'un programme de coopération pour 2009-2011 axé sur trois volets : la migration légale, la lutte contre l'immigration irrégulière et la synergie entre migration et développement. La France cherche à multiplier les accords de "gestion concertée des flux migratoires" sur ces trois thèmes et souhaite en faire une pièce maîtresse de sa politique. Le ministre de l'immigration, Brice Hortefeux, pose en modèles les sept premières conventions de ce genre déjà signées par la France depuis 2006 avec le Sénégal, le Gabon, le Congo-Brazzaville, le Bénin, la Tunisie , l'île Maurice et, lundi, avec le Cap-Vert.
A chaque fois, les pays africains s'engagent à mieux contrôler les filières d'émigration et à reprendre leurs ressortissants en situation irrégulière. En contrepartie, la France leur offre une aide au codéveloppement, voire au développement, et des possibilités de migration légale.
"Indissociables", les trois volets revêtent chacun un enjeu variable selon les Etats partenaires. Après des années de fermeture des frontières, les mesures proposées à l'égard des étudiants et des travailleurs peuvent paraître séduisantes, pour des pays comme le Bénin, le Gabon ou encore le Cap-Vert, dont les communautés en France sont peu importantes et qui ne sont pas source d'immigration clandestine.

DEUX ANS DE NÉGOCIATIONS

Mais pour d'autres, comme le Sénégal, ou le Mali avec lesquels des négociations sont engagées depuis plus de deux ans, ces accords font peser des obligations autrement plus lourdes. L'enjeu est d'autant plus crucial que, depuis quelques années, leurs dirigeants ont nettement pris conscience du fait que l'émigration constitue l'une des rares armes économiques et diplomatiques dont ils disposent dans leurs relations avec les pays riches.
Les migrations, que les Européens veulent maîtriser, sont au contraire, pour nombre de régimes africains, un moyen d'atténuer la pression et la menace d'une jeunesse désoeuvrée et souvent désespérée, en même temps que la source d'une manne considérable, bien supérieure au montant de l'aide publique au développement. Or tous les accords obligent les Etats africains à reprendre leurs ressortissants reconduits à la frontière par la France. Et tous, à l'exception du Sénégal, comportent en outre un engagement à réadmettre également les migrants de pays tiers en situation irrégulière qui, pour venir en France, ont transité par le pays signataire.
Plusieurs élections africaines se sont jouées en grande partie sur ce thème. En 2007, l 'opposition sénégalaise a accusé le président Abdoulaye Wade d'avoir "vendu les jeunes aux Espagnols" en signant un accord sur l'immigration avec Madrid.
M. Wade, qui a également signé un accord avec la France , fait de l'équilibrisme pour ne pas apparaître comme un complice de Paris dans les affaires d'expulsions qui agitent l'opinion. " Au moment où les Etats-Unis réussissent (l')exploit" d'élire pour la première fois un Noir à la présidence, a-t-il déclaré au lendemain de l'élection de M. Obama, " la France en est encore à fermer la porte de l'Europe et de la France aux Noirs".
"Nous ne pouvons pas être les gendarmes de l'Europe, renchérit Mamadou Diop du consortium associatif sénégalais Congad. L'application de ces accords va créer beaucoup plus de problèmes qu'elle n'en résoudra. Rien n'est prévu pour réintégrer les rapatriés."
(le monde)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
Intéressant ! Voilà donc la manière moderne, légalisée, « droitdel’hommisées » bref "sarkosienne" d’organiser la «traite des Noirs», ce commerce triangulaire qui enrichit maintes familles françaises et anglaises honorables jusqu’au milieu du dix-neuvième siècle. L’être humain retrouve ici son statut marxien de marchandise à exporter contre devises sonnantes et trébuchantes.
Un journaliste du New-York Times eut la bonne inspiration d’écrire qu’avec l’élection d’Obama se terminait enfin la guerre de sécession. Et voilà que l’on réinvente sous nos yeux une nouvelle forme d’esclavage ! L’histoire n’est donc qu’un éternel recommencement.

Terreurfilmpje op dvd circuleerde al tijdje op internet

De beelden bij de vier dvd's die de jongste dagen op enkele nieuwsredacties terechtkwamen en waarbij gedreigd werd met terreuraanslagen, circuleren volgens gerechtelijke bronnen al geruime tijd op het internet.

Dde speurders konden inmiddels achterhalen dat zowel het filmpje met de drie gemaskerde mannen als het begeleidende islamitische strijdlied elk apart op het internet terug te vinden zijn.

Geen concreet spoor
Dinsdagavond zou er nog altijd geen concreet spoor geweest zijn naar de daders, waardoor het nog altijd niet duidelijk was of de dvd ernst was of een smakeloze grap. Die daders zouden zelf achteraf een Nederlandse ondertiteling geplaatst hebben onder de beelden, die ze niet zelf maakten. Ook de islamitische gezangen op de achtergrond zouden niet de klassieke strijdliederen zijn die bij dergelijke filmpjes geplaatst worden en zouden er achteraf bijgeplaatst zijn.

Nederlandstaligen
Het gerecht gaat er nu vanuit dat de daders Nederlandstaligen zijn die goed op de hoogte zijn van de situatie in ons land. Geen enkele mogelijkheid zou uitgesloten worden: de daders kunnen fanatieke moslims zijn, extreem-linkse militanten die tegen de Belgische aanwezigheid in Afghanistan zijn of extreem-rechtse militanten die de moslims in diskrediet willen brengen. (belga/mvl)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
Il s’avère donc qu’il pourrait s’agir d’une opération foireuse montée par des militants flamands d’extrême droite en vue de discréditer les musulmans.
Voilà qui nous conforterait dans notre conviction que extrême droite et islamisme sont deux visages du même intégrisme mortifère, des frères siamois qui mutuellement se renforcent tout en se combattant. Bel exemple de complexité qui ravirait Edgard Morin.
Laisser décanter avant de conclure !
MG

Avec Larry Summers, dit Bully « la Brute », Barack Obama prend quelques risques

Le nouveau président des États-Unis, après avoir annoncé un énorme plan de relance, vient de constituer son équipe économique. Notamment avec des anciens de l'ère Clinton, dont le sulfureux « Bully la brute »
Avec l'énorme plan récemment annoncé par Barack Obama, 700 milliards de dollars qui s’ajouteront aux 700 engagés par Bush, on est pas loin des sommes du New Deal de Roosevelt. Parallèlement, le président des Etats-Unis constitue une équipe économique.

Duo emplématique
Deux personnages emblématiques : Timothy Geithner, secrétaire d’Etat au Trésor et Larry Summers est le deuxième personnage de l’histoire. Economiste distingué, ex-Secrétaire au Trésor de Clinton, ancien de la Banque mondiale, ancien président de Harvard, où il n’a siégé que cinq ans, le mandant le plus court de l’histoire de cette université, « démissionné » par ses pairs ; il a été également l’un des grands privatiseurs de la Russie soviétique, qui est passée rapidement du soviétisme à la république bananière. Il traîne aussi plusieurs énormes et bruyantes casseroles.

Lorsqu’il était vice-président de la Banque mondiale, il a dit :

«Les pays sous-peuplés d’Afrique sont largement sous-pollués. La qualité de l’air y est d’un niveau inutilement élevé par rapport à Los Angeles ou Mexico [...] Il faut encourager une migration plus importante des industries polluantes vers les pays les moins avancés [...] Il faut se préoccuper davantage d’un facteur aggravant les risques d’un cancer de la prostate dans un pays où les gens vivent assez vieux pour avoir cette maladie, que dans un autre pays où deux cents enfants sur mille meurent avant d’avoir l’âge de cinq ans. [...] De ce point de vue, une certaine dose de pollution devrait exister dans les pays [...] où les salaires sont les plus bas. Je pense que la logique économique qui veut que des masses de déchets toxiques soient déversées là où les salaires sont les plus faibles est imparable.»
Deux phrases :

«Il n’y a pas de femmes dans les sciences dures à cause de leur inaptitude intrinsèque.»
«Les économistes sont plus intelligents que les "politistes" qui sont plus intelligents que les sociologues.» Toutes deux signées Larry Summers, dit Bully «la Brute»...
(Marianne)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
Quand il s’agit de découvrir une faille quelque part, on peut faire confiance à Marianne pour la détecter. C’est fait. Obama semble donc avoir commis sa première erreur on s’alliant à ce drôle d’oiseau qu’est Larry Summers. Cela dit, il semble bien qu’il ait réuni autour de lui la plus belle collection de forts en thème de toutes les couleurs qui ait jamais conseillé un président américain, un vrai cabinet interculturel.
Affaire à suivre.

Les Vlaams Progressieven quittent le SP.A






















Selon Caroline Gennez, il ne sera pas facile de recoller les morceaux du cartel. M. Lambert a dit vouloir éviter que le sp.a n'absorbe les VlaamsProgressieven. A croire Mme Gennez, il n'en a pourtant jamais été question.
Les VlaamsProgressieven ont décidé mardi, à une large majorité, de suivre leur propre voie. Le projet défendu par le sénateur Geert Lambert a reçu 68 pc des suffrages en sa faveur à l'issue d'un conseil de parti. Les conséquences de ce choix sur le cartel formé avec le sp.a demeurent pour le moment imprécises mais les défenseurs de l'alliance avec les socialistes flamands, parmi lesquels on retrouve le ministre flamand Bert Anciaux, évoquaient la fin de celle-ci. La déception dans leur camp était perceptible à la fin de la réunion.
La réunion a eu lieu à la suite de la démission le 19 novembre de la présidente, Bettina Geysen, dont les notes de frais quand elle était encore directrice de la VRT ont défrayé la chronique.
Cette décision a mis au grand jour les dissensions qui traversent les VlaamsProgressieven, ex-Spirit, petite formation issue de l'implosion de la Volksunie et qui se réclame du libéralisme de gauche.
Les membres du conseil de parti, le parlement interne des VlaamsProgressieven, ont quitté vers 22h30l'hôtel Marivaux -où ils étaient réunis dans une salle portant le nom du réalisateur Alfred Hitchcock. Le sénateur Geert Lambert a emporté l'adhésion des siens autour du projet qui visait à donner leur propre voie aux libéraux de gauche. "J'ai présenté le projet et senti un grand enthousiasme. Ce n'est pas en soi la fin du cartel mais le début du parti. Nous croyons en notre propre parti", a-t-il expliqué à l'issue du conseil.
Les partisans de Bert Anciaux, ministre flamand, figure de proue des VlaamsPogressieven et partisan du cartel avec le sp.a, ont quant à eux évoqué la fin de l'alliance. M. Lambert ne les a pas rejoints dans leur analyse même s'il est resté évasif. "Nous verrons si le cartel existera encore. Ca ne dépend pas seulement de nous. Nous ne voulons pas être absorbés et nous faisons le choix de notre propre projet. Nous sommes toujours partisans d'une collaboration des progressistes mais à partir de nos spécificités", a-t-il souligné.
M. Lambert s'est dit disposé à discuter avec le sp.a mais a insisté sur le fait que le parti était prêt à se présenter seul devant les électeurs si besoin était. "J'y crois. Nous recueillerons les 5 pc (le seuil électoral, ndlr). Après 18 mois, la population a besoin d'une politique qui lui corresponde. Je ne crois pas dans les sondages, seulement dans les élections", a-t-il dit. Le sénateur ne s'est pas non plus prononcé sur la présidence des VlaamsProgressieven. "Je prendrai mes responsabilités, mais le parti ne se résume pas à Bert Anciaux et Geert Lambert. Nous conduirons le parti avec toute une équipe.
Je ne suis pas nécessairement candidat président. Je demanderai à d'autres personnes", a-t-il affirmé. M. Lambert a reçu la soutien de la présidente ad interim Nelly Maes ainsi que des jeunes VlaamsPorgressieven et de la base du parti. Une minorité, dans laquelle on retrouvait Bert Anciaux et les députés flamands, a affiché sa déception à l'issue du vote. M. Anciaux a indiqué qu'il allait réfléchir à la suite des événements. "Si vous vous battez pour quelque chose, c'est toujours difficile quand on ne vous donne pas raison mais il faut apprendre à vivre avec", a-t-il dit. Le ministre exclut toutefois de prendre la présidence. Des questions se posent également sur son avenir au sein du gouvernement flamand. "J'ai bien compris que le groupe au parlement flamand me soutenait", a-t-il répondu. Il se montre toutefois sceptique sur le chances du parti s'il se présente seul aux élections.
Selon certains députés, ce vote était surtout dirigé contre le sp.a et ne manquerait pas de susciter des questions sur la place des VlaamsProgressieven dans la majorité flamande. Au sp.a, l'on se disait toujours favorable à une collaboration des progressistes. Mais si les VlaamsProgressieven préfèrent suivre leur propre chemin, la poursuite du cartel ne sera pas chose aisée, a fait remarquer la présidente Caroline Gennez.
Mme Gennez regrette le choix des VlaamsProgressieven mais en prend acte. Elle soumettra la question aux instances du sp.a. Elle constate toutefois que les VlaamsProgressieven ont rompu la confiance au sein de l'entente entre les progressistes flamands. Selon elle, il ne sera pas facile de recoller les morceaux du cartel. M. Lambert a dit vouloir éviter que le sp.a
n'absorbe les VlaamsProgressieven. A croire Mme Gennez, il n'en a pourtant jamais été question.( La Libre Belgique )

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
QUID DU MAROCAIN DE BERT ANCIAUX
BertAnciaux est un homme d’une pièce. On l’aime ou on le déteste, en Flandre comme dans le reste du pays.
Il reste que sa gestion du ministère de la culture flamande est extrêmement favorable à l’espace (inter)culturel bruxellois. S’il perd son marocain (jeu de mots facile) qui va le remplacer ? Si le cartel éclate comme ce devrait être le cas, il a peu de chance de revenir jamais à la culture.
Examinons chacun de ses points en commençant par le dernier.
Sans cartel, le sympathique parti des sociaux libéraux ou VlaamsProgressieven a peu de chance de passer la barre des 5% en juin 2009. Bert Anciaux n’a pas la vocation populiste d’un Jean Marie Dedecker de gauche, quoique… Il a son public de fans qui le soutiennent. Quoique avec Caroline Gennez à sa tête, le Spa est a peu près dans le même état clinique que le PS français : en réanimation.
Bert Anciaux rassembleur de la gauche et Zorro de son élargissement aux verts ? L’hypothèse est complètement surréaliste mais en Absurdie rien n’est impossible. On semble assister en Flandre à une crise profonde des partis. Le VLD est en chute libre, le Cdnv de Leterme et Peeters traverse une crise existentielle profonde, le Belang est entré en déclin. Seul Dedecker se porte bien mais pour combien de temps ? Assez de politique fiction, la suite au café du Commerce !
Revenons à la politique culturelle poursuivie par Anciaux notamment à Bruxelles.


Bert est un passionné qui croit comme fer à l’avenir interculturel de Bruxelles et il en a fait sa priorité. Que l’on songe à la programmation ambitieuse du KVS qui travaille main dans la main avec les artistes francophones et allochtones et remplit des salles où les spectateurs flamands sont loin d’être majoritaires. Jan Goossens, le jeune directeur est au KVS ce que Gérard Mortier jeune fut à la Monnaie : un innovateur de génie ! Ses spectacles font un tabac au grand dam du Vlaams Belang voire même de Louis Toback qui estime que tout cela profite trop peu aux Flamands mis au pain sec à cause des budgets alloués aux scènes Bruxelloises : le financement généreux du Kaai, de la Nouvelle Belgique, et surtout de Flagey qui tous sont inspirés peu ou prou de la philosophie interculturelle.
Quel que soit le successeur de Anciaux ministre on ne voit pas qui pourrait poursuivre sa politique (inter) culturelle innovatrice avec cette même cette même inspiration.
Bert Anciaux est mal vu chez les francophones qui ne lui pardonnent pas le plan de survol de Bruxelles qui porte son nom et leur a valu quelques nuits blanches. En plus il parle à peine français ce qui de son propre aveu l’handicape sérieusement. Il en résulte que ne le connaissant pas on le juge sur base de clichés éculés qui ont la vie dure. Issu de la Volksunie , il en incarne la tendance progressiste, pacifiste, internationaliste et certes minoritaire mais totalement opposée aux velléités nationalistes d’un Bart de Wever qui est son exact contraire.
Entre Bert et Bart, il y a plus qu'une voyelle de diffétrence!
En perdant Bert Anciaux, la scène interculturelle bruxelloises risque de perdre un allié de poids !
2009 s’annonce comme l’année de tous les dangers, en Belgique comme dans le monde. Les élections régionales de 2009, quel que soit leur issue vont faire bouger les lignes.



La crise du capitalisme risque d’ engendrer des monstres» comme le «sommeil de la raison» gravé par le grand Goya.

Vl.Pro blijft in Brussel samenwerken met SP.A en Groen!
Maes en Ahidar voorlopig aan het roer bij Vl.Pro

Brussel - De Brusselse VlaamsProgressieven stappen samen met SP.A en Groen! naar de gewestverkiezingen en de Europese verkiezingen in juni 2009. Brussels parlementslid Marie-Paule Quix reageert daarmee op de beslissing van het partijbestuur om een eigen koers te varen.

In Brussel blijft de partij echter achter het plan staan van boegbeeld Bert Anciaux. Die pleitte voor een nauwere samenwerking met de SP.A. "In Brussel werken we al sinds het begin van de jaren negentig zeer goed samen aan progressieve zijde, zowel met de SP.A (toen SP) en met Groen! (toen Agalev)," zegt Brussels parlementslid Quix. "We hebben dat altijd gedaan en het is ook belangrijk dat we in Brussel samenwerken. Zeker in Brussel moeten we immers vermijden dat er een versplintering komt van die progressieve krachten, want dan betekenen we eigenlijk niet zoveel meer."

Voor Anciaux is de afwijzing van zijn partij van een toenadering tot de socialisten een zware dobbe. Hij gelooft er niet in dat zijn partij het op eigen houtje zal redden bij de komende verkiezingen. Anciaux gaat zich nu bezinnen over zijn lot bij de VlaamsProgressieven. "Ik ben een democraat en aanvaardt dan ook de democratische besluitvorming. Maar als je voor iets gaat en je verliest, dan komt dat altijd hard aan. De partij heeft nu een duidelijke keuze gemaakt en nu moet ik nadenken over de conclusies."

Voor de SP.A is het kartel met de VlaamsProgressieven nu zo goed als dood. In een eerste reactie zegt voorzitster Caroline Gennez dat het moeilijk zal worden om nog samen te werken; Brussel deze week

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
Et si notre hypothèse surréaliste tenait la route après tout. Il s ‘avère en effet selon cet article publié dans «Brussel deze week» (encore une initiative soutenue par Anciaux) que les verts et les verts et les rouges ont décidé d’aller ensemble aux régionales de 2009 unis derrière la figure de proue de Bert comme il le font depuis les années nonante. Pourquoi ce qui est possible à Bruxelles ne le serait-il pas en Flandre ? Nous sommes entrés dans l’ère de l’imprévisible. Tout devient possible et son contraire !

Un mot sur Brussel Deze Week. Il s’agit d’une publication hebdomadaire de très bon niveau éditée en néerlandais qui rend compte en principe de la vie culturelle flamande à Bruxelles. En réalité elle déborde très largement de ce cadre étriqué pour annoncer, commenter et renforcer la dynamique interculturelle de cette ville que Deze Week , comme d’ailleurs TV Brussel, regardent comme la capitale du cosmopolitisme. Les francophones auraient intérêt à prendre très au sérieux les intellectuels bruxellois flamands allergiques au nationalisme et amoureux de Bruxelles, surtout de son bouillon de cultures. TV Brussel qui n’hésite pas à sous titrer en français et à utiliser régulièrement l’anglais pour les expats fait preuve d’une bien plus grande ouverture d’esprit que TV Bruxelles qui se cantonne dans le «franconissimo» correct et la pensée unique. Suspense donc du côté de tous ceux qui ont foi en l’avenir interculturel de cette ville.

MG

mardi 25 novembre 2008

Terreurvideo'szaaien onrust

VRT en VTM krijgen dvd met terreurdreiging

BRUSSEL - Moslimterroristen bedreigen ons land met 'chaos, bloedvergieten en gruwelijke aanslagen' in een dvd die ze naar verschillende nieuwsredacties stuurden. De politie onderzoekt of het meer is dan een misselijke grap.
Van onze redacteur
Het gaat in totaal om drie dvd's die respectievelijk bij de redacties van VRT en VTM en bij de alternatieve nieuwswebsite Indymedia aangekomen zijn. De dvd's tonen drie gemaskerde mannen tegen een achtergrond van een doek met islamitische geschriften.

Een van de mannen zit neer en declameert vier minuten lang een onverstaanbare tekst die overstemd wordt door islamitische strijdliederen. Op de achtergrond staan twee gewapende mannen: een draagt een AK-47 Kalasjnikov-machinegeweer, de andere is een levende bom met explosieven rond zijn middel en in zijn borstzak.

De Nederlandse ondertiteling, die in behoorlijk Nederlands en met kennis van de islam is geschreven, is een aanklacht tegen de Belgische militaire aanwezigheid in Afghanistan en vooral dan de F-16's die door de minister van Defensie, Pieter De Crem (CD&V), recent naar ginds werden gestuurd. De minister kondigde begin deze maand aan dat er in januari nog extra militairen naar het noorden van Afghanistan gaan.

De speurders nemen de dvd's heel ernstig, maar uiteraard is het niet uitgesloten dat het om een ziekelijke grap gaat. Het is mogelijk dat de grappenmakers een bestaand filmpje van het internet hebben gehaald en er zelf een Nederlandse tekst bij verzonnen hebben. Maar zelfs dan is duidelijk dat de daders niet zomaar om het even wat schrijven.

'Het is de eerste keer dat we dergelijke filmpjes in ons land vinden', zegt Jaak Raes van het Crisiscentrum van de regering.(De Standaard)

UN MESSAGE VIDEO MENACE LA BELGIQUE
Dans une vidéo parvenue à VTM et à la VRT , trois hommes armés menacent la Belgique d'attaques terroristes. L'Organe de coordination pour l'analyse de la menace (OCAM) ne dispose pas pour l'instant d'éléments suffisants pour relever le niveau de risque de la menace terroriste.

La rédaction de VTM a reçu lundi matin une menace terroriste, a annoncé la chaîne commerciale. Dans un message vidéo, trois hommes masqués et armés, apparemment membres d'une organisation islamiste terroriste, menacent ouvertement la Belgique d'attaques terroristes, La raison de ces menaces est, selon le message vidéo, la présence de militaires belges et d'avions F16 en Afghanistan.
« Jusqu'à présent, la Belgique s'est tenue à l'écart de la lutte que des néocroisés ont entamée contre l'Islam », indique le message. « Nous avons cependant appris que cette situation a changé, par l'envoi de F16 et d'hommes en Afghanistan. (…) Votre pays va donc sombrer dans le chaos, les bains de sang et les attentats terribles qui pourront se produire à tout moment, en tout lieu.»
Les expéditeurs font également référence dans leur message vidéo, qui dure 4 minutes, aux attentats de Madrid, Londres et New York. « Tirez les leçons de l'histoire et veillez à ce que Madrid, Londres et New York ne se répètent pas en Belgique. Sachez que nous n'avons pas pitié de vous et que nous aspirons à la mort, tout comme vous aimez cette vie. »
Les messagers appellent la population belge à mettre le gouvernement sous pression pour qu'il retire le plus vite possible les troupes d'Afghanistan. « Vous êtes également responsables des actes de votre gouvernement. N'oubliez pas que c'est VOTRE sang qui coulera, à cause d'une décision que votre gouvernement a prise dans son propre intérêt. Votre seule échappatoire est la suivante : mettez le gouvernement sous pression pour qu'il retire ses troupes d'Afghanistan et des autres pays musulmans.»
l'OCAM précise qu'« aujourd'hui, le risque d'une menace terroriste la Belgique est évalué comme étant faible».
(Le Soir - Belga)



COMMENTAIRE DE DIVERCITY
«VIVE L’INTELLIGENCE, A BAS LA MORT »

Toute chose a son revers et l’Obamania-amaricamania qui se répand comme une épidémie d’influenza en automne risque d’entraîner l’Europe et la Belgique dans un cercle vicieux. Autant il était aisé de dire NON à W. Bush s’en va-t’en-guerre autant il sera difficile de ne pas dire OUI au président Obama quand demain il exigera de ses alliés européens, soyons-en persuadés, de partager le fardeau de l’effort de guerre « antiterroriste" en Afghanistan. Il a suffi que De Crem (notre fringuant ministre de la défense est flamand; le message fut adressé à VRT VTM pas à RTBf RTL) envoie un ou deux F16 en Afghanistan pour que, aux yeux d’Al Quaida, notre petit pays bascule dans le camp des «néocroisés .
Deux expressions nous frappent dans ce message vidéo :
1.«Jusqu'à présent, la Belgique s'est tenue à l'écart de la lutte que des néocroisés ont entamée contre l'Islam »,
2.«nous aspirons à la mort, tout comme vous aimez cette vie. »
La première est une allusion non voilée à une guerre de civilisation et de religion entre l’islam et les «néocroisés». La seconde est cette aspiration à la mort qui rappelle le slogan franciste «viva el muerte»
Remettons les choses dans leur double contexte. Il y a quelques jours, le e numéro deux d'Al-Qaida, Ayman Al-Zawahiri, avait traité Barack Obama
·«d'esclave noir" au service des Blancs…"Ce que Malcolm X disait au sujet des esclaves employés de maison s'applique à vous et à des gens comme vous", accusa-t-il, mentionnant aussi l'ancien secrétaire d'Etat Colin Powell et celle qui lui a succédé, Condoleezza Rice.
· «Vous représentez l’opposé de Noirs américains honorables comme Malcolm X» »(…) Vous êtes né d’un père musulman, mais vous avez choisi le camp des ennemis des musulmans : «Ce que vous avez annoncé (…), que vous retirerez des soldats d’Irak [pour les envoyer] en Afghanistan, est une politique vouée à l’échec ». «Si vous continuez à vous entêter dans l’échec américain en Afghanistan, souvenez-vous du sort de Bush, de [l’ancien président pakistanais] Pervez Musharraf et du sort des Soviétiques et des Britanniques avant eux en Afghanistan».



Faisons maintenant un petit flash back historique
(voir DiverCity 17 nov.) :
· Université de Salamanque, le 12 octobre 1936. Millan Astray, commandant la Légion, hurle le bras tendu : «Espagne !», «Une !» scande la salle. Puis, le cri fuse : «A bas l’intelligence ! Vive la mort !» Debout sous les huées, Miguel de Unamuno la vieille chouette prend la parole : « Je viens d’entendre un cri morbide et dénué de sens, «A bas l’intelligence ! Vive la Mort !» Je viens de l’entendre en ce lieu qui est le temple de l’intelligence et dont je suis le grand prêtre (il était recteur de l’université de Salamanque). Certes, il s’agit d’un paradoxe, et moi qui ai passé ma vie à fabriquer des paradoxes, je dois dire que je trouve répugnant ce paradoxe barbare et insensé» (…)
·«Vous vaincrez parce que vous possédez la force brutale ; vous ne convaincrez pas parce qu’il vous manque la raison.»

Il se confirme, jour après jour que la partie se joue en effet aujourd’hui comme dans les terribles années trente entre le camp de la mort et le camp de la vie, entre le camp de la force brutale, le camp des intégristes, islamistes, néofascistes, néoconservateurs, nationalistes et communautaristes de tout poil et, d’autre part, le camp de la raison, des humanistes qui défendent la diversité, le métissage, le dialogue interculturel, bref les valeurs de progrès, de pluralisme actif, les droits de l’homme et de la femme, la démocratie cosmopolite.
La guerre des civilisations n’est pas prête de se terminer «la paix perpétuelle» dont rêvait Kant n’est pas pour demain.
Mais il faut tout faire pour rendre cette paix possible!
MG