samedi 31 janvier 2009

Un journalisme mis au pas ?

Pascal Durand (ULg) , Benoit Grevisse (UCL) , François Heinderyckx (ULB) , Claude Javeau (ULB) , Jean-Jacques jespers (ULB), Hugues le Paige (revue politique), Gabriel Ringlet (UCL), Martine Simonis (AJP), Marc Sinnaeve (Ihecs).

Le brutal licenciement signifié sans motif, le jeudi 22 janvier, à quatre journalistes chevronnées de l’hebdomadaire "Le Vif /L’Express" n’est pas qu’une péripétie douloureuse au sein d’une grande entreprise, comme il s’en déroule hélas chaque jour dans le pays. La mise à l’écart de collaboratrices qui comptent jusqu’à vingt ans d’ancienneté au sein du magazine, et qui en ont forgé les valeurs autant que la réputation, relève en l’occurrence d’une épuration dont les intentions manifestes sont inquiétantes pour la liberté rédactionnelle du "Vif" en particulier et pour le journalisme en général.

Le directeur du "Vif/L’Express", qui s’était déjà signalé antérieurement à "Trends/Tendances" par une propension à distribuer des C4, et qui en est, au "Vif", à 6 licenciements, 2 départs et 2 déplacements imposés, l’a précisé lui-même : aucune raison économique ne l’a poussé à congédier la rédactrice en chef et trois rédactrices spécialisées l’une en politique intérieure, l’autre en sciences, la troisième en culture. Invoquant des relations dégradées entre l’équipe de rédaction et la rédactrice en chef, la direction - qui n’a pas réussi à résoudre ces problèmes - a choisi la manière la plus radicale d’y mettre fin. Le prétexte est non seulement léger mais, en outre, il ne concerne pas toutes les journalistes concernées. La valse des licenciements, entamée au "Vif" voici bientôt trois ans, traduit en réalité une obsession constante : mettre au pas la rédaction du premier magazine d’information générale de la Communauté française, qui avait précisément fondé sa crédibilité sur une totale indépendance d’analyse et de jugement, tant à l’ égard de ses propres actionnaires - le groupe flamand Roularta - que vis-à-vis des différents pouvoirs, politiques comme économiques, de la société belge.

Durant plus de deux décennies, "Le Vif/L’Express" a pu défendre un journalisme exigeant, soucieux d’abord de la pertinence et de l’utilité, pour ses lecteurs, des sujets qu’il abordait. Au nom de cette éthique, il pouvait parfois estimer nécessaire de fâcher un annonceur, de heurter un ministre ou de consacrer une couverture à un thème moins vendeur. Tout cela n’est plus allé de soi dès l’instant où, inquiétée par une légère érosion des ventes, la haute direction de Roularta s’est laissée convaincre qu’il fallait remplacer les journalistes expérimentés, couper les têtes qui dépassent, et faire de la docilité aux impératifs économiques de l’entreprise un credo admissible.

L’éditeur du "Vif" n’est pas le seul à déposséder ainsi la rédaction de sa capacité à penser ses priorités et à définir ses champs d’action. En Belgique comme à l’étranger, trop d’entrepreneurs de presse choisissent, parfois sous le prétexte des difficultés économiques, d’appauvrir les contenus, de réduire les effectifs, de se priver de plumes critiques et d’esprits libres, de mettre au placard des talents fougueux, et de préférer des chefs et sous - chefs soumis.

"Le Vif" n’est pas le seul, mais il est l’unique hebdomadaire d’information générale largement diffusé en Communauté française. Ceux qui l’épuisent aujourd’hui de l’intérieur portent à cet égard une responsabilité devant l’ensemble de l’opinion.

A l’inquiétude pour l’avenir de ses journalistes chassés, mais aussi de ceux qui restent, s’ajoute la stupéfaction face à la brutalité sociale : convoquées un soir par un SMS sur leur portable, les quatre licenciées ont été renvoyées sur le champ de grand matin, avec interdiction formelle de repasser par la rédaction pour emporter des effets personnels. Deux heures sous surveillance leur ont été concédées, le samedi suivant, pour cette besogne. De quelle faute gravissime, de quel délit, ces quatre là étaient-elles donc coupables pour mériter un tel mépris ? Rien ne justifie une telle violence dans les relations sociales, qui en l’occurrence se double d’un réel mépris pour le droit du travail et contraste avec l’image de la paisible entreprise familiale qu’aime à se donner Roularta. La réaction de la Société des Journalistes du "Vif" - qui observait dès jeudi un arrêt de travail - comme le soutien inconditionnel de l’Association des Journalistes Professionnels et des syndicats, indiquent que la limite de l’acceptable a été franchie.

La crise financière, la chute des revenus publicitaires, la diversification technologique des médias et les investissements qu’elle réclame ne pourront jamais justifier à nos yeux que le journalisme soit réduit à sa seule valeur économique, que les journalistes ne soient plus les chiens de garde de la démocratie mais seulement des petits soldats zélés chargés de vendre des contenus formatés pour les impératifs commerciaux à court terme. Nous avons besoin de rédactions expérimentées, en effectif suffisant, libres et indépendantes. Comme nous avons davantage besoin de matière grise, d’expertise, de culture et de réflexion journalistique étayée que de mise en scène spectaculaire de papiers consensuels et vulgarisés à l’extrême pour plaire au plus grand nombre. Les comportements de certains managers et les plans d’économie concoctés au nord comme au sud du pays ne vont pas dans ce sens. Maintenons à nos médias leurs capacités intellectuelles : respectons les journalistes !

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE RETOUR INATTENDU DE LA PRESSE D’OPINION
«La Libre (comme le Soir d'ailleurs) avait commencé par refuser de publier cette Carte blanche, qui a donc circulé sur la Toile. Rien de bien subversif pourtant ! On aimerait avoir une explication de ce refus... puis du revirement ! » lance un lecteur faisant un écho à un billet circulant sur la toile depuis quelques jours :

«Les auteurs de ce texte sont tout aussi consternés par cette dérobade que par les faits qui ont motivé la rédaction de cette carte blanche ont entrepris de la faire circuler par tous les moyens disponibles. » Motif ?« Sa circulation démontrera la vanité de toute tentative d’étouffer le débat sur l’avenir du journalisme dans notre société. » Le mot est fort ! On peut se demander s’il est vraiment pertinent de faire tant de vagues autour d’une affaire de « refus de cartes blanche » qui semble avoir mis la blogosphère en grande émoi à en juger par la teneur de divers commentaires, notamment dans la Libre ou les dénégateurs de la RTBF se sont déchaînés.

«Tout mon soutien aux journalistes virées. Tant sur la forme que sur le fond, je regrette cette décision incompréhensible.» lance un lecteur dont nous partageons l’indignation tout en la nuançant.

En effet, à l’occasion de la parution dans le Vif d’un dossier au titre inutilement provocateur («l’islam gangrène l’école») Divercity avait réagi assez «vivement» contre ce titre aussi racoleur que scandaleux. Il avait suscité une réaction forte de ALI DADDY sous forme d’une carte blanche publiée par Libre Belgique. A la suite de celle-ci, ALI DADDY avait tenté, sans succès d’inviter la directrice du vif et son équipe à participer à un dialogue à l'occasion d'une rupture de jeune paisible et sereine. Il essuya un refus sec, assimilant cette rupture du jeûne à "une orgie romaine" et surtout une fin de non dialoguer. Au cours de sa conférence sur le thème de Islam et la laïcité, à la maison communale de Schaerbeek, Abdelaziz Kacem intellectuel tunisien lettré et modéré et laïc de conviction s’insurgea à nouveau contre ce titre et ce dossier faisant valoir qu’il eut fallu titrer le cas échéant «l’islamisme gangrène l’école» ce qui est tout à fait différent. En l’occurrence, Divercity avait dénoncé une attitude journalistique participant de ce goût de la «mise en scène spectaculaire de papiers consensuels et vulgarisés à l’extrême pour plaire au plus grand nombre.»

Il nous avait semblé qu’à cette occasion bien précise, soulignons-le, que l’équipe rédactionnelle du Vif n’était pas précisément composées de « chiens de garde de la démocratie mais seulement des petits soldats zélés chargés de vendre des contenus formatés pour les impératifs commerciaux à court terme».

Nous l’avons écrit, en toute liberté et en nous insurgeant précisément contre un manque d’éthique et de déontologie.

Revenant sur cette affaire, un lecteur écrit : « Dorothée Klein avait autorisé et approuvé, il y a peu, un article très critique sur les dérives de l'islam dans notre pays. Le fait que le directeur de Roularta s'appelle Amid Faljaoui n'est peut-être pas tout-à-fait étranger à ces licenciements.»

Le raccourci nous paraît excessif comme beaucoup de choses d’ailleurs exprimées par les lecteurs du quotidien dans lequel la page blanche fut finalement publiée après que beaucoup l’eurent lue sur la toile.

Cela dit les avis des lecteurs de ce grand quotidien sur la rédaction du Vif sont assez divergents :

Une lectrice habitant a Anvers écrit : « j'étais très curieuse et impatiente de lire tous les vendredis l'éditorial de Dorothée Klein qui donnait enfin l'impression que quelqu'un de l'autre côté de la frontière linguistique comprenait les problèmes belgo-belges et s'intéressait à trouver une véritables solution.» Une autre de surenchérir :

«Elles ont été licenciées par leur patron flamand parce qu'elles avaient le courage de dénoncer les exactions flamandes contre la minorité francophone. C'est la résistance francophone qui est attaquée. La Flandre veut mettre la Wallonie et Bruxelles au pas en muselant la presse indépendante. » En revanche, un autre correspondant lance «En même temps, on ne va pas regretter Dorothée Klein qui chaque semaine déverse son fiel sur la Belgique qu'elle désire ardemment voir disparaître pour avancer les "frontières naturelles" (de triste mémoire) de la France.»

Et quelqu’un de lancer sans nuance: «Il doit en être de même pour les trois autres, tant ce magazine est un torchon francolâtre et liberticide.»

Un autre précise «Depuis un certain temps, le Vif emploie un ton moins convenu et ose traiter des sujets tabous (pour qui ?), ce qui me convient parfaitement.»

«Je crois que les journalistes ont été virées en raison de leurs prises de positions relatives à la politique intérieure belge. Il me semble que la vraie question est de savoir comment et par qui l'hebdomadaire est arrivé dans le patrimoine du groupe flamand roularta. »

«Liberté d'expression, liberté de la presse, il y a trop de gens qui en abusent pour aller pondre de véritable torchon totalement irrespectueux simplement pour chercher le scandale. Ca vend tellement bien.»

«Ouimaisnon» omniprésent sur les forums de la Libre saisit une nouvelle occasion pour décocher une flèche vénéneuse, une de plus : «Quand l’ULB organise une campagne comme celle-ci (voir les signataires), je ne vois pas ce qu’il y a de mal à en déduire que c’est une campagne franc maçonne. Quant au fait de constater que la franc maçonnerie est un mouvement occulte, élitiste, non démocratique, infiltré partout dans les rouages en Belgique, et que c’est donc quelque chose de très dangereux pour une démocratie, expliquez-moi en quoi ce discours serait d’extrême droite ? En me définissant, si vous le pouvez, ce terme d’extrême droite. Les francs maçons de l’ULB ont encore réussi à embrigader Ringlet dans leur croisade, pour faire croire qu’ils ne seraient pas trop marqués idéologiquement dans cette démarche. Espérons alors que leur prochaine cible sera la RTBF, média officiel de la Belgique francophone, mais infiniment plus concerné par l’absence de neutralité et de diversité d’opinions journalistiques. Le plus scandaleux, en Belgique francophone, c’est que le média public, payé par tous les citoyens, ne respecte pas du tout une neutralité, mais propage largement le point de vue d’une seule partie de la population. Tout en caricaturant ce que pensent d’autres citoyens. Pour les cathos, se faire critiquer ou caricaturer, semble devenu un véritable sport national en Belgique, une chasse ouverte toute l’année. Mais devoir en plus payer pour cela, vous avouerez que c’est fort de bouchon.» et un autre lecteur de surenchérir : «Tout à fait d’accord avec vous. Et la cathophobie ambiante en Belgique, relève du vrai déni de démocratie dans le cas de la RTBF. Je vous suggère de chercher, sur un mois d’émissions de ce média, les rares moments, présentant de manière favorable ou simplement objective, la religion ou l’Église catholique.» et le premier d’ajouter « Je n’aime pas les régimes qui imposent leur pensée, via un service public. Je n’ai pas besoin d’un ‘service public’ pour m’informer sur ce qui se passe en Belgique ou dans le monde, ni surtout pour me dire ce que je ‘dois’ en penser. En tout cas, j’attends toujours l’opinion de ces profs d’univ’ sur ce système d’information publique, tel que pratiqué en communauté française. Comme nous sommes obligés de payer très cher pour cela, je crois sincèrement que cela intéresse plus de monde que ce que peut faire le Vif, librement. J’achète le Vif si je le veux. Je dois payer pour la RTBF, même si je n’en veux pas. C’est cela votre liberté ? » Quelqu’un corrige « La RTBF a fait de toute façon beaucoup de progrès. Vous ne dîtes rien de BEL-RTL et surtout RTL-TVi qui elle fait du matraquage Libéral à tout crin! Indignation sélective?»

Excédé par cette prose à relents franchement «rexistes», un lecteur mouche «Ouimaisnon» et ses laudateurs de belle façon : «Les francs maçons!! cause de tout et les gauchistes, cause de tout! langage typiquement d'extrême droite. Je comprends un peu mieux votre idéologie. Dommage que tout le monde ne s'en rende pas compte. Question totalitarisme, vous vous y connaissez, y compris dans le langage. Vous tapez sur le même clou, il en restera toujours quelque chose! tactique simpliste mais qui fonctionne. Bravo… Mais exprimez-vous, vous vous avez le droit d'envahir tous les forums de vos analyses de haute voltige et parfaitement excessives donc vaines.»

Et «ouimaisnon» infatigable de riposter :

«Le Vif est une entreprise privée et commerciale qui n’a rien à voir avec par exemple le service public qu’est la RTBF. À propos d’indépendance, selon certaines sources, Mr Faljaoui serait très proche d'Elio Di Rupo et Mme Laurent serait également étiquetée socialiste (son mari ayant été le porte-parole de Guy Spitaels). Selon certains, le Vif n’aurait pas été tendre avec le PS à propos des affaires ces dernières années et aurait été trop critique vis-à-vis de la Flandre. Ceci expliquerait cela.»

«S'il est évident que la rédaction garde la mainmise sur la publication ou non de "Cartes blanches", le refus de Michel Konen dans ce cas-ci apparaît tout de même nébuleux, et surtout sa justification!Une "Carte blanche", par définition, n'engage pas la rédaction. »

Il n’en demeure pas moins que, sans engager la rédaction des prises de position extrêmes comme celles que nous avons reprises donnent désormais le ton d’un journal. Si dénégateur de service « Ouimaisnon », cet « esprit qui toujours nie» à l’instar du Mephisto de Goethe « gangrène » les forums à tort et à travers, cela n’est pas sans ternir indirectement l’image du journal qui n’a aucun moyen de le « virer ». A moins d’instaurer, comme le fit Libération une modératrice qui arbitre les débats sur les forums en y faisant régner les bonne règles de la déontologie journalistique.

«Cette "carte blanche" publiée manifestement à contrecoeur pose quand même les bonnes questions, non? » Assurément et c’est en effet un mérite non négligeable et un coup de semonce qui surgit à point nommé face à la montée des périls résultant d’une crise qui par son ampleur, plus que par sa nature rappelle celle qui a suivi la crise de 29 en Europe.

« La publier un jour plus tard, en arguant du fait qu'elle a fait le tour d'Internet, m'apparaît comme une occasion franchement ratée. C'est reconnaître que c'est Internet qui fait l'info, le débat et l'actualité!!! C'est donc dévaloriser son propre organe de presse et rater une belle occasion de susciter le débat. Décidément, la presse est vraiment mal à l'aise avec elle-même!»

«Pour une "gazette libre" sur internet, je m'abonne. » lance un lecteur. Mais c’est qu’elle est tellement libre, la gazette internet que toutes les outrances y sont permises à telle enseigne qu’à plus ‘une reprise « le sommeil de la raison engendre des monstres »(Goya)

"journalisme mis au pas" ... ça donne plus vraiment envie de s'insurger».

«Il faut défendre tous les médias car en les défendant vous défendez la liberté d'expression et votre liberté "tout court". Le droit de s'exprimer librement n'a pas été facile à obtenir et du coup il est devenu un droit fondamental reconnu au peuple belge et repris dans sa constitution. »

«Sachez que les oppresseurs commencent toujours par "casser les rotatives"...»

«Face à l'évènement du VIF/L'EXPRESS, soyons vigilants.»

Que conclure de tout ceci ? Que de toute évidence, la presse d’opinion est de retour par le biais des forums virtuels et des courriers de lecteurs.

Si, de manière, les rédactions adoptent de manière générale un ton assez « neutre », tant dans les feuilles de qualités que dans la presse populaire, en revanche les opinions les plus tranchées s’affrontent, souvent avec violence sur les forums de lecteurs. Le citoyen critique et indépendant qui veut comprendre l’évolution de ce pays a grand intérêt à les consulter régulièrement. Que les rédactions prennent garde : la version virtuelle a en effet désormais cette « supériorité » sur la version papier qui en perd une partie de son intérêt. On a souvent fait remarquer, par exemple, que de De Standaard et De Morgen se distinguaient moins par les contributions journalistiques (celles de journalistes souvent jeunes formés dans les mêmes écoles partageant les mêmes valeurs et les mêmes idées) que par l’orientation des cartes blanches et les outrances de leur lectorat. C’est ainsi que la Libre en est venue à fermer son forum sur Gaza pour éviter les procès en diffamation. On comprend que Libé ait engagé une médiatrice pour arbitrer les pugilats verbaux entre lecteurs. C’est que de par les outrances de leur lectorat, nos quotidiens redeviennent des feuilles d’opinion où se déchaînent les passions les plus outrancières.

On entend dire aussi que beaucoup de journalistes, pour éviter de déplaire à la direction pratiquent une forme de retenue qui frise l’autocensure. C’est une dérive redoutable qui donne envie de plagier le mot que l’on dit apocryphe de Voltaire. Non Madame Klein, je ne me bats pas pour défendre vos idées que je ne partage pas mais pour que vous puissiez, librement les exprimer l Combien de bloggeurs et d’internautes ont-ils l’esprit voltairien ?
Combien souscrivent à la devise du Figaro «Sans la liberté de blâmer il n’est d’éloge flatteur». (Beaumarchais)

C’est pour cette raison et aucune autre que Divercity s’insurge contre toute mise au pas de journalistes mais estime que toute dérive populiste voire raciste ou xnophobe mérite d'être sanctionnée.
MG

vendredi 30 janvier 2009

Gaza: Erdogan claque la porte de Davos, salué par ses partisans et le Hamas

Le geste de colère du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan à Davos, après un accrochage verbal avec le président israélien Shimon Peres, lui a valu des félicitations du Hamas, des gros titres dans les médias du Moyen-Orient, et un accueil en héros dans son pays.

Lancé, lors d'un débat au Forum économique mondial (WEF), dans une plaidoirie en faveur de l'offensive menée par son pays dans la bande de Gaza, le président israélien a demandé à Erdogan, en élevant la voix et en le montrant du doigt, comment il réagirait si des roquettes s'abattaient chaque nuit sur Istanbul.

M. Erdogan, interrompu par un journaliste alors qu'il répondait à M. Peres, a quitté avec fracas le forum de Davos en promettant de ne jamais y revenir. Le débat se déroulait en présence de Ban Ki-moon, secrétaire général de l'Onu, et d'Amr Moussa, secrétaire général de la Ligue arabe.

"Je ne pense pas que je reviendrai à Davos parce que vous ne me laissez pas parler. Le président (Peres, ndlr) a parlé 25 minutes et je n'en ai eu que la moitié", s'est-il indigné.

Plus tard, M. Peres a "regretté l'incident" lors d'une conversation téléphonique, a indiqué M. Erdogan à la presse, vendredi à son retour en Turquie.

La présidence israélienne a pour sa part catégoriquement démenti que M. Peres ait présenté des excuses à M. Erdogan comme l'avait affirmé l'agence turque Anatolie. "Cette allégation n'a pas le moindre fondement", a déclaré à l'AFP la porte-parole de la présidence, Ayelet Frish.

Le départ précipité de M. Erdogan, un fait rarissime dans l'enceinte très "select" du WEF, a été applaudi par ses partisans en Turquie.

"Nous sommes fiers de toi", ont scandé 3.000 militants du Parti de la justice et du développement (AKP), la formation de M. Erdogan, issue de la mouvance islamiste, qui avaient bravé le froid pour l'accueillir à l'aube vendredi à l'aéroport d'Istanbul.

Le mouvement islamiste Hamas qui contrôle la bande de Gaza a également salué le geste de M. Erdogan. "Le Hamas rend hommage à la position courageuse du Premier ministre turc qui a défendu en direct à Davos les victimes de la guerre sioniste criminelle contre nos enfants et nos femmes à Gaza, au visage du mal sioniste Shimon Peres", a affirmé le porte-parole du Hamas Fawzi Barhoum dans un communiqué.

En revanche, son geste a suscité des critiques en Turquie où l'opposition reprochait déjà à M. Erdogan d'avoir apporté son appui au Hamas, au détriment du principal allié d'Ankara dans la région, Israël.

Très sensible à la cause musulmane, M. Erdogan avait fustigé quasi-quotidiennement l'opération de 22 jours d'Israël à Gaza qui a coûté la vie à plus de 1.330 Palestiniens.

"M. Erdogan a ruiné le prestige international de la Turquie. Soutenir la cause palestinienne est une chose mais soutenir le Hamas en est une autre" ,a commenté Onur Öymen, vice-président du principal parti d'opposition CHP, sur la chaîne d'information NTV.

"M. Erdogan s'est présenté comme le porte-parole d'une organisation classée terroriste", a indiqué cet ancien ambassadeur.

M. Erdogan s'est justifié en disant: "je ne suis pas un chef de tribu, je suis le Premier ministre de la Turquie. J'ai fait ce que je devais faire".

Critiqué pour son manque d'égard pour M. Peres, un dirigeant âgé de 85 ans et lauréat du prix Nobel de la paix, M. Erdogan a souligné: "je ne suis pas issu de la diplomatie, je suis un homme politique".

L'opinion publique turque est coutumière des sorties inattendues de M. Erdogan, un politicien charismatique de 53 ans connu pour son franc-parler, depuis son arrivée au pouvoir en 2002 en Turquie, pays musulman mais laïc.
(AFP)

Caroline Gennez: "Sp.a blijft achter Bert Anciaux staan"

Gennez neemt afstand van Anciaux's uitspraken maar blijft achter haar nieuwkomer staan.
De sp.a blijft achter haar Vlaams minister Bert Anciaux staan, zegt de woordvoerder van sp.a-voorzitster Caroline Gennez. Anciaux kreeg de voorbije dagen felle kritiek op zijn uitspraken over Gaza en Dendermonde. In een brief aan het Forum der Joodse Organisaties stelt Gennez wel: "De tragische feiten die zich voordeden in Dendermonde en het Israëlische optreden in Gaza hebben niets met elkaar te maken".

Vergelijking Dendermonde met Gaza
Na de steekpartij in Dendermonde vergeleek Anciaux op zijn weblog het leed van de kinderen in de crèche van Dendermonde met het lot van Palestijnse kinderen in Gaza. "Hier gaat het over 15 slachtoffers van wie 14 kindjes. Het choqueert ons allemaal. Ik moest ook denken aan de honderden dode kinderen in de Gazastrook, ook bewust door een agressor omgebracht en zonder dat die agressor opgepakt werd".

Scherpe kritiek
Die uitspraken van Anciaux zorgden voor ongenoegen bij de Joodse gemeenschap en een fel debat in het Vlaams parlement. Ook Vlaams minister-president Kris Peeters zou verveeld zitten met de zaak. Hij heeft vrijdag een gesprek met de sp.a-minister. Intussen heeft ook de federale regering afstand genomen van de bewuste uitspraken.
Ook volgens Gennez hebben de tragische feiten van Dendermonde niets te maken met het Israëlische optreden in Gaza. Dat schrijft Gennez in een brief aan het Forum voor Joodse Organisaties.

Afstand nemen van uitspraken Anciaux
In die brief herhaalt Gennez vooral het standpunt van de sp.a met betrekking tot het Israëlische optreden in Gaza. De partij veroordeelt "elke vorm van geweld", zowel van de beschietingen van Hamas, als het "disproportionele geweld" van Israël. Met haar brief lijkt Gennez afstand te nemen van de uitspraken van Anciaux. Maar de sp.a wil Anciaux daarom niet zomaar laten vallen. "We blijven achter Bert staan", klinkt het.
(belga/vsv)

jeudi 29 janvier 2009

Obamania et racisme

Devant l’«Obamania» qui se joue actuellement sur nos écrans télévisés, il est nécessaire de s’interroger : en quoi son élection est-elle historique ?
N’est-il pas issu du sérail des grandes universités dont provient la majorité des politiques américains ? Est-il de nationalité étrangère ? Est-il issu de l’immigration ? Certes, il a vécu plusieurs années à l’étranger mais n’a-t-il pas été éduqué par sa mère et ses grands parents américains ? En quoi est-il différent des présidents qui l’ont précédé ?

Si l’on s’en tient uniquement aux propos tenus par M. Obama, ses idées ne sont en rien libérales. Selon lui, "la religion constitue un rempart, c'est un fondement quand toutes les autres choses ne vont pas". Il est favorable au droit à l'avortement mais "ceux qui sont opposés à l'avortement devraient pouvoir continuer à contester légalement la loi et essayer de la changer". N’a-t-il pas affirmé, à propos du sida, que l'abstinence sexuelle était une "composante importante" pour prévenir cette maladie ?
Dans le domaine économique, il a non seulement soutenu l’administration Bush dans son plan de relance de l’économie en septembre dernier mais une de ses premières propositions est celle traditionnellement apparentée au parti Républicain comme la baisse des impôts.
Sur le plan diplomatique, il prône la fermeture de la prison de Guantanamo et le retrait des forces américaines d’Irak. Il se positionne ainsi en rupture avec l’administration de son prédécesseur mais ces deux événements étaient de toute manière inéluctables : Si Georges W. Bush ne s’était enferré dans ses propres mensonges, il en aurait fait de même tant le casse-tête juridique posé par l’incarcération de prétendus « terroristes » et le coût exorbitant (en termes humains et financiers) de la guerre en Irak sont importants.
Comme le montre la visite officielle ce mois-ci du vice-président élu à Kaboul et l’annonce de l’envoi de 20.000 soldats supplémentaires en Afghanistan, M. Obama ne fait que perpétuer la « guerre contre le terrorisme » inaugurée par Georges W. Bush il y a sept ans, déjà. Combien de temps durera-t-elle encore avant que les troupes étrangères ne se retirent ? Que se passera-t-il si le Pakistan ne réussit pas sa transition démocratique ? Que fera-t-on si un nouveau conflit se déclare avec l’Inde ?
Si l’idéologie de M. Barack Obama ainsi que ses projets ne se distinguent en rien de son prédécesseur, pourquoi son élection suscite-t-elle alors un tel enthousiasme ?
Serait-ce en raison de sa couleur de peau ? Le problème est qu’il n’existe pas, d’un point de vue scientifique, de sous-groupes dans l’espèce humaine comme l’ont prouvé la génétique et l’anthropologie physique. Au risque de décevoir certains esprits chagrins, il n’existe qu’une seule et unique race humaine.
M. Obama est un homme. Ce qui le distingue de ses semblables est, non seulement son intelligence, son parcours personnel et professionnel mais aussi –et surtout- son charisme. Parler de son élection comme historique en raison de sa couleur de peau relève tout simplement du racisme.
Quand apprendrons-nous de nos erreurs ? Il est temps d’aller au-delà des questions de couleur de peau et de ne juger une personne qu’en fonction de ses compétences et non de son aspect extérieur.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
DU CHARISME A REVENDRE
Un article à méditer et à diffuser largement.
Non Barack Hussein Obama n’est ni un dieu, ni un prophète, ni un surhomme ou Superman.
Simplement il est excellent communicateur et il se dégage de lui un charisme équivalent ou supérieur à celui d’un Clinton voire d’un Kennedy.
Face aux défis titanesques auxquels le président des Etats-Unis est confronté, ce n’est pas un atout négligeable.

mercredi 28 janvier 2009

Bert Anciaux vergelijkt drama Dendermonde met Gaza

Vlaams minister Bert Anciaux (sp.a) heeft het verkorven bij de joodse organisaties in ons land. Op zijn weblog www.bertanciaux.be vergeleek Anciaux het leed van de kinderen in de crèche Fabeltjesland in Dendermonde met het lot van de Palestijnse kinderen in Gaza.

"Hier gaat het over 15 slachtoffers, waarvan 14 kindjes. Het choqueert ons allemaal. Ik moest ook denken aan de honderden dode kinderen in de Gazastrook, ook bewust door een agressor omgebracht en zonder dat die agressor opgepakt werd", aldus Anciaux vrijdag op zijn website.

De joodse organisaties nemen vooral aanstoot aan het laatste stuk van de derde zin. Volgens de VRT-nieuwsdienst vindt de Israëlische ambassade het verwijt dat Israël bewust kinderen doodt, niet kunnen en heeft het over een "gratuite beschuldiging die de diabolisering van Israël verder in de hand werkt."

"Absurd en beledigend"
"Het conflict in het Midden-Oosten derhalve vergelijken met een eenzame gek die onschuldige kinderen vermoordt in Dendermonde is absurd en beledigend. Zowel voor de families in Dendermonde als voor de Joodse staat", luidt het in een verklaring van de ambassade.

Het kabinet van Vlaams minster-president Kris Peeters (CD&V) meldt de zaak te onderzoeken. Anciaux zegt intussen dat hij het ongeoorloofde geweld veroordeelt, zowel van Israël als van Hamas. (mvdb)

http://www.bertanciaux.be/

"Uitspraken niet tegen joodse gemeenschap, wel tegen geweld Israël"
Vlaams minister Bert Anciaux verdedigt zich vandaag tegen de kritiek die hij van de joodse gemeenschap kreeg voor de vergelijking die de sp.a'er maakte tussen de moordpartij in Dendermonde en de manier waarop Israël tijdens het offensief in Gaza kinderen doodde.

"Mijn uitspraken zijn niet gericht tegen de joodse gemeenschap, geenszins, wél tegen het ongeoorloofde geweld van de Israëlische staat. Ook het geweld van Hamas tegen joodse onschuldige burgers en kinderen is onaanvaardbaar en onmenselijk", zegt Anciaux.

"Elk kind dat vermoord of gedood wordt, is onmenselijk en onaanvaardbaar. Waar ook ter wereld. Niemand heeft het recht onschuldige kinderen in gevaar te brengen of te doden", stelt Anciaux, die onder meer minister van Jeugd is, dinsdag in een reactie op de kritiek van de joodse gemeenschap.

"Burgerbevolking kon zich niet in veiligheid brengen"
Anciaux wijst er nog op dat de bevolking van de Gazastrook niet de kans heeft te vluchten voor het geweld. "De massale doodslag op onschuldige kinderen kan nooit verantwoord worden en is een bewuste daad van geweld en agressie. Indien men een oorlog met Hamas wil uitvechten, dan geeft men minstens de kans aan de onschuldige burgerbevolking, onder wie massaal veel kinderen, om zich in veiligheid te brengen. Dit heeft men niet gedaan", benadrukt Anciaux.

"Ook geweld Hamas is onaanvaardbaar"
"Ik zal elke aanval op onschuldige burgers, zeker op kinderen, waar ook ter wereld, veroordelen. Mijn uitspraken zijn niet gericht tegen de joodse gemeenschap, geenszins, wél tegen het ongeoorloofde geweld van de Israëlische staat. Ook het geweld van Hamas tegen joodse onschuldige burgers en kinderen is onaanvaardbaar en onmenselijk", besluit de kersverse sp.a'er. (belga/mvdb)

COMMENTAIRE DE DIVERITY
UN ENFANT=UN ENFANT
“Un enfant= un enfant”, c’est plus qu’un slogan, ce fut longtemps le cri de guerre de l’enseignement catholique exigeant les mêmes droits mais surtout les même subsides et les même « avantages « sociaux qu’un enfant inscrit dans l’enseignement officiel. C’est de bonne guerre disait-on ! Seulement voilà, il n’y a que des mauvaises et de sales guerres.
Question posée implicitement par Bert Anciaux, ministre flamand de la jeunesse ; « quelle est la différence entre un enfant martyre mutilé à vie ou tué à Gaza, sous les bombes israéliennes ou un enfant décédé ou mutilé à Termonde par le couteau d’un assassin dément ? » Réponse de Anciaux ? « Aucune » ! Et d’ajouter qu’il met sur un même plan la violence du Hamas et celle de Israël. La communauté juive proteste et l’ambassadeur israélien parle d’une diabolisation d’Israël !
Voici le texte qui a «mis le feu aux poudres». Affaire à suivre de près!

“Je wordt er stil van, doodstil. De gruwelijke moorden in Dendermonde zijn niet te vatten. Wat bezielt een mens om kleuters te vermoorden. Welke boze geest moet in dat lichaam huizen. Het is niet te begrijpen, het is pure waanzin. Het zwakste van het zwakste dat brutaal afgeslacht wordt. Onmenselijk.
Waarom? Het maakt ons woest en opstandig. Maar tegelijk zo machteloos. Zulke gruwels zijn nooit echt te voorkomen, juist omdat ze aan het ondenkbare grenzen. In wat voor een wereld leven wij waar kinderen geen veiligheid kan geboden worden. Waar kleuters in een kinderkribbe het slachtoffer kunnen worden van een massamoordenaar. Ver weg van ons verwijderd, dat kunnen we nog vatten, maar hier in het welvarende Vlaanderen. Onaanvaardbaar.
Een minister van Jeugd moet kinderen en jongeren geborgenheid kunnen waarborgen. Zeker in beschermde ruimten, in ruimten die van hen zijn. Waar ze kunnen spelen en ravotten, zorgeloos kunnen opgroeien. In de buitenwereld zijn ze al zo vaak onschuldige slachtoffers van verkeersagressie. Vandaag blijkt echter dat hun leven zelfs niet in de meest warme leefplaatsen kan worden beschermd. Dat idee maakt me zot. Het is een collectief mislukken. Het is een persoonlijk falen. Ook al weet je dat waanzin nooit te stoppen zal zijn.
Hier gaat het over 15 slachtoffers waarvan 14 kindjes. Het shockeert ons allemaal. Ik moest ook denken aan de honderden dode kinderen in de Gazastrook, ook bewust door een agressor omgebracht en zonder dat die agressor opgepakt werd. Ook hier heeft dood en geweld toegeslagen. Dat alleen al is de hel. Een donderslag bij heldere hemel. Een noodkreet voor alle kinderen.
Laat ons straks, na het afscheid en de rouw, deze en andere kinderen nooit vergeten. Laat ons met moed en kracht er de nodige lessen uit trekken. Opdat zulke waanzin nooit meer zou gebeuren. Omdat onze kinderen nooit met angst mogen opgroeien.
(Bert Anciaux)

Anne Frank est aujourd’hui … Houda Al Samouni
Anne Frank a changé de camp. Ici aussi, elle était adolescente. J’imagine, peut-être ou sûrement, dans une famille de 5 ou 6 enfants.
Son père a peut-être fait l'objet d'un assassinat ciblé, il y a deux ou trois ans. Il était chauffeur d’un membre influent du Hamas. Il est de ces morts dont on ne parle pas. Victime collatérale, tout au plus.
Sa maman a été déchiquetée dans une école où elle était réfugiée avec cinq de ses enfants (quatre garçons et une fille, morts sous les décombres d'un bâtiment arborant le drapeau de la communauté des nations, l’ONU).
Elle, Houda, la Voie de la Vérité, le sens de son nom an arabe, 17 ans, a été brûlée au phosphore; son corps, frêle et méconnaissable, a été retrouvé des jours après le cessez-le-feu! Houda, un prénom enraciné dans le même terreau qu’un autre qui m’est plus que cher, Mehdi, celui qui se trouve sur la Voie de la Vérité, mon petit garçon. Sa sœur, ma fille.
Sur mon banc d'écolier, j'ai éprouvé une immense compassion pour la petite fille d'Amsterdam. A 13 ans, j’avais son Journal au programme de mon cours de français. L’innocence sacrifiée. Le crime impardonnable. A l’époque, circulait une pétition pour l'imprescribilité des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité.
Houda ne tenait pas de journal. Elle était d’une famille humble, mais une grande famille. Elle se trouvait, disons, chez sa grand-mère au moment du drame. Le 4 janvier, les soldats de Tsahal ont regroupé quasi tous les membres de sa famille dans une partie de la maison. Le lendemain, 5 janvier, à 5h30, ces mêmes soldats ont bombardé la maison. Un missile, un carnage, 26 membres d’une même famille massacrés. Les voici, qu’ils reposent en paix, eux qui ne l’ont pas connu de leur vivant :
- Azza Salah Al Samouni, 3 ans
- Mohammed Hilmi Al Samouni, 5 ans
- Mu’tassim Mohammed Al Samouni, 6 ans
- Rifka Wael Al Samouni, 8 ans
- Fares Wael Al Samouni, 12 ans
- Ishaq Ibrahim Al Samouni, 14 ans
- Ahmad Atieh Al Samouni, 14 ans
- Ismail Ibrahim Al Samouni, 16 ans
- Houda Nael Al Samouni, 17 ans
- Waleed Rashad Al Samouni, 17 ans

- Maha Mohammed Al Samouni, 22 ans
- Safa’ Hilmi Al Samouni, 25 ans
- Rabbab Azzat Al Samouni, 32 ans
- Hannan Khamis Al Samouni, 36 ans
- Laila Nabih Al Samouni, 40 ans
- Rifqa Mohammed Al Samouni, 50 ans
- Rahma Mohammed Al Samouni, 50 ans

- Hamdi Maher Al Samouni, 23 ans
- Tawfiq Rashad Al Samouni, 23 ans
- Attieh Hilmi Al Samouni, 25 ans
- Mohammed Ibrahim Al Samouni, 26 ans
- Ziyad Izzat Al Samouni, 28 ans
- Nidal Ahmad Al Samouni, 30 ans
- Rashad Hilmi Al Samouni, 42 ans
- Tallal Hilmi Al Samouni, 55 ans
- Hamdi Mahmoud Al Samouni, 70 ans
Des enfants, des adolescents, des adultes : toute une famille. OUI, un enfant=un enfant et une personne=une personne. Peu importe le lieu, peu importe l’époque. Hier, le 27 janvier, Journée de Souvenir de l’Holocauste. Le 5 janvier, il n’y aura pas de journée de souvenir de la fin de la famille Al Samouni. L’horreur à Dendermonde ou Termonde, à Zeitoun ou Oliveraie, juste quelques-unes des 1300 victimes de trois semaines de folie.

Pour plus d’infos :
http://www.liberation.fr/monde/0101314921-chaque-metre-carre-a-recu-5-kilos-de-bombes
(Ahmed Adriouche)

Robert Capa: Tussen mens en oorlog

Golfe-Juan, Frankrijk, augustus 1948. Pablo Picasso en zijn vrouw Françoise Gilot. © Robert Capa

Brussel-Stad - Robert Capa, een van de grootste oorlogsfotografen van de 20e eeuw, hoopte na de Tweede Wereldoorlog voor altijd werkloos te kunnen blijven. In 1954 zocht hij nog één keer de gevarenzone op in Indochina. Het werd zijn laatste trip, hij trapte op een landmijn en bezweek aan zijn verwondingen, camera in de hand. 55 jaar na zijn dood krijgt hij in het Joods Museum zijn eerste Belgische overzichtstentoonstelling.
Grote stennis in fotoland begin vorig jaar, toen in Mexico-stad een doos met verloren gewaande filmrolletjes opdook van Robert Capa. De grootste bekommernis was of de duizenden negatieven eindelijk klaarheid zouden kunnen scheppen over De vallende soldaat, Capa’s beroemdste foto en de moeder aller oorlogsfoto’s, maar ook de meest gecontesteerde. Het op 12 juli 1937 in Life gepubliceerde beeld van een republikeinse soldaat die voor het oog van de camera neerzijgt tijdens de Spaanse burgeroorlog maakte van Capa op slag een beroemdheid. Pas later, toen er afdrukken opdoken van soldaten in soortgelijke posities, rezen er vragen over de authenticiteit. Had Capa, om zijn aanklacht tegen het geweld nog wat aan te dikken, het voorval in scène gezet? Zelf deed hij er het zwijgen toe, wat nog een andere, donkerdere theorie voedt: dat Capa de soldaat liet paraderen voor zijn lens, en zo de aandacht van de rebellen trok, waardoor de man door zijn toedoen om het leven kwam.
De foto valt meteen op als je het Joods Museum binnenwandelt, maar verder wordt er voorbijgegaan aan de discussie. Het is ook niet de essentie van deze omvangrijke, chronologische reeks van bijna 150 zwart-witbeelden, waarin vooral de humanistische kant van de Joods-Hongaarse fotograaf naar voor komt. Robert Capa, sigaret in de mondhoek, hield zich sterk te midden van de gruwel – zelfs in de ogen van de soldaten waar hij mee optrok kwam hij onvervaard over – maar eigenlijk haatte hij oorlog. Uit zijn reportages blijkt telkens zijn grote aandacht voor de slachtoffers, en het was zijn missie om het leed middels zijn beelden aan de kaak te stellen – hij was geen objectieve verslaggever. Als geen ander kon hij "de horror van een hele natie vatten in het individu", om het met de woorden van zijn vriend John Steinbeck te zeggen. Zoals in de sublieme foto van een moeder die in 1938 met haar kind door de straten van Bilbao loopt en opgeschrikt door een luchtaanval naar omhoog kijkt.
Trotski
De interesse voor fotografie van de in 1913 in Boedapest als Endré Friedmann geboren fotograaf wordt gewekt in 1932 in Berlijn, nadat hij op grond van communistische sympathieën uit zijn land is gezet. Om zijn studies aan de Deutsche Hochschule für Politik te financieren gaat hij bijklussen bij de Deutscher Photodienst. Zijn eerste gepubliceerde foto, Trotski tijdens een toespraak in Kopenhagen in 1932, bevat meteen zijn handelsmerk: hij slaagt erin de Russische revolutionair van dichtbij te fotograferen met zijn compacte Leica-camera.
Met de hete adem van de nazi’s in zijn nek ontvlucht hij Duitsland en vestigt zich in Parijs, waar hij de Hongaarse fotopionier André Kertész ontmoet, een fervente aanhanger van de Leica. Korte tijd later loopt hij er Henri Cartier-Bresson tegen het lijf en Gerda Taro, met wie hij een relatie begint. Samen bedenken ze het bewust Amerikaans klinkende pseudoniem Robert Capa, om zo beter aan de bak te kunnen komen.
Dicht op de huid
Zoals onze vergaring van nieuws nu grondig veranderd is door de snelheid waarmee digitaal genomen beelden verspreid worden, zo konden fotografen halfweg de jaren 1920 plots veel sneller en flexibeler werken door de introductie van kleinere negatieven en lichtgewichtcamera’s zoals de Leica en de ook redelijk compacte Rolleiflex. Gouden tijden breken aan voor de fotojournalistiek, fotografen reizen als sterren de wereld rond op kosten van gerenommeerde bladen als Life en Paris Match. Capa trekt zo van het ene front naar het andere –
de Spaanse burgeroorlog, het Chinees-Japanse conflict, de Tweede Wereldoorlog, het Israëlisch-Arabische conflict, de strijd in Indochina – waar hij zich onder het motto "als je foto niet goed is, zit je er niet dicht genoeg op" te midden van de actie waagt. Hij is niet zozeer een estheet zoals Cartier-Bresson dat was, maar gaat voor het meest sprekende beeld. Zijn foto’s plaatsen je midden in de conflictsituatie, alsof je het allemaal zelf meemaakt, vanaf dan de standaard voor elke oorlogsfotograaf.
De foto’s zijn ondertussen gemeengoed, maar wie kijkt naar de wazige beelden die Capa maakte tijdens de landing op Omaha Beach op 6 juni 1944, kan niet anders dan zich afvragen hoe de onbevreesde fotograaf tussen het kanonnenvlees overeind blijft. Dat er door een fout bij het drogen van de film maar elf foto’s bewaard zijn gebleven, maakt de beelden er nog krachtiger op. Even later is hij getuige van de bevrijding van Parijs. Je ziet hoe hij samen met de bevolking tegen de grond duikt bij het laatste luchtalarm. In maart 1945 landde hij per parachute met de geallieerden in Duitsland om daar door de linies heen te breken. De foto van de neergekogelde Amerikaanse soldaat op een balkon in Leipzig staat symbool voor het laatste slachtoffer van WO II.
Even indrukwekkend zijn de beelden die Capa maakt ver van de actie, als chroniqueur van de mens die zich geconfronteerd ziet met de gruwel. Een Siciliaanse boer die een Amerikaanse soldaat de weg toont naar de vijand; Joden op weg naar hun nieuwe beloofde land.
Magnum
Na de oorlog heeft Capa zijn buik vol van de miserie. Samen met Henri Cartier-Bresson richt hij in 1947 het fotoagentschap Magnum op, dat strijdt voor de rechten van de fotograaf en zijn engagement voor een humanere wereld hoog in het vaandel draagt. In volle Koude Oorlog reist hij als Amerikaans staatsburger met John Steinbeck door de Sovjet-Unie en portretteert het Russische boerenleven.
In 1948 getuigt hij van op de eerste lijn over de geboorte van de staat Israël. Capa kiest zoals steeds partij en toont hoe David Ben Goerion, de eerste premier van Israël, de onafhankelijkheidsverklaring voorleest.
Vanaf 1951 werd Capa voorzitter van Magnum, en maakte hij minder foto’s. Hij leefde een celebrityleven, en had veel beroemde vrienden. Die krijgen een aparte ruimte toebedeeld in het museum. Picasso als gentleman op een strand aan de Franse Rivièra, een door reuma in zijn bewegingsvrijheid beperkte Matisse of Hemingway die verpoost met zijn zoon tijdens een namiddagje jagen.
In 1954 wordt de "werkloze fotograaf" nog een keer verleid voor een oorlogsreportage. Hij trekt door Indochina aan de zijde van Franse soldaten, wanneer hij op 25 mei de patrouille verlaat om een foto te kunnen maken, gehoor gevend aan zijn eigen devies. Hij trapt op een landmijn en bezwijkt aan zijn verwondingen. Luttele minuten daarvoor had hij zijn laatste foto gemaakt.(B.D.W)
Robert Capa - Retrospectief - 23.1 > 19.4.2009 Zo > vr 10 > 17.00 - Joods museum van belgië - Minimenstraat 21, 1000 Brussel - 02-512.19.63
Tickets 3/5 euro

mardi 27 janvier 2009

L'homme qui voulait tuer Adolf Hitler

Le film "Valkyrie" sera sur nos écrans ce mercredi. Il retrace une page d'histoire peu connue. Tom Cruise y interprète Claus Von Stauffenberg, le militaire allemand qui tenta de tuer Hitler en juillet 44. Rencontre à Berlin avec le comédien.

La sortie de Valkyrie, ce mercredi sur nos écrans, ne passera pas inaperçue. Le rôle principal de ce film évoquant l'attentat raté contre Hitler, mis sur pied par Claus von Stauffenberg en juillet 44, a été confié à Tom Cruise. Lèvres serrées, bandeau noir sur l'œil gauche, on ne voit que lui, sur les affiches. À Berlin, où a eu lieu le tournage et où devait se tenir la première européenne, la plupart des acteurs principaux l'encadraient, le temps d'une conférence de presse au cours de laquelle il a eu droit à la plupart des questions. Petit florilège…
Quel est le premier souvenir qui vous vient à l'esprit à propos du tournage à Berlin ?
Je me suis senti privilégié de pouvoir tourner dans le Bendlerblock (NDLR : l'immeuble où les conjurés s'étaient réunis et où certains d'entre eux ont été exécutés, la rue adjacente a d'ailleurs été rebaptisée Stauffenbergstrasse). J'ai aussi été me balader en bateau sur le Wannsee : on s'y sent vraiment environné par l'Histoire. Ce film a été un challenge, notamment parce que nous avions la responsabilité de raconter l'histoire, de restituer l'esprit de ces résistants, de la manière la plus fidèle qui soit. En même temps, nous voulions que ce film soit aussi un spectacle.
Avez-vous vu d'autres films consacrés à ce sujet, comme « Stauffenberg » de Sebastian Koch, pour vous préparer ?
Nous avons vu beaucoup de films et de documentaires consacrés à ce sujet. Quand j'ai rejoint le projet, sept mois avant le début du tournage, Chris (NDLR : McQuarrie, le scénariste) et Bryan avaient déjà fait une grosse partie du travail de recherche et de tri. J'en avais fait quelques-unes de mon côté. À partir de là, nous sommes devenus inséparables, nous avons étudié et travaillé ensemble.
La controverse sur la scientologie dont vous avez fait l'objet a-t-elle eu une influence sur le tournage ?
Je m'aperçois d'une controverse quand il y en a une, rassurez-vous. Mais ça n'a rien changé au travail effectué sur ce film. Nous étions là pour faire un film, nous avons essayé de rester fidèles à l'histoire, de nous y consacrer pleinement. Le scénario est incroyable, l'équipe, les gens de Babelsberg et les acteurs l'ont été aussi. La controverse est quelque chose qui a pris place sur un autre plan que celui du film. Je crois juste que ça nous a soudés un peu plus encore autour du projet. C'est mon sentiment, en tout cas.
Vous avez assuré, lors d'une précédente interview, que vous auriez réussi à tuer Hitler. Si vous aviez été von Stauffenberg, qu'auriez-vous fait ?
J'ai surtout dit que j'aurais aimé penser faire mieux. Mais, enfant, je voulais tuer Hitler. Pour avoir assisté à des projections du film aux Etats-Unis et ailleurs, je me suis rendu compte que personne ne connaissait cette histoire. Les discussions qui naissent du film sont passionnées, les gens se demandent effectivement ce qu'ils auraient fait. Je ne connaissais pas cette histoire non plus, avant de la lire. On change évidemment de point de vue, après. Le fait qu'on en reparle, près de 70 ans plus tard, qu'on veuille lui consacrer un film, c'est aussi le signe pour moi qu'ils ont réussi, ces résistants. Pas comme on l'entendrait… Mais le symbole que représente leur action, et l'inspiration qu'elle peut procurer, c'est inestimable.

Le piège von Stauffenberg

© GENDEKSTAETTE DEUTSCHER WIDERSTA/AFP ET D. R. (La libre)
Walkyrie ? Valkyrie ? Walküre ?
Avec V ou W ? En anglais, le film s'intitule Valkyrie. Chez nous, des affiches mentionnent Valkyrie aussi. Dans l'Hexagone, c'est Walkyrie. Les Allemands, eux, ont opté pour Operation Walküre – Das Stauffenberg-Attentat. Comme le titre fait référence au plan qui devait permettre aux nazis de garder la main en Allemagne en cas d'insurrection populaire, on aurait plutôt tendance à préférer le W teuton. D'autant que les divinités féminines chères à la mythologie germanique sont bel et bien des Walkyries et non des Valkyries. Est-ce plus clair comme ça ?
Ce 20 juillet 1944 est un autre jour «J». Le jour choisi pour tuer Hitler. L'attentat doit avoir lieu à la Tanière du loup (Wolfsschanze), près de Rastenburg – alors en Prusse orientale. C'est là que le Führer dirige les opérations militaires. Le lieutenant-colonel Claus von Stauffenberg est au centre de ce stratagème. Depuis des mois, il rassemble autour de lui ceux qui veulent en finir avec le dictateur, dont le général Beck et le maréchal Rommel. Nommé chef d'état-major de l'armée de réserve du général Fromm, von Stauffenberg côtoie Hitler lors des réunions que celui-ci dirige à la Wolfsschanze.
Au matin du 20, von Stauffenberg retrouve à l'aéroport de Berlin-Rangsdorf son frère Berthold et son aide de camp, le lieutenant von Haeften. Ils embarquent à bord du Heinkel 111 qui doit les emmener à Rastenburg. Dans une serviette : les deux bombes de type « Plastit W » qui doivent tuer Hitler. Auparavant, elles devront être amorcées.
Premier contretemps : le point quotidien du Führer est avancé d'une demi-heure. À 12h30 précisément. Mussolini a voulu subitement rencontrer Hitler et discuter du renforcement du front italien. L'ordre du jour a été adapté dare-dare. Le temps pour amorcer les bombes s'en trouve donc dangereusement réduit.
Un subterfuge s'impose. Claus von Stauffenberg a perdu un œil, la main droite et une partie de la gauche en Afrique du nord. C'est en grand blessé de guerre qu'il demande à se rafraîchir et à changer de chemise. On lui offre de s'installer pour quelques instants dans le bureau du général Keitel. Il faut faire vite : se dévêtir pour donner le change, déballer les bombes, les amorcer.
Von Stauffenberg percute un premier détonateur avec une pince spécialement adaptée à sa main handicapée et la glisse dans le pain de plastique. Il essaie d'en faire de même avec le second engin, mais pris de tremblements, suant abondamment, il ne peut y arriver. Dehors on s'impatiente. La réunion va commencer. Le ton monte. Claus von Stauffenberg décide de se contenter d'une seule bombe. Et commet là une énorme erreur.
Autour de la table de réunion, von Stauffenberg demande d'être installé auprès d'Adolf Hitler. Il invoque une surdité consécutive à ses blessures. Seul un officier le sépare encore de sa cible. Il dépose la serviette piégée à ses pieds, contre le support en béton de la lourde table de chêne. Puis von Stauffenberg demande à se retirer. Un coup de fil à donner. Il quitte la pièce alors qu'un autre officier prend sa place et… pousse la mallette piégée. Le temps de retrouver son aide de camp et la bombe explose. Le toit du baraquement où se tenait la réunion est soufflé. Les SS se précipitent pour porter secours. Une première civière apparaît, portant un homme recouvert de la gabardine de Hitler. Fébrile, von Stauffenberg croit reconnaître le Führer. C'est sa seconde erreur.
Mais pour l'heure, Claus von Stauffenberg et le lieutenant von Haeften ont réussi à franchir l'enceinte qui protège la Tanière du loup. Sur le chemin, ils se sont débarrassés de l'autre bombe. La suite de l'opération « Valkyrie » – qui doit organiser la transition armée en attendant de faire la paix avec les Anglo-Américains tout en poursuivant la guerre contre les Russes – n'est plus qu'une question de minutes. Mais la confirmation de la mort d'Adolf Hitler se fait attendre. Elle ne viendra pas. L'opération « Valkyrie » tourne à la catastrophe.
Parmi les morts et les blessés, Hitler est toujours vivant. C'est avec un bras partiellement paralysé qu'il va recevoir Mussolini. Le pied de la lourde table l'a protégé. Il s'était de surcroît éloigné de l'engin. Le fait que la réunion ait eu lieu dans un chalet de bois en raison de la chaleur, et non dans le bunker, a permis d'atténuer la puissance de l'explosion. Mais peut-être eût-il suffi de ranger dans la serviette piégée la seconde bombe pour qu'elle tue le Führer. Même non amorcée, elle aurait renforcé l'explosion.
Au cours de la nuit suivante, Adolf Hitler annoncera à la radio la répression des semaines à venir. Elle sera terrible.
Les pans d'histoire dont on est fier… ou non

Qu'est-ce qui a bien pu pousser les gens de la Fox à concevoir une conférence de presse avec autant de « talents », comme disent les Anglo-Saxons pour désigner les acteurs ? Ils sont onze, dans la salle de bal d'un grand hôtel de Berlin. Onze, flanqués pour faire bonne mesure de Bryan Singer, Christopher McQuarrie et Nathan Alexander, respectivement réalisateur et producteur, scénariste et producteur, et scénariste tout court de ce Valkyrie appelé au minimum à redorer le blason de Tom Cruise. Le gros de la troupe n'a le temps que d'un bref commentaire. Tantôt humoristique pour certains, comme Eddie Izzard qui joue le général Erich Fellgiebel. Ému pour d'autres, comme Terence Stamp qui est Ludwig Beck : «J'ai été présenté à la fille de von Stauffenberg, née peu de temps après l'exécution de son père. Elle m'expliquait qu'il pensait ne pas réussir, mais que pour sauver l'Allemagne, il fallait au moins qu'on sache dans le monde que Hitler avait des opposants.» Une plaque commémore l'exécution des principaux conjurés à proximité de l'immeuble où ils se réunissaient.
D'émotion, il en a souvent été question, lors de cette conférence de presse. Difficile, quand on tourne sur les lieux où les événements ont pris place, de ne pas se sentir portés par quelque chose. Pour Chris McQuarrie, c'est par une visite au Bendlerblock en 2002 que l'aventure et le voyage ont commencé. « Venir travailler sur les lieux de l'époque constitue une intense source d'inspiration. Nous tournions depuis quelques jours quand la grand-mère d'un des techniciens est venue nous voir avec un album de photos. Elle nous a décrit sa vie de jeune fille à l'époque, comment son père, qui avait pris part à cette conspiration, avait été exécuté… C'est à ce moment-là que nous avons commencé à percevoir l'esprit de ces gens que nous allions montrer à l'écran.»

Humour et sensibilité
En guise de premier souvenir du tournage berlinois, Bryan Singer évoque la scène au cours de laquelle Stauffenberg quitte le QG de Hitler pour l'aéroport. « Nous étions dans cette voiture d'époque qui tombait sans cesse en panne. Je n'avais jamais réalisé de film historique (NDLR : à 43 ans, il a notamment concocté deux X-Men et le retour de Superman, en 2006). Je me suis retrouvé face à un challenge, et j'ai réalisé ce que ça devait être de vivre à l'époque, sans toutes les facilités technologiques dont nous disposons aujourd'hui. » L'enthousiasme des techniciens et des acteurs allemands (dont Philipp von Schulthess, petit-fils de Stauffenberg) n'a pas réellement surpris le réalisateur : « J'ai autant pu apprécier leur sens de l'humour, malgré le sujet dont nous traitions, que leur sensibilité. Von Stauffenberg devait être quelqu'un de cette sorte. »
Difficile, en ce début d'année, de ne pas évoquer le nouveau président américain quand on croise un de ses concitoyens. Bryan Singer ne coupe pas à la question : « J'ai eu le plaisir de rencontrer Barack Obama il y a quelques années, dans l'intimité d'un restaurant. Je suis sidéré aujourd'hui quand j'y repense, qu'il soit devenu président… Vous savez, chaque pays a ses pans d'histoire dont il n'est pas fier. Pour nous, c'est l'esclavagisme et la ségrégation raciale. Voilà aussi pourquoi il est très important qu'il soit devenu président. »

Un historien allemand de renom compare le scientologue Tom Cruise à Goebbels le ministre de la propagange des nazis
(Libé)

Après la diffusion d'une vidéo où l'acteur fait un discours devant des membres de la scientologie, l'historien allemand de renom Guido Knopp l'a comparé au ministre nazi de la propagande.
L'historien allemand de renom Guido Knopp a comparé l'acteur et membre de l'église de la scientologie Tom Cruise au ministre nazi de la propagande Joseph Goebbels, dans un article paru dimanche. "Tom Cruise se met en scène comme Goebbels", a dit à la Bild am Sonntag l'expert de la Deuxième Guerre mondiale après avoir visionné une vidéo où la vedette hollywoodienne fait un discours devant des membres de la scientologie.

Dans cette vidéo qui remonte à quatre ans, visible sur l'internet et dont Bild publie des photos, Tom Cruise en costume, chemise et cravate noirs, adossé à un pupitre en marbre et dorures orné du symbole de la scientologie et avec derrière lui une énorme carte du monde, lance : "Should we clean this place up?" ("Devons-nous nettoyer ce monde ?"). Une foule l'accueille avec un "Yes" ("Oui") massif.

"Il est possible que la manière de parler de Cruise soit assez courante dans nombreux “mouvements d'éveil” aux Etats-Unis," mais "par la force des choses, cette scène rappelle pour chaque Allemand qui s'intéresse à l'Histoire le tristement célèbre discours de Goebbels au Palais des sports," souligne Knopp dans le journal. Le 18 février 1943, Goebbels avait hurlé dans le Palais des sports de Berlin : "Voulez-vous la guerre totale ?", approuvé à l'unanimité par une foule en délire.
(Extrait - liberation.fr du 20 janvier 2008)
La récente présence à Berlin de l'acteur hollywoodien Tom Cruise, venu incarner pour un tournage le héros anti-nazi Claus von Stauffenberg, avait fait polémique, en raison de son appartenance notoire à la scientologie.
Depuis plus de dix ans, l'Allemagne est engagée dans un bras de fer avec l'organisation fondée en 1954 par l'auteur de science-fiction américain Ron Hubbard. Très controversée, elle n'est pas reconnue comme une église, contrairement aux Etats-Unis, et est régulièrement accusée d'être une secte dangereuse par des experts et services de renseignements intérieurs internationaux.

Selon une biographie explosive de Tom Cruise venant de paraître aux Etats-Unis, mais non autorisée et dont la plupart des informations ont été démenties par la scientologie, l'acteur serait le numéro deux de l'organisation.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
OPERATION SCIENTOLOGY
Valkyrie sort demain sur les écrans bruxellois. Il a pour sujet le célèbre attentat raté contre Hitler perpétré par l’officier aristocrate Claus von Stauffenberg du 20 juillet 1944, dont le courage, sauva symboliquement l’honneur perdu de l’Allemagne », est célébré en Allemagne par un jour de congé légal.
Le rôle est interprété par le très controversé tom Cruise dont les critiques qui ont vu le film disent dès à présent qu’il n’a pas le génie de comédien qu’il aurait fallu pour incarner ce personnage d’exception. C’est que l’ « opération Valkyrie » semble bien cacher une « opération scientologie » dont Cruise est un représentant emblématique ainsi qu’en témoigne un surprenant article de Libération. Cette vaste opération de propagande en faveur de cette secte qui a pignon sur rue à Bruxelles (elle occupe(ra) un élégant immeuble de boulevard de Waterloo) digne de Goebbels est dénoncée par certains médias en Allemagne. Une occasion intéressante de se pencher sur un double problème, celui de la résistance allemande pendant la guerre et celui de l’impact de la très inquiétante « scientologie »

Barack Obama tend la main au monde musulman

AP/
Cet entretien intervient a moment où M. Obama envoie son émissaire George Mitchell au Proche-Orient, avec pour consigne de "commencer par écouter parce que, trop souvent, les Etats-Unis commencent par dicter les choses"
Le président américain, Barack Obama, a dit, lundi 26 janvier, que le moment était venu pour les Israéliens et les Palestiniens de revenir à la table des négociations. Dans un entretien accordé à la chaîne al-Arabiya, M. Obama assure qu'il tiendrait ses engagements de campagne vis-à-vis du monde musulman : non seulement d'engager sans attendre l'effort pour faire la paix entre Israéliens et Palestiniens, mais aussi de retirer les troupes américaines d'Irak, de prononcer rapidement un discours à l'adresse des musulmans depuis une grande capitale musulmane, et plus généralement de tendre la "main de l'amitié" au monde musulman et de restaurer la relation qu'ont les Etats-Unis avec lui.
Cet entretien intervient au moment où M. Obama envoie son émissaire George Mitchell au Proche-Orient, avec pour consigne de "commencer par écouter parce que, trop souvent, les Etats-Unis commencent par dicter les choses", puis de revenir lui rendre compte de ce qu'il aura entendu. Mais, "au bout du compte, ce n'est pas à nous de dire aux Israéliens ou aux Palestiniens ce qui vaut mieux pour eux. Il va falloir qu'ils prennent certaines décisions". Le président concède que quelques mois ne suffiront pas à résoudre le conflit. "Je continuerai à croire que la sécurité d'Israël est prépondérante", dit-il, "mais je crois aussi qu'il existe des Israéliens pour reconnaître l'importance de faire la paix". Selon lui, les Etats-Unis vont ainsi prendre "une série d'initiatives" en direction du Proche-Orient.
M. Obama, qui a promis durant sa campagne de s'adresser au monde musulman depuis un "forum islamique majeur" au cours des 100 premiers jours de sa présidence, rappelle qu'il s'exprimerait bel et bien depuis une capitale musulmane, sans donner de date précise. Les Etats-Unis sont "prêts à lancer un nouveau partenariat fondé sur le respect mutuel et l'intérêt mutuel" avec le monde musulman, ajoute-t-il. "Ce que nous allons offrir au monde musulman dans son acception plus large, c'est la main de l'amitié", dit-il, après les crispations causées par la guerre en Irak et les politiques de son prédécesseur George W. Bush. Il assure que son administration fera "très clairement" la distinction entre Al-Qaida et ceux qui ne sont tout simplement pas d'accord avec le réseau terroriste. Selon lui, les dernières déclarations des dirigeants d'Al-Qaida montrent qu'ils "semblent nerveux".
Il réaffirme son intention de permettre l'ouverture de discussions avec l'Iran. "Je pense qu'il est important que nous soyons prêts à parler à l'Iran, pour dire très clairement où sont nos divergences, mais aussi où se trouvent les possibilités de progrès", dit M. Obama. "Au cours des prochains mois, nous allons élaborer le cadre général et l'approche. Et, comme je l'ai dit dans mon discours d'investiture, si des pays comme l'Iran sont prêts à ouvrir le poing, ils trouveront une main tendue de notre part", ajoute-t-il.
(le monde avec afp)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
COMMENCER PAR ECOUTER
Bien sûr ce ne sont encore que des paroles et des mots, des déclarations d’intentions. Mais des mots qui devraient ne pas retentir comme des cymbales tonitruantes ou un airain sonore. Des mots de concorde, de pacification, qui annoncent un ton nouveau, une volonté d'ouverture et de dialogue, des mots qui fleurent plus un parfum d’espoir qu’une odeur lourde de «plomb fondu».

L'UCL et la K.U .Leuven s'associent autour du thème de la multiculturalité et de l’interculturel

Pour la première fois, le lundi 2 février prochain, l’UCL et la K.U.Leuven décerneront ensemble les titres de docteur honoris causa à Marjane Satrapi, Paolo Dall'Oglio, Abdullahi Ahmed An-Na‘im et Sari Nusseibeh. Les cérémonies se dérouleront à Leuven le matin, à Louvain-la-Neuve l’après-midi (lire le programme). Le thème choisi: la multiculturalité.

Pour Bernard Coulie, recteur de l'UCL, cette initiative commune manifeste la volonté des deux universités de poursuivre le travail réalisé ensemble. C'est aussi, à l'échelon de la Belgique , un signal fort indiquant que le dialogue entre les communautés est possible, et que les universités ont un rôle particulier à y jouer. De son côté, le recteur de la K.U .Leuven, Marc Vervenne, souligne que les deux universités cultivent des valeurs communes, même si chacune a développé un dynamisme propre. Parmi ces valeurs, l'importance accordée à l'engagement dans la société et l'attention prêtée à un monde profondément interculturel occupent une position privilégiée.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
L’AUDACE QUI DEPLACE DES MONTAGNES
Par cette double initiative audacieuse, Louvain fait la démonstration, un quart de siècle après la calamiteuse sécession-partition de Louvain Leuven que la volonté de dialogue peut déplacer des montagnes.
Au moment où le pape catholique réhabilite de la façon la plus solennelle les représentants du courant catholique intégriste, les universités belges, filles de l’église catholique envisagent avec sérénité de s’émanciper de Rome en se débarrassant du «C» de leur sigle. Mieux encore, elles font la démonstration que les intellectuels, comme les artistes sont capables de dépasser la sclérose stérélisante du monde politique belge. En optant pour le dialogue des cultures au plan global et des communautés culturelles au plan local belge, elles font un gigantesque pied de nez au provincialisme étriqué de nos politiciens belges englués dans leur obsession de remporter les prochaines élections régionales par une surenchère de communautarisme et de populisme délétère.
MG

lundi 26 janvier 2009

Niemand zag Kim staan, tot vrijdag

Een vreemde jongen, die in zijn eigen wereldje leefde. Zo wordt Kim De Gelder omschreven, door kennissen, collega's en klasgenoten. Twintig jaar lang deed hij zijn best om zo weinig mogelijk op te vallen. En toen richtte hij plots een bloedbad aan onder onschuldige kinderen.
Van onze redacteurs

In de ziekenboeg van de gevangenis van Brugge is Kim De Gelder gestopt met eten en drinken. 'Hij praat ook niet meer, knippert zelfs niet meer met zijn ogen. Het lijkt erop dat hij al zijn levensfuncties heeft uitgeschakeld. Specialisten vrezen dat die apathie kan omslaan in extreme agressie of zelfmoord, zeiden bronnen in de Brugse gevangenis gisteren.

'Kim heeft altijd al in zijn eigen wereld geleefd. Hij zei alleen het hoogstnodige. En als hij al sprak, dan was dat altijd zo stil dat we het nauwelijks konden verstaan. Hij was ne speciale. Zo zagen we hem. Maar hij was vriendelijk. En we hadden niet de indruk dat hij ongelukkig was. Hij had altijd een soort glimlach op zijn gezicht. We zeiden geregeld tegen elkaar dat hij precies wat autistisch was.'

De collega's van Kim De Gelder bij Van Remoortel, een groothandel in bloemsierkunst in Belsele, vertellen allemaal hetzelfde verhaal. Een verhaal van een wat zonderlinge, stille jongeman, die het moeilijk had om een plaats te vinden in de wereld. Als de collega's samen stonden te praten, kwam hij er zwijgend bij staan. Als ze gingen eten, at hij mee. Maar zonder echt mee te babbelen. Behalve als het over computers ging, of over films. Dat waren de dingen die hem bezig hielden.

Een jaar lang heeft hij als magazijnier voor het bedrijf gewerkt. Dozen leeghalen, producten prijzen. eenvoudige klusjes. 'En hij deed zijn werk', vertellen de collega's. 'Maar hij was traag. Zo traag dat hij soms op de zenuwen van sommige collega's werkte. De baas moest hem geregeld tot wat meer spoed aanmanen. “Allez Kim, doorwerken hé,, zei hij dan. En dan deed Kim ook echt zijn best om sneller te werken, want hij was nooit van slechte wil. En dom was hij ook niet, want hij was thuis op zijn eentje bezig met een cursus chemie.'

Nooit hebben ze een spoor van agressie in hem ontdekt. En ze herkennen hem ook amper op de foto die de voorbije dagen van hem bekend raakte, die waarop hij met zijn lang haar geportretteerd wordt. 'Bij ons had hij kort haar. En hij was ook helemaal niet slonzig, onverzorgd, zoals sommige berichten zeggen. Neen, hij was juist heel verzorgd. En hij droeg heel onopvallende kleren. Meestal merkkledij zelfs.'

Soms stelden ze zich wel vragen bij het gedrag van hun jonge collega. Begin december verscheen hij plots op het werk met ros geverfd haar, de kleur waarmee hij vrijdag na zijn moordende tocht ook opgepakt werd. 'Hij had daar een heel vreemde uitleg voor', vertellen enkele collega's. 'Hij was aan het spelen geweest met enkele kleinere kinderen en die hadden zijn haar met groene graffitiverf bespoten, zei hij. Omdat hij de groene verf niet weggewassen kreeg, had hij zijn haar maar ros geverfd.'

Het was niet de enige keer dat hij met een raar verhaal kwam aandragen. Ook bij zijn ontslag vertelde hij een verhaal waar zijn collega's niets van begrepen. 'Hij zei dat zijn ouders lang en ver op reis zouden gaan, en hij wilde meegaan. Omdat hij geen zin had om al zijn vakantie op te nemen, zou hij ontslag nemen. Hij heeft toen rap iets op papier gekrabbeld, is daarmee naar de baas gestapt en is vertrokken.'

Geldproblemen had Kim De Gelder niet. Nooit gehad trouwens. Hij is niet opgegroeid in een gebroken gezin, of in armoede. De ouders van Kim De Gelder wonen in een ruime villa in Eksaarde. Buren die het gezin kennen, hebben alleen positieve woorden voor de ouders van de jongen. 'Voor die mensen is dit een ongelooflijke ramp', zegt een van de buren. 'Dat terwijl ze er alles aan hebben gedaan om hun kinderen gelukkig te maken.'

Kim De Gelder, de oudste van drie kinderen, is een tijdje geleden alleen gaan wonen. Drie maanden geleden huurde hij een nieuwbouwappartement aan het Wijnveld in Sinaai. Vandaar reed hij overal met de fiets naartoe. Zijn ouders hadden hem bij zijn achttiende verjaardag nochtans een auto cadeau willen doen, maar de jongen zou dat aanbod hebben afgeslagen. Uit principe.

Hij deed alles met de fiets. Zelfs toen hij vrijdagmorgen besliste dat hij in het Dendermondse kinderdagverblijf Fabeltjesland een bloedbad zou gaan aanrichten, legde hij de achttien kilometer tussen Sinaai met de fiets af. Achttien lange kilometers om na te denken over wat hij zou gaan doen. Een rit die hem ruim de tijd gaf om tot inkeer te komen en zijn plan af te blazen. Maar de trage, stille, vriendelijke jongeman die zijn collega's beschrijven was veranderd in 'een moordmachine', zoals de Dendermondse procureur hem noemt. Ergens tussen de dag van zijn ontslag en vorige vrijdag had hij beslist dat hij kleine kinderen zou gaan vermoorden. Waarom? Dat is tot vandaag een raadsel. Ook het gerecht heeft geen idee. Sinds zijn arrestatie vrijdagmorgen is de jongeman al urenlang ondervraagd, maar hij weigert om te spreken. Hij is weer veranderd in de jongeman die zijn collega's en klasgenoten van vroeger kennen: een stille, onbewogen jongeman, met een eeuwige lichte glimlach op zijn gezicht.

'Als hij vroeger in de klas praatte, dan deed hij dat altijd met zijn mond dicht. We moesten dan altijd zeggen: “allez, Kim, praat eens wat duidelijker,.'

Het verhaal van zijn oude klasgenoten uit het Sint-Carolusinstituut in Sint-Niklaas loopt verrassend parallel met dat van de collega's bij Van Remoortel. Een stille jongeman, die niet echt aansluiting vond bij de klas, die meestal achteraan in de klas zat en die liever wegkeek dan oogcontact te houden. En ja, hij was wel eens het mikpunt was van pesterijen. 'Maar het leek alsof hij dat niet erg vond. Hij reageerde amper. Zoals hij ook amper op complimenten reageerde.'

Hij had weinig echt contact met zijn klasgenoten. Het leven in groep was sowieso niet echt aan hem besteed. Hij voelde zich dan ongemakkelijk en reageerde onbeholpen. 'Ik herinner mij nog hoe hij zich de eerste schooldag aan ons voorstelde', vertelt een vroegere klasgenote. 'Ik ben Kim De Gelder en ik ben geen meisje, zei hij. Kwestie van een goede eerste indruk te maken.'

Ondanks, of net wegens, zijn frêle wat vrouwelijke uiterlijk, deed hij zijn uiterste best om stoerder over te komen. Klasgenoten herinneren zich zijn fascinatie voor bloederige films en computerspelletjes. En hij speelde muziek. Saxofoon.

Foto's uit die tijd tonen ook een bleke, wat slonzige jongeman. Tijdens de laatste jaren van het middelbaar had hij lang haar. En hij droeg donkere kleren en T-shirts met verwijzingen naar obscure metal-groepen. Een beetje vreemd voor iemand die de richting apotheekassistent volgt. Maar anderzijds: er zijn wel meer tieners die zich een tijdlang zo'n imago aanmeten. En het was van voorbijgaande aard, want in het zesde ging dat lange haar er alweer af.

'Het was ook een echt intelligente jongen', herinneren klasgenoten zich. 'Vooral met cijfers was hij erg goed. Wiskunde was zijn ding.'

Toch liep het met verdere studies allesbehalve vlot. Kim De Gelder schreef zich in 2006 in aan de Katholieke Hogeschool in Sint-Niklaas, waar hij verpleegkunde zou gaan studeren. 'Lang is hij niet bij ons gebleven', zegt afdelingsdirecteur Dirk Lips. 'In maart 2007 is hij alweer uitgeschreven. En in die zes maanden is hij niemand speciaal opgevallen. We hebben geen problemen met hem gehad, hij heeft geen speciale indruk nagelaten. Hij is gewoon vertrokken.'

Geruchten dat hij een tijdlang stage zou hebben gelopen in een crèche, spreekt directeur Lips formeel tegen. 'Een stage heeft hij gedaan. Een week lang, in een afdeling inwendige ziektes van een ziekenhuis. Zeker niet in een crèche.'

Er is een constante in alle getuigenissen: Volslagen onbegrip. Er was iets vreemds aan Kim, geeft iedereen toe. Hij had iets over zich wat sommigen als 'beangstigend' en anderen 'in zichzelf gekeerd' omschrijven. Maar niets gewelddadigs. Niets dat kon verraden dat hij tot de moord op onschuldige kinderen in staat zou zijn.

Voorlopig blijft het gruwel zonder aanleiding, zonder motief, zonder verklaring. De speurders trappelen ter plaatse. En zolang Kim De Gelder zelf blijft zwijgen, zullen de raadsels blijven.

Als zijn gezondheid het toelaat, wordt hij vandaag ondervraagd door een college van psychiaters. Morgen verschijnt hij voor de raadkamer.

WE HEBBEN EEN GRENS BEREIKT
Spoedarts Ignace Demeyer: 'Dat de slachtoffers baby's waren, maakte het voor de hulpverleners extra belastend.' reuters ©
BRUSSEL - Interview Spoedarts Ignace Demeyer getuigt Nog nooit heeft spoedarts Ignace Demeyer meegemaakt wat er vrijdag in Dendermonde gebeurde. 'Dat het baby's waren, maakte het voor de hulpverleners extra moeilijk. Ik heb mijn medewerkers goed in het oog gehouden, dat er niemand was bij wie de stoppen doorsloegen.'
Van onze redactrice

Spoedarts Ignace Demeyer heeft een bewogen weekend achter de rug. 'Vrijdag was een van die dagen die ik niet snel zal vergeten', zegt hij terwijl we de lift in stappen. Hij is met de moto naar de redactie gekomen. 'Dat helpt het beste tegen de stress.' Demeyer heeft als dokter al verschillende rampen meegemaakt, maar nog nooit zo een als vrijdag in Dendermonde.

U heeft al redelijk wat rampen meegemaakt, was deze anders?

'Het grootste verschil met de ramp in het Switel, bijvoorbeeld, is dat het hier om baby's ging. Vooral de allerkleinsten beseffen nog niet eens dat ze leven. Ze beseffen dus helemaal niet wat er gebeurd is. Bij de ramp in het Switel waren mensen verbrand, dat is verschrikkelijk. Dat de slachtoffers hier baby's waren, maakt het voor de hulpverleners extra belastend. Ook zij hebben psychologische bijstand nodig.'

Hoe verwerkt u wat u gezien heeft?

'Ongetwijfeld moet mijn klop nog komen. Als dokter moet je een klik maken. Ik moet als spoedarts heel vaak slecht nieuwsgesprekken voeren met verwanten van een patiënt. Daardoor heb ik geleerd om die klik te maken. Maar dat wil niet zeggen dat ik gevoelloos ben. Ik ben vrijdag wel de hele dag bezig geweest met medewerkers observeren. Of er niemand was bij wie stoppen doorsloegen. Dat is niet gebeurd. Iedereen heeft rustig en efficiënt zijn werk gedaan. In de komende dagen zal ik bij hen aandringen om de psychologische debriefing zeker te volgen.'

Zal het sporen nalaten?
'Sowieso, ook bij mij. (denkt na) Misschien maakt het deel uit van mijn verwerkingsproces, maar gisteren dacht ik dat we ons als maatschappij vragen moeten stellen bij wat er gebeurd is. Ik zag een videoclip op televisie waarin een baby wordt neergestoken. Je moet toch al redelijk ziek zijn om zoiets te maken, laat staan het in de openbaarheid uit te zenden. Ik vind dat we in sommige dingen een grens hebben bereikt.'

THE JOKER, «SCREAM» ET TOUS LES AUTRES
Il arrive régulièrement que les tueurs de masse s’identifient à un héros noir de fiction. Mais tout n’est pas dit en disant cela.

Récompensé par un "Golden Globe" décerné à titre posthume, Heath Ledger avait, dans le film "Batman, le chevalier noir", donné une nouvelle profondeur au Joker, l’un des personnages clé de l’histoire du héros de fiction.
Le corps sans vie du jeune acteur australien avait été retrouvé dans son appartement new-yorkais le 22 janvier 2008, et l’annonce de son décès faite le 23, un an jour pour jour avant que Kim De Ghelder, grimé et fardé à la manière du Joker, ne se lance dans son équipée sauvage.
Une autopsie avait déterminé que le décès de Ledger était dû à une surdose accidentelle de médicaments. Quoi qu’il en soit, il semble bien que l’auteur de la tuerie de Termonde se soit inspiré de ce personnage terrifiant, qui apparaît aussi dans plusieurs jeux vidéos.
Pourquoi ? Selon certains psychiatres et criminologues, comme Me Jef Vermassen, qui les a beaucoup étudiés, les meurtriers de masse passent régulièrement à l’acte après s’être identifiés (ou avoir cherché à l’imiter) à un héros de fiction, venu du cinéma, de la littérature ou de la bande dessinée.
"Scream"
C’est comme si, en endossant son costume, ils se donnaient le courage nécessaire pour commettre les actes qu’ils ont souvent longuement préparés. Ils acquerraient en quelque sorte une forme de puissance de nature à les protéger, croient-ils, contre tout atermoiement et contre le monde extérieur.
Me Jef Vermassen rappelait, dimanche, qu’il a, voici quelques mois, défendu les intérêts de la partie civile lors d’un procès d’assises dont l’accusé avait commis un meurtre le visage dissimulé par un masque hideux pareil à celui que portait le tueur du célèbre film d’horreur "Scream". De semblables mises en scène avaient été remarquées à l’occasion de tueries commises en France et en Australie.
Les crimes perpétrés par Kim De Ghelder relancent évidemment aussi le débat autour de l’influence que pourraient exercer sur certaines personnalités la vision de certains films ou séries particulièrement violents, ou la pratique de jeux vidéos qui ont tendance à banaliser cette violence et ses conséquences.
On a entendu, au cours du week-end, des experts commenter la difficulté qu’auraient de plus en plus de jeunes, sans repères sociaux et familiaux et évoluant dans une société de plus en plus individualiste, à faire la part entre la réalité de l’existence et l’aspect virtuel de certaines activités auxquelles ils se livrent parfois quasiment jour et nuit.
S’ils présentent des caractéristiques psychologiques telles qu’ils sont prédisposés à basculer dans le délire, on peut alors craindre des drames comme celui qui vient de se dérouler à Termonde.
On saura plus tard, sans doute, si Kim De Ghelder souffrait de troubles particuliers du comportement, s’il est psychotique ou schizophrène. C’est aux médecins qui l’ausculteront de l’établir.
Le fait est que son attitude devant les enquêteurs pose question. Les témoignages livrés par ses voisins et ceux qui l’ont approché montrent, à tout le moins, que sa personnalité n’était pas celle d’un jeune homme bien intégré dans son milieu social.
Beaucoup avancent à ce propos qu’il est temps pour les politiques de prendre en compte les changements profonds intervenus ces dernières années au sein de la société, notamment s’agissant des relations interpersonnelles. Pour certains observateurs, ces changements et le manque d’intérêt pour les effets qu’ils provoquent dans la vie des citoyens pourraient expliquer des drames comme celui de Termonde, l’équipée sauvage d’un Hans Van Themsche ou la folie meurtrière d’une Geneviève Lhermitte.
(La libre)

NO COMMENT !

dimanche 25 janvier 2009

Geëmotioneerde Ahidar is terug uit Gazastrook

© Beeld uit reportage tvbrussel
Brussel - Sinds enkele dagen is Brussels parlementslid Fouad Ahidar (SP.A) terug uit Gaza. Hij bracht samen met andere Europese politici en artsen hulpgoederen naar de Gazastrook om de Palestijnse bevolking te helpen tijdens het offensief van Israël.

Op zondag 11 december vertrok Ahidar richting Gaza op humanitaire missie met de pro-Palestijnse internationale politieke organisatie Free Gaza Movement. De delegatie had twee pogingen nodig om in Gaza te geraken.

De delegatieleden probeerden het eerst per boot vanuit Cyprus, maar die tocht moesten ze staken na technische problemen met hun schip. Het was sowieso weinig waarschijnlijk dat ze er op die manier zouden geraken. De Israëlische zeemacht had de delegatie eerder al laten weten dat de kust van Gaza verboden gebied was.

Een tweede poging over land lukte wel. Tijdens het dagelijkse staakt-het-vuren van drie uur slaagde de delegatie erin om Gaza binnen te trekken. Ze hadden onder andere dekens, melk en bloem bij om de Palestijnse bevolking te helpen.

Ahidar is sinds enkele dagen terug en is zeer aangedaan door hetgeen hij er gezien heeft. "De generatie daar zegt geen problemen met Europa te hebben. Ze hebben vijf buurlanden die niets gedaan hebben. Als zelfs zij niet bewegen, waarom zou Europa dan iets doen, is de redenering. Maar ze vragen ons wel om hen niet aan hun lot over te laten. De mensen zijn blij met de hulp, maar voegen er aan toe dat ze vooral hun vrijheid nodig hebben."

COMMENTAIRE DEDIVERCITY

Fouad Ahidar, un proche de Bert Anciaux rentre de Gaza, très affecté par la détresse humaine qu’il y a obsrvé pendant son bref séjour là-bas dans le cadre d’une mission humanitaire internationale chargée notamment d’acheminer des vivres. Les Gazaiens ont exprimé leur gratitude pour cette aide mais ils lui ont fait savoir que c’était de liberté qu’ils avaient le plus besoin. On peut imaginer que les prises de position de Anciaux sur le «foulard d’Arafat» ne sont pas tout à fait étrangères à l’émotion de son ami Fouad Ahidar.

samedi 24 janvier 2009

Anciaux: "Elke Vlaming zou arafatsjaal moeten dragen"

"Vandaag zou elke rechtgeaarde Vlaming, elk rechtgeaard mens, een arafatsjaal moeten dragen. Uit solidariteit met elke onderdrukte, uit verbondenheid met iedereen die in gevaar is, voor diegenen die elke dag hun leven riskeren". Dat schrijft Vlaams minister Bert Anciaux op zijn site naar aanleiding van het feit dat De Lijn recent een chauffeur verbood de sjaal nog langer te dragen op straf van ontslag.

De arafatsjaal was volgens Anciaux nooit een agressief of negatief symbool. Door het te verbieden wordt elke drager ten onrechte als potentiële agressieveling gestigmatiseerd. Hij koestert evengoed het Joodse keppeltje.

"Elk symbool dat met warmte en liefde wordt gedragen, is de moeite waard getoond te worden. Niemand hoeft bang te zijn zijn identiteit te uiten. Voor mij zijn die symbolen waardevol. Vol diepgang en idealen. Getuigenissen van inzet en droom. Symbool

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
BERT OU LE ROBIN DES BOIS DE L’INTERCULTUREL
Le moins qu’on puisse dire c’est que le Robin des bois de la politique flamande ne laisse personne indifférent. Il a pris fait et cause pour un conducteur de bus stigmatisé par ses chefs pour avoir arboré un foulard de type kefya au volant de son véhicule de service. Tout le monde devrait porter ce genre de foulard a lancé le ministre flamand de la culture grand sponsor de la dynamique interculturelle à Bruxelles. Ceci lui a valu un courrier monstre de pas mois de 735 commentaires de lecteurs du Laatste Nieuws que nous avons eu la curiosité de lire intégralement. Le moins qu’on puisse dire c’est que Bert Anciaux laisse peu de Flamands indifférents et déchaîne les passions les plus diverses. Parmi les rares réactions positives, nous avons choisi quelques échantillons.

QUELQUES MORCEAUX CHOISIS
“Dat iedereen zo'n sjaal moet dragen is natuurlijk bullshit. Maar dat deze sjaal één of ander signaal heeft is dit evenzeer. Twintig jaar geleden liepen hier véél jonge gasten rond met zo'n sjaal en geen haan die erom kraaide. In het xenofobe Vlaanderen anno 2009 ziet men overal spoken en terroristen. Ik heb meer schrik van een vlaamse leeuwenvlag met zwarte nagels die overal getolereerd wordt. Bange blanke man”.

“Er is niet één Belg op twee die weet waarvoor een "arafat" sjaal (Kefiyya) symbool staat. Oorspronkelijk gedragen door de Palestijnse boeren (zwart), Bedoeïnen droegen de rode versie en de feestsjaal was wit. Is later pas door sympathisanten als symbool gebruikt om hun steun te betuigen aan de Palestijnen ten tijde van de stichting van de Israelitische staat. Tegenwoordig staat de sjaal meer symbool om stoer te doen en mee te doen, zonder enig respect voor geschiedenis.”


“De lijn buschauffeurs hebben een bepaalde dresscode die gerespecteerd dient te worden. Als iemand in zijn privé leven een sjaal of wat dan ook draagt is dat zijn zaak. Dat moet niet opgelegd,afgekeurd , of ondersteunt worden door een politieker.”

“Hij heeft gelijk...Je ziet hier toch ook genoeg mensen met de politiek getinte Vlaamse leeuw wapperen”

“Inderdaad je hebt 100% geljk. De meesten hieronder zouden het waarschijnlijk zelfs minder erg vinden dat een Lijn-chauffeur de Hitler groet brengt, dan dat hij een Arafatsjaal draagt. Zo ver is het immers gekomen met dit land(sdeel)tje.”

"Elk symbool dat met warmte en liefde wordt gedragen, is de moeite waard getoond te worden. Niemand hoeft bang te zijn zijn identiteit te uiten. Voor mij zijn die symbolen waardevol. Vol diepgang en idealen. Getuigenissen van inzet en droom." Ik werd nochtans raar bekeken toen ik, na mijn trip in India, met een swastika rond de nek terugkeerde op Zaventem. Nochtans waren de auto's in Delhi vaak met hakenkruisen en Ohm-tekens versierd.”

“Deze sjaal was in mijn jonge jaren al een teken van vrede en hoop en zeker niet van terroristen, maar van een onderdrukt en bezet volk dat opkwam voor zijn vrijheid. Ik vind die reacties de laatste tijd toch wel erg, dus zeggen jullie eigenlijk dat onze verzetsstrijders terroristen waren?? Ah ja toch.. want een verschil is er niet, daar is het zelf nog erger, geen water, geen eten, geen ziekenhuizen, opgesloten zittel al generaties lang”

“Bravo .100%achter meneer Anciaux,iemand die op komt voor de zwakkere, iemand die zijn mening durft te uiten, en niet iemand die achter de hoge pieten loopt”


“Ach komaan seg, wa voor stomme reacties lees ik hier nu weeral seg. 't Is hier altijd zelfde als het over zo dingen gaat. Een beetje verdraagzaamheid kan toch wel?!! En een Arafat-sjaal is idd een symbool voor respect en da laat zien da ge multi-cultureel zijt.. Dus wa is daar in godsnaam mis aan. . 'k Vind da tof dat er toch nog mensen zijn zoals Bert Anciaux die toch verder kijken dan hun neus lang is en zoeken wat de werkelijke betekenis ervan is, enz enz.!”


“Eerlijk gezegd, zo'n 15 jaar geleden had ik ook zo'n sjaal, gecombineerd met een leren jacker en een smalle jeans. Toen was het nog een hot item in het alternatievere milieu... Ze zijn echt warm en gemakkelijk om dragen, maar nu worden ze wel gelinkt aan beelden van fundamentalisme, wat jammer is. Een sjaal blijft toch een sjaal en is nog geen hoofddoek. Onlangs zag ik een buschaufeur met een sjaal van Anderlecht. Dat mag dan weer wel. Neutraliteit in openbaar ambt is dus toch wel relatief.”

“Ik vrees toch dat sommigen de uitspraak van Bert niet (willen?) verstaan hoor.. Hij propageert dus niet de Islam of zo hé. Hij bedoelt gewoon dat niet elke sjaaldrager 'n Islam-terrorist is, en dat het origineel bedoeld was als symbool van warmte.”

Vlaams Belang wil Brussels Gewest afschaffen

Brussel - Het Vlaams Belang wil de Brusselse regering en het Brussels Parlement afschaffen. In de plaats daarvan moet Brussel worden bestuurd door een stadsraad. Dat zei de Filip Dewinter op de promotournee van Vlaams Belang in de aanloop van de verkiezingen. Maar Brussels lijsttrekker Johan Demol ziet zo'n stadsraad niet zitten.
Het Vlaams Belang toert in aanloop van de verkiezingen rond in de Vlaamse provincies en doet nu ook Brussel aan. De partij droomt nog steeds van een onafhankelijk Vlaanderen met Brussel als tweetalige hoofdstad. Het Belang ziet Brussel niet langer als een derde gewest en wil de Brusselse regering en het parlement afschaffen.
"Wij willen een sterk Brussel als hoofdstad van Vlaanderen, met een stadraad en een stadbestuur, en als het kan een rechtstreeks verkozen burgemeester." zegt Filip Dewinter.
Maar Johan Demol, die de Brusselse lijst trekt bij de regionale verkiezingen in juni, is het hier niet mee eens. "Ik sta geïsoleerd binnen de partij, maar in mijn ogen moet Brussel zijn regering behouden, zoals in Berlijn of Wenen," aldus Demol.
De laatste peilingen zien er slecht uit voor het Vlaams Belang. Ze zouden heel wat stemmen verliezen aan Lijst Dedecker. "Wij kunnen maar één ding doen," vindt Demol, "en dat is de aandacht trekken op de problemen in Brussel. Er is enorm veel onveiligheid en verloedering. En er is een vlucht van bewoners en bedrijven uit Brussel. Wij moeten ons voorstellen als degenen die de problemen gaan oplossen."
Wie in Brussel de lijst voor het Vlaams Parlement trekt, wil Vlaams Belang nog niet kwijt. Parlementsleden Erik Arckens en Greet Van Linter zouden een prominente plaats krijg.

vendredi 23 janvier 2009

Robert Fisk: So far, Obama's missed the point on Gaza ...

It would have helped if Obama had the courage to talk about what everyone in the Middle East was talking about. No, it wasn't the US withdrawal from Iraq . They knew about that. They expected the beginning of the end of Guantanamo and the probable appointment of George Mitchell as a Middle East envoy was the least that was expected. Of course, Obama did refer to "slaughtered innocents", but these were not quite the "slaughtered innocents" the Arabs had in mind.
There was the phone call yesterday to Mahmoud Abbas. Maybe Obama thinks he's the leader of the Palestinians, but as every Arab knows, except perhaps Mr Abbas, he is the leader of a ghost government, a near-corpse only kept alive with the blood transfusion of international support and the "full partnership" Obama has apparently offered him, whatever "full" means. And it was no surprise to anyone that Obama also made the obligatory call to the Israelis.
But for the people of the Middle East, the absence of the word " Gaza " – indeed, the word " Israel " as well – was the dark shadow over Obama's inaugural address. Didn't he care? Was he frightened? Did Obama's young speech-writer not realise that talking about black rights – why a black man's father might not have been served in a restaurant 60 years ago – would concentrate Arab minds on the fate of a people who gained the vote only three years ago but were then punished because they voted for the wrong people? It wasn't a question of the elephant in the china shop. It was the sheer amount of corpses heaped up on the floor of the china shop.
Hanan Ashrawi got it right. The changes in the Middle East – justice for the Palestinians, security for the Palestinians as well as for the Israelis, an end to the illegal building of settlements for Jews and Jews only on Arab land, an end to all violence, not just the Arab variety – had to be "immediate" she said, at once. But if the gentle George Mitchell's appointment was meant to answer this demand, the inaugural speech, a real "B-minus" in the Middle East , did not.
The friendly message to Muslims, "a new way forward, based on mutual interest and mutual respect", simply did not address the pictures of the Gaza bloodbath at which the world has been staring in outrage. Yes, the Arabs and many other Muslim nations, and, of course, most of the world, can rejoice that the awful Bush has gone.
Sure, give the man a chance. Maybe George Mitchell will talk to Hamas – he's just the man to try – but what will the old failures such as Denis Ross have to say, and Rahm Emanuel and, indeed, Robert Gates and Hillary Clinton? More a sermon than an Obama inaugural, even the Palestinians in Damascus spotted the absence of those two words: Palestine and Israel . So hot to touch they were, and on a freezing Washington day, Obama wasn't even wearing gloves.
(The Independant)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
OBAMA EVITE TROIS MOTS QUI FÂCHENT : PALESTINE, ISRAËL ET SURTOUT GAZA
Robert Fisk met le doigt là où ça fait mal, très mal. Pour lui le discours inaugural de Barack Obama est une déception : un honnête sermon certes, une déclaration d’intention très générale, un retour aux valeurs après les «enfantillages» de W. Bush mais c’est tout sauf une feuille de route pour le Moyen Orient. A juste titre, Fisk pointe l’absence de trois mots essentiels : Palestine, Israël et surtout Gaza !
Pourquoi cette triple omission : par indifférence, on a du mal à le croire, par crainte, par peur d’aborder les sujets qui fâchent? ( Didn't he care? Was he frightened? Did Obama's young speech-writer not realise that talking about black rights – why a black man's father might not have been served in a restaurant 60 years ago – would concentrate Arab minds on the fate of a people who gained the vote only three years ago but were then punished because they voted for the wrong people? It wasn't a question of the elephant in the china shop. It was the sheer amount of corpses heaped up on the floor of the china shop). Et de citer Hanan Ashrawi en lui donnant raison: “ Il aurait fallu d’entrée de jeu annoncer des changements «immédiats» au Moyen Orient. Lsquels ? : Justice pour les Palestiniens. Sécurité pour le peuple palestinien et le peuple juif , l’arrêt du processus de peuplement juif (et seulement les juifs) de territoires arabes, la fin de la violence, de toutes les violences (et pas seulement de la violence arabe)».
Au lieu de cela, Obama s’est contenté d’un double coup de fil à Israël et à Mahmoud Abbas. (Maybe Obama thinks he's the leader of the Palestinians, but as every Arab knows, except perhaps Mr Abbas, he is the leader of a ghost government).
De quoi sérieusement refroidir les ferveurs de plus d’un « obamamaniaque ».