samedi 28 février 2009

L’Inde se mobilise contre la vente des lunettes de Gandhi

© D. R

L’Inde a entrepris des démarches pour empêcher la vente aux enchères, prévue en mars à New York, d’objets emblématiques ayant appartenu au Mahatma Gandhi. Dont ses célèbres lunettes rondes.

«Tout est mis en œuvre, en impliquant toutes les parties concernées, pour faire en sorte que ces objets ne soient pas vendus aux enchères», a déclaré le ministre de la Culture Ambika Soni cité par l’agence indienne PTI.

Un responsable du ministère de la Culture a indiqué que le gouvernement avait approché les différents propriétaires des biens personnels de Gandhi pour leur demander de lui en faire don, selon PTI.

Parmi les propriétaires figure la fille d’une nièce de Gandhi, qui a autorisé un collectionneur allemand à remettre les objets en question à la maison d’enchères Antiquorum Auctioneers.

Antiquorum avait annoncé que les lunettes, des sandales en cuir et la montre de gousset de Gandhi allaient être vendus aux enchères à New York le 5 mars.

Il existe deux autres options, a indiqué le responsable ministériel : soit demander que les objets soient retirés de la vente aux enchères afin que le gouvernement indien puisse les acheter, soit demander à des Indiens résidant aux Etats-Unis de les acheter et d’en faire don à l’Inde. Dans ce cas, ils seraient confiés à un musée.

Une commission gouvernementale spéciale étudie la marche à suivre pour que l’Inde puisse récupérer ces pièces. Le produit de leur vente a été estimé à entre 20.000 et 30.000 dollars.

L’arrière-petit-fils de Gandhi, Tushar Gandhi, qui a lancé un appel public pour récolter des fonds afin de pouvoir acheter les objets, a exprimé sa satisfaction concernant l’action du gouvernement.

«Mon objectif est que ces pièces dont l’Inde est le propriétaire légitime reviennent en Inde», a-t-il déclaré à l’AFP.

Tushar Gandhi, qui dirige la fondation Mahatma Gandhi à Bombay, avait estimé que la vente de ces objets représenterait une «grave insulte» à la mémoire du père de l’indépendance indienne. Des députés ont également réclamé leur restitution à l’Inde.
(afp)

vendredi 27 février 2009

Islam : la parole de Dieu contre l’intégrisme

Aux yeux de bon nombre de ses lecteurs potentiels, le titre de ce livre doit déjà paraître osé, sinon provocateur, voire subversif. Penser le Coran ? Vous n’y pensez pas car le penser, c’est éventuellement le contester ou même le critiquer. En écrivant Penser le Coran (193 pages, 14,90 euros, Grasset), Mahmoud Hussein a fait pire encore : il a encouragé les musulmans à le contextualiser. C’est le grand mot de cet essai. Le gros mot ? Qui sait… Ce livre né d’une intuition est le prolongement l’appendice du précédent, Al-Sira, deux volumes passionnants dans lesquels Muhammad était raconté par ses compagnons dans leurs chroniques. L’auteur ramenait, sans les réduire, le prophète à sa qualité d’homme, et la Révélation à son contexte. Au cours d’une longue tournée dans de nombreux pays, il s’attendait à être interrogé sur cette manière assez singulière de traiter d’une histoire souvent sainte et sanctifiée. Or les lecteurs ne lui parlaient que d’attentats-suicide, de nourriture hallal, de peine de mort en cas d’apostasie, de lapidation de femmes adultères, de polygamie. De ce que le Coran autorise et de ce qu’il interdit. De pratique et d’actualité. Ce qui lui a donné le goût d’écrire ce nouveau livre. Dans un but, un seul : “souligner que la parole coranique entretient un lien vivant avec le contexte dans lequel elle a été révélée.” Cela paraît évident mais le raisonnement se heurte à une autre logique qui ne l’est pas moins : la Parole de Dieu n’est pas sujette aux aléas du temps puisqu’elle est par essence universelle et intemporelle ; qu’importe alors qu’elle se soit inscrite entre 610 et 632 de notre ère, qu’importent les événements, l’atmosphère, l’esprit du temps et les paramètres de ce moment historique…

Mahmoud Hussein reprend les principales sourates du Coran, par ses soins traduites dans une langue claire et précise, qu’il s’agisse des réponses de Dieu aux arguments des polythéistes, à ceux des chrétiens, ou à ceux des juifs, et les replace dans les circonstances de leur énoncé afin de rendre l’islam à son intelligence la plus adéquate. Il invite le musulman à ne jamais se faire le prisonnier d’un verset dans la mesure où tout verset appartient à son moment. Il fait la part de l’actuel et de l’inactuel dans le Livre, persuadé que la recherche peut aider à y voir plus clair. Il cherche à responsabiliser chaque musulman dans sa lecture du Coran afin de le mettre devant son devoir de le réfléchir. Il lui rappelle que ce qui fit la noblesse de l’islam, ce furent ses trois premiers siècles, lorsque les musulmans s’enorgueillirent de le penser justement sans craindre de s’égarer. Il souligne que Dieu ayant lui-même contextualisé, il faut s’autoriser à interpréter le contexte choisi par Lui. La démarche intellectuelle semble tellement évidente que d’aucuns la jugeront même basique, sauf à se rappeler qu’un texte sacré n’appelle pas nécessairement une lecture dite intellectuelle, munie des armes de le critique et de la méthodologie historiques, donc profanes.

Pourtant, faut-il le préciser, les réformateurs ne disent rien d’autre, les intégristes ne luttent contre rien d’autre. Tout le principe de ce livre est une attaque frontale contre les littéralistes, ceux qui lisent le Coran au pied de la lettre, mot à mot, sans lever les yeux, et n’en sortent pas. Dès les premiers temps de l’islam, leurs maîtres affrontaient déjà les tenants d’une rationalisme aristotélicien dans le sillage duquel s’inscrit Mahmoud Hussein. Un bandeau vraiment provocateur ceint son livre :”La parole de Dieu contre l’intégrisme”. Sauf que personne ne se dit intégriste. Ces jours-ci, Mahmoud Hussein a participé à des débats sur son livre à Rabat et Casablanca. Il y avait foule à chaque fois, des auditeurs animés d’une sorte de ferveur, comme si son message “subversif de l’intérieur” faisait sauter un verrou. Mais de son propre aveu, cet assentiment rencontré dans un pays arabe était l’exception qui confirme la règle. Si les réformistes ont déjà tenu ce même discours il y a des siècles, qu’apporte donc Mahmoud Hussein ? Un autre prisme. Il me l’a exposé lors d’une conversation, l’autre soir au Maroc :
“Tous les réformateurs ont travaillé sur le Coran comme Livre, achevé, clos, compact, dans lequel ils se sont constamment trouvés sur la défensive, s’agissant d’extraire du texte un verset après l’autre, pour le replacer dans son contexte -avec les littéralistes dans le dos, qui leur reprochent d’oser réduire la Parole de Dieu à un propos de circonstance. Nous, plaçons le lieu de l’affrontement en amont, avant que le Coran ne soit devenu Livre, au moment où il est encore en train d’advenir, en train de ”descendre” du Ciel dans des situations changeantes, pour se mêler des choses de la terre. D’où le grand nombre des exemples cités, l’importance de donner “à voir” les multiples circonstances où la Parole est intervenue dans le temps, où elle a traité, non seulement de thèmes intemporels, mais aussi de choses relatives, conjoncturelles. Au bout du compte, il n’est même pas besoin de prouver l’historicité du Coran, elle va de soi, elle s’impose comme une évidence. Aux littéralistes qui disent: Qui es-tu pour contextualiser la Parole de Dieu? notre réponse, ou plutôt celle du Coran, est celle-ci: ce n’est pas nous qui la contextualisons, c’est Dieu qui a choisi de le faire. Nous renversons la charge de la preuve: c’est aux littéralistes de s’expliquer, de nous dire comment ils osent transformer les prescriptions circonstancielles de Dieu en commandements éternels.”

Un mot encore à propos de l’auteur. En fait, il est deux. Mahmoud Hussein est le pseudonyme de deux intellectuels français d’origine égyptienne, Adel Rifaat et Bahgat Elnadi. Militants de gauche, marxistes convaincus et soutiens de la cause palestinienne, ils connurent pendant de longues années les geôles nassériennes. Dans une vie antérieure, avant de se convertir à l’islam, le premier des deux s’appelait encore Eddy Lévy et il était le frère de Benny Lévy, futur fondateur de la Gauche prolétarienne et secrétaire de Sartre sous le nom de Pierre Victor (destins…). Réfugiés en France et naturalisés il y a une vingtaine d’années, ils devinrent fonctionnaires internationaux et dirigèrent Le Courrier de l’Unesco. Quand on dîne avec eux, l’un renvoie à l’autre dès qu’il s’agit de cuisine car “au camp, c’est lui qui nous faisait à manger, un vrai chef !”, avant de reprendre la parole en roulant les “r” :”Tu te souviens quand on était étudiants au Caire, dans l’amphithéâtre, il n’y avait pas une fille avec un foulard sur la tête…” Pas sûr qu’aujourd’hui, ils reconnaîtraient leurs pays dans l’Egypte des télécoranistes. Rifaat se dit laïc, Baghat athée. Ce qui ne les empêche pas de se laisser envoûter par la musique de la parole coranique, par la beauté de cette langue. Un islam réformé de l’intérieur, ils y croient même si les signaux ne sont pas précisément encourageants. “Yes, we can !” lancent-ils en souriant. Mais il faudra davantage qu’un slogan pour que l’expression “islam des Lumières”, appliquée non à la nostalgie d’un âge d’or mais au vécu du monde contemporain, avec tout ce qu’elle suppose d’humanisme et d’ouverture à l’autre, passe du statut de contradiction à celui de pléonasme dans l’esprit public.
(Photos Passou)

Malheureux comme un travailleur immigré en France?

A eux les "postures pénibles ou fatiguantes à la longue" ou les tâches "le plus souvent monotones". "Quand on compare la situation des salariés immigrés à celle des salariés non immigrés du même secteur", on note des différences de taille, relève le ministère du Travail dans une étude de 2005 publiée ce mardi 24 février.

Les 1.5 millions de salariés immigrés - étrangers et Français nés à l'étranger et naturalisés - sont sur-représentés dans certains secteurs: bâtiment (pour 14% d'entre eux), entretien (12%) ou services à la personne (28%). Par rapport à leurs collègues non-immigrés, ils ont des conditions de travail "spécifiques". En clair, moins favorables. "Ils déclarent plus souvent que leur travail ne permet pas d’apprendre des choses nouvelles, qu’il leur laisse peu de marges d’autonomie". Par ailleurs, "ils ont moins souvent accès à l’informatique et sont moins concernés par les modes d’organisation innovants". Enfin, "ils travaillent plus souvent de façon isolée et rencontrent aussi plus souvent des difficultés dans leurs rapports avec leurs collègues". 20% d'entre eux affirment ainsi être l'objet d'un comportement hostile de la part d’un collègue ou d’un supérieur.

Les immigrés se plaignent moins que les non-immigrés, en revanche, des contraintes physiques (charges lourdes, vibrations, travail au froid, à la chaleur, fumées, produits dangereux, bruit élevé) "en partie à cause de leur plus grande propension à tenir pour «naturelles» des conditions de travail difficiles".

Ces données sont issues de l'enquête "Conditions de travail" 2005 réalisée auprès d'un échantillon représentatif de 19 000 personnes et de l'enquête "Sumer" 2003 auprès de médecins du travail et de salariés.
(Hexagone)

Iconen uit papier

Ill.: Lizz Wright © Cédric De Lievre

Brussel-Stad - In Café Congo presenteert de Brusselse kunstenaar Cédric De Lievre (1970) een reeks portretten van jazzzangeressen. Het zijn collages waarin hij verschillende technieken combineert: tekening en acrylverf gaan hand in hand met vele lagen van papier – bedrukt of onbedrukt.

Eind jaren 1990 begon De Lievre te tekenen op groot formaat: abstracte vormen in Oost-Indische inkt of balpen van steeds twee bij anderhalve meter. Het is het begin van zijn vormenstudie, een persoonlijk onderzoek naar de mogelijkheden van werken met en op papier. De Lievre schippert vandaag tussen portrettekening en collage: hij schetst met kalligrafische precisie de contouren van een gezicht of profiel, zonder hun natuurlijke schaduw. Die vult hij namelijk in met verf, alsook met verschillende soorten papier: van egale tinten over restjes verpakkingsmateriaal tot fel bedrukt (behang?)papier.

Die technieken komen samen in de reeks iconen die vandaag in Café Congo te zien is. Het zijn vrouwen uit vervlogen tijden, waaronder Ella Fitzgerald en Nina Simone. Maar ook levende sterren als Sade en Lizz Wright sieren de muren van de bar. De geportretteerde figuren hebben één ding met elkaar gemeen: van dichtbij of veraf hebben ze allen te maken met jazz; een grote passie van de kunstenaar. De Lievre krijgt overigens goede reacties uit jazzkringen. Zo reizen zijn collagetekeningen deze zomer wellicht naar het fameuze Festival International de Jazz de Montréal.
(Brussel deze Week)

Cédric De Lievre - 4 > 27.3.2009 Ma > vr 11 > 20.00 - Koninklijke Vlaamse Schouwburg Arduinkaai 7,1000 Brussel - 02-210.11.12, tickets@kvs.be
Gratis

De Gucht s’en prend à la Maison flamande à New York

Perdue dans l’immensité de New York, onéreuse : le ministre des Affaires étrangères Karel De Gucht doute de l’intérêt d’ouvrir une Maison flamande à New York. Et juge que le risque de brouiller (un peu plus) la carte Belgique à l’étranger est réel.

Le ministre des Affaires étrangères Karel De Gucht (Open Vld) se pose des questions au sujet de la Maison flamande (Flanders House) à New York, rapportent vendredi De Standaard et Het Nieuwsblad. Un espace de bureau situé au 44ème étage du New York Times Building doit devenir le lieu de rencontre central entre la Flandre et les Etats-Unis, selon le ministre-président flamand Kris Peeters qui a inauguré l’endroit mercredi soir. La ministre flamande de l’Economie, Patricia Ceysens (Open Vld comme Karel De Gucht) qui est en charge du FIT (Flanders Investment & Trade) n’était pas demandeuse de cette maison flamande.

Pour le ministre fédéral des Affaires étrangères, une telle maison n’a qu’une utilité limitée, déclare-t-il dans De Standaard. «La Flandre dispose de l’autonomie pour ouvrir un tel espace mais l’initiative qui va coûter beaucoup d’argent, ne va quasiment rien changer, voire rien changer du tout, à l’image des Flamands ou de la Flandre aux Etats-Unis», estime M. De Gucht qui évoque l’étendue de la ville et le fait que cette maison sera perdue dans la masse.

Plus fondamentalement, le ministre belge des Affaires étrangères estime encore qu’une politique étrangère propre à la Flandre n’a en fait pas de sens. « Ce qui a par contre du sens, c’est que la Flandre joue un rôle important au sein de la diplomatie belge ». Un pays comme la Belgique peut-il se permettre de mener quatre politiques diplomatiques simultanément, se demande encore le ministre des Affaires étrangères. «Se poser la question c’est y répondre», dit encore Karel De Gucht qui estime que cela disperse l’attention et est même contre-productif vis-à-vis d’investisseurs potentiels.
(belga)

mercredi 25 février 2009

« L’accès à Internet ne peut pas être refusé en tant que sanction »

CC Cyrus Farivar

«Considérant que l’“e-illettrisme” sera l’illettrisme du 21e siècle ; considérant que garantir l’accès de tous les citoyens à Internet équivaut à garantir l’accès de tous les citoyens à l’éducation et considérant qu’un tel accès ne devrait pas être refusé comme une sanction par des gouvernements ou des sociétés privées, considérant que cet accès ne devrait pas faire l’objet d’abus dans la poursuite d’activités illégales...». Cette attaque de plein fouet contre le projet de loi Création et Internet, et son système de riposte graduée, est tirée d’un rapport voté à l’unanimité, la semaine dernière, à Bruxelles, par les 44 membres de la commission des Libertés civiles, de la Justice et des Affaires intérieures (LIBE).

Présenté par le député social-démocrate grec Stavros Lambridinis, ce rapport, dont nous nous sommes procurés la version consolidée, vise un certain nombre d’objectifs : renforcer la lutte contre la cybercriminalité, garantir un meilleur respect des libertés fondamentales, et notamment de la vie privée des internautes européens en limitant leur surveillance et le contrôle de leurs usages, mais aussi garantir à tous le le droit d’accéder à un ordinateur et à Internet.

Dans la partie sur les Droits Fondamentaux sur Internet, on peut ainsi lire : « De même que chaque enfant a droit à l’enseignement, et chaque adulte à la formation permanente, chaque individu tout au long de sa vie devrait avoir le droit d’accéder à l’ordinateur et à Internet. Les gouvernements devraient garantir un tel accès, même dans les régions les plus éloignées et pour les citoyens les plus pauvres. En outre, cet accès ne doit pas être refusé en tant que "sanction" contre les infractions des citoyens. Les hommes de tous horizons, de toutes régions et de toutes cultures devraient pouvoir profiter du large éventail de services offerts par Internet. Ainsi ils pourront poursuivre leur développement personnel, nouer des relations éducatives, professionnelles et personnelles et explorer des possibilités économiques dans toute la mesure offerte par nos technologies et nos lois. »

La référence a la sanction vise clairement la coupure de l’accès à Internet prévue dans le cadre du projet de loi Création et Internet qui va être débattu à l’Assemblée Nationale dans tout juste deux semaines. Et, à Bruxelles, ces affirmations ont d’autant plus de poids que Lambridinis est reconnu internationalement pour ses qualités de juriste, et que la commission LIBE est compétente pour toutes les questions touchant à la justice, aux affaires intérieures et à la sécurité.

Le rappel de l’accès à Internet comme un droit fondamental fait écho à l’amendement 138 du Paquet Télécom déposé par des eurodéputés Guy Bono, Daniel Cohn-Bendit, et Zuzana Roithová, et qui, écarté par le Conseil des ministres, devrait réapparaître en avril, lors de la seconde lecture du texte. « Tous les amendements pro riposte gradués qui avaient été déposés par les eurodéputés de la majorité ont été retoqués lors du vote en commission LIBE du 17 février, nous précise par ailleurs Guy Bono. Ce qui démontre une fois de plus deux choses : Premièrement, que la France elle même n’est pas si sûr de la légalité de son projet de loi au regard du droit communautaire, et deuxièmement, que le Parlement européen est définitivement opposé aux principes de riposte graduée et de filtrage généralisé prônés par les autorités françaises ».

Le rapport estime également qu’il « est important de se pencher sur les questions émergentes telles que la neutralité des réseaux, l’interopérabilité, l’accessibilité globale de tous les nœuds internet et l’utilisation de formats et de normes ouverts. »

Par contre, s’il interdit « le contrôle et la surveillance systématiques de toutes les activités des utilisateurs sur Internet », par exemple dans le cadre de la protection des droits de propriété intellectuelle, il incite les Etats membres à adopter la directive IPRED 2. Soutenu notamment par l’eurodéputée Janelly Fourtou, épouse du président du conseil de surveillance de Vivendi Universal, ce texte vise à renforcer les sanctions pénales contre la contrefaçon, par exemple « contre la violation de plus en plus systématique du droit d’auteur par certains utilisateurs de l’Internet », expliquait son rapporteur, Nicola Zingaretti en février dernier.

Selon nos sources, le rapport de Stavros Lambridinis devrait être maintenant passer en séance plénière, au Parlement Européen, dans la semaine du 23 mars.
(libé)

Les étranges amitiés de Dieudonné

C'est l'histoire d'un humoriste dont les meilleurs amis d'aujourd'hui sont ses pires ennemis d'hier. D'un comique qui, il y a douze ans, s'engageait en politique, à Dreux (Eure), contre Jean-Marie Le Pen, qu'il qualifiait alors de "grand marabout borgne", et qui offre désormais son théâtre à des courants politiques plus radicaux encore que le Front national.

Jadis proche de la gauche alternative, Dieudonné, 43 ans, est devenu une sorte de caisse de résonance pour une frange composite de l'extrême droite française. Ces liaisons dangereuses, il les assume publiquement. L'occasion nous a été donnée de le constater récemment au Théâtre de la Main d'or. Ce soir-là, l'humoriste donne dans sa salle du 11e arrondissement de Paris une représentation de son spectacle J'ai fait le con. Le même show, qui, un mois auparavant, le 26 décembre 2008, avait fait scandale : Dieudonné avait invité sur la scène du Zénith de Paris le négationniste Robert Faurisson pour lui faire remettre un "Prix de l'infréquentabilité et de l'insolence" par son régisseur Jacky, vêtu d'un pyjama rayé de déporté et arborant une étoile jaune.

Ce 29 janvier, le spectacle est surtout parmi le public. Tout le gratin négationniste s'est donné rendez-vous, à l'invitation de Robert Faurisson, dont le 80e anniversaire tombait quelques jours plus tôt. Il y a là une petite famille marginalisée de militants qui nient la réalité du génocide des juifs pendant la seconde guerre mondiale et n'apparaissent que très rarement ensemble, compte tenu de l'hostilité qu'ils suscitent.

Un carré de places leur a été réservé au pied de la scène à la Main d'or. Le garde du corps personnel de Dieudonné veille à la sécurité de M. Faurisson. Ses voisins dans la salle sont Serge Thion et Pierre Guillaume, les principaux animateurs du site Internet négationniste Aaargh (Association des anciens amateurs de récits de guerres et d'holocaustes), domicilié à l'étranger et sous le coup d'une interdiction d'accès en France. A leurs côtés, Ginette Skandrani, ancienne militante des Verts, exclue de cette formation pour ses collaborations à l'Aaargh, et qui a fait partie du bureau de campagne de Dieudonné quand l'humoriste envisageait de se présenter à l'élection présidentielle de 2007.

Le théâtre est tout petit, 150 sièges à vue d'oeil. Des jeunes plaisantent entre eux. Ils appartiennent à cette partie du public, plutôt masculine et métissée, qui semble ignorer la dimension politique de cette soirée. Pourtant, outre les négationnistes, plusieurs courants de l'extrême droite radicale, qui ont tous en commun un antisémitisme virulent, ont leurs représentants. Il y a là Charles-Alban Schepens, l'un des dirigeants du Renouveau français, un groupuscule "catholique, nationaliste et contre-révolutionnaire", qui se réclame, entre autres, de Charles Maurras, du maréchal Pétain et des Phalanges espagnoles. On remarque aussi des membres du courant "nationaliste révolutionnaire", qui combine idéologie fasciste et anti-impérialisme, ainsi que le patron d'une boutique parisienne réputée dans les milieux skinheads.

Tous ceux-là apprécient comme autant de clins d'oeil les allusions à la Shoah et au pouvoir prêté aux juifs qui parsèment le spectacle. Comme au début de la représentation, quand une voix off demande, étrangement, avant le lever de rideau l'extinction des téléphones portables "en mémoire des victimes de la seconde guerre mondiale". Une heure et demie plus tard, quand la salle se vide, les plus militants font la queue pour serrer la main de Robert Faurisson, qui restera avec ses alter ego au théâtre pour y souper avec Dieudonné.

Pour l'humoriste et ses amis, il n'y a plus désormais ni gauche ni droite.. Il y a le système - comprendre "l'axe américano-sioniste" - et les ennemis du système. D'où l'étrange attelage qui gravite autour de lui : chiites radicaux du Centre Zahra, héritiers de Maurras, quelques jeunes de banlieue et des étudiants membres de l'extrême droite musclée. Ce 29 janvier, la sécurité était assurée par des jeunes gens barbus, habillés à la manière des salafistes.

Au centre de cette galaxie, un club politique : Egalité et Réconciliation, une association créée il y a deux ans, qui a toujours évolué à la périphérie du Front national. Ses dirigeants officiels sont le polémiste Alain Soral, transfuge du Parti communiste passé à l'extrême droite, et Marc George, qui dit avoir commencé à militer au Parti socialiste dans les années 1980 avant de rejoindre le Front national après la première guerre du Golfe, puis de jouer le rôle de coordinateur de la campagne de Dieudonné avant la présidentielle de 2007. Tous deux étaient membres du comité central du FN, jusqu'à leur suspension début février.

Dieudonné s'affiche aujourd'hui comme une sorte de compagnon de route d'Egalité et Réconciliation. Cette association entend convertir au nationalisme politique les jeunes des milieux populaires, et notamment ceux issus de l'immigration. Ces jeunes sont une des composantes principales du public de Dieudonné, dont les spectacles peuvent servir de passerelle pour un engagement politique. Comme Idriss, 22 ans, qui affirme avoir "découvert les thèses d'Alain Soral" par le biais des spectacles de l'humoriste.

C'est aussi au Théâtre de la Main d'or qu'Alain Soral a tenu une conférence de presse, mercredi 4 février, en compagnie de l'humoriste, pour annoncer son départ du FN. De l'aveu même de M. Soral, Dieudonné, "qui entend faire de son théâtre un lieu de résistance culturelle", le met "gracieusement à disposition d'Egalité et Réconciliation une fois par mois, à condition que nous fassions tourner le bar".

La véritable nature d'Egalité et Réconciliation reste un mystère. La consultation de ses statuts, déposés le 21 mars 2007 au bureau des associations de la préfecture de police de Paris, fait apparaître deux personnes qui préfèrent rester très discrètes. Outre Alain Soral, sont inscrits comme membres fondateurs Jildaz Mahé O'Chinal et Philippe Peninque. A vingt ans d'écart, tous deux ont milité activement au sein de la même organisation d'extrême droite étudiante, le Groupe union défense (GUD), réputé pour sa violence. La spécificité du GUD - autrefois basé à l'université de Paris II-Assas et aujourd'hui dissous - était de rassembler des adeptes de la provocation qui faisaient leurs premières armes en politique en cassant du "gauchiste".
(le monde)

mardi 24 février 2009

Picqué: 'Meer blauw op tram, bus en metro'

Brussels Minister-president Charles Picqué © Beeld uit reportage tvbrussel

Brussel - Brussels minister-president Charles Picqué (PS) wil meer politie op het openbaar vervoer in Brussel. Dat zegt hij vandaag in een interview met de krant Metro. Hij vraagt de federale overheid de extra kosten op zich te nemen, want volgens Picqué gaat het niet alleen om de veiligheid van de Brusselaars, maar ook om die van de 350.000 pendelaars die er werken.

"De afgelopen jaren is het aantal gewapende diefstallen in Brussel enorm gestegen," zegt Picqué in een interview met de krant. Bovendien gebeuren veel van de delicten op het openbaar vervoer. In het jaar 2007 waren dat er dagelijks gemiddeld zo'n 35.

De minister-president pleit daarom voor meer politie-aanwezigheid in de stations en wil daarbij beroep doen op de federale politie. Hij zou federaal minister van Binnenlandse Zaken Guido De Padt (Open VLD) hierover al informeel gesproken hebben.

Daarnaast stelt Picqué voor een apart 'veiligheidsfonds' op te richten voor meer veiligheid in Brussel. Ook daarvoor verwacht hij steun vanuit de federale kas: "Het gaat niet alleen om de veiligheid van de Brusselaars, maar ook om die van de 350.000 pendelaars die er overdag komen werken."

Tot slot wil de Brusselse minister-president een kenniscentrum voor criminaliteitspreventie oprichten om de criminaliteit grondig aan te pakken. Het centrum moet de kleine en grote misdaad in de stad in kaart brengen en gegevens over het profiel van de delinquenten verzamelen."Deze gegevens zijn onmisbaar als we de criminaliteit op het openbaar vervoer willen bestuderen," dixit Picqué.
(Brussel deze Week)

Aernoudt : «C'est malhonnête»

Rudy Aernoudt. © Belga

Trois questions à Rudy Aernoudt Le fondateur de LiDé est amer, après le volte-face de Didier Reynders, qui a finalement opté pour le FDF, au détriment de l'accord passé avec Aernoudt en vue des élections européennes.

Rudy Aernoudt, vous êtes déçu, amer ?

Ce que je trouve, c'est que ce qui se passe est malhonnête. Vendredi soir, une majorité s'est dégagée en faveur du rapprochement. Et malgré cette majorité, le FDF fait basculer l'accord. C'est une dictature de la minorité. C'est exactement ce que reprochent les Flamands au FDF…

Vous en voulez à Didier Reynders ?

Ce que le FDF a fait n'est pas éthique, et je regrette que Didier ReL'éditoynders ait cédé. Il a rompu un accord, quand même. Il faut savoir que lorsque j'ai décidé de me rapprocher du MR, beaucoup de gens nous ont quittés, parce qu'ils n'étaient pas d'accord avec cette option. Nous avons fait un choix et en avons assumé les conséquences. Et le FDF, minoritaire, réduit l'accord à néant. Il faudra qu'on finisse par comprendre que si l'on veut que la Belgique ait un avenir, ce ne sera pas avec le FDF ou la N – VA.

LiDé est affaibli ?

Oui, c'est une farce qui nous a coûté cher. Mais nous allons redémarrer, et nous ne serons pas muselés. Mais on a perdu beaucoup de temps. Si je fais un bon score, ce sera le signal que les gens en ont marre de la particratie, et de la manière dont la politique se pratique en Belgique. Et je peux les comprendre.
(Propos recueillis par Bernard Demonty)

lundi 23 février 2009

Dati, l’ascension courtisane

En haut de la pile. Un livre dévoile le parcours d’une ambitieuse.

Bientôt, Rachida Dati ne sera plus ministre. Mais le fulgurant parcours de la «petite Beurette de Chalon» passionne plus que jamais. Un livre en février, un film en mars, un autre livre en avril : Dati, la disgraciée, est habillée pour le printemps !

Habilement titré Belle-Amie, en référence à la figure de l’arriviste de Maupassant, l’enquête de Michaël Darmon et Yves Derai est un succès de librairie. Leur thèse est cruelle : «l’icône de la méritocratie» ne serait, en vérité, que la championne des passe-droits. La démonstration est convaincante. C’est moins à son ardeur au travail qu’à l’extraordinaire énergie qu’elle a déployé pour recruter des protecteurs que la fille d’immigrés illettrés doit son ascension.

Hameçon. C’est aussi ce que montre le film documentaire Dati, l’ambitieuse diffusé sur Arte le 3 mars, en attendant Dati l’intrigante, enquête de la journaliste Jacqueline Remy annoncée pour avril au Seuil. «Elle a dû écrire à la moitié du Who’s Who», grince Catherine Nay devant la caméra d’Arte. L’éditorialiste d’Europe 1 connaît Dati depuis plus de vingt ans. Son époux, l’ex-garde des Sceaux Albin Chalandon, a mordu a l’hameçon en novembre 1987, lors d’une réception à l’ambassade d’Algérie. Ce soir-là, le vieux ministre a pris sous sa protection l’émouvante jeune femme de 22 ans. Il lui trouvera sans tarder un job chez Elf. D’autres mentors suivront : Simone Veil, Jean-Luc Lagardère, Jacques Attali, sensibles à son parcours ou séduits par ses grands yeux noirs. Le maire de Neuilly Nicolas Sarkozy est contacté en 1996. Il mettra un certain temps avant de s’intéresser vraiment à celle que Claude Guéant embauchera en 2002 comme conseillère technique au ministère de l’Intérieur. En 2004, elle est chargée de l’organisation des déplacements du ministre dans les quartiers sensibles. Lors d’une de ces visites, elle fait sauter la casquette d’un adolescent en lui lançant : «On se découvre devant Monsieur le ministre.» Sarkozy est bluffé : «Elle n’a peur de rien, avec des personnes comme celle-là, on va au bout du monde», aurait-il lâché ce jour-là.

Recueillis par Darmon et Derai sous couvert d’anonymat, les témoignages des collaborateurs de Nicolas Sarkozy sont assassins : «Elle n’a jamais su écrire une note. Tout le monde le savait», dénonce l’un d’eux. Anonymes également, les nombreux démissionnaires du cabinet de Dati décrivent une garde des Sceaux «en défaillance technique». Ils restituent en détail «l’atmosphère irrespirable» que la ministre colérique a fait régner place Vendôme. «Dati a démontré son inaptitude au travail et son incapacité à formuler une idée sur la justice. Elle n’a tout simplement pas compris où elle était arrivée», explique un «ancien collaborateur» de la garde des Sceaux.

Fiasco. Conseillé par Patrick Ouart, ennemi juré de Rachida Dati, Sarkozy a décidé d’en finir. C’est sans doute ce qui a rendu possible le livre de Darmon et Derai. Disons, en tout cas, que le travail des enquêteurs s’en est trouvé facilité. A l’Elysée comme à la chancellerie, on ne craint plus de faire feu à volonté. Impitoyable avec Dati, le livre est en revanche très indulgent pour Nicolas Sarkozy. Victime innocente d’une imposture, le chef de l’Etat apparaît comme étranger au fiasco dont il est le principal responsable. N’est-ce pas lui qui, en octobre 2007, disait à Michel Drucker sa fierté d’avoir imposé «Rachida» à des magistrats qu’il comparait à des «petits pois» formatés et «sans saveurs» ? Content de lui, le chef de l’Etat avait confié, lors de la même émission, que Rachida Dati avait «pleuré toute la journée» après l’annonce de sa nomination. Ce ministère commençait bien mal…
(Libé)

dimanche 22 février 2009

Opinie: Liever geen God op school

"Het is al te eenvoudig om de steen te werpen naar de leerkacht die, geconfronteerd met een vijandige klas, gevoelige materie liever niet onderwijst."© Ajsch

Brussel - Honderd vijftig jaar na het verschijnen van On the origin of species heeft de evolutietheorie het hard te verduren. De oorzaak? Overtuigingen die van God de schepper maken van alles, ook van de mens. Leerlingen, hoofdzakelijk moslims, maar ook leraars, weigeren de wetenschappelijke theorie van Darwin te onderschrijven. Daar kun je moeilijk onverschillig bij blijven, vindt Nadia Geerts.

door Nadia Geerts, filosofe, lerares en publicatiedirecteur

De weerstand ten aanzien van de evolutietheorie, waarover we ons terecht zorgen moeten maken, is een stap terug, weg van de rede, weg van de rationaliteit als instrument om de wereld te begrijpen. Een rede die, in het beste geval, ondergeschikt wordt aan de ‘waarheden’ die door heilige teksten worden geproclameerd.
Erger nog is het als die rede in diskrediet wordt gebracht als was ze het product van een westerse, blanke en niet-godsdienstige beschaving.

De school is de plek bij uitstek voor kennisoverdracht, om te leren nadenken. De menselijke kennis wordt steeds omvangrijker. Het is meer dan ooit een illusie om alles te kennen. Op zo’n ogenblik is precies het leren nadenken een fundamentele opdracht van de school.
Denken wil dan zeggen: elk vooroordeel, elk a priori of dogma weigeren, en zich open opstellen voor alle domeinen van de kennis.

Denken wil dan zeggen: methodes leren kennen waardoor we, ons hele leven lang, kunnen leren en bijleren. Niet om het plezier van de steriele kennis, wél om in te zien dat de wereld steeds complexer wordt. Het is een complexiteit die veel leerlingen weigeren te aanvaarden. Het is eenvoudiger om zwart-wit te denken, om de wereld op te delen in ‘wij’ en ‘zij’.
Wat moet er dan gebeuren?
1
Klassen beter mengen om tot meer diversiteit te komen. Als een meerderheid van de klas moslim is, dan ligt het niet voor de hand om een cursus te onderwijzen die in strijd is met een religieus dogma. En het is al te eenvoudig om de steen te werpen naar de leraar die, geconfronteerd met een vijandige klas, gevoelige materie liever niet onderwijst. We moeten dus een strijd voeren tegen gettoscholen. Elke school zou een spiegel moeten zijn van de samenleving waarvan ze deel uitmaakt.
2
De wetenschappelijke methode onderwijzen. De autoritaire leerkracht heeft afgedaan. Een leraar kan niet meer verwachten dat zijn woorden ontegensprekelijk en heilig zijn. En dat is maar goed ook. Het gaat er dus in de eerste plaats om uit te leggen hoe de wetenschappelijke methode tot stand komt, wat het statuut van de ‘waarheid’ is in de wetenschap: altijd voorlopig, altijd falsifieerbaar, maar altijd met dezelfde rationele instrumenten. Want neen, het gaat niet om ‘geloven’ in Darwin zoals men in God gelooft. Het gaat erom een theorie te aanvaarden die adequaat is, vanuit wetenschappelijk oogpunt, omdat ze strookt met een bepaalde waarheid. Zoiets kan uiteraard alleen een beginpunt zijn, geen eindpunt.
3 
De tweeledige logica weigeren (“ofwel gelovig, ofwel evolutionist”). Elke gelegenheid aangrijpen om over wetenschappers te praten die – ondanks hun geloof – hun visie op de wereld hebben herzien nadat zijzelf of anderen ontdekkingen hadden gedaan, zonder dat ze van hun geloof zijn gevallen of ‘verraders’ zijn geworden. Aanvaarden dat de leraar graantjes zaait die niet in één dag tot wasdom komen, en aanvaarden dat de weg naar de rede lang is en bezaaid ligt met obstakels, voor iedereen. Ik herinner me hoe een moslimleerlinge van het eerste middelbaar me, met een bewonderenswaardige maturiteit, zei hoe moeilijk ze het vond om te kiezen tussen wat men haar thuis vertelde en waarin ze geloofde, en wat men haar tijdens de les wetenschappen had aangeleerd en wat volgens haar hout leek te snijden. Dat meisje was op de goede weg: die van de complexiteit.
4 
Het vrije denken (de laïcité) promoten, in het bijzonder in scholen. Dat is niet hetzelfde als ‘atheïsme’, maar wel: de scheiding van het godsdienstige en het wereldlijke. De aanwezigheid van godsdienst op school dus slechts aanvaarden als element van de menselijke cultuur, die net zoals elke andere culturele productie bestudeerd kan worden. Die godsdienst mag in een schoolomgeving geen aanspraak maken op het statuut van de onweerlegbare waarheid.
Het is daarom dringend nodig dat de godsdienstlessen en de lessen moraal vervangen worden door een gemeenschappelijke cursus voor alle leerlingen, waarin het oefenen van de kritische zin een centrale rol speelt en waar burgerschap, godsdiensten en filosofie het onderwerp zijn van een oefening in de rede.
(Brussel deze Week)

samedi 21 février 2009

Een tweede stem voor meer samenhang

Brussel - Sven Gatz (Open VLD) pleit ervoor de Brusselaar een dubbele stem te geven. Brusselaars zouden zo de kans krijgen op een politicus te stemmen van de andere taalgroep. Gatz hoopt dat zijn systeem ingang vindt na de gewestverkiezingen van juni.

Vele Franstalige kinderen zitten in Brussel op een Nederlandstalige school. Nederlandstaligen sporten dan weer met andere Brusselaars in Franstalige clubs. Het leven in Brussel verloopt dus niet altijd in keurig afgebakende taalgroepen. Toch kunnen Brusselaars alleen stemmen voor Nederlandstalige of Franstalige politici.

"Ik wil de Brusselaar ook een tweede stem geven," legt Gatz uit. "Bij verkiezingen kan men dan op een Nederlandstalige kandidaat stemmen en heeft men bijkomend ook de mogelijkheid - het is geen verplichting - om op een Franstalige kandidaat te stemmen. Zo krijgen we een generatie Brusselse politici die stemmen halen uit beide taalgroepen."

Gatz heeft een voorstel van bijzondere wet klaar om de Brusselwet te wijzigen. Een tweede, vrije stem moet volgens hem de samenhang tussen de Brusselaars versterken. Aan de gewaarborgde vertegenwoordiging van de Nederlandstaligen in Brussel wordt niet geraakt, zegt Gatz.

Maar gaan de Franstalige kiezers niet te sterk bepalen welke Nederlandstaligen een zitje krijgen? "Daar heb ik een technische oplossing voor. Ik wil dat de tweede stem maar voor de helft doorweegt. Het aantal tweede stemmen telt dan voor maar een derde mee in die taalgroep. Het klinkt ingewikkeld, maar dat kan een ingebouwde drempel zijn," zegt Gatz.

Dat de Brusselaars twee stemmen zouden krijgen en de Vlamingen en Walen maar één, maakt volgens Gatz niks uit. "We zijn Vlaanderen of wallonië niet. Wij zijn een meervoudig gewest met verschillende talen en culturen. Daarom hebben wij ook niet hetzelfde kiessysteem nodig als in Vlaanderen of Wallonië."
(brussel deze Week)

Caricature d’Obama : excuses du New York Post

Le New York Post s’est excusé pour la publication de la caricature associant Barack Obama à un singe. Le journal a reconnu que le dessin a été perçu par certains comme une «expression légèrement voilée de racisme».

La caricature publiée mercredi dans le tabloïd new-yorkais a notamment scandalisé certains défenseurs des droits civiques, qui ont organisé une manifestation jeudi devant le siège de News Corp., propriétaire du Post.

Le dessin représente un policier qui vient d’abattre un singe, faisant référence à un chimpanzé tué lundi par la police dans le Connecticut (nord-est) après avoir grièvement blessé une femme. Un autre collègue dit alors : « ils vont devoir trouver quelqu’un d’autre pour rédiger le prochain plan de relance ».

Dans un éditorial sous le titre : « ce dessin », le Post déclare que la vignette « visait à se moquer d’un plan de relance fédéral maladroitement rédigé. Point ». « Mais cela a été interprété autrement --comme une représentation du président Obama, comme une expression légèrement voilée de racisme », poursuit le journal dans cet éditorial mis en ligne sur son site internet. « Ce n’était certainement pas son intention. Nous nous excusons auprès de ceux qui ont été offensés par l’image », ajoute le texte.

Des centaines de manifestants ont protesté jeudi contre le dessin qui, selon le révérend Al Sharpton, militant des droits de l’homme et président de l’association « Réseau national d’action », est une référence raciale au président Barack Obama, premier président noir des Etats-Unis.
(afp)

vendredi 20 février 2009

Sans-papiers in VUB-parking beginnen hongerstaking

Elsene - De 116 mensen zonder papieren, die al sinds begin december van vorig jaar in een parking op de campus van de Vrije Universiteit Brussel verblijven, zijn sinds begin deze week in hongerstaking. Ze protesteren zo tegen het feit dat er geen onderhandelingen meer lopen met de federale regering over hun regularisatie. De rector van de universiteit vraagt ondertussen de actie te stoppen en zegt een hongerstaking geen gepast actiemiddel te vinden.

Na vier dagen begint de hongerstaking zijn tol te eisen: de sans-papiers zijn de uitputting nabij. Het leven van de afgelopen periode in de kille parkeergarage van de VUB laat zijn sporen na. De actievoerders voelen zich ziek, ze hebben hoofdpijn en ze zijn verzwakt.

De hongerstaking is hun laatste poging om opnieuw onderhandelingen op te starten met de federale regering over hun regularisatie. Het migratiebeleid is immers op de politieke achtergrond geraakt. In prille verkiezingsperiode zetten de asielzoekers nu alles op alles om hun probleem aan te kaarten, ondanks de risico's van hun actie.

"Het is misschien een beetje drastisch, maar de mensen zonder papieren hebben dit in overleg besloten," legt Arno De Cauwer, student politieke wetenschappen uit. "Ook binnen de groep zijn er mensen die er niet zo achter staan, evenals een aantal studenten, omdat het ook een verkeerd effect kan hebben."

De meeste van de mensen zonder papieren wachten al maanden op een duidelijk antwoord. Ze zijn de wanhoop nabij. "Ik wil graag papieren, want ik heb geen familie," klinkt het bij Lucie Sondele, een van de hongerstakers. "Ik heb hier niets."

Voor de hongerstakers tikt de klok. Maar de vraag is of dit een regularisatie zal versnellen? Actievoerder Abdessamad Asseddik: "We weten niet of er voor de verkiezingen nog een oplossing kan komen. Minister Turtelboom blokkeert alles. Ofwel neemt ze ontslag, ofwel laat ze het dossier door iemand anders afhandelen."

Geen gepast actiemiddel
Op de VUB was niemand vooraf op de hoogte gebracht van de hongerstaking. De directie is dan ook niet te spreken over de actie en spreekt van een vertrouwensbreuk. De universiteit blijft bij haar standpunt dat de regering met een oplossing moet komen, maar vindt een hongerstaking geen gepast actiemiddel. De rector van de VUB vraagt dan de sans-papiers hun actie stopzetten.
(Brussel deze Week)

Immigration africaine : une goutte d'eau selon l'Ined

On est très loin des prédictions apocalyptiques de Jacques Chirac sur les Africains prêts à «inonder le monde» compte tenu de leur natalité galopante. L'immigration d'origine subsaharienne est «très minoritaire» en France, et après un «pic» en 1997-1998, elle diminue, révèlent David Lessault et Cris Beauchemin, deux géographes, dans le numéro de janvier de la revue de l'Institut national d'études démographiques (Ined), Population et sociétés. «En 2004, estiment ces chercheurs, les Subsahariens ne représentent qu'un peu plus d'un dixième de l'ensemble des immigrés en France (12%). Ils sont trois fois moins nombreux que les Maghrébins ou les Européens».
Sur les quarante dernières années, le nombre des Subsahariens s'est toutefois accru. Lors du recensement de 1962, ils étaient 20 000 en France contre 570 000 en 2004, soit une multiplication par 27. «L'augmentation est certes spectaculaire mais on partait de très bas», relativisent David Lessault et Cris Beauchemin.
En 1997-1998, l'opération de régularisation du gouvernement Jospin a provoqué un pic de régularisations. Pour les chercheurs, «cette hausse subite n'indique pas un surplus d'entrées», mais une augmentation du nombre de titres délivrés à des personnes présentes sur le territoire depuis plusieurs années. Les Africains auraient profité de cette opportunité pour sortir de la clandestinité. Tous pays confondus, ils ont alors représenté 40% des régularisés, soit 30 600 personnes. C'est peu, affirment en substance David Lessault et Cris Beauchemin. «Contrairement à l'image donnée couramment par les médias, les immigrés originaires d'Afrique subsaharienne ne constituent pas le gros des irréguliers», affirment-ils. Et d'ajouter que «quelle que soit la période considérée, aucun pays d'Afrique subsaharienne ne figure dans le trio de tête des bénéficiaires des régularisations». Dans l'ordre, Algérie, Maroc, Chine.
En réalité, les Africains migrent peu en dehors de leur continent, affirment encore ces géographes. Lors d'un colloque sur le sujet organisé début février à Dakar, David Lessault a cité les résultats du recensement de 2002 au Sénégal: «170 000 Sénégalais sont partis à l'étranger entre 1997 et 2002 (de façon régulière ou irrégulière). C'est à peu près l'équivalent de la population de la ville sénégalaise de Saint-Louis mais cela correspond à un taux d'émigration de 1,8%».
Dans Population et sociétés, les deux chercheurs soulignent que neuf réfugiés sur dix restent en Afrique, en général dans un pays voisin du leur. La minorité qui émigre choisit prioritairement l'Europe (à 63%) loin devant l'Amérique du Nord (31%). Mais, au sein de l'Europe, la France n'est plus la destination prioritaire. Elle est passée du premier rang au deuxième. L'Espagne et l'Italie figurant parmi les nouvelles destinations en vogue.
Lors du colloque de Dakar, David Lessault et Cris Beauchemin se sont interrogés sur les raisons de l'«extraordinaire visibilité de l'émigration subsaharienne dans les discours publics» en Europe. L'affirmation de Jacques Chirac en témoigne. Pour Cris Beauchemin, «les décideurs publics ont très fortement intériorisé l'idée que les migrants sont des miséreux et, comme l'Afrique, incarnent la misère dans le monde. On imagine, par association d'idées, que forcément il y a beaucoup de départs de l'Afrique». Or, l'équation «pauvreté = émigration vers le Nord» n'est pas démontrée, renchérit David Lessault. Comprendre que ce ne sont pas les plus miséreux qui émigrent. Selon lui, «les ménages avec migrants sont sous-représentés dans les classes les plus pauvres et sur-représentés dans les ménages les plus riches». «Pour préparer un départ vers le Nord, il faut une certaine somme d'argent», ajoute-t-il.

Par ailleurs, ces immigrés sont d'autant plus visibles en Europe qu'ils sont «noirs et souvent concentrés dans certains quartiers, certaines villes».

Enfin, «le caractère spectaculaire de l'émigration subsaharienne» clandestine, avec ces «images de pirogues qui débordent ou de corps échoués sur les plages», a marqué les esprits. Car, comme le souligne David Lessault, «on n'a pas l'équivalent de ces migrations spectaculaires pour les autres flux migratoires venant d'Asie» ou d'ailleurs dans le monde.
(Hexagone)

Le film «Slumdog Millionaire» exaspère l’Inde

ap

Le film «Slumdog Millionaire», qui triomphe en Occident et est favori pour les Oscars, n’attire pas les foules en Inde et exaspère un pays qui déteste les projecteurs braqués sur son immense pauvreté.

«Slumdog Millionaire devrait être considéré comme l’un des plus gros fantasmes gratuits imaginés sur l’Inde au 21e siècle » fustige le réalisateur K. Hariharan, dans une tribune titrée «Orientalisme pour un marché mondialisé», publiée cette semaine par le journal The Hindu. « Pour la majorité des spectateurs occidentaux écrasés sous le poids de la crise économique mondiale, ce conte de fée sur la face la plus sordide de l’Inde devrait certainement servir de catharsis orgiaque», s’insurge-t-il.

Le long-métrage du Britannique Danny Boyle a remporté de nombreux trophées aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, pourrait rafler dimanche l’Oscar du meilleur film et s’approche des 100 millions de dollars de recettes en Amérique du Nord.

Mais l’Inde – aux ambitions de superpuissance et si fière de sa phénoménale croissance – ne goûte guère ce que la presse qualifie de « pornographie de la pauvreté » dans un pays où 455 millions d’habitants survivent chacun avec moins de 1,25 dollar par jour.

Une émission de télévision demandait même récemment si « vendre la misère en Inde » n’était finalement pas le meilleur moyen de percer en Occident.

La superstar de Bollywood, Amitabh Bachchan, a également dénoncé un film révélant la « face sombre » de cette « Inde qui brille » : misère, violence, mafia, drogue ou corruption.

Tout au contraire, « c’est l’histoire du triomphe d’un héros, un moins que rien des bidonvilles qui s’en sort contre toute attente », s’est défendu, dans un entretien à l’AFP, Vikras Swarup, l’auteur du roman « Q&A » à l’origine du film.

Flop en Inde
Mais ce conte de fée moderne – le destin d’un jeune Indien illettré d’un bidonville de Bombay remportant le jeu télévisé « Qui veut gagner des millions » – attire à peine les classes aisées urbaines anglophones dans les multiplexes. Et la version en hindi, « Slumdog Crorepati », est un flop commercial dans les petites salles des campagnes.

En comparant « Slumdog Millionaire » au célèbre « Salaam Bombay » de Mira Nair, le critique cinématographique Kishwar Desai se demande « pourquoi un film aussi médiocre est accueilli avec tant de ferveur (en Occident), 20 ans après un bien meilleur long-métrage ». « Salaam Bombay est choquant, réel et totalement authentique », alors que « Slumdog Millionaire n’est qu’une vision superficielle et artificielle de l’Inde », estime M. Desai. « Le film de Nair est vraiment indien : il a du coeur. Pour compatir avec ceux qui vivent dans une misère noire en Inde, il faut un réalisateur indien plutôt que britannique », tranche-t-il.

D’ailleurs, «Slumdog Millionaire» ne plaît pas non plus aux pauvres, qui n’apprécient pas le titre «chien de bidonville».

Le représentant d’une association d’habitants d’un bidonville du Bihar, Tapeshwar Vishwakarma, a porté plainte fin janvier contre la vedette indienne Anil Kapoor et le compositeur de la bande originale, A.R. Rahman, au motif que le film « violerait » les droits de l’Homme et la « dignité » des miséreux.

«M. Vishwakarma ne s’attend à rien de bon venant d’un réalisateur britannique, puisque ses ancêtres nous qualifiaient déjà de ’chiens’ », avait alors expliqué son avocat, Shruti Singh, en allusion à la colonisation britannique de l’Inde jusqu’en 1947.

Les centaines de milliers d’habitants de Dharavi à Bombay, le plus grand bidonville d’Asie, où a été tournée une partie du film, sont plutôt indifférents : « Un film est un film. C’est pour faire rêver », répond Raju Walla, 38 ans, au seuil de son logement de fortune où s’entassent 21 personnes. « Slumdog Millionaire est très différent de la réalité», dit-il.
(afp)

jeudi 19 février 2009

Un caricaturiste du New York Post dérape sur Barack Obama

AP/Sean Delonas

Barack Obama n'a pas prêté serment depuis un mois qu'un tabloïd américain dérape. Le New York Post a déclenché une polémique en publiant, mercredi 18 février, une caricature d'un de ses dessinateurs vedettes, Sean Delonas, suggérant que le plan de relance de l'économie aurait été préparé par un singe.

Le dessin représente un policier qui vient d'abattre un singe et dit à son collègue: "Ils vont devoir trouver quelqu'un d'autre pour rédiger le prochain plan de relance." Le dessin fait référence à un chimpanzé tué lundi dans la ville de Stamford, dans le Connecticut, après qu'il eut gravement blessé une femme.

Le révérend Al Sharpton, militant des droits de l'homme et président de l'association Réseau national d'action, s'interroge sur une éventuelle référence raciste au président Barack Obama. "La caricature publiée dans le New York Post pose problème parce que dans l'histoire des attaques racistes contre les Noirs américains, ils ont souvent été comparés à des singes", proteste dans un communiqué le révérend Sharpton.

"Le plan de relance est la première victoire législative du président Barack Obama, premier président américain noir, et il lui restera associé. Est-ce que la vignette insinue que le plan a été rédigé par un singe?", poursuit Al Sharpton, rappelant que le dessinateur du Post a déjà été accusé de racisme. Le gouverneur de l'Etat de New York, David Patterson estime que le New York Post devrait expliquer ce qu'il a essayé de dire dans sa caricature, relève le New York Times. Le site Gawker s'attarde sur le passif du caricaturiste, en publiant une sélection de dix de ses "œuvres" les plus représentatives. Sur CNN, Barbara Ciara, présidente de la National Association of Black Journalists, estime que le journal a fait preuve d'un "sérieux manque de discernement" en publiant cette caricature.

Dans un communiqué, la rédaction en chef du Post — quotidien qui appartient au magnat de la presse Rupert Murdoch — a défendu le dessin. "Il s'agit d'une parodie d'actualité, avec un dessin représentant l'abattage d'un chimpanzé violent dans le Connectitut, et l'auteur se moque d'une manière générale des efforts de Washington pour ranimer l'économie", a estimé le quotidien, qui a accusé le révérend Sharpton "d'opportunisme".
(le monde)

Des clandestins se révoltent sur l'île italienne de Lampedusa

REUTERS/HO Au cours d'affrontements, le 18 février, entre immigrés et forces de l'ordre, un des quatre pavillons du Centre d'identification et d'expulsion de Lampedusa, en Italie, a été incendié.

Le calme est revenu dans le Centre d'identification et d'expulsion (CIE) de l'île de Lampedusa, théâtre, mercredi 18 février, de violents affrontements entre immigrés et forces de l'ordre. Le bilan est d'une cinquantaine de blessés légers. Certains ont dû être hospitalisés après avoir été intoxiqués par la fumée de l'incendie de l'un des quatre pavillons.
Un nuage apparemment toxique s'est dégagé, ce qui a ravivé la colère des habitants de cette île située au sud de la Sicile. Depuis un mois, ils protestent contre la transformation de cette vieille caserne en véritable prison avec presque 900 immigrés, soit le double de ce qu'elle pourrait accueillir.

Selon la reconstitution des événements faite par Girolamo Fazio, le préfet de police d'Agrigente, un groupe d'immigrés auraient tenté de forcer un portail du Centre. Repoussé par des policiers et carabiniers, le groupe aurait alors lancé contre les forces de l'ordre tout ce qu'ils pouvaient arracher des structures puis auraient déclenché un incendie avec des matelas et des coussins. La vingtaine d'immigrés responsables des violences ont été arrêtés et devaient être transférés à la prison d'Agrigente. La grève de la faim que font une centaine de Tunisiens contre leur expulsion annoncée serait à l'origine des incidents : une rixe entre eux et les autres immigrés aurait en effet dégénéré en bataille rangée avec les forces de l'ordre.

31 000 CLANDESTINS ARRIVÉS À LAMPEDUSA EN 2008
La plus grande partie des clandestins arrivant sur les côtes italiennes, 31 000 rien qu'en 2008, passent désormais par l'île de Lampedusa. Le gouvernement a transformé ce qui était jusqu'ici un centre d'accueil en Centre d'identification et d'expulsion. Les immigrés ne sont plus, comme par le passé, transférés rapidement vers d'autres centres de rétention italiens, où ils recevaient souvent un ordre d'expulsion non exécutoire avant de disparaître dans la nature.

Désormais, les clandestins restent à Lampedusa d'où ils sont expulsés après leur identification. Du coup, le rêve italien de ces immigrés s'achève souvent sur l'île, en particulier pour les ressortissants de pays qui, comme la Tunisie récemment, ont signé des accords de rapatriement avec l'Italie.

Pour toutes ces raisons, la situation est devenue explosive. Le 25 janvier, 700 immigrés avaient réussi à s'échapper du centre pour rejoindre la population locale en révolte contre le changement de la structure. Selon le maire de Lampedusa, Bernardino De Rubeis, l'île est en passe de devenir "le Guantanamo d'Italie". Ce qui est arrivé mercredi relève, selon lui, de la faute du gouvernement : "Les immigrés sont exaspérés et les conditions de sécurité ne sont plus assurées." Des accusations relayées par des syndicats de police : selon Claudio Giardullo, du SILP-CGIL, "la révolte était inévitable parce que tenir 900 étrangers dans une structure qui peut en contenir pas plus que la moitié transforme le tout en une sorte de giron infernal". Le Haut commissariat pour les réfugiés fustige aussi le nouveau statut du centre, qui auraient engendré un "déséquilibre dans un système jusqu'ici rodé de gestion du flux d'immigrés".
(le monde)

'Emir Kir wordt waarschijnlijk burgemeester van Sint-Joost'

Brusselse staatssecretaris Emir Kir (PS)

Sint-Joost-ten-Node - Emir Kir staat op het punt burgemeester van Sint-Joost-ten-Node te worden. Zo wordt hij de eerste allochtone burgemeester van het land. Dat zegt Knack op zijn website.

Volgens goedgeïnformeerde bronnen binnen de PS zou Kir over een week burgemeester worden. De huidige burgemeester van Sint-Joost, Jean Demannez, wordt dan de nieuwe gouverneur van Brussel.

Emir Kir, die met de gemeenteraadsverkiezingen meer voorkeurstemmen haalde dan Demannez, had al laten weten dat hij graag burgemeester wilde worden. Maar interne afspraken bij de PS leken roet in het eten te gooien. Maar nu zou er toch eensgezindheid bestaan over het burgemeesterschap van Kir.

Emir Kir is nu Brussels staatssecretaris voor Openbare Netheid, Monumentenzorg en Landschappen.
(Brussel deze Week)

Le prix de la meilleure caricature à Krol

Pierre Kroll remporte le prix de la meilleure caricature au Press Cartoon Belgium, dont le jury était présidé cette année par Guy Verhofstadt.

Kroll a remporté ce mercredi, le prix de la meilleure caricature, décerné par le Press Cartoon Belgium. Ce prix, dôté d’une somme de 6000 euros, célèbre cette année son dixième anniversaire. Pour l’occasion, le jury était présidé par Guy Verhofstadt et composé de tous les présidents de partis belges.

Kroll a remporté le prix de la meilleure caricature pour son dessin « Mais où est passé Maurice Lippens », paru le 4 décembre 2008 dans Le Soir montrant Maurice Lippens terré dans une cachette, comme Saddam Hussein lors de son arrestation.

Kroll avait déjà remporté le Press Cartoon en 2006. Chaque année, depuis 1999, le PCB récompense les meilleurs dessins de la presse belge.

mercredi 18 février 2009

Ouders willen twee weken aan schoolpoort kamperen

Twee kampeerwagens en drie tenten voor de poort van het Sint-Jan-Berchmanscollege © tvb

Brussel-Stad - Aan het Sint-Jan-Berchmanscollege staan nu al ouders aan te schuiven om hun kind in te schrijven in de basisschool. Er staan al twee kampeerwagens en drie tenten. Nochtans starten de inschrijvingen pas binnen twee weken.

Op 2 maart start de tweede inschrijvingsperiode voor het Brussels Nederlandstalig lager onderwijs. En het aantal plaatsen op het Sint-Jan-Berchmanscollege zijn zeer beperkt. In het eerste leerjaar zijn nog elf plaatsen vrij, in het tweede leerjaar nog twee, en in het vijfde leerjaar zestien plaatsen. Alle andere klassen zitten al helemaal vol.

De ouders zullen dus geduld moeten oefenen, zij moeten maar liefst twaalf dagen aan de schoolpoort kamperen, de Krokusvakantie inbegrepen.
(brussel deze week)

Traque aux sans-papiers dans une communauté Emmaüs

Emmaüs y voit une «grave atteinte au principe de l'accueil inconditionnel» des plus pauvres garanti par Nicolas Sarkozy. Cet après-midi, 17 février, la police a perquisitionné les locaux de la communauté Emmaüs de Marseille Pointe-Rouge pour y prendre les «dossiers des compagnons ayant des noms à consonnance étrangère», raconte

Teddy Roudaut, le chargé de communication d'Emmaüs France.

Tout commence par l'arrestation hier, à l'extérieur des bâtiments, d'un sans-papiers accueilli par cette communauté. Convoqué ce mardi par la police, le responsable du centre Pointe-Rouge s'y rend et est placé en garde-à-vue puis libéré quelques heures plus tard sans savoir si des charges vont être retenues contre lui. Sur décision du parquet de Marseille, une perquisition a lieu, dans le même temps, dans la dite communauté afin de recenser la présence d’éventuels compagnons sans-papiers.

A Emmaüs France, la nouvelle scandalise. «Le rôle des communauté est d'accueillir les personnes qui sont dans la misère sans leur demander leurs papiers», déclare Teddy Roudaut.

Cette affaire a un précédent, plus grave: le 29 août 2007, la police avait pénétré à l'intérieur du centre Emmaüs de Foulain, près de Dijon (Côte d'Or), pour contrôler l'identité des compagnons. Un Tchadien, un Arménien, un Ukrainien et un Congolais avaient été interpellés, emmenés au centre de rétention du Mesnil-Amelot, près de l'aéroport de Roissy, en région parisienne, puis relâchés. Le président d'Emmaüs France avait alors adressé un courrier au ministère de l'Intérieur pour condamner ces pratiques.

Quelques mois plus tard, le 17 octobre 2007, Nicolas Sarkozy avait prononcé, devant le Conseil économique et social, un discours dont l'association Emmaüs se revendique aujourd'hui. «Quand quelqu'un est dans la rue, on ne va pas lui demander ses papiers», avait alors déclaré le chef de l'Etat. Se disant favorable à un accueil «inconditionnel» en centre d'hébergement d'urgence, Sarkozy avait conclu par ces mots: «Toute autre politique est absurde et n'aura donc pas mon soutien».
(Catherine Coroller)

mardi 17 février 2009

Les étrangers en rétention de nouveau entassés à Mayotte

Record battu. Le 13 février, 251 personnes étaient enfermées au Centre de rétention administrative (CRA) de Mayotte pour une capacité théorique de 60 places. Soit, dans le détail, 65 femmes, 120 hommes, 46 mineurs âgés de plus de 2 ans, 17 mineurs de moins de 2 ans, et 3 gardés-à-vue.

Cet épisode rappelle celui révélé, en décembre, par Libération. Nous avions alors mis en ligne sur notre site Internet une vidéo tournée par un agent de la Police aux frontières (PAF) à l'intérieur de ce même CRA. On y voit des dizaines d’hommes entassés dans une pièce dont la grille est fermée à double tour. Et à quelques mètres, tout près des poubelles où se trouvent les restes du repas, des femmes et des enfants couchés sur des matelas de fortune. Ces images avaient suscité une forte émotion. Et Amnesty International avait exigé des autorités françaises qu'elles "mettent un terme aux conditions de rétention, indignes et inhumaines".

La préfecture avait alors affirmé que la situation, le 22 octobre, date à laquelle la vidéo avait été tournée, était "exceptionnelle". C'est "le seul jour, sur les quatre derniers mois, où le chiffre de 200 retenus a été dépassé", s'était-elle défendue. Selon elle, les autorités comoriennes, d'où sont originaires la plupart des clandestins, avaient à l'époque "compliqué", voire même "interdit à plusieurs reprises" les opérations de reconduite.

Dans une interview à Libération, Yves Jego, le secrétaire d’Etat chargé de l’Outre-Mer, avait reconnu que "les conditions de rétention dans ce dernier centre (celui de Mayotte, ndlr) ne sont pas acceptables".

Depuis, le gouvernement a fait faire des travaux de rénovation. Un espace de restauration collectif a été créé, ainsi qu'un espace pour les enfants et un troisième pour les femmes. De plus, des cloisons ont été édifiées pour isoler les différentes parties du centre, notamment les sanitaires et les douches. "Ils permettent aux personnes retenues de séjourner dans des conditions nettement améliorées par rapport à la situation antérieure", affirme le secrétariat d'Etat sur son site Internet.

Sauf que le score de 251 retenus excède de loin les capacités d'accueil de ce CRA. Toujours sur Internet, Yves Jego clame pourtant "son attachement à des conditions de rétention respectueuses de la dignité humaine."
(hexagone)

Peeters met fin au dialogue communautaire

Le ministre-président flamand Kris Peeters a enterré le dialogue communautaire, après les propos du président du MR, Didier Reynders, qui avait déclaré auparavant qu’aucun accord ne serait signé avant les élections de juin prochain.

Si l’avis exprimé par le président du MR Didier Reynders est celui de tous les partis francophones, le dialogue de Communauté à Communauté n’a plus de sens, a dit lundi en fin d’après-midi le ministre-président du gouvernement flamand Kris Peeters (CD&V). Il soumettra rapidement à l’ensemble de la délégation flamande au dialogue la question de savoir s’il y a lieu de tout arrêter.

Il réagissait ainsi aux déclarations du président du MR lundi midi.

Celui-ci a notamment indiqué que pour son parti il n’est pas question pour lui d’échanger le respect des principes contre de l’argent faisant ainsi allusion à la nomination des trois bourgmestres francophones de la périphérie que l’autorité flamande refuse de nommer.

« Nous ne sommes pas des acharnés de la réforme », a-t-il dit, lançant : « On ne va pas se lancer dans un débat où les francophones seront disposés à échanger de l’argent contre des principes ».

Didier Reynders a rappelé : « On peut déjà parler sur certains dossiers comme l’emploi où il existe une note Marcourt/Vandenbroucke (les ministres socialistes wallon et flamand de l’emploi) mais il faudra aussi s’occuper du sort de Bruxelles. Je respecte la grande expérience de Philippe Moureaux (membre PS du Dialogue) mais je ne lui fais pas confiance quand il s’agit de défendre Bruxelles ».

« Le dialogue n’a plus de sens »
Il a encore ajouté qu’il s’étonnait de l’attitude de certains qui veulent déjà des résultats avant que ne se tienne une réunion. Il a rappelé qu’il avait lui-même proposé en décembre dernier une réunion de tous les présidents de partis (francophones et néerlandophones). « J’ai dû constater que cela n’a pas été possible », a-t-il ajouté.

« Il n’y a pas de la part du MR d’engagement clair à conclure rapidement des accords partiels », a encore dit M. Peeters.

« Si c’est la position de l’ensemble des partis francophones, le dialogue n’a plus de sens » « J’ai toujours dit que le dialogue ne pouvait pas être un lieu où on ne faisait que parler. Pour le relancer, il avait été convenu que des accords partiels seraient rapidement conclus et qu’on ne parlerait pas de BHV ou des trois bourgmestres de la périphérie. J’avais reçu des assurances en ce sens », a encore dit M. Peeters.

« J’entends que les francophones ne veulent pas conclure d’accord partiel » avant les élections. « Le dialogue communautaire n’a plus de sens », s’est exclamé Kris Peeters sur la radio Een ce lundi.

« Peeters veut réunir il doit parler avec les autres »
« Si M. Peeters veut réussir, il doit parler avec les uns et les autres et convoquer une réunion », a commenté la présidente du CDH Joëlle Milquet en réaction aux déclarations de Kris Peeters. « La reprise du dialogue ne se fera pas à coup de communiqués après le gouvernement flamand », a-t-elle ajouté.

Elle a rappelé qu’un point de l’accord de gouvernement – accepté par tous les partis francophones y compris Ecolo – prévoit qu’on discute et qu’on tente d’arriver à des accords partiels mais que cela n’impliquait pas nécessairement des votes avant les élections. Il a aussi été convenu que BHV et la problématique bruxelloise en général seraient abordés dans un groupe de travail qui ne doit pas conclure avant les élections de juin.

Le PS souhaite négocier
Le PS a fait part de son souhait de poursuivre les négociations institutionnelles. Dans le climat actuel, de nouvelles tensions institutionnelles seraient « indécentes » et « irresponsables », a expliqué le président Elio Di Rupo dans un communiqué.

Le PS dit ne pas comprendre la méthode du ministre-président flamand, Kris Peeters, qui exige des accords avant même d’avoir entamé les discussions. « Si Kris Peeters souhaite vraiment obtenir des avancées institutionnelles, il doit avant tout écouter ce que ses partenaires, tant du Nord que du Sud, ont à dire », a souligné M. Di Rupo.

Aux yeux des socialistes, l’heure n’est plus aux conditions et aux préalables. « Puisque tout le monde semble en tout cas d’accord pour discuter, alors osons aborder ces négociations sereinement et rapidement ! », a demandé M. Di Rupo.
(le soir avec Belga)

lundi 16 février 2009

L'Arabie saoudite parie sur l'ouverture

Le roi Abdallah d'Arabie vient de remanier son gouvernement de façon spectaculaire en faisant le pari de l'ouverture et de la modernisation. Il a congédie samedi des personnalités ultraconservatrices, notamment des responsables religieux ayant la haute main sur le pouvoir judiciaire, pour les remplacer par des libéraux. Pour la première fois, une femme entre au gouvernement.

Le chef ultraconservateur de la redoutable Commission pour la Promotion de la Vertue et la Prévention du Vice, cheikh Ibrahim al-Gheith a été limogé et remplacé par Abdel Aziz al-Houmain.
Le puissant chef de la Magistrature, Cheikh Saleh al-Louhaiden a été remplacé par le chef sortant du Majlis al-Choura. Depuis quarante ans a son poste, Cheikh Louhaiden avait déclaré en septembre que les propriétaiures des chaines satellites montrant des émissions "immorales" devaient être tués. Il était accusé de bloquer les réformes.
Mme Noura al-Fayez a été nommée vice ministre de l'Education. C'est une première dans le royaume, où les femmes n'ont pas le droit de travailler, de voyager sans l'autorisation de leur mari ou de se marier sans l'autorisation de leur père.
Les changements concernent aussi le gouverneur de la Banque centrale, le président de la Commission des droits de l'Homme et plusieurs responsables de la Justice.
L'ancien gouvernement était en place depuis février 2005, avant l'accession d'Abdallah au trône, en août. Les nominations n'ont pas touché les grands ministères, Défense, Affaires étrangères, Intérieur, Finances, Pétrole, aux mains de la famille royale.

"C'est un tournant. C'est le plus grand changement survenu dans le pays en 20 ans", a déclaré à l'AFP Mohammad al-Zulfa, membre du Majlis al-Choura (Conseil consultatif).

Ces changements interviennent au moment où le royaume s'apprête à traverser une période de transition incertaine. Le prince héritier, Prince Sultan, ministre de la Défense, est gravement malade tandis que le roi a plus de 80 ans. Si le prince héritier venait à décéder, le prochain dans la ligne de succession est le ministre de l'Intérieur, le Prince Nayef, considéré comme un chef de file des conservateurs.

Le remaniement montre que le Roi Abdallah est assuré de la stabilité de son régime après avoir résisté à l'offensive d'al-Qaïda et malgré la chute des cours du pétrole. Les islamistes ultraconservateurs pourraient cependant contreattaquer.
(le figaro)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
Pas de quoi faire un fromage de ce qui ne s'apparente qu'à un ravalement de façade...

dimanche 15 février 2009

Pourquoi Benoît XVI veut aller à Jérusalem

Devant 60 responsables juifs américains, Benoît XVI a affirmé, jeudi au Vatican, que toute négation ou minimisation de la Shoah était inacceptable. Crédits photo : AFP

Le Pape veut clore trois semaines d'une crise sans précédent. Il compte sur son prochain voyage en Israël pour effacer les séquelles de l'affaire Williamson.

Rome est assiégée, il faut aller à Jérusalem ! De mémoire romaine, la crise affrontée par le Pape, ces trois dernières semaines, est sans précédent. Il y avait eu, en 2006, le malentendu de Ratisbonne avec l'islam. Il est aujourd'hui pardonné. Après tout, Benoît XVI «débutait» dans sa fonction, et ce faux pas a été minutieusement rattrapé depuis. Il laisse des traces qui ne sont rien face à l'ampleur du trouble, hors et dans l'Église catholique, lié à la levée des excommunications de quatre évêques lefebvristes, dont un négationniste, Mgr Richard Williamson.
Cet acte a ouvert une crise interne inédite : règlements de comptes publics - du jamais-vu - au sein de la curie romaine. Contestations épiscopales, en Allemagne, en France et en Autriche. Le cardinal Christophe Schönborn, archevêque de Vienne, a même dû convoquer pour ce lundi une réunion extraordinaire de la conférence des évêques pour «limiter les dégâts» de cette affaire et ceux de la nomination d'un nouvel évêque controversé à Linz. Cet acte romain a aussi créé une crise externe ouvrant un nouveau contentieux avec le monde juif, dossier déjà très lourd, et une confusion générale dans l'opinion mondiale.
Passé la stupeur de l'onde de choc ecclésiale et internationale, le Saint-Siège a cherché par tous les moyens à calmer la tempête. À trois reprises, le 28 janvier, le 4 février et le 19 février, le Pape a redit, avec des mots différents, une même conviction : le négationnisme est «intolérable et inacceptable» tout comme sa racine, l'antisémitisme. Il est allé jusqu'à reprendre à son compte, pour ses «amis juifs», la prière de Jean-Paul II devant le mur de Jérusalem, exprimée lors du jubilé de l'an 2000. Le Pape avait demandé «pardon à Dieu» pour «toutes les injustices» dont «le peuple juif a eu à souffrir».
Jérusalem, lieu source, dont Benoît XVI attend, en fait, la sortie définitive de cette crise, puisqu'il vient de confirmer qu'il «prépare une visite en Israël». En mai prochain probablement. Annoncé une première fois en novembre 2008, ce voyage en Jordanie et en Israël - presque annulé en janvier avec la guerre à Gaza - pourrait avoir la magie que sa visite en Turquie opéra après l'affaire de Ratisbonne. Le recueillement de Benoît XVI dans la grande mosquée Bleue d'Istanbul apaisa les esprits inquiets. Dans un autre registre, les échanges avec les responsables juifs en Israël pourraient sceller une réconciliation déjà en route. Et en finir avec le point qui fit vraiment scandale : la levée de l'excommunication d'un évêque qui a confirmé son négationnisme.
Une réconciliation déjà en route
Pour en être sur, il faudrait, après ce voyage à Jérusalem, interroger ce jeune collégien qui a littéralement interloqué Mgr Hippolyte Simon, archevêque de Clermont, le 12 février dernier. Lors d'une visite dans un collège catholique à Issoire, cet adolescent a posé une question réductrice mais significative d'une opinion publique désarçonnée : «Monseigneur, pourquoi le Pape est négationniste ?»… Mgr Simon, par ailleurs vice-président de la conférence des évêques, passe pourtant son temps, comme ses confrères, à tenter d'expliquer que la levée des excommunications n'a rien à voir avec l'approbation du négationnisme. Elle concerne, martèle-t-il, l'excommunication liée à l'ordination par Mgr Marcel Lefebvre de quatre évêques en 1988 en désobéissance ouverte au pape.
Mgr Simon s'inscrit dans la ligne du concile Vatican II. Il est loin des mouvances traditionalistes, mais il a été pourtant l'un des premiers à justifier cette décision incomprise du Pape. Il compare en effet l'ordination épiscopale au «réacteur nucléaire» de l'Église. Si Benoît XVI ne stoppe pas maintenant le schisme intégriste, insiste-t-il, ces quatre évêques pourraient ordonner d'autres évêques ce qui fonderait une autre Église «catholique», parallèle et schismatique.
Après la sortie de crise, par le haut, à Jérusalem, il y a donc une sorte de second volet, par le bas. Le terrain, l'explication inlassable de ce qui relève d'un cours de théologie ou de droit canonique, matières de spécialistes, dont le grand public et ce jeune homme d'Issoire ne sont pas familiers.
En admettant toutefois que le voyage du Pape en Israël et les efforts pédagogiques des responsables ecclésiaux puissent aider à retrouver le calme, deux hypothèques subsistent.
La première concerne Mgr Williamson. Elle a été exprimée, vendredi, par Elie Wiesel, Prix Nobel de la Paix. Il estime que le Pape devrait «excommunier» une nouvelle fois Mgr Williamson pour clarifier définitivement les choses. Interrogés sur ce point, des professeurs de droit canonique sèchent. Il n'y a pas, selon eux, de solutions techniques à cet épineux problème. Le Pape ne peut pas rétablir cette excommunication, car elle s'applique à des domaines purement doctrinaux et théologiques. De même, avancent-ils, il n'est pas en son pouvoir de pape de retirer la qualité d'évêque à Mgr Williamson. Un évêque condamné reste un évêque : l'ordination illicite par Mgr Lefebvre est valide. Enfin, et surtout concluent-ils, en raison de son statut particulier, la Fraternité sacerdotale Saint Pie X (FSSPX), placée sous l'autorité de Mgr Bernard Fellay, son supérieur général, échappe à la juridiction de Rome. Ce dernier a condamné les propos de Mgr Williamson et cherche à l'isoler. Il vient de le relever de sa direction de séminaire en Argentine et lui a intimé le silence. Ce qui n'a pas empêché, dimanche dernier, Mgr Williamson de réitérer ses propos négationnistes…
La seconde hypothèque concerne le dialogue sur le fond avec la fraternité lefebvriste. Son opposition aux évolutions du concile Vatican II est le motif essentiel de sa résistance. Mercredi soir, à Paris, une conférence, animée par l'abbé Régis de Cacqueray-Valmenier, supérieur du district de France de la fraternité, a permis de situer la largeur de l'océan. Alors que la conférence des évêques avait réaffirmé, le 28 janvier, qu'en «aucun cas, le concile Vatican II ne sera négociable» et qu'«aucun groupe ecclésial ne peut se substituer au magistère», l'abbé de Cacqueray a évoqué trois points de débats fondamentaux : «la royauté sociale de notre Seigneur Jésus-Christ, roi des consciences, des familles et des pays», ce qui implique que «l'État doit favoriser la religion catholique». Deuxième point : «qui veut aller au Ciel doit passer pas la médiation» du Christ. «C'est la religion qui sauve.» Le dialogue avec les autres religions doit, selon lui, ne rien lâcher. Troisième point, l'organisation de l'Église et des conférences épiscopales qui «n'ont pas de bases théologiques», comme l'avait dit un certain Joseph Ratzinger. Conclusion de ce prêtre : «L'Église n'est pas une oligarchie ni une démocratie, c'est une monarchie. C'est le Pape qui dirige.»
Aucun changement de cap à Rome
En admettant que l'ouragan s'apaise, les eaux resteront donc bien agitées pour la barque de Pierre. D'autant qu'aucun changement de cap ne s'annonce à Rome. On confirmait en haut lieu, hier encore, et contrairement aux explications de «dysfonctionnements», réelles mais superficielles, avancées ces derniers temps, que l'étude puis la décision de lever les excommunications avait été lancée dès 2001 sous le pontificat de Jean-Paul II. Cette décision a été ensuite explicitement soumise à deux conseils interdicastériels, c'est-à-dire à deux Conseils des ministres du Pape et à l'avis de tous les cardinaux du monde lors du consistoire de mars 2006. Elle vient donc de loin et n'a pas de raison de s'interrompre, assure-t-on, car elle est portée sans équivoque par Benoît XVI. Ce dernier l'inscrit, avec la reconnaissance du missel de Jean XXIII (messe dite «en latin») comme l'un des grands actes de son pontificat qui entend «interpréter» le concile Vatican II en tenant davantage compte de la tradition.
Reste une énigme. Comment l'interview de Mgr Williamson recueillie le 1er novembre, vraie cause du scandale, a-t-elle été publiée le 21 janvier, jour de sortie du décret de levée des excommunications ? Hasard ou coïncidence ? Interrogée, la télévision suédoise affirme l'avoir programmée le 21 janvier dès la mi-novembre 2008, un délai normal en télévision. Et l'avoir seulement annoncé une semaine avant. Ce qui a permis à l'hebdomadaire Der Spiegel de publier ces propos de Mgr Williamson le lundi 19 janvier. Mais à Rome, tout était fait : le dossier Williamson n'avait certes pas été fouillé, mais le décret de levée d'excommunication, lui, était signé sur ordre du Pape par le cardinal Giovanni Battista Re, dès le samedi 17 janvier, et remis le jour même, en mains propres, à Mgr Fellay qui avait été convoqué à cette fin au Vatican.
(le figaro)

"La Nouvelle Raison du monde. Essai sur la société néolibérale", de Pierre Dardot et Christian Laval : les aventures de la raison néolibérale

La crise économique semble marquer une rupture idéologique : à droite comme à gauche, on sent que le vent est en train de tourner. Un cycle historique serait sur le point de se clore, celui du triomphe libéral. Le champ des possibles paraît s'ouvrir. Mais pour aller où ?

Les uns semblent penser que la parenthèse "ultralibérale" se referme et que le modèle économique et social des "trente glorieuses" peut être réactivé ; d'autres jugent qu'un nouveau type de société est à inventer, qui révolutionnerait notre relation au travail et à la nature ; d'autres encore, comme le président Sarkozy, déclarent que le "laisser-faire", c'est "fini", et qu'il faut refonder le capitalisme. L'Etat serait même de retour.

Pour comprendre ces débats, le livre de Christian Laval et Pierre Dardot sur la "société néolibérale" offre des clés d'analyse. Cette somme de recherches relève de l'histoire des idées, de la philosophie et de la sociologie, et elle s'ouvre par cet avertissement : "Nous n'en avons pas fini avec le néolibéralisme", et proclamer la fin du "laisser-faire" n'équivaut pas à enterrer le modèle néolibéral.

La thèse peut sembler paradoxale. Elle s'éclaire si l'on élucide la vraie nature du néolibéralisme. Se réclamant du philosophe Michel Foucault, les auteurs affirment en effet que "le néolibéralisme peut se définir comme l'ensemble des discours, des pratiques, des dispositifs, qui déterminent un nouveau gouvernement des hommes selon le principe universel de la concurrence". Or, ajoutent-ils, réaliser ce programme suppose un "Etat fort", des règles, et non le "laisser-faire".

Pour justifier cette thèse, les auteurs remontent le cours du temps. C'est en 1938, lors du Colloque Walter Lippmann - en référence au grand journaliste américain - que s'affirme le "néolibéralisme". Des économistes, comme Friedrich Hayek, Wilhelm Röpke ou Jacques Rueff, se seraient accordés, malgré leurs divergences, sur un modèle néolibéral qui veut rompre plus ou moins avec le "laisser-faire". Ainsi, le néolibéralisme aurait été un projet de reconstruction du libéralisme accordant aux règles et à l'intervention étatique un rôle clé. Le contexte y est pour beaucoup : la Grande Dépression avait suscité une immense crise du libéralisme. Les néolibéraux ne croyaient plus à l'autorégulation spontanée du marché.

Selon Dardot et Laval, le néolibéralisme est donc un interventionnisme, mais d'un genre particulier. S'il s'agit de "refonder le libéralisme contre l'idéologie naturaliste du laisser-faire", c'est pour mieux faire fonctionner le marché : "Lors même que les néolibéraux admettent la nécessité d'une intervention de l'Etat et qu'ils rejettent la pure passivité gouvernementale, ils s'opposent à toute action qui viendrait entraver le jeu de la concurrence entre intérêts privés." La doctrine combinerait ainsi la réhabilitation de l'intervention publique et une conception du marché centrée sur la concurrence.

Tel serait le moteur des politiques néolibérales, bouleversant l'organisation des entreprises, le rôle des Etats et la vie des individus, sommés de se comporter comme des "entreprises". Sans doute ce néolibéralisme varie-t-il selon les conceptions autrichienne, américaine et allemande. Mais le livre soutient que le néolibéralisme constitue le cadre tant du modèle anglo-américain que du modèle économique européen. Marquée par le néolibéralisme allemand - "l'ordo-libéralisme" -, l'Union européenne serait, au plus profond, d'orientation néolibérale.

LOGIQUE DE CONCURRENCE
Du traité de Rome jusqu'au traité constitutionnel européen, une même logique de la concurrence serait à l'oeuvre. Ici, les auteurs sont proches du président d'honneur d'Attac, Bernard Cassen, qui soutient que "c'est bien autour du ver libéral qu'avait été imaginé le fruit européen". De même, les alternances politiques n'y changeraient rien. Pis, depuis Mitterrand jusqu'à la "gauche néolibérale" de Blair, les gouvernements de gauche auraient promu, ouvertement ou non, le néolibéralisme.

On comprend pourquoi, selon les auteurs, le néolibéralisme devient la grande "raison du monde". Examinant la littérature du "management" et du "capital humain", le livre affirme que "la stratégie néolibérale a consisté et consiste toujours à orienter systématiquement la conduite des individus comme s'ils étaient toujours et partout engagés dans des relations de transaction et de concurrence sur un marché". Les normes de l'action publique en sont bouleversées : au prix d'une bureaucratisation croissante, l'audit, le contrôle et les incitations vident le sens des différents métiers, "depuis les chercheurs jusqu'aux policiers en passant par les infirmières et les postiers".

Ce livre important aide à déchiffrer certaines évolutions. Sa systématicité impressionne : sous l'autorité de Foucault, il avance des thèses fortes et un modèle global d'interprétation. Mais cette qualité a parfois pour envers une certaine partialité dans la lecture des textes et dans l'analyse sociologique et politique. On peut regretter que l'interprétation de Foucault, qui suscite un engouement international, soit prolongée sans un vrai bilan critique. En outre, le livre ne scrute guère les limites et les résistances que rencontre le néolibéralisme.

Enfin, il n'explore pas assez un trait du néolibéralisme contemporain : son caractère vertigineusement inégalitaire. A cet égard, le livre ne permet pas de mesurer la distance entre les idées de certains inspirateurs du néolibéralisme et la réalité qui s'est imposée. Walter Lippmann lui-même, qui se réclamait encore en 1937 de son ami Keynes, jugeait qu'il fallait en finir avec les gros héritages, et que des taxes sur les successions ainsi qu'un impôt progressif devaient frapper les hauts revenus. Il soutenait, en citant Aristote, que de fortes inégalités étaient aussi un problème politique. Le néolibéralisme "réellement existant" n'aura pas exactement suivi ses préconisations...
(le monde des livres)

samedi 14 février 2009

Functiebeschrijving voor leerkrachten gemeentelijk onderwijs

Brussel - Het Nederlands-
talig gemeente-
lijk onderwijs in het Brussels Gewest zet vandaag een belangrijke stap.
Voor de


leerkrachten is er nu immers een functiebeschrijving vastgelegd in een akkoord. Dat wordt vandaag officieel ondertekend in het stadhuis van Brussel-Stad.

Door de functiebeschrijving weten leerkrachten, en ook de tijdelijke leerkrachten, voortaan precies wat er van hen verwacht wordt. Dat moet het enorme personeelsverloop binnen de Brusselse scholen een halt toeroepen.

Het akkoord kwam er onder impuls van de Vlaamse schepenen in de Brusselse gemeenten. Die spoorden de diverse scholengemeenschappen ertoe aan om samen te werken en functiebeschrijvingen op te stellen die voor alle leerkrachten en alle scholen geldig zijn.

Het is de eerste keer dat alle Brusselse gemeentescholen zo structureel samenwerken.