vendredi 27 février 2009

De Gucht s’en prend à la Maison flamande à New York

Perdue dans l’immensité de New York, onéreuse : le ministre des Affaires étrangères Karel De Gucht doute de l’intérêt d’ouvrir une Maison flamande à New York. Et juge que le risque de brouiller (un peu plus) la carte Belgique à l’étranger est réel.

Le ministre des Affaires étrangères Karel De Gucht (Open Vld) se pose des questions au sujet de la Maison flamande (Flanders House) à New York, rapportent vendredi De Standaard et Het Nieuwsblad. Un espace de bureau situé au 44ème étage du New York Times Building doit devenir le lieu de rencontre central entre la Flandre et les Etats-Unis, selon le ministre-président flamand Kris Peeters qui a inauguré l’endroit mercredi soir. La ministre flamande de l’Economie, Patricia Ceysens (Open Vld comme Karel De Gucht) qui est en charge du FIT (Flanders Investment & Trade) n’était pas demandeuse de cette maison flamande.

Pour le ministre fédéral des Affaires étrangères, une telle maison n’a qu’une utilité limitée, déclare-t-il dans De Standaard. «La Flandre dispose de l’autonomie pour ouvrir un tel espace mais l’initiative qui va coûter beaucoup d’argent, ne va quasiment rien changer, voire rien changer du tout, à l’image des Flamands ou de la Flandre aux Etats-Unis», estime M. De Gucht qui évoque l’étendue de la ville et le fait que cette maison sera perdue dans la masse.

Plus fondamentalement, le ministre belge des Affaires étrangères estime encore qu’une politique étrangère propre à la Flandre n’a en fait pas de sens. « Ce qui a par contre du sens, c’est que la Flandre joue un rôle important au sein de la diplomatie belge ». Un pays comme la Belgique peut-il se permettre de mener quatre politiques diplomatiques simultanément, se demande encore le ministre des Affaires étrangères. «Se poser la question c’est y répondre», dit encore Karel De Gucht qui estime que cela disperse l’attention et est même contre-productif vis-à-vis d’investisseurs potentiels.
(belga)

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