jeudi 30 avril 2009

Tweejarig Brits meisje treedt toe tot club hoogbegaafden

Elise Tan-Roberts heeft een IQ van 156.
Elise wordt op handen gedragen door moeder Louise en vader Edward.

Een tweejarig Brits meisje heeft een indrukwekkend IQ van 156. Ze kan 35 hoofdsteden opsommen, het alfabet opzeggen en haar naam spellen. Elise Tan-Roberts, afkomstig uit het noorden van Londen, kan zelfs de woorden 'mama' en 'papa' lezen. Daarnaast kan ze ook drie types van driehoeken benoemen. Door haar uitzonderlijke intelligentie is het ukje het jongste lid van Mensa, de internationale organisatie voor hoogbegaafden.

Uitzonderlijk
"Het is een uitzonderlijk kind", aldus algemene directeur John Stevenage. Kinderpsycholoog Joan Freeman gebruikte een speciale test om de intelligentie van Elise te meten en ontdekte dat ze zich in haar leeftijdscategorie onder de 0,2 procent bevond van briljante kinderen in Groot-Brittannië.

Altijd leren
De moeder van Elise vertelde aan de krant The Daily Mirror dat ze al sinds de geboorte van haar dochter merkte dat Elise uitzonderlijk slim was. Het meisje zei haar eerste woord toen ze amper 5 maanden was. "Ze houdt van leren, ze stopt er gewoon niet mee", aldus de moeder. (belga/eb)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
ET VIVE LE METISSAGE

Un sondage édifiant auprès de 400 enfants

Schaerbeek. Les écoliers racontent leurs angoisses.
L'adage qui affirme que «la vérité sort de la bouche des enfants» sert le plus souvent à banaliser ce qu'expriment les plus jeunes. Le sondage sur la perception de la violence réalisé par des écoliers de 6e primaire des écoles 17 et La Vallée, à Schaerbeek, apparaît en tout cas comme une réplique édifiante à tous ceux qui prétendent prendre la parole à leur place.

Ce sondage a été réalisé par les « envoyés spéciaux » (1), un groupe d'une trentaine d'écoliers «coachés» par leur professeur de morale Hermine Bokhorst.

A l'origine, des enfants en décrochage scolaire, tous témoins de la violence quotidienne, en rue ou à l'école, décident de décrypter ce qui leur tombe sur la tête. D'identifier, en rencontrant des magistrats, des journalistes, des politiques, ce qui construit cette société qu'ils subissent et qu'ils voudraient meilleure.

Un livre de témoignages est sur le métier. Le sondage, dont ils viennent de livrer les résultats, est en quelque sorte la mesure scientifique de leurs perceptions. Paroles de gosses et chiffres de gosses…

Les «envoyés spéciaux » ont distribué des questionnaires (anonymes), dignes de ceux rédigés par des instituts de sondages, dans 22 classes de quatre écoles schaerbeekoises. Au total, ce sont 413 écoliers schaerbeekois qui ont apporté leurs réponses. Elles sont édifiantes et démentent parfois les discours de ceux qui s'expriment sur l'insécurité ressentie par les jeunes.

Les résultats quantitatifs renseignent que les deux peurs essentielles des écoliers sont de «se faire enlever» et de «se faire tuer». 54 % des filles, contre 26 % des garçons déclarent n'avoir jamais participé à une bagarre alors que 11 % des écolières et 42 % des garçons affirment « se battre souvent ». Un quart seulement des filles se sentent en sécurité en rue. Pour les garçons, les proportions montent à 45,5 % pour ceux issus d'un milieu favorisé, contre 36,4 % pour ceux issus d'un milieu défavorisé.

92 % des enfants interrogés se déclarent témoins de faits de violence à l'école. Elle s'exprime surtout par des moqueries. 29 % des jeunes constatent la pression du racket et des vols. Les stratégies d'évitement de la violence semblent surtout passer par «l'appartenance à une bande », comprise comme un «groupe de jeunes dans lequel on se sent en sécurité». Un tiers des jeunes issus de milieux favorisés en feraient partie, contre 20 % des écoliers issus de milieux défavorisés.

Dans ce monde à l'apparence si sombre, les écoliers semblent malgré tout heureux : 80 % affirment connaître ce sentiment, ce qui délaisse quand même 20 % de malheureux.

Les solutions que préconisent les écoliers ressortent des résultats « qualitatifs » du sondage.

A l'école, ils demandent que « les surveillants fassent leur boulot » : « Qu'ils arrêtent de papoter ; cette école est bourrée de gens ignobles, avec de meilleurs surveillants, je me sentirais mieux ! » Et encore : « Que les profs soient plus cool, le stress nous rend violents ! »

A l'extérieur de l'école, ils réclament plus de policiers et de caméras : «Il faut un agent de sécurité pour chacun d'entre nous.» Ils veulent aussi voir « condamner les gens plus longtemps » : «Mettre les enfants méchants en maison de correction » et « deux jours de prison pour les gens violents».

Les écoliers sondés pointent aussi l'effet néfaste de l'alcool, des jeux vidéo violents. Ils demandent à leurs parents de s'occuper d'eux : «Les parents doivent apprendre la politesse.» Ils veulent aussi plus d'égalité, moins de racisme. Plus de bonheur.
(le soir)

(1) http://lesenvoyesspeciaux.skynetblogs.be.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
COMME ZOLA ? HERMINE ACCUSE
Hermine Bokhorst ACCUSE. Hermine n’est vraiment pas quelqu’un de banal. Journaliste reporter à ses heures elle a ramené un témoignage terrifiant sur l’exploitation des prostituées en Albanie (voir ci-après). Puis par choix, par défi, par bravade elle a décidé d’enseigner dans le primaire, voire dans l’enseignement primaire spécial ou elle déplace des montagne par sa foi dans l’humain et son amour de l’enfance. Elle e choisi la plus défavorisée des écoles défavorisées, voisine de celle fut tournée la fameuse « Leçon de tolérance » qui est en fait une « leçon d’interculturel ». L’interculturel est son combat. C’est un prof de morale comme chacun rêve d’en avoir eu une dans sa vie. Cette femme magnifique est un Don Quichotte en jupon qui n’a pas peur de s’attaquer au moulin de maître Cornil qu’est devenue l’école. « Meunier tu dors, ton moulin va trop vite, Echevin tu dors ,ton moulin va trop fort ». Mais encore ? A l'école, ce moulin qui tourne fou, les enfants « demandent que « les surveillants fassent leur boulot » : « Qu'ils arrêtent de papoter ; cette école est bourrée de gens ignobles, avec de meilleurs surveillants, je me sentirais mieux ! »
Accusation terrible mais fondée à maints endroits mais pas partout. Et encore ceci : « Que les profs soient plus cool, le stress nous rend violents ! »
Constatation terrifiante !
« C’est la question qu’ on n’ ose pas poser mais qu’on pose quand même dirait Vrébos à RTL. » Hermine ose et du coup les enfants osent la réponse qui jamais avant son coup de gueule n’était sortie des classes et des cours de récréation.
Hermine sait que seuls les médias peuvent répercuter un tel constat que les directions d’écoles étouffent soigneusement : peur du PO qui dit « pas de vagues », peur de perdre des élèves, peur de se mettre son équipe à dos, peur des syndicats qui couvrent. C’est le nœud du problème : beaucoup de surveillants font tout son surveiller. En plus ils ont avalé un chronomètre et ils ne feront pas une minute de plus que de bois vert de la part de ses chers collègues (« pour qui elle se prend, cette star ? ») Les parents aussi en prennent pour leur grade : «Les parents doivent apprendre la politesse.» « Les enfants veulent aussi plus d'égalité, moins de racisme. Plus de bonheur. »
« Des écoliers de 6e primaire des écoles 17 et La Vallée , à Schaerbeek, donnent une réplique édifiante à tous ceux qui prétendent prendre la parole à leur place. » Tiens tiens Hermine a choisi deux écoles distantes de cinq kilomètres environ : l’une véritable école ghetto et l’autre, (la 17 ) surpeuplée à force d’être sollicitée pour sa « réputation de bonne école ». C’est dire qu’Hermine pratique à sa manière et à contre courant une politique de mixité sociale. Bravo, quelle audace. Que le PO en prenne de la graine. Hermine a un courage fou ! Hermine fait de la résistance contre le conformisme et le conservatisme terrifiant qui règne dans certaines écoles. Ce sont des gens de sa trempe qui sauveront l’école du marasme dans laquelle elle s’est enfoncée. Que le pouvoir organisateur, s’il a du cran la nomme vite chef d’école et surtout lui donne carte blanche.
Marc Guiot

Vous êtes sceptiques ? Allez y voir de plus près sur http://lesenvoyesspeciaux.skynetblogs.be.

VOICI QUELQUES EXEMPLES CONCRETS : C’EST DE L’INTERCULTUREL AU QUOTIDIEN. BRAVO HERMINE ET DE TOUT CŒUR MERCI

Canaliser sa colère par le sport
Béa Diallo est champion du monde de boxe, poids moyen, mais avant il était un garçon révolté. A 11 ans, il distribuait des badges ‘touche pas à mon pote’, contre le racisme, dans des lieux où les jeunes se rassemblaient. Il avait une bande de copains de toutes les couleurs et de toutes origines. Un jour, des grands skinheads racistes, l'ont coincé dans une ruelle. Béa a su s’échapper, les autres lui ont juste déchiré ses vêtements, mais son ami pas. Les grands l’ont frappé. Il a perdu un œil et a perdu l’usage de ses jambes. Il est en chaise roulante pour toujours. Alors Béa, il a eu la haine. La haine de tous les blancs. Les blancs qui avaient tapé son ami sans raison. Il était dans une bande dans la rue et se bagarrait tout le temps. Il était super en colère parce que c’était injuste ce qui était arrivé à son ami.
Un jour, il tombe sur un homme qui lui dit : « Toi qui aimes bien te battre, viens dans ma salle de boxe. » Béa a cru qu’il savait se battre, mais la boxe a des règles. On ne peut pas frapper n’importe comment. Il a fini par s’entraîner encore et encore. L’entraînement de boxe est l’un des plus difficiles au monde. Il est devenu champion du monde. Mais avant tout, il est devenu champion de lui-même.
Depuis ce moment là, il a créé des associations pour aider les jeunes violents à canaliser leur colère et leur révolte. A apprendre à faire attention aux autres. Durant les 20 km de Bruxelles, des jeunes délinquants ont poussé des jeunes handicapés pendant tout le trajet. Ils ont senti qu’on pouvait faire le bien au lieu de casser des choses.
Nous allons nous entraîner avec lui.

Auteur: Les envoyés spéciaux | Général | Commentaires: (0) -
Ma mère me fait confiance
28-04-2009 @ 00:53:43
Souvent, je pars avec mon vélo pour faire des petites courses au Delhaize Ma mère me fait confiance : j’ai un casque, des lumières et un gilet fluo. Tout est règlementaire. Je mets 10 minutes pour y aller. Souvent, dans le parking, il y a ce mendiant avec un chien. Je sens de la tristesse quand je le vois. Les gens l’ignorent et s’en foutent qu’il soit là.
Je fais des tours à vélo au parc aussi. Parfois des jeunes traînent. Je n’ai pas peur, ils ont le même âge que mon frère et son de la même origine que moi.
Je n’aime pas les racistes qui croient que les Marocains font tous des bêtises. Cela m’énerve quand les gens reculent dans la rue ou changent de trottoir quand je me promène avec mes parents ou mon frère.
Dans ma classe, les élèves sont de toutes origines : Albanais, Juifs. Il ne faut pas rejeter les gens par rapport à leur origine, mais leur caractère peut être déplaisant. Je n’aime pas quand les élèves se disputent par rapport aux vêtements. Je trouve cela complètement débile.
J’habite à Jette, près de Kinépolis et parfois, on va au cinéma avec les copines de l’école. Je vais souvent au marché place du Miroir, pour aller chercher des bonbons. Bientôt, je ne pourrai plus en manger parce que j’aurai un appareil.
Au parc Roi Baudouin, je roule à vélo ou je fais du foot avec mon père, mon père est secrétaire du club et jouait beaucoup quand il était jeune. Mes deux frères sont inscrits. Moi, je joue au parc. En général, quand on arrive, les autres jouent avec nous. Mais une fois, un jeune jouait au basket et sa mère nous a demandé s’il voulait faire une partie avec nous, mais il est parti. Un raciste, cela m’a dégoutée !

Auteur: Les envoyés spéciaux
Romantique
28-04-2009 @ 00:52:40
Mon appartement est situé au milieu de la rue. C’est là que c’est le plus calme. Je ne sors pas souvent. Je ne peux pas jouer dans la rue avec la balle en mousse. J’ai été une fois seul au Carrefour avec une copine pour aller chercher des bonbons. Ma mère ou mes grands-parents viennent me conduire et me chercher à l’école, en voiture ou à pied, s’il faut beau.. Je ne peux pas encore prendre les transports, seule. Et je n’en ai pas envie avec tout ce qui se passe maintenant. Des agressions. Plein de trucs dans les écoles. Toutes les catastrophes.
J’ai vu un film au cinéma avec un avion qui s’écrasait. J’i dû sortir de la salle. Et j’y pense souvent. Beaucoup d’avions nous survolent, ici à Evere. Depuis le film, cela me fait un peu peur.
Mes copines, je les vois à l’école. Chez moi, je vais souvent sur l’ordinateur sur mon blog, sur msn ou U-tube. Ma petite sœur et moi, nous disputons souvent pour aller à l’ordinateur. Plus qu’avant. J’aimerais bien retourner à l’époque Barbie. Quand je dis cela, les autres se foutent de moi.
Ce qui me met en colères se sont les disputes à l’école sur les marques de vêtements. Ils sont toujours sur le dos de ma meilleure amie à cause de cela. Tous les jours. Je pense qu’ils se moquent d’elle parce qu’ils sont jaloux. Ils sont jaloux aussi quand je donne une bonne réponse en classe. Ils me traitent d’asperge parce que je suis la plus grande de la classe ou de grosse. Alors, je crie et je pleure pour ne pas garder tout cela au fond de moi et me sentir mal pour le reste de ma vie. Mon amie me défend.
Parfois je ne parle plus à personne pour ne pas faire de dégâts. Je n’ai pas envie de me disputer pour un bête truc. La violence gratuite me met en colère aussi. Toutes ces informations. Le garçon qui s’est noyé stupidement parce que ses copains lui avaient donné un gage. Le père qui a tué son bébé avec sa chaussure. C’est tellement injuste.
Il m’arrive aussi d’écrire ma colère sur mon blog ou de mettre une photo où je pleure. Pour montrer aux autres que j’ai des sentiments.
Je suis en train d’écrire une histoire. Romantique. A cause d’un garçon, je me réveille tous les matins avec une boule dans le ventre, des nausées. Je sens que mon instit est triste.
J’ai souvent l’impression que tout est de ma faute.

Hermine BOKHORST
Pour son action au sein des Moraliens pour apprendre aux enfants la solidarité de manière très concrète
Ancienne journaliste, Hermine Bokhorst est enseignante dans une école communale schaerbeekoise. Avec ses collègues, enseignants de morale dans réseau officiel, elle a lancé le concept des «Moraliens sans frontières» dont l’objectif est d’apprendre aux enfants de sixième primaire la solidarité. Depuis 2005, les enfants récoltent de l’argent pour venir en aide à des écoliers de Yolo Nord à Kinshasa. Cette année, il s’agissait de restaurer le mur d’enceinte de l’école. Ils ont récolté des sous en vendant divers obkets, en récoltant des pièces rouges, en organisant un «car-wash de la solidarité» et un grand souper africain. Les «Moraliens sans frontières» ont remporté le prix de l’innovation pédagogique décerné au salon de l’éducation
Hermine Bokhorst a enquêté sur les réseaux de prostitution albanais en Belgique. Elle a publié " Femmes dans les griffes des aigles ", une véritable descente aux enfers. D'autant plus terrifiante que la réalité décrite se passe chez nous, en plein cœur de Bruxelles et d'autres villes belges. Nous l'avons rencontrée.

Quelques données pour cerner le contexte albanais et la réalité des filières de prostitution :
- 1/5 de la population d'Albanie aurait quitté le pays.
- 75 % vit en-dessous du seuil des 65 euros par mois.
- 40 % de la population active est sans emploi.
- Lors des pillages de 1997, les armes appartenant à l'armée ont été éparpillées dans toute la population.
- Le Kanun, texte de loi du Moyen Âge (15e siècle), qui établit notamment les " règles " de la vengeance, est toujours d'application dans les villages.
- Il y aurait 30.000 prostituées albanaises à l'étranger, chiffre avancé par des ONG, dont 16 % en Belgique.
- 44 % des filles renvoyées en Albanie retombent dans le trafic.
- La population de jeunes filles des campagnes isolées finissant dans la prostitution a augmenté ces dernières années. Les filles sont de plus en plus jeunes (14 à 17 ans).
- Les juges sont plus enclins à condamner les prostituées que les trafiquants.
- La mafia albanaise génère un chiffre d'affaires de plusieurs milliards de dollars par an.
- Chaque année, de 120.000 à 200.000 femmes sont victimes de la traite pour prostitution vers l'Europe.
- La prostitution est le 3e trafic mondial après celui des stupéfiants et celui des armes.

Prostitution : la réalité des réseaux albanais
Esprit Libre : La mafia albanaise est l'une des plus violentes qui soient. On a l'impression que l'Albanie est devenue une plaque tournante de la magouille, du bakchich et de la brutalité...
Hermine Bokhorst : Ayant passé dix jours en Albanie pour cette enquête, j'ai eu l'impression qu'il n'y avait plus qu'un seul Dieu : le dollar. Et une seule religion : le business. Là-bas, tout le monde prie la " Western union " (ndlr : une agence américaine de transferts de fonds qu'on retrouve un peu partout en Albanie) pour avoir de l'argent en provenance de l'étranger. Les Albanais ont longtemps dû subir le joug d'un dictateur, Enver Hoxha, qui appliquait un communisme à la chinoise. À l'intérieur du pays, on ne pouvait pas circuler librement. Les gens ont pris l'habitude de se méfier de tout et de tout le monde. Quand le communisme s'est effondré, en 1991, tout a basculé. Il n'y a plus de valeurs. Les personnes de bonne volonté sont vraiment désespérées. Rien ne fonctionne, en fait. Personne n'ose investir. La situation est vraiment très compliquée.

Esprit Libre : En Albanie, la prostitution est interdite et passible de 3 ans de prison. La prostitution reste un tabou. C'est pour cela que les mafias albanaises viennent chez nous ?
Hermine Bokhorst : Une passe en Albanie coûte 20 euros, c'est quasi le salaire mensuel moyen d'un fermier... Les filles doivent donc aller là où est l'argent, c'est-à-dire à l'étranger. Et comme il n'y a aucun avenir chez elles, elles viennent chez nous...

Esprit Libre : La Belgique et l'Italie ont adopté une loi qui protège les victimes de tels trafics. Est-ce que la Belgique est précurseur dans ce domaine ?
Hermine Bokhorst : La Belgique a souvent été citée comme exemple. Pour arrêter un proxénète et démanteler un réseau, il faut des preuves. Donc, il s'agit soit de prendre le mac sur le fait, au moment où il vient chercher la recette, soit on contrôle les flux financiers, ce qui est moins évident parce que parfois l'argent circule via des intermédiaires. Ou bien encore, on peut se baser sur des témoignages. En Belgique, la fille doit porter plainte contre son souteneur, quitter le milieu qui l'exploite et obtenir un permis de séjour quand le proxénète est condamné. Cela fonctionne assez bien. Il y a peu d'abus. Le problème, c'est le manque de place dans les structures d'accueil chez nous

Va-et-vient polonais

Les Polonais ont une longue tradition d’émigra-
tion. Un habitant de Siemiatycze sur trois a travaillé en Belgique. Un million et demi sont partis dans la foulée de l’élargisse-
ment.
La Pologne fait face à une pénurie

de main-d’œuvre.
Bruxelles 18 h 05. Sur un parking privé de la SNCB derrière la gare du Nord, les chauffeurs écrasent une dernière cigarette et les passagers étreignent leurs proches, avant de monter à bord du bus direct pour l’est de la Pologne. Bruxelles - Siemiatycze, 1 498 km, 18 heures de voyage pour 60 euros, café et gaufrettes compris. Avec Sandra Kim qui aime la vie pour enjamber le canal de Willebroek et "The Recruit", doublé en polonais par une seule et même voix mâle, pour traverser les Pays - Bas et l’Allemagne endormie.
Le soleil s’est déjà levé quand le bus "Stan & Mar", qui assure la "regularna linia autobusowa Polska - Belgia", file à travers champs, bois et vergers en fleurs sur la route chargée qui mène à Varsovie. Dans un pays qui peine à moderniser ses infrastructures malgré les fonds européens, la capitale polonaise n’est reliée par autoroute ni à Berlin ni à aucune autre de ses voisines.
Trois chauffeurs et un manager conduisent une dizaine de passagers seulement, rien à voir avec le chargement des vacances scolaires. Il y a là, calées au fond du bus, mère et fille d’une franche bonne humeur qui rentrent à Terespol pour fêter la Pâque orthodoxe, avant de revenir à Bruxelles et à son "business en noir", sourit la première d’un air entendu. Il y a aussi, le regard lointain tourné vers la campagne, une adolescente toute de noir vêtue qui retourne au bercail après avoir laissé sa maman à Anvers. Et puis il y a, droite sur son siège pendant toute la nuit, à peine froissée au petit matin, une dame élégante s’en retournant à Drohyncze après quatre mois passés comme aide à domicile à Wavre. Chaumont-Gistoux, Dinant, Ciney : "Je connais mieux la Belgique que la Pologne !" Ses séjours de quelques mois à plusieurs années mis bout à bout, elle a passé plus de dix ans au plat pays qui n’est pas le sien. "Ici, c’est très beau, très calme", dit-elle alors que le bus s’arrête juste devant sa maison, "mais il n’y a plus de travail, les usines ont fermé". En Belgique, elle y reviendra, c’est sûr. "Ma copine m’appellera quand il y aura une nouvelle place à pourvoir."
Le bus parcourt ses derniers kilomètres baigné dans une atmosphère joyeusement arrosée. Il est 12 h 57 quand descendent les derniers passagers devant l’église pimpante de Siemiatycze et ses communiants du dimanche.
Beaucoup dans cette ville de 17 000 habitants, sise non loin de la frontière biélorusse, connaissent quelques mots de français. Dorota Ryciuk y est pour quelque chose - elle enseigne la langue - mais, surtout, "beaucoup ont vécu en Belgique et tout le monde y a de la famille ou des amis". Un habitant sur trois y a travaillé ou y travaille. Les neveux de Monika vivent à Waterloo et le papa de Katarzyna à Bruxelles. Comme le fils, la belle-fille et les petits-enfants de Zbigniew Radomski, le bourgmestre qui - avis aux amateurs - cherche une commune belge avec laquelle se jumeler.
L’homme n’est d’ailleurs pas pour rien dans l’aventure belge de ses administrés. C’est lui qui, travaillant pour l’entreprise publique de bus PKS, a créé la ligne directe Siemiatycze - Bruksela en 1990. "Cela répondait à une demande du marché", se souvient-il. "Les cars n’étaient vraiment pas adaptés aux longs voyages et j’ai acheté le premier bus de luxe, un Volvo, aux Pays-Bas en 1991." La ligne démarre non sans mal, pour des questions de visa. Car "les bus, soi-disant touristiques, rentraient à vide. Ils se faisaient arrêter par les Allemands qui voulaient savoir où étaient passés les touristes ! On a eu des amendes pour cela". En 1992, la ligne pour Bruxelles devient régulière ou presque : la destination officielle était Londres, mais les passagers descendaient en Belgique. "Nous n’avons eu les autorisations qu’en 1995."
Les Polonais ont une très longue tradition d’émigration en raison de leur histoire. Après la chute du communisme, certains pays de l’Union, comme la France ou l’Espagne, leur ont offert des opportunités d’emploi, parallèlement auxquelles une migration informelle s’est développée, notamment vers la Belgique. Si elle s’y maintient si bien, c’est "en raison de l’envergure de la tolérance et de l’acceptation de la société belge" , constate Janusz Grzyb, directeur du département des migrations au ministère du Travail.
Ce qui n’empêche pas les expériences malheureuses, même lorsqu’elles s’opèrent dans la légalité. Directeur général de la société d’intérim Start People à Varsovie, Maurice Delbar a envoyé des Polonais travailler pour des entreprises canadiennes et européennes, dont une cinquantaine en Belgique - bouchers, maçons ou serruriers. "La moitié sont revenus furieux : les conditions de logement étaient mauvaises, ils étaient traités comme des salariés de troisième zone, ils n’avaient pas eu ce qu’ils attendaient. Il n’en reste qu’une dizaine, dans la construction", rapporte ce patron belge, qui a fondé sa société d’intérim en 1997, "à l’époque où tout était possible avec 1000 dollars en Pologne". L’Espagne, "où les conditions et le climat sont meilleurs", l’Allemagne, "où même s’ils sont traités comme des chiens ils savent pourquoi", et l’Angleterre, "pour la diversité des offres", voilà où les Polonais préfèrent partir, estime-t-il. Car il est souvent plus facile pour eux d’aller à l’étranger, où vivent plusieurs générations de migrants, que de bouger à l’intérieur du pays. "Le paradoxe est que Londres semble plus proche qu’une région voisine en Pologne, à cause du sous-développement des infrastructures, du coût élevé du logement, du manque de flexibilité du marché du travail hérité du communisme", explique Henryk Michalowicz, vice-directeur du département Entreprise et Dialogue social à la Confédération patronale.
ans la foulée de l’élargissement de l’UE, le 1er mai 2004, 1,5 million de Polonais seraient partis à l’étranger, indique le ministère du Travail. La crise économique, qui a poussé les Britanniques à manifester contre les travailleurs étrangers, n’a pas dopé de manière significative les retours. Les migrants choisissent plutôt de quitter le Royaume-Uni ou l’Irlande, où les opportunités d’emploi ont diminué, pour les Pays-Bas ou la Norvège.
On ne connaît pas le nombre exact de Polonais vivant et travaillant à Bruxelles" , poursuit Janusz Grzyb. Certains se sont installés durablement. D’autres vont et viennent, quatre mois en Belgique six mois au bercail, "on s’échange les places dans les familles" , remarque le bourgmestre de Siemiatycze. Certains partent en couple ou en famille. D’autres seuls - seules, plutôt, puisque la majorité sont des femmes, évalue Zbigniew Radomski. Ils sont souvent dans la force de l’âge et motivés par l’argent, l’amélioration de leurs conditions de vie et l’éducation de leurs enfants. "Ils regardent le pactole, pas leur confort. A l’étranger, ils travaillent bien, apprennent vite et s’adaptent facilement" , déclare Maurice Delbar. "La migration temporaire semble être la solution pour gagner de l’argent, avant de rentrer en Pologne et commencer une nouvelle vie" , ajoute Janusz Grzyb.
C’est bien ce qu’a fait Wanda. La dame est revenue à Siemiatycze, accompagnée par surcroît, par un fameux bonhomme : Jef - Honoré Joseph Louis Heroes de son vrai nom -, antiquaire à Nossegem. "Elle passait souvent devant mon magasin pour aller faire le ménage. Je lui ai demandé de m’épouser. Elle n’a pas compris la question, mais elle a dit oui !", rit-il encore. Né à Woluwé il y a 73 ans, Jef déroule sa vie comme un roman. Gamin, il faisait les poubelles. Démolisseur, ouvrier métallurgiste et brocanteur, il est devenu antiquaire. Installé pendant des années à la place Meiser à Bruxelles, il a été choisi par la RTB pour fournir les meubles de feuilletons télévisés, comme L’Oiseau du Paradis ou La Petite Plaine. "Un grand tremplin pour moi." Il s’est fait un nom, a voyagé, s’est offert les meilleures tables. Mais il est resté Jef, l’original qui aime se balader en chaussettes.
En conflit avec le bourgmestre de Nossegem, il choisit de se marier en Pologne, en 1997, et d’y vivre. Pas simple : inquiets de se voir dépossédés de leur pays, les Polonais restreignent l’acquisition de terres agricoles, notamment, par les étrangers. Ils ont d’ailleurs négocié durement la libre circulation des capitaux lors de leur entrée dans l’Union. "En Europe, la loi devrait être la même pour tout le monde", argue Jef. Au milieu d’un bois, un peu à l’écart de Siemiatycze, les grilles automatiques s’ouvrent sur l’antre du couple Heroes des paons, des poules et des chevaux, des cigognes sur le toit, un drapeau belge alangui et une "maison flamande", neuve mais pleine de charme avec ses meubles, bibelots, sculptures et tableaux que l’antiquaire a gardés. Il a fait don d’une partie de sa collection au musée local, "parce qu’on m’a accepté ici, d’une certaine manière". Il comprend le polonais mieux qu’on ne le croit, distille sa vodka à la cerise, laboure ses champs et élève ses chevaux. "Si je ne travaille pas, je crève", lance-t-il à Wanda quand elle tance son hyperactivité. "J’ai eu ma vie mais j’en aimerais encore 20 ans de plus." Parce qu’il est bien, à Siemiatycze, Jef Antiek, dans son pays d’adoption qui lui a octroyé la nationalité il y a quelques mois.
Ces dernières années, sa ville d’adoption s’est considérablement développée. Grâce aux fonds européens mais aussi aux transferts d’argent des émigrés vers leur mère patrie. "Le niveau économique a fort augmenté", confirme le bourgmestre, dont la commune affiche un taux de chômage de 7 pc dans une région pourtant très pauvre. Un quartier de villas cossues et modernes a poussé sur les hauteurs du lac, entre les petites maisons rustiques en bois. "On va peut-être nommer une rue avec un nom belge", pense Zbigniew Radomski, ajoutant que sa ville a aussi "fait beaucoup de bonnes choses pour Bruxelles : elle a travaillé dur pour rénover ses maisons !"
La Belgique, contrairement au Royaume-Uni, à l’Irlande et à la Suède, n’a pourtant pas accueilli cette main-d’œuvre à bras ouverts. Laquelle doit attendre ce 1er mai 2009, jour de fête du travail, pour pouvoir accéder librement au marché de l’emploi. "Le fait que la Belgique s’ouvre ou pas n’a plus importance, cela en avait en 2004", estime toutefois Janusz Grzyb. " Cela ne sert plus à rien" , confirme Maurice Delbar. "Les meilleurs sont déjà partis, il ne reste que les moins bons. Il faut attendre une nouvelle génération. Ceux qui en ont le plus profité sont les Britanniques, ils ont eu les plus qualifiés, les plus déterminés."
’Allemagne et l’Autriche, elles, continuent à faire valoir des risques de "perturbations graves" de leur marché du travail pour poursuivre les restrictions pendant deux années supplémentaires. Président du conseil municipal de Wroclaw - prononcez vrotswav, s’ingénie-t-il à expliquer aux étrangers -, Rafal Dutkiewicz regrette la décision de sa voisine allemande. "Une des raisons principales pour lesquelles l’Union a été créée était de permettre aux gens de bouger pour chercher du travail. Je comprends les craintes, mais je ne crois pas dans les règles stupides, car on peut toujours les contourner." Et ce ne sont pas les agriculteurs allemands, qui ont besoin de main-d’œuvre alors qu’approche la saison de l’asperge, qui le contrediront.
Cela dit, l’émigration n’est pas sans conséquences en Pologne. Des conséquences sociales d’abord. "On constate des problèmes dans les familles, des divorces, des enfants qui ont des difficultés. Surtout quand les parents partent en les laissant aux grands-parents", explique Zbigniew Radomski. "Il y a plus de problèmes de drogue ici", ajoute Dorota Ryciuk, qui enseigne dans le secondaire à Siemiatycze. Des conséquences économiques aussi. "La situation est plus difficile pour les entreprises. Avant, elles avaient dix candidats pour un poste. Aujourd’hui, elles n’en ont plus que trois", indique l’édile de Wroclaw. Mais "certains secteurs souffrent de pénuries : la construction, l’hôtellerie et la restauration, les services aux personnes", précise Janusz Grzyb. Au moment de l’élargissement, "nous avons vu une importante émigration de médecins et d’infirmières vers les pays de l’Union", embraie Dariusz Sarti, en charge du secteur de la santé à la Confédération patronale, "et c’étaient les meilleurs que nous avions". " C’est très problématique pour le système de soins de santé, car ils partent dans la force de l’âge et un fossé générationnel s’est creusé dans la profession."
our faire face aux pénuries, Varsovie facilite l’accès de son marché de l’emploi aux Ukrainiens, Biélorusses et Russes depuis presque 2 ans "90000 visas de travail ont été émis, pour les secteurs de la construction et de l’agriculture. Des secteurs dont l’attractivité est faible pour les Polonais : le travail est pénible et les salaires bas", explique Janusz Grzyb. Mais "les Polonais ont perdu la bataille : Moscou est bien plus attractif pour les Ukrainiens aujourd’hui", soupire Henryk Michalowicz. Alors "beaucoup d’employeurs optent pour des Sri-Lankais, des Indiens ou des Chinois, qui travaillent à prix très compétitifs et sont très motivés"
’accès est aussi ouvert aux Estoniens, Hongrois, Lettons, Lituaniens, Slovaques, Slovènes et Tchèques. Roumains et Bulgares, membres de l’Union depuis 2007, restent soumis à des restrictions jusqu’en 2011.
(la libre)

Pas d'aide financière aux primo-arrivants

Concernant les personnes dans le réseau qui ont été reconnues réfugiées ou qui ont un autre statut légal, la ministre Arena rappelle que ces personnes ont légalement deux mois pour quitter le réseau d'accueil.
La ministre de l'Intégration sociale, Marie Arena, tient à préciser qu'elle n'envisage en aucune façon d'octroyer l'aide financière aux demandeurs d'asile primo-arrivants. La ministre se dit consciente qu'une telle mesure pourrait provoquer un "appel d'air", ce qu'elle ne souhaite en aucun cas. Elle présentera jeudi au conseil des ministres plusieurs hypothèses permettant de diminuer le taux d'occupation du réseau d'accueil.
La ministre de la politique de migration et d'asile Annemie Turtelboom (Open Vld), a indiqué mercredi dans les colonnes des quotidiens De Standaard et Het Nieuwsblad, qu'elle s'oppose au projet de Fedasil, l'Agence fédérale pour l'accueil des demandeurs d'asile, d'apporter un soutien financier aux nouveaux arrivants. Mais Marie Arena a réagi en précisant qu'elle n'envisage en aucune façon d'octroyer l'aide financière aux demandeurs d'asile primo-arrivants.
L'une des hypothèses que la ministre proposera jeudi au conseil des ministres serait par contre de faire sortir du réseau d'accueil les personnes qui ont introduit une procédure d'asile avant le 1er juin 2007 (environ 2.600 personnes) via l'aide financière.
"Cette alternative coûte environ trois fois moins cher à l'Etat que l'aide matérielle. Une augmentation du nombre de place et une capacité d'occupation des centres d'accueil réduite à 94 pc, contre 101 pc en moyenne actuellement, coûterait quelque 20 millions d'euros à l'Etat", a expliqué la ministre à l'agence Belga.
Marie Arena revient par ailleurs sur certains chiffres communiqués par la ministre Turtelboom sur le réseau d'accueil. "Il est totalement faux de déclarer que Fedasil accueille des personnes qui n'ont pas ce droit légalement."
Concernant les personnes dans le réseau qui ont été reconnues réfugiées ou qui ont un autre statut légal, la ministre Arena rappelle que ces personnes ont légalement deux mois pour quitter le réseau d'accueil. "A l'heure actuelle, il y a 568 personnes dans ce cas et non 1.300 comme aime le répéter Madame Turtelboom", souligne Mme Arena.
"Par contre, plus de 2.000 personnes attendent dans le réseau une décision de l'Office des Etrangers sur leur demande d'asile ou leur demande de séjour médical. Peut-être la ministre Turtelboom pourrait-elle s'occuper en priorité de ces cas ainsi que de sa circulaire plutôt que de donner des informations erronées sur une compétence qui n'est pas la sienne!"
(belga)

mercredi 29 avril 2009

GRIPPE PORCINE : CA ARRIVE EN FRANCE !

Deux cas probables de grippe mexicaine en Ile-de-France

Un homme et une femme, originaires de la région parisienne, sont hospitalisés depuis mardi. Ils pourraient être infectés par le virus de la grippe mexicaine. La confirmation de ces cas est attendue sous 72 heures, précise l'AP-HP.
Deux cas probables de grippe "porcine" ont été notés en Ile-de-France, ont indiqué mardi soir les autorités sanitaires. Il s'agit d'"un homme et une femme hospitalisés à l'Assistance Publique des hôpitaux de Paris (AP-HP)" et "la confirmation de ces cas est attendue sous 72 heures", a-t-on précisé de même source à l'AFP.
Ces "deux adultes, précise l'Institut national de veille sanitaire (InVS) dans un communiqué, résidant en Ile-de-France et ayant développé des symptômes grippaux au retour du Mexique sont, suite aux investigations épidémiologiques et virologiques, considérés comme des cas probables d'infection par le virus H1N1 d'origine porcine".
"Les deux patients sont hospitalisés à l'AP-HP et ne présentent pas de signes de gravité. Comme le prévoit le dispositif de prise en charge, les personnes de leur entourage ayant eu des contacts étroits vont recevoir un traitement antiviral préventif. Il leur est demandé de limiter leur déplacement", ajoute l'InVS.
"Dans le contexte de propagation du virus vers de nombreux pays à partir du foyer mexicain, notamment en Europe, la survenue de tels cas n'était pas inattendue", ajoute l'institut.
Par ailleurs une alerte sur deux cas suspects au CHU de Reims a été levée dans la soirée, selon un porte-parole de la préfecture de la Marne. Ce couple revenu du Mexique ainsi que les cinq personnes avec lesquelles ils avaient été en contact ne sont plus en observation.
(l'express.fr)

Cochonne de pandémie !

(“Année du cochon”, le niners/Flickr)

Epidémie ? pandémie ? nous nous posions la question hier au sujet de cette grippe porcine qui a traversé les mers. Coup d’œil dans le dico… A épidémie : “propagation subite et rapide d’une maladie infectieuse, par contagion, à un grand nombre de personnes d’une région” (PL). Nous y sommes au Mexique : 153 morts à ce jour, voilà qui commence à faire beaucoup. Des cas signalés aux Etats-Unis, au Canada, d’autres en Europe…. nous pensions donc, après un œil jeté dans Larousse le Petit, que nous étions déjà au stade de la pandémie : “épidémie qui s’étend sur un ou plusieurs continents”. Mais non, pas pour l’Organisation mondiale de la santé, spécialiste en la matière :

l’OMS avertit d’un risque de pandémie.

COMMENTAIRES DIVERCITY
De nos jours, le nerf de la guerre, c’est le flux.
Afin de rentabiliser celui-ci, la politique du pire et du point non retour est l’unique moyen d’alimenter les psychoses. Le chaos est le meilleur moyen de contrôle des masses, il est à la fois invisible et omniprésent. De la téléphonie mobile 3G la plus banale à la toxicomanie du clic, en passant par le rituel de la télécommande, tout est bon pour se tenir au courant de tout et de rien. Une contagion inconnue passionne davantage les foules qu’une maladie maîtrisable.
Le nombre de morts configure la couverture médiatique.
2.Il y aurait donc une hésitation entre la proportion de population touchée et l’étendue géographique. Le petit Robert mêle les deux: “épidémie qui atteint un grand nombre de personnes, dans une zone géographique très étendue”.
Le Robert historique établit un lien de cause à effet: “épidémie qui s’étend à la quasi-totalité d’une population, d’où une épidémie générale qui concerne l’ensemble des populations”.
l’”endémie” est la “présence habituelle d’une maladie dans une région déterminée”.
3.Selon un éminent virologue interrogé ce matin par la radio belge, la distinction serait basée sur l’habitude et la récurrence. L’épidémie, c’est ce que nous connaissons tous les ans au début et à la fin de l’hiver et qui se caractérise par une certaine sur-mortalité.
4.La pandémie par contre serait due à un nouveau virus (ou à une nouvelle variante du virus) et serait d’autant plus destructrice que les moyens de lutter contre cette affectation ne seraient pas encore opérationnels.

les hommes, qui sont des cochons, sont exposés au risque, les femmes seraient à l’abri, faut-il parler de pan-demi ?

Arno et Zap Mama à Couleur café

Dans le cadre du projet "Wanted" à la recherche de nouveaux jeunes talents belges, 7 groupes et 3 DJ ont été sélectionnés et se produiront sur les scènes du festival.
Dix-huit nouveaux noms sont venus s'ajouter à la liste des artistes qui seront présents au festival Couleur Café 2009. Parmi ceux-ci, on trouve Arno, qui viendra proposer un "Stoemp" à sa façon pour fêter ses 40 ans de scène. Khaled et Zap Mama seront aussi présents à Tour & Taxis pour cette 20e édition du festival.

L'affiche de Couleur Café 2009, qui se tiendra du 26 au 28 juin, est quasiment bouclée. Outre les grands noms déjà connus comme Bénabar, Amadou et Mariam, Saule et les pleureurs, Ayo et Cesaria Evora, 18 nouveaux noms viennent donc compléter le programme.

Le plus belge des Bruxellois, Arno, réunira dans un "Stoemp" le 27 juin prochain toute une clique de musiciens et revisitera ses plus grands classiques à la sauce balkanique, marocaine ou flamenco.

Les Zap Mama, qui ont connu leurs premiers grands succès à Couleur Café, seront également présentes et reviendront sur leurs 20 ans de carrière aux côtés d'invités et des chanteuses originelles du groupe. Enfin, le chanteur Khaled sera aussi au programme de cette 20e édition.

Par ailleurs, dans le cadre du projet "Wanted" à la recherche de nouveaux jeunes talents belges, 7 groupes et 3 DJ ont été sélectionnés et se produiront sur les scènes du festival. Parmi ceux-ci, citons par exemple Selah Sue, BaliMurphy et Kel Assouf.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
TOUS A COULEUR CAFE
La preuve est faite une fois de plus que les artistes, surtout les musiciens sont ceux qui font le plus progresser le dialogue interculturel avec les restaurateurs qui apprivoisent les saveurs exotiques et lointaines. . Vive donc le stoemp musical à sauce balkanique, marocaine ou flamenco ! Et vive couleur café 2009.
MG

DIALOGUE INTERRELIGIEUX SUITE

Le dialogue avec la religion et la culture islamiques, apportées entre autres sur la rive nord de la Mer Méditerranée par les migrants : tel sera l'ordre du jour lundi et mardi d'une rencontre à Bordeaux, en France, entre les évêques des Conférences épiscopales d'Europe chargés des rapports avec les musulmans. Les deux jours de travaux verront l'intervention du cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, sur "Le dialogue catholico-musulman en Europe : status quaestionis".

L'événement a été organisé par le Conseil des conférences épiscopales d'Europe (Ccee). "La présence des musulmans en Europe est très diversifiée : dans certains pays, c’est une tradition ancienne ; dans d’autres elle s’est accrue récemment, surtout à la suite des phénomènes migratoires", a déclaré père Duarte da Cunha, secrétaire général du Ccee, avant d'ajouter : "Ces dernières années, l’attention envers ce phénomène a grandi dans les Conférences épiscopales et le dialogue est devenu pratique courante.

Il nous a donc paru opportun et normal de convoquer pour la première fois ceux qui, dans les Conférences épiscopales, s’occupent des rapports avec le monde musulman, pour faire le point sur l’état du dialogue avec les communautés musulmanes d’Europe, tenter de tracer la physionomie de l’islam européen et réfléchir ensemble sur les défis que l’islam présente à la société européenne".
(VG/CN)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
EN ARRIERE LENTE !
Le dialogues interreligieux et interculturels sont certes utiles, nécessaires voire indispensables mais quelles sont leurs retombées à la base quand après moults échanges, pauses-café et congratulations, les monsignori, imams, mollahs et autres rabbins se sont retirés dans leurs ghettos respectifs. Quels bénéfices au quotidien au sein des différentes communautés ? Et quid des libres-penseurs, ces éternels empêcheurs de dialoguer en rond ? Faire le bilan sur le dialogue interreligieux et interculturel? Vite fait : plus on est instruit, mieux ça marche, du moins en principe ; au somment ça bouge généralement beaucoup plus qu’à la base ou dans les quartiers où presque rien ne se passe, il faut bien l’admettre en toute transparence. Là est précisément le problème. En vérité tout devrait se passer à l’école , pourvu qu’y règne une certaine mixité sociale et culturelle et un climat de tolérance et de stimulation réciproques. En dehors de cela c’est le statut quo, pire on observe une certaine régression. Il suffit de se promener dans les quartiers du croissant pauvre pour voir fleurir, sur les affiches électorales qui se multiplient dans les vitrines de commerçants, les visages des candidats ethniques. Cette tendance au communautarisme et au clientélisme ethnique se renforce d’élection en élection. Foulards et barbes fleuries à Molenbeek, visages bistres et réjouis sur les vitrines de Mattongue, les belgo-belges de souche gardant leurs stocks d’affiches pour les dernières semaines de l’élection.

Les partis ne seraient-ils pas bien inspirés de mieux promouvoir la dynamique interculturelle, par exemple par des affiches regroupant plusieurs candidats ou par des slogans adéquats. On en viendrait même à se demander si, dans le contexte actuel il est bien rentable de se présenter à l’électeur avec un profil et un programme affirmant la préoccupation interculturelle du candidat ? Comme il semble plus rentable au pape actuel , en terme de communication médiatique de passer pour un ringard acquis à l’esprit d’avant Vatican 2. En arrière lente !
MG

mardi 28 avril 2009

Polémique autour de Tariq Ramadan, conseiller de la mairie de Rotterdam

Le contrat du professeur d'islamologie Tariq Ramadan, chargé, depuis 2007 de conseiller la municipalité de Rotterdam, de "stimuler" le débat sur l'immigration et de "jeter des ponts" vers la communauté musulmane de la deuxième ville néerlandaise, semble en péril. Son mandat à l'université Erasme de Rotterdam a, en revanche, été récemment prolongé, et est au coeur d'une vive polémique qui a entraîné une scission au sein de la coalition qui gouverne la ville.

Ce sont des propos que M. Ramadan aurait tenus au sujet des homosexuels et des femmes qui ont relancé les questions sur son rôle et, plus généralement, sur ses conceptions quant à la place de l'islam dans les sociétés européennes.

Le magazine Gay Krant, qui défend les droits des homosexuels aux Pays-Bas, a reproduit, le 21 mars, des propos qu'aurait tenu l'intellectuel suisse d'origine égyptienne. Selon cet enregistrement, M. Ramadan aurait déclaré que l'islam prohibait l'homosexualité, laquelle serait "un dérangement, un dysfonctionnement, un déséquilibre". "Dieu a fixé une norme qui veut qu'un homme soit destiné à une femme et une femme à un homme", aurait aussi indiqué le philosophe. A propos de femmes, il aurait évoqué l'impératif, pour elles, de ne pas se soucier de "leur apparence", de "leurs gestes" ou de leur "parfum". Prônant la "sobriété", il aurait affirmé qu'elle consistait, pour une femme marchant dans la rue, à "garder toujours les yeux fixés sur le bitume".

MÉFIANCE
L'un des défenseurs de M. Ramadan, Rik Grashoff, adjoint écologiste au maire de Rotterdam et détenteur du portefeuille de l'intégration, a mené une contre-enquête. Il affirme, comme le principal intéressé, que l'article était "incorrect et tendancieux", que les propos tenus ont été "extraits de leur contexte". Même s'il est opposé à l'homosexualité, M. Ramadan estime que "le respect de la personne prime".

Le parti de M. Grashoff promettait de quitter la majorité si le contrat de M. Ramadan avec la ville était cassé. C'est finalement un autre parti qui a rompu l'accord politique. Les deux adjoints au maire du Parti libéral pour la liberté et la démocratie (VVD) ont démissionné, réduisant à une seule voix la majorité (23 sièges sur 45) de la coalition de trois partis qui dirige la ville. Ahmed Aboutaleb, maire social-démocrate de Rotterdam, premier mandataire d'origine étrangère à la tête d'une grande municipalité, entendait éviter une crise. "Nous explorons le débat sur l'intégration", a-t-il indiqué, expliquant que la nomination de M. Ramadan était un élément de cette recherche, mais sans doute pas "la meilleure construction possible".

Vendredi 24 avril, M. Aboutaleb a expliqué au Monde qu'il "n'était pas là" lorsque la nomination de M. Ramadan a été décidée, en janvier 2007. Et que le dossier allait être "repensé", avec, "peut-être, une nouvelle approche dans quelques semaines".

La méfiance qu'ont entraînée, dans plusieurs pays, dont la France, les prises de position de M. Ramadan gagne donc aussi les Pays-Bas. Comme en Grande-Bretagne, il avait été sollicité, y compris par les courants les plus durs de la droite néerlandaise, pour animer la discussion publique et contribuer au développement d'une sorte de "pilier" musulman dans la société néerlandaise. "Une structuration communautaire de la population d'origine musulmane, qui maintienne ordre public et paix sociale, sous le double braquet de la charia et du droit positif", analyse Gilles Kepel (Terreur et martyre, Flammarion, 2008).

Si certains évoquent les piètres résultats de son action pour la ville (deux rapports et quelques dizaines de débats, en échange de 27 500 euros par an et deux jours par mois à Rotterdam), l'université Erasme estime, en revanche, que la chaire Citoyenneté et identité qu'il anime quatre jours par mois est un succès. Les enseignements du petit-fils du fondateur des Frères musulmans égyptiens seraient "très appréciés" par les étudiants. Le contrat de M. Ramadan a été prolongé jusqu'en février 2011.
(Jean-Pierre Stroobants)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
SELFADVERTISING
Décidément Tariq Ramadan n’a pas son pareil pour faire parler de lui et s’assurer une formidable publicité (à laquelle nous contribuons parfois!) : selfadvertising !

Geen van de 6 verdachte Belgische gevallen besmet

Het Interministerieel Commissariaat Influenza laat weten dat geen enkele van de zes verdachte gevallen in ons land effectief de Mexicaanse griep heeft opgelopen. De zes hebben testen ondergaan nadat zij symptomen van de griep vertoonden, maar de analyses van het Wetenschappelijk Instituut Volksgezondheid (WIV) waren allen negatief.

Drie kinderen
Het Commissariaat had vanavond op een persconferentie met premier Van Rompuy en minister van Volksgezondheid Onkelinx laten weten dat het zes mogelijke gevallen van de Mexicaanse griep in ons land onderzocht. Het ging om drie kinderen en drie volwassenen: "Twee mogelijke gevallen in Brussel, één in Vlaams-Brabant, één in Waals-Brabant, één in Oost-Vlaanderen en één in Limburg. Vier van die mensen kwamen uit Mexico, één iemand uit de Verenigde Staten en één iemand uit Argentinië is in contact geweest met iemand uit Mexico", aldus viroloog Marc Van Ranst, voorzitter van het Commissariaat. Eén eerder verdacht geval bleek gisterenavond al loos alarm.

Verwarrend
Van Ranst zegt dat er verder niet meer zal gecommuniceerd worden over mogelijke gevallen, tenzij een geval bevestigd wordt. Hij voorspelt dat er de komende dagen veel geruchten zullen zijn over verdachte gevallen in binnen- en buitenland. "Dat zal een paar dagen verwarrend blijven, met allerlei geruchten. Er kunnen twee zaken gebeuren. Ofwel horen we hier binnen twee weken niets meer van, ofwel zitten we binnen twee weken met een groeiende pandemie."

22 in Spanje
Volgens minister Trinidad Jiménez van Gezondheid zijn in Spanje mogelijk 22 mensen met varkensgriep besmet, aldus het Spaanse persbureau Europa Press. In de bij toeristen populaire regio Catalonië hebben misschien tien mensen het virus dat varkensgriep veroorzaakt, opgelopen. Ook in onder meer Andalusië, Madrid en op Mallorca zijn mogelijk mensen besmet geraakt. Jiménez zei op een persconferentie dat Madrid de ziekte onder controle heeft. Ze liet weten dat het land over voldoende medicijnen tegen de griep beschikt.

Drie in Denemarken
In Denemarken wordt ook gevreesd voor een besmetting, nu drie personen met symptomen van de ziekte in het ziekenhuis zijn opgenomen. Dat meldt de Copenhagen Post.

Twee in Schotland
De Schotse minister van volksgezondheid heeft twee gevallen van varkensgriep in Groot Brittannië bevestigd. De twee patiënten liggen in een ziekenhuis in Airdrie, nabij Glasgow. Ze bevinden zich op een geïsoleerde afdeling en zijn volgens minister Nicola Sturgeon aan de beterhand.

Maskers
Ons land raadt intussen ook al de niet noodzakelijke reizen naar de getroffen gebieden in Mexico en de VS af. De regering stelt ook maskers en antivirale behandelingen ter beschikking. Zo heeft ons land 32 miljoen chirurgische maskers voor patiënten en 6 miljoen maskers die gebruikt worden voor gezondheidspersoneel die in risicogebieden werken. Die 6 miljoen maskers hebben een houdbaarheidsdatum tot 2010. De regering besliste daarom 9 miljoen euro vrij te maken om die maskers versneld te vervangen. Daarnaast beschikt ons land over 500.000 anti-virale behandelingen. Er zijn ook voldoende grondstoffen voor 2 miljoen bijkomende behandelingen. Daarvoor wordt 115.000 euro vrijgemaakt, legt minister Onkelinx uit.

Geen varkensgriep
Er is intussen ook beslist om voortaan te spreken van de Mexicaanse griep en niet van de varkensgriep. "Mexicaanse griep is misschien politiek niet correct, maar het heeft het voordeel van de eenvoud. Deze griep komt bij varkens niet voor. Ik merk dat ook andere landen er ook zo over beginnen te denken", aldus Van Ranst.

Meer informatie over de Mexicaanse griep is beschikbaar op www.influenza.be.
(belga/mvl/bf)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
ON NE NOUS DIT PAS TOUT!
On ne dit pas grippe porcine mais grippe mexicaine, comme on disait grippe asiatique ou grippe espagnole, celle qui fit une hécatombe en 1918 parmi les millions de soldats épuisés et pataugeant dans la boue des tranchée, l’inconfort et le manque d’hygiène. Ce qui est sûr c’est qu’avec les liaisons aériennes d’aujourd’hui, une épidémie locale peut se transformer en quelques semaines en pandémie qui n’épargnerait aucun continent. La question impertinente à poser est de savoir de quels moyens nous disposons pour faire face à une épidémie, pardon pandémie de toute grande ampleur. Dans la pire des hypothèses, seules les personnes disposant d’une immunité naturelle survivraient.
Du moins c’est ce qui fut écrit losqu’il fut question d’une pandémie de grippe aviaire. Wait and see.
MG

Meer Engels en straattaal in taalgebruik jongeren

Nederlandse en Vlaamse jongeren vinden het erg belangrijk om de Nederlandse taal goed te beheersen maar gaan er anders mee om dan de vorige generaties. Als het er minder toe doet, in informele situaties, gaan ze er soepeler mee om. Dat blijkt uit een onderzoek van de Nationale Jeugdraad in Nederland, in samenwerking met de Nederlandse Taalunie en het jongerenblad Maks!.

Ruim negen op de tien jongeren vinden goed Nederlands spreken en schrijven alleen belangrijk als het noodzakelijk is. Bijvoorbeeld in formele situaties als ze zichzelf moeten presenteren of bij een beoordeling. Vooral tijdens een spreekbeurt (92 procent) of bij een sollicitatie (96 procent) willen jongeren zich mondeling goed kunnen uitdrukken. Schriftelijk geldt dit vooral bij een verslag (94 procent) of sollicitatiebrief (94 procent).

Dialect en scheldwoorden
Jongeren stemmen hun taalgebruik af op de ontvanger. Vrijwel alle jongeren spreken met volwassenen beleefder dan met vrienden. Onder elkaar wordt er vaker Engels en straattaal gesproken. Ook dialect en scheldwoorden komen hier vaker voor. Vlaamse jongeren gebruiken eigen straattaal met invloeden van het Italiaans, Turks en Grieks. Antilliaans en Surinaams zijn duidelijk terug te zien in de Nederlandse straattaal.

Nederlandse en Vlaamse jongeren uit het voortgezet/middelbaar onderwijs geven massaal aan dat ze het Nederlands goed willen beheersen. Ze vertrouwen daarvoor op hun leraren, op woordenboeken en op de spellingscontrole op hun computer. Ook lezen vinden jongeren belangrijk omdat ze hiermee hun woordenschat vergroten (57 procent). (belga/mvdb)
De Morgen

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
SAY IT IN ENGLISH
Voilà qui est tout à fait intéressant! Les jeunes Flamands et Hollandais feraient donc une différence entre la langue de l’école, des transactions sociales et celle de la rue, des copains. Ils entendent les maîtriser toutes deux et être capables de passer de l’une à lautre selon les interlucuteurs. Avec les adultes on parle une langue châtiée avec les potes une langue châtrée. Ce qui interpelle, c’est leur prédillection pour l’anglais et aussi l’influence de l’italien, du turc de l'arabe et le pasage de l’une à l’autre. On retrouve ce comportement linguistique au sein de la jeunesse bruxelloises sous privilégiée particulièrement en rue. Et puisque le bilinguisme intitutionnel imposé à Bruxelles a largement échoué en milieu francophone et allochtone pourquoi ne pas privilégier l’anglais comme seconde langue obligatoire pour tous. C’est une question qui mérite d’être mise en débat. On en parlait beaucoup dans les couloirs samedi aux Etats Généraux de Bruxelles.
MG

Brusselse universiteiten richten onderzoeksinstituut op

Brussel - De Brusselse universiteiten ULB, VUB en FUSL gaan samen een onderzoeksinstituut oprichten. De drie universiteiten namen die beslissing na de Staten-Generaal van Brussel die vier maanden lang een open debat voerde over de toekomst van Brussel. (Brussel deze week)

"Met de Staten-Generaal van Brussel wilden we met een groot aantal Brusselaars nadenken over de toekomst van deze stad," legt Geert Cochez van het Brussels Kunstenoverleg uit. "Tussen januari en maart hebben we zestien grote debatten georganiseerd waaraan ook drie universiteiten hebben meegewerkt om ze inhoudelijk te ondersteunen. Vanuit de bevolking wilden we op die manier tot een conclusie komen over hoe het met deze stad verder moet."

Tijdens de debatten kwamen thema’s als onderwijs, huisvesting en bestuur uitgebreid aan bod. De belangrijkste conclusies van die debatten werden afgelopen weekend tijdens het slotmoment gepresenteerd. Daaruit bleek dat het Franstalig onderwijs het zeer slecht doet en dat er een slechte samenwerking is tussen de verschillende beleidsinstanties.

De drie Brusselse universiteiten willen het gemeenschappelijke werk, dat ze voor de Staten-Generaal van Brussel verzet hebben, nu samen verder zetten in een onderzoeksinstituut. In totaal werden de afgelopen vier maanden zestien wetenschappelijke synthesenota’s geschreven. Het kenniscentrum dat nu opgezet wordt, moet wetenschappelijke ondersteuning van een hoog niveau bieden.

BRUSSELS ONDERWIJS STAAT VOOR IMMENSE UITDAGING
Brussel - Het Brusselse onderwijs doet het volgens een onderzoek van Brussels Studies niet goed. Vooral de Franstalige scholen doen het heel slecht. 28 procent van de Franstalige leerlingen stopt met studeren zonder een diploma van het middelbaar onderwijs op zak te hebben. De onderzoekers pleiten voor meer samenwerking en zelfs voor tweetalige scholen in Brussel. Guy Vanhengel (Open VLD), in de VGC bevoegd voor onderwijs, wil zover niet gaan.

Het onderwijs in het Brussels Gewest is al lang een punt van discussie. Volgens onderzoekers Rudi Janssens, Donat Carlier en Piet Van de Craen heeft het onderwijs in het Brussels Gewest vooral een probleem op vlak van diversiteit.

Sociale mix ontbreekt; Brussel is een typische grootstad met een enorm verschil tussen arm en rijk. Zo'n 28 procent van de Brusselaars leeft onder de armoedegrens. Aan de andere kant telt Brussel een groot aantal goed verdienende hoogopgeleiden. Die twee uitersten vind je ook in het schoollandschap terug.

De sociale mix is nauwelijks terug te vinden op de Brusselse schoolbanken. Enerzijds zijn er heel wat elitescholen, anderzijds kent Brussel nog meer concentratiescholen. Daar komt nog bij dat het onderwijs met een tekort aan personeel kampt en dat er een groot verloop aan leerkrachten is. Geschikte leerkrachten kiezen volgens de onderzoekers bovendien niet voor een concentratieschool en dus gaat de kwaliteit in die scholen achteruit.

Taalrijkdom blijft onderbenut
In de jaren zestig was Brussel nog grotendeels tweetalig. Ondertussen is de hoofdstad naar een meertalige en multiculturele stad geëvolueerd. Toch wordt er in het onderwijs vastgehouden aan een tweeledige onderwijsorganisatie die uitgaat van een Franstalige en een Nederlandstalige bevolkingsgroep. Het taalonderwijs in Brussel maakt met andere woorden geen gebruik van de aanwezige rijkdom.

Ook op het vlak van godsdiensten en culturele achtergrond is er heel wat veranderd. Volgens de onderzoekers sluit de school vandaag niet meer aan bij de leefwereld van de leerlingen waardoor er leerproblemen ontstaan. Ze pleiten er daarom voor om de thuistaal en de culturele achtergrond een rol te laten spelen in het onderwijs.

Ze zien ook een oplossing in meertalig onderwijs. Daarbij krijgen leerlingen een basispakket van lessen in één taal en een deel van de vakken in een andere taal. Een aantal Brusselse scholen volgt dat systeem al en volgens de onderzoekers zijn de resultaten veelbelovend.

Immense uitdaging
Volgens de onderzoekers moet er dringend gehandeld worden, wil men goed onderwijs voor alle Brusselaars brengen. Door financiële, pedagogische en organisatorische omstandigheden slaagt het onderwijs er momenteel immers niet in om de ongelijkheid tussen de Brusselse jongeren op te heffen en worden de kwalificaties van de jongeren niet of onvoldoende afgestemd om de noden van de Brusselse arbeidsmarkt. (Brussel deze week)

STATEN-GENERAL: BRUSSELS ONDERWIJS DEUGT NIET
Brussel - Het onderwijs in Brussel deugt niet. Met die strenge analyse hebben de Staten-Generaal vier maanden open debat en discussie afgesloten. In de Staten-Generaal ontwikkelden vakbonden, universiteiten, stadsverenigingen en culturele instellingen een visie op de toekomst van Brussel. Zaterdag werd voor het laatst gedebatteerd.

Over het Brussels onderwijs was de Staten-Generaal niet bepaald mals. "De meeste Brusselse jongeren die nu naar school gaan, gaan eigenlijk geen diploma halen, zullen niet tweetalig zijn en zullen geen werk vinden." Dat zegt Alain Deneef van de Staten-Generaal. "We stellen dat vooral aan Franstalige kant vast, maar er zijn ook problemen aan de Nederlandstalige kant."

Deneef vindt dat het Brussels Gewest het initiatief moet nemen om een efficiënte oplossing te vinden, samen met de twee taalgemeenschappen. Want er moet in Brussel meer samengewerkt worden, dat was de afgelopen vier maanden de algemene conclusie op de Staten-Generaal.
(Brussel deze week)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LA JEUNESSE BRUXELLOISE SAUVETAGE OU NAUFRAGE DE NOTRE REGION
Bruxelles va mal, très mal, « il y a le feu partout », à l’enseignement d’abord, au logement ensuite, à l’emploi, à la mobilité constate Alain Deneef. Surtout Bruxelles est devenue une ville dualisée avec ses communes riches autour d’Uccle et ses communes à haute densité de chômage, d’immigration et de déréliction dans le croissant pauvre autour du canal. Un vraie bombe à retardement. En effet, le plus gros atout de Bruxelles, sa jeunesse est maltraitée par un enseignement qui génère l’échec et n’arrive pas à promouvoir les talents et les potentialités de ses jeunes notamment à cause de la faillite de l’enseignement du français en particulier. Il est donc urgent et prioritaire dans les écoles ghetto de concevoir et de mettre en place une toute nouvelle pédagogie du français.

ET DEMAIN LES ETATS GENERAUX DE L'ENSEIGNEMENT?
«Il est urgent d’organiser une grande conférence sur l’enseignement. La Région doit en prendre l’initiative, avec autour de la table les Communautés mais aussi l’Europe pour s’attaquer ensemble à une situation de plus en plus dramatique »(Alain Deneef)
Plus qu’utiles, ces Etats Généraux se sont révélés carrément indispensables. « Perso, je trouve que les initiatives de www.bruxsel.org essayent justement de transcender ces luttes tribales pour amener une réflexion d'un niveau un peu plus élevé nécessaire pour assurer le futur de cette ville. » écrit un internaute avec beaucoup d’à propos.
Impossible de regarder Bruxelles désormais sans les lunettes que nous avons chaussées tout au long des dix rencontres entre les experts universitaires, le tissu associatif et l’élite du peuple bruxellois. Constatons que les Bruxellois râleurs et ringards à la Coppenolle et Bossemans sont en décalage radical par rapport à la nouvelle réalité du peuple bruxellois qu’ils pourraient croiser dans les rames de métros s’ils les empruntaient, mais ils sont trop pressés de regagner en automobile leurs ghettos de Uccle, Boitsfort et Woluwée pour s’y retrancher dans leur petit confort douillet loin des ghettos du croissant pauvre où résident les communautés issues de l’immigration. A défaut d’une dose massive de mixité sociale, cette dualisation de fait est de nature à provoquer demain de redoutables tensions, un problème dont on ne nous parle jamais hormis en termes de sécurité et de criminalité.

PAS DE VAGUES
A entendre les niaiseries proférées samedi au Kaai par nos élites politiques la grande prise de conscience n’est pas pour demain. Il y a donc de quoi se faire du souci. Le discours de celles-ci peut se résumer à un leitmotiv pathétique : « pas de vagues » décliné aussi bien par le duo écolo franco-flamand que par Charles Picqué et Armand De Decker, son challenger qui ont pratiquement quitté la scène bras dessus dessous sur un surprenant « pas de deux » complice. Autre son de cloche chez les hommes politiques flamands de Bruxelles notamment Sven Gatz (open VLD) et surtout le bouillant Pascal Smet (Spa) qui, comme nous comprend mal qu’il y ait 19 politiques de mobilités, 19 CPAS et surtout 19 politiques culturelles lilliputienne quand Bruxelles a besoin d’une politique interculturelle ambitieuse et surtout audacieuse sur le modèle de celle que subsidie à Bruxelles discrètement mais avec beaucoup d’efficacité Bert Anciaux, ministre flamand de la culture et de Bruxelles (Kaai, Bozar, Flagey, Passa Porta,…). Le salut pour Bruxelles ne peut venir, nous nous époumonons à la rappeler, que des artistes et des créateurs cosmopolites qu'il faut à tout prix attirer et retenir à Bruxelles. Aussi des intellectuels et notamment des universitaires (quatre recteurs étaient présents dans la salle). C'est une des grandes leçons de ces Etats Généraux. Pour s'en convaincre il faut retourner aux réflexions du très original et lucide Richard Florida sur la « Creative Class » ou plus simplement se référer aux articles et aux livres du professeur Eric Corijn (VUB), une des stars de ces Etats Généraux, qui a compris que l’image de Bruxelles a changé radicalement.
Si la Belgique servit autrefois de modèle à l’Europe, Bruxelles dont la vocation européenne ne s’est pas encore vraiment déployée est son laboratoire social et culturel de demain : aussi cosmopolite que Marseille, trait d’union avec la Méditerranée , aussi métissée que Berlin, porte de l’Europe slave ou aussi hybride que Londres, tremplin vers les Amériques. En fait Bruxelles située à, l’interface de la latinité et de la germanité est tout cela et plus encore mais refuse d’en prendre conscience et surtout qu’elle peut prétendre demain au statut d’un véritable New York européen. La capitale de la communauté européenne est en train de devenir un modèle pour les mégapoles d’Europe et du monde. A ce titre elle a une obligation de réussite dont peu de politiques semblent prendre conscience. 2O ans après la création de la région Bruxelles capitale il convient de revoir la répartition des pouvoirs entre les communes et la région par exemple, entre la région et son hinterland, entre la capitale de Union Européenne et la commission qui y a établi son siège. Surtout et les Etats Généraux y ont contribué il est essentiel que cette ville région complexe aux atouts innombrables se forge une vision d’avenir digne du destin prestigieux et européen qui peut-être le sien. « Il est moins cinq en effet pour le destin de Bruxelles. »
(Marc Guiot)

lundi 27 avril 2009

Clerfayt haalt uit naar Brusselse Vlamingen

Vlaamse politici reageren op uitlatingen van Clerfayt
Brussel - Federaal staatssecret Bernard Clerfayt (FDF) heeft op het verkiezingscongres van FDF zondag zwaar uitgehaald naar de Vlamingen in Brussel. Hij hekelt het verschil in stemmen dat Franstaligen en Nederlandstaligen moeten halen om verkozen te geraken in het Brussels parlement. "Het FDF lijdt aan verkiezingskoorts," zeggen Vlaamse politici.

Zondag hield het FDF zijn verkiezingscongres in Brussel. Daarop werd Olivier Maingain met 92 procent van de stemmen herkozen tot partijvoorzitter. Hij staat nu al veertien jaar aan het roer bij het Front Démocratique des Francophones (FDF).

Ook federaal staatssecretaris Clerfayt liet van zich horen. Hij stelde dat twintig jaar Brussels Gewest heel wat goede dingen heeft opgeleverd, maar ook enkele negatieve dingen. Zo vindt de staatssecretaris het niet kunnen dat een Vlaamse Brusselaar maar 3.000 stemmen nodig heeft voor een zitje in het Brussels parlement terwijl zijn collega dubbel zoveel stemmen moet halen. Clerfayt bestempelde dat systeem als “bijna apartheid”.

Ook de huidige grenzen van het Gewest zijn volgens de staatssecretaris nadelig voor de Franstaligen in de Vlaamse rand. Hij pleit in het Brussels Gewest voor tweetalige lijsten.

Vlaamse reacties

"Bij elke verkiezingen vindt het FDF het nodig om hatelijke uitspraken te doen tegen de Vlamingen," merkt minister Guy Vanhengel (Open VLD) op.

"Dit is een discours uit het verleden," vindt staatssecretaris Brigitte Grouwels (CD&V). "De Franstaligen zijn bevoordeeld op federaal niveau. En de Vlamingen zijn iets bevoordeeld in Brussel. Dat is het Belgisch evenwicht."

Ook Brussels gemeenteraadslid Bruno De Lille (Groen!) reageert. "Een democratie beschermd zijn minderheden, zo simpel is dat. En als de Franstaligen de rechten van de Nederlandstaligen in Brussel altijd gerespecteerd hebben, dan was er geen speciale bescherming nodig geweest."

Zo vindt de staatssecretaris het niet kunnen dat een Vlaamse Brusselaar maar 3.000 stemmen nodig heeft voor een zitje in het Brussels parlement terwijl zijn collega dubbel zoveel stemmen moet halen. Clerfayt bestempelde dat systeem als “bijna apartheid.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
NIAISERIES LINGUISTIQUES
Comme on aimerait que ce politicien, brillant universitaire et gestionnaire de haut vol mobilise sa belle intelligence sur autre choses que ces niaiseries linguistiques. Par exemple sur l’enseignement ou le logement, la mobilité. On est persuadé qu’il a des lumières sur toutes ces questions brûlantes. Mais non il faut qu’il rappelle qu’il est le fils de Georges et le lieutenant du très arrogant Maingain.
MG

Apartheid

Het FDF is weer op oorlogspad. Het Front des Francophones, soms wel eens Front démocratique des Francophones genoemd, teert al vele decennia op haat tegenover de Vlamingen in Brussel. En het loont nog steeds. Kappen op een minderheid is nog steeds een leuke bezigheid. En bijzonder moedig!
De FDF-staatssecretaris, lid van de federale CD&V en VLD-meerderheid, kon op het verkiezingscongres van zijn partij zonder enige politieke consequentie, de Vlamingen in Brussel van apartheid betichten. Goed, een minderheid die een aantal wettelijke rechten heeft, stoot altijd wel tegen de borst van een domme meerderheid. Tegen kleinere groepen ageren is eenvoudig. Heel soms is het zelfs begrijpelijk, wanneer die minderheid arrogant, dominant en rijk zou zijn. De Vlamingen in Brussel kan je daar echter niet van beschuldigen. De meeste Vlamingen in Brussel zijn gewone, doodgewone mensen, meestal al wat ouder en veelal wonend in de volkse wijken. In dit geval zijn het de francofone bourgeoisie, wonende in de rijke zuidelijke en zuid-oostelijke gemeenten van Brussel, die zich agressief opstellen tegen een minderheid.
Diezelfde franstaligen zijn er als de kippen bij om zich als Belgische minderheid van 3 miljoen franstaligen, met veel poeha te verzetten tegen de meerderheid van 6 miljoen Vlamingen. Dan is er plots wel reden om beschermingsmaatregelen te nemen. Dat is het een uiting van democratie om de minderheid gelijke rechten toe te kennen. En ja, voor mij is de zorg voor minderheden een essentiële democratische graadmeter.
Het Apartheidsregime in Zuid-Afrika is een verschrikkelijk onrecht geweest tegenover de miljoenen en miljoenen onderdrukte en verknechte zwarte gemeenschappen. Het was een schandvlek die veel te lang door het Westen gedoogd werd. Tijdens dit onmenselijk regime waren er verschillende vormen van Apartheid. Men koos voor de 'Grote Apartheid' door thuislanden toe te wijzen aan de zwarte volkeren, ver weg van de blanke steden. Men koos voor de 'Kleine Apartheid' met zijn pesterijen en vernederingen, waarbij de zwarten en de blanken ongelijk behandeld werden en gescheiden werden. Maar er was nog een andere vorm van Apartheid, waarbij aan de zwarte meerderheid duidelijk werd gemaakt dat ze geen volwaardige cultuur, noch geschiedenis hadden, en dus zeker geen volwaardige toekomst.
Het afnemen van een culturele identiteit is gelijk aan het afnemen van de ziel van de mens. Het vernederen en discrimineren van mensen, het belachelijk maken van hun culturele identiteit, het banaliseren van culturele diversiteit, het zijn erge vormen van Apartheid die enkel tot haat en agressie kunnen leiden.
Het FDF, als onderdeel van de liberale familie, zaait haat en onverdraagzaamheid. Vlamingen in België hebben vele jaren moeten vechten voor hun culturele rechten en identiteit, in Brussel moeten we dat nog steeds doen. Het is dan inderdaad onbegrijpelijk dat, ook in Vlaanderen, er mensen rondlopen die de culturele identiteit aan anderen niet gunnen. Vlaanderen moet leren omgaan met de culturele minderheden binnen haar grondgebied. Vlaanderen is intercultureel, of zal niet zijn. En hetzelfde geldt natuurlijk ook voor Brussel.
Brussel is intercultureel in heel haar wezen. Brussel bruist van de honderden culturen en gemeenschappen. De FDF-ers die dromen van een monocultureel francofoon Brussel, leven in het verleden en zijn valse profeten die mensen tegen elkaar opzetten. Indien men echt geeft om onze hoofdstad, dan moet men elke minderheid, er zijn er geen anderen, koesteren en respecteren. Brussel telt al vele jaren geen meerderheidsgroep meer. Het discours van het FDF is dus verouderd en bekrompen. Elke vorm van cultureel imperialisme of cultureel hoogheidswaanzin, is verwerpelijk. 't Zijn verkiezingen zeker, maar is dit echt een vrijgeleide voor elke vorm van racisme, ook als het over cultureel racisme gaat?
Bert

Les élèves immigrés à la traîne à l'école

Exclusif Les jeunes d'origine étrangère affichent des performances scolaires très inférieures à celles des Belges, selon une étude commanditée par la Fondation Roi Baudouin.

Les résultats scolaires des élèves issus de l'immigration sont nettement plus mauvais que ceux des élèves d'origine belge, tant en Flandre qu'en Communauté française. Pire : Aucun autre pays industrialisé ne présente un fossé aussi grand entre les élèves issus de l'immigration et les autres, et les résultats obtenus par les élèves d'origine étrangère sont parmi les plus faibles du monde développé.

Cet accablant constat résume une étude que vient de réaliser une équipe de sociologues de l'ULB (1) sous l'égide de la Fondation Roi Baudouin. Ils se fondent sur les résultats de la dernière enquête Pisa de l'OCDE, qui mesure les performances scolaires en lecture, mathématiques et sciences des élèves de 15 ans dans 57 pays.

En maths par exemple, les jeunes francophones obtiennent une moyenne de 510 aux tests Pisa (500 est la moyenne OCDE), ce qui n'est déjà pas brillant ; mais les élèves d'origine étrangère atteignent à peine 444 (deuxième génération) et 406 points (primo-arrivants), ce qui est catastrophique.

Plus révélateur encore : la comparaison des résultats en maths et en lecture. Dans l'enquête Pisa, sur une échelle de 0 à 6, le niveau 2 est considéré comme le seuil minimal de compétences requis pour pouvoir s'insérer normalement dans la vie professionnelle. Or, pour les maths, 18 % des élèves autochtones, 36 % des immigrés de la deuxième génération et 53 % des primo-arrivants n'atteignent pas ce niveau en Communauté française.

En lecture, 21 % des élèves autochtones francophones connaissent de graves lacunes. Ce pourcentage atteint 35 % pour les jeunes immigrés de la deuxième génération et 50 % pour les immigrés plus récents.

En cause ? L'étude identifie plusieurs facteurs dont les effets se combinent. Les plus déterminants : la langue parlée à la maison et le niveau socio-économique des parents. Mais ces facteurs n'expliquent pas tout. «Les facteurs institutionnels jouent un rôle crucial, en particulier dans un système scolaire tel que celui de la Belgique, caractérisé par le modèle de séparation et par une organisation sous forme de quasi-marché «, expliquent les auteurs de l'étude. Conséquence : une ségrégation scolaire extrêmement prononcée en Belgique, à la fois socio-économique et ethnique, qui exerce un impact négatif considérable sur les performances scolaires.
(le soir)

(1) L'ascenseur social reste en panne, Centre de recherche METICES et Groupe d'Etudes sur l'Ethnicité, le Racisme, les Migrations et l'Exclusion (ULB) www.kbs-frb.be

La vraie langue de l'Europe, c'est la traduction

C'est par ces mots d'Umberto Eco que le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a débuté lundi matin la conférence sur la traduction littéraire organisée à Bruxelles par le Commissaire européen au multilinguisme, Léonard Orban. Le Président l'a conclue par des propos prometteurs, après avoir écouté les analyses des participants.
Léonard Orban a d'entrée de jeu insisté sur la nécessité de conserver cette diversité des langues au sein de l'Union. « La traduction est extrêmement importante, a rappelé le commissaire. Chaque année, ce sont 80.000 pages qui sont traduites dans chacune des 23 langues officielles. Et avec l'arrivée de migrants, on estime qu'au moins 200 langues seront bientôt parlées sur le territoire européen. »
Evidemment, la préservation du multilinguisme est essentielle pour les droits des citoyens, pour la démocratie, pour les institutions, dans les hôpitaux et les administrations… Mais bien au-delà de ces aspects pratiques, la question se pose sur le plan culturel. On imagine sans peine à quel point la traduction littéraire est cruciale pour connaître vraiment son voisin, via sa poésie, ses histoires et sa façon de les raconter. Et pour bâtir une identité européenne, qui se cherche encore.
« Des héros modernes »
« Les traducteurs littéraires sont des héros modernes, lance Ernesto Ferrerro, auteur, traducteur, éditeur et directeur du Salon du Livre de Turin. Ils doivent tout connaître mais sont des coauteurs quasi invisibles et très mal payés. Mais aujourd'hui, ici, le débat dépasse la question corporative, c'est une question de civilisation. En traduisant un livre, il ne s'agit pas seulement de traduire une langue, mais bien de comprendre une civilisation tout entière. »
La Commission avait déjà mis en place, en 2007, un fonds d'aide à la traduction littéraire qui permet d'obtenir des subsides pour la traduction d'un livre d'une langue européenne vers une autre et a déjà permis la traduction de 2.000 livres , dont 50 % dans les nouvelles langues de l'Union. Mais, comme le rappelaient certains des participants, « soutenir la traduction, ce n'est pas toujours soutenir les traducteurs ». Beaucoup ont réaffirmé ardemment la difficulté de leur statut. Manque de reconnaissance, manque de moyens financiers (« Si on nous paie des cacahuètes, il faut s'attendre à des traductions de singes », dira même un traducteur) et donc risque de traductions bâclées, déficit de formations, en ce compris les formations permanentes, importance grandissante de l'anglais…
Attentif dans toutes les langues, le Président a annoncé en fin de journée qu'il se mobiliserait pour le statut du traducteur littéraire en Europe. Envisagerait d'harmoniser leur formation, inclurait de nouvelles formes de traduction (sous-titres, surtitres, doublage…), vérifierait que les aides à la traduction soient bien adressées aux traducteurs, faciliterait l'information européenne sur les nouvelles publications et mettrait en place un observatoire des mouvements de traduction. Une nouvelle rencontre avec les représentants des réseaux de traducteurs est prévue.
S'il fallait une preuve que le multilinguisme est essentiel au dialogue interculturel…

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LES TRADUCTEURS NE SONT PAS TOUS DES TRAITRES
Un internaute commente avec beaucoup de finesse sur le site du Soir : « Bien sûr, "le multilinguisme est essentiel au dialogue interculturel". À cette évidence, j'aimerais ajouter ceci, que j'ai déjà eu l'occasion d'exprimer ailleurs et bien avant: traduit ou non, tout livre demande une "traduction" intérieure, une compréhension en profondeur, laquelle varie selon les lecteurs – que de culturalités personnelles! Celui ou celle qui lit un ouvrage écrit dans sa langue, devra le traduire selon son propre langage... »
Sans doute est ce la seule manière d’éviter que la langue de l’Europe ne soit demain le «globish» ou anglais du sukkeleir et le dialecte.
On ne dira jamais assez l’admiration que méritent les traducteurs dits littéraires qui sont nos plus précieux passeurs de culture. Ce sont de véritables cosmopolites de conviction et de profession. Il faut pratiquement être habité d’un double jeu et d’une double culture pour être capable de cet exercice de haute voltige. Quand leur rendra-t-on l’hommage profond qu’ils méritent.
MG

dimanche 26 avril 2009

Wie poosje in het buitenland woont, is creatiever

Wie een poosje in het buitenland heeft gewoond, plukt daar de de vruchten van. Doorgaans zijn deze mensen beter in het bedenken van creatieve oplossingen voor problemen blijkt uit een onderzoek van Amerikaanse psychologen.

Hoe langer, hoe beter
Studenten die een tijd in het buitenland hadden geleefd, brachten tests veel vaker tot een goed einde dan studenten zonder internationale ervaring. Ook de lengte van het buitenlandse verblijf bleek van invloed. Hoe langer mensen in een vreemd land hadden gewoond, hoe groter de kans dat ze de juiste ingeving kregen.

Volgens de onderzoekers is het geen toeval dat mensen met buitenlandse woon- en werkervaring over het algemeen beter zijn in het bedenken van creatieve oplossingen. "Het onderzoek laat zien dat er een soort psychologische transformatie plaatsvindt als mensen zich in een vreemd land vestigen. Hun creativiteit groeit, waarschijnlijk doordat ze hun best moeten doen om zich aan te passen aan een nieuwe cultuur", concluderen de wetenschappers.
(mvl) Het Laatste Nieuws

AMVB brengt expositie 'Herinnering en migratie'

Charlotte Debroux en Francis Denys in de AMVB tentoonstellingsruimte © Bart Dewaele

Brussel - Wat is vriendschap? Dat is de vraag die op de negende Erfgoeddag centraal staat. En omdat dat thema heel ruim is, kunt u op 26 april terecht in het Archief en Museum voor het Vlaams Leven te Brussel (AMVB) voor de tentoonstelling Herinnering en migratie.

De migratie naar Brussel is veelkeurig. Zowel buiten- als binnenlandse migranten brengen hun herinneringen mee naar de hoofdstad. De verhalen van die nieuwe Brusselaars zijn nu gebundeld in de tentoonstelling Herinnering en migratie, die op Erfgoeddag in première gaat.

"Het thema van Erfgoeddag is heel ruim. Wij willen vooral benadrukken dat je moet openstaan voor de diversiteit van Brussel," zegt Charlotte Debroux van het AMVB. "Met deze tentoonstelling tonen we het verleden aan de hand van herinneringen en souvenirs, door samen te werken met de verschillende gemeenschappen in de hoofdstad."

De diversiteit van Brussel wordt in scène gezet door de Brusselse kunstenaar Francis Denys, die de vormgeving van de tentoonstelling verzorgt. Vooral de tentachtige constructie in blauw dekzeil valt op in de expositieruimte. Een noodzaak, zo blijkt. Het AMVB heeft geen verwerkingsruimte; onlangs overgedragen archieven worden daarom achter een wand opgeslagen in de tentoonstellingsruimte voor ze naar het depot gaan. "In Japan is dit blauwe dekzeil kenmerkend voor de verblijfjes van zwervers in steden als Tokyo en Osaka. In de hypergestructureerde en concurrentiële Japanse maatschappij kiezen heel wat mensen, ook intellectuelen, voor een bestaan in de marge als dakloze onder een blauw zeil," zegt Denys.

Het verhaal van de nieuwe Brusselaars vindt perfect onderdak in de omgeving die Denys creëerde. De tafels waarop hun voorwerpen worden tentoongesteld, staan onder een hemel van zwart en goud gekleurde lavasteentjes, die Denys aan het plafond bevestigd heeft. De steentjes die uit de zee komen, symboliseren opnieuw migratie. "Het zoeken, vinden en verzamelen van de stenen betekent dat ze ontfutseld worden aan een biotoop waarin ze eerder al op een mechanische manier waren terechtgekomen," legt Denys uit.

De tentoonstelling plaatst de verhalen van de nieuwe Brusselaars centraal en toont het erfgoed dat zij als migranten belangrijk genoeg vinden om te delen. "Erfgoed is datgene van vroeger – en 'vroeger' kan evengoed gisteren zijn – dat je belangrijk genoeg vindt om door te geven aan de volgende generatie," zegt Charlotte Debroux. "We hebben gezorgd voor een divers aanbod van erfgoed, en om het concept origineler te maken, doen er niet alleen allochtone nieuwe Brusselaars mee, maar ook Vlamingen die naar de hoofdstad verhuisd zijn."

Zo stelt naast de Zuid-Afrikaanse Shilimeza, die voor de tentoonstelling een radioprogamma uit haar jeugd heeft gereconstrueerd, dus ook Wim uit Roeselare tentoon. Samen met zeventien andere nieuwe Brusselaars vertellen zij op Erfgoeddag in première hun verhaal.

De tentoonstelling loopt van 27 april tot en met 31 oktober in het AMVB, Arduinkaai 28, 1000 Brussel. Speciaal voor Erfgoeddag kunt u er ook op 26 april al terecht. Meer info op
www.amvb.be

Het erfgoedfeest
BRUSSEL – Erfgoed wordt dit jaar dubbel in de watten gelegd op 26 april. Niet alleen de Vlaamse gemeenschap, met Erfgoeddag, zet op die dag haar verleden in de verf, ook het Brussels Gewest draagt zijn steentje bij met het Erfgoedfeest. Voor de tweede keer op rij organiseert de directie Monumenten en Landschappen op initiatief van staatssecretaris Emir Kir (PS) dit evenement, dat het publiek warm wil maken voor erfgoed.

"Tot nu toe konden we niet altijd alle doelgroepen bereiken," zegt Kir. "Het was belangrijk dat we ons aanbod vernieuwden. Daarom organiseren we dit jaar een grootschalig, gezinsvriendelijk evenement, waar het publiek het erfgoed in een ontspannen omgeving kan leren kennen. Gidsen, animatoren, archeologen en restauratiedeskundigen laten de bezoeker een dag beleven vol ontdekkingen," zegt Kir.

Het Erfgoedfeest wordt georganiseerd in het kader van de Europese Monumentendagen, op de terreinen van Thurn & Taxis, van 10 tot 18 uur. De toegang is gratis. Meer informatie krijgt u op www.heterfgoedfeest2009.be (Erfgoedfeest, Brussels Gewest) en www.erfgoeddag.be (Erfgoeddag, Vlaanderen en Brussel)

samedi 25 avril 2009

ETATS GENERAUX

Samedi | Zaterdag | Saturday 25 / 04 / 2009 14.00 - 18.00
Kaaitheater (Square Sainctelettesquare 20, 1000 Bruxelles/Brussel | Metro IJzer/Yser)
A ne pas rater !

Workshop Arabische kalligrafie met Mohamed Azaitraoui

Met bamboe kalligrafeert Mohamed Azaitraoui de naam van onze huisfotografe © Saskia Vanderstichele

Brussel - De Marokkaanse kalligraaf Mohamed Azaitraoui geeft op 26 april een workshop Arabische kalligrafie in Brussel, en een paar van zijn werken zullen dan ook te bewonderen zijn. Want van 24 april tot en met 3 mei is het weer Week van de Amateurkunsten, met activiteiten over het hele land. "Kalligrafie is mijn uitlaatklep."
Mohamed Azaitraoui (52) is geboren en opgegroeid in Marokko. Hij volgde er een universitaire opleiding en was er achttien jaar lang leraar Frans en Arabisch. Hij behoorde tot de middenklasse en heeft het land rondgereisd als zoon van een militair.

In Marokko begon hij ook met de kunst van de kalligrafie. "Als leraar moest ik mijn leerlingen de correcte dimensies van de letters bijbrengen. Ik moest dus het goede voorbeeld geven. Ik maakte citaten om aan de muren in mijn klas te hangen. Ik heb wel wat aanleg voor tekenen, wat een voordeel is als je aan kalligrafie doet. Mijn collega's vonden dat ik dat goed deed en vroegen me om spreekwoorden en zegswijzen voor hen in de klas te maken. Op de duur hing de hele school vol met kalligrafische citaten. Zo leerde ik het. Ik moet dus toegeven dat ik niet echt les gevolgd heb, ik heb het mezelf stap voor stap aangeleerd. Ik las ook wel boeken, vooral om meer te weten te komen over de achtergrond van de kalligrafie." Nu geldt Azaitraoui als een van de toonaangevende figuren binnen de wereld van de Arabische kalligrafie.

"Ik woon nu ongeveer dertien jaar in België. In het begin werkte ik als vertaler op het Hoog Commissariaat voor de Vluchtelingen. Sinds elf jaar werk ik in jeugdinstellingen van de Franse gemeenschap als moslimconsulent. Ik gebruik mijn passie voor kalligrafie ook bij de begeleiding van de jongeren. Ik wil hen esthetiek bijbrengen, hen laten zien wat mooi is. Ze vragen me soms om citaten te schrijven voor familie of vrienden. Waarom niet, denk ik dan. Als het maar plezier doet. Ik heb plezier aan het schrijven en diegene die het cadeau doet, heeft plezier aan het geven."

"Iedereen moet het pad volgen dat hem geschikt lijkt om de perfectie te bereiken. We moeten streven naar de perfectie in ons leven, en iedereen volgt daarvoor een ander pad. Ik probeer met de kunst van de kalligrafie een brug te slaan. Kalligrafie is voor mij ook een verbinding tussen verschillende culturen. Natuurlijk gebruik ik voornamelijk citaten uit de Arabische wereld voor mijn kalligrafie, maar het is belangrijk om open te staan voor andere religies en culturen. Een Arabisch citaat illustreert dit perfect: 'Neem de wijsheid van om het even welke bron.' Via de kalligrafie probeer ik die normen en waarden over te brengen."

"Ik woon in Sint-Pieters-Leeuw, in Vlaanderen, maar ik ben in een kwartier in Brussel én in Wallonië, ik noem het mijn eigen driehoekje. Ik vind dat prachtig, ik hou van de mengelmoes van culturen," zegt de moslimconsulent.

Vlucht
"Ik gebruik voornamelijk oude materialen om mijn kunst te beoefenen: ik schrijf met bamboe op papyrus, ik probeer zo veel mogelijk authentieke Marokkaanse inkt te gebruiken, maar ook bijvoorbeeld Chinese. Ik schrijf ook heel graag met verschillende soorten ganzenveren."

"Kalligrafie was een manier van vluchten voor mij. Tijdens mijn eenzame momenten bood het mij houvast. Enerzijds blijf ik de banden met mijn thuisland aanhalen door aan Arabische kalligrafie te doen, anderzijds is het ook een manier om mijn talent te tonen aan de buitenwereld. Het is een middel om aan uitwisseling te doen en in contact te komen met andere culturen," vertelt Azaitraoui. "Toch zal ik het niet commercieel uitbuiten. Er zijn kalligrafen die drie- of vierhonderd euro vragen voor hun werk, dat is toch een beetje te veel van het goede. Als je mij vraagt om een citaat te maken, dan betaal je rond de vijftig euro, inclusief de lijst. Dat is de prijs voor het materiaal en de werkuren, niet meer, het
moet voor iedereen toegankelijk zijn. Ik zorg er gewoon voor dat ik uit de kosten geraak, voor mij primeert het pedagogische."

"Ik prijs me wel gelukkig dat ik niet van de kalligrafie hoef te leven. Het is een passie, een uitlaatklep voor mijn werk en mijn familiale leven. Er zijn twee citaten die ik vaak gebruik. Het eerste is van Paul Valéry: 'Laat onze verschillen ons verrijken.' Wij hebben veel gemeen, en dat is geen nadeel, integendeel vind ik zelfs. En het tweede is: 'Als ik afstam van de aarde, dan is zij mijn land en zijn alle mensen mijn naasten.' Dat is een citaat van Abou Al Arab Assiqili uit de elfde eeuw. Dat klopt, vind ik; het is hetgene waar we voor zouden moeten staan."

Mohamed Azaitraoui geeft op zondag 26 april van 13 tot 16 uur een workshop Arabische kalligrafie in Galerie Jawhara, Lakensestraat 68, 1000 Brussel. Vanaf 26 april zal daar ook een tentoonstelling van zijn werk lopen. Meer info op www.wak.be