lundi 13 avril 2009

Benoît XVI appelle à la paix au Proche-Orient et en Afrique

Le pape Benoît XVI a lancé dimanche un appel en faveur de la paix au Proche-Orient et en Afrique, dans son message au monde prononcé depuis la place Saint-Pierre au Vatican à l'occasion des fêtes de Pâques, la plus importante fête du christianisme.
Le chef de l'Eglise catholique a demandé des "efforts renouvelés, persévérants et sincères" pour le règlement du conflit israélo-palestinien à quelques semaines de son voyage dans cette région. Il doit se rendre en Jordanie et en Israël du 8 au 15 mai. "La difficile mais indispensable réconciliation, qui est la condition première en vue d'un avenir de sécurité commun et d'une cohabitation pacifique, ne pourra devenir réalité que moyennant des efforts renouvelés, persévérants et sincères pour le règlement du conflit israélo-palestinien", a dit Benoît XVI depuis la loggia centrale de la basilique vaticane.

Lors de cette adresse solennelle, retransmise par des télévisions du monde entier et suivie place Saint-Pierre par des dizaines de milliers de fidèles, le pape a également évoqué l'Afrique, près de trois semaines après son déplacement au Cameroun et en Angola.

Il a exhorté le continent africain à utiliser "les armes de la justice et de la vérité, de la miséricorde, du pardon et de l'amour". L'Afrique "souffre de façon démesurée de conflits interminables et cruels -souvent oubliés-" mais aussi "de la faim, de la pauvreté, de la maladie", a-t-il souligné.

Le pape a par ailleurs jugé "urgent de redécouvrir des perspectives capables de redonner l'espérance" en un temps d'"insuffisance globale de nourriture, de trouble financier, de pauvretés anciennes et nouvelles, de changement climatique préoccupant, de violence et de misère (... et) d'un terrorisme toujours menaçant".

Benoît XVI a également adressé ses voeux aux rescapés du séisme meurtrier des Abruzzes (centre de l'Italie), qui a fait près de 300 morts le 6 avril, plus d'un millier de blessés et plusieurs milliers de sans-abri.

Il a en outre mis en garde contre le "matérialisme et le nihilisme" et "une vision du monde qui ne sait pas dépasser ce qui est expérimentalement constatable".

"Que le Christ ressuscité vous guide tous sur les chemins de la justice, de la solidarité et de la paix et donne à chacun de vous la sagesse et le courage nécessaires pour continuer de façon unie à construire un futur ouvert à l'espoir", a-t-il ajouté.

COMMENTAIRE DE DIVERITY
LE PAPE DIT UNE CHOSE, DON CAMILLO DANS SA PAROISSE FAIT AUTRE CHOSE ;

Que dit le pape ?
"La difficile mais indispensable réconciliation est la condition première en vue d'un avenir de sécurité commun et d'une cohabitation pacifique. Il pourra devenir réalité que moyennant des efforts renouvelés, persévérants et sincères pour le règlement du conflit israélo-palestinien",

Le pape, par ailleurs juge "urgent de redécouvrir des perspectives capables de redonner l'espérance" en un temps d'"insuffisance globale de nourriture, de trouble financier, de pauvretés anciennes et nouvelles, de changement climatique préoccupant, de violence et de misère (... et) d'un terrorisme toujours menaçant".

"Que le Christ ressuscité vous guide tous sur les chemins de la justice, de la solidarité et de la paix et donne à chacun de vous la sagesse et le courage nécessaires pour continuer de façon unie à construire un futur ouvert à l'espoir"

Bref, le pape considère que l’avenir n’est pas fait, pas plus qu’il n’est écrit. C’est aux hommes qu’il appartient de le construire. Voilà une bonne nouvelle et au demeurant le pape ira « benoitement » contribuer à sa construction en se rendant en Jordanie et en Israël en mai prochain.

Et que font de son message pontifical les curés dans leurs paroisses de France et de Navarre ?

"On entend beaucoup ces temps-ci des catholiques dire : le Christ, je prends, mais l'Eglise, je laisse » commente un prêtre dans le Monde.

« L'Eglise devrait être moins donneuse de conseils." lance un de ses collègues. » Dans les paroisses, nombre de prêtres autorisent les divorcés-remariés à communier, ce que la doctrine ne permet pas ; ils accompagnent des femmes ayant avorté ou discutent dans le détail des techniques de contraception. Comme le Père Vivarès, certains sont prêts à baptiser un enfant élevé par un couple homosexuel "à condition qu'il soit inscrit au catéchisme". "Je refuse de céder à la facilité, mais, pour le bien des fidèles, on est amené à s'adapter à la situation", reconnaît aussi le Père Gobilliard dans Le Monde.

"Aujourd'hui, beaucoup de textes venus de Rome sont rejetés ou incompris car ils sont élaborés par une poignée de gens qui ne vivent pas sur la même planète que les fidèles", constate le Père Millevoye.

Bref entre Rome et les paroisses contestatrices, c’est la séparation avant divorce. "Il faut revenir à un processus de décision collégiale ; c'est la réforme la plus importante pour l'Eglise aujourd'hui, car au fond l'Evangile a toujours beaucoup de succès." Une réforme qui devrait s'accompagner, estiment la plupart des prêtres, d'une meilleure communication de l'institution. Magister dixit c’est bel et bien terminé.

VATICAAN STELT VETO TEGEN AMBASSADEUR KENNEDY
Het Vaticaan heeft al drie door president Barack Obama voorgedragen kandidaten voor de post van ambassadeur bij de Heilige Stoel geblokkeerd. Dat meldt RKNieuws.net op gezag van de Italiaanse krant Il Giornale.
Zowel Caroline Kennedy, dochter van de vermoorde president John F., als twee andere rooms-katholieke kandidaten werden geweigerd wegens hun steun voor abortus en stamcelonderzoek.
Voor de Heilige Stoel moet een kandidaat katholiek én (in de optiek van het Vaticaan dus) ook pro-life zijn, wat betekent tegen abortus en tegen embryonaal stamcelonderzoek.
(DS)

L'ETHIQUE EST AU DESSUS DE LA RELIGION
Jean Debelle Membre d’une Communauté de base commente dans une excellente carte blanche publiée par Le Soir :
« A défaut de recueillir partout un large soutien, les propos de Benoît XVI ont au moins souvent le mérite de susciter de larges débats, y compris au sein de l’Eglise catholique. »
Il faut se réjouir de constater que beaucoup de voix se sont cette fois fait entendre, même dans l’Eglise, pour contester les récents propos de Benoît XVI sur l’usage du préservatif ; c’est un pas précieux vers une culture de débats ouverte au pluralisme, à l’opposé de toute forme de « pensée unique ».
L’Eglise catholique a-t-elle pour mission de se prononcer sur des questions éthiques, et plus particulièrement sur des questions d’éthique sexuelle, ce que les papes font très régulièrement ? Ma réponse est franchement négative ! »
Bien sûr, le message chrétien des Evangiles et de la Tradition est porteur de valeurs morales importantes – la justice, la solidarité, la sollicitude à l’égard des plus démunis, la liberté, le respect des personnes, etc.
Mais ce sont là des valeurs universelles, promues depuis toujours par beaucoup de courants philosophiques ou religieux. Le cœur du message chrétien me semble en amont de cette éthique sociale. »
Voilà une opinion à naos yeux tout à fait fondamental :l’éthique se situe en amont de la religion autrement dit plus haut, à la source et non pas à l place de la religion catholique. C’est vrai pour toutes les religions y compris l’Islam. Universelle, l’éthique est la religion des religions

Pour Jean Debelle, « Jésus de Nazareth – et son message – est venu nous révéler le visage de Dieu, un Dieu d’amour tellement soucieux des humains qu’il s’est fait homme et est venu « habiter parmi nous », faisant du coup de toute l’humanité une même famille, avec tout ce que cela implique au niveau relationnel, c’est-à-dire avec ces exigences de solidarité, d’amour fraternel, de respect de toute personne, quels que soient sa race, son sexe, son statut social.
Quant aux mœurs, notamment celles qui touchent à la sexualité humaine, elles sont très variables dans le temps et l’espace et relèvent de multiples facteurs sociologiques et culturels, sans cesse en évolution. »
Et Debelle de nous proposer une citation précieuse : « Les actions et les comportements que l’amour commande, permet ou recherche ne relèvent pas de l’objectivité et du général. Ils ne doivent pas être regardés du dehors et jugés abstraitement, mais replacés dans le climat qui les a vus naître, d’où ils tirent leur raison et leur justification. » (Marcel Légaut dans L’homme à la recherche de son humanité.)
Et d’ajouter : « Je ne vois vraiment pas en quoi la Hiérarchie catholique est habilitée à se prononcer là-dessus, sauf à vouloir – très abusivement et très indûment – contrôler, régenter des pratiques privées particulières qui sont du ressort, d’une part, des collectivités humaines et, d’autre part, de la liberté et de la conscience individuelles des personnes. »
Ce qui s’est passé en 1968 lors de la publication de l’encyclique très controversée sur la régulation des naissances – Humanæ Vitæ – a particulièrement mis en lumière cette intrusion inadéquate et très controversée de la Hiérarchie catholique dans un domaine où elle n’a pas, je pense, de compétence spécifique.
Reste à se demander ce qui amène les Autorités ecclésiastiques – essentiellement des hommes âgés célibataires et censés être abstinents – à vouloir ainsi exercer un tel contrôle sur la sexualité humaine.
Enjeu de pouvoir ? Méfiance ancienne et profonde à l’égard de l’humanité, notamment quant à sa manière de vivre la sexualité ?
Sans doute les deux ! (1)
Que dire de plus, à cet égard, que les exigences fondamentales de liberté, de respect, requises dans toute relation ?
L enjeu réel n’était pas de libérer le message évangélique originel de ce qui lui est étranger et qui finit par l’occulter, au point de le rendre de moins en moins crédible à nos contemporains.
Et Debelle conclut en citant les propos sévères de ce grand théologien allemand du siècle passé, Karl Rahner, peu suspect d’hétérodoxie : « Cela fait partie de l’histoire tragique et difficile de l’histoire de l’Eglise : dans la pratique comme dans la théorie, celle-ci défendit toujours des maximes morales par de mauvais arguments, découlant de convictions et de préjugés incertains, liés au contexte historique (…). Si l’histoire spirituelle de l’Eglise est si pesante, c’est parce que toujours, ou du moins souvent, elle concerne des questions qui touchent à la vie concrète des hommes, parce que ces maximes erronées qui n’eurent jamais de valeur objective imposèrent néanmoins aux hommes des contraintes que rien dans la liberté des Evangiles ne justifie. »
(1) Lire à ce propos Morale sexuelle et autorité dans l’Eglise catholique. A corps perdu ou accord perdu ? , Feuilles familiales et Editions Vie Ouvrière, 1998, 96 pages

1 commentaire:

souklaye.sylvain a dit…

Si j’étais le Pape Benoît XVI, un complexe d’infériorité me rongerait car subir la comparaison avec un mort, s’il est son patron c’est une chose ; mais s’il est un ancien collègue s’en est une autre…

…qui conditionne l’interprétation du dogme vers un extrême originel et en latin, voire vers une confusion certaine du libre arbitre et de l’autisme.


…qui crée une concurrence contre un ennemi imaginaire ou mort-vivant ayant pour conséquence l’oubli de la diffusion théologique et l’omniprésence d’un combat ésotérique.


…qui entérine une tolérance univoque concernant les vices de procédures historiques et révisionnistes.

La suite ici :
http://souklaye.wordpress.com/2009/03/18/le-subjectif-au-conditionnel-si-j’etais-le-pape-benoit-xvi/