mercredi 29 avril 2009

Cochonne de pandémie !

(“Année du cochon”, le niners/Flickr)

Epidémie ? pandémie ? nous nous posions la question hier au sujet de cette grippe porcine qui a traversé les mers. Coup d’œil dans le dico… A épidémie : “propagation subite et rapide d’une maladie infectieuse, par contagion, à un grand nombre de personnes d’une région” (PL). Nous y sommes au Mexique : 153 morts à ce jour, voilà qui commence à faire beaucoup. Des cas signalés aux Etats-Unis, au Canada, d’autres en Europe…. nous pensions donc, après un œil jeté dans Larousse le Petit, que nous étions déjà au stade de la pandémie : “épidémie qui s’étend sur un ou plusieurs continents”. Mais non, pas pour l’Organisation mondiale de la santé, spécialiste en la matière :

l’OMS avertit d’un risque de pandémie.

COMMENTAIRES DIVERCITY
De nos jours, le nerf de la guerre, c’est le flux.
Afin de rentabiliser celui-ci, la politique du pire et du point non retour est l’unique moyen d’alimenter les psychoses. Le chaos est le meilleur moyen de contrôle des masses, il est à la fois invisible et omniprésent. De la téléphonie mobile 3G la plus banale à la toxicomanie du clic, en passant par le rituel de la télécommande, tout est bon pour se tenir au courant de tout et de rien. Une contagion inconnue passionne davantage les foules qu’une maladie maîtrisable.
Le nombre de morts configure la couverture médiatique.
2.Il y aurait donc une hésitation entre la proportion de population touchée et l’étendue géographique. Le petit Robert mêle les deux: “épidémie qui atteint un grand nombre de personnes, dans une zone géographique très étendue”.
Le Robert historique établit un lien de cause à effet: “épidémie qui s’étend à la quasi-totalité d’une population, d’où une épidémie générale qui concerne l’ensemble des populations”.
l’”endémie” est la “présence habituelle d’une maladie dans une région déterminée”.
3.Selon un éminent virologue interrogé ce matin par la radio belge, la distinction serait basée sur l’habitude et la récurrence. L’épidémie, c’est ce que nous connaissons tous les ans au début et à la fin de l’hiver et qui se caractérise par une certaine sur-mortalité.
4.La pandémie par contre serait due à un nouveau virus (ou à une nouvelle variante du virus) et serait d’autant plus destructrice que les moyens de lutter contre cette affectation ne seraient pas encore opérationnels.

les hommes, qui sont des cochons, sont exposés au risque, les femmes seraient à l’abri, faut-il parler de pan-demi ?

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