mercredi 29 avril 2009

DIALOGUE INTERRELIGIEUX SUITE

Le dialogue avec la religion et la culture islamiques, apportées entre autres sur la rive nord de la Mer Méditerranée par les migrants : tel sera l'ordre du jour lundi et mardi d'une rencontre à Bordeaux, en France, entre les évêques des Conférences épiscopales d'Europe chargés des rapports avec les musulmans. Les deux jours de travaux verront l'intervention du cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, sur "Le dialogue catholico-musulman en Europe : status quaestionis".

L'événement a été organisé par le Conseil des conférences épiscopales d'Europe (Ccee). "La présence des musulmans en Europe est très diversifiée : dans certains pays, c’est une tradition ancienne ; dans d’autres elle s’est accrue récemment, surtout à la suite des phénomènes migratoires", a déclaré père Duarte da Cunha, secrétaire général du Ccee, avant d'ajouter : "Ces dernières années, l’attention envers ce phénomène a grandi dans les Conférences épiscopales et le dialogue est devenu pratique courante.

Il nous a donc paru opportun et normal de convoquer pour la première fois ceux qui, dans les Conférences épiscopales, s’occupent des rapports avec le monde musulman, pour faire le point sur l’état du dialogue avec les communautés musulmanes d’Europe, tenter de tracer la physionomie de l’islam européen et réfléchir ensemble sur les défis que l’islam présente à la société européenne".
(VG/CN)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
EN ARRIERE LENTE !
Le dialogues interreligieux et interculturels sont certes utiles, nécessaires voire indispensables mais quelles sont leurs retombées à la base quand après moults échanges, pauses-café et congratulations, les monsignori, imams, mollahs et autres rabbins se sont retirés dans leurs ghettos respectifs. Quels bénéfices au quotidien au sein des différentes communautés ? Et quid des libres-penseurs, ces éternels empêcheurs de dialoguer en rond ? Faire le bilan sur le dialogue interreligieux et interculturel? Vite fait : plus on est instruit, mieux ça marche, du moins en principe ; au somment ça bouge généralement beaucoup plus qu’à la base ou dans les quartiers où presque rien ne se passe, il faut bien l’admettre en toute transparence. Là est précisément le problème. En vérité tout devrait se passer à l’école , pourvu qu’y règne une certaine mixité sociale et culturelle et un climat de tolérance et de stimulation réciproques. En dehors de cela c’est le statut quo, pire on observe une certaine régression. Il suffit de se promener dans les quartiers du croissant pauvre pour voir fleurir, sur les affiches électorales qui se multiplient dans les vitrines de commerçants, les visages des candidats ethniques. Cette tendance au communautarisme et au clientélisme ethnique se renforce d’élection en élection. Foulards et barbes fleuries à Molenbeek, visages bistres et réjouis sur les vitrines de Mattongue, les belgo-belges de souche gardant leurs stocks d’affiches pour les dernières semaines de l’élection.

Les partis ne seraient-ils pas bien inspirés de mieux promouvoir la dynamique interculturelle, par exemple par des affiches regroupant plusieurs candidats ou par des slogans adéquats. On en viendrait même à se demander si, dans le contexte actuel il est bien rentable de se présenter à l’électeur avec un profil et un programme affirmant la préoccupation interculturelle du candidat ? Comme il semble plus rentable au pape actuel , en terme de communication médiatique de passer pour un ringard acquis à l’esprit d’avant Vatican 2. En arrière lente !
MG

Aucun commentaire: