vendredi 24 avril 2009

La Bibliothèque mondiale

Mardi, le rêve de Bibliothèque numérique mondiale (BNM) gratuite de James Billington, ancien professeur d’histoire à l’Université de Harvard, deviendra réalité. Il postule l’accès universel au savoir et au patrimoine culturel de l’humanité. « Nous espérons que la BNM va accroître la compréhension internationale ainsi que la curiosité du monde dans lequel nous vivons pour les merveilles culturelles de l’humanité, explique James Billington. La beauté de ce système est qu’il ne vise pas tel ou tel groupe en particulier mais est réellement destiné à tous. »
La BNM sera consultable dans les principales langues de l’ONU : arabe, chinois, anglais, français, portugais, russe et espagnol. Vingt-six bibliothèques ou instituts culturels de dix-neuf pays, dont la France , participent au projet. Des dizaines de millions de documents seront accessibles à un large public, parmi lesquels des pièces historiques anciennes et uniques, dont il n’existe souvent qu’un seul exemplaire, des images ou des documents sonores.
Bien que loin d’être encore mondialement représentatif, le lancement de ce nouvel outil du savoir universel sur www.wdl.org devrait être promis au plus bel avenir. Parmi les documents accessibles dans la BNM figureront de vrais trésors comme le Conte de Genji, joyau de la littérature japonaise du XIe siècle, considéré comme un des romans les plus anciens du monde. On pourra aussi voir la première carte mentionnant l’Amérique, datant de 1507, réalisée par le moine allemand Martin Waldseemueller. Le plus ancien document de la BNM sera une peinture sud-africaine, âgée de 8.000 ans, représentant des antilopes blessées.
(afp)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
PLUS FORT QUE LA TOUR DE BABEL ET LA BIBLOTHEQUE D ’ALEXANDRIE EN UN.
Le rêve du musée imaginaire d’André Malraux permettant à chacun de constituer chez lui son petit musée personnel, selon ses propres goûts est enfin réalisé. Difficile d’imaginer que nous disposerons, à domicile et gratuitement tous les grands livres et toutes les musiques et les images de l’humanité.

C’est fabuleux et cela dépasse les rêves les plus fous.
Reste le plus dur : former des milliards de lecteurs aguerris capables d’affronter cet Himalaya de savoir.
Mais comment diable allons nous former tous ces lecteurs quand l’école est paralysée par une crise de croissance qui la rend impuissante face à son exaltante mission.

Mais par la barbe du prophète ou par la queue du chat quand les responsables politiques de l’éducation mesureront-il l’importance de leur mission et surtout leur écrasante responsabilité ? Il est enfin devenu possible d’enseigner à notre jeunesse non pas le fatras culturel propre à chaque nation mais l’ensemble des trésors littéraires, artistiques, musicaux, philosophiques, poétiques, religieux…accumulés par l’humanité depuis son apparition sur terre. Après le marché global, la culture mondiale est en mesure de réaliser une enfin "cohésion sociale et culturelle globale".
Il faudrait un Hercule ou un Sisyphe pour relever le défi des défis qu’on confie faute de mieux à un Christian Dupont. «Est ce que ce monde est sérieux ?»
(Marc Guiot)

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