lundi 6 avril 2009

Obama is voorstander van Turkse toetreding tot EU

De Amerikaanse president Barack Obama heeft in Praag voor de toetreding van Turkije tot de Europese Unie gepleit. "De toetreding zou een belangrijk signaal zijn", verklaarde Obama tijdens een ontmoeting met de leiders van de Unie in de Tsjechische hoofdstad. De Franse president Nicolas Sarkozy herhaalde echter zijn verzet tegen een Turks lidmaatschap.

Belangrijk signaal
Volgens Obama zou een Turks lidmaatschap van de Unie een "belangrijk signaal" voor het moslimland zijn. Op die manier zou Turkije "stevig verankerd" worden in de Europese invloedssfeer, zo betoogde de Amerikaanse president. De Verenigde Staten zijn al decennialang warme pleitbezorgers van een toetreding van Turkije tot de Europese Unie. Het land voert al sinds 2005 toetredingsonderhandelingen met de Europese Unie, maar de gesprekken lopen allesbehalve vlot.

Sarkozy tegen
De Franse president Nicolas Sarkozy herhaalde meteen zijn verzet tegen een Turkse toetreding. "Ik werk nauw samen met de Amerikaanse president, maar over zaken die betrekking hebben op de Europese Unie, beslissen enkel de lidstaten", zei hij. Volgens hem zijn de meeste lidstaten gekant tegen een Turks lidmaatschap.
(belga/jv)

COMMETAIRE DE DIVERCITY
AVEC OU SANS LA TURQUIE ?
L’empressement des anglo saxons à vouloir précipiter la Turquie dans les bras de la communauté européenne doit nous inciter à une réflexion extrêmement critique. En effet tout ce qui est bon pour les Etats-Unis ne l’est pas forcément pour l’Europe de même que tout ce qui est bon pour General Motors, ne l’est plus forcément pour les USA contrairement à ce que l’on a affirmé longtemps. Obama est incontestablement habile homme. Et même si l’obamania européenne en est quelque peu revenue, le président métisse sait s’y prendre avec ses partenaires d’outre Atlantique. Même l’austère van Rompuy semble sous le charme. La réaction épidermique et populiste de Sarko qui ne veut pas de l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne serait plutôt un argument pour donner raison à Obama. Mais ce n’est pas avoir raison que de donner simplement tort à l’autre parce qu’il est insupportable.

Il est bien certain que le néo libéralisme à outrance pratiqué depuis des années par la Commission ne la rend pas vraiment sympathique aux yeux d’une opinion publique européenne que la crise frappe de plein fouet, surtout en France où la rue se rebiffe et se raidit. L’élargissement accéléré des nations européennes libérées du joug soviétique s’est révélé a court terme davantage être une entrave qu’un moteur d’intégration européenne. Mais «wait and see» que l’on s’inspire de l’exemple réussi de la réunification allemande qui certes a pris beaucoup plus de temps que prévu initialement mais s'avère être une réussite. On comprendra alors ce que peut devenir une Europe unifiée et élargie. Bien sûr il y a l’exemple a contrario du délitement de la nation Belgique ! En tout état de cause, l’apport de la Turquie peut s’avérer considérable et pour les Européens et pour les Turcs, obligeant ces derniers à se conformer sans plus attendre aux valeurs en vigueur sur l’ancien continent. La sagesse voudrait que l’on gagnât du temps. Mais le temps presse et il ne serait pas inutile de faire avancer vers l’Asie cette démocratie cosmopolitique qui s’esquisse au sein des nations européennes et gagne du terrain au sein des élites. La Turquie depuis longtemps fait partie de l’OTAN et impose en terre d’islam un modèle qui n’a cours nulle part ailleurs : la laïcité à la turque. Rien à voir avec la laïcité à la française mais rien de comparable avec l’islamisme taliban ou l’islamisme à l’iranienne qui se répand comme une trainée de poudre en terre islamique et bien au-delà. Certes c’est un pari dangereux mais nous vivons dans un monde qui se révèle de plus en plus troublé, menacé par des conflits divers et surtout par les terribles retombées du réchauffement climatique qui à l’évidence vont nous obliger à vivre très bientôt très différemment. Parier sur les bienfaits de l’entrée de la Turquie dans la communauté, c’est parier à la manière de Pascal car à long terme, les bénéfices sont bien plus prometteurs que les inconvénients. Mais comme aimait dire Keynes, dans le long terme on est tous morts. Il faudrait surtout à la tête de la Commission une autre pointure que le Président en fonction, un grand communicateur, un pédagogue de choc comme du format de jacques Delors ; un Verhofstadt par exemple qui polyglotte, dans la force de l’âge et la maturité de son talent incarne dans sa pensée et dans son cœur l’idéal de démocratie cosmopolitique que nous ne cessons de défendre dans ces colonnes.
MG

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