jeudi 16 avril 2009

Une disparition des Allemands dans douze générations ?

Crédits photo : AP

Malgré les efforts du gouvernement, les Allemandes ne font pas assez d'enfants. Et les plus diplômées encore moins que les autres.

Trente-quatre pour cent des femmes allemandes âgées de 35 à 49 ans et détentrices au moins d'un master n'ont pas d'enfant, selon les chiffres publiés cette semaine. Et seules 32 % d'entre elles en ont deux. À l'autre bout du spectre, 26 % des femmes non diplômées ont trois enfants ou plus, ce qui fait craindre aux spécialistes une augmentation du nombre d'enfants pauvres.

L'instauration du Elterngeld (l'allocation de congé parental) en 2007 devait inverser la tendance, en permettant aux parents de toucher 80 % de leur salaire jusqu'à 1 800 euros par mois pendant quatorze mois pour rester à la maison après la naissance des enfants.

Las, le programme a surtout été utilisé par les familles les plus modestes, selon les premières statistiques récapitulatives. Près de 50 % des bénéficiaires touchent en effet le minimum de 300 euros par mois, alors que seules 6,8 % des nouveaux parents sont dans la tranche maximale entre 1 500 et 1 800 euros.
Malgré tout, le ministre conservateur de la Famille , Ursula von der Leyen, médecin, mère de sept enfants et initiateur du Elterngeld, croit toujours à son plan. «Je reste ferme, parce que [cette politique] est la bonne. Lors de la prochaine législature, nous allons même étendre la durée du congé de paternité. Et baisser les impôts des familles, afin que les parents aient plus d'argent pour leurs enfants», a-t-elle répété dans Bild Zeitung.
Ursula von der Leyen, ministre allemande de la Famille. Crédits photo : AP

Le poids de la tradition
Pourtant cette politique, essentiellement tournée vers l'indemnisation financière, ne semble pas répondre aux besoins des Allemands. Dans un pays où les études universitaires se poursuivent souvent au-delà de 30 ans, les femmes sont obligées ensuite de mettre les bouchées doubles pour se faire une place dans l'entreprise. Pas le temps de s'arrêter pour être mère. Le ministre reconnaît qu'il faudrait «plus de places en crèche, avec des horaires plus flexibles».
La prégnance du modèle traditionnel allemand, qui veut que les femmes restent à la maison, brime aussi les actives. Elles préfèrent mettre leur désir d'enfant en veilleuse plutôt que de se sentir coupables de «l'abandonner» à la crèche pour retourner au travail. La plupart des diplômées attendront d'avoir passé la quarantaine pour avoir un seul enfant.
De l'autre côté, l'Elterngeld est une aubaine pour les familles les plus pauvres dans lesquelles les femmes n'ont pas d'emploi : «Elles peuvent gagner une somme proche du revenu moyen en ayant constamment un nouvel enfant. Les allocations leur donnent une sorte de statut de fonctionnaire», explique le sociologue Gunnar Heinsohn.
La natalité allemande n'en est pas moins toujours en berne. Avec seulement 675 000 naissances en 2008, la baisse a été de 1,1 % par rapport à l'année précédente, qui avait été exceptionnelle après l'instauration du Elterngeld. Les Allemands envient le modèle français avec ses femmes actives et sa natalité en hausse. Selon les projections démographiques, la France devrait dépasser l'Allemagne comme pays le plus peuplé d'Europe avant 2050 alors que les Allemands pourraient avoir disparu dans douze générations.

COMMENTAIRE DE REFLETS
Quand la Wallonie , dans les années cinquante, se rendant compte qu’elle accusait un déficit de natalité à l’égard de la Flandre catholique et nataliste, elle demanda conseil à Alfred Sauvy, le très renommé démographe français. Dans son diagnostic très clinique, Sauvy définit la région wallonne comme « un vieux pays de vieilles gens habitants de vieilles maisons, habités de vieilles idées. » il suggéra comme remède de cheval l’immigration massive. Sitôt dit sitôt fait. Cinquante ans plus tard, la Belgique est devenue terre d’immigration et la population dite de souche n’est guère plus prolifique aujourd’hui que celle d’Allemagne ou de Hollande. Les femmes belges de souche (ce mot ne veut plus dire grand-chose) font de moins en moins d’enfants, souvent beaucoup plus tard voire pas du tout. La Belgique , l’Allemagne, la France de demain, l’Europe sera métissée que cela nous plaise ou que cela nous angoisse. Quoi qu’il en soit, puisse cette Europe cosmopolite de demain conserver les acquis culturels et les valeurs conquises par des siècles d’émancipation face à l’arbitraire religieux, aristocratique et dictatorial.
MG

Signes religieux à l’école : il est grand temps que les autorités compétentes assument leurs responsabilités !

La récente décision du Conseil d’Etat de déclarer irrecevable la demande du MRAX d’annuler les points des règlements d’ordre intérieur des athénées de Gilly et de Vauban interdisant depuis la rentrée 2005 « le port de tout couvre-chef, de signe ostensible d’appartenance politique ou religieuse dans l’enceinte de l’établissement » relance la polémique sur les signes religieux à l’école.

En novembre 2007, trente intellectuels, enseignants, hommes et femmes engagés en politiques ou simples citoyens lançaient une pétition[1][1] qui, devant la recrudescence recrudescence des exigences religieuses ou dites telles à l’école, demandait aux responsables politiques et aux ministres compétents en matière d’enseignement d’interdire tout signe ostensible d’appartenance philosophique ou religieuse dans le cadre scolaire et de mettre tout en œuvre pour préserver l’école des tentatives d’immixtion du religieux dans le contenu des enseignements et les critères d'organisation de la vie scolaire.
Cette pétition fut très rapidement cosignée par plusieurs milliers de personnes, et donna naissance à la création du Réseau d’Actions pour la Promotion d’un Etat laïque[2][2]. Mais il en fallait plus pour décider nos ministres compétents à prendre une décision qui, pour être de bon sens, n’en risquait pas moins de leur attirer les foudres d’une partie de leur électorat.

Aujourd’hui, le Conseil d’Etat vient à son tour de se prononcer, rappelant fort opportunément que non seulement interdire le port de signes d’appartenance religieuse à l’école n’est pas discriminatoire, mais que cela contribue au contraire à lutter contre les discriminations, rejoignant donc parfaitement l’objet social du MRAX. Nous réitérons notre appel aux responsables politiques pour qu’ils sortent enfin de leur silence et prennent leurs responsabilités.

La question de la mainmise des pouvoirs religieux – institués ou non - dans la sphère scolaire », en effet, n’est pas, contrairement à ce qu’avait prétendu la ministre Marie Aréna en son temps, une question de « projets pédagogiques contrastés, consacrés par des règlements d’ordre intérieur différents, ce qui permet aux parents et aux élèves de faire le choix de l’établissement qu’ils estiment le plus adapté à leurs aspirations».

La question des signes religieux à l’école concerne au contraire la manière dont se conçoit l’enseignement bénéficiant de subsides publics, et ne peut donc être laissée à la responsabilité exclusive des chefs d’établissements que l’Etat abandonne par là à toutes les pressions. De la même manière, des questions telles que la place des convictions philosophiques au sein de l’école ou l’application des principes de mixité sociale et des sexes – notamment l’égalité en droits et en devoirs des hommes et des femmes – constituent des questions politiques essentielles qui doivent être tranchées par la puissance publique et le pouvoir politique, garants des valeurs fondatrices de notre société.

Enfin, laisser les écoles décider souverainement en la matière, c’est contribuer au renforcement de la dualisation de l’enseignement au nom de la coexistence de «projets éducatifs contrastés». C’est accepter qu’au lieu de protéger les consciences des élèves, l’école puisse souscrire à des pratiques qui, sous couvert de religion, visent la contestation de l’égalité et de la mixité.

Pour toutes ces raisons, et parce que l’immixtion du religieux ne se manifeste pas que dans la sphère scolaire, mais touche l’ensemble de la sphère institutionnelle, nous lancerons prochainement un appel aux hommes et femmes politiques de ce pays, concernant leur attachement à la défense des valeurs laïques. La Belgique a en effet un urgent besoin de laïcité, sous peine de voir de plus en plus le vivre ensemble et la cohésion sociale menacés par ceux qui refusent la séparation du droit et de la foi, mettant les prescrits religieux au-dessus de tout.
(signataires membres de RésistanceS)

COMMENTAIRE DE QUELQUES LECTEURS DU FIGARO
«... et je me dis que je viens par la force des choses de passer beaucoup de temps pendant plusieurs semaines dans la principale maternité de ma ville et je sais à quoi m'en tenir sur l'origine majoritaire des nouveaux-nés. Alors, on en pense ce que l'on veut, mais que les bonnes âmes de salons - non partageuses dans la réalité - aillent aussi visiter les maternités et elles en tireront les conclusions qu'elles voudront ! Mais au moins, elles parleront en connaissance de cause !
Les choses "changent"

« ce qui est dangereux, c'est l'excès, que ce soit dans un sens ou dans l'autre.
Trop d'enfant engendre la pauvreté car les ressources étant limitées, il faut les partager »

.. qq'un qui a la nationalité française peu importe qu'il soit noir, jaune, blanc ..... et peu importe qu'il soit catho, juif, musulman, athée .... Le métissage est une chance pour nous. Cessez donc de fantasmer "sur le pays envahi"

« Le métissage racial n'est pas un problème ! »

« Une vie réussie, c'est donc une belle carrière...
Quelle absurdité !
Le travail et les revenus qu’elle procure devraient au contraire être vus comme un moyen, et non une fin. »

« La retraite (en tant que cessation totale d'activité professionnelle pour se consacrer à son nombril, à son jardin ou à taper le carton, aux frais des jeunes adultes construisant leur vie et élevant des enfants) sera bientôt vue comme une absurdité ruineuse et immorale. Les progrès médicaux aidant, la vie professionnelle pourra s’étendre jusqu’à un âge si avancé qu’il paraîtra absurde de refuser de consacrer 10 années de sa jeunesse à fonder une famille. »

«Toute société qui refuse de prendre en compte la nécessité de renouveler les générations ET de transmettre ses valeurs et sa culture est vouée à disparaître.
Elle ne serait pas la première. »

« La dénatalité fait peur seulement aux amoureux de la croissance à tout prix mais il faudra bien s'arrêter un jour, autant commencer maintenant. »

« ce n'est pas le fait que le métissage soit une réalité qui nous dérange, mais le fait que vous semblez y voir qqch. de négatif, voire de dangereux (??). Mon arrière grand-mère protestante s'est mariée avec un catholique, inimaginable à l'époque.
Ma mère d'Allemagne du Sud s'est mariée avec un Allemand du Nord - trèèèèès mal vu dans son bled à l'époque »

« En bien, moi, je suis mariée avec un français - par contre si vous nous mettiez côte à côte, à vos yeux c'est moi qui serait la française (sauf quand je parle - accent oblige) et mon mari l'étranger.
Nos enfants sont donc un métissage allemand-laotien-vietnamien avec un tout petit peu de sang français (datant d'il y a 100ans) et parlent trois langues européennes.
Pensez-vous réellement qu'ils n'ont pas un sacré avantage dans la vie?

« Je pense que les Allemands sont beaucoup plus soucieux de l'écologie que les Français et le surpeuplement est un problème planétaire. Peut être que certaines de ces femmes allemandes mieux éduquées en sont plus conscientes que les Françaises. Je trouve personnellement que la France est surpeuplée; beaucoup de villes sont intenables, c'est l'entassement de partout. Je ne vois pas l'explosion de la natalité comme quelque chose dont il faut se vanter. Un autre commentaire: une femme n'a pas besoin d'être mère pour se réaliser, c'est complètement dépassé.»

Aucun commentaire: