mercredi 27 mai 2009

BRUSSEL - PS-voorzitter Elio Di Rupo heeft op RTBF gezegd dat hij na de verkiezingen op 7 juni elke alliantie met de MR uitsluit. 'Ik sluit geen alliantie met de MR om te regeren in Brussel en Wallonië', zei hij duidelijk.
Hij pleitte voor de oprichting van een progressieve meerderheid. Di Rupo benadrukte dat de inzet van de verkiezingen de keuze zal zijn tussen twee types meerderheid: 'de alliantie van rechts' of 'de verzameling van de progressieven'.

MR-voorzitter Didier Reynders, die samen met Di Rupo in het RTBF-programma 'Huis clos' zat, leek eveneens uit te sluiten dat zijn formatie met de PS zou regeren in het zuiden van het land. 'Ik denk niet dat we Wallonië morgen op de goede weg kunnen zetten met een PS zoals u die geleid hebt', aldus Reynders.

Het lijkt er dus sterk op dat de Franstaligen op 7 juni een duidelijke keuze krijgen tussen een olijfboomcoalitie (PS/CDH/Ecolo) en een zogenaamde Jamaica-coalitie (MR/CDH/Ecolo).

DI RUPO-REYNDERS, LA RUPTURE
(DAVID COPPI, Le Soir)
mercredi 27 mai 2009, 20:51
J-11 Le président du PS Elio Di Rupo a indiqué mercredi soir sur le plateau télé de la RTBF qu'il excluait une alliance avec le MR à l'issue du scrutin du 7 juin. En face, Didier Reynders a contre-attaqué : lui non plus n'envisage pas d'alliance avec le PS.

Pour le dernier «huis clos» à la RTBF , mercredi soir, entre Elio Di Rupo et Didier Reynders, le président du PS a créé la sensation en rompant les ponts totalement avec son interlocuteur et le MR : les socialistes ne s'allieront pas avec les libéraux après le 7 juin, ni en Wallonie ni à Bruxelles. «Je ne m'allierai pas avec le MR pour gouverner Bruxelles et la Wallonie», a indiqué très clairement le président du PS.
C'est la rupture. Et un tournant dans la campagne à un peu plus d'une semaine des élections. Elio Di Rupo appelle à une coalition « des progressistes », donc avec les écologistes et les centristes-humanistes.
En face, Didier Reynders, surpris sans doute par l'offensive du socialiste, n'a pas cillé, et a contre-attaqué : lui non plus, a-t-il répliqué, n'a pas l'intention de gouverner avec un PS qui n'est pas à même de répondre aux défis en Wallonie, notamment en matière de gouvernance a-t-il insisté. « Je n'ai pas la conviction que l'on puisse encore redresser la Wallonie demain avec le parti socialiste tel que vous l'avez mené, sans réforme », a-t-il dit.

MR, PS EN ECOLO NEK AAN NEK IN WALLONIË
De MR, de PS en Ecolo liggen met het oog op de verkiezingen van 7 juni nek aan nek in de strijd om het meeste zetels in het Waals parlement. Dat blijkt uit een peiling van RTBF-Vers l'Avenir, die werd verricht door Dedicated Research.

MR nipt zetel meer
De MR komt als eerste uit de bus met 21 zetels (+1), gevolgd door de PS (20 zetels, -14) en Ecolo (20 zetels, +17). Het cdH gaat er licht op achteruit (13 zetels, -1). Het FN houdt slechts 1 zetel over (-3). Wanneer er wordt gekeken naar het percentage van de stemmen ligt de PS op kop met 26,01% procent, gevolgd door de MR (25,96%). Ecolo behaalt 24,03% en het cdH 15,61%.

Voor de peiling werden 6.100 mensen ondervraagd tussen 29 april en 14 mei. De foutenmarge bedraagt 1,1 procent. Een kleine nuance is evenwel op zijn plaats aangezien ongeveer een vijfde van de respondenten nog niet wist voor wie ze zouden stemmen.
(belga/bf)

ET CES ELECTIONS REGIONALES C'EST POUR QUAND ?
(DELFOSSE, rédacteur en chef adjoint)
D'accord : dans une élection tout est dans tout et – fabuleux vertige de la citoyenneté ! – tout est à nous. Mais tout de même : c'est affligeant ces élections régionales qui le sont si peu et si mal. Regardez, écoutez : tout se passe comme si, le7 juin, il s'agissait non pas d'élire les parlements fédérés (et l'assemblée de l'Union) mais de dire oui ou zut à la coalition fédérale.
Et pourquoi, s'il vous plaît, faudrait-il changer l'attelage Van Rompuy au prétexte que, voyez notre sondage, le PS va peut-être perdre ses billes, que le MR pourrait de facto devenir le premier parti francophone et Ecolo, éventuellement, le deuxième ?
Au-delà du besoin de ressourcement des vaincus, des trépignements des vainqueurs, de la balkanisation hallucinante du paysage politique flamand, des humeurs d'une vice-Première, des états d'âme d'un monsieur qui aurait tant aimé rester Premier ministre (pour autant qu'il l'ait jamais été) ou, tant qu'à faire, des cors au pied de la concierge du « 16 », ce gouvernement né dans la douleur est là jusqu'en 2011. Avec une triple et impérieuse mission : gouverner le pays en bon père de famille, gérer la crise et faire aboutir la réforme de l'Etat.
C'est énervant à la fin ce perpétuel mouvement centrifuge, cet éternel jacobinisme. Ce tout à… la Belgique de papa. Même en Flandre.
Enervant et carrément bidonnant ! Et quoi : voilà des années que l'on nous annonce la fin du monde, l'éclatement de la Belgique ou, à tout le moins, l'avènement d'un Etat confédéral si logique tant le désir de vivre ensemble semble éteint.
Et, patatras, tout se passe comme si l'élite de ce royaume ne semblait même pas encore avoir digéré le premier article de la Constitution. Lequel dit, depuis le siècle dernier, que La Belgique est un Etat fédéral qui se compose des communautés et des régions.
La vérité est que la Belgique est encore et toujours un pays inabouti, incapable de mettre en œuvre les réformes dont elle a laborieusement accouché.
D'oser ses différences et ses dissymétries démocratiques.
En d'autres termes et malgré les rodomontades des ultras, ce pays est toujours… un tout.

ET L’EUROPE, BORDEL ?
(Michel Konen, La libre)
Les élections européennes auront lieu le même jour que les élections régionales. Précision utile à rappeler puisque, s’il faut en croire un récent sondage commandé par la Commission européenne et effectué dans les 27 Etats membres, 16 % seulement des personnes interrogées connaissent la date à laquelle se tient ce scrutin.
Plus inquiétant, 30 % des électeurs, en moyenne, affirment être certains d’y participer. Depuis 1979, date de la première élection au suffrage universel des députés européens, l’abstention est en constante augmentation. De 37 % lors du premier scrutin, elle est passée à 54,3 % en juin 2004. La palme du désintérêt revient aux Polonais : seuls 17 % d’entre eux comptent se rendre aux urnes. Suivent les Autrichiens, les Britanniques, les Portugais, les Slovaques, les Tchèques, les Hongrois, les Espagnols, les Italiens, et les Bulgares. Dans tous ces pays, la participation ne dépasserait pas les 31 %. La France et l’Allemagne frôlent la barre des 50 %. Les Belges et les Luxembourgeois, avec 70 % et 62 % d’intention de vote, se posent en bons élèves, mais dans ces deux pays le vote est obligatoire et rien n’indique que le taux d’indifférence soit chez nous moins élevé qu’ailleurs.
Les crises, dit-on, sont des accélérateurs d’Histoire. Celle qui secoue aujourd’hui l’économie mondiale aurait dû secouer les opinions publiques : le débat devrait être riche et passionné sur la question de savoir de quelle Europe nous rêvons ! Mais qui rêve encore ? Et surtout, qui peut nous faire rêver ?

COMMENTAIRE DE REFLETS
ET LA DÉMOCRATIE BORDEL?
La démocratie, nous dit-on est devenue "l'horizon indépassable de notre temps".
«Même les démocraties se méfient de la démocratie. »
La démocratie serait d'ailleurs « à tel point devenue l'emblème dominant de notre monde marchand qu'Alain Badiou prend "le risque de n'être pas démocrate".
A cela nous hurlons danger ! Casse cou face à ce « mépris pour la démocratie, que l'on retrouve depuis la droite jusqu'à l'extrême gauche, disons depuis Finkielkraut jusqu'à (la revue) Tiqqun".
La démocratie n'est pas réductible "à une forme de gouvernement ou à un mode de vie sociale". Elle repose sur "le pouvoir de ceux qui n'ont aucun titre à exercer le pouvoir", sur la capacité de n'importe qui à s'occuper des affaires de la cité.
C'est à ce titre qu'elle demeure un "scandale permanent" (Daniel Bensaïd)
Surtout « La démocratie n'est pas la fin de l'histoire. Elle reste même à réinventer par tous ceux qui ne souhaitent pas la cantonner au rituel déserté de l'isoloir. »
Particulièrement en Belgique à lire les différents articles ci-dessus. Ils montrent à quel point la démocratie est mise à mal dans notre pays que ce soit au niveau régional, fédéral ou européen.
Quand les démocraties fléchissent, les dictatures ne sont jamais très loin. Songeons au drame de l’agonie de la république de Weimar.
MG

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