samedi 2 mai 2009

'Dader Apeldoorn geen einzelgänger'

HUISSEN - De dader van de aanslag tijdens Koninginnedag in Apeldoorn was geen einzelgänger of een zonderling. Dat zei burgemeester Harry de Vries van de gemeente Lingewaard op een persconferentie vrijdagmiddag. Hij zei dat op grond van gesprekken die hij voerde met bewoners van het appartementencomplex in Huissen waar dader Karst T. woonde.

"Het was niet iemand die actief deelnam aan de samenleving, maar ook niet iemand die met de gordijnen dicht leefde", aldus de burgemeester. "De bewoners kwamen regelmatig bij elkaar over de vloer en er was sprake van normaal contact." De bewoners vertelden dat zij geen enkele aanwijzing hadden voor het drama van donderdag stond te gebeuren.

Volgens De Vries stond er in woning van de dader nog "een gewone huisinventaris". De man zou in mei uit het appartement vertrekken. Hij woonde daar de afgelopen twee jaar. Volgens de burgemeester was T. niet ingeschreven als werkzoekende in zijn gemeente.

KARST T. HANDELDE VANWEGE CRISIS
Dat zegt de Duitse professor Adolf Gallwitz in het AD. Mensen die nog nooit met de politie in aanraking zijn geweest, kunnen door deze omstandigheden net het laatste duwtje krijgen om tot zo'n daad te komen. "Zelfs mensen die nog nooit aan een aanslag hebben gedacht, kunnen hierdoor op idiote gedachten komen", zegt Gallwitz(de Telegraaf)

«ACTE DESESPERE» D'UN CHOMEUR
L'attaque visant la famille royale néerlandaise jeudi lors de la Fête de la reine, qui a fait cinq morts dans la foule, serait «l'acte désespéré» d'un agent de sécurité au chômage qui ne pouvait plus payer son loyer, affirmait vendredi la presse.

"Il y a peu, il m'a annoncé qu'il avait été renvoyé et qu'il ne pouvait plus payer son loyer" de 580 euros, a expliqué au journal De Telegraaf le propriétaire de l'appartement où vivait Karst T. "Il devait remettre aujourd'hui les clés au nouveau locataire", a-t-il ajouté.

Ses voisins de Huissen (est des Pays-Bas) le décrivent comme un célibataire "sympathique" et "calme", bien qu'introverti et "timide", selon les journaux.

Karst T. avait confessé aux policiers accourus qu'il visait le convoi royal. Inconnu de la police, de la justice et des services de renseignement, il n'était pas soigné pour troubles psychiatriques, selon le parquet.

C'est la première attaque contre la famille royale depuis l'assassinat en 1584 du fondateur de la dynastie, Guillaume d'Orange.

La Fête de la reine, célébrée aux Pays-Bas le 30 avril par des concerts, d'immenses vide-greniers dans les rues ou des fêtes foraines, avait commencé par le traditionnel défilé de la famille royale, organisé cette année à Apeldoorn.

Le bus à toit ouvert, transportant notamment la reine Beatrix (71 ans), le prince héritier Willem-Alexander (42 ans) et son épouse Maxima, était acclamé par de centaines de personnes arborant des vêtements ou accessoires oranges, la couleur de la maison royale.

Vendredi, des centaines de bouquets de fleurs avaient été déposés sur les lieux du "drame" qui a profondément endeuillé les Pays-Bas. Dans l'après-midi de jeudi, la reine Beatrix avait exprimé, dans une allocution télévisée, son soutien aux proches des victimes.

"Ce qui avait commencé comme un jour magnifique, s'est terminé en un horrible drame qui nous a tous très profondément choqués", avait-t-elle dit, la voix blanchie par l'émotion et retenant ses larmes.

"La Fête de la reine ne sera plus jamais la même", soulignaient plusieurs journaux vendredi en prédisant que la protection de la famille royale serait renforcée. "On ne verra plus jamais une reine et sa famille que la foule peut librement approcher", selon De Volkskrant.

La maison royale a toujours été "sans trop de complications", rappelle Trouw, qui cite en exemple "une reine qui monte simplement sur un vélo, mais aussi une reine qui peut se mouvoir parmi son peuple sans des mesures de sécurité trop voyantes". L'attaque va avoir "un coût" : "la perte de la spontanéité", selon le quotidien.

L'attaque touche "les bases de notre société", analysait le journal économique Het Financieele Dagblad, en rappelant que la reine Beatrix, qui "fait bien" son travail selon 85% des Néerlandais, "est le symbole fragile de l'unité dans un pays très divisé". (Libération, extraits)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
ORANJE BOVEN
Oranje boven. Intraduisible ! Indescriptible, cet attachement du peuple batave à la couleur orange, allusion à la famille Orange dont le fondateur n'est autre que Guillaume d'Orange dit le Taciturne assassiné en 1584. La Hollande, patrie de la tolérance et de l'ouverture est en état de choc, un peu comme la Belgique au moment du décès du roi Baudouin. Les Pays-Bas vivent un véritable psychodrame après les assassinats de Pim Fortuyn et Théo Van Gogh. Et voici qu'un mec perdant son job, pète les plombs et se transforme en kamikaze fonçant sur l'autobus royal le jour de la fête de la reine. Il rate sa cible mais fait perdre « en direct » la vie à sept personnes. « Konigingedag » un jour vraiment pas comme les autres puisqu'on y voit chaque année la famille royale se mélanger à la foule dans une atmosphère bon enfant comme on n'en connaît pas ailleurs. La dynastie a manqué être décapitée par un desperado fonçant vers le bus royal à « tombeau ouvert ». Très appréciée, cette famille royale est comme un symbole de l'unité, un catalyseur de « cohésion sociale » d'un pays multiculturel très divisé selon Libération. Paradoxalement, ce choc national est de nature à resserrer les liens entre la nation et sa monarchie le jour où, selon une intense rumeur, Béatrix (72 ans ) devait annoncer son intention d'abdiquer en faveur de son fils aîné Willem-Alexander (42 ans). Nous avons le très grand tort de trop peu nous intéresser à nos voisins hollandais, confrontés comme nous à l'émergence de ce que JM Ferry appelle joliment la démocratie cosmopolitique.

«L'ancien se meurt, le nouveau n'arrive pas à voir le jour ; dans l'entre deux surgit une diversité de phénomènes morbides» (Gramsci)
MG

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