vendredi 8 mai 2009

La police recherche les victimes de tagueurs

Photo : D.R.
Après plusieurs arrestations et après avoir identifié une centaine de tags parmi lesquels on retrouve des «click», «oclick» ou encore «thor», les autorités font appels aux victimes du badigeonnage urbain pour ficeler son enquête.

En un mois, la zone de police Midi a interpellé deux groupes de tagueurs en flagrant délit. Un premier dans la nuit du 4 au 5 avril dont le meneur, un Français étudiant à l'ULB est soupçonné d'avoir laissé ses signatures encrées sur des dizaines de façades (Le Soir du 7 avril). «L'instruction est encore en cours, précise-t-on au cabinet de la bourgmestre faisant fonction, Martine Wille (PS). Il faut donc rester prudent mais de nombreux essais de tags ont été retrouvés à son domicile.»

Une semaine plus tard, deux autres adeptes de la bombe sont tombés dans les filets policiers. Trois mineurs ont été interpellés. « D'autres opérations sont annoncées. Ça ne marche pas à tous les coups mais, jusqu'ici, ce n'est pas si mal.»
Place désormais au très long travail d'inventaire pour ficeler l'enquête. Pour l'instant, une centaine de tags liés aux auteurs ont déjà été authentifiés, parmi lesquels on retrouve des «click», «oclick» ou encore «thor». Un boulot d'autant plus important pour la commune que celle-ci a décidé de se pourvoir en justice et de se constituer partie civile.

C'est qu'en 2009, on a déjà recensé près de 1.000 tags sur les murs saint-gillois. Pour éviter les procédures à double emploi, la commune propose aux propriétaires qui repèrent les tags répertoriés de déposer plainte à la police et/ou d'alerter le service communal de propreté via le numéro vert : 0800/97.613. Un contact accessible également aux habitants des communes limitrophes.
Le nettoyage des façades est pris en charge par un service spécialisé. Aujourd'hui débordé. Au cabinet de la bourgmestre, on rappelle donc que certaines assurances privées interviennent également. Autant s'informer.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
SUS AUX TAGUEURS
Il y a des décennies qu’on « tague » allègrement. Il semble que cette mode nous vienne de New York et ait transité par paris avoir de se répandre dans l’Europe entière, ensuite partout dans le monde.
Un internaute commente : « Tout est possible, rien n'est permis. Vous trouvez au centre ville des magasins spécialisés, avec des rayons remplis de livres expliquant la technique des graffitis. Après la sortie du magasin, rien n'est prévus pour l'utilisation des ses bombes de couleurs. C'est normal, la société doit garder sous la main quelques épouvantails pour faire peur à la masse.»

Saint Gilles et aussi Ixelles sont badigeonnés généreusement. Cela donne aux quartiers agréables de ces dernières un caractère négligé qui, renforcé par un manque criant de propreté, n’incite pas à s’y fixer ou à y demeurer. Que l’on jette un coup d’œil aux nouveaux bancs et au mobilier urbain de la place Flagey, ils sont maculés de tags et de tâche de graisse après seulement un an de mise en service : un désastre. Les riverains ne parlent que de cela, quant à la police elle préfère s’acharner sur les pauvres automobilistes mal parqués quand chacun est conscient que le problème du parking en ville est devenu insoluble.
«Il faut laisser des zones graffitis autorisés, prévoir des murs, des espaces où les «graffeurs» puissent s'exprimer, et certains le fond avec beaucoup de talent. » Commente un autre lecteur.

Mais le problème ne vient pas spécialement des artistes mais d'individus utilisant la peinture pour laisser leur signature, leur empreinte partout ils le peuvent comme un chien marque son territoire (en l’occurrence les bandes). Et là si ce n'est la répression...il n'y a pas grand-chose à faire donc, on, se contente de laisser faire.

Que l’on aille voir le résultat au Mont des Arts et on se fera une idée de "l'oeuvre" de ces tagueurs qui sévissent partout (sur la façade de la Bibliothèque Royale , la statue équestre du Roi Albert I, ...) et ce depuis des mois. C'est, soulignons le, un lieu de passage fort fréquenté par les touristes... ceci ne semble aucunement traumatiser la Région Bruxelloise ou la Ville de Bruxelles...

Une solution pour les délinquants qui se livrent à ce sport urbain conclut un internaute : «des heures et des heures de nettoyage de tag au programme de leur peine d'intérêt général. Certainement pour les auteurs des "MA" et "WR" qui maculent tout les bâtiments classés, rue de la Régence».

A l’évidence, Paris a su résoudre ce problème et même Ostende qui est devenue une des villes les plus propres du pays.
Mais plutôt que de s’éterniser sur les conséquences de ces débordements d’ados en crise, il serait bon de s’attaquer aux causes : plus de trente % de chômage chez les jeunes. Un grand absentéisme scolaire et un taux d’échec faramineux. Au risque de lasser à force de taper toujours sur le même clou. Répétons que sans une réforme radicale de l’enseignement en Région Bruxelloise, rien ne se résoudra, que du contraire.
MG

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