mercredi 20 mai 2009

Le personnel du journal De Morgen en grève

© BELGA

Le personnel du journal a décidé de faire grève, lundi, pour protester contre la liste des 13 personnes qui seront licenciées dans le cadre du plan d'économies

BRUXELLES Le personnel du journal De Morgen a décidé de faire grève, lundi, pour protester contre la liste des 13 personnes qui seront licenciées dans le cadre du plan d'économies. Le journal ne paraîtra donc pas mardi. La direction a dévoilé la liste des noms samedi. La décision de faire grève a été prise à une grande majorité de 63 voix. Huit personnes ont voté contre et trois se sont abstenues.

"Nous protestons contre cette liste et voulons être solidaires avec nos collègues licenciés. Ces licenciements mettent la qualité du journal en danger.

C'est aussi une manière de montrer une rupture de confiance de la rédaction avec la rédaction en chef", a déclaré Liesbeth Van Impe.

La direction souhaite notamment se séparer du chroniqueur Bernard Dewulf, du journaliste d'investigation Georges Timmerman, du chef des sports Hans Vandeweghe, du chef "opinions" Bert Bultinck, de la journaliste Thea Swierstra et du photographe Filip Claus. Trois rédacteurs finaux, deux lay-outers et deux photographes complètent cette liste.

Pour l'instant, cette grève se limite à un jour. Le personnel demande à la direction et à la rédaction en chef d'entreprendre des actions pour "rétablir la confiance nécessaire".

C'est la première fois dans l'histoire du quotidien que De Morgen ne paraîtra pas. Le personnel présente ses excuses aux lecteurs et espère leur compréhension.

Le personnel insiste également dans un communiqué sur le fait que des négociations ont eu lieu pendant six mois au sujet de ce licenciement collectif. Au départ, 26 emplois devaient disparaître.

"Les négociations ont été dures mais honnêtes. Chacun s'est comporté en adulte ce qui a permis de parvenir à un compromis acceptable pour tous qui a été approuvé par le personnel." La convention a été signée vendredi. Cependant, des tensions sont apparues samedi lorsque la direction a dévoilé le nom des personnes licenciées.

De son côté, la direction de De Persgroep Publishing déclare regretter cette grève et la non-parution du journal mardi. "Nous comprenons l'émotion qui suit l'annonce des licenciements", explique le directeur général Rudy Bertels. Le rédacteur en chef général Klaus Van Isacker souhaite travailler dès à présent au développement du journal. © La Dernière Heure 2009

Vandaag verschijnt De Morgen niet
Door een stakingsactie verschijnt de krant De Morgen vandaag niet. Uiteraard zal alle actualiteit te volgen zijn op DeMorgen.be. Ter compensatie zullen de abonnees hun abonnement met één dag verlengd zien.

Het personeel van De Morgen staakt één dag uit protest tegen de lijst van 13 werknemers die ontslagen zullen worden in het kader van het besparingsplan. De directie maakte de namenlijst zaterdag bekend. Het personeel kan zich "niet vinden in de keuze van de werknemers die ontslagen zijn", zo blijkt uit een mededeling. Het gaat om columnist Bernard Dewulf, onderzoeksjournalist Georges Timmerman, chef sport Hans Vandeweghe, chef opinie Bert Bultinck, journaliste Thea Swierstra en fotograaf Filip Claus, 3 eindredacteurs, 2 lay-outers en nog 2 fotografen.

Het personeel wijst ook op het feit dat zes maanden lang onderhandeld werd over dit collectief ontslag, waarbij oorspronkelijk 26 jobs zouden sneuvelen. "Het waren harde, maar faire onderhandelingen die door een volwassen aanpak aan beide kanten van de tafel geleid hebben tot een compromis dat voor iedereen aanvaardbaar was en ook door het personeel met overgrote meerderheid werd goedgekeurd." Vrijdag werd de CAO ondertekend. Toch laaide de sociale onrust zaterdag weer op toen de directie bekendmaakte welke personeelsleden moesten verdwijnen. Het is de eerste keer in de woelige geschiedenis van De Morgen dat er geen krant zal verschijnen. Het personeel verontschuldigt zich daar uitdrukkelijk voor bij de lezers en hoopt op begrip.

NIEUWE START
De directie van De Persgroep Publishing betreurt de staking op de redactie. "We hebben begrip voor de emoties rond de ontslagen", zegt directeur-generaal Rudy Bertels van De Persgroep Publishing, "maar we hopen dat hiermee een periode van onzekerheid voor het personeel van De Morgen wordt afgesloten en vertrouwen erop dat de positieve lijn van de krant op de lezersmarkt verder doorgroeit".

Algemeen hoofdredacteur Klaus Van Isacker wil vanaf nu werken aan de verdere ontwikkeling van de krant. "Een dag zonder De Morgen is sowieso een drama, maar ik hoop dat we hierna opnieuw gewoon kranten kunnen gaan maken", benadrukt hij.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
UNE JOURNÉE SANS "MORGEN" EST COMME UN JOUR SANS PAIN
Il faudrait conseiller aux francophones de lire De Morgen et aux Flamands de lire la Libre comme ils le faisaient volontiers autrefois. Curieusement, la presse francophone semble peu se soucier du sort des collègues flamands victimes d’une restructuration de caractère économique. De Morgen est de toute évidence le journal le plus critique en même temps que le plus impartial de Belgique et, selon un ami journaliste turc, l’un des meilleurs d’Europe. Il le compare volontiers au New York Times. Sans doute ce quotidien exemplaire à plus d’un titre est-il un des medias qui couvrent le mieux l’actualité interculturelle, singulièrement à Bruxelles ; de plus il est celui qui, grâce à notre fidèle ami Guido Fonteyne éclaire le mieux et avec le plus d’empathie l’actualité en Wallonnie et même bruxelloise. Nous souhaitons à notre quotidien favori un bon redémarrage et tous nos vœux de prospérité et de bonne santé éditoriale.
MG

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