dimanche 17 mai 2009

Politique et éthique

Michel Konen

L’affaire Donfut, puisqu’affaire il y a, nous conduit dans les poubelles de la politique. Celles avec un grand "P" (on parle là des poubelles).

Et plus la semaine avance et moins les choses sont ragoûtantes. Puisque l’un (Donfut) est mort (politiquement), tous seront atteints. Et c’est donc avec entrain que les politiques s’attaquent et se dénoncent mutuellement par médias interposés. Avec l’avalanche de noms et de turpitudes supposées livrés aux médias au cours de ces dernières 48 heures, le monde politique, qui ne jouit déjà pas d’une grande estime auprès des citoyens, donne de lui une image pitoyable.

Nul tribun n’aura besoin de tenir des propos populistes. Au rythme où ça va, les ténors des "partis démocratiques", comme ils aiment se désigner, s’en occupent eux-mêmes. A la va-vite, pour parfaire l’ouvrage et laver désormais plus blanc que blanc, on invente des circulaires interdisant tout cumul pour les ministres et on pérore au parlement wallon sur les moyens de mettre en œuvre la "tornade éthique" si souvent promise.

Le scandale sur les excès financiers des élus britanniques nous ramène à cette interrogation : qui peut croire que des circulaires, des lois, des règlements peuvent empêcher les prévarications ?

C’est avant tout de morale qu’il doit être question. Et en ce début de XXIe siècle, il faut hélas constater que pour nombre d’entre nous l’argent est devenu une valeur en soi, celle qui mesure la réussite. Cherchez l’erreur.

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