dimanche 10 mai 2009

POUR CHANGER NOTRE SOCIETE D'ABORD NOUS CHANGER NOUS MEMES

Bien au- delà de 200.000 visites sur ce site. 200.000 mercis pour la confiance de 400.000 yeux qui se sont arrêtés ici, pour lire un article, s’informer, s’indigner, marquer un désaccord, un accord avec nous, polémiquer, amorcer un dialogue. Cette dernière chose s’observant beaucoup trop rarement à notre goût. C’est notre point faible, nous en sommes conscients. Mais, à la réflexion, peut être notre force. C’est vrai que nous écumons les forums des journaux et souvent sans grand profit. Une polémique au raz des pâquerettes y fait rage en permanence et dépasse de loin la pensée des rédacteurs attitrés. C’est consternant. Ce qui frappe c’est la force du courant réactionnaire, raciste étriqué des interventions des internautes sous couvert de l’anonymat. Il nous arrive d’en reprendre une ou deux, rien que par souci pédagogique. En revanche il n’est pas exceptionnel que nous reproduisions ici des points de vue de sagesse qui nous ont touché ou impressionné sur ces sites et forums. Je demande à Ali Daddy, tout d’abord de prendre la plume plus fréquemment afin d’éclairer nos lanternes notamment sur tout ce qui touche à l’islam qu’il connaît intimement de par la fréquentation intense du Coran qu’il lit avec les yeux d’un musulman éclairé et critique, immergé pleinement dans la société bruxelloise du XXIème siècle. Aussi de nous montrer, comme lui seul peut le faire quel est le climat, l’esprit qui règne au sein des communautés, singulièrement par rapport à la dynamique interculturelle pour laquelle nous militons avec persévérance et acharnement. Le lecteur attentif et régulier aura remarqué que plus que le blog Reflets, son jumeau, DiverCity tend à adopter un ton de plus en plus critique par rapport à la tiédeur des politiques, voire leur silence, leur indifférence relativement au dialogue interculturel. Par rapport surtout aux velléités de clientélisme communautariste auquel se livrent sans complexes nombreux municipalistes et parmi les plus distingués. Nous nous engageons pour notre part à publier toute profession de foi ou déclaration quelconque en faveur de ce dialogue entre les cultures et aussi par rapport à notre idéal cosmopolitique. Nous en prenons nos lecteurs à témoin.
Nous lançons un défi à toutes les communes bruxelloises, celui de changer l’échevinat étriqué, myope, borné de la culture en un échevinat ambitieux des cultures ou de l’interculturel. Nous demandons qu’il se crée dans les écoles primaires et secondaires un prix de l’interculturel remis par un échevin ou une échevine incarnant ce combat et cette valeur.
(Marc Guiot)

POUR CHANGER NOTRE SOCIETE D'ABORD NOUS CHANGER NOUS MEMES
"First we change, and then we change our practices, and only later do we think to collectively change our institutions to bring them in line with who we have become."
(Lu sur le blog “le bien commun")
«Nous commençons par changer, ensuite nous changeons nos habitudes, enfin nous envisageons de changer nos institutions tous ensemble, à l’image de ce que nous sommes devenus. »
Le changement s’opère d’abord dans nos têtes : nous nous mettons à penser autrement en raison de la crise financière, sociétale, climatique, de la mondialisation dont le spectacle s’impose à nous, de la diversité qui est partout dans la ville. Ensuite nous apprenons à agir autrement, à manger autrement, à nous déplacer, nous chauffer autrement,surtout à enseigner autrement, à aimer autrement, bref à vivre autrement en regardant l’autre autrement, en appréciant sa différence comme une aubaine cosmopolite et non comme un problème. Enfin nous commençons à envisager de transformer notre cadre institutionnel en fonction de ce que nous somme devenus. Nous envisageons alors une nouvelle politique scolaire, de santé, de l’emploi, du logement, de la mobilité, surtout de l’enseignement, autrement dit une nouvelle société. On n’en est pas encore là mais si on en croit les Etats Genéraux de Bruxelles on y va tout droit.
MG

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Et revoilà les affichettes. Rouges. Bleues. Oranges. Et vertes… Les commerces dans mon quartier en débordent. La poissonnerie est arc-en-ciel, un vrai petit parlement ; le boucher, non plus, ne refuse pas de monde : toutes les couleurs y sont ; la boulangerie est aussi démocratique, sans oublier les épiceries, les solderies, les magasins de prêt-à-porter et tous ceux qui nous nourrissent sur place ou « à emporter » : restaurants et snacks !

Fadila, Afaf, Emin, Mohamed, Saït, … Et de temps en temps une petite photo avec Joëlle, Armand, ou Charles pour rappeler qu’il s’agit de la Région Bruxelles-Capitale ! Des élections communautarisées, un vote ethnicisé, une démocratie incapable de dépasser les origines pour s’adresser aux citoyens ! Peut-être est-ce un a priori, peut-être ? Mais quand je me ballade au marché et que je me retrouve avec 10 prospectus que l’on me donne à moi parce que je suis moi, il y a un problème. Surtout quand d’autres ne me proposent rien : Jean-Pierre est passé à coté de moi et de mon petit Mehdi 5 fois et il n’a jamais pensé nous tendre se petite photo qui renforce l’équipe de la liste 2. La gauche n’est décidément plus ce qu’elle était !

Ce n’est certainement pas la voie qui nous donnera notre Bruxelles cosmopolite et cosmopolitique auquel nous aspirons. Notre région bruxelloise a besoin de projets politiques portés par des femmes et des hommes qui nous parlent à nous Bruxelloises et Bruxellois au-delà de nos langues et de nos cultures diverses pour les fondre dans des moules d’où ressortent des avenirs qui réfléchissent et vivent la diver-cité. On ne va pas à la pêche à la diversité, on la construit ; on ne cible pas les citoyens, on leur propose des idées, des débats, des projets ; on ne s’adresse pas à Karim et Naïma, d’une manière et Jean-Paul et Nathalie, d’une autre : la démocratie ne sera jamais à géométrie variable.

Les partis politiques ne construisent pas l’interculturel, ils renforcent les replis communautaristes : un Flamand vote flamand, un Wallon vote wallon (même pas francophone), un Bruxellois flamand vote Bruxellois flamand à l’image de son voisin francophone. La suite logique : un Bruxellois d’origine turque vote pour un Bruxellois d’origine … and so on. Et il faut imaginer NOTRE Bruxelles interculturel, même si notre Ministre de la Culture s’appelle Fadila, … tiens ! La Ministre est interculturelle, mais pas la politique qui la porte et qu’elle supporte.

... Et pour nous changer nous-mêmes, il faut un contact permanent avec les AUTRES, TOUS LES AUTRES, dans les crèches, dans les écoles, au travail, dans les bus, dans les quartiers, ... Et on se connaît mieux à travers les autres et on apprend à se respecter en les respectant.

Alors diver-citons pour mieux implanter la diversité, peut-être à travers un gros olivier bruxellois, plus robuste et plus résistant que les fleurs qui, pour nous Belges depuis Brel, seront à jamais périssables ... mais pas en cette journée de la fête des mères: bonne fête, maman!

AA