mardi 9 juin 2009

Een Olijf in Brussel ?


Bruxelles. Le Vlaams Belang ne paralyse plus les partis néerlandophones.

Il aura suffi que le Vlaams Belang s'écrase (de 6 à 3 sièges) pour que la politique retrouve droit dans la galaxie néerlandophone bruxelloise. Depuis 1999, le poids du mouvement d'extrême droite condamnait les formations démocratiques à s'allier pour empêcher un blocage des institutions. Un spectre qui s'est éloigné au soir du 7 juin, rendant désormais possible le jeu des coalitions.

Mathématiquement, plusieurs majorités sont en effet possibles au sein du groupe linguistique néerlandophone, qui envoie 17 députés sur 89 au Parlement bruxellois. Si aucune bipartite n'est envisageable, plusieurs formules à trois sont plausibles : la coalition sortante VLD (4 élus)-SP.A (4)-CD&V (3) jouirait d'une confortable majorité avec 11 sièges ; d'improbables alliances VLD-SP.A-Groen (10 sièges) ou VLD-CD&V-Groen (10 sièges) pourraient tout aussi bien fonctionner. Mais, comme dans l'aile francophone, c'est le scénario d'un Olivier qui pourrait émerger, proposant le cas échéant une parfaite symétrie entre les deux groupes linguistiques : SP.A + CD&V + Groen = 9 élus sur 17.

On n'en est certes pas encore là : pour l'heure, c'est le VLD de Guy Vanhengel, vainqueur en termes de voix et de pourcentage (23 %, + 3,2 %) qui a la main. C'est lui qui invite. Lundi, le ministre sortant du Budget et des Finances a mené un premier tour de table avant d'inviter Pascal Smet (SP.A), Steven Vanackere (CED&V), Bruno De Lille (Groen) et le nouveau venu Paul De Ridder (NV-A) à participer à des entretiens séparés pour discuter plus avant de la formation d'une majorité dans le groupe linguistique flamand.

Tout comme Armand De Decker (MR) côté francophone, Guy Vanhengel pourrait toutefois se faire doubler par la bande et se faire éjecter par la mise en place d'un « Olijf in Brussel »…

SP.A et Groen main dans la main
Plusieurs éléments plaident en faveur de ce scénario. D'abord la rivalité farouche qui oppose Pascal Smet à Guy Vanhengel pour la suprématie flamande à Bruxelles : l'un comme l'autre serait trop heureux de pouvoir écarter son rival. Ensuite, la volonté d'Ecolo de ne pas laisser son allié Groen sur le bas-côté, comme ce fut le cas en 2004. Lequel parti Groen, emmené à Bruxelles par Bruno De Lille, entretient certaines connivences avec le SP.A de Pascal Smet : les deux hommes siègent côte à côte au conseil communal de Bruxelles-Ville et s'entendent bien.

Dans un communiqué, les socialistes néerlandophones n'ont d'ailleurs pas caché certaines affinités avec les Verts : « SP.A se réjouit que Groen ait gagné un siège par rapport à 2004, de sorte que les partis progressistes du rôle linguistique néerlandophone remportent 6 sièges sur 17 ».

Interrogé, Pascal Smet reste néanmoins prudent sur la suite des opérations. « Pas d'exclusive », clame-t-il officiellement, « un bureau du parti doit se réunir mardi soir à Bruxelles pour effectuer une première évaluation. Priorité aux programmes ».

Comme c'est le cas côté francophone, toute forme de coalition entre Bruxellois néerlandophones devra aussi tenir compte des accords passés en Région flamande, où c'est plutôt le centre-droit qui est sorti vainqueur des urnes…

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