jeudi 25 juin 2009

Iraans bewind isoleert Mousavi

De Iraanse oppositieleider Mir Hossein Mousavi wordt door de autoriteiten geïsoleerd en onder druk gezet om zijn bezwaar tegen de uitslag van de presidentsverkiezingen in te trekken. Donderdag zijn zeventig professoren opgepakt nadat ze een gesprek hadden gehad met Mousavi. Waar ze naartoe gebracht werden, is niet duidelijk. Dat meldt de presidentskandidaat op zijn website.

Volgens berichten uit Iran zijn sinds de presidentsverkiezingen van 12 juni, die volgens Mousavi en zijn aanhangers door grootschalige fraude werden gewonnen door de zittende president Mahmoud Ahmadinejad, honderden betogers en actievoerders opgepakt. De regering heeft een speciale rechtbank opgericht om tegen ordeverstoorders snelrecht toe te passen.

Bij het optreden tegen demonstranten zijn tot dusver zeker zeventien mensen gedood. De staatskrant Iran berichtte donderdag dat ook zeven leden van de regeringsgezinde Basij-militie zijn omgekomen en tientallen gewond zijn geraakt.

De berichten zijn moeilijk te verifiëren. Journalisten die werken voor buitenlandse media mogen niet de straat op en moeten afgaan op meldingen van getuigen en officiële verklaringen in de Iraanse media. De opgepakte professoren behoren tot een groep die aandringt op een liberale vorm van bestuur. De aanhoudingen geven aan dat de autoriteiten hun pijlen richten op leden van de Iraanse elite.

De vrouw van Mousavi heeft de toestand in Iran vergeleken met de staat van beleg. In de omgeving van het parlementsgebouw in Teheran gingen woensdag duizenden politieagenten enkele honderden aanhangers van Mousavi te lijf met traangsas en wapenstokken.

De hoogste Iraanse leider, ayatollah Ali Khamenei, zegt dat de verkiezingsoverwinning van Ahmadinejad niet terug wordt gedraaid. De leiders van het land zullen nooit zwichten voor de eisen van de straat, heeft hij gezegd.(D.M.)

«DES SCENES DE GUERRE» A TEHERAN ?

De violents affrontements ont opposé manifestants et forces de police hier, selon la presse britannique et américaine. Moussavi se dit «sous pression» pour retirer sa plainte. Il est difficile actuellement d'avoir des informations fiables et vérifiées sur la situation à Téhéran, la capitale iranienne. Mais selon plusieurs médias britanniques et américains, qui s'appuient sur des témoignages recueillis sur place, des centaines de manifestants se sont de nouveau opposés hier aux forces de police.

Ces affrontements, décrits comme des «scènes de guerre», ont eu lieu sur la place Baharestan, près du Parlement. D'après des témoins interrogés par le Guardian, des hélicoptères tournoyaient dans le ciel, tandis que la police et des hommes armés non identifiés frappait les manifestants.

Les rapports officiels font état de 17 tués depuis le début des protestations, mais ce chiffre pourrait être bien plus élevé selon CNN, qui parle de 150 morts. Plusieurs médias iraniens estiment qu'au moins 140 hommes politiques, universitaires, étudiants et journalistes iraniens sont sous les verrous. De nombreuses personnes ont semble-t-il été arrêtées dans des villes de province comme Tabriz et Shiraz.

«SOUS PRESSION»
Le principal opposant à Mahmoud Ahmadinejad, le réformateur Mir Hossein Moussavi, s'est dit ce jeudi sur son site Internet «sous pression» pour retirer sa demande d'annulation de la présidentielle du 12 juin. L'autre candidat réformateur, Mehdi Karoubi, aurait pour sa part été dissuadé de maintenir une cérémonie de deuil prévue ce jeudi. Elle pourrait avoir été repoussée à la semaine prochaine. Karoubi a toutefois maintenu qu'il considérait le résultat du 12 juin comme «illégitime», demandant son «annulation».

Mais en dépit de cette féroce répression, des dissensions importantes continuent d'apparaître à l'intérieur du régime iranien, face au «coup d'Etat» effectué par Mahmoud Ahmadinejad et ses partisans ultras. Le grand ayatollah dissident Hossein Ali Montazeri a ainsi mis en garde le pouvoir iranien contre la répression des protestataires. «SI LE PEUPLE IRANIEN NE PEUT PAS REVENDIQUER SES DROITS LEGITIMES DANS DES MANIFESTATIONS PACIFIQUES ET EST REPRIME, LA MONTEE DE LA FRUSTRATION POURRAIT EVENTUELLEMENT DETUIRE LES FONDATIONS DE N'IMPORTE QUEL GOUVERNEMENT, AUSSI FORT SOIT-IL», a expliqué ce haut dignitaire du clergé chiite iranien, tout en appelant ses compatriotes à continuer leur mobilisation.

Par ailleurs, la BBC explique que plus de 100 parlementaires iraniens ont repoussé une invitation de Mahmoud Ahmadinejad les enjoignant à célébrer sa victoire.(Libération)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
DE LA REPUBLIQUE ISLAMIQUE A LA DICTATURE ISLAMISTE
Elections truquées, opposition traquée, intellectuels et universitaires incarcérés, presse muselée. La République islamique s’est transformée en quelques jours en une dictature pure et dure.

L’yatollah Ali Khamenei a manqué de patience avec ses oppopsants, une vertu coranique cardinale (« patience est belle »).

Désormais et c’est le NYT qui le dit, «”is a state guided not by clerics of the revolution but by a powerful military and security apparatus.”

Le President Mahmoud Ahmadinejad qui adopte un profil bas a placé ses partisans à tous les points stratégiques. Le pouvoir qui était dans les mains d’un clergé religieux glisse dans celles des des gardes islamiques de la révolution (Islamic Revolutionary Guards Corps) . La théocratie se métamorphose en dictature policière. “In a way one could say that Iran is no longer a theocracy, but a government headed by military chiefs.”

Moussavi risque l’arrestation, de centaine de ses partisans sont déjà derrière les barreaux. Il ne semble plus en mesure de défier le gouvernement.

On parle de 240 arrestations dont 102 politiciens en vue. D’autres évoquent 627 incarcérations.

“Those arrested include officials who served from the founding of the Islamic republic in 1979, until Mr. Ahmadinejad’s election in 2005: Behzad Nabavi, a former deputy speaker of Parliament; Mohsen Aminzadeh, a key figure at the Intelligence Ministry for many years; Mostafa Tajzadeh, a deputy interior minister during the presidency of Mohammad Khatami; Mohammad Ali Abtahi, a vice president under Mr. Khatami; and Abdullah Ramezanzadeh, Mr. Khatami’s spokesman. They were all close to Mr. Khatami, then threw their support behind Mr. Moussavi.”

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