mardi 23 juin 2009

La burqa n'est «ne sera pas la bienvenue sur le territoire de la République»

La position du chef de l’Etat français sur ce sujet était sans doute l’un des points les plus attendus de son discours, compte tenu du début de polémique suscité par la demande d’une soixantaine de députés de créer une commission d’enquête parlementaire sur le port du voile intégral, la semaine dernière. Sarkozy affiche là une ligne de fermeté: la burqa «ne sera pas la bienvenue sur le territoire de la République». Assurant que le voile intégral n’était «pas un problème religieux», mais «de liberté et de dignité de la femme», il y voit «un signe d’asservissement, d’abaissement».

«Nous ne devons pas nous tromper de combat: dans la République la religion musulmane doit être autant respectée que les autres religions», a-t-il d’abord tenu à souligner pour ne pas focaliser la question sur la laïcité, et appelant à «un débat» pour que «tous les points de vue s’expriment».

L'EGALITE SUR DES CRITERES EXCLUSIVEMENT SOCIAUX
Sarkozy a fermé la porte à l’instauration en France d’une «discrimination positive». Si le fait d’atteindre l’égalité représente une «priorité du prochain gouvernement», celle-ci doit se fonder sur des «critères sociaux» et non «ethniques» qu’il trouve «contraires à nos principes fondamentaux diagnostique le chef de l’Etat.

COMMENTAIRE DE DIVERITY
«AU LIEU DE PRODUIRE DE LA COHESION, ON PRODUIT DU RESSENTIMENT».
Nous nous étions promis de boycotter le président bling bling mais il faut bien avouer qu’il n’a pas tort lorsqu’il affirme à Versailles, à l’ombre tutélaire de Louis XIV (« l’Etat c’est moi »), que «Notre modèle d’intégration ne fonctionne plus» car «au lieu de produire de l’égalité il produit de l’inégalité», «au lieu de produire de la cohésion, il produit du ressentiment».

La burka n’est pas soluble dans la République ! Mais que représente la burka, que symbolise-t-elle ? Une forme extrême de ressentiment, d’aggressivité affichée ?
On ne saurait exclure cet hypothèse.
Chez nous le débat fait rage autour du voile. Les athénées royaux d’Anvers viennent d’interdire le port du foulard dans l’enceinte des écoles publiques motif: les directions ont “ de bonnes raisons de penser que leurs élèves se sentent obligées sous la pression sociale d’arborer des symboles politiques ou religieux.”
En revanche on l’autoriserait au ministère de la justice (voir article) pourvu que la fonctionnaire qui choisit de le porter ne soit pas en contact avec le public. Visiblement on le tolèrerait sans problème et sans débat au parlement en dépit des vociférations du MR.
Dounia Bouzar (voir interview parue sur ce blog hier) y voit un symbole, ou pire une bannière de l’intégrisme qui entend séparer et non pas unir, opposer et non pas harmoniser.
Selon elle, « l’intégrisme réduit l'islam à un ensemble de codes et de normes, qui isolent ceux qui sont dedans de ceux qui sont dehors. Une certaine codification inhérente à leur groupe se construit. Cela passe par la manière de se saluer, de se parler, de se nourrir, de s'habiller. Il recouvre l'ensemble des êtres humains qui ne sont pas « exactement comme eux », autres musulmans compris et ne s'appuie sur aucune tradition culturelle ou religieuse. « Soit tu es exactement comme moi, soit tu deviens un danger pour le groupe. »
Certes le foulard n’est pas la bourqa qui est comme un foulard au carré, « le voile intégral n’est «pas un problème religieux», mais «de liberté et de dignité de la femme», «un signe d’asservissement, d’abaissement». (Sarkosy à Versailles)
Au vu de cette affirmation forte on ne peut que s’étonner qu’aucune voix musulmane « modérée » ne s’élève pour infirmer ou confirmer l’analyse terrible de Dounia Bouzar.
Pourquoi les voix de l’islam positif (Larbi Kechat), « l’islam est une éthique » (ALI DADDY), de l’islam des lumières (Cheref Kahn), de l’islam européen acquis aux valeurs de la démocratie, du pluralisme et des Droits de l’homme se drapent-elles dans un silence accablant ? Et pourquoi ne prennent-elles pas position hardiment face aux événements dramatiques de Théhéran où un islam autoritaire et dictatorial muselle et écrase le peuple qui réclame justice face à la fraude électorale tout en hurlant à tue tête « allah aktbar » ?

Aussi longtemps que la frontière ne sera pas tracée entre un islamisme intégriste agressif et revendicateur et une foi islamique pacificatrice et profondément humaine, le doute et la confusion continueront à planer. « Pour le moment, les musulmans sont pris pour des intégristes et les intégristes sont pris pour des musulmans ! L'amalgame avantage toujours les intégristes, qu'il produise du laxisme ou de la diabolisation ! » (Dounia Bouzar). Là est le nœud du problème, un nœud gordien que personne n’arrive à

Dénouer. Qui aura l’audace de le trancher. Le président métisse Obama, toujours lui, a fait un pas décisif dans cette direction. Reliser donc son superbe discours du Caire publié intégralement dans Divercity et dont nous reprenons les principaux extraits:

PARTNERSHIP BETWEEN AMERICA AND ISLAM MUST BE BASED ON WHAT ISLAM IS, NOT WHAT IT ISN'T.
“I have come here to seek a new beginning between the United States and muslims around the world; one based upon mutual interest and mutual respect

Partnership between America and Islam must be based on what Islam is, not what it isn't. And i consider it part of my responsibility as president of the United States to fight against negative stereotypes of islam wherever they appear.
We are shaped by every culture, drawn from every end of the earth, and dedicated to a simple concept: e pluribus unum: "out of many, one."
So let there be no doubt: Islam is a part of America . And i believe that America holds within her the truth that regardless of race, religion, or station in life, all of us share common aspirations – to live in peace and security; to get an education and to work with dignity; to love our families, our communities, and our god. these things we share. This is the hope of all humanity.
In Ankara , I made clear that America is not – and never will be – at war with Islam. We will, however, relentlessly confront violent extremists who pose a grave threat to our security. Indeed, none of us should tolerate these extremists. They have killed in many countries. They have killed people of different faiths – more than any other, they have killed muslims. Their actions are irreconcilable with the rights of human beings, the progress of nations, and with Islam. The holy Koran teaches that whoever kills an innocent, it is as if he has killed all mankind; and whoever saves a person, it is as if he has saved all mankind. The enduring faith of over a billion people is so much bigger than the narrow hatred of a few. Islam is not part of the problem in combating violent extremism – it is an important part of promoting peace.
Islam has a proud tradition of tolerance. We see it in the history of Andalusia and Cordoba. I saw it firsthand as a child in Indonesia , where devout christians worshiped freely in an overwhelmingly muslim country. That is the spirit we need today. People in every country should be free to choose and live their faith based upon the persuasion of the mind, heart, and soul. This tolerance is essential for religion to thrive, but it is being challenged in many different ways.
Among some muslims, there is a disturbing tendency to measure one's own faith by the rejection of another's.

THE RICHNESS OF RELIGIOUS DIVERSITY MUST BE UPHELD
Freedom of religion is central to the ability of peoples to live together. Likewise, it is important for western countries to avoid impeding muslim citizens from practicing religion as they see fit – for instance, by dictating what clothes a muslim woman should wear. We cannot disguise hostility towards any religion behind the pretence of liberalism.
Indeed, faith should bring us together. that is why we are forging service projects in America that bring together christians, muslims, and jews.

I reject the view of some in the west that a woman who chooses to cover her hair is somehow less equal, but i do believe that a woman who is denied an education is denied equality.

Our daughters can contribute just as much to society as our sons, and our common prosperity will be advanced by allowing all humanity – men and women – to reach their full potential.

I know there are many – muslim and non-muslim – who question whether we can forge this new beginning. Some are eager to stoke the flames of division, and to stand in the way of progress. Some suggest that it isn't worth the effort – that we are fated to disagree, and civilizations are doomed to clash. And i want to particularly say this to young people of every faith, in every country YOU, MORE THAN ANYONE, HAVE THE ABILITY TO REMAKE THIS WORLD.

The question is whether choose the right path, not just the easy path.

There is also one rule that lies at the heart of every religion – that we do unto others as we would have them do unto us. This truth transcends nations and peoples – a belief that isn't new; that isn't black or white or brown; that isn't christian, or muslim or jew. It's a belief that pulsed in the cradle of civilization, and that still beats in the heart of billions. it's a faith in other people, and it's what brought me here today.


WE HAVE THE POWER TO MAKE THE WORLD WE SEEK, BUT ONLY IF WE HAVE THE COURAGE TO MAKE A NEW BEGINNING, KEEPING IN MIND WHAT HAS BEEN WRITTEN.
The holy Koran tells us, "o mankind! we have created you male and a female; and we have made you into nations and tribes so that you may know one another."
the talmud tells us: "the whole of the torah is for the purpose of promoting peace."
the holy bible tells us, "blessed are the peacemakers, for they shall be called sons of god."
The people of the world can live together in peace. We know that is god's vision. now, that must be our work here on earth.”

Nous écrivions en commentaire : Obama rompt avec cette théorie délétère du « choc des civilisations » de feu Huntington qui inspira la politique du plus médiocre président que les Etats-Unis aient eu à subir.

Il y a des mois que nous affirmons avec Edgar Morin que « seul l’imprévisible peut nous sauver ». L’imprévisible a désormais une apparence, celle d’un jeune président, métisse, modeste, élégant et souriant, grand orateur et grand rassembleur. L’imprévisible est porté par un discours.

La parole d’Obama est d’or mais même silencieux, par sa couleur, ses ancêtres, son vécu il incarne ce qu’il est : un microcosme de l’humanité nouvelle au service de l’éthique qui est au dessus des religions. Longue vie à Barak Hussein Obama.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

ont est en Belgique , PAS ailleurs garder vos mensonges voilés chez vous et respecter ce pays qui vous nourris et qui vous éduque si bien que vous avez compris le système qui vous donne droit a dilapider nos pensions et allocations familliales et donnent droit aux credits puisque l etat est votre officier payeur Merci a cette directrice d Anvers qui interdit le voile respect a vous Madame Karine Herremans vous en avez plus que les hommes MERCI