mardi 23 juin 2009

La Justice recommande à ses agents le port des signes religieux et philosophiques

La direction du personnel du ministère de la Justice recommande l'autorisation du port de signes religieux et philosophiques pour tous ses agents. Une première. La note interne dont Le Soir a pris connaissance tombe en plein débat, très vif, sur le port de ces signes.

C'est le service du personnel du ministère de la Justice qui le recommande à son ministre de tutelle, Stefaan De Clerck (CD&V) : autoriser les 24.000 fonctionnaires de la Justice à porter, s'ils le souhaitent, un signe d'appartenance philosophique ou religieuse. Une recommandation qui suppose notamment la possibilité de porter le voile islamique dans cette administration.
La note, interne mais dont nous avons pris connaissance lundi, tombe en plein débat, très vif, sur le port de ces signes religieux : aujourd'hui, le parlement bruxellois accueille la première députée voilée de Belgique, voire d'Europe continentale, en la personne de Mahinur Özdemir, CDH.

Voile au parlement, voile au guichet des services publics ? La question ne se pose pas dans les mêmes termes : si aucune législation, aucun règlement ne s'oppose à ce qu'un élu du peuple porte un signe religieux ou philosophique distinctif, les agents de l'Etat sont soumis, eux, au principe de neutralité, rappelle le Centre d'Action laïque. En clair, un arrêté royal du 14 juin 2007 précise que « lorsqu'il est, dans le cadre de ses fonctions, en contact avec le public, l'agent de l'Etat évite toute parole, toute attitude, toute présentation qui pourrait être de nature à ébranler la confiance du public en sa totale neutralité».
Le service du personnel de la Justice propose trois pistes à son ministre Stefaan De Clercq (CD&V) : interdire tout signe religieux ; autoriser tout signe religieux pour les agents qui n'ont pas de contact avec le public ; les autoriser pour tous les fonctionnaires de la Justice. C'est celle-ci qui est prônée par la « cellule diversité » du ministère. Et c'est une première.
RICARDO GUTIERREZ
LE VOILE AU PARLEMENT N'EST PAS LE VOILE AU GUICHET
On ne parle plus que de lui. Sous toutes ses variantes : la tribale burqa, que le président Sarkozy entend bannir de l'Hexagone ; le classique hidjab que le député fédéral Denis Ducarme (MR) aurait voulu mettre au ban de nos assemblées élues… Et qui sera chassé des athénées royaux d'Anvers, dès la rentrée de septembre.
A l'inverse, au ministère de la Justice , une note interne suggère de généraliser pour l'ensemble du personnel administratif le principe de « l'acceptation des signes ostentatoires »… En clair, les 24.000 agents de l'administration de la Justice – à l'exception de ceux qui portent un uniforme et pour autant que cela ne pose « aucun problème entre collègues et avec les usagers » – seraient autorisés à arborer voile, kippa, turban, crucifix ou flambeau laïque.
Sage ? La voie de la sagesse est dans les textes… Rien, dans nos principes constitutionnels, nos lois et nos règlements, ne s'oppose au port d'un voile, d'une kippa, d'un turban, d'un crucifix ou d'un flambeau laïque par un élu du peuple, au sein d'une assemblée. Le conseiller communal ou provincial, le député ou le sénateur ne sont en aucune manière tenus par un devoir de neutralité. Le fait qu'ils affichent leurs convictions relève même d'une saine cohérence, d'une salutaire transparence.
Nous l'avons écrit. Nous persistons : l'accession d'une femme voilée au rang de député ressortit à la stricte application des règles de droit, dans notre démocratie représentative.

Mais à la différence de l'élu, le fonctionnaire, lui, est soumis au principe légal de neutralité : «Lorsqu'il est dans le cadre de ses fonctions, en contact avec le public, l'agent de l'Etat évite toute parole, toute attitude, toute présentation qui pourraient être de nature à ébranler la confiance du public en sa totale neutralité, en sa compétence ou en sa dignité».
Certes, la neutralité d'un agent du service public se mesure davantage aux actes qu'il pose qu'à son apparence. Mais à la lecture de ce texte – et l'arrêté royal en question remonte à peine au 14 juin 2007 –, la question du port de signes religieux ou philosophiques au guichet d'un service public mérite, elle, d'être posée, débattue et tranchée. Par les élus. Voilés ou pas.(Le Soir)

HOOFDDOEK

Desmet
Er is discussie ontstaan over Mahinur Ozdemir, verkozen voor cdH in het Brussels Parlement, die aankondigt een hoofddoek te zullen dragen als ze de eed aflegt. Bij de Franstalige liberalen stuit dat op verzet.

Blijkbaar is het aanzicht van een vrouw met een hoofddoek voldoende voor sommigen om te vrezen dat de scheiding tussen kerk en staat nu wel helemaal op springen staat. Het is een redelijk verkrampte houding. Is het niet doodnormaal dat een parlementslid net op basis van haar identiteit verkozen wordt, en dat het wezenskenmerk van een parlement is dat er mensen van verschillende politieke en levensbeschouwelijke meningen naast elkaar zitten? Zou iemand het in zijn hoofd halen om te eisen dat verkozenen voortaan niet langer een partijspeldje dragen, of dat katholieken geen kruisje om de hals hebben?

Wanneer Ozdemir de eed zou afleggen voor een functie die de neutraliteit van de overheid moet uitdragen, neem nu het voorzitterschap van een rechtbank, waarbij je zelfs het vermoeden van partijdigheid moet uitsluiten, dan zou je je daar nog iets bij kunnen voorstellen. Bij zo"n job overheerst de neutraliteit van de functie de individuele overtuiging van de persoon. Maar een parlementslid is per definitie niet neutraal, ze vertegenwoordigt net een van de vele strekkingen die een democratie rijk is. Wat kan er dan op tegen zijn dat ze haar overtuiging ook uitdraagt?

Ook in Antwerpen hebben een aantal scholen beslist hoofddoeken te verbieden, met het argument dat ze anders niet langer opkunnen tegen de sociale druk die wordt uitgeoefend op allochtone meisjes om die hoofddoek te dragen. Dat probleem bestaat inderdaad, en moslims zullen moeten leren dat de prijs die ze moeten betalen voor hun godsdienstvrijheid de vrijheid van anderen is om die godsdienst niet te volgen en er zelfs afstand van te nemen. Godsdienstvrijheid bestaat alleen dankzij godsdienstkritiek.

Het probleem met de Antwerpse maatregel is dat men de vrijheid van de ene om de hoofddoek te dragen inperkt om de vrijheid van de ander om die niet te dragen te beschermen.

Je kunt mensen berispen of bestraffen wanneer ze onaanvaardbare sociale druk zetten op anderen, maar je moet ze daarom niet van hun individuele godsdienstvrijheid beroven.

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