samedi 11 juillet 2009

Asiel

Yves Desmet
PS-voorzitter Elio Di Rupo vond het nodig om bij het begin van het overleg bij premier Herman Van Rompuy nog eens snoeihard uit te halen naar zijn geliefde kop van Jut, minister voor Asiel en Migratie Annemie Turtelboom. Hij noemde haar houding in het dossier "een waar schandaal". Dat daarop een behoorlijke rel volgde in de vergadering, nam hij er met liefde bij.

Nochtans zou Di Rupo ook kunnen uithalen naar zijn eigen minister Arena, bevoegd voor het onthaalbeleid. Omdat er van repatriëring al een hele tijd geen sprake meer is, is de bestaande opvangcapaciteit overvol, in die mate dat Fedasil zich verplicht zag de deuren van zijn dispatchingsdienst te sluiten. Eigenlijk niet meer of niet minder dan een verkapte staking en een motie van wantrouwen tegen de minister.

Het wordt misschien tijd dat er eens cijfers geplakt worden op de discussie. Een vertrouwelijk document dat in de hoogste regeringskringen circuleert, maakt het onderscheid vrij duidelijk.

Wanneer men zich houdt aan een strikte interpretatie van het regeerakkoord, en voorwaarden qua taal en werk(bereidheid) oplegt, zoals de beide liberale partijen voorstellen, praat men over zowat 30.000 dossiers die gezinnen recht geven op papieren. Hanteert men de wel erg soepele criteria van PS en cdH, dan praat men al snel over een regularisatie van 90 tot 100.000 dossiers. In dat tweede geval praat men ook over mensen die door hun taalhandicap en opleiding geen schijn van kans maken op de arbeidsmarkt, en die dus meteen zullen aangewezen zijn op het leefloon. Nergens is tot hiertoe vernomen hoe PS en CdH de toekomst van die mensen denken te plannen en te begeleiden. Het kan toch niet de bedoeling zijn dat die alleen maandelijks hun leefloon ophalen en hun verdere maatschappelijke betrokkenheid beperken tot het uitbrengen van een stem op de partijen die hen aan papieren hebben geholpen?

Het kan best zijn dat de criteria van de liberalen te beperkend zijn, maar die van PS en cdH zijn totaal irrealistisch, zeker wanneer men weet dat een dergelijke grootschalige regularisering alleen maar 100.000 nieuwe economische vluchtelingen op ideeën brengt, waardoor je binnen een paar jaar weer voor zo"n operatie staat.

Het is tijd dat het schelden ophoudt en dat men naar een realistisch compromis gaat.

DI RUPO PROVOQUE UN INCIDENT A PROPOS DE L'ASILE
BELGA (La libre Belgique)
Le premier ministre a prévu d'aborder le dossier asile et immigration au cours du week-end des 18, 19 et 20 afin d'avoir un accord avant le départ en vacances du gouvernement.
En arrivant vendredi matin au cabinet du premier ministre pour une réunion des présidents de partis de la majorité avec Herman Van Rompuy, le président du PS Elio Di Rupo a sévèrement critiqué la ministre de la politique d'asile et d'immigration, Annemie Turtelboom (Open Vld). Ces déclarations ont provoqué un incident entre les présidents et a fait l'objet d'une mise au point, a-t-on appris après la réunion.
Le dossier asile et immigration empoisonne la vie du gouvernement fédéral depuis sa formation et oppose plus spécialement le PS et le cdH à l'Open Vld. Outre la discussion sur la circulaire qui doit fixer les critères de régularisation, s'ajoute maintenant le problème du manque de places d'accueil et la protestation de Fedasil qui a fermé son dispatching. La ministre PS de l'intégration sociale Marie Arena (PS) s'est déjà montrée très critique mercredi et jeudi à la Chambre , pointant du doigt la "non volonté" du gouvernement dont elle fait partie en la matière.
Le président du PS a pour sa part dit vendredi matin que l'attitude d'Annemie Turtelboom "est un vrai scandale". "De toute ma carrière politique je n'ai jamais vu cela. Ou bien il n'y a pas d'accord, ou bien il y en a un et alors on le respecte", a-t-il dit en arrivant au "16".
Ces déclarations ont provoqué un incident lors de la réunion entre les présidents et le premier ministre et a fait l'objet d'un échange de vues, disait-on à bonne source après la réunion.
Le premier ministre a prévu d'aborder le dossier asile et immigration au cours du week-end des 18, 19 et 20 afin d'avoir un accord avant le départ en vacances du gouvernement.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
ON NE NOUS DIT PAS TOUT
En effet une joyeuse partie de poker menteur se joue actuellement au 16 rue de la loi tandis que le premier ministre pourrait proposer très vite une joyeuse partie de chaise musicale pour écarter l’indésirable madame Turtelboom (bête noire de Marie Arena et Elio en personne, que Verhofstadt semble prêt à sacrifier comme Agamemnon sa fille Iphigénie) et faire rentrer le terne Leterme dans le jeu à l’occasion du départ du ministre De Gucht nommé commissaire européen. Voici, après l’analyse subtile du génial Yves Desmedt celle très crédible que propose la Libre Belgique. Cela demande quelques minutes d’effort de concentration et de réflexion mais permet de comprendre à quel point la politique belge s’éloigne des préoccupations qui sont celles de l’électeur angoissé par la crise. Retenons l’argument de Desmedt selon lequel les quelques 100.000 personnes qui pourraient être régularisées «n’ont aucune chance de trouver du boulot sur le marché de l’emploi et risquent donc de grossir les rangs des assistés socio économiques». Méditons de surcroît sa conclusion dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle est politiquement incorrecte par rapport à la vulgate dans sa version Di Rupo-Milquet. “Het kan best zijn dat de criteria van de liberalen te beperkend zijn, maar die van PS en cdH zijn totaal irrealistisch, zeker wanneer men weet dat een dergelijke grootschalige regularisering alleen maar 100.000 nieuwe economische vluchtelingen op ideeën brengt, waardoor je binnen een paar jaar weer voor zo"n operatie staat. Het is tijd dat het schelden ophoudt en dat men naar een realistisch compromis gaat. “ En un mot comme en mille régulariser 100.000 cas aujourd’hui c’est en susciter au moins 100.000 autres dans les années qui viennent. On mesure à quel point et à quelle vitesse la Flandre et la Wallonie s’éloignent de la philosophie politique qui pendant des décennies a fait les choux gras de ce pays : le compromis à la belge ! Avec la présence du NVA au gouvernement flamand et son souci de plus grande «assertivité» flamande, les choses ont vraiment peu de chance de s’arranger. Même si on ne nous dit pas tout, «tout» risque de se savoir très bientôt et les maigres oliviers wallons et bruxellois seront condamnés à pousser dans un désert économique et social. Souvenons nous du rêve de pharaon qu’interprétera Joseph avec subtilité : pharaon rêve que sept vaches grasses sortent du Nil . Sept vaches maigres les suivent et dévorent les sept grosses vaches. Pharaon fait un second rêve ; sept épis beaux et pleins s’élèvent sur une seule tige. Suivent alors sept épis maigres et flétris qui engloutissent les sept autres. Di Rupo, Javeaux et Milquet ont rêvé ensemble de deux oliviers portant des olives grasses et abondantes. A chacun de deviner la suite du rêve et d’en proposer, à l’instar de Joseph la bonne interprétation…
MG

VAN ROMPUY : MINI OU MAXI REMANIEMENT ?
Verhofstadt a proposé un scénario osé : confier le Budget à Guy Vanhengel. Au CDH, on n'apprécie pas. D'autant que le problème est entre le VLD et le CD&V.
Il fallait oser. Il l’a fait Seul un homme qui a toutes les audaces et tous les culots pouvait oser ce coup de poker : Guy Verhofstadt l’a tenté. Pas sûr, pourtant, que cette fois, il obtiendra ce qu’il veut. Voyons cela.
Au départ, les choses paraissent simples. Louis Michel (MR) quitte la Commission européenne pour le Parlement européen. Karel De Gucht (VLD) quitte les Affaires étrangères de la Belgique et s’installe à la Commission. On pourrait penser qu’un libéral flamand va remplacer Karel De Gucht ? Eh bien non, en vertu d’accords passés, c’est un CD&V qui monte au fédéral. Pas n’importe lequel : Yves Leterme en personne. Lequel voulait plutôt les Finances mais il y a déjà quelqu’un au 12, rue de la Loi : Didier Reynders, qui ne veut pas bouger. Donc Leterme est annoncé aux Affaires étrangères, même si cela fait sourire.
On pourrait croire que l’histoire s’arrête là. Mais il faut aussi remplacer Karel De Gucht dans sa fonction de vice-Premier ministre. Problème. Gros problème. Car ni Vincent Van Quickenborne, ni Guido De Padt, ni Annemie Turtelboom (les trois ministres libéraux) ne trouvent grâce aux yeux du président de l’Open VLD, Guy Verhofstadt. Lequel veut faire monter au fédéral son ancien porte-parole, Guy Vanhengel, actuel ministre des Finances du gouvernement bruxellois. Un homme compétent, sympathique, modéré. Mais qui débarquer ? Verhofstadt, donc, ose ce pari : il propose que Guy Vanhengel devienne ministre du Budget. Ah bon, il y en a déjà un. Deux, mêmes. Actuellement, il y a un secrétaire d’Etat au Budget, Melchior Wathelet (CDH), qui est placé sous l’autorité du Premier ministre, Herman Van Rompuy.
Curieux, quand même : voilà un problème qui ne devrait toucher que le CD&V et le VLD. Mais comme ces deux partis sont en bagarre (vieille rivalité, et puis le CD&V a jeté le VLD hors de la nouvelle majorité régionale flamande), ils cherchent malgré tout à se ménager. Et c’est donc le petit Poucet du gouvernement, le CDH, qui doit payer. Curieux, vraiment curieux.
Malgré tout, le jeu semble plaire au Premier ministre. Dès lors, jeudi soir, il le propose (l’impose ?) au CDH. Joëlle Milquet refuse. Concertation vendredi matin entre présidents de partis. Nouveau blocage du CDH. Les autres présidents de parti regardent le plafond. Elio Di Rupo plaide pour la stabilité des équipes. Sous-entendu : tentons de changer "poste pour poste". Mais globalement, le soutien francophone est timide. Reynders se contente d’observer.
Pourquoi, tant qu’à faire, Verhofstadt n’a-t-il pas demandé les Finances pour son protégé ? Holà : le VLD a quand même perdu les élections de 2007 et n’est plus qu’à 14 pc. Et il a déjà l’Intérieur, la présidence de la Chambre et deux autres ministères. Mais Verhofstadt, on l’a dit, compte sur sa chance et son charisme.
Au CDH ? On s’en doute, cela ne passe pas. Du coup, le VLD propose au CDH de reprendre un portefeuille pourri : Asile et immigration. Beau cadeau ! Et la responsable actuelle, Annemie Turtelboom, la plus mauvaise ministre du gouvernement ? Qu’on en fasse une secrétaire d’Etat, suggère Verhofstadt. Gonflé, on l’a dit
Le CDH est toujours réticent. Dès lors, on déploie des trésors de persuasion : Vanhengel n’aura que le titre "ministre du Budget", le vrai ministre du Budget restera Melchior Wathelet ! Oui, le VLD signera tous les protocoles que le CDH veut Et Wathelet aura la tutelle sur l’administration.
Après la gifle, le crachat, après le crachat, le bras d’honneur. Non, vraiment, le CDH n’a pas confiance.
Et les autres partis ? Si le VLD veut le Budget, c’est sans doute pour y faire quelque chose en ces temps de grande austérité annoncée. Et au PS, pas peur d’un ministre VLD au Budget ? Si, bien sûr. Mais puisque le valet noir est au CDH, pour l’instant, on laisse un peu Milquet se dépatouiller seule. Certains racontent que le PS a surtout veillé à ce que Didier Reynders n’aille pas aux Affaires étrangères. Cela aurait pourtant tout arrangé : on aurait, dans ce cas, envoyer Yves Leterme aux Finances. Mais le PS, semble-t-il, préfère que Didier Reynders reste aux Finances. Curieux, non ? Un ministre explique : "les Finances, c’est pourri. Y’a plus rien de bon à en tirer. Les réformes fiscales, c’est fini. Maintenant, il va falloir relever les impôts. Et l’administration est au bord de la révolution. Donc, pour les socialistes, c’est bien que celui qui a mis le grabuge y reste jusqu’en 2011." Pareil pour la présidence du MR : les socialistes pensent que s’ils ont gagné les élections (enfin, s’ils n’ont pas trop perdu, faut quand même pas pousser), c’est grâce aux maladresses de Reynders. Donc, s’il y reste, c’est tout bon pour eux, croient-ils Oui, la politique, c’est pas toujours glorieux. Ce qui compte, ce sont les résultats électoraux, les images, la communication. Le fond ? Oui, aussi. Mais après.
Donc revenons à nos moutons, à Melchior Wathelet, en particulier. Herman Van Rompuy sait qu’en faisant pression sur lui, en agitant l’intérêt supérieur de l’Etat, il pourrait avoir gain de cause. Mais là, on pousse le bouchon un peu loin quand même. Une vraie claque pour un ministre qui n’a certes pas démérité. Une idée, peut-être : pourquoi ne change-t-il pas de gouvernement ? On ferait alors monter au fédéral ou un deux autres secrétaires d’Etat : Catherine Fonck ou Maxime Prévot. Et Melchior Wathelet pourrait aller à la Région wallonne où ses compétences budgétaires et financières seraient bien utiles. Problème : le PS semble avoir décidé de maintenir Michel Daerden. Non ? Si ! On vous le disait : l’image, la communication avant tout.
Bon, donc c’est bloqué pour quelques heures encore. Van Rompuy réfléchit. Il a deux possibilités : soit il provoque un mini-remaniement dans lequel CD&V et VLD gèrent leurs affaires seuls. Soit le mouvement est plus large et touchera aussi les francophones. On sera vite fixé.

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