mercredi 29 juillet 2009

Ecrivains cosmopolites : Joseph Roth exilé, mais d’où?

Il y a quelques jours, mes pas m’ont mené sur les pavés disjoints de l’hôtel de Saint-Aignan qui abrite le MAHJ, dans le quartier du Marais à Paris. Une petite exposition s’y tient jusqu’au 4 octobre, consacrée à l’écrivain autrichien Joseph Roth (1894-1939). Petite par manque de place et de moyens mais l’atmosphère du monde englouti de Joseph Roth est bien là et on en ressort imprégné. Conçue par deux intellectuels viennois, elle est axée sur les années d’exil entre 1933 et 1939. L’affiche de l’exposition reproduit d’ailleurs une photo emblématique de Roth, un verre devant lui, une cigarette entre les doigts, attablé au Tournon, le café de la rue du même nom tout près du Sénat, établissement où il vivait lorsqu’il n’était pas à l’hôtel Foyot en face. De ce café, il fit la petite capitale des exilés. Il en fut, et parmi les premiers, puisqu’il quitta l’Allemagne très exactement le jour où Adolf Hitler devint chancelier, le 30 janvier 1933. Il ne se faisait aucune illusion et s’employa à transmettre son implacable lucidité à ceux qu’il jugeait trop chancelants. Ainsi dans cette lettre à Stefan Zweig non datée mais que ses biographes situent à la mi-février 1933 :” A présent il vous sera évident que nous allons vers de grandes catastrophes. Abstraction faite du privé – notre existence littéraire et matérielle est déjà anéantie - l’ensemble conduit à une nouvelle guerre. Je ne donne pas cher de notre vie. On a réussi à laisser la Barbarie prendre le pouvoir. Ne vous faites pas d’illusions. C’est l’Enfer qui prend le pouvoir.” L’exposition du MAHJ présente naturellement des correspondances, des éditions originales, des photos, des dessins, des affiches, des extraits de films, sans oublier quelques unes des innombrables chroniques qu’il donna à la Frankfurter Zeitung, le plus influent quotidien de l’Allemagne de la république de Weimar, propres à restituer une ambiance. Toutes choses qui témoignent de l’engagement politique d’un écrivain qui jugeait indigne de ne pas s’engager contre l’inhumanité du monde qui s’annonçait. L’écoute de certains témoignages, notamment celui de sa traductrice Blanche Gidon qui fit tant pour le sortir de sa misère morale et matérielle, est particulièrement éclairante. Après de nombreux voyages en Europe, Joseph Roth est mort à Paris, épuisé et rongé par l’alcool, pratiquement dans ce coin du Tournon qui était le sien, celui où ce mythomane inspiré s’inventait des vies. Mort au loin, comme tout individu qui a choisi l’exil, mais loin d’où au juste ? Sur un mur, agrandi à taille humaine, un portrait-interview de Roth par Frédéric Lefèvre dans Les Nouvelles littéraires. Il y dit sa haine des Prussiens et combien le national-socialisme lui est odieux comme toute mystique collectiviste, celle-ci ayant la particularité de l’obliger à cracher sur la tombe de sa mère. J’ai quitté l’exposition et le musée hanté par ses paroles et attaché à la figure de cet homme comme on l’est à quelqu’un de profondément attachant, qui se sera construit autour des sentiments de l’absence, de la disparition, de la perte. J’avais déjà lu et relu La Marche de Radetzky, discret chef d’oeuvre sur la fin d’un monde, auquel on rendrait justice en le rangeant dans nos bibliothèques entre A la recherche du temps perdu et Le Guépard ; j’avais lu son prolongement dans La Crypte des Capucins ainsi que Hôtel Savoy, ses Lettres et un certain nombre de ses articles ; et je m’apprêtais à lire Le Poids de la grâce, son roman sur Job que je venais d’acheter à la librairie du musée. Dans le métro, je ne pouvais m’empêcher de siffloter la marche militaire composée par Strauss père pour le maréchal Radetzky, avec le même air de ravi de la crèche que les pingouins tapant dans leurs mains au concert du nouvel an de la Goldener Saal du Musikverein à Vienne, c’est dire. Chez moi, dans le courrier, quelques livres de la rentrée m’attendaient. Ils pouvaient attendre davantage encore. Un paquet tomba du lot : les épreuves du nouveau Claudio Magris Loin d’où ? (Lontano da dove, traduit de l’italien par Jean et Marie-Noëlle Pastureau, 467 pages, Seuil) à paraître le 3 septembre. Un essai éblouissant sur l’oeuvre de… Joseph Roth. Je m’y suis aussitôt immergé, car c’est bien une plongée dans le monde d’avant que propose l’auteur, lequel n’est pas seulement l’inoubliable écrivain de Danube mais l’un des meilleurs spécialistes des littératures allemandes et mitteleuropéennes. Le titre annonce déjà une méditation sur l’exil, mais d’où est-il loin, celui qui s’est éloigné ? Après avoir disséqué tous les écrits de Joseph Roth, mais à sa façon, en les ruminant, en les mâchant et surtout en les croisant avec ceux d’autres auteurs issus d’un même humus, Magris a centré sa réflexion sur cette conviction : tout ce qui est sorti de la main de Roth prend sa source dans la conscience douloureuse d’une double perte : celle de l’Empire et celle du shtetl. La Maison des Habsbourg et le village natal. Demeuré patriote de feue l’Autriche-Hongrie, il ne s’est jamais remis non plus de la disparition du noyau familial. Comment se définir lorsqu’on est né et que l’on a grandi dans une famille juive de langue allemande, à Brody, un coin de Galicie qui sera d’Ukraine après avoir appartenu à l’Autriche-Hongrie ? C’est peu dire que Roth a fantasmé sur ses origines ; plus encore que le film La Marche de Radetzky, celui d’Ivan Szabo Colonel Redl, sans rapport avec lui, en donne un bon reflet. Claudio Magris, qui tient que l’épique juif-oriental est “le dernier véritable épique connu par la littérature”, s’empare évidemment de son arbre généalogique et de tous ses rameaux, la famille étant considérée comme la cellule de l’individuel et la dépositaire de l’universel ; mais en bon critique, il s’attache surtout aux textes. (…)Il faut rendre hommage à Magris pour avoir débroussaillé la forêt de cette oeuvre afin d’y mettre un peu d’ordre, même s’il vient après d’autres (Roth est très étudié en Allemagne et en Autriche). Trois périodes donc : anarchiste, socialisante et de ton assez polémique (Gauche et droite), puis celle constituée par le moment religieux autour de la figure de Job, enfin la phase légitimiste (après La Marche de Radetzky), avec le rapport père-fils comme fil rouge reliant secrètement les parties entre elles. Ce que montre très bien Claudio Magris, c’est que la nostalgie de Joseph Roth le poussait à ressusciter un monde dans lequel la Heimat , la patrie intégrait un imperium aussi bien qu’un shtetl, le plus grand et le plus petit, dont il réalisait l’unité remarquable par la magie de la fiction. C’est de ce tout dont il se sentait loin. Exilé, il vécut un écartèlement en prenant conscience qu’il avait renoncé à un vécu doublement vertical et religieux (Dieu et l’Empereur) pour s’insérer dans un vécu horizontal historique où l’individu en lui s’était certes affranchi de toute contrainte mais où il se retrouvait dans une société dépourvue de sens du sacré, exposé comme jamais à la solitude, à la marchandisation, à la dépersonnalisation. Claudio Magris est un guide exceptionnel pour qui veut (re)visiter l’Atlantide ostjüdisch de Joseph Roth. Patientez jusqu’au 3 septembre. En attendant, on peut lire et visiter Roth dans ses exils, y compris le moins spectaculaire mais pas le moins authentique de tous, l’exil intérieur. La dernière fois que Joseph Roth eut le sentiment oppressant de la perte de sa patrie, c’était en 1937, lorsque fut démoli l’hôtel Foyot, rue de Tournon.
(”Portrait de Joseph Roth” et “Joseph Roth et Stefan Zweig en 1936″, photos D.R. ; “Exposition du MAHJ, liste des auteurs victimes d’autodafés, photos Passou)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
ANATOMIE D’UN ECRIVAIN ET D’UN EMPIRE COSMOPOLITES
Ayant très peu lu Roth, nous renvoyons aux commentaires savants des internautes subtils qui sur le blog de Pierre Assouline analysent, dans le sillon du grand germaniste italien Claudio Magris (Danube) de la manière la plus subtile et rigoureuse la dynamique du dernier grand empire cosmopolite que fut l’Autriche Hongrie de François Joseph.
Beaucoup, et nous sommes de ceux, là ont rêvé que l’Union Européenne deviendrait, à terme, un nouvel empire cosmopolite ou plus exactement une grande République cosmopolite autrement dit et pour parler comme Jean marc Ferry une vaste démocratie cosmopolitique, prélude de la grande république mondiale. Ce rêve encouragé par la dynamique de dialogue des civilisations de Hussein Barack Obama n’est pas perdu même s’il nous semble aujourd’hui compromis par la montée des périls nationalistes, communautaristes et autres fondamentalismes qui rappellent ceux de Hitler ou de Staline. Espérons de tout notre cœur et de toutes nos forces que les périls qui partout s’annoncent sous les visages grimaçants de l’hydre intégriste à têtes multiples ne sont pas les signes avant coureurs d’une nouvelle «inhumanité du monde qui s’annonce».
MG

COMMENTAIRES DES INTERNAUTES DE LA REPUBLIQUE DES LIVRES
1.«Par le démantèlement de l’Empire Austro-Hongrois, en vertu des délires utopistes de Wilson, on précipita la cristallisation des cinq nouveaux pays dans le nazisme. Joseph Roth et d’autres moquaient la Kakanie , mais avec la préscience qu’on ressent dans la “Radetzkymarsch” et surtout dans le sublime Max Von Sydow, de l’effondrement d’un ensemble cahotant, mais qui avait résisté à tout pendant 300 ans et qui se fût remis de la Première Guerre Mondiale sans peine. Je pense vraiment que le démantèlement de l’Autriche-Hongrie fut une catastrophe sans nom. Parce qu’au fond, les cinq religions, les onze langues et les douze nationalités avaient fini en gros, grâce au chemin de fer, à la Poste Impériale et au traité de 1867, par se faire à l’idée d’être sujet de ce curieux assemblage. S’il n’y avait eu l’attentat de Sarajevo, l’Empire d’Autriche fût devenu-il l’était déjà presque- une monarchie constitutionnelle multiculturelle.
C’est la bêtise des signataires des traités de Paix de 1919 qui provoqua l’éclatement de l’empire. L’Archiduc Charles, dès 1917 avait bien tenté de mettre les Alliés en garde contre quelque chose d’aussi funeste…d’autant que les 5 nouveaux pays q’on créa en s’inspirant des principes de boy-scout de Wilson étaient fragiles et destinés à devenir la proie de régimes forts .Ce qui fut le cas. »
2.“Roth est un peu le gentil rêveur idéalisant la monarchie mais les vrais grands analystes de la société sont Musil et Doderer”
3.«Roth, c’est “l’Apocalypse joyeuse”. “Radetzky-Marsch” n’est pas seulement le roman du crépuscule d’un empire, c’est aussi celui de ce que Klemperer résumera magistralement, la mort d’une “koïnè” d’une langue commune, d’une façon rondouillarde et affable d’être kakanien…Tout change en Autriche , en Hongrie, et ailleurs, au tournant des années 30. Les Autrichiens, désormais parlent “cochon” comme disait Jankelevitch. Ils utilisent cet allemand nasillard et nazillon, cet allemand de caserne, qui aboie, qui jappe. En fait, la présence de l’Autriche-Hongrie avait un avantage: elle bridait la folie allemande. Elle était un double mollasson et déjà méridional. D’ailleurs, c’est de Guillaume II et pas de François-Joseph que vint la guerre de 14. Je me permets, humblement de suggérer et je ne suis pas le seul à le penser, qu’à Trianon, on eût dû suivre la proposition de Charles, le successeur de FJ: maintenir les Habsbourg. Les nazis n’eussent alors pas pu accomplir leur crime. Mais c’était trop tard…Masaryk avait convaincu Wilson de la viabilité de son programme “de chaque peuple devant jouir de son indépendance”. Et là encore, le dogmatisme nationaliste et chauvin a aveuglé cet esprit remarquable, qui ne comprit jamais que c’était précisément l’éclatement de l’Autriche°Hongrie qui conduirait son propre pays, la Tchécoslovaquie au désastre de 1938. »
4.« Mourant noyé dans l’alcool à Paris, trois mois avant le déclenchement de la Seconde Guerre Mondiale, Joseph Roth “mahnt” comme on dit en allemand “nous avertit”. Sa mort est celle d’un Occident n’ayant pas encore commis la faute irréparable dont il ne se remettra jamais, la Shoah. »
5.« Les 5 petites démocraties fragiles qui remplacèrent l’Autriche-Hongrie, pour démocratiques qu’elles soient, étaient tentées de se trouver un protecteur. Et comme La France et l’Angleterre ne faisaient que parler, en fait, après l’avènement d’Hitler, la Tchécoslovaquie , la Hongrie , l’Autriche, la Yougoslavie et la Roumaniie se retrouvèrent seules, prises en tenailles entre Hitler et Mussolini. D’où la floraison des petits Hitlers. Tiso à Bratislava, Horthy à Budapest, Pavelic en Croatie, Antonescu en Roumanie…et du coup,, le sort des Juifs et des Manouches que l’Empire protégeait fut une abomination. Et mettant comme d’habitude à côté de la plaque, les Américains choisirent -dans leur propre intérêt économique- de fragmenter l’espace de l’Europe Centrale, plutôt que de reconstruire un Empire constitutionnel , démocratique, ce à quoi Otto von Habsbourg était disposé….»
6.« Pour ce qui est des Habsbourgs, une famille qui n’avait pas, au contraire des Russes, mis une fortune colossale dans les banques anglaises. Aujourd’hui, tous les Habsbourgs ont fait des études et travaillent et ceci depuis 3 générations. Otto von Habsburg-Lothringen eut fait un empereur de bonne tenue. Depuis 1918, Vienne est devenue une capitale régionale, une sorte de Versailles en plus grand et quand même en cosmopolite, ce que Versailles ne saurait être. Les malheurs de l’Europe, on les doit à Bismarck et aux Hohenzollern, une famille pas très intéressante.
En Europe, les pays les plus progressistes, sont les monarchies constitutionnelles du nord.»
7.« Je rajoute une couche à celle de Pierre Assouline : Joseph Roth n’a jamais idéalisé la monarchie K&K ; son oeuvre romanesque est imprégnée du sentiment de la perte d’un monde ayant les apparences du plein, de l’unifié, de la cohérence, du sens - mais inextricablement mêlé à la conscience de l’absurdité d’un tel sentiment. Le “monde d’hier” (sz) n’acquiert sa fausse séduction que parce qu’il est détruit, et l’évocation par Joseph Roth de la maison des peuples austro-hongrois (-tziganes-tcheques-houzoules-galiciens-souabes-slovaques-podoles-slovenes-moraves-bosniaques-croates-…-…) est grinçante. »

8.« Et puis les Austricos , ils ne manquent pas d’air !!! Quel pays dégueulasse!!! Les Allemands ont fait le gigantesque travail de résipiscence qu’on sait, proportionnel à l’immensité de la faute commise. Mais les Austricos, rien!!! pollope!!! nib de nib!!! nix contrition. Ils se sont toujours fait passer pour des “victimes ” de l’Anschluss. Salopards. Il suffit de regarder, je sais pas moi ,”DE NUREMBERG A NUREMBERG” par exemple, le meilleur docu sur cette période, pour comprendre. Les Autrichiens furent encore plus nazis que les Allemands. Fanatiquement nazis. Le Führer autrichien, Arthur Seiss-Inquart fut l’un des plus grands criminels de ce temps. Et même avant Hitler, les Autrichiens avaient déjà choisi un dictateur, mais de type mussolinien; Dollfuss. Heil Hitler, donc, partout dans ce pays catholique, gras, antisémite et…Viennois. Ils ont un tel sens de la diplomatie que
a) ils ont réussi à se faire passer pour des victimes et faire croire au monde entier que Beethoven était autrichien et Hitler allemand
b) à foutre le Wehrmacht- Oberleutnant Kurt Waldheim d’abord à l’ONU…un nazi pour propager la bonne parole puis à le bombarder Président Fédéral de l’Autriche, de 1986 à 1992.
Ensuite il y eut certes le SPÖ , les socio-démocrates, mais qui ne se cassèrent pas la binette pour dénazifier, puis il y eut Haider. Le pompon. Le nazi de province. Le nazi Milka. Dents blanches, culottes de cuir, edelweiss…Le fascisme alpin.
On mesure donc l’importance de l’oeuvre de Jelinek , de Bernhard et de Handke, qui sauvent l’honneur de ce pays pourri.
Et JC a raison,Vienne, cette ville , la seule métropole à tourner le dos à son fleuve, sorte de refus psychanalytique de la fluidité est une ville oppressante au possible. Détestable. Les Viennois sont des Parisiens propres. Aussi méprisants, cassants, égoïstes, mais en plus imbus d’une sorte de supériorité raciale. Qui perdure.
L’Autriche ne devient vraiment sympathique que dans le Burgenland, cette région frontalière avec la Hongrie. On est là-bas, déjà dans le midi. Une sorte de Toscane. Vignes en treilles, piments qui sèchent…une nonchalance…mais trompeuse, car autour d’Ebenfurt, Judenburg, etc, on imagine bien les chasses aux déviants. Bouseux, curetons , boutiquiers, coiffeurs, notaires, profs en train de traquer des Manouches, des Juifs, des Slovènes, des homos…froid dans le dos… »
9.«Imaginez ce gros morceau impérial au coeur de l’Europe, resté intact, pas de guerres, pas de Shoah, pas d’axe franco-allemand. A quoi donc ressemblerait du point de vue géo-politique notre continent actuel ? »
10.«Bien sûr joseph Roth est intéressant à lire, mais son grand numéro sur la vienne impériale est assez exotique
les vrais grands analystes ce sont “les démons” de Doderer”-(Gallimard, 1000 pages) et Musil et son “homme sans qualités”autrement profond. »
11.«C’est un paradoxe bien français que d’avoir consacré tant d’énergie à abaisser la Maison d’Autriche pour ensuite porter aux nues un auteur qui l’idéalise. »
12.«Ce qui me coûte, c’est le décalage effroyable entre l’Autriche d’aujourd’hui, ah ! cette Marche de Radetzky jouée impitoyablement tous les ans et applaudie à deux mains par des marionnettes ravies, et ce qui sort de l’étude historique, des récits de Roth, Zweig et autres Musil ou Mann, de la vie et des écrits de Freud …
Je croyais trouver traces de ce passé réel en me rendant à Vienne. Je n’ai pas aimé cette ville, ni ses habitants … Rien retrouvé de ce passé impérial pourtant récent. Autriche disparue … Passé recréé par les Autrichiens comme une icône d’un culte oublié»
«ON A REUSSI A LAISSER LA BARBARIE PRENDRE LE POUVOIR. NE VOUS FAITES PAS D’ILLUSIONS. C’EST L’ENFER QUI PREND LE POUVOIR. » (Joseph Roth, lettre à Stefan Zweig, février 1933)

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