jeudi 30 juillet 2009

Les ménages belges sont de plus en plus petits

©DR

Les ménages belges sont de plus en plus nombreux, mais de plus en plus petits. Les ménages flamands sont plus grands et c’est à Bruxelles qu’ils sont les plus petits. Mais les différences de taille entre régions tendent à s’aplanir. Autre enseignement : la cohabitation a la cote.

Les ménages belges ? De plus en plus nombreux, mais de plus en plus petits (2,39 membres, en moyenne)… Du moins si la tendance observée il y a huit ans est toujours d’actualité. Et ça, pour en être sûr, il faudrait réformer la science statistique belge, rien moins. La monographie « Ménages et familles » que vient de publier le service de politique scientifique fédérale s’appuie en effet sur des données collectées lors de la vaste enquête socio-économique de… 2001 (la dernière disponible). Les chiffres sont donc connus depuis belle lurette ; les auteurs de l’étude ont toutefois pris soin d’actualiser leurs analyses, en puisant dans les ressources du Registre national. Les grandes tendances ?

Des ménages de plus en plus petits. En 1970, on comptait encore presque trois (2,98) personnes par ménage, en moyenne ; en 2001, 2,39 « seulement ». Derrière ce chiffre, quelques disparités régionales : les ménages flamands sont plus grands (2,46 personnes) et c’est à Bruxelles qu’ils sont les plus petits (2,06). D’une manière générale, on constate toutefois que les différences de taille moyenne selon les régions sont en train de s’aplanir.

La cohabitation a la cote. L’une des évolutions les plus nettes, dans les courbes statistiques, concerne la cohabitation hors mariage. La hausse est constante, au gré des recensements. Là aussi, les réalités prennent des accents différents en Flandre et en Wallonie. « Au sud du pays, la cohabitation est répandue depuis longtemps dans le Borinage et dans le bassin industriel jusque Liège », souligne l’étude. Précisant au passage qu’il s’agissait bien d’une alternative officielle au mariage. « Idem à Bruxelles. En revanche, en Flandre, la cohabitation hors mariage, surtout lorsque le couple a des enfants, était nettement plus rare et restait cantonnée à Anvers, Gand et certains quartiers ouvriers de quelques villes. » Et surtout, vivre ensemble était considéré, au nord du pays, comme une étape préalable au mariage. Ces quinze dernières années, toutefois, la tendance s’est inversée : être parent sans être marié n’a plus rien d’un comportement marginal en Flandre. Sans surprise, ce sont principalement les 25-34 ans qui changent la donne.

Single
Het aantal alleenstaanden in België blijft stijgen, meldt de Federale Overheidsdienst Economie. Het grootste aantal singles is te vinden in de leeftijdsgroep van 25 tot 29, waarin 21,5 procent van de mannen geen partner had.

Bij het begin van de jaren 1980 was dat nog 8,2 procent. Bij de vrouwen gaat het om 14,9 procent in 2006 tegen 5,8 procent in 1981. Kinderen blijken ook vaker door één ouder te worden opgevoed. In de leeftijdscategorie van 40 tot 44 jaar steeg het aantal alleenstaande moeders van 6,4 procent in 1981 tot liefst 15,2 procent in 2006.

Eerdere studies toonden al aan dat het aantal alleenstaanden, zeker in de steden, stilaan het aantal mensen dat in een gezin leeft, dreigt te overvleugelen. In het Brussels Gewest is het al zo, met 51 procent, in Antwerpen zitten ze al vlak bij de 45 procent. Dat is erg veel en toont pijnlijk duidelijk aan dat de vermeende sociologische standaard - vader, moeder en twee kindjes - stilaan een minderheidstype wordt.

De overgrote meerderheid van de alleenstaanden heeft daar niet expliciet voor gekozen. Eenmaal over de dertig zijn alleenstaanden meestal het gevolg van echtscheidingen en de onwil of het onvermogen om een nieuwe partner te vinden. Dat schept voor velen een economisch precaire toestand. Vrouwen die door hun partner verlaten worden en aan het werk moeten, zien hun inkomen dalen.

Mannen met onderhoudsplicht ook. En dat terwijl de vaste kosten voor woning, huur en elektriciteit op constant blijven. Om nog te zwijgen over de belastingvoeten, die voor alleenstaanden vaak zwaarder uitvallen dan voor koppels.

De problemen van de alleenstaande beperken zich ook lang niet altijd tot het zuiver materiële. Fenomenen als vereenzaming en isolement komen logischerwijze bij hen vaker voor dan bij de leden van een koppel of een gezin. Uit de geluksstudie van Mark Elchardus bleek niet zo lang geleden nog dat er wel degelijk een causaal verband bestaat tussen het hebben van een relatie en het beleven van een geluksgevoel.

Daarom wekt het ook verwondering dat in een tijd waarin zowat voor iedere minoritaire probleemgroep wel een hulpverlener of een beleidsprogramma voorhanden is, er vanuit het beleid een oorverdovende stilte klinkt over de problematiek van de alleenstaanden, die stilaan maar zeker de helft van de bevolking van onze grootsteden uitmaken.
(Yves Desmet)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
SINGLE IS BEAUTIFUL!
NOT ALWAYS
51% des Bruxellois vivent seul. Autrement dit, le modèle dit de la famille nucléaire (papa, maman bébé) est en net recul jusqu’à devenir franchement monoritaire au point qu’on peut désormais parler d’une véritable mutation sociale. Yves Desmedt souligne avec pertinence que la majorité des “singles” n’ont pas vraiment choisi leur situation mais y ont en quelque sorte été contraints par les circonstances de la vie. (divorce, difficulté ou réticence à chercher, à trouver un(e) nouveau partenaire de vie)

Pour beaucoup, cela entraîne une précarisation sociale, surtout pour les femmes qui, abandonnées par leur partenaire se trouvent soudain confrontées avec l’obligation de travailler pour vivre. Pour toutes et pour tous, cette évolution est synonyme de chute des revenus. Aussi pour un grand nombre d’hommes qui se sont vu confier la garde de leurs enfants.

Financièrement, l’isolement est lourd à supporter mais également psychologiquement.

A l’évidence, les société de grande distribution n’ont pas tardé à exploiter ce phénomène notamment en proposant à sa clientèle toutes sortes de solutions dont les petits plats préparés à réchauffer au micro onde. Les snacks et les lieux de petites restaurations se sont multiplés comme champignons sous la voute.

Les petits logements à prix modérés sont très recherchés mais l’explosion de la demande fait dangereusement monter les prix des loyers.

A l’évidence, les politiques régionales de logement ont beaucoup de mal à suivre cette évolution à Bruxelles.
MG

Aucun commentaire: