lundi 31 mai 2010

Zwaargewonde na steekpartij op Flageyplein

Elsene - In Elsene is een man vrijdagavond in kritieke toestand naar het ziekenhuis gevoerd. Dat gebeurde na een steekpartij op het Flageyplein. Twee andere mannen raakten gewond.

De precieze aanleiding voor de steekpartij is nog onduidelijk. Rond kwart na elf vrijdagavond werd de politie opgeroepen voor een ruzie tussen drie Oost-Europeanen. Die ruzie ontaardde in een steekpartij tegenover Café Belga op het Flageyplein.

Eén man werd daarbij zwaar gewond en moest in kritieke toestand naar het ziekenhuis overgebracht worden. De twee andere mannen raakten eveneens gewond door de messteken.

Het onderzoek naar de juiste aanleiding van de steekpartij is lopend.

TROIS PERSONNES POIGNARDEES DEVANT LE BELGA A IXELLES
Vers 23h15, le café bruxellois très populaire, le Belga, a été la scène d'un drame.

Trois personnes ont été poignardées vendredi soir place Flagey à Ixelles devant le café Belga, a indiqué samedi matin la police locale de la zone Bruxelles-Ixelles, confirmant une information publiée sur le site internet de la Dernière Heure.
L'une des victimes est dans un état critique. L'incident a débuté par une dispute entre trois ressortissants des pays de l'Est qui a dégénéré en une rixe. La police a été prévenue vendredi vers 23h15. Les causes exactes du drame ne sont pas encore connues.

La police recherche deux Albanais qui ont poignardé, vendredi soir, trois Polonais sur la place Flagey à Ixelles. Un témoin a précisé que les deux auteurs avaient pris la fuite dans un voiture. Les trois Polonais ont été blessés et conduits à l'hôpital, a précisé samedi le parquet de Bruxelles. La femme a été blessée au bras, un homme a reçu un coup de couteau dans le dos et une troisième victime a été blessée au thorax. Depuis les faits, les trois victimes ont déjà quitté l'hôpital.

La police a mis en place un périmètre de sécurité. Les auteurs ont été identifiés via la plaque de leur voiture. Le duo n'a pas encore été arrêté.

Comprendre

Vincent Slits

Tenter de mieux comprendre les ressorts de la radicalisation communautaire du nord du pays dans une campagne où la NVA - confédéraliste dans les discours ou les salons, clairement séparatiste dans l’idéologie - dicte clairement l’agenda aux autres partis flamands, contraints à la surenchère. De quoi les Flamands ont-ils peur ?
Nos concitoyens du nord du pays, persuadés que la peur se trouve au contraire du côté francophone : peur d’une évolution de notre modèle fédéral, de la régionalisation de leviers supplémentaires, du tarissement de certains transferts Nord-Sud.
On a le sentiment d’une Flandre qui se recroqueville dans un repli communautaire et identitaire en décalage avec la complexité des défis qui nous attendent dans les prochaines années sur le plan économique, social ou écologique. D’une Flandre, ou d’une partie de celle-ci en tout cas, dont les doutes alimentent les peurs mais aussi les fantasmes sur les dividendes à tirer d’une évolution radicale, voire aventureuse sur le plan institutionnel. D’une Flandre dont une partie de l’opinion cède aujourd’hui aux sirènes de discours simplistes, parfois anti-francophones.
Les francophones devront négocier au lendemain du 13 juin pour faire évoluer notre pays. Ce serait une erreur historique que de refuser le dialogue.
Mais encore faut-il qu’il prenne place dans le respect mutuel.

COMMENTAIRES REUNIS PAR DIVERCITY
"SOMMIGEN DENKEN DAT DE ECONOMISCHE CRISIS VOORBIJ IS ALS DE ARDENNEN IN HET BUITENLAND LIGGEN."
Un lecteur commente :« Honnêtement, on se demande sur quel projet commun les Francophones pourraient ils encore négocier ? C'est donc une guerre d'usure qui a commencé il y a exactement 3 ans et dont on connaît l'issue sans coup férir. »

Un autre précise : « De quoi les Flamands ont-ils peur? Tout simplement de 4 partis politiques: PS, MR, CDh et Ecolo. Vous savez, ces 4 partis qui ont fait d'une des régions les plus riches d'Europe une région au bord du gouffre financier (et je suis gentil...). Ils ont peur que ces mêmes incapables ne viennent appliquer leurs principes de mal gérance à une région qui elle, ne va pas trop mal. Est-ce si difficile à comprendre pour les Francophones? »

Un troisième commentateur conclut avec énormément de bon sens :« Le scénario le plus probable est celui-ci : le CD&V (qui aura environ 20 %), le SPA (environ 15 %), le VLD (environ 12 %) et Groen ! (environ 8 %) s'allieront avec leurs quatre homologues francophones pour un gouvernement d'union nationale qui aura pour mission de prouver qu'on peut réformer l'Etat sans la NVA.

Et comme cette coalition ne rassemblera que 55 % des voix flamandes (contre 95 % des voix francophones), comme d'habitude, les flamands exigeront en échange le poste de premier ministre, qui ira à Marianne Thyssen.

C'est en tout cas l'intérêt vital des 4 partis flamands "traditionnels". S'ils font un autre choix (et le risque existe hélas du côté du VLD, qui aura du mal à digérer l'échec de sa stratégie préélectorale), ils démontreront qu'ils sont incapables de prendre leurs responsabilités. »
Yves Desmedt prend e la hauteur et conclut : « Langzaamaan wordt de vrees gerechtvaardigd dat hoe harder en stoerder deze campagne wordt, hoe meer die in de kaart zal spelen van de radicalen langs beide zijden van de taalgrens. Die op die manier misschien de verkiezingen kunnen winnen, en vervolgens zullen merken dat ze met hun standpunten moederziel alleen staan, mijlenver van de tweederde meerderheid die ze nodig hebben voor een grote staatshervorming.
In de logica van Bart De Wever is dat een godsgeschenk, maar dat een vrouw die campagne voert met 'L'union fait la force' zich daarin laat meeslepen, is ronduit dom.

Mogen we inmiddels de prijs voor de beste quote van deze campagne tot dusver uitreiken aan de heer Rik Torfs. Hij zei: "Sommigen denken dat de economische crisis voorbij is als de Ardennen in het buitenland liggen."Yves Desmet

VERSCHILLEN TUSSEN N-VA EN MR LIJKEN NIET ONOVERBRUGBAAR
Verschillen tussen N-VA en MR lijken niet onoverbrugbaar
De meningsverschillen tussen N-VA en MR lijken nog steeds groot te zijn, maar de kloof tussen beide partijen is niet onoverbrugbaar. Dat blijkt na een debat tussen Bart De Wever (N-VA) en Didier Reynders (MR) in De Zevende Dag.

GEEN VETO'S
Gevraagd of Reynders voor de N-VA aanvaardbaar is als premier, zei De Wever dat een Franstalige premier voor hem geen probleem is 'in een confederale structuur'. Ook Reynders stelt geen veto voor een regering met de N-VA. 'Meneer De Wever is voorzitter van een zeer democratische partij.'

STAATSHERVORMING
Over een staatshervorming raakten beiden het niet eens, maar ze zien wel mogelijkheden. Reynders gaf aan dat er wat hem betreft tot dusver nog nooit echt is onderhandeld. Tot dusver ging het enkel over 'besprekingen over een kader waarin we de onderhandelingen kunnen starten.' De MR heeft die nooit geblokkeerd. 'Ik heb veel vragen gekregen van Yves Leterme en ik heb altijd ja gezegd.'
De Wever herhaalde dat er wat N-VA betreft werk moet gemaakt worden van een confederale staat. Hij ziet buiten zijn partij nog meer politici die die mening zijn toegedaan. 'Karel De Gucht gelooft dat België gaat verdampen in Europa. Eigenlijk zeggen wij net hetzelfde.'
Reynders heeft daar sterke bedenkingen bij. 'Als het gaat om een project om te gaan naar meer autonomie en bevoegdheden voor de gewesten en gemeenschappen, ben ik akkoord. Maar niet als het een eerste stap is om daarna naar twee aparte staten te gaan.'

BHV
Ook voor de splitsing van de kieskring Brussel-Halle-Vilvoorde lijkt de weg nog lang. Reynders wil daar eventueel mee instemmen, maar wil dan wel een bescherming van de Franstalige minderheid in België, en een uitbreiding van Brussel.

Het invoeren van een federale kieskring wou De Wever niet afwijzen. 'Ik ben bereid dat te doen. Maar dan gaan we de pariteit in de regering afschaffen en de dubbele meerderheden.

NIET OVERTUIGD
Achteraf volgde een debat met de kopstukken van nog negen andere Nederlandstalige en Franstalige partijen. Alle partijen zeiden alvast bereid te zijn om rond de tafel te gaan zitten en de regio's te versterken. Toch leken de Vlaamse partijvoorzitters niet echt overtuigd van de Franstalige oprechtheid. En hoewel niemand veto's stelde, lijken de Franstaligen op hun hoede voor het einddoel van N-VA.

DERRIERE LE CONFEDERALISME, LA FLANDRE VEUT LA PROSPERITE DE BRUXELLES »
«Que veulent les partis flamands ? La coquille vide pour l'Etat fédéral, les pleines compétences pour deux Régions, et Bruxelles à la trappe. Le confédéralisme, c'est une machine de guerre économique contre Bruxelles : la Flandre politique sait qu'elle a épuisé un cycle économique de sa prospérité et qu'elle doit trouver des nouvelles sources de prospérité ; et la conquête de la prospérité de Bruxelles est essentielle pour elle. C'est pour ça qu'ils ne veulent pas le séparatisme et ont inventé le confédéralisme. Car c'est avoir tous les avantages du séparatisme, sans les inconvénients. Les avantages, c'est être le plus autonome possible, en disant : ce qui se passe en Flandre, ça ne vous regarde plus ; on mène nos politiques, en ce compris discriminatoires, et plus personne ne peut nous obliger à changer. Et cela, sans perdre l'avantage de ce que l'on vient ponctionner à Bruxelles comme emplois et richesses. L'inconvénient du séparatisme, c'est que l'on est hors de la Belgique , donc que l'on n'a pas la tutelle sur Bruxelles. Voilà pourquoi ils proposent le modèle confédéral, pour continuer à bénéficier de la vache à lait qu'est Bruxelles. » Olivier Maingain « refuse la logique du mendiant : on ne demande pas les largesses du fédéral ou de la Flandre , mais que Bruxelles soit maître de la richesse qu'elle produit et qui lui échappe ». La revendication du FDF n'est donc plus le refinancement de Bruxelles, mais l'imposition du travail sur le lieu de travail.
Quant à la nécessité de négocier, après les élections du 13 juin, avec la N-VA de Bart De Wever, Maingain estime que, « si, mathématiquement, on peut l'exclure, il faut l'exclure d'entrée de jeu. Et si ce n'est pas possible mathématiquement, il faut leur poser une question simple : renoncez-vous au confédéralisme et acceptez-vous de parler du fédéralisme ? Si c'est non, il n'y a pas de négociations institutionnelles. Il faut qu'ils sachent, une fois pour toutes, qu'il n'y aura de négociations institutionnelles que dans le cadre fédéral belge. Et s'ils ne sont pas capables d'assumer ça, ils se mettent hors jeu. »

LE CONFEDERALISME, C’EST UNE HISTOIRE DE FLOUS
D’accord, derrière l’acceptation du mot « confédéralisme », il y a une stratégie : les partis francophones entendent rassurer l’électeur flamand pour qu’il éloigne son crayon de la case N-VA.
Face à cela, Bart De Wever se complaît également dans le vague. Derrière son confédéralisme à lui, il n’y a pas de fédéralisme renforcé, mais l’indépendance de la Flandre. Il entend, lui, rassurer l’électeur flamand… pour qu’il vote N-VA !
Rappelons quand même la définition du confédéralisme, car, oui, il y en a une : « Union d’Etats qui s’associent tout en conservant leur souveraineté ». Le confédéralisme, c’est donc l’indépendance, puis la collaboration, si je veux et comme je veux.
Si cette langue de coton permet au pays de régler ses conflits… linguistiques, pourquoi pas ? Mais ne soyons pas dupe. Même après les échanges de politesses à la télé flamande dimanche, les positions restent aussi éloignées aujourd’hui qu’hier. Seule une négociation entre égaux permettra aux mots, et au pays, de retrouver tout leur sens.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
SE RESPECTER, SE PARLER, NEGOCIER SONT LES CONDITIONS DE BASE DU DIALOGUE INTERCULTUREL BELGE.
La tension monte d’un cran dans la campagne électorale où chacun va au scrutin avec des pieds de plomb, l’électeur en tête. On s’est parlé dimanche, à l’émission phare de la VRT «de zevende dag». En se respectant certes puisque les hommes politiques francophones présents, des seconds couteaux, sauf Reynders, se sont exprimés en néerlandais, par respect pour l’électeur flamand. Echange de politesses et de banalités. Commentaire brutal de Jean Marie Dedecker « dat is allemaal bla bla…» Ce lundi, Maingain, toujours lui, sort du bois et dégoupille une grenade : « la Flandre politique sait qu'elle a épuisé un cycle économique de sa prospérité et qu'elle doit trouver des nouvelles sources de prospérité ; et la conquête de la prospérité de Bruxelles est essentielle pour elle. C'est pour ça qu'ils ne veulent pas le séparatisme et ont inventé le confédéralisme. ». «La revendication du FDF n'est donc plus le refinancement de Bruxelles, mais l'imposition du travail sur le lieu de travail. » C’est le coup de pied dans la fourmilière qui va durcir le climat de la campagne. Aussitôt, La Libre Belgique commente : il a suffi de quelques passes d’armes, ces dernières heures, sur telles économies, dépenses ou recettes pour mesurer combien "le socio-économique" n’est que peu et pas clairement abordé en cette si courte campagne. Le défi est pourtant colossal, bien au-delà des tracasseries linguistiques, à devoir doser deux impératifs contigus : assez d’austérité pour enrayer l’endettement public; pas de rigueur au point de casser toute relance. ».
C’est à l’électeur que viendra le dernier mot. La dernière phase de la campagne sera explosive et dangereuse à plus d’un égard. On aura remarqué que Elio Di Rupo, habile stratège se tait dans toutes le langues. Préparerait-il en silence son déménagement vers le 16 rue de la loi !
MG

samedi 29 mai 2010

Bruxelles, une région à part (plus qu’) entière

Inge Declercq Présidente de Manifesto asbl
Alain Deneef Secrétaire général d’Aula Magna
Eric Corijn V.U.B. & Aula Magna
Philippe Van Parijs U.C.L. & Aula Magna

Wij bestaan ! We exist ! » C’est ce qu’à la veille des dernières élections fédérales près de dix mille Bruxellois avaient choisi de proclamer (www.bruxsel.org). C’est ce qu’il est aujourd’hui urgent de réaffirmer.
Depuis notre appel de décembre 2006, la réforme de l’Etat a piétiné. Mais cela ne veut pas dire que rien n’a bougé. Il y eut par exemple, en mars 2008, la fusion partielle des gouvernements de la Région wallonne et de la Communauté française. Il y eut, voici quelques mois, l’adoption d’un plan culturel commun par les secteurs artistiques francophone et néerlandophone de Bruxelles-Capitale. Il y eut, en juin 2009, des élections régionales dont le résultat le plus spectaculaire fut la victoire, en Flandre, d’un parti proposant de faire de Bruxelles le « condominium » d’une Flandre et d’une Wallonie indépendantes.
Il y eut surtout, de janvier à avril 2009, cet événement sans précédent que furent les Etats Généraux de Bruxelles : seize rapports universitaires publiés en trois langues ont fourni la base de seize forums, de plusieurs séances plénières et d’un ouvrage collectif (Etats généraux de Bruxelles. La Société civile bruxelloise se mobilise, Le Cri, 2010). Les organisations syndicales et patronales bruxelloises, les réseaux culturels des deux communautés, une centaine de chercheurs, près de trois mille citoyens bruxellois ont participé à un effort sans précédent pour penser les défis et imaginer l’avenir.
Joints aux événements des trois dernières années, ces réflexions et débats ont renforcé certaines de nos convictions et en ont produit d’autres. Certaines d’entre elles demandent à être formulées avec vigueur, à la veille de nouvelles négociations institutionnelles que nous souhaitons plus productives que les précédentes.
D’abord, il importe d’acter sans réserves que la création de la Région bruxelloise a été un succès. Le meilleur indice de santé d’une ville est son attractivité. Entre la création des Communautés en 1970 et celle de la Région bruxelloise en 1989, la population de la Région a décru de 10 %. Elle s’est ensuite stabilisée, puis s’est mise à croître deux fois plus vite que les populations flamande et wallonne, au point de dépasser maintenant largement son sommet historique de 1968. Aucun scénario intelligent ne peut mettre en question l’existence de la Région ni la placer sous la tutelle des deux autres. Il faut au contraire la mettre en position de mieux réaliser ses missions et de lui en confier de nouvelles.
Ceci ne revient pas à dire que Bruxelles doit devenir une Région comme les deux autres. Aussi longtemps que Bruxelles sera la capitale de l’Etat fédéral belge, les autorités fédérales ont à l’égard de la ville à la fois des obligations et des droits, qui peuvent légitimement restreindre l’ « autonomie constitutive » de la Région bruxelloise plus que celle des deux autres Régions. En outre, à mesure que Bruxelles se transforme en véritable capitale de l’Union européenne, les autorités européennes sont vouées à prendre conscience des obligations qui leur incombent à son égard, mais aussi des droits qui en sont les corollaires. Il ne s’agit donc pas de faire de Bruxelles une « région à part entière » au sens où son statut serait identique à celui des deux autres Régions. Mais il est urgent de faire de Bruxelles une région plus qu’entière en trois autres sens.
D’abord, vu le degré d’interdépendance entre les communes bruxelloises, la bonne gouvernance exige que des compétences importantes traditionnellement confiées aux communes – dont la police et la mobilité – soient transférées à la Région. Il ne s’agit pas de fusionner les communes mais de les spécialiser dans ce qu’elles font le mieux. Cette attribution de compétences communales à la Région rendra encore plus impératif d’étendre le droit de vote régional aux non-Belges. Il n’est pas tenable d’interdire au tiers des citoyens de la capitale de l’Europe de participer à l’élection de son assemblée représentative.
Deuxièmement, le gouvernement bruxellois doit pouvoir exercer des compétences en matière d’enseignement. Il est en effet légitime d’essayer de responsabiliser davantage les autorités régionales pour la situation de leur région. Mais il est aberrant de vouloir responsabiliser le gouvernement de Charles Picqué pour le chômage ou la criminalité qui sévissent à Bruxelles tant que l’enseignement bruxellois se trouvera entre les mains des gouvernements de Kris Peeters et de Rudy Demotte. Ne fût-ce qu’en raison de l’interaction entre les systèmes scolaires francophone, néerlandophone et européen, la situation de l’enseignement à Bruxelles est très différente de ce qu’elle est dans les deux autres Régions. La gérer convenablement exige d’attribuer un pouvoir régulateur au gouvernement régional. La moindre des choses est que celui-ci ait le droit d’organiser les synergies indispensables pour s’attaquer de front à la crise majeure qui frappe tous les secteurs de l’enseignement bruxellois. En particulier, il doit pouvoir user de l’ensemble de ses compétences dûment élargies pour produire des jeunes Bruxellois compétents dans les trois langues qu’il importe de maîtriser dans la capitale de la Belgique et de l’Europe.
Pour pouvoir assumer sa responsabilité à l’égard de sa population, Bruxelles-Capitale doit donc devenir plus qu’une région à part entière en se dotant de compétences communales et communautaires dans les limites de son territoire. Mais la vie et la prospérité de Bruxelles sont étroitement liées à ce qui se passe dans son « ommeland ». La Région bruxelloise n’est que le grand quartier cosmopolite central d’une zone métropolitaine beaucoup plus vaste qui inclut pratiquement l’entièreté de la province la plus riche de Flandre et de la province la plus riche de Wallonie. Il ne s’agit pas de nourrir des rêves expansionnistes mais d’imaginer des structures légères mais fortes qui permettent de poursuivre efficacement l’intérêt de la population de l’ensemble de cette métropole, avec un droit de regard mutuel sur ce qui se passe dans le centre et dans la périphérie. Améliorer, renforcer l’interaction entre Bruxelles et son « ommeland », faire ainsi de Bruxelles une Région plus qu’entière en ce troisième sens est sans doute plus difficile que d’accroître ses compétences territoriales, mais n’est pas moins important.
Bruxelles-Capitale est une Région très particulière. C’est une petite ville mondiale dont la population est majoritairement d’origine étrangère. La plupart de ses habitants parlent chaque jour plus d’une langue. Ce n’est pas dans le (bi-)nationalisme qu’on peut espérer trouver les clés de sa cohésion sociale ni de son développement économique. C’est dans le parachèvement d’une logique territoriale qui confère aux autorités bruxelloises bien plus que ses compétences régionales actuelles. Nous osons espérer que nos négociateurs en ont conscience et qu’ils le montreront.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
BRUXELLES ET SON OMMELAND
«Joints aux événements des trois dernières années, ces réflexions et débats ont renforcé certaines de nos convictions et en ont produit d’autres. »
Bravo les amis ! Divercity a assisté à chacune des séances organisées par les sublimissimes Etats Généraux qu’elle a relayés largement en adhérant à la majorité des thèses mises en avant. Les politiques s’y sont montrés, ils s’y sont fait applaudir, trois petits tours et s’en sont retournés à leurs routines et jetons de présences.
« la bonne gouvernance exige que des compétences importantes traditionnellement confiées aux communes – dont la police et la mobilité – soient transférées à la Région. » « Il ne s’agit pas de fusionner les communes mais de les spécialiser dans ce qu’elles font le mieux. »
Surtout et fondamentalement : « le gouvernement bruxellois doit pouvoir exercer des compétences en matière d’enseignement. Il est aberrant de vouloir responsabiliser le gouvernement de Charles Picqué pour le chômage ou la criminalité qui sévissent à Bruxelles tant que l’enseignement bruxellois se trouvera entre les mains des gouvernements de Kris Peeters et de Rudy Demotte. Ne fût-ce qu’en raison de l’interaction entre les systèmes scolaires francophone, néerlandophone et européen, la situation de l’enseignement à Bruxelles est très différente de ce qu’elle est dans les deux autres Régions. La gérer convenablement exige d’attribuer un pouvoir régulateur au gouvernement régional. La moindre des choses est que celui-ci ait le droit d’organiser les synergies indispensables pour s’attaquer de front à la crise majeure qui frappe tous les secteurs de l’enseignement bruxellois. En particulier, il doit pouvoir user de l’ensemble de ses compétences dûment élargies pour produire des jeunes Bruxellois compétents dans les trois langues qu’il importe de maîtriser dans la capitale de la Belgique et de l’Europe»
C’est en effet le nœud du problème et tant qu’on ne relèvera pas ce défi, Bruxelles ne décollera pas mais continuera à dévisser et régresser dangereusement. Quel est le politicien francophone ou flamand qui défend ces idées et tout de suite nous voterons et inciterons à voter pour elle ou pour lui, quel que soit son parti !
Mais ce n’est pas tout, loin de là ! Relisons le texte, loupe en main :
« La Région bruxelloise n’est que le grand quartier cosmopolite central d’une zone métropolitaine beaucoup plus vaste qui inclut pratiquement l’entièreté de la province la plus riche de Flandre et de la province la plus riche de Wallonie. Il ne s’agit pas de nourrir des rêves expansionnistes mais d’imaginer des structures légères mais fortes qui permettent de poursuivre efficacement l’intérêt de la population de l’ensemble de cette métropole, avec un droit de regard mutuel sur ce qui se passe dans le centre et dans la périphérie. Améliorer, renforcer l’interaction entre Bruxelles et son « ommeland », faire ainsi de Bruxelles une Région plus qu’entière en ce troisième sens est sans doute plus difficile que d’accroître ses compétences territoriales, mais n’est pas moins important.
Bruxelles-Capitale est une Région très particulière. C’est une petite ville mondiale dont la population est majoritairement d’origine étrangère. La plupart de ses habitants parlent chaque jour plus d’une langue. Ce n’est pas dans le (bi-)nationalisme qu’on peut espérer trouver les clés de sa cohésion sociale ni de son développement économique. C’est dans le parachèvement d’une logique territoriale qui confère aux autorités bruxelloises bien plus que ses compétences régionales actuelles. Nous osons espérer que nos négociateurs en ont conscience et qu’ils le montreront. »
Quels sont les politiciens (ciennes) qui défendent cela. BHV on s’en tape. Ce qui nous intéresse c’est le développement harmonieux de Bruxelles au-delà du carcan imbécile enfermant 19 baronnies dans un lien de suzeraineté face au roi Charles Picqué III.
Décidément, les Etats Généraux ont eu beau mâché la besogne aux mandataires bruxellois, ceux-ci n’en ont strictement rien à « tribouler ».
Relisez donc les programmes de ceux pour qui vous voulez voter et voyer s’ils parlent de ceci qui est absolument fondamental pour le développement de Bruxelles, métropole cosmopolite multilingue et pluri/inter culturelle. On ne fait pas d'«ommeland » sans casser des œufs communautaires !
L’avenir de la Belgique passe par un développement de la région capitale bien au-delà des 19 communes, jusque bien au-delà du Brabant (des Brabants). L’avenir de la Belgique c’est une mégapole européenne bruxelloise qui s’étendra jusqu’à Lille, Cologne, Luxemburg et le Randstad (A’Dam, Rotterdam , Den Haag). C’est ça ou le déclin belgo-bruxellois garanti.
M G

Bonom geeft vrijdag performance in KVS

Brussel-Stad - Graffiti-artiest Bonom treedt vrijdag op in de KVS. Het Kunstenfestivaldesarts wil met de performance zijn steun aan de kunstenaar betonen. Bonom heeft de politie op zijn hielen door zijn illegale graffiti.

Het optreden begint om half twaalf 's avonds. Bonom produceert dit keer geen graffiti: geheel gekleed in het wit maakt hij gedetailleerde gebaren. Een camera filmt zijn gebaren en vergroot ze. Zo ontstaan er vreemdsoortige skeletten en fantasiedieren.

Bij het openingsweekend van het Kunstenfestivaldesarts trad Bonom ook al op.

Bonom is in februari opgepakt door de politie omdat hij illegaal graffiti spuit op Brusselse gebouwen. Hij is voorlopig vrijgelaten en zijn zaak is in behandeling bij het Brusselse parket.

Het verzet tegen de arrestatie van Bonom groeit. De facebookgroep die de kunstenaar steunt heeft inmiddels al 5.500 leden.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
UN SACRE BONHOMME EN EFFET
Les tags sont une vraie calamité. On est d’accord. En revanche les jolis dessins muraux sauvages de Bonom sont superbes. Il s’agit d’immenses arrêtes de poissons, de squelettes animaliers ou des sauriens peints en façade ou plus souvent sur des murs aveugles et ternes, tels que les deux dinausores qui gardent fièrement l’entrée du musée des science naturelles. Difficile de ne pas aimer ça. Difficile de ne pas apprécier les bons mots du taggueur fou, cet autre esthète philosophe qui nous invite à la réflexion « il y a trop d’étrangers dans le monde » ou devant Delhaize « Je dépense donc je suis ». Vive les artistes, les vrais qui nous réveillent de temps en temps de nos torpeurs et bravo le KVS d’avoir compris qu’il ne faut pas laisser tomber ceux qui sont le sel de la terre. A défaut d’avoir des oreilles, il arrive aux murs de parler vrai.
MG

Comment peut-on être français ?

C'est un grand sujet de curiosité, pour un mahométan, que les moeurs et coutumes de ce pays. Ne crois pas cependant que j'en comprenne tous les ressorts : depuis que je suis arrivé à Paris, je n'ai eu que le temps de m'en étonner. Je songeai d'abord que la France était la fille aînée de l'Eglise, tant son roi aime à célébrer le manteau de clochers qui en recouvre les plaines et collines. Je me pris ensuite à penser que ce peuple répudiait toute religion, tant il s'inquiète des minarets qui pourraient un jour défigurer ses paysages laïques.
 
Un vieillard philosophe m'éclaira bientôt. "Notre loi interdit seulement de mêler l'Eglise à l'Etat, et l'Etat à l'Eglise." J'applaudis la sagesse de ce peuple. "Dans votre pays, les fêtes religieuses sont donc privées, et non publiques comme chez nous ?
- C'est selon. Nous respectons le calendrier chrétien, par tradition, mais notre Etat ignore les fêtes juives ou mahométanes, par laïcité."
 
Comme nous passions devant un édifice orné de croix, je l'interrogeai encore : "Cette école est pourtant chrétienne, et non laïque ?
- Les deux à la fois. Elle est tenue par des Pères, mais c'est l'Etat qui la finance. Notre roi a d'ailleurs proclamé la supériorité du prêtre sur le maître d'école. Prêter allégeance au pape est pour nous le signe d'une laïcité positive." Sache que, malgré l'usure du temps, ce monarque reste un grand magicien ; il exerce son empire sur l'esprit même de ses sujets. Il n'a qu'à leur persuader qu'un écu en vaut deux, et ils le croient.
Ma confusion était à son comble : "Qu'est-ce donc que votre laïcité ?" L'homme m'expliqua ce beau principe : "Nous sommes libres de moquer la religion : on peut rire de tout. Les caricatures de votre prophète publiées dans nos gazettes l'ont bien montré : nous nous montrons plus libres que vous.
- Vos lois ne connaissent donc pas le blasphème ?
- Des jeunes gens ont bien été condamnés pour avoir profané la grande église que vous voyez, en y mariant deux femmes ; c'est que leur parodie manquait de respect à notre sainte religion."
J'admirai pourtant la liberté du peuple français : "Pour vous, il n'est rien de sacré ? - Rien, sinon le drapeau et l'hymne du pays, le roi, ses ministres et ses préfets, soit la nation et l'Etat. Tout est permis, poursuivit le vieil homme, à condition de respecter les vérités historiques établies par le législateur. Aussi ne faut-il pas trop critiquer le passé de ce peuple ni son présent. Liberté n'est point licence."
"Pourtant, dis-je alors, vos femmes ont perdu toute retenue ; elles se présentent devant les hommes à visage découvert, et l'usage de se faire servir par des eunuques leur est inconnu." Mon philosophe soupira : "C'est une grande question, parmi les hommes, de savoir s'il est plus désirable d'ôter aux femmes la liberté que de la leur laisser. Pour notre part, nous ne goûtons rien tant que la liberté des femmes.
- Vos épouses et vos filles sont donc libres de ne point porter de voile ?
- C'est tout le contraire : notre liberté leur interdit de se voiler le visage.
- Comment, votre police pourra-t-elle pénétrer jusque dans le sérail ?
- N'ayez crainte. Ces femmes seront enfin libres de rester enfermées. Le voile partiel des filles était déjà interdit à l'école : c'est qu'il s'agit d'un signe religieux. Le voile intégral des femmes pourra désormais être interdit dans tous les lieux publics : c'est qu'il n'a rien de religieux." "Ainsi, dis-je, nos femmes sont libres de sortir si elles revêtent le voile ; les vôtres, pour sortir, sont libres de l'ôter." Tu vois que j'ai pris le goût de ce pays-ci, où l'on aime à soutenir des opinions extraordinaires et à réduire tout en paradoxe.
"Ne vous méprenez pas, répondit mon docte professeur, nul ne demandera aux nonnes de ce pays de se montrer en cheveux ! Nous nous inquiétons moins de nos femmes que des vôtres. L'une d'entre elles demanda naguère à devenir française, comme l'étaient déjà son époux et ses enfants. Dans leur sagesse, nos juges refusèrent : c'est qu'un voile la couvrait tout entière."
"Pour être libre dans la patrie de l'égalité des sexes, ne fallait-il pourtant pas qu'elle devînt l'égale en droit de son époux ?
- Détrompez-vous : l'égalité de droit n'entraîne pas l'égalité de fait. Les femmes sont libres d'égaler les hommes, mais seulement si elles le peuvent. Nous attachons trop de prix à nos principes pour nous embarrasser de la réalité. Il en va ainsi de l'inégale pauvreté entre les sexes : nous ne nous soucions guère d'y songer, même au moment de débattre des pensions accordées à nos aînés.
"En France, continuai-je, les femmes sont bien libres de se marier ?
- Oui, à condition d'épouser un homme.
- Les hommes sont libres d'en faire autant ?
- Oui, à condition d'épouser une femme.
- Ont-ils la liberté d'en épouser plusieurs ?
- Non pas ! Ce serait contrevenir à l'égalité entre les sexes, qui, depuis toujours, ou peu s'en faut, a tant de charme pour nous. Pour s'être vanté de multiplier les femmes, un homme qui avait acquis la qualité de français est aujourd'hui menacé d'en être privé.
- Vos maris n'ont-ils qu'une épouse, ou bien faut-il être français de naissance pour en compter plusieurs ?
- La polygamie est interdite à tous."
"A moins d'être également pratiqué par les deux époux, l'adultère est donc pareillement réprimé ?
- Vous n'y pensez pas ! Ce serait contrevenir à la liberté, qui, depuis toujours, ou presque, nous est si chère !
- Il en va donc pour vous de la polygamie comme du voile : vous tolérez ce qui se cache, il suffit de n'en point tirer gloire.
- Pour arborer plus d'une épouse, reconnut mon philosophe, il est vrai qu'il faut être un grand monarque, ou du moins un grand cuisinier.
- N'est-ce point confondre la vertu avec l'hypocrisie, lui dis-je, pour finir, et réserver l'honnêteté au privilège ?"
A mesure que je découvre ce peuple, il m'apparaît moins étranger. Je vois partout ici le mahométisme, quoique je n'y trouve point Mahomet. Il faut professer la liberté, l'égalité et la laïcité pour être français ; et il faut être français pour s'en dispenser impunément.
Eric Fassin, sociologue, Ecole normale supérieure.COMMENTAIRE DE DIVERCITY

HUMOUR A L’EUROPEENNE
Texte infiniment ironique qui montre que les Français savent merveilleusement se moquer d’eux. L’auto dérision est un trait de caractère très européen. Il consiste à se regarder avec les yeux des autres. Cela s’appelle l’esprit critique.
L’Europe est une des rares sinon la seule civilisation capable de s’auto critiquer. Voila une qualité essentielle (et très belge) qui devrait aider à lui pardonner ses nombreux défauts.

vendredi 28 mai 2010

C’est BHV le vrai problème !

Il paraît que la querelle institutionnelle qui nous pourrit la vie depuis tant et tant de temps est dérisoire comparée aux vrais problèmes qui accablent nos compatriotes et en particulier les plus démunis auxquels il est d’ailleurs recommandé de dédier une pensée émue en prologue et en péroraison de tout débat électoral. Il se fait que c’est tout le contraire !

Le principal problème qui contribue à rendre notre avenir plus problématique que celui des pays voisins, qui complique la résolution de tous les autres, les sociaux, les économiques, les financiers et qui menace et menacera encore davantage demain le sort des économiquement faibles, n’est autre que cette dérisoire querelle linguistico-institutionnelle, affublée d’un sigle de boutique : BHV.

C’est l’affligeant dossier qui nous humilie tant, il fait pouffer nos voisins, avant de nous handicaper fâcheusement sur l’échiquier économico-social, celui des accords commerciaux et des investissements, ainsi que nous le font remarquer sans ménagements les interlocuteurs sociaux.

Celui qui nous entravera demain lorsque nous aurons en plus à présider une Union européenne qui n’a certes pas besoin de nos burlesques facéties pour tanguer et s’enliser dans ses contradictions.

Celui qui va jusqu’à altérer notre légendaire bon sens hérité conjointement de Thyl Ulenspiegel et de Lamme Goedzak.
Alors, il faudrait qu’en toute lucidité, ce soit à ce faux problème, à son pouvoir de nuisance, à ses propriétés mortifères pour notre art de vivre, que notre personnel politique s’attaque drastiquement, plutôt que de le subir au Sud ou de s’en servir au Nord.

Que ce personnel politique se rassure, cette formalité accomplie, il les retrouvera les vrais problèmes.
(Yvon Toussaint)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
AU DELA DE BHV
Yvon Toussaint est certes le meilleur journaliste de sa génération et une des plumes les plus alertes qui soient.
Il n’est pas certain pourtant que son analyse soit la bonne. Certes, il faudra résoudre promptement BHV mais seule une réforme en profondeur de ce pays débouchant sur une nouvelle forme de confédéralisme permettra d’organiser sur de nouvelles bases le vivre ensemble à la belge. Fédéralisme de « cons » hurle Maingain après le professeur Delpérée auteur de la célèbre boutade. Comme l’a dit Philippe Moureaux qui n’en est pas à son dernier bon mot, « il faudra bien négocier demain avec ces cons ».

Sluiting HUB-campus rampzalig voor de gemeente

Elise Jordens stopt na 29 jaar met haar Body Press. "Het wordt hier een soek." © Saskia Vanderstichele

Koekelberg - De patronne van studentenrestaurant La Luna treurt. Krantenwinkel Body Press houdt het voor bekeken. En de eigenaar van kopieercentrum Copy & Co zoekt een koper. De Hogeschool-Universiteit Brussel (HUB), die haar campus aan de Vrijheidslaan overbrengt naar het centrum, laat Koekelberg geamputeerd achter. [2 reacties]

Omdat de Ufsal niet over een eigen restaurant beschikte, konden de studenten voordelige, deels gesubsidieerde bonnekes kopen voor de omliggende restaurants. Menig oud-student herinnert het zich nog: ’s maandags den Ambassadeur, op dinsdag den Adriatique, woensdag de Greenpark en donderdag La Luna – of in een andere volgorde. ’s Avonds was het verzamelen bij Solange of in het door een Ufsal-student opgerichte café Het Groot Gevaar.

Van de restaurants is alleen La Luna op de Jetsesteenweg overgebleven. Het is een grote zaak, met links en rechts een eetzaal. Een Italiaan pur sang waar je begroet wordt in de taal van Dante en waar je elke dag de roze Gazzetta dello Sport kunt lezen. Patronne Rosalba Becheroni vindt het nog altijd onbegrijpelijk dat de HUB beslist heeft om zomaar te vertrekken, en dat niemand geprotesteerd heeft. “Ze hebben die universiteit doelbewust versmacht.” 25 jaar geleden nam ze de leiding over van La Luna , in de gouden jaren van het Koekelbergse studentenleven. “We kregen toen ’s middags makkelijk honderd studenten over de vloer. Ze zaten samen in het linkerzaaltje waar ze een speciaal studentenmenu geserveerd kregen: pasta of pizza, een drankje en een dessert. En in het weekend kwamen ze geregeld met hun ouders.”

De laatste jaren was het al wat minder. Veel Honim-studenten zijn pendelaars en kopen een broodje. Maar La Luna is nog altijd in trek bij professoren en oud-studenten, die er vaak met hun hele familie komen eten. “Het is een derde van onze clien tèle.” Becheroni vindt de sluiting van de campus dan ook erger voor de buurt dan voor haar eigen nering. “De studenten brachten leven in de brouwerij, ze zorgden voor een gemengde populatie en deden de middenstand floreren. Beeld je eens in dat ze hetzelfde zouden doen met Leuven?”

De HUB is op zoek naar een koper. De Vlaamse Gemeenschapscommissie (VGC) heeft interesse, maar er gaan ook geruchten dat het gebouw afgebroken wordt en dat er bejaardenflats komen. Rosalba Becheroni vindt het maar niks. “Zoals een van mijn oud-studenten zei: ‘Dan kan ik zelfs niet meer tonen aan mijn kinderen waar ik gestudeerd heb.’”

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
MAMA LUNA
Mama Luna, alias Rosalba Bescheroni est une maîtresse aubergiste plus féline que fellinienne, quoique ! Son restaurant est une institution interculturelle où règne une ambiance taverne étudiante multiculturelle. Tout y est exquis, les mets comme les vins, on ne peut plus italiens mais rien ne vaut la visite à table de Mama Luna, à l’accent chantant, à l’humour facétieux. On y va juste pour se faire plaisir et elle vous le rend tellement bien. Une adresse retenir car le client est chouchouté comme nulle part.
MG

La "proposition" Moureaux : sortir de la culture de l'échec

Il faut sortir de la culture de l'échec et donner d'emblée une perspective pour l'après élections, estime jeudi le vice-président du PS, Philippe Moureaux, dans les pages du quotidien Le Soir. Philippe Moureaux juge qu'il faut d'emblée donner une visibilité à la future négociation, un calendrier, la doter d'un programme qui offrirait "une perspective". Il propose de négocier "tout, tout de suite", soit le socio-économique et le communautaire en même temps en désignant des groupes de négociations distincts qui n'auraient "rien à voir avec les 'groupes de sages' en tous genres auxquels on a eu droit déjà".
Il propose également de solutionner BHV pour le 1er septembre et indique croire, comme Alexander De Croo, qu'il faut se donner un but et réussir pour la rentrée avec un accord sur BHV mais aussi sur une série d'autres avancées institutionnelles. Le vice-président socialiste verrait bien, pour imaginer l'architecture institutionnelle du pays, deux ministres des Réformes institutionnelles "d'un type nouveau, qui se consacreraient à cela à plein-temps durant la législature". Il évoque deux ministres actifs, énergiques, constructifs et de la nouvelle génération, parlant d'un phénomène "psychologique, d'usure des anciens". Il indique encore n'être pas opposé personnellement à ce que la majorité des compétences ne soient plus centrales mais du ressort des Régions et Communautés.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE TEMPS LONG DES HISTORIENS
Philippe Moureaux fils de notaire et notable libéral, fils spirituel de André Cools et enfant de mai 68, frère du FDF Serge et père de plus d’un compromis à la belge a négocié côte à côte avec Maertens, Dehaene, Schiltz. C’est dire que cet historien de métier (il enseigne depuis quarante ans à l’ULB) maîtrise mieux que personne « le temps long » cher à Fernand Braudel, ce qui le différencie des politiciens qui pensent à n’agissent qu’à court terme. De plus, il est rôdé au "consensus ratatouille" (Jean Gol) et au dialogue interculturel dans son terroir molenbeekois.
Moureaux, comme une majorité de Bruxellois belges de souche, est un "belgicain". Mais c'est également un homme lucide. Un lecteur de la Libre se souvient « d'une conférence qu'il donna à Liège il y a une trentaine d' années devant une petite assemblée de bourgeois consternés auxquels il explique clairement les objectifs à terme du mouvement flamand. Il ne proposait aucune solution positive. Seulement gagner du temps, tenir le plus longtemps possible en lâchant le moins de lest possible. Trente ans plus tard, les choses se sont passées comme il l'avait dit, mais il n'y a plus guère de lest en réserve. »
Moureaux sait et sent mieux que personne qu’il n’est plus temps de donner du temps au temps, qu’il faut se mettre à table pour "sortir de la culture de l'échec" et négocier sérieusement. Aucune réforme de l’Etat ne s’est faite sans les socialistes. Ceux-ci donnent de très nombreux signaux laissant supposer qu’ils sont prêts à discuter et à faire des concessions. Les socialistes (surtout francophones) sont prêts à tout pour préserver la Belgique qui craque dangereusement sur ses bases, quitte à accepter de présider le prochain gouvernement fédéral.
Certes De Wever va faire un tabac en Flandre. Mais que fera-t-il de son triomphe, celui que la Flandre regarde comme le nouveau messie? De Wever est historien, comme Moureaux. Il devrait donc savoir, ce connaisseur de Rome, comment se termine quelquefois une carrière de sauveur. Leterme, et Tindemans avant lui ont appris à leur dépens qu'il n'est pas toujours bon de triompher en région flamande pour réussir à s'imposer dans le royaume de Belgique. Il se pourrait qu'après son triomphe du 13 juin, il doive troquer sa défroque churchilienne pour un costume à la Pyrrhus.
MG

De Wever is Vlaanderen niet

De retoriek van Bart De Wever is voorlopig de enige die tot over de taalgrens geraakt. Dirk Waem/belga

WIL ELKE PARTIJ EENS ZEGGEN WAAR ZE NAARTOE WIL?

De kaarten liggen niet zo slecht voor een staatshervorming: ook in Wallonië begint men meer en meer de voordelen in te zien van een goed werkende gewestregering. Maar, waarschuwt GUIDO FONTEYN, er bestaat geen enkele reden om dit gesprek voortaan over te laten aan Bart De Wever en aan Olivier Maingain.
Paniek is vooralsnog een te groot woord, maar er begint zich in Franstalig België toch een vorm van zeer grote onrust af te tekenen over de bedoelingen van la Flandre.
Daarbij wordt nooit het onderscheid gemaakt tussen wat een Bart De Wever zegt en wat de rest van Vlaanderen van mening mag zijn, en zo komt een Zeer Groot Misverstand op ons allen af, in die zin dat de meest extreme en in de meest duidelijke termen gestelde boodschap over de toekomst van dit land - en dat is die van Bart De Wever en zijn N-VA - in Franstalig België geïnterpreteerd wordt als de mening van alle Vlamingen. Men is er daar meer en meer van overtuigd dat De Wever hardop zegt wat de andere Vlamingen in stilte denken maar nog niet durven te zeggen: dat Vlaanderen beter af zou zijn als een zelfstandige staat, zonder Wallonië en zonder Brussel.

Van de N-VA'er Jan Jambon is de vergelijking dat zijn partij nu van Antwerpen in Mechelen halfweg is aanbeland op het tussenstation van het confederalisme, maar het eindstation heet onafhankelijkheid. De Wever en Jambon nemen daarbij een niet radicalere positie in dan de rattachisten Paul-Henri Gendebien of Jules Gheude, die elk op hun manier ijveren voor een aanhechting van Wallonië én Brussel bij Frankrijk, en dus voor het einde van België als een onafhankelijke staat. Paul-Henri Gendebien ziet Brussel dan gewoon verder functioneren in Frankrijk 'als een stad zoals Lyon of Marseille'. Maar deze rattachisten halen bij verkiezingen amper een paar procenten, terwijl als degelijk bekend staande peilingen van de N-VA straks de grootste partij van Vlaanderen maken, al zal zulks eventueel pas op 13 juni blijken: deze verkiezingscampagne begint nog maar.

Men zou er dus in Wallonië goed aan doen om ook eens andere literatuur dan De Wever te lezen of te beluisteren en van commentaren te voorzien, en men zou er in Vlaanderen goed aan doen om in meer duidelijke termen dan tot nu het geval was afstand te nemen van de weg-met-Belgiëstrategie.

Ik verwijs hierbij met opzet naar 'Wallonië' en niet naar de rest van Franstalig België - in politiek-electoraal opzicht is dat dus nog altijd BHV - waar een Olivier Maingain ongetwijfeld de vruchten zal plukken van het anti-Belgische gestook van Bart De Wever. Dan kan hij met zijn FDF de MR nog meer onder druk zetten. N-VA en FDF blijven in het dossier van de staatshervorming objectieve bondgenoten. Maar in Wallonië wacht men met spanning elke meer genuanceerde boodschap vanuit Vlaanderen af.

Elk debat en zelfs elk gesprek in Wallonië begint dezer dagen met de vraag of wat De Wever zegt echt de mening van la Flandre is, en het wordt echt hoog tijd dat de andere Vlaamse partijen nadrukkelijk afstand nemen van het simplisme van Bart De Wever. Het ACW deed dit al eerder, maar dat is nog altijd geen politieke partij, en SP.A en de Groenen hebben er alle belang bij om opnieuw rechtstreekse contacten aan te knopen met de PS en met Ecolo: er is ginder vraag naar. Tussen CD&V en het CDH lijkt dit wat moeilijker te liggen, maar ooit zal binnen de CD&V (en het ACW) duidelijk moeten worden gemaakt of dit de partij is van de burgemeester van Gooik (Michel Doomst) of van vicepremier Steven Vanackere.

Het debat over de structuur van dit land is al decennia aan de gang en deed al vaker regeringen vallen, maar het heeft resultaten opgeleverd. De gewest- en gemeenschapsregeringen functioneren behoorlijk tot goed (behalve in Brussel), en zo maakt ook de Vlaamse regering op de wereldtentoonstelling van Sjanghai graag gebruik van een Belgische paraplu. Er bestaat geen enkele reden om dit gesprek over een optimaal functioneren van deze staat niet verder te zetten, de overdracht van nieuwe bevoegdheden naar gewesten en gemeenschappen inbegrepen, want ook in Wallonië begint men meer en meer de voordelen in te zien van een goed werkende gewestregering. Maar er bestaat geen enkele reden om dit gesprek voortaan over te laten aan Bart De Wever en aan Olivier Maingain.

GUIDO FONTEYN Wie? Walloniëkenner. Wat? Vlamingen die er anders over denken dan de N-VA, laten dat best eens in heldere taal weten bezuiden de taalgrens. Waarom? Omdat de Walen stilaan denken dat heel Vlaanderen separatistisch is.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
FONTEYN JE BOIRAI DE TON EAU
Guido Fonteyn, qui nous fait l'honneur d'écrire quelquefois sur ce blog, est un des rares, sinon le seul commentateur politique à connaître aussi bien la Flandre dont il est issu que la Wallonie dont il est amoureux et Bruxelles où il réside. Ses avis nuancés sont toujours d’une extrême pertinence. Une fois de plus nous partageons son analyse sans réserve et espérons que notre lecture non partisane de l’actualité belge fera avancer le dialogue entre communautés en dissuadant, ne fût ce que quelques uns de nos fidèles lecteurs, (bientôt 300.000 visites sur DiverCity) de voter pour les nationalistes Maingain et De Wever. Un vol de papillon à Schaerbeek peut créer un sirocco à Woluwée où une tornade à Bachten de Kuppe…
DiverCity se veut une passerelle entre les communautés et un trait d’union entre la communauté flamande et francophone, singulièrement à Bruxelles au coeur de cette campagne électorale dure qui débouchera sur un des scrutins les plus dramatiques de l’histoire du royaume de Belgique.
Cela dit nous reconnaissons à ces deux ténors, aussi bien le Churchill flamand que le pitbull bruxellois une belle intelligence et un talent stratégique généralement très supérieurs à ceux de leurs contradicteurs divers et nombreux.
Comme dirait Pogge de Schaerbeek : « alles es just ».
MG

jeudi 27 mai 2010

VRT legt bij verkiezingen klemtoon op Franstalige stem

Ondanks de korte aanloop en de moeilijke besparingstijden zet de VRT de komende weken opnieuw voluit in op de verkiezingen. "Inhoud en diepgang vormen daarbij de leidraad", aldus hoofdredacteur Kris Hoflack. Opvallend daarbij is de aandacht die de openbare omroep besteedt aan de Franstalige stem en aan jongeren die voor het eerst gaan stemmen.

"VEEL UITLEG EN DEBAT"
Alle programma's in de aanloop naar 13 juni worden door de eigen nieuwsdienst gemaakt. "Soberheid is de norm. Weinig toeters en bellen, maar vooral veel uitleg en debat waar de mensen iets van kunnen leren", stelt Hoflack.
Samenwerking met RTBF
In een speciale uitzending van De Zevende Dag op 20 mei gaan Waalse en Vlaamse politici met elkaar in debat. Voor de uitzending slaat de VRT de handen in mekaar met Mise au Point, het debatprogramma van de RTBF. De uitzending, die voor een keer op voorhand wordt opgenomen, zal ook op de RTBF te zien zijn. Voorwaarde is wel dat de raad van bestuur van de RTBF zijn fiat geeft. De aanwezigheid van Vlaams Belang in het programma lag moeilijk bij de Franstalige openbare omroep.

"OVER HET MUURTJE KIJKEN"
In Het Journaal, waarin de verkiezingen geen echte aparte 'rubriek' krijgen, zitten onder meer tien dossiers over mogelijke campagnethema's. Ook voor vijf daarvan werkt de VRT samen met de tv-nieuwsdienst van de RTBF. Het Journaal brengt vijf dagen op rij twee reportages over hetzelfde thema, waarbij het eigen item wordt gevolgd door het stuk dat de RTBF heeft gemaakt. "Over het muurtje kijken" en een "klassieke, degelijke aandacht" vormen de twee baselines van de verkiezingsaanpak bij Het Journaal.

GROOT DEBAT
De VRT besteedt via het project 'Stem 18+' ook extra aandacht aan de groep nieuwe stemgerechtigden en vooral dan de vragen waarmee ze zitten over de verkiezingen. Op vrijdag 4 juni brengt de VRT de resultaten van haar enige peiling. Twee dagen later organiseert de omroep op Eén zijn traditionele Groot Debat, waar de zeven kopstukken met mekaar in debat gaan. Centraal staan de zes thema's die de voorbije jaren de politieke agenda hebben bepaald. Bij elk thema komen twee politici tegenover mekaar te staan.

Op zaterdag 12 juni brengt het programma de voorzitters opnieuw samen voor een ultiem debat.
Een van de peilingen is door N-VA, sp.a en Open Vld besteld bij TNS Dimarso. De trend van de N-VA-overwinning, de CD&V-nederlaag en de LDD-overlevingsstrijd zijn naar verluidt statistisch relevant. De peiling is afgenomen bij 1.000 Vlamingen en heeft een foutenmarge van 2,5 procent.

N-VA zou ook het grootste aantal kiezers hebben die beweren dat hun stem vaststaat. Open Vld, sp.a en Vlaams Belang zouden rond hun score van de verkiezingen van 2007 blijven hangen. (belga/adb)
·
N-VA
26
CD&V
19,5
sp.a
16
Open VLD
12,4
Vlaams Belang
10,3
Groen!
7,8
LDD
5,4
·
Populairste politici
1. Bart De Wever (N-VA)
2. Inge Vervotte (CD&V)
3. Frank Vandenbroucke (sp.a)
4. Bruno Tobback (sp.a)
5. Johan Vande Lanotte (sp.a)
6. Stefaan De Clerck (CD&V)
7. Alexander De Croo (Open VLD)
8. Yves Leterme (CD&V)
9. Marianne Thyssen (CD&V)
10. Vincent Van Quickenborne (Open VLD)

MAINGAIN: "ONDERHANDELEN MET DE WEVER IS UITGESLOTEN"
Het is steeds meer uitgesloten te onderhandelen met N-VA-voorzitter Bart De Wever. Dat is althans de mening van FDF-voorzitter Olivier Maingain.

"Neen, ik denk dat het meer en meer uitgesloten is", antwoordde Maingain op de commerciële radiozender Bel-RTL op de vraag of hij bereid is met De Wever te onderhandelen.

Maingain schenkt er ook niet al te veel aandacht aan dat men hem soms als een Franstalige Bart De Wever afschildert. "Ik haal mijn schouders op. Ik ben een federalist. De Wever is een separatist. Hij zegt het duidelijk", vindt Maingain.

SEPARATIST OF GEEN SEPARATIST: DAT IS DE VRAAG
De N-VA hinkt op een dubbele gedachte. Ze is separatistisch van inborst. Maar heel wat van haar potentiële kiezers hebben daaraan geen boodschap.
‘Ik kan jullie geruststellen. De N-VA is en blijft gaan voor een onafhankelijk Vlaanderen, lidstaat van een democratisch Europa. Zo stond het zwart op wit in ons beginselmanifest van 13 oktober 2001 en dit einddoel blijft onverkort overeind.’ Theo Francken, de N-VA-lijsttrekker voor de kieskring Leuven, stelt op zijn blog zijn achterban gerust. De N-VA neemt geen genoegen met confederalisme, zijn partij gaat niet de Volksunie-toer op.

Hoe sterker de ster rijst van N-VA-voorzitter Bart De Wever, des te meer uiten politieke tegenstanders kritiek op de warrige doelstelling van zijn partij. Om strategische redenen lijnt de partij zich of op het confederalisme waarin ook Open VLD en CD&V zich kunnen terugvinden. Maar de voorstelling van het programma verhelderde afgelopen maandag het einddoel: we nemen een bijl en hakken België doormidden.
De N-VA hinkt op een dubbele gedachte. Haar hardcore publiek verkiest separatisme. Heel wat potentiële kiezers hebben evenwel geen boodschap aan een onafhankelijk Vlaanderen. Zij zijn gefrustreerd door het non-beleid van de jongste jaren. Zij hekelen de manier waarop het land geblokkeerd is geraakt. Kiezen voor Bart De Wever lijkt een uitstekende manier om die teleurstelling de vrije loop te laten. Maar ze verwerpen het separatisme.
‘We willen het land hervormen, maar niet splitsen,’ klinkt het in CD&V-kringen. Om zijn confederalistische koers te onderbouwen, onderzocht CD&V bij 10.000 Vlamingen hoe ze tegen België aankijken. Niet minder dan 84,6 procent van de ondervraagden zegt ‘neen’ op de vraag ‘Vindt u dat België moet worden opgedoekt?’. Vrouwen zijn een stuk meer uitgesproken dan mannen. CD&V zag daarom geen reden om zijn koers aan te passen.
Afgelopen zaterdag wees CD&V-voorzitster Marianne Thyssen nog op de dubbelzinnigheid van de N-VA. Het leek op een amechtige poging om de partij in diskrediet te brengen.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
DIALOGUE OU CHOC DES COMMUNAUTES?
La VRT, saluons son effort, entend informer largement son public sur ce qui se passe au-delà du mur, c'est-à-dire en région francophone. Belle tentative de dialogue entre les communautés. Le MR choisit au contraire le choc des communautés, d’abord par les déclarations imbuvables de Olivier Maingain, ensuite par le refus de Didier Reynders d’organiser un débat des présidents de parti des deux communautés en présence du représentant du Vlaams Belang. (20 mai et 12 juin)
Que veut vraiment le NVA ? Le confédéralisme ou l'indépendance? Apparamment les deux! Il est intéressant de lire ce qu'écrit un citoyen lambda lecteur du Standaard pour justifier son choix de voter pour De Wever en écrivant :
“Ik stem op de N-VA omwille van hun ijzersterke analyse van onze huidige problemen en hun heldere visie waar we met onze maatschappij naartoe moeten. Ik stem op hun omdat zij deze visie kunnen onderbouwen met ijzersterke argumenten. Geen enkele politieker van geen enkele partij geraakt in geen enkel debat nog maar tot aan de enkels van De Wever. De huidige regeringspartijen hebben de kiezer 3 jaar bedrogen met hun interne partijpolitiek en hebben er ALLES voor over om het federale niveau vooral niet in vraag te stellen. Seperatisme of niet, het is hoog tijd dat de regios van dit land maximaal geresponsabiliseerd worden. We zien tot wat Belgique-a-papa nu leidt ... de absolute ondergang.”
S’il devait s’avérer que en effet 26% des Flamands pensent ainsi, le choc des communautés risque d’être plus violent que jamais et le dialogue pour une réforme de l'Etat belge plus âpre que prévu. Maingain De Wever, le duel des chefs ou le choc de deux civilisations. Ils nous conduisent tout droit vers un séjour au « club med » en compagnie de la Grèce , de l’Espagne et du Portugal. Bonjour les dégâts.
MG

Quel islam pour les musulmans?

QUEL ISLAM POUR LES MUSULMANS? LE THEOLOGIEN CATHOLIQUE HANS KÜNG TENTE DE REPONDRE A LA QUESTION EN CONSACRANT UN LIVRE A L’ISLAM. POUR FAVORISER LE DIALOGUE DES RELIGIONS ET DES CULTURES

Le Temps: «Pas de paix entre les nations sans paix entre les religions», disiez-vous déjà en 1982,
en lançant votre programme
de dialogue interculturel. Avez-vous le sentiment que la paix entre
les religions a progressé depuis?
Hans Küng: Nous nous trouvons actuellement à un tournant fort délicat des relations internationales, du rapport entre l’Occident et l’islam, et de celui entre les trois religions abrahamiques, à savoir le judaïsme, le christianisme et l’islam. Les options sont claires: soit la rivalité des religions, le choc des cultures et des guerres internationales, soit le dialogue des cultures et la paix entre les religions, qui sont les conditions de la paix entre les nations. J’ai écrit mes livres sur le judaïsme, le christianisme et l’islam pour favoriser ce dialogue interculturel et interreligieux.
Après le 11 septembre, ce dernier est devenu plus urgent que jamais. La situation du monde reste incompréhensible si on ne tient pas compte des religions universelles. Le défi posé
par ce dialogue ne concerne ni les civilisations ni les cultures comme telles, car, en elles-mêmes, celles-ci n’ont rien de blocs fermés. Il concerne en premier lieu des personnes et des groupes qui se réclament d’elles, et notamment les élites responsables de la politique, de l’économie et de la culture.
Aujourd’hui, ce dialogue connaît des difficultés du fait que nous sommes plongés dans une crise politique presque globale, largement provoquée par l’ancien président George Bush Jr., qui a déclenché la guerre contre l’Afghanistan et l’Irak. Cette attitude belliqueuse n’a pas éliminé la terreur, mais elle a au contraire favorisé sa dissémination. Cependant, la conscience de la nécessité du dialogue me semble nettement plus grande qu’en 1982.
– BIEN QUE LA THESE DU CHOC DES CIVILISATIONS SOIT FORTEMENT CONTESTEE, BEAUCOUP D’OCCIDENTAUX ET DE MUSULMANS ONT LE SENTIMENT QU’UN TEL CHOC EST EN COURS. QU’EN PENSEZ-VOUS?
– En 1993, le politologue américain Samuel Huntington publiait un article dans lequel il annonçait que le combat entre les cultures, en particulier entre l’Occident et l’islam, allait devenir le scénario inévitable des relations internationales. Nous devons malheureusement reconnaître que ce choc a lieu, et qu’il semble désormais accomplir la prophétie de Huntington. Mais ce choc est la conséquence de mauvais choix politiques, surtout de la part des Etats-Unis, et pas d’un antagonisme entre les cultures et les religions. Bien sûr, il faut se battre contre tout un réseau de gens violents qui aveuglent leurs peuples à coups de prétendue religion. Mais non pas à la façon dont l’administration Bush a déchaîné la guerre contre les pays musulmans. Si on veut isoler les extrémistes et stabiliser les relations entre le monde occidental et le monde de l’islam, il faut avant tout créer des liens de confiance dans un monde dominé par la méfiance et par la peur.
– QUELS SONT, SELON VOUS,
LES PRINCIPAUX DEFIS QUE DOIT
AFFRONTER LE MONDE MUSULMAN?
– Ce qui sera décisif pour l’avenir, c’est de savoir quel islam les musulmans désirent et veulent promouvoir dans les contextes culturels si variés qui sont les leurs. De nombreuses options sont possibles. J’ai démontré dans mon livre que divers paradigmes de l’islam sont en concurrence. A notre époque de transition historique de l’histoire humaine, l’islam, tout comme le judaïsme et le christianisme, se trouve pris dans le conflit fondamental entre la tradition et l’innovation. La rigidité de la hiérarchie de l’Eglise catholique romaine, enfermée dans sa suffisance, a nui à la crédibilité du christianisme. De même, l’intolérance de la hiérarchie musulmane coincée dans son dogmatisme a causé du tort à l’islam. En Iran par exemple, beaucoup de jeunes des nouvelles générations pensent que l’islam est dépassé. L’issue de ce conflit entre la tradition et l’innovation est capitale. De l’Afrique à l’Asie du Sud-Est, un terrible combat est en cours pour l’âme de l’islam.
– QUELS SONT LES PARADIGMES,
EN CONCURRENCE?
– Il y a d’abord celui de la communauté primitive, qui représente pour les musulmans une sorte d’idéal. Il y a ensuite le paradigme arabe impérial, qui survit dans le panarabisme, c’est-à-dire dans l’idée d’une unique grande nation arabe, mais aussi dans certains nationalismes arabes. On distingue également le paradigme islamique classique d’une religion universelle, fondé sur l’unité de tous les musulmans. C’est le rêve du panislamisme. Quatrièmement, il y a le paradigme médiéval des soufistes et des oulémas, qui se perpétue aujourd’hui dans les différentes formes du traditionalisme islamiste ainsi que dans l’islam radical. Le cinquième et dernier paradigme, celui de la modernisation, est à l’œuvre dans les différentes espèces de réformisme islamique et, sous une forme extrême, dans la laïcité islamique. La question est de savoir lequel de ces paradigmes s’imposera à la longue, et lequel est celui qui peut aider à vivre et enthousiasmer les grandes masses.
– A VOTRE AVIS?
– Le panislamisme a échoué. Il n’a pas été possible de réunifier tous les peuples islamiques, arabes et non arabes, dans un seul grand empire ou fédération islamique. Le panarabisme est resté un rêve à cause de différences d’intérêts politiques nationaux et régionaux trop grandes. Après les échecs du panislamisme et du panarabisme, de nombreux musulmans se sont demandé s’il ne valait pas mieux renoncer aux rêves d’unité arabe ou islamique et se concentrer sur le renouveau religieux et social de chaque pays. Les déceptions de la modernisation occidentale ont poussé les musulmans à redécouvrir leurs anciennes traditions et l’ordre social fondé jadis sur le Coran et la charia. Cependant, ni l’islamisme féodal de l’Arabie saoudite, ni l’islamisme radical de l’Iran n’ont convaincu. Finalement, on peut se demander si la solution ne consiste pas pour les musulmans à entrer pleinement dans le paradigme moderne européocentriste, en se dégageant d’une religion et d’une culture islamique dépassées et en adoptant la vision du monde occidentale laïque. Cependant, en dépit de tout, la religion revient toujours. On l’a vu en Turquie après la mort d’Atatürk. La laïcité n’a conféré à l’individu aucune identité nouvelle. Celui-ci a besoin de davantage que de simples idées rationnelles et de symboles nationaux. La religion est une composante émotionnelle et existentielle qui a toujours tenu et qui continue à tenir une place essentielle.
– COMMENT L’ISLAM PEUT-IL ALORS SURMONTER LA CRISE D ’IDENTITE
PROVOQUEE PAR LA RENCONTRE AVEC LA MODERNITE SANS SACRIFIER SON AME?
– Certains éléments indiquent qu’un sixième paradigme mondial, postmoderne, postcolonialiste et polycentriste est en train d’émerger, qui s’accompagne d’un réveil et d’un renouveau de l’islam. La réalité a désavoué tous ceux qui, de Feuerbach à Marx en passant par Nietz sche et Freud, ont prophétisé que les acquis de la modernité provoqueraient la fin de la religion. L’islam est et reste beaucoup plus enraciné dans la vie spirituelle des musulmans que ne le supposaient beaucoup d’experts occidentaux. Aux yeux des musulmans, les nations occidentales ont négligé la force la plus profonde de l’homme, la foi religieuse. D’où leur dessèchement. Or le paradigme postmoderne polycentrique a pour caractéristique l’interaction et l’interdépendance mondiale, le rejet d’une science et d’une technologie prétendument libérées des valeurs, la revalorisation constructive de la religion, vue non plus comme une force conservatrice, mais aussi progressiste et libératrice. L’islam refuse l’occidentalisation et la laïcisation, mais non le développement ni la modernisation. On observe d’ailleurs des amorces d’une mutation réellement porteuse d’avenir.
– PAR EXEMPLE?
– Beaucoup d’islamistes originellement radicaux ont perçu la vanité de la confrontation avec les autorités de l’Etat, et se sont progressivement convertis à la démocratie parlementaire et aux droits de l’homme. A cet égard, la Turquie apparaît comme un laboratoire de démocratie islamique. Il existe également dans le monde musulman tout une série de penseurs influents qui réfléchissent à ce que pourrait être un islam adapté à notre époque, comme par exemple l’Algérien Mohammed Arkoun, l’Egyptien Hasan Hanafi, l’Iranien Abdolkarim Soroush, la Pakistanaise féministe Riffat Hassan. Malheureusement, ils ne sont guère connus en Occident.
– AVEC QUI LES OCCIDENTAUX DOIVENT-ILS DIALOGUER POUR ENCOURAGER LES REFORMES DANS LE MONDE MUSULMAN?
– Avec les islamistes modérés. Ce sont les seuls partenaires sérieux de l’Occident. Ils constituent souvent l’unique opposition active aux régimes arabes autoritaires. Ils sont ancrés dans la société, et ils sont susceptibles de mobiliser de vastes secteurs de la population. Cela dit, seul un dialogue critique pourra porter des fruits.
– SUR QUELS ELEMENTS DOIT PORTER
CE DIALOGUE CRITIQUE?
– Sur l’idée qu’on se fait de la charia et les droits de l’homme, la relation qu’on établit entre l’Etat et la religion, la relation de l’islam à la violence, à la guerre et à la démocratie. Mais il faut lier équitablement critique et autocritique. C’est pourquoi, dans la dernière partie de mon livre, j’ai interrogé à la fois le judaïsme, le christianisme et l’islam sur ces questions.
Par exemple, concernant la charia, il faut préciser que l’islam n’est absolument pas la seule religion dont le système juridique médiéval a entravé et entrave encore considérablement l’adaptation à la modernité. Le judaïsme et le christianisme d’empreinte catholique se sont eux aussi transformés en systèmes juridiques au cours de leur histoire. La charia ne saurait être abolie, mais le progrès passe par une interprétation différente et des corrections. En effet, cette jurisprudence islamique plus que millénaire, fondée sur le Coran et sur la sunna et réglementant les moindres détails de la vie de l’époque, se révèle aujourd’hui incapable de réguler la science, la technologie et l’industrie. Peut-elle dès lors encore tenir lieu de code de vie et de forme de vie alors que les relations sociales ont radicalement changé? Cela dit, pour moi, il est hors de doute que les droits de l’homme peuvent aussi se fonder sur la tradition islamique, et surtout sur le Coran lui-même.
L’islam possède un potentiel pacifique considérable qu’il importe d’activer. Notamment par une relecture du Coran et des anciennes traditions à la lumière du contexte historique qui les a vus naître.
Hans Küng, «L’Islam», Ed. du Cerf, 960 pages.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE DEFI INTERCULTUREL
«Le défi posé par le dialogue interculturel ne concerne ni les civilisations ni les cultures comme telles, car, en elles-mêmes, celles-ci n’ont rien de blocs fermés. Il concerne en premier lieu des personnes et des groupes qui se réclament d’elles, et notamment les élites responsables de la politique, de l’économie et de la culture. »
L’engagement interculturel participe, au départ, d’un volontarisme de caractère individuel. On ne naît pas cosmopolite on le devient, par l’éducation familiale ou par la formation scolaire et intellectuelle.
Il est bon de rappeler que Hans Küng, éminent théologien catholique suisse a été écarté de sa chaire universitaire par Joseph Ratzinger et consort.

Hoofdstad moet onder federale voogdij

BRUSSEL - Plaats Brussel onder federale voogdij, zoals het een hoofdstad betaamt; dat is de enige manier om de gemeentelijke financiën op orde te krijgen. Dat zegt professor Herman Matthijs. Wij zochten hem op aan de VUB, waar we tekst en uitleg kregen.
E r woedt een financiële storm over Europa. Na het geknoei van Griekenland en de aanval van speculanten eist de Duitse bondskanselier Angela Merkel dat de Europese lidstaten hun finan ciën in orde brengen. Maar na de verkiezingen van 13 juni en nog een rondje B-H-V komt er een nieuwe staatshervorming. De Brusselaars hebben maar één grote eis: meer geld, gemeenzaam vertaald als de her financiering van Brussel . Hoe moeten de Brusselse eisen, de staatshervorming én drastische besparingen met elkaar gerijmd worden? Het woord is aan Herman Matthijs, hoogleraar Overheidsbegrotingen en Bestuurswetenschappen.

Wat is er mis met de Brusselse financiën?
Herman Matthijs: “De Brusselse openbare financiën, die van het Gewest om duidelijk te zijn, hebben het de voorbije jaren niet zo slecht gedaan, de rekeningen vielen al met al nog mee, al gaat het nu duidelijk moeilijker. Het teruglopen van de fiscale capaciteit (stadsvlucht van middeninkomens en instroom van armen, DV) is hét probleem. Ik wil er toch even aan herinneren dat Brussel alleen als Gewest rechtstreeks gefinancierd wordt, maar dat het daarnaast ook indirect gefinancierd wordt door en vanuit de gemeenschappen, én dat er ook nog geld van de federale overheid komt – denk maar aan de Beliris-samenwerkingsakkoorden. Je mag ook niet alle beleidsniveaus over dezelfde kam scheren. De Vlaamse Gemeenschapscommissie kan gerust zo verder, het Brussels Gewest daarentegen dreigt in de problemen te komen, maar het grote probleem is het faillissement van de Franse gemeenschapscommissie, de Cocof.”

Dat klinkt minder dramatisch dan verwacht: niet heel Brussel dreigt ten onder te gaan.
Matthijs: “Brussel kampt natuurlijk met grote problemen. Het grootste is de werkloosheid: één Brusselaar op de vijf zit zonder baan. In vergelijking met Vlaanderen is dat enorm. En dan is er de bestuurlijke janboel, de negentien baronieën met evenveel OCMW’s, het Gewest, de twee gemeenschapscommissies, zelfs de agglomeratie bestaat nog voor de wet . Het gemeentelijk apparaat in stand houden kost handenvol geld – geld dat veel zinvoller kan worden besteed –, terwijl gemeentelijke autonomie in feite niet meer is dan een moderne versie van de middeleeuwse feodaliteit. De financiële toestand van een aantal gemeenten is catastrofaal, en dat is een probleem dat het Gewest nooit zal kunnen oplossen. Wat wil je ook met een parlement waar zoveel schepenen en burgemeesters een zitje hebben?”

Een pendelaarsbelasting zou soelaas kunnen brengen. Voorbeelden zoals Berlijn dienen ter inspiratie.
Matthijs: “ Nog niemand is erin geslaagd me uit te leggen hoe je die pendelaarsbelasting kunt organiseren. Neem iemand die in Antwerpen woont, maar in Brussel werkt. Welk deel van zijn belastingen gaat naar Antwerpen en welk deel naar Brussel? Dat wordt ongelooflijk ingewikkeld, en ons belastingsstelsel is al zo ingewikkeld. Tweede hinderpaal: welk bestuursniveau krijgt in Brussel de belastingen? Het Gewest of de gemeente? Je geraakt er nooit uit, en deugdelijke buitenlandse voorbeelden ken ik niet.”

Principieel valt er wel iets te zeggen voor zo’n pendelaarsbelasting. Pendelaars kosten Brussel handenvol geld.
Matthijs: “ Brussel heeft veel meer voordelen van de pendelaars dan nadelen. De lokale economie leeft van de pendelaars. Stel dat de Vlaamse Gemeenschap haar administratie verhuist van Brussel naar het Oostenrijks gebied, naar Mechelen. (Mechelen was hoofdstad van de Oostenrijkse Nederlanden; burgemeester Bart Somers stelde ooit voor om de Vlaamse administratie in Mechelen onder te brengen, DV.) De gebouwen staan daar al klaar. Het verlies voor broodjeszaken, restaurants en winkels zou enorm zijn. Als er de jongste twintig jaar geen pendelaars waren geweest, dan was de Noordwijk nog altijd een krottenwijk.”

Maar dat zijn voordelen voor de privésector; het is wel de overheid die instaat voor openbaar vervoer en wegeninfrastructuur.
Matthijs: “Pendelaars die per trein komen, kosten de Brusselaars niets, de NMBS is nog altijd federaal. Idem dito voor de mensen die zich met de Vlaamse vervoersmaatschappij De Lijn of de Waalse tegenhanger TEC verplaatsen.”

De metro kost wél stukken van mensen. En hetzelfde geldt voor het onderhoud en de heraanleg van wegen.
Matthijs: “Er zijn toch samenwerkingsakkoorden met de federale overheid om het openbaar vervoer te helpen bekostigen? En als ik de financiën van de Brusselse vervoersmaatschappij MIVB naast die van De Lijn leg, dan zie ik dat de MIVB veel meer eigen inkomsten heeft. Zo slecht gaat het dus niet.”

“Als ik een hapje eet op de eerste verdieping van het Sheraton aan het Rogierplein en ik kijk naar de Kleine Ring, dan word ik eraan herinnerd dat er na de heraanleg ervan – voor Expo 58 – geen grote infrastructuurwerkzaamheden in Brussel meer zijn geweest, terwijl dat in andere grote steden wel het geval was. De Ring rond Brussel? Die ligt op Vlaams grondgebied, de onderhoudskosten zijn ook voor Vlaanderen.”

Misschien ligt de oplossing voor Brussel wel in een confederaal model, met gemeenschappen die veel meer investeren in de gezamenlijke hoofdstad.
Matthijs: “Dat geloof ik niet. Je kunt moeilijk de huisvuilophaling tussen de Franse en de Vlaamse Gemeenschap verdelen, al ben ik er wel van overtuigd dat we na 13 juni zullen evolueren naar meer confederalisme, met meer bevoegdheden voor gemeenschappen en gewesten, al moeten we de confederatie beperken tot Vlaanderen, Wallonië en Duitstalig België. Stel dat de ziekenhuisfinanciering deels weggetrokken wordt van het federale niveau naar de gemeenschappen, dan kun je de ziekenhuizen in Brussel toch niet aan de VGC en de Cocof toevertrouwen, aan de Vlaamse en Franse Gemeenschap? Dat wordt een permanent shoppen. Dan kiezen de Brusselaars de voordeligste formule en veranderen ze om de zes maanden van taalrol. Je zou een ware toevloed naar Nederlandstalige ziekenhuizen krijgen, met alle gevolgen van dien.”

“Straks krijgen we onvermijdelijk de discussie over de toevloed aan Franstaligen in het Nederlandstalig onderwijs. Veel Franstaligen vinden het Franstalig onderwijs ondermaats en sturen daarom hun kinderen in het Nederlands naar school. Nederlandstalige ouders klagen dan weer over te veel Franstaligen, die hun kinderen afremmen. Zo sponsoren VGC en Vlaamse Gemeenschap de Franse Gemeenschap.”

Welke plaats moet Brussel dan volgens u innemen in het institutionele landschap?
Matthijs: “Niet alles in Brussel loopt fout, het Gewest hoeft niet afgeschaft te worden. De MIVB werkt, op een paar veiligheidsproblemen nu en dan, zeer behoorlijk. Ook Net Brussel doet zijn werk, en sinds de brandweer niet langer op gemeentelijk niveau, maar op agglomeratie niveau georganiseerd is, werkt ook die naar behoren. Om uit de financiële impasse te geraken, moet de voogdij over de gemeenten en de openbare ziekenhuizen naar het federale niveau. Een institutionele link garandeert een financiële inbreng. Het is niet normaal dat een federale overheid niets in de pap te brokkelen heeft in haar hoofdstad. Dat is nergens ter wereld zo.”

“Ook de voogdij over de politie zou beter naar de federale regering verhuizen, al hebben we hier wel de clash tussen de Brusselse Vlamingen, die naar één zone willen, en de Franstaligen, die terug willen naar het gemeentelijk niveau. Vorige week kreeg ik hier een Zweed over de vloer die maar niet begreep dat er in de Europese wijk drie korpsen van drie verschillende zones opereren.”
“En dan is er natuurlijk het arbeidsmarktbeleid, het fiasco van de voorbije twintig jaar. Hoeveel werkzoekenden heeft Actiris, de Brusselse dienst voor arbeidsbemiddeling, al in de trein gezet naar Zaventem, waar er veel vacatures waren?”

“Ik besef maar al te goed dat Franstalig Brussel mijn voorstellen zal weghonen, maar ik ben ervan overtuigd dat dat niet het geval is bij – veel – Vlamingen, en evenmin bij – veel – Walen.”

WIE IS HERMAN MATTHIJS?
Dr. Herman Matthijs (1960) doceert Bestuurswetenschappen en Overheidsbegrotingen aan de VUB, is lid van het Fris-onderzoeksportaal en schreef talloze boeken over zijn vakgebied. Matthijs is ook lid van de Hoge Raad voor Financiën.

Voor de liberale denktank Liberales bedacht hij vier manieren om de overheid efficiënter te laten functioneren: overheidstaken outsourcen (privatiseren), dereguleren (bijvoorbeeld het fiscaal aangiftebiljet minder complex maken), een betere overheidsbegroting en dito langetermijnplanning, en een responsabilisering van elke bestuurslaag.
Danny Vileyn — © Brussel Deze Week

GENDEBIEN: "IL FAUT PREPARER LE DIVORCE A L’AMIABLE, DANS LE CALME"
Christian Laporte et Francis Van de Woestyne
Mis en ligne le 26/05/2010
Pour le président du RWF, il n’y a qu’une solution : le rapprochement de Bruxelles et de la Wallonie à la France. “ La Belgique est devenue conflictuelle et mortifère”.
Voici le compte rendu de l’entretien que nous a accordé Paul-Henry Gendebien, président du RWF (Rassemblement Wallonie France)
Le blocage actuel, que vous avez maintes fois annoncé, vous réjouit-il ?
Je ne m’en réjouis pas. Il faudrait être cynique pour dire "Vive la crise". Cela dit, je constate qu’elle confirme nos analyses. La Belgique arrive à une situation de non-gouvernabilité. On a essayé toutes les formules, on tourne en rond et la Belgique est devenue de manière visible définitivement et irrémédiablement conflictuelle et, hélas, mortifère. Nous sommes en affaires courantes depuis 2007 et nous risquons de l’être au moins jusqu’à la fin de l’année, présidence européenne oblige. La Belgique n’est pas la Grèce mais je crains que cette instabilité ne soit de nature à inquiéter les marchés qui ne redoutent qu’une chose : l’incertitude.
Les partis flamands souhaitent le confédéralisme. N’y a-t-il pas une alliance objective entre vous et les séparatistes ?
Nous ne voulons pas l’indépendance car ce serait un intermédiaire désordonné, voire chaotique. Nous, au départ, nous étions des régionalistes, des fédéralistes parce que nous estimions, dès les années 60-70, que c’était le moyen de rééquilibrer l’Etat belge. C’est seulement devant le constat de l’échec du fédéralisme belge que nous sommes devenus définitivement convaincus que la Belgique n’avait plus de sens. Et qu’il fallait dès lors préparer une autre solution dans l’ordre et le calme, la réunion de la Wallonie et de Bruxelles avec la France. Je pense qu’à un moment donné, les partis francophones et les partis flamands constateront que la Belgique ne fonctionne plus. Donc, il faut agir avant que l’anarchie et le désordre ne s’emparent de la banlieue de Bruxelles et négocier un divorce à l’amiable.
Qui en serait le notaire ?
Il faut internationaliser la sortie de crise belge. Donc, il faut confier à l’Europe certaines fonctions. Par exemple, contrôler le caractère démocratique du referendum qu’il faut organiser dans les communes de la périphérie bruxelloise. Car il faut arriver une fois pour toutes à des frontières sûres et reconnues.
L’Europe serait-elle prête à accompagner notre divorce, sachant que cela pourrait ouvrir d’autres fronts sécessionnistes dans certains pays membres ?
Là où il y aurait une crainte de contagion, c’est la Catalogne. C ’est la principale région qui pourrait demander son indépendance. Cela dit, les Catalans n’ont pas besoin d’exemple flamand pour s’affirmer et surtout pour voir comment ils devraient faire.
Le fait d’avoir la capitale de l’Europe en Belgique est un atout pour nos régions…
Sans appui international et dans un cas de figure de désordre politique, Bruxelles risque de perdre son statut de capitale européenne. Il y a des candidats comme Bonn, Dresde, Prague ou Vienne. L’Europe ne supportera peut-être pas longtemps l’anarchie politique à Bruxelles. Nous avons intérêt à éviter cette situation et à trouver des alliés. Il faut précéder cela et prendre des contacts en temps utile avec l’Europe ainsi qu’avec Paris et Berlin pour trouver une solution acceptable et équilibrée et qui permette à Bruxelles de continuer à se développer comme siège des institutions européennes sans rompre son lien culturel et politique avec la Wallonie et avec la République française.
Que faites-vous de Bruxelles ?
Bruxelles serait donc une Région mais aussi une grande ville sur le modèle de Paris, Lyon, Marseille. Il est évident que l’actuel féodalisme communal bruxellois est catastrophique pour tout le monde. Si les Bruxellois le souhaitent, par voie démocratique et référendaire, Bruxelles pourrait devenir une grande région française comme la Wallonie. Pour la périphérie bruxelloise, il faudra également consulter les habitants des communes. Car je pense qu’il faudra assurer la continuité territoriale, c’est une question de vie ou de mort pour Bruxelles. Sinon, ce sera l’étranglement rapide.
La Flandre devrait-elle se choisir une nouvelle capitale ?
Oui, les Flamands de Bruxelles ont droit à toute notre considération et à à toutes les garanties mais les institutions politiques flamandes doivent déménager.
Pensez-vous que Wallons et Bruxellois seraient bien accueillis en France ?
Je vais citer Louis Michel dans une interview célèbre au "Figaro" en octobre 1996. Il y avait dit qu’en cas de séparation de la Belgique , il ne voulait pas de cul-de-sac wallon et qu’il préférait la France. Gol avait dit la même chose. Et Michel ajoutait qu’il avait des contacts avec Paris et ajoutait-il : "Croyez-moi, la France ne fera pas longtemps la fine bouche".
Et l’opinion publique ?
Deux sondages sérieux, du "Soir" et de " La Voix du Nord", et un autre sondage du "JDD" donnaient respectivement 59 et 54 % de Français favorables avec des pointes de plus de 60 % dans les départements limitrophes. Il y a donc une sorte d’ouverture naturelle et spontanée pour un peuple frère qui parle la même langue. Puis, il y a une série d’intellectuels qui sont en notre faveur. Attali, Luc Rozensweig, ancien correspondant du "Monde", Alexandre Adler qui a dit sur France-Culture qu’il n’est pas exclu que les Wallons votent pour la présidentielle en 2012 ! La classe politique, elle, a son devoir de réserve. Vous connaissez le vieux principe gaullien : non-ingérence mais aussi non-indifférence. Reste que la France porte une attention extrême à l’évolution des choses. Donc, on attend le constat de décès, question de décence. Enfin, il faudrait une demande officielle d’une autorité représentative, du Parlement de la Communauté française, par exemple, pour ouvrir des négociations.
Vos piètres résultats électoraux ne vous découragent-ils pas ?
Non, parce que les événements nous donneront de plus en plus raison. Je paraphrase Goethe : les grandes idées sont d’abord partagées par un petit nombre. Les minorités agissantes font l’Histoire En 1941, il n’y avait que 2 % de résistants au nazisme et avaient-ils tort ? Qui au printemps 89 pouvait imaginer la chute du Mur de Berlin ? Qui avait pu prévoir la séparation de velours tchécoslovaque ?
Comment les Wallons et les Bruxellois se prononceraient-ils ?
Par referendum. Et je suis sûr que les Wallons répondront positivement.
Que faites-vous de la famille royale ?
Le trône dépend du maintien de la Belgique et pas le contraire Si la Belgique s’évaporait, la monarchie s’évaporera aussi. Il y aura une retraite méritée pour Albert II et l’on trouvera des fonctions honorables pour les enfants. Il y a toute une série de missions qu’ils peuvent exercer au Comité olympique ou à la Croix rouge internationale
La vie publique française est quand même très différente de la nôtre…
Précisément, les Wallons et les Bruxellois ont besoin d’une révolution culturelle, politique et morale au sens de la morale publique. Nous sommes dans une phase de décadence de la démocratie en Wallonie. La démocratie est dévoyée. Il y a une assimilation entre les partis de pouvoir et l’Etat. L’homme le plus important, aujourd’hui, c’est le président du Parti socialiste : il exerce tous les pouvoirs. Il contrôle tout. Il y a en Wallonie un régime détestable parce qu’il tue la société civile dans son indépendance par rapport à la société politique. C’est le propre des régimes prétotalitaires. Il y a une culture de l’autorité publique qui s’est complètement effondrée en Wallonie. Il faut restaurer l’idée du bien public, de l’intérêt général, d’autorité. Il faut en revenir à la res publica, au sens antique du terme. Les socialistes sont au pouvoir depuis 22 ans. Ils ont participé à toutes les décisions, ils sont à tous les niveaux de pouvoir. Voyez le résultat ! Voyez dans quel état est la Wallonie. En France, vous, avez vu ce que Pierre Mauroy a fait de Lille, une véritable métropole. Jean-Pierre Borloo a sorti Valenciennes d’un marasme épouvantable. Comparez cela avec les situations de Charleroi ou de Mons
Vous avez honte d’être wallon ?
Non. C’est un grand peuple. Les Wallons ont des mérites et des talents. Mais j’ai honte de la classe politique wallonne.
Croyez-vous que vous mourrez “français” ?
Je suis en excellente forme. Mais je crois que les choses vont se passer beaucoup plus vite qu’on ne le croit.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
BRUXELLES : KIPKAP BLUES !
Il n’est pas indifférent de rapprocher ces deux points de vues qui se rejoignent paradoxalement dans l’analyse globale.
Le professeur flamand Herman Matthijs dénonce l’attitude geignarde des Bruxellois qui exigent toujours plus d’argent pour la capitale quand l’Etat fédéral est en situation financière difficile au coeur de la crise de l’’euro.
Il constate l’appauvrissement de Bruxelles provoqué par un taux de chômage trop élevé et le départ de plus en plus de ménages à double salaire vers la périphérie. Il déplore la gestion financière calamiteuse de la Cocof et de certaines communes. Il regarde l’autonomie communale des 19 baronnies comme un vestige féodal et dénonce, comme beaucoup, l’inefficacité de l’enseignement francophone à Bruxelles. Il plaide pour une mise sous tutelle fédérale des hôpitaux bruxellois. Surtout il accuse Actiris de ne rien faire de concret pour diriger les jeunes chômeurs bruxellois vers les zoning de Zaventem qui offrent du travail à des travailleurs parlant flamand.
Pour le rattachiste wallon Gendebien, « il faut agir avant que l’anarchie et le désordre ne s’emparent de la banlieue de Bruxelles et négocier un divorce à l’amiable. »
« Bruxelles risque de perdre son statut de capitale européenne. Il y a des candidats comme Bonn, Dresde, Prague ou Vienne. L’Europe ne supportera peut-être pas longtemps l’anarchie politique à Bruxelles. »
« Bruxelles serait certes une Région mais aussi une grande ville sur le modèle de Paris, Lyon, Marseille. Il est évident que l’actuel féodalisme communal bruxellois est catastrophique pour tout le monde ». « Je pense qu’il faudra assurer la continuité territoriale, c’est une question de vie ou de mort pour Bruxelles. Sinon, ce sera l’étranglement rapide. »
Et d’ajouter : « Attali, Luc Rozensweig, ancien correspondant du "Monde", Alexandre Adler qui a dit sur France-Culture qu’il n’est pas exclu que les Wallons votent pour la présidentielle en 2012. »(…)
"Les Wallons et les Bruxellois ont besoin d’une révolution culturelle, politique et morale au sens de la morale publique. Nous sommes dans une phase de décadence de la démocratie en Wallonie. L’homme le plus important de Wallonie, c’est le président du Parti socialiste : il exerce tous les pouvoirs. Il contrôle tout. En France, vous, avez vu ce que Pierre Mauroy a fait de Lille, une véritable métropole. Jean-Pierre Borloo a sorti Valenciennes d’un marasme épouvantable. Comparez cela avec les situations de Charleroi ou de Mons. J’ai honte de la classe politique wallonne. »
Un lecteur de la Libre commente avec infiniment de bon sens : « N’attendons pas le pire chaos pour nous battre ensemble pour un monde meilleur ! La Région Métropolitaine du Brabant renforcera le centre de gravité socio-économique du Pays pour lui assurer la pleine maîtrise de ses défis et accorder à ses citoyens le respect strict de leurs droits et intérêts, dans un cadre institutionnel bilingue, selon le principe d’égalité. Il convient de présenter cette alternative aux citoyens accablés par l’actuel blocage communautaire de la Belgique et déboussolés par l’aventurisme électoraliste de partis extrémistes »
On aimerait pouvoir voter pour des politiciens bruxellois francophones ou flamands qui défendraient une vision telle que celle-ci.
MG

mercredi 26 mai 2010

Is het wel verstandig dat ik iets over N-VA schrijf?

Open Vld, CD&V, ABVV: iedereen is tégen N-VA. Of nog: het gedachtegoed van Bart De Wever en de zijnen is dé inzet van de verkiezingen in Vlaanderen. Hoe kijkt het zuiden daar naar? Béatrice Delvaux is hoofdredactrice van de Brusselse krant Le Soir.

Zou u bereid zijn om plannen te maken voor de renovatie van uw huis als u wist dat uw partner u wil verlaten?
Is het wel verstandig dat een Franstalige haar mening geeft over de stellingnames van de N-VA, en de rol van zwart schaap die een front van Vlaamse partijen haar dit weekend heeft toebedeeld? Deze mening uit het zuiden van het land zou in deze bewogen tijden misschien nog meer Vlaamse kiezers in de armen van Bart De Wever kunnen drijven. Want als wij het goed begrijpen, danken Bart, Siegfried en co. hun succes niet alleen aan het ongenoegen over de traditionele federale politiek maar ook aan de simplistische redenering "het is de schuld van de Franstaligen dat dit land niet werkt".

Sinds dit weekend, we moeten het toegeven, voelen de Franstaligen zich wat minder alleen in hun analyse van de plannen van Bart De Wever. Ja, de N-VA is een separatistische partij, ja, ze wil het einde van het land. Al het gepraat over confederalisme is slechts camouflage, een zoethoudertje voor wie België niet - of nog niet - wil zien verdwijnen. Drie jaar geleden waren wij de enigen die dat zeiden. Vandaag is iedereen het met ons eens. Zo is het eenvoudiger.

Totale vertrouwensbreuk
"Mogen we eindelijk weten wat de N-VA precies wil? Een hervorming of het einde van het land?", vroeg Marianne Thyssen dit weekend, waarmee de CD&V zich opeens ontpopte tot de grootste kampioen en woordvoerder van de Franstalige belangen in de verkiezingen en de toekomstige institutionele onderhandelingen. Alexander De Croo, de voorzitter van Open Vld, bleef niet achter en verklaarde dat hij voor confederalisme was maar niet voor het einde van het land.

Siegfried Bracke zei het dit weekend duidelijk in De Morgen: Vlaanderen moet een staat in Europa worden. Dat er in de overgangsfase nog een beetje België nodig zal zijn, wordt als een noodzakelijk maar heel, heel tijdelijk kwaad beschouwd. Deze partij, haar leiders en haar leden hebben natuurlijk het volste recht om hun doel na te streven. Maar ze moeten dan wel begrijpen en erkennen dat zij een totale vertrouwensbreuk bij de Franstaligen uitlokken. Onderhandelen over een aanpassing van een relatie waarin beide partijen willen investeren, is iets heel anders dan onderhandelen over een aanpassing van een relatie die een van beide partners hoe dan ook wil verbreken. Zou u bereid zijn om plannen te maken voor de renovatie van uw huis als u wist dat uw man of vrouw of partner u wil verlaten? Dat verandert niet alleen het idee maar ook de modaliteiten van het project.

Aan tafel gaan zitten om over het confederalisme van De Wever te onderhandelen - zonder sociale zekerheid, zonder ambities of een rol voor Brussel en met het leger als enige gemeenschappelijke horizon (!?!) is geen aanlokkelijk idee.

"Wij willen geen chaos, geen revolutie, geen burgeroorlog. Wij zullen geen mars op Brussel houden", zei Bart De Wever dit weekend, om de Franstaligen gerust te stellen. Tja, als je het zo bekijkt, hoeven wij ons echt nergens zorgen over te maken...

Samengevat: in dit stadium is er weinig reden tot optimisme over de onderhandelingen na de verkiezingen. Want terwijl de Franstalige partijen zich bereid verklaren om over een grote staatshervorming te praten, legt de N-VA, de partij die misschien in Vlaanderen de verkiezingen zal winnen, de lat onbereikbaar hoog door alleen een hervorming te willen die de ontmanteling van het land voorbereidt.

De stellingname van de andere Vlaamse partijen dit weekend is voor het zuiden van het land bemoedigend en zorgwekkend tegelijk. Bemoedigend omdat de partijen blok vormen tegen de separatistische ambities van de N-VA en zich dus verantwoordelijke gesprekspartners tonen. Zorgwekkend omdat "allen tegen één" zelden lonend is in de verkiezingsstrijd. Het is een strategie die De Wever de overwinning kan bezorgen door hem in een slachtofferrol te plaatsen.

Een laatste woord van troost van De Wever? "Je kunt niet met een steriele strategie naar de kiezer gaan en weigeren om iets te doen en te onderhandelen". Hij heeft het zelf gezegd. Onthoud het op 14 juni, voor het geval dat...

lundi 24 mai 2010

De Wever : "Le fédéralisme est un euphémisme"

Pour Bart De Wever, le fédéralisme ne fonctionne plus. La Belgique doit passer au confédéralisme. Les deux Communautés doivent signer un Traité disant ce qu’elles font encore ensemble. La Sécu est scindée.

Entretien
Bart De Wever, le président de la N-VA , livre, en exclusivité pour " La Libre ", son analyse de la situation politique à trois semaines des élections législatives.
Quel est votre objectif pour ce scrutin du 13 juin?
Il est très clair: le fédéralisme ne marche plus. Notre projet est clairement confédéraliste. La démocratie belge est scindée, on doit aller vers le confédéralisme, c’est à dire qu’on doit aller vers deux entités autonomes qui signent entre elles un Traité disant ce qu’elles font encore ensemble.
Deux “entités autonomes”, donc deux pays différents?
On doit inverser la logique actuelle. Quand on n’est pas d’accord en Belgique, tout reste unitaire. Il faut que cela soit l’inverse. Le fédéralisme, ce n’est qu’un euphémisme pour un pays qui est en train d’éclater lentement. Le confédéralisme, c’est se mettre d’accord pour dire: ce que nous n’arrivons plus à gérer ensemble, on le fait chacun de notre côté. On voit bien que chacune de nos deux démocraties est en train de se replier et que le critère de décision est devenu le paramètre francophone et le paramètre flamand. Il est devenu impossible de gérer ces deux démocraties.
Pour être transparent: vous voulez scinder le pays si vous en avez la possibilité?
Scinder le pays, c’est un grand mot. Il faut un Traité entre deux entités autonomes. Ma vision est celle-ci : les entités sont souveraines et on doit garder une certaine solidarité. Et pour nous, la scission de la sécurité sociale est absolument nécessaire si on veut conserver une solidarité. Aujourd’hui, la sécu ne garantit plus rien, ce sont des transferts d’argent qui n’aident pas la Wallonie à se redresser, c’est juste le contraire. Ils maintiennent la situation telle quelle...
Scinder la sécurité sociale? Vous n’aurez jamais un franccophone pour négocier cela...
Quand un responsable politique reçoit de l’argent d’électeurs qui ne votent pas pour lui et peut le donner à ses propres électeurs, on en arrive à une culture de déresponsabilisation. Ce n’est même pas un reproche, c’est un constat, une évidence. Les transferts fonctionnent comme une drogue: cela garde le patient dans un état comateux - notamment dans les régions de Wallonie comme le Hainaut, le Borinage où le PS est très fort. C’est très facile de continuer une gestion généreuse quand on ne doit pas payer la facture, il faut changer cela. Comme la Slovaquie a changé après la séparation de la Tchécoslovaquie et a beaucoup progressé.
Et qu’est-ce que vous maintenez comme “solidarité” entre les deux “entités autonomes” flamande et francophone?
On a besoin d’un traité de convergence économique, on finance la confédération pour certaines tâches. On fait cela dans la transparence, l’objectivité et la responsabilité. Ce n’est plus possible de continuer comme cela. On paye des impôts comme en Scandinavie et nous avons une dette comme le Sud de l’Europe ! C’est l’inefficacité totale des structures de ce pays. Il ne faut pas scinder l’armée. On doit aussi garder certaines institutions confédérales mais le reste doit être transféré vers les Régions. Je vous dis, on est en train de jouer avec la prospérité des gens du Sud comme du Nord du pays : si on ne débloque pas la situation, en 2014, nous serons dans la même situation que la Grèce et il nous faudra l’aide du FMI et de la Commission européenne!
Dans la confédération entre Flandre et Wallonie, que faites-vous de Bruxelles?
Bruxelles doit être cogérée et disposer des compétences d’une ville, pas d’un pays. Aujourd’hui Bruxelles est trop financée et les compétences ne sont pas efficaces : il y a une compétence pour l’Agriculture ! Imaginez-vous cela ? C’est dingue.
Donc, les Bruxelleois devront choisir entre Flamands ou francophones?
Oui, pour les compétences des Communautés.
La N-VA parle aujourd’hui plus volontiers de confédéralisme que de séparatisme: vous avancez masqué avant les élections?
On sait bien qu’on est en train de nous diaboliser car on est très haut dans les sondages. Nos adversaires nous dépeignent comme ceux qui vont apporter le chaos, la révolution et la guerre civile, or ce n’est pas du tout cela. On n’a jamais plaidé pour une révolution mais pour une évolution, nous n’allons pas marcher sur Bruxelles. Les seuls qui revendiquent le territoire des autres ce sont les francophones! Qu’on arrête de nous caricaturer. On est cohérent et logique: le confédéralisme est une étape.
On annonce un tabac de votre parti le 13 juin. Qu’allez-vous faire si cette victoire se confirme et vous place comme force politique incontournable?
On doit encore voir si cette tendance se confirmera le 13 juin. Les francophones peuvent m’accuser de beaucoup de choses mais pas de ne pas être clair. Je dis ce que je veux mettre sur la table si j’ai l’opportunité de négocier. C’est à eux de décider s’ils veulent continuer à bloquer tout. C’est l’establishment francophone - notamment à Bruxelles - qui a détruit ce pays. Ils n’ont jamais compris qu’une majorité non-francophone devait subir le diktat d’une minorité. Et cela continue aujourd’hui : quand je vois que Joëlle Milquet propose cette devise : "L’union fait la force", mais est-ce qu’elle est folle ou quoi ? Une femme qui pendant trois ans de mariage dit : "non". Et puis elle vient nous dire que le mariage c’est le secret du bonheur ?! La Belgique de Milquet, c’est une projection francophone. Par exemple, si elle nous dit que la politique d’immigration du CDH, c’est bon pour tout le monde, on répond: non, c’est bon pour Milquet. Pour les Flamands, c’est un désastre. Mais elle balaye nos critiques en disant que nous sommes de droite ou que nous sommes stupides.
L’Open VLD demande la conclusion d’un accord communautaire avant de négocier la formation d’un gouvernement fédéral. Etes-vous d’accord?
Oui. On ne peut plus continuer ces négociations perpétuelles à Val-Duchesse. Tout le monde dit cela. Même Groen! Les seuls qui disent le contraire, c’est le CD&V. Rik Torfs l’a dit clairement : fini le calendrier communautaire, on va former un gouvernement et on va discuter. Le noble art de la conversation... Nous, notre stratégie, c’est celle que Herman Van Rompuy avait élaborée en 2005: les Flamands doivent refuser de former un gouvernement fédéral sans avoir de réformes coperniciennes.
Mais il a fait le contraire!
Non. Son parti a fait le contraire, et c’est pour cela qu’ils connaissent l’échec. Il faut arrêter de poursuivre comme cela. Si les Flamands arrivent en présentant un candidat Premier ministre, ça n’ira pas.
Vous n’êtes donc pas candidat Premier ministre?
Je peux rassurer totalement vos lecteurs : je ne suis absolument pas intéressé par cette fonction même si la N-VA fait un résultat formidable.
Vous laissez donc cette place à un francophone...
Oui. A condition qu’on accepte cette réforme copernicienne. Je suis intéressé par la création de structures nouvelles, pas par le poste de Premier ministre. Un Premier ministre francophone, pourquoi pas ? Je ne suis pas contre...
Elio Di Rupo?
Je le soupçonne d’être trop intelligent pour cela : il est déjà Premier ministre depuis dix ans...
Vous caricaturez!
Non, je suis réaliste: on a plus de pouvoir quand est président du Parti socialiste que si on est au "16" en train de discuter pour faire avancer cette conférence diplomatique perpétuelle qu’est devenue la Belgique.
Si la N-VA devient le premier parti du pays, vous serez amené à prendre la responsabilité d’une négociation. Envisagez-vous d’être formateur?
Je ne vais pas commencer à négocier dans la presse, c’est une erreur de stratégie et un hobby des Flamands. Ce n’est pas le mien.
Mais êtes-vous prêt à prendre des responsabilités de formateur?
C’est hypothétique. Mais en terme général : est-ce que la N-VA est prête à négocier un accord ? Je réponds oui. On ne peut pas se présenter devant l’électeur avec une stratégie stérile, et refuser de bouger et de négocier; c’est le Vlaams Belang qui fait cela, nous sommes pour l’évolution et la transformation du pays.
Si le Roi vous appelle, donc, vous négocierez?
Nous ne sommes pas dans une stratégie stérile, nous savons faire des concessions, nous sommes constructifs. C’est un paradoxe mais on l’accepte : on est obligé de procéder par étape pour avancer et on avance en participant si le jeu en vaut la peine. Mais au plus on attend au plus les concessions seront difficiles. En 2014, ce sera encore beaucoup plus difficile qu’aujourd’hui. Mais on ne va jamais intégrer un gouvernement ou participer à quoi que ce soit pour des postes ministériels. Ça ne nous intéresse pas du tout.
Avez-vous été étonné que l’Open VLD d’Alexander De Croo mette son ultimatum sur BHV à exécution?
Non, j’avais lu ce qu’avait écrit Alexander De Croo avant d’être élu président. Il en avait marre de ce gouvernement et de sa politique désastreuse. Dès qu’il a été élu président de parti, il a cherché le premier prétexte pour quitter le gouvernement. On verra si ce coup de poker est payant le 13 juin...
En même temps, il vous coupe l’herbe sous le pied au niveau du communautaire...
Oui, c’est vrai. Mais on va voir le résultat de sa stratégie le 13 juin. Les gens qui votent VLD, ce sont les classes moyennes et les indépendants, or le VLD n’a rien à leur présenter comme bilan. Ils n’ont pas de crédibilité. Je pense que lui personnellement s’est fait un nom et a gagné beaucoup de crédibilité. Mais pas son parti.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
QUI A PEUR DU GRAND MECHANT LOUP ?
«Le fédéralisme ne fonctionne plus » Bel euphémisme en effet de la part de celui que Yves Desmedt (De Morgen) appelle joliment : le « Churchill du mouvement flamand ».
Que dit-il exactement ? Essayons de « comprendre » ce qu’il veut et demandons-nous ce que les Francophones pourront lui opposer qui soit susceptible de l’intéresser. Bel exercice de dialogue inter culturel !
« La Belgique », dit-il, « doit passer au confédéralisme. Les deux Communautés doivent signer un Traité disant ce qu’elles font encore ensemble. « La Sécu doit être scindée. »
Et voilà le tabou des tabous brisé, anéanti d’une phrase assassine. Onbespreekbaar ?
Rien n’est onbespreekbaar depuis « Walen buiten « » qui fut magistralement transformé par la Wallonie en Louvain La Neuve. Un coup de génie et une promesse d’avenir pour la Wallonie qui doucement se régénère quand la Flandre grisonne et s’empâte comme de Wever. Qu’on s’en souvienne, savoir faire d’un moins un plus ! La création de la Région de Bruxelles capitale fut un second trait de génie francophone !
« La démocratie belge est scindée, on doit aller vers le confédéralisme : deux entités autonomes qui signent entre elles un Traité disant ce qu’elles font encore ensemble. ». On croirait entendre Reynders, « les Flamands et les Wallons doivent se demander maintenant ce qu’ils veulent encore vivre ensemble ! »
« Inverser la logique actuelle ». dit De Wever « Le fédéralisme, ce n’est qu’un euphémisme pour un pays qui est en train d’éclater lentement. Le confédéralisme, c’est se mettre d’accord pour dire: ce que nous n’arrivons plus à gérer ensemble, on le fait chacun de notre côté. On voit bien que chacune de nos deux démocraties est en train de se replier. « Il est devenu impossible de gérer ces deux démocraties. »
Difficile de démentir ceci en toute bonne foi.
Velléités d’indépendance du churchillien nouveau ?
« Scinder le pays, c’est un grand mot. Ma vision est celle-ci : les entités sont souveraines et on doit garder une certaine solidarité. Et pour nous, la scission de la sécurité sociale est absolument nécessaire si on veut conserver une solidarité. Aujourd’hui, la sécu ne garantit plus rien, ce sont des transferts d’argent qui n’aident pas la Wallonie à se redresser, c’est juste le contraire. Ils maintiennent la situation telle quelle »
Très mauvaise nouvelle pour le PS de Elio di Rupo ! « Quand un responsable politique reçoit de l’argent d’électeurs qui ne votent pas pour lui et peut le donner à ses propres électeurs, on en arrive à une culture de déresponsabilisation. »
« Les transferts fonctionnent comme une drogue: cela garde le patient dans un état comateux - notamment dans les régions de Wallonie comme le Hainaut, le Borinage où le PS est très fort. »
Quid de la “solidarité” entre les deux “entités autonomes” flamande et francophone?
« On fait cela dans la transparence, l’objectivité et la responsabilité. »
« On doit aussi garder certaines institutions confédérales mais le reste doit être transféré vers les Régions ». « Nous serons dans la même situation que la Grèce et il nous faudra l’aide du FMI et de la Commission européenne! »
Que faites-vous de Bruxelles? Attention, ici cela devient franchement imbuvable !
« Bruxelles doit être cogérée et disposer des compétences d’une ville, pas d’un pays. Aujourd’hui Bruxelles est trop financée et les compétences ne sont pas efficaces » Tiens Pascal Smet dit la même chose (sauf pour le financement).
Elio premier ministre? Il aurait tort d’accepter dit De Wever, lui qui est tout puissant en Wallonie. Spitaels son prédécesseur aimait se faire appeler dieu ! Heureux comme dieu ou Elio en Wallonie.
« Oui. A condition qu’on accepte cette réforme copernicienne. «
« Un Premier ministre francophone, pourquoi pas ? Je ne suis pas contre... »(…)
Est-ce que la N-VA est prête à négocier un accord ? Il répond oui. « On ne peut pas se présenter devant l’électeur avec une stratégie stérile, et refuser de bouger et de négocier; c’est le Vlaams Belang qui fait cela, nous sommes pour l’évolution et la transformation du pays. »
On croirait entendre Hugo Schiltz ce Volksunie visionnaire qui a failli réussir les accords d’Egmont.

Pendant que La Libre interviewait De Wever, De Standaard faisait de même avec Maingain. Commentaire du rédac chef : Het interview met FDF-kopstuk Olivier Maingain biedt daarvoor alle gelegenheid. Hij verpakt zijn eisen nog eens als de redelijkheid en de logica zelve, zonder een begin van empathie voor het Vlaamse standpunt.
Maar ook uit de ergste brok politieke ergernis – Maingain – kunnen nuancering en inspiratie geput worden.

De afgelopen drie jaren hebben geleerd dat deze staat eenzijdig hervormen of BHV eenzijdig splitsen, gewoon niet kan. Men kan dit betreuren, maar zo is het. Wie wil hervormen, moet dus onderhandelen. En wie dat succesvol wil doen, moet precies de eigen macht en de macht van de ander kunnen inschatten, én moet precies weten wat hijzelf zeker wil en zeker niet wil, en wat de ander zeker wil en niet wil.

De intelligente vraag is vervolgens: wat kan ik de ander bieden dat hem interesseert en dat voor mij aanvaardbaar of ook interessant is?
Résumons le point de vue du rédac chef: Maingain n’aurait pas une once d’empathie pour le point de vue flamand.
Scinder BHV sans autre forme de procès : impossible. Pour réformer il faut d’abord négocier. Pour négocier, il faut d’abord dialoguer en sondant le poids de l’adversaire et sans sous estimer ses propres forces.
Donc la question fondamentale sera : « que puis-je proposer à l’autre qui soit susceptible de l’intéresser ».
Il semble bien, pour avoir bien suivi leurs prestations à la télé que Di Rupo et Reynders aient parfaitement compris cela.
Qu’il le veuille ou non, après les élections qui le porteront aux nues, Olivier Maingain devra manger son chapeau.
Reynders a compris cela et Di Rupo aussi.
MG