samedi 31 juillet 2010

MR, PS, N-VA. Le gros coup de gueule de Daniel Ducarme

Daniel Ducarme, ex-président fondateur du MR. © Belga

Ex-président fondateur du MR, Daniel Ducarme rompt le silence. Coup de gueule à l'adresse de son parti meurtri, mais coup de chapeau au FDF. Coup de cour à une Belgique française. Et gros coup de boule au PS, prêt à sacrifier la nation francophone en s'engageant dans la « collaboration » avec la N-VA .

Son état de santé l'a écarté de l'arène politique. Et l'a contraint à renoncer à se présenter au dernier scrutin. Mais l'homme ne lâche nullement prise. La voix chaude et profonde du tribun est toujours bien assurée quand il s'agit de manier une langue qui refuse d'être de bois. « A force de dire des choses politiquement correctes, on finit par ne plus rien dire. Ou par dire ce qui n'est plus audible. » Quand Daniel Ducarme donne de la voix, c'est pour mettre les pieds dans le plat.

Le Vif/L'Express : Un parti ouvertement séparatiste, la N-VA , première formation politique de Flandre, première force parlementaire à la Chambre. Depuis le scrutin du 13 juin, l'impensable est devenu réalité ?
Daniel Ducarme : Je n'en suis pas étonné. La Flandre connaît une lame de fond historique, qui va au-delà de ce que la majorité des gens pensent, à savoir : que la volonté d'indépendance de la Flandre ne serait que le fait d'une minorité. Cette lame de fond s'affirme, n'a aucun complexe et est à présent reconnue par les plus hautes autorités de l'Etat : le roi n'a pu que désigner informateur Bart De Wever, chef de file de la N-VA.

Le pays est donc en danger ?
On a dépassé ce stade. Le cadre belge n'existe plus. Le mouvement est irréversible. Voyons les faits. Lors de l'installation de la Chambre , le chef de groupe N-VA Jan Jambon monte à la tribune pour contester l'élection à Bruxelles-Hal-Vilvorde et répéter la volonté de scinder BHV : aucune réaction de rejet sur les bancs francophones. Dans son allocution lors de la fête de la Communauté flamande, le 11 juillet, le président du parlement flamand, le N-VA Jan Peumans, nie l'existence de Bruxelles et invite les Wallons à mener une opération à deux avec la Flandre : le ministre-président de la Région wallonne, Rudy Demotte (PS), prend acte.

Gouverner avec la N-VA à bord, ce sera forcément une alliance contre nature pour les francophones ?
Je vois une espèce d'agenda commun aux nationalistes flamands et aux socialistes wallons. Autour d'un point d'analyse qui se conforte au fil des semaines : l'approfondissement des pouvoirs aux Régions. Je crains que ce ne soit une collaboration, et je pèse le mot, une entreprise de destruction larvée du pays.

Collaboration, le mot est lourd de sens...
Je l'emploie à dessein. Quand j'entends que la question de l'amnistie pourrait être confiée à un groupe de travail au sein du Parlement, je me dis que l'on part vers une phase de délitement complet. Toutes les boîtes de Pandore semblent s'ouvrir les unes après les autres. Et c'est la préparation du destin francophone qui pourrait en être la grande victime.

Vous prêtez de bien mauvaises intentions au PS ?
Je crains que, pour participer au gouvernement, pour l'appât de la toge de Premier ministre, les socialistes wallons soient prêts à abandonner la préparation de l'avenir de la Belgique francophone ou française. Ils se disent : prenons ce qui est à prendre comme pouvoir pour la Région wallonne. Les Bruxellois deviennent les petits poucets du socialisme francophone. Et les premiers abandons risquent de se faire sur Bruxelles : que fera-t-on de la Région bruxelloise ? Des trois bourgmestres non nommés de la périphérie ?

Gouverner avec la N-VA , un jeu de dupes pour les francophones ?
Question clé : sera-t-il possible d'avoir un état d'esprit et des résultats de résistance francophone, tout en collaborant avec la N-VA ? J'en doute.

Le MR ne doit-il pas jouer dans cette pièce ?
Non. Parce qu'il ne sera pas possible d'être politiquement cohérent, si on n'est pas à la fois le législateur qui va voter au fédéral la réforme de l'Etat, et le réceptacle de sa mise en £uvre au niveau des Régions et Communautés [NDLR : le MR est dans l'opposition à ces niveaux de pouvoir]. Et puis nous, MR, nous ne pourrions pas mener une résistance molle face à la N-VA. Le PS, c'est la Wallonie : il peut se sentir à l'aise pour jouer avec la N-VA , qui est la Flandre. Le MR, c'est la Communauté Wallonie-Bruxelles , c'est la périphérie : et cette équation-là n'est pas celle de la N-VA.

Où est le front francophone dans tout cela ?
Un mythe. Il n'y a rien de plus persistant que la mythologie...

Si la Belgique se meurt, vive la Belgique française qui vous est chère ?
Je dis : si les Flamands veulent nous larguer, dotons-nous d'une Belgique française. Par deux voies possibles : autonome, ou associée à la France. Nous ne serons pas français. Mais belges français.

Comment en délimiter les contours ?
Par la volonté politique forte de demander à Bruxelles et aux communes de la périphérie bruxelloise de choisir leur camp, par la voie du référendum. Mais cette volonté politique fait défaut aux socialistes bruxellois. Par calcul électoral, ils se disent qu'ils n'ont rien à aller chercher du côté des francophones de la périphérie. C'est aussi cynique que cela.

En quoi cette Belgique française pourrait-elle enchanter la République française ?
Les Français sont extrêmement attentifs à ce qui se passe, mais ils ont raison de ne pas s'en mêler. Le tissu socio-économique commun est là : l'acier, la banque, la grande distribution. A quoi s'ajoute le niveau culturel. La France a un devoir de francité. Et Bruxelles est la capitale de l'Europe.

Elle le restera dans une Belgique française ?
Sans problèmes. La vraie question du maintien des institutions européennes à Bruxelles, c'est la politique d'accueil qui y est menée.

Bonne chance pour convaincre la Flandre de lâcher Bruxelles, sa capitale...
Nous ne demandons pas à la Flandre d'abandonner Bruxelles, mais de ne pas la capturer. Que les Flamands de Flandre fichent un peu la paix aux Flamands de Bruxelles avec lesquels on peut très bien conduire les affaires bruxelloises ! Je remarque simplement qu'au soir des élections du 13 juin, c'est à Anvers que certains, dans le nord du pays, ont voulu fêter la victoire. Mais ne réfléchissons pas trop pour les Flamands.

Le MR serait-il prêt à vous emboîter le pas sur cette voie ?
Le MR partagera certaines de ces idées quand il se sera remis en ordre de marche.

Il semble en être bien loin... la situation du MR est-elle grave ou désespérée ?
Elle est très triste. En deux scrutins, nous avons reperdu les six députés que nous avions gagnés aux élections fédérales de 2003.

Comment le ciel a-t-il pu à ce point vous tomber sur la tête ?
Nous avons payé le fait de ne pas avoir imprimé notre marque dans un gouvernement de paralysie. On n'a pas vu notre jeu, on n'a pas assez vu notre maillot. Terminer la législature en retrouvant la Belgique à la deuxième place, derrière l'Italie, au palmarès européen des charges sur le travail : cela dit tout.

Didier Reynders, vice-Premier et ministre des Finances, n'a pu faire le poids ?
Il a joué de malchance. Sauver le système bancaire et l'épargne, c'est peu flambard. Et pas nécessairement populaire.

Comment le MR doit-il retrouver un nouveau souffle ?
Les francophones ont besoin d'une formation politique de droite et de centre-droit. Qui fonde son action sur le travail, l'épargne, la propriété. Là, nous sommes très différents des socialistes. Il faut en revenir aux fondamentaux, au retour aux sources du MR, en refaisant une politique qui intéresse les classes moyennes : de l'ouvrier à l'indépendant, en passant par le fonctionnaire. Il faut aussi mener le combat pour une société laïque. Et cesser de s'occuper des autres partis : imprimons notre marque en travaillant sur nous-mêmes.

Encore faut-il que le MR cesse d'être une pétaudière.
Effectivement. Il ne faudrait pas que le MR devienne l'équipe de France de foot.

C'est l'entraîneur, le président Didier Reynders, qui prend tous les coups. C'est mérité ?
Quand on gagne, c'est tout le monde. Quand on perd, c'est un homme seul. Intenter un procès à Didier Reynders ? Il faut que ça s'arrête. C'est très gamin, finalement. Les courses à l'échafaud ne sont jamais bonnes.

Dans les vestiaires, les esprits s'échauffent. Entre Olivier Maingain, le président du FDF, et le MCC Gérard Deprez, on ne s'échange pas que des amabilités. Simple manifestation de stress post-électoral ?
Non, et cela m'inquiète. Mais cela tient au fait que le MR est une création spéciale. Dans le paysage politique belge, on est habitué
à faire partie d'un parti, du berceau au cercueil. On peut se taper sur le chou, mais en restant dans la ligne. Au MR, ce n'est pas le cas. Il n'y a pas un atavisme naturel à
être MR. Nous avons donc, plus que les autres, à vivre et à faire de la politique beaucoup plus ensemble, à nous parler et à nous voir plus fréquemment.

Faire parler d'une seule voix pour éviter la cacophonie, n'est-ce pas la solution ?
Si certains veulent revenir à une formation monolithique à l'ancienne, je leur promets bien du plaisir en termes de résultats électoraux. Ce sera le retour à la case départ.

Que le FDF prenne tellement ses aises, cela ne vous gêne pas ?
Je suis président-fondateur du MR, et en termes institutionnels, je suis FDF ! Sur le fond, cette liberté de parole francophone, c'est l'humus qui fonde notre attachement à la Communauté Wallonie-Bruxelles. Et tactiquement, le FDF n'est plus un feu de paille. La première base politique forte à Bruxelles, c'est le FDF, à travers ses municipalités.

Ça doit faire mal aux oreilles des libéraux bruxellois...
Je leur dis : bougez, bossez. Affirmez-vous. En politique, on ne gagne jamais contre quelque chose. Olivier Maingain est quelqu'un de très fort, de très bien pour Bruxelles.

Et pour la Wallonie aussi ? Le FDF y annonce son implantation, de façon d'ailleurs fort cavalière...
Cela fait très désordre. Mais il ne faut pas dramatiser : le FDF, combien de divisions ? Je crois avoir la formule, mes petites clés pour gérer cela. J'offrirai une partie de ma boîte à outils au prochain président. J'ai déjà une certitude quant à la personne. Mais je n'en dirai pas plus [rires].

Le plus tôt sera le mieux ?
Oui. Il faut redémarrer vite. Déclencher l'opération électorale à la présidence du MR dès la fin août, début septembre. Indépendamment de l'agenda de la formation du gouvernement.

Avec plusieurs candidats en lice ?
Il ne faut pas essayer de trouver des synthèses pour le plaisir. Que l'élection soit claire, que les candidats aillent au feu. Une nouvelle génération, entre 30 et 45 ans, est à même de prendre la relève, de reconstituer une dream team extraordinaire. Sans pour autant abattre les vieux chevaux : il faut les laisser en prairie pour qu'ils aillent parler à l'oreille des jeunes.

Là, vous préparez la reconversion des belles-mères en puissance ?
Il n'y en a pas au MR. Pas plus qu'il n'y a de légitimistes ou de putschistes. Dire que Louis Michel en est un, c'est vraiment mal le connaître...
(Pierre HAVAUX)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE POIDS DES MOTS
Daniel Ducarme n’est pas sans défaut mais il a le grand mérite de parler vrai quand ses collègues noient volontiers le poisson. Il n’h’ésite pas à tirer à boulets rouges sur sa cible favorite le PS de Elio qu’il accuse de « sacrifier la nation francophone en s'engageant dans la « collaboration » avec la N-VA »
Seul un homme libre ose affirmer cela haut et clair, comme il le fait et non sans panache. Libre, il le fut toujours et l’est aujourd’hui plus que jamais.
.Et d’ajouter sans vergogne : «La Flandre connaît une lame de fond historique, qui va au-delà de ce que la majorité des gens pensent, à savoir : que la volonté d'indépendance de la Flandre ne serait que le fait d'une minorité. ». Et d’aller encore un cran plus loin en proclamant ouvertement : « Le cadre belge n'existe plus. Le mouvement est irréversible. » «L'approfondissement des pouvoirs aux Régions ? Je crains que ce ne soit une collaboration, et je pèse le mot, une entreprise de destruction larvée du pays.» «On part vers une phase de délitement complet. »
Surtout Danièle Ducarme met le doigt sur l’essentiel : le destin de Bruxelles qui, nous l’affirmons depuis le début sera la monnaie d’échange du jeu de dupes qui se prépare dans la coulisse.
«Et les premiers abandons risquent de se faire sur Bruxelles : que fera-t-on de la Région bruxelloise ?
«Sera-t-il possible d'avoir un état d'esprit et des résultats de résistance francophone, tout en collaborant avec la N-VA ? J'en doute. »
Quant au MR, il a besoin, selon Ducarme, d’un remède de cheval.
« Les francophones ont besoin d'une formation politique de droite et de centre-droit. Qui fonde son action sur le travail, l'épargne, la propriété. Là, nous sommes très différents des socialistes. Il faut en revenir aux fondamentaux, au retour aux sources du MR, en refaisant une politique qui intéresse les classes moyennes : de l'ouvrier à l'indépendant, en passant par le fonctionnaire. Il faut aussi mener le combat pour une société laïque. »
Ajoutons que le MR a grand tort de faire peu de cas de la grande masse des commerçants bruxellois d’origine immigrée qui sont autant de petits entrepreneurs libéraux créant leur propre emploi et celui de nombreux membres de leurs familles.
De cela pas un mot, dommage.
MG

Di Rupo tente de concilier l'inconciliable

Le préformateur Elio Di Rupo a confié vendredi devant la presse qu'il essayait de concilier l'inconciliable, entre des partis flamands qui revendiquent le confédéralisme voire l'indépendance de la Flandre et des partis francophones attachés à une Belgique fédérale. La tâche est titanesque, a-t-il ajouté. Selon lui, il existe des éléments d'un accord mais, selon la formule consacrée, tant qu'il n'y a pas d'accord sur tout, il n'y a d'accord sur rien.
Dans le contexte politique et communautaire actuel, les partis francophones sont prêts à s'engager dans une grande réforme à condition qu'elle soit équilibrée, a-t-il précisé.
M. Di Rupo s'est également montré ouvert à l'égard de la "révolution copernicienne" soutenue en Flandre et du déplacement du centre de gravité institutionnel qu'elle implique.
"Vu les résultats électoraux en Flandre, nous savons que le centre de gravité de la Belgique se déplacera du fédéral vers les entités fédérées. Mon souhait est que cela puisse se passer d'une manière qui va stabiliser le pays au bénéfice de la grande majorité des Belges. A titre personnel, j'estime que notre pays doit rester une valeur ajoutée pour l'ensemble de la population. J'estime aussi que nous devons préserver l'essentiel: la solidarité interpersonnelle et la stabilité de notre pays", a-t-il dit.
Depuis le 8 juillet, date à laquelle le Roi l'a chargé de sa mission de préformation, M. Di Rupo a rencontré les responsables des principaux partis politiques, parfois seul et souvent avec le président de la N-VA et ex-informateur, Bart De Wever. Il a ensuite choisi de travailler selon une double voie: le socio-économique d'un côté et l'institutionnel de l'autre.
Pour le second volet, il réuni sept partis, qu'il n'a pas nommés vendredi même s'ils sont connus (PS, N-VA, CD&V, cdH, sp.a, Ecolo et Groen!), qui réunissaient une majorité des deux tiers. Il a veillé à élargir les convergences qui existaient entre eux. A l'entendre, "cet objectif est largement rencontré". "Cela veut-il dire que tous les problèmes sont résolus? Non", a-t-il précisé.Les travaux ont donné lieu à un "choc des idées". Presque tous les domaines relevant de l'Etat fédéral ont été abordés: de BHV et la Région bruxelloise aux soins de santé en passant par les allocations familiales, l'emploi, l'énergie, la justice ou le Sénat.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
VOUS AVEZ DIT TITANESQUE ?
Surprenant que le préformateur Di Rupo trouve que le travail à accomplir soit soudain devenu « titanesque ». Ce même travail n'était regardé que comme une simple tâche de routine à accomplir par Yves Leterme, lorsque celui-ci était à la manoeuvre.
On se souvient que les francophones ont tout fait pour lui rendre la tâche impossible.
Un lecteur commente avec beaucoup d’à propos :
« Le communautaire cache un affaire de gros sous. Le cœur du problème est que la région wallonne est exsangue et a besoin du soutien financier flamand. La loi de financement distribue l'argent sans obligation de résultat. Ce soutien est remis fondamentalement en question depuis le 13 juin par toute la Flandre , une première. L'acharnement thérapeutique francophone pour sauver BHV n'arrange rien. Les francophones de la périphérie veulent le beurre et l'argent du beurre. Tout a une fin. »

Le président du PS devra choisir entre l'intérêt du pays ou l'intérêt wallon.
Dilemme cornélien pour le titan Di Rupo.

vendredi 30 juillet 2010

Aires d'accueil des gens du voyage : pourquoi la loi n'est pas respectée

AFP/ANNE-CHRISTINE POUJOULAT

Une aire d'accueil pour gens du voyage à Agde, le 23 juillet 2010.
Depuis la loi Besson du 5 juillet 2000, chaque commune de plus de 5 000 habitants est tenue d'aménager une aire d'accueil pour les gens du voyage. Or parmi ces communes, un grand nombre ne respecte pas l'obligation. Des blocages parfois techniques, mais le plus souvent politiques.
La loi Besson prévoyait l'élaboration de schémas d'accueil départementaux, en concertation avec la préfecture, le Conseil général et les communes concernées. Ces schémas déterminent l'emplacement des aires d'accueil permanentes, des aires de passages pour les rassemblements ponctuels et des terrains familiaux loués aux personnes enracinées dans le territoire. Une fois le schéma validé (ce fut le cas pour la plupart en 2004), les municipalités avaient deux années pour réaliser les équipements programmés ou confier cette tâche à une structure intercommunale. Confrontés à de nombreuses difficultés, les maires ont demandé à l'Etat un délai supplémentaire de deux ans.

Premier bilan en 2008. Selon un rapport ministériel, 42% des 42 000 places nécessaires ont été aménagées. Ce qui a valu au passage à la France d'être récemment épinglée par le Conseil de l'Europe. Rapporteur de la loi au Sénat en 2000, Pierre Herisson dénonce aujourd'hui encore "les maires qui traînent les pieds". Trop d'aires d'accueil n'ont pas été construites sous prétexte qu'il y avait des oppositions des élus ou des habitants", déplore-t-il. "Et la loi est inopérante". En effet, elle ne prévoit pas de sanction à l'encontre des maires qui échappent à leur obligation. C'est alors le préfet qui doit se substituer au maire pour réaliser l'aménagement aux frais des municipalités réfractaires. "Sauf que cette disposition n'a pas été appliquée une seule fois en dix ans", souligne le sénateur.

"UN MANQUE DE VOLONTÉ POLITIQUE"
"Il y a clairement un manque de volonté politique de la part des préfets", s'indigne Philippe Sarre, maire (PS) de Colombes, dans les Hauts-de-Seine (92). Le schéma d'accueil de ce département prévoyait 300 places de caravanes. Seules 28 ont été ouvertes à Colombes en 2005. Quatre préfets se sont succédés entre 2000 et 2010 : "Aucun n'a voulu s'engager sur ce dossier. Et ce n'est pas le président du Conseil général, un certain Nicolas Sarkozy de 2004 à 2007, qui accéléré les choses, au contraire. Ce qu'il annonce aujourd'hui, il aurait pu l'appliquer quand il était ministre de l'Intérieur et président du Conseil général".
Membre de la commission consultative départementale sur les gens du voyage, Philippe Sarre n'a jamais été convoqué. "Il n'y a pas eu une seule réunion entre 2002 et aujourd'hui!". À titre personnel, le maire a appelé ses voisins pour les convaincre : des projets d'aires sont en discussion à Gennevilliers et Clichy.

"Evidemment, c'est un peu compliqué de mettre 50 caravanes à Neuilly! Le tissu urbain est dense et le prix du foncier élevé. Mais 300 places, réparties sur 36 communes comptant un million d'habitants, c'est rien. Sauf que les communes de droite n'en veulent pas et obtiennent gain de cause", regrette Philippe Sarre. Dans les départements voisins, la Seine Saint-Denis (93) est en train de réécrire son schéma d'accueil, le premier ayant été annulé pour vice de forme. Longtemps réfractaires, les Yvelines (78) ont doucement ouvert des aires ces dernières années. Trois terrains sont à l'étude dans le département de Paris. L'un d'entre eux est déjà compromis, car ce terrain dans le 15e arrondissement serait aussi l'emplacement du futur minitère de la Défense.
"Les premiers délinquants ne sont pas les gens du voyage, mais les maires et les préfets", confirme Laurent El Ghozi, président de la FNSAT (Fédération nationale des associations solidaires d'action avec les Tsiganes et les Gens du voyage). "Les propos de Brice Hortefeux renforcent les craintes des maires : ils veulent bien une aire chez leur voisin, mais pas chez eux". Terrain inconstructible, incompatibilité avec le plan local d'urbanisme, peurs de la population, coût d'aménagement trop élevé, pression des promoteurs lorsque le terrain est rare... : les excuses ne manquent pas. Ni les moyens de dissuader les gens de passage lorsque l'aire existe : un tarif à 8 euros par personne la journée (au lieu de 3 en moyenne), une caution qui peut aller de 50 à 250 euros ou un gardiennage 24h/24, comme à Troyes.

"Il faut inciter les municipalités à mener l'aménagement des aires au sein de structures intercommunales qui disposent de plus de moyens", conseille Marie Bidet, auteur d'une thèse sur l'accueil des gens du voyage. La création d'une aire de 30 places coûte à une commune environ 900 000 euros, dont un tiers pour raccorder l'aire au réseau d'eau et d'électricité. Donc plus l'aire est loin des habitations, plus cela coûte cher... "L'intercommunalité, c'est plus pratique pour gérer les problèmes à plusieurs et recevoir des aides", poursuit la chercheuse. D'autant ques les subventions de l'État ont pris fin au 1er janvier 2010, ce dernier ayant limité dans le temps son engagement. Avec les retards pris par l'application de la loi, l'Etat n'a donc financé que les deux tiers des 42 000 places prévues.

"LA LOI, JE M'EN FOUS"
Avec la fin des subventions, il ne reste guère d'incitation à accueillir les gens du voyage, à part le pouvoir d'évacuation. Sans terrain d'accueil en bonne et due forme, les collectivités n'ont pas le droit de déloger un campement sauvage. En revanche, si la commune dispose d'une aire, le maire voit son pouvoir de police renforcé et peut faire évacuer une installation illégale.
Expliquer ces subtilités aux maires est le travail de deux grandes sociétés privées, Vago et Hacienda, qui construisent et gèrent des aires d'accueil. Elles démarchent les élus lors de salon de locaux et les accompagnent. "Nous leur expliquons qu'il vaut mieux gérer et réguler le passage, que de nettoyer les dégâts d'un camp sauvage", relate Lilian Zanchi, directeur d'Hacienda, qui gère 237 aires pour 6 500 places.

Un troisième acteur, public celui-ci, est en charge de quelques aires d'accueil : il s'agit d'Adoma (anciennement Sonacotra), dont le directeur du département gens du voyage Thomas Zuckmeyer s'avoue parfois "effrayé par les discours des maires. Certains nous disent clairement : 'la loi je m'en fous, je veux pas de ces gens chez moi'. Et le clivage gauche/droite ne tient pas sur la question. Nous essayons de leur faire comprendre que les gens du voyage sont des citoyens comme les autres, il faut leur amener de l'eau et de l'électricité comme aux autres habitants".
Marianne Rigaux
(Le Monde)

Nieuwe Brusselaars: Pooja uit India

Schaarbeek - “Wat een propere en rustige stad.” Dat was Pooja Gandhi’s (27) eerste indruk toen ze anderhalf jaar geleden van Jaipur naar Brussel kwam. Ondertussen voelt ze zich helemaal thuis in Schaarbeek, al is contact leggen met landgenoten niet zo eenvoudig. “Je ziet ze niet vaak op straat, omdat taal voor vele Indiërs een grote barrière vormt.”

Pooja volgde haar man Kunal anderhalf jaar geleden naar Brussel. Zoals zovele Indiase vrouwen leerde ze hem kennen door een gearrangeerd huwelijk. “We hadden elkaar twee keer gezien, een keer tijdens een kop koffie, de keer nadien lunchten we samen. Tijdens de lunch voelden we dat het goed zat. Een jaar later waren we al getrouwd,” glundert ze.

Kunal werkt voor een groot Amerikaans bedrijf in Brussel. Hun huwelijk betekende dat Pooja haar thuisstad Jaipur moest achterlaten.“Wat een verschil met India!,” was haar eerste reactie.”Alles is zo rustig in Brussel. De straten zijn proper, de kinderen kunnen spelen waar ze willen, en met de auto rijden is zo comfortabel.”

SLA, PIZZA EN PASTA
Een thuis vinden in de hoofdstad verliep vlot. “We kunnen gemakkelijk alle Indiase TV-zenders ontvangen en de Indiase ambassade in Brussel organiseert af en toe authentieke feesten, zoals Diwali enkele maanden geleden. Iedereen was traditioneel en kleurrijk gekleed, er waren bloemen, lekker eten en we hebben de hele nacht vuurwerkbommetjes afgevuurd.”

Ook op culinair vlak heeft Pooja niet te klagen. “Er zijn enkele lekkere Indiase restaurants, bijvoorbeeld La Porte des Indes op de Louizalaan. De meeste Indiase restaurants hier worden uitgebaat door mensen uit Bangladesh en dat proeven we wel, you know. We missen de authentieke smaak. In een Molenbeekse cash & carry vind ik alle soorten bloem en kruiden zoals koriander, komijn, kurkuma en peper om zelf te koken.” Al is het voor een vegetarische Hindoe niet altijd gemakkelijk. “Het is alsof je in Brussel als vegetariër enkel sla kan eten. Sinds ik in België ben, ben ik verzot op pizza en pasta.”

Ondanks alle Indiase invloeden is Pooja’s Indiase kennissenkring in Brussel na anderhalf jaar nog erg klein. “Taal is voor veel Indiërs een grote barrière, daarom blijven ze vaak thuis. Het leven in Brussel is ook veel duurder dan in India, en elk gezin spaart om zoveel mogelijk terug te sturen naar het thuisland.”

Ook de huisvesting in Brussel is niet te vergelijken. “Let me tell you, In India wonen tot vier generaties samen in één huis en kan je zomaar bij buren of kennissen langsgaan, in Brussel is alles veel meer geregeld. In Jaipur ontmoeten we elkaar ook geregeld aan de tempel, dat is hier niet zo evident. Er is wel een kleine hindoetempel In Etterbeek, maar daar ga ik niet vaak naartoe. Alle Indiërs hebben thuis trouwens zelf een altaar waar ze dagelijks hun rituelen uitvoeren.”

Bovendien zijn volgens Pooja de meeste Indiërs in Brussel ook mannen die hier omwille van een job enkele jaren wonen. “Er wonen veel Indiase expats dicht bij elkaar in Evere, Etterbeek en Elsene. Via de collega's van mijn man leerde ik ze kennen.” Om toch contact te houden met vrouwelijke landgenotes richtte Pooja een Facebook-groep op. “Daar wisselen we onder andere adresjes uit over winkels, schoonheidssalons en restaurants. We komen binnenkort ook samen. Daar kijk ik erg naar uit.”

'ELKE DAG IS EEN VERRASSING'
India mag dan wel aan de andere kant van de wereld liggen, toch hoort Pooja haar moeder elke dag. “Hier kan ik niet zo zomaar even langs gaan, dus bel ik mijn moeder elke dag. Twee keer per week telefoneer ik de schoonouders, en tijdens het weekend houden we contact met de grootouders en de naaste familie. Dat lijkt misschien gek, maar ik denk dat alle Indiërs het doen.”

Pooja gaat één keer per jaar terug naar Jaipur, en krijgt af en toe ook familie op bezoek in Brussel. “Dan laat ik hen de groene parken zien, nemen we de metro en gaan we naar een shoppingcentrum. Mijn familie schrikt altijd even wanneer ze niet bediend worden in een winkel. In India zijn overal dienaars, elke familie heeft er ook een of meerdere inwonen.”

Dat laatste is wat Pooja in het begin erg miste in Brussel. “Ik was 26 toen ik naar België kwam, en voor het eerst moest ik zelf koken, afruimen en poetsen.” Vooral het culinaire was even wennen. “Ik was niet echt een keukenprinses. Mijn man kon dat natuurlijk niet weten voor we trouwden. Dat is een van de vele voordelen van een gearrangeerd huwelijk, elke dag zit vol verrassingen en we ontdekken voortdurend iets nieuws bij elkaar," lacht ze.

India in Brussel:
· Officieel wonen er 2.000 Indiërs in Brussel.
· Beste winkel: Ideal Cash & Carry, Gentsesteenweg 33, 1080 Molenbeek en Garam Masala, Waversesteenweg 225, 1050 Elsene.
· Hindu tempel: Ram Mandir, Van Meyelplein 27, 1040 Etterbeek (Ook op Facebook, zoek ‘Ram Mandir Brussels’)
· Beste restaurant: La Porte des Indes, Louizalaan 455, 1050 Brussel en Shere-e-Punjab, Artisjokstraat 2, 1210 Sint-Joost-ten-Node
Brusselnieuws.be reist de hele zomer de wereld rond ... in Brussel. Onze stad is immers meer dan ooit een bont lappendeken van minderheden uit de hele wereld. Elke week gaan we op zoek naar een gemeenschap die zich in recente tijden in Brussel heeft verankerd. Dit was aflevering 4: India.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
«LE REGARD ETRANGER»
On croirait presque à un remake des lettres persanes, le célèbre roman épistolaire de Montesquieu, rassemblant la correspondance fictive échangée entre deux voyageurs persans, Usbek et Rica, et leurs amis respectifs restés en Perse.
La différence : ici rien de fictif et surtout, la parabole satellitaire permet de suivre l’actualité du pays, internet et le téléphone cellulaire pour communiquer avec la famille restée au pays et les low costs afin de retourner en Inde une fois l’an et de faire venir ses amis et quelques membres de la famille.
Dans le roman, Usbek, un seigneur persan, accompagné de son ami Rica, dépeint d'un œil faussement naïf, celui qu'une civilisation lointaine pourrait porter sur l'Occident les mœurs, les conditions et la vie de la société française de son temps.
.Le « regard étranger », dont Montesquieu donne un des premiers exemples éloquents, contribue ainsi à alimenter ce relativisme culturel qu'on devait voir ensuite illustré chez d'autres auteurs du XVIIIe siècle.
Il en va de même du regard de Pooja Gandhi qui trouve Schaerbeek la plus propre des cités. C’est Bernard Clerfayt qui va être ravi de lire cela.
Le lecteur lisant ce roman épistolaire se moque du Persan faisant preuve d'une naïveté à l'égard des modes occidentales. Mais il ne rit pas longtemps, car en continuant sa lecture il se rend compte que c'est de lui que l'on se moque.
Sourira bien qui rira le dernier.
MG

Flamande ? Francophone ? Bilingue !

L’arrêt de la Cour constitutionnelle relatif à l’inspection pédagogique des écoles fondamentales francophones de la périphérie bruxelloise n’est ni tout blanc, ni tout noir. La conséquence concrète en est cependant la suspension de la décision flamande de s’arroger cette inspection et donc son maintien dans les mains de la Communauté française.
Cela nous semble logique. Certes, ces établissements sont organisés par la Flandre , sur son territoire. Et elle les finance, même si elle touche, pour cela, de l’argent du Fédéral. Mais les cours y sont donnés en français et la plupart des élèves émigrent ensuite vers des écoles secondaires de la Communauté française - et on sait l’importance de la continuité pédagogique primaire-secondaire.
Ceci dit, plutôt que de se chamailler, une fois de plus, les deux Communautés feraient mieux de s’accorder sur des projets communs. Si le multilinguisme est souvent une tare pour notre petit pays, il pourrait se transformer en un énorme avantage. Est-il inimaginable que Flamands et francophones œuvrent à la création d’écoles bilingues, à Bruxelles, voire au-delà ? Des profs flamands et francophones y donneraient cours, chacun dans sa langue maternelle, à des élèves francophones et Flamands mélangés, qui s’entraideraient grâce à leurs compétences linguistiques respectives. Le tout sous la loupe attentive d’inspecteurs des deux Communautés. On rêve tout haut ? Peut-être, mais les négociations communautaires en cours devraient pouvoir aborder aussi ce genre de questions.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LOEUF DE CHRISTOPHE COLLOMB
Voilà une jolie idée simple, facile à mettre en œuvre et efficace. Des écoles bilingues devraient exister à Bruxelles depuis toujours.
A priori, une idée aussi riche a peu de chance d’aboutir.

mercredi 28 juillet 2010

'Een gruwelijke situatie'

Nog nooit ging in de Wetstraat een politicus dood aan een overdosis onnozelheid. En dus blijft ook de federale regering van lopende zaken geheel haar komische zelf.

Terwijl de keur van ’s lands diplomatie zich inspant om van het Belgische EU-voorzitterschap ten minste een succès d’estime te maken, bakkeleide de federale regering wekenlang over de kleur van onze nieuwe nummerplaten. De door verkeersdeskundigen aangeprezen geel-zwarte kleurencombinatie stootte op het non van de Franstalige vicepremiers Laurette Onkelinx (PS) en Joëlle Milquet (CDH) wegens ‘al te Vlaams’. Het zou en het moest de traditionele nummerplaat blijven, met rode letters en cijfers op een wit veld. En zo geschiedde.

Alweer een Vlaamse aanval op het voortbestaan van België met succes afgeslagen. Het gaf het nationale defilé van 21 juli meteen een triomfantelijker air dan gewoonlijk.

Met deze Laurette Onkelinx en Joëlle Milquet en hun partijen moet preformateur Elio Di Rupo, van dichtbij geschaduwd door Bart De Wever, over de vorming van een federale regering onderhandelen.
Die regering moet de gewesten en gemeenschappen, maar ook de gemeenten en provincies overtuigen om een budgettaire snoeibeurt van maar liefst 25 miljard euro – 1000 miljard in oude frank – door te voeren, en dat tegen 2015.

Bij ongewijzigd beleid immers kampt het federale koninkrijk tegen 2014 met een tekort van 24,3 miljard euro. Dat berekende de commissie die de federale begroting opvolgt. Een begrotingsspecialist had het over ‘een gruwelijke situatie’.
Behalve het pijnlijke snijwerk in de staatsfinanciën moet die federale coalitie, welke ook haar samenstelling, nog eens een grondwetshervorming doorvoeren, met als sluitpin de splitsing van de kieskring Brussel-Halle-Vilvoorde. Daarom voorspellen sommigen nu al dat Yves Leterme langer premier in lopende zaken zal zijn dan premier in gewone dienst.

Preformateur Di Rupo lijkt ervan overtuigd dat het snoeiwerk in de begroting helemaal los staat van een staatshervorming. Het eerste probleem bespreekt hij met socialisten, christendemocraten en de Vlaams-nationalisten van de N-VA, de partijen met wie hij een federale regering hoopt te kunnen vormen. Voor de staatshervorming heeft hij een tweederdemeerderheid nodig. Om die te leveren meent hij zich verzekerd van de externe steun van de milieupartijen, Ecolo en Groen!

Doordat hij de nochtans communautair geladen begrotingsgruwel gescheiden houdt van de noodzakelijke staatshervorming, maakt Elio Di Rupo geen schijn van een kans. Zijn feitelijke alliantie met Joëlle Milquet, van wie de bestuurlijke onbekwaamheid met de dag pijnlijker wordt, en de aanwezigheid van Ecolo – Groen! speelt in deze geen rol van betekenis – zorgen ervoor dat elke poging tot staatshervorming gedoemd is te mislukken.

Na acht jaar in fantasialand met Paars, wordt nu al sinds de zomer van 2007 getracht een werkbare federale regering overeind te helpen. Intussen is de Belgische overheidsschuld opnieuw gestegen tot boven de 100 procent van het bruto binnenlands product.

In afwachting dat een nieuwe regering haar saneringswerk inzet, moet de federale overheid elke dag opnieuw de geldmarkt op en nieuwe schulden aangaan om de Belgische machine aan de praat te houden. Zo steeg de staatsschuld tussen 1 januari en 31 maart alleen al met 16,3 miljard euro.

Terwijl in Wallonië met de hulp van grotendeels gefingeerde statistieken potemkindorpen worden opgetrokken, is Vlaanderen aan het verarmen. Een op de tien Vlamingen leeft nu al onder de armoedegrens. Voor hen garandeert de Belgische verzorgingsstaat geen verzorging meer.

De Franstalige partijen lijken niet te beseffen dat hun verzet tegen een staatshervorming en een doorgedreven hervorming – lees: splitsing – van de sociale zekerheid die de gemeenschappen moet responsabiliseren, het laatste middel is om het sociale systeem te redden en een vorm van solidariteit te behouden.

Slechts enkele Waalse regionalisten binnen de PS hebben in de gaten dat de onderneming van Elio Di Rupo een ultieme kans is om tot een federaal compromis te komen.

Want in het geval van een mislukking blijft er weinig anders over dan de Staten-Generaal samen te roepen – een suggestie die PS’er Philippe Moureaux al in het najaar 1991 opperde.
Het politieke geduld botst stilaan op de drang tot zelfbehoud.
Rik Van Cauwelaert is directeur van Knack.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LA SITUATION EST GRAVE MAIS NON ENCORE DESESPEREE.
«Slechts enkele Waalse regionalisten binnen de PS hebben in de gaten dat de onderneming van Elio Di Rupo een ultieme kans is om tot een federaal compromis te komen.”

Seuls quelques régionalistes wallons sont conscients que l’opération « convergences » que mène actuellement Di Rupo au niveau fédéral est l’entreprise de la toute dernière chance. ( CCW songerait-il à Philippe Moureaux et Rudy Demotte?).
"Zijn feitelijke alliantie met Joëlle Milquet, van wie de bestuurlijke onbekwaamheid met de dag pijnlijker wordt, en de aanwezigheid van Ecolo – Groen! speelt in deze geen rol van betekenis – zorgen ervoor dat elke poging tot staatshervorming gedoemd is te mislukken".

"L'incompétence de madame Milquet" et le frein écolo sont selon Rik Van Cauwelaert ses plus sérieux handycaps.
Si le président du PS devait échouer ce serait vraiment «la fin du jambon».

Pas de salut possible en effet sans une réforme profonde de l'Etat belge!

La situation serait alors désespérée et beaucoup ajouteraient, bien à tort, « mais ce n’est pas grave. »
Un article décoiffant à lire et à relire, loupe en main, en s'accrochant fermement à son siège !
MG

Roms: Paris interpelle l'Europe

La France a demandé lundi à ses partenaires européens de s'attaquer aux problèmes posés par les difficultés d'insertion des communautés roms «pour éviter des mouvements négatifs de l'opinion publique», a déclaré Pierre Lellouche.

«Si nous ne voulons pas nous retrouver à contretemps de mouvements d'opinion publique négatifs, nous devons réagir tous ensemble», a affirmé lundi le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes lors d'une conférence de presse à Bruxelles, en marge d'une réunion avec ses homologues de l'UE.

Pierre Lellouche a tenu a relayer les préoccupations françaises concernant la délinquance des Roms.
Le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy a annoncé la semaine dernière la tenue d'une réunion consacrée aux Roms et aux gens du voyage en même temps que sa volonté de mener «la guerre» à la délinquance, après des violences dans une petite commune du pays, où une gendarmerie a été attaquée à la suite de la mort d'un jeune membre de la communauté des gens du voyage au cours d'une course poursuite.

«IL N'EST PAS QUESTION DE STIGMATISER UNE COMMUNAUTE»
M. Sarkozy avait aussi évoqué «les problèmes que posent les comportements de certains parmi les gens du voyage et les Roms». «Nous ne pouvons pas utiliser la notion de non discrimination pour laisser se dérouler des choses inacceptables en matière de délinquance», a averti M. Lellouche lundi.
«Il n'est pas question de stigmatiser une communauté ou des Etats. Mais nous sommes confrontés à un réel problème et le temps est venu de s'en occuper», a-t-il ajouté.
«Il y a onze millions de Roms en Europe et neuf millions sont détenteurs d'un passeport de l'Union», a-t-il souligné. «Le devoir d'insertion revient aux Etats dont ils sont les ressortissants», a-t-il affirmé.
«Il y a beaucoup d'argent dans le système communautaire pour aider à cette insertion. Mais la mobilisation est insuffisante. A part des discours, il ne se passe rien. Ca ne peut pas continuer comme ça», a-t-il estimé.
Pierre Lellouche a reconnu que les Roms n'aidaient pas à la résolution des problèmes. «Ils ne cherchent pas s'intégrer», a-t-il dit.
Il a dénoncé les réseaux de trafics d'enfants, de prostitution et de mendicité qui s'étendent, notamment en France. «Il faut que ça cesse. La libre circulation ne doit pas servir d'alibi à ces trafics», a-t-il affirmé.(Libération)

DES TZIGANES INSTALLES A AUDENARDE DOIVENT PARTIR MERCREDI APRES-MIDI
Un groupe de Tziganes qui s’est installé depuis dimanche à Audenarde (Flandre orientale), devra quitter les lieux au plus tard mercredi à 15 heures, a indiqué le bourgmestre f.f. Richard Eeckhaut (CD&V/N-VA). Les Tsiganes français, qui n’ont rien à voir avec le groupe de « Vie et Lumière », ont établi leur camp dimanche. L’endroit choisi doit prochainement accueillir un festival et il a été demandé au groupe de déménager vers un parking. Des résidents d’un camping situé à proximité se plaignent du fait que les Tsiganes utiliseraient les sanitaires du camping sans payer et importuneraient les campeurs.

HET SPELLETJE VAN VIE ET LUMIERE
De discussie omtrent de zigeunerproblematiek woedt al jaren en is zeer moeilijk. Daarom wil ik in de eerste plaats benadrukken dat het bij de zigeuners van Vie et Lumière niet gaat om de klassieke problematiek. Dit waren bijzonder welstellende mensen met nette kledij, mooie, dure wagens en schitterende caravans. Daaruit besluit ik dat deze mensen zowel financieel als intellectueel in staat zijn om volgens de normale wettelijke procedures te handelen. Met name het vragen van toelating alvorens zich ergens te plaatsen, en vervolgens ook de financiële gevolgen te dragen. Indien zij dat wel hadden gedaan, en met toestemming van de eigenaar hun kamp hadden opgeslagen, waren wij als gemeente niet bij machte om daar iets aan te doen. Maar dat is dus niet gebeurd.

Wat ons vooral tegen de borst stuitte, was de agressiviteit waarmee dit alles gebeurde. Men probeerde ons door hun grote aantal voor een voldongen feit te stellen. In samenspraak met de eigenaar van de wei wilden wij daarom meteen laten blijken dat we niet akkoord gingen met zo'n manier van handelen. We lieten een deurwaarder komen, om de staat van het terrein voor aankomst en na het vertrek van de woonwagenbewoners op te meten. Die werd voor de boer beraamd op zo'n 1.500 euro financieel verlies. Bovendien moest er gezorgd worden voor water en voor vuilnisophaling. Wij hebben geprobeerd hen te helpen door hen door te verwijzen naar particulieren die voor water en containers konden zorgen, maar ze waren niet bereid om daarvoor te betalen. Ook het voorstel tot aankoop van vuilniszakken van de gemeente werd afgewezen, wegens "disciplinaire problemen" met het gebruik ervan.

Overleg was zo goed als onmogelijk. Bij het vergaderen was er weinig luisterbereidheid en redelijkheid. Zij wilden blijven tot zondag omdat hun erediensten al gepland waren, maar de eigenaar van het terrein wou liever dat ze vertrokken. Daarom spande hij een kortgeding in. Met onze steun, omdat wij vinden dat het eigendomsrecht gerespecteerd moet worden en we een vonnis wilden dat ook andere gemeenten zou helpen in dergelijke gevallen. Daarom heeft ook de gemeente Dour al contact met ons opgenomen.

Sneller dan verwacht kregen we een sluitende juridische rechtspraak. De zigeuners moesten binnen de zes uur het terrein verlaten, op straffe van een dwangsom van 250 euro per persoon en per voertuig, per uur dat ze de limiet overschreden. Ook wij vonden dit erg drastisch, zodat we nogmaals een onderhandelingspoging ondernamen. Zij wilden nog steeds niets horen van een schadevergoeding, tenzij ze tot zondag mochten blijven. Toen die eis werd afgewezen, dreigden ze met geweld. Na heel wat onderhandelen werd de schadevergoeding uiteindelijk afgerond op 300 euro. Wij als gemeente nemen 700 euro voor onze rekening. Op die manier zou er sneller een oplossing uit de bus komen, en vermeden we een confrontatie met een uitgebreide politiemacht.

Veel politici laten over zich heen gaan uit vrees om op de brandstapel van het racisme terecht te komen. Ook ik wil niet in dat kamp belanden, maar heb louter geprobeerd om een lijn aan te houden inzake redelijkheid en wettelijkheid. Hun spelletje met de Belgische gemeenten is alleszins doorprikt.
(Hendrik Verkest, burgemeester Wingene)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
BOUCS EMISSAIRES OU PROVOCATEURS ?
Il faudrait commencer par appliquer, sans angélisme ni diabolisation, la loi sur "les aires des gens du voyage".
Assurément, il arrive que leurs migrations traditionnelles posent problème, comme nous l’avons évoqué par deux fois hier.
Rappelons cependant que leur mode de vie, assez particulier, n’est interdit par aucune loi. Au vrai, des mesures ont été prises afin qu’ils disposent légalement de terrains appropriés où se poser, et ne pas être contraints à l’errance perpétuelle. De nombreuses familles, vivant en communauté, se plient aux règles qui leur sont imposées. Mais certains s’acharnent à ne pas les respecter. On aurait, selon le bourgmestre de Dour, constaté l’an dernier, « une augmentation de vols et de délits en tout genre pendant leur présence ». Le maire de Wingene ne dit pas autre chose. Pour ce dernier, il y aurait une large part de provocation. « Hun spelletje met de Belgische gemeenten is alleszins doorprikt.”
Globalement, les pratiques condamnables, seraient le fait des plus jeunes, quelquefois encouragés par les adultes. (« réseaux de trafics d'enfants, de prostitution et de mendicité qui s'étendent, notamment en France »)
L’éditorialiste de la Libre conclut pour sa part: « il ne doit pas être question de stigmatiser toute une communauté, ni sa manière de vivre, mais cela ne doit pas se transformer en angélisme: les réglementations communes et le droit de propriété doivent être respectés. »
En France, la question des Roms prend soudain une dimension de politique intérieure en plein coeur de l’été. En effet, selon le Figaro, la vice-présidente du Front national (FN) Marine Le Pen a affirmé que "La réunion consacrée aux nomades à l'Elysée est l'occasion pour un président de la République en grande difficulté de gonfler les biceps devant les caméras, espérant faire croire aux Français qu'il agit".

"Les Français sont à exaspérés par la multiplication des camps de nomades et les comportements inadmissibles d'une partie de ces populations: dégradation de l'environnement, vols, détournements de biens publics, agressions… " poursuit la vice-présidente du FN.

Selon elle, "les Roms posent tout particulièrement un problème, venus massivement chez nous depuis l'élargissement de l'Union européenne à la Roumanie et la Bulgarie ".

Autrement dit, les Roms seraient à la fois boucs émissaires et provocateurs.

La seule caravane que Français et Belges supportent sur leurs territoires serait-elle celle du Tour de France ?

MG

Elle quitte son job pour scolariser sa fille sans école

Les parents d’une élève n’ayant pas obtenu de place dans une école de leur choix attaquent la Communauté. Au civil, ils réclament des dommages et intérêts.

Ma fille Anna (1) n’a pas obtenu de place dans une des deux écoles secondaires où nous souhaitions l’inscrire. Etant donné l’obligation scolaire, je suis tenue de démissionner de mon travail pour lui délivrer un enseignement à domicile. Que la Communauté française (CF) me verse donc les subsides qu’elle aurait payés pour elle dans une école afin de m’aider à scolariser ma fille." Voilà, en substance, la logique suivie par une maman bruxelloise qui vient d’attaquer, avec son mari, la Communauté française en justice. Au lieu de contester, au Conseil d’Etat ou devant la Cour constitutionnelle (lire ci-contre), le décret Inscriptions lui-même ou certaines décisions de la Commission interréseaux des inscriptions (Ciri), ces parents, représentés par Me Fanny Legros, ont décidé d’agir en référé devant le tribunal de première instance de Bruxelles. "Ici, c’est du droit civil , affirme l’avocate. On n’est pas à juger du constitutionnel ou de l’administratif."
De quoi s’agit-il exactement ? Afin de trouver une place pour leur fille en première secondaire à la rentrée scolaire prochaine, ces parents ont scrupuleusement appliqué les consignes édictées par le décret Inscriptions concocté par le gouvernement PS-Ecolo-CDH. Ils ont complété le formulaire unique d’inscriptions et l’ont déposé dans l’établissement de leur premier choix, une école bruxelloise à pédagogie active. Anna a fait ses primaires dans une école pratiquant cette méthode d’apprentissage qui lui convient, à elle qui fait partie de ce que l’on appelle les enfants à haut potentiel (EHP, autrefois appelés les surdoués). Pas certains d’obtenir une inscription dans cet établissement, ils ont toutefois mentionné sur le document qu’ils accepteraient également que leur fille aille dans un athénée bruxellois où, après discussion avec la préfète et étude du projet pédagogique, ils ont pu, à heure et à temps, se rendre compte d’un projet à pédagogie active. Ces deux écoles se révéleront toutefois très courues. Et Anna n’y obtiendra pas de place, apprendra-t-elle dans un courrier de la Ciri. Cette commission est chargée de trier, sur base d’une série de critères notamment géographiques, les demandes excédentaires dans les écoles confrontées à une trop grande demande. Anna est à ce jour sur liste d’attente et ne sait pas dans quelle école elle sera scolarisée.
Quoi qu’ils en pensent, les parents ne contestent pas le décret lui-même. Partant du principe qu’il est tout à fait valable, ils font valoir, au contraire, qu’ils l’ont totalement respecté, mais qu’ils subissent un préjudice et que c’est à la Communauté française de le réparer. Ils lui réclament donc, à titre de dommages et intérêts, un montant évalué à 10 000 euros à titre provisionnel (une procédure au fond est aussi lancée) afin de disposer des moyens de scolariser leur fille. Fin juin, la maman d’Anna, médecin a, en effet, écrit à l’hôpital qui l’employait pour lui faire part de sa démission (lire ci-contre). Elle preste actuellement son préavis, au terme duquel elle entend donc prévoir, en bon père de famille, la possibilité de consacrer ses journées à la scolarisation de sa fille.
C’est du moins le raisonnement juridique suivi par cette famille. "Car notre objectif réel n’est pas financier, mais bien d’obtenir une décision qui force la Communauté à prendre position face à cette machine infernale qu’est le décret Inscriptions, nous explique le papa d’Anna. Pour pouvoir introduire une action, il nous fallait passer par là, démontrer un préjudice et demander des réparations. On a imaginé un système compliqué d’inscriptions sans prendre en compte les cas particuliers. Notre espoir est que la justice impose à la Ciri de prendre une décision." Et qu’une solution favorable à l’enfant soit ordonnée dans l’urgence. Pas évident, toutefois : au Parlement francophone, la ministre Simonet a redit, le 6 juillet dernier, que le décret actuel ne prévoit pas de priorité à l’inscription pour les élèves à haut potentiel. Mais, poursuit le papa, "la maman d’Anna n’a pas envie de démissionner. C’est une solution de rechange et pas un projet prémédité comme la Communauté française l’a estimé dans sa défense - et même si on sait que, dans certains cas, l’enseignement à domicile peut être adapté aux enfants à haut potentiel".
Me Legros et son associée Me Sintzoff disent ne pas avoir demandé l’impossible, qui consisterait à forcer la CF à élire une école de leur choix, mais bien de forcer la CF à prendre position dès à présent. "Soit ils trouvent une école adaptée aux particularités d’Anna, soit ils nous forcent à imaginer une autre solution d’enseignement" , dit M e Legros, très remontée contre "une Ciri, dirigée par la ministre Simonet et qui a juste répondu que les parents n’avaient qu’à inscrire Anna dès à présent dans beaucoup d’écoles incomplètes (où les inscriptions sont alors prises dans l’ordre chronologique, NdlR), alors que l’objectif du décret est justement d’éviter le principe du premier arrivé, premier servi. C’est scandaleux !". Dans ses conclusions, l’avocate des parents a également argumenté sur la question du délai raisonnable établie par la jurisprudence. Aujourd’hui, ce sont les vacances et les parents ne savent rien. La Communauté française, écrit-elle, aurait dû être en mesure de fixer définitivement les parents, "qui ont été soumis à une attente insupportable et sans qu’une date ultérieure ne soit fixée quant à la décision définitive de la Ciri" . Pour les parents, juge Me Legros, cette position est "intenable et inconstitutionnelle" . Le délai de réponse de la Ciri (son dernier courrier date du 8 juillet) n’a pas permis d’envisager d’autres possibilités. "Je vis un stress permanent de ne pas pouvoir assumer correctement mon rôle de mère" , témoigne la maman d’Anna, qui se demande bien comment elle pourrait visiter d’autres écoles au mois d’août, quand celles-ci sont désertes. "Le choix d’une école est fondamental, conclut le papa d’Anna. L’intérêt supérieur de l’enfant est bafoué."
L’affaire a été plaidée vendredi dernier. Une décision est attendue dans la quinzaine.
(1) Prénom d’emprunt.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
N’Y AURAIENT-IL QUE DEUX BONNES ECOLES A BRUXELLES?
Les enseignants se plaignent, se lamentent souvent face au désintérêt de beaucoup de parents vis-à-vis de la scolarité de leur enfant.
Et voilà que devant une mère hyper concernée et motivée par le devenir de sa fille, l’école garde ses portes fermées en lui refusant l‘inscription. Info ou intox?
Pas n’importe quelle école, mais l’école de son premier et celle de son second choix. (Decroly, sans doute et Charles Janssen, peut être, devinons-nous…)
En cause une législation, pire une réglementation visant à installer plus de mixité sociale dans les écoles bruxelloises.
Joli cas de figure: enfant surdouée, pardon élève HP, autrement dit à haut potentiel intellectuel, maman médecin et papa, on ne nous nous dit pas mais on devine qu’il n’est ni balayeur ni conducteur de bus ni allocataire social.
En somme, il s’agit d’un joli cas d’école, sans jeu de mot. Face au dilemme la maman décide de quitter son sacerdoce médical et de scolariser la surdouée elle-même à la maison, à l’exemple de quelques centaines de parents. La loi l’autorise et il se dit même que les cours par correspondance, organisés par la Communauté française sont peu onéreux et excellents avec un service pédagogique de haut vol consultable à l’envi. Le pied donc! Ca se discute. Certains ont franchi le pas et ils seront , pensons-nous de plus en plus nombreux à suivre cette voie à l‘avenir. Les travaux à domicile, parfaitement dosés sont corrigés à heure et à temps par un service hyper performant. Pas besoin de plus de trois heures par jour pour venir à bout des tâches scolaires, pour le reste sport, lecture, stages linguistiques, musique, musées etc. Encore faut-il en avoir les moyens financiers. Inconvénients: un des deux parents y sacrifie sa carrière, à moins de travailler, lui aussi à domicile, ce qui se fait de plus en plus au demeurant ou simplement d‘être chômeur. Plus grave: manque de contacts avec les petit(s) camarades de l’enfant qui a besoin de ses contemporains pour devenir un être social bien équilibré.
Résumons-nous: Pour qui est faite l’école? Pour les élèves, les parents, les enseignants, le politique?
On finirait par douter que l’enfant soit au centre du processus éducatif, selon la formule qui fait chorus aujourd’hui.
Il est une catégorie de parents, pour qui le (sur) développement de leur enfant est une priorité absolue. Ils sont sans doute dix à quinze % et constituent une sorte d’élite soucieuse de reproduire une nouvelle élite. Mais à quoi bon former une super élite si 85% de la population scolaire demeure en délicatesse ou tombe des mailles du filet pour décrocher socialement?
Sans école pour tous, pas de société organisée.
Constatons avant de tirer nos conclusions que de plus en plus de couples à double salaire fuient les écoles du centre ville en faveur de celles de la périphérie. Pire: quittent le centre et ses écoles de plus en plus « mixifiées » pour s’installer dans la banlieue verte en renforçant la ghettoïsation sociale, scolaire et ethnique de Bruxelles.
L’apartheid scolaire en est la conséquence inévitable.
La mixité scolaire ne se décrète pas mais comment l’installer concrètement?
A l’évidence, la maman d’Anna lance un défi à la Communauté française avec l’appui d’un gros cabinet d’avocats. Ce sera le pot de terre contre le pot de fer ou David face à Goliath.
Mauvaises vacances en perspective pour Marie-Dominique Simonet.
En somme le vrai problème c’est qu’il y a des écoles qui sont reconnues excellentes et d’autres carrément exécrables. Mais qu’est-ce qu’une bonne école? Un établissement bénéficiant d’un bon projet pédagogique, d’une bonne équipe d’enseignants, d’un bon taux de réussite dans le supérieur, ou simplement d’un public scolaire trié sur le volet?
En vérité contrairement à ce qu’estime cette maman, il y a infiniment plus que deux bonnes écoles à Bruxelles. Qu’on se le dise!
MG

mardi 27 juillet 2010

250 caravanes en transit à Dour

Le bourgmestre de Dour, Carlo Di Antonio, a confirmé qu'il ne souhaitait pas accepter l'implantation des gens du voyage dans sa commune.

Quelque 250 caravanes de l'association culturelle "Vie et Lumière" se sont installées mardi dans des prairies louées par le Dour Festival. Le convoi est indésirable dans l'entité.La situation était calme mardi à Dour, selon la police, après l'installation en matinée de quelque 250 caravanes de gens du voyage. Ceux-ci convergent vers leur rassemblement annuel dans la Marne le 21 août prochain.

"Nous avons organisé une série de patrouilles de police pour surveiller la prairie", a indiqué Yves Vanderbeck, chef de zone de Dour-Haut-Pays."Le chef de camp à mon numéro de téléphone et j'ai le sien, ceci dans le but d'éviter tout débordement. Il est vrai que l'arrivée du convoi en matinée a été quelque peu mouvementée mais l'important est d'éviter les problèmes".Une réunion est prévue entre les gens du voyage, les forces de police et la commune de Dour mercredi à 9 heures. "On sait que les autorités communales ne souhaitent pas que la caravane reste sur leur territoire. Une décision devrait tomber dans le courant de jeudi", a précisé le chef de corps.

Le bourgmestre de Dour, Carlo Di Antonio, a confirmé qu'il ne souhaitait pas accepter l'implantation des gens du voyage dans sa commune. "Cela avait déjà causé des problèmes en 2009, une recrudescence des vols notamment. De plus, le propriétaire de la prairie sur laquelle ils se sont implantés refuse l'accès, de même que le locataire actuel, le Dour Festival", a conclu M. Di Antonio
(Belga)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
MALVENUS PARTOUT
Ni Bruxelles, ni la Flandre, ni la Wallonie ne veut des gens du voyage.
La France leur permet un séjour de huit jours sur place avant de les éjecter à son tour.
Une directive européenne pourrait mettre fin à cette farce.

La population belge croît plus vite que celle de l’UE

Au 1er janvier 2010, la Belgique comptait 10,827 millions d’habitants.

Au cours de l’année 2009, la population belge a crû 2,6 fois plus vite que celle de l’ensemble de l’Union européenne, et ce essentiellement grâce à l’immigration qui représente 71% de la hausse de la population chez nous, selon des chiffres publiés mardi par l’Office européen de statistiques, Eurostat.

Au 1er janvier 2010, la Belgique comptait quelque 10,827 millions d’habitants, soit une progression de 77.000 individus (+0,71 %), dont 22.000 par accroissement naturel et 55.000 grâce à l’immigration.

La Belgique est le quatrième pays européen en terme de croissance de population en 2010, derrière le Luxembourg (+1,72 %), la Suède (+0,91 %) et la Slovénie (+0,72 %). A l’autre bout de l’échelle, ce sont la Lituanie, la Lettonie et la Bulgarie qui perdent le plus de population, essentiellement en raison de l’émigration de leurs citoyens.

Selon Eurostat, la population globale de l’Union européenne s’établissait au 1er janvier 2010 à à 501,1 millions de personnes, contre 499,7 millions encore un an auparavant.
(Belga)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
RÊVE EUROPEEN?
Il y a 5000 ans, la Chine redoutant les invasions et toute forme d’influence extérieure se retrancha derrière la Grande Muraille et s’enfonça dans le déclin. Il y 1600,1700 ans l’Empire romain d’Occident fit de même en fortifiant son limen en limes. Cela ne suffit pas pour empêcher son effondrement.

Il y a 150 ans l’Amérique ouvrit largement son territoire aux immigrés venus d’Europe et au-delà. Le melting pot fit le reste, transformant des millions d’apatrides en bons yankees parlant un mauvais anglais mais tous fascinés par la conquête de l’Ouest et l’american dream.

Qu’observons-nous aujourd’hui?
La forteresse Europe lève les herses, abaisse les pont-levis et laisse pénétrer en masse les immigrés du monde entier.

Il faut s’en réjouir et s’en inquiéter également car ces primo-arrivants maîtrisent peu ou pas les langues indigènes. Malgré ses efforts, l’enseignement a beaucoup de mal à intégrer leurs enfants qui connaissent l’échec scolaire, le décrochage et la relégation. Existe-il un rêve européen, un melting pot capable de transformer en citoyens d’Europe tous ces nouveaux venus? Si oui, l’immigration est une véritable aubaine; à défaut, c’est à tout le moins un défi à relever.
MG

Bijna 10.000 wilde hoofdstadparkieten

De halsbandparkiet is alomtegenwoordig in heel wat Brusselse parken. © Jonker/Innemee cityparrots.org

Brussel - De Brusselse parkietenpopulatie blijft gestaag groeien. Vandaag telt Leefmilieu Brussel bijna 10.000 exemplaren in het gewest. Dat is tien keer meer dan in 1995. Voorlopig worden er geen maatregelen genomen.
De halsbandparkiet begon zijn opmars in 1974. Toen liet de eigenaar van het toenmalige dierenpark Meli op de Heizel een veertigtal vogels los. Hoewel de diertjes oorspronkelijk afkomstig zijn uit Azië en Afrika, groeide de populatie explosief, vooral sinds het midden van de jaren 1990.

"De kans dat een uitheemse diersoort hier kan overleven én zich ook nog een keer explosief kan vermenigvuldigen is statistisch gezien maar één op duizend," zegt Olivier Beck van Leefmilieu Brussel aan brusselnieuws.be. "We spreken in dat geval van een invasieve exoot. Voorwaarden zijn dat het dier geen natuurlijke vijand heeft en voldoende voedsel en partners vindt."
Vooral in het Elisabethpark in Koekelberg en in Evere vlakbij het Navo-hoofdkwartier zijn er grote concentraties parkieten. Buurtbewoners klagen wel eens over het lawaai en de uitwerpselen maar het gevaar voor de biodiversiteit is voorlopig niet bewezen.

"Er zijn geen wetenschappelijke studies die bewijzen dat de parkiet een slechte invloed heeft op inheemse vogels en vleermuizen maar dat is wel een bezorgheid van ons," klinkt het bij Leefmilieu Brussel. "De parkieten broeden vooral in boomholtes en dreigen zo boomklevers, spechten en vleermuizen te verdringen."
Vangen of steriliseren

Als de parkietenpopulatie blijft toenemen, dringen zich dan ook maatregelen op. "Wij denken na over een actieplan maar zijn er nog niet uit hoe we het best met de parkieten omgaan," zegt Olivier Beck. "De jacht toelaten, parkieten vangen of met voedsel steriliseren zijn mogelijke pistes. Het is ook een beetje afwachten wat buitenlandse steden gaan doen."
Veel grote Europese steden waaronder Londen, Amsterdam en Parijs hebben eveneens af te rekenen met een explosieve parkietenpopulatie.

Leefmilieu Brussel raadt aan om geen uitheemse vogels vrij te laten en de parkieten niet te voederen. Wie kleine zangvogels wil voederen, moet ervoor zorgen dat het voedsel buiten het bereik van de parkiet blijft.
Sinds 1998 wordt ook de grote alexanderparkiet, even groen maar iets groter dan de halsbandparkiet, waargenomen in het Brussels gewest.
(brusselnieuws.be)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
10.000 PERRUCHES CAQUETANTES MAIS QUE SONT DEVENUS LES MOINEAUX D’ANTAN?
Certes oui, ces jolis zoizeaux exotiques sont une nuisance pour qui veut lire ou converser au jardin, de même que les corneilles croassantes toujours plus nombreuses et agressives et les ramiers haut perchés, déféquant sans discriminer.
On regrettera particulièrement la quasi disparition des mouettes, celle du moineau friquet qui piaillait joyeusement parmi les merles et les mésanges, le geai, le rouge-gorge quelques fois, le pic souvent?

On s’amusera de l’audace facétieuse des renards urbanisés, on s’étonnera de la multiplications des hérons autour de nos étangs, surtout de celle des cormorans noirs qui agacent les pêcheurs en leur raflant les poissons les plus gras.
Mais avant tout on s’insurgera contre ces propriétaires de chiens, égoïstes et barbares, abandonnant leurs compagnons poilus au jardin tandis qu’ils vaquent à leur travail, leurs courses ou leurs loisirs. Que d’aboiement canins sinistres de ces animaux abandonnés, hurlant à la mort pour protester contre leur sort. C’est franchement insupportable et bien pire que les foreuses des bricoleurs, les tondeuses des raseurs de pelouse, voire même le marteau piqueur du démolisseur.

On aimerait que les sociétés protectrices des animaux fassent quelque chose, que la police se manifeste et verbalise, mais rien.
Que sont 10.000 perruches bavardes au regard de cela?
Voilà qui participe de l’art de vivre en ville, de l’urbanité entre voisins, de la convivialité des quartiers sans lesquels le vivre ensemble est difficile.

Mais que donc sont devenus les moineaux d’antan?
Ont-ils suivi ces milliers de Bruxellois partis s’installer dans les périphéries vertes?
MG

Création ou Hasard ?

Le Hasard – via la biogénétique ou la physique quantique – est à l’origine de tout dans notre univers. Et avant le Big-Bang ?
une opinion de Pierre DE MYTTENAERE

Que le Hasard puisse être l’origine de tout dans notre univers peut paraître risible ou absurde pour un grand nombre d’humains.

Dès notre jeune âge, à la question du pourquoi de l’existence, on nous a répondu que le monde avait été créé par Dieu ; j’imagine mal la réaction, si on nous avait répondu : "C’est le Hasard !"

Cela a pu tarir notre questionnement juvénile mais chez beaucoup l’a fait ressurgir à l’âge adulte.
Voyons cela dans un contexte mieux documenté par l’actualisation des connaissances.

L’année Darwin, auteur de l’Origine des espèces, publié en 1859, s’est achevée et la théorie de l’évolution peut être considérée comme admise dans le monde intellectuel; que l’homme actuel soit issu d’une lignée de primates ne rebute plus guère. Le livre Le hasard et la nécessité (1970) de Jacques Monod, prix Nobel, a encore enfoncé le clou en nous expliquant scientifiquement que ce n’est pas une pulsion animiste ou vitaliste qui est à la base de cette évolution mais que l’information biogénétique transmise par les parents aux enfants peut connaître des accros aléatoires qui parfois se révèleront bénéfiques !
Pour comprendre que c’est tout notre univers qui est issu du hasard il faut jeter un coup d’œil sur la "physique quantique", ce que je vais tenter.

Nous vivons dans un monde fortement déterminé, p.ex. : toutes les pommes du pommier tombent à la verticale. Nous le savons, c’est dû à la gravité, force liée à la masse de la Terre. Nous observons également d’autres phénomènes moins facilement explicables : les arcs électriques, le magnétisme, la radioactivité, etc... Ces phénomènes sont plus mystérieux car ils proviennent en fait de l’intérieur des atomes où les lois physiques sont moins connues.
Si nos pommes respectaient la physique quantique, elles ne tomberaient plus verticalement car ce sont d’autres forces que la gravité qui s’appliqueraient : électriques, magnétiques, radioactives, attractions locales et ces forces induisent des effets ou des trajectoires subséquents suivant un schéma probabiliste incluant le hasard, comme pour les roulettes russes.
Cette physique nous plonge donc dans une complète "Incertitude", principe énoncé par Heisenberg en 1927. Einstein après l’avoir d’abord rejeté s’y est finalement rallié.

Nous avons aussi tous appris que les atomes sont entourés d’électrons tournant autour du noyau sur des orbites séparées et que ce sont eux qui, en changeant d’orbite sous l’effet de forces extérieures, émettent des photons, ces particules qui donnent la lumière.

Le retour à la physique classique s’explique par une "brisure de symétrie", disons pour être compréhensible que la densité du voisinage empêche certaines forces quantiques d’agir dès qu’on est dans la matière concentrée que nous touchons.
Notre existence est donc soumise aux lois de deux physiques : la classique et la quantique. Ce dernier terme rappelle que, aux très petites dimensions, l’énergie prend la forme de grains discrets appelés "quanta" (Planck, 1910).

On sait depuis près d’un siècle que notre univers est issu de ce qu’on appelle le "Big-bang" que nos savants modélisent sous forme d’une singularité de dimension nulle, de densité et d’énergie infinies, qui s’est développée de manière explosive il y a quelques 13,7 milliards d’années pour aboutir à notre univers.

Dans sa phase initiale, mais déjà extrêmement longue, lorsque cette énergie s’est transformée en matière, c.à d. en formation d’atomes, c’est la physique quantique qui dominait la situation en jouant toujours à la "roulette russe". Se sont formés ensuite des atomes de plus en plus lourds dans les étoiles en formation et finalement, quand les pressions, les températures et la présence d’eau l’ont permis, ces atomes ont formé des molécules groupant des atomes et progressivement, en jouant toujours à la roulette, des macromolécules, dont la fameuse molécule ADN. A ce moment, la vie reproductive était née et après encore des milliards d’années, on en est arrivé au monde que nous connaissons aujourd’hui peuplé d’êtres vivants.

Car ce qui rassemble ceux-ci, plantes et animaux, est la présence de molécules ADN dans leurs cellules (Crick et Watson, 1953).
Reste la question : qu’y avait-il avant le Big-Bang ?

Là on est, et on restera, en pleines hypothèses, je pense . Mais il y a quand même certaines indications. On croyait que si on parvenait à faire le vide complet dans un espace restreint rien ne pouvait s’y passer, Eh bien non ! On y constate des fluctuations quantiques pouvant mener à l’apparition d’énergie sous forme de particules et d’antiparticules qui se détruisent l’une l’autre presque immédiatement.

Une de ces hypothèses est que notre Univers serait issu d’un Multivers comportant ces fluctuations à des niveaux énergétiques tels qu’en s’effondrant, ils initient un nouvel Univers. Si ce modèle est tenable, tous ces univers auraient des paramètres différents obtenus par la "méga-roulette russe" pour arriver de manière exceptionnelle à l’univers qui est le nôtre.
Ceci est comparable au tirage du tout gros lot dans une quantité inimaginable de billets de loterie ; du moins de notre point de vue...

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LES JEUX DU HASARD ET DE LA NECESSITE
Nous serions donc tous, barbares et civilisés, vertébrés et invertébrés, coraux et végétaux, simples amibes et pluricellulaires nés des amours du hasard fantasque et de l’austère nécessité.

Nous serions donc, chacune et chacun, descendants de l’improbable et de l’incertain. Plus qu’Adam et Eve, ils sont nos géniteurs premiers. Depuis des milliards d’années, le hasard joue aux dés avec les acides aminés dont nous sortons et que d‘aucuns croient venus d‘autres planètes ou comètes, dispersés dans le vaste univers. Il lui arrive de gagner quelquefois à la loterie du changement et de provoquer des bouleversements qui, de mutation en mutation, conduisent jusqu’au cygne noir, au merle et à l’homme blancs, ce drôle de zoizeau dominateur et sûr de lui depuis si longtemps.

Tous nous participons du même brassage primordial et baignons dans l’unité de l’infiniment grand jusqu’à l’invisible bactérie.
Et dire qu’il en est qui prêchent depuis des décennies, qui sait des millénaires, la purification ethnique ou la supériorité de certaines races sur d’autres qu’ils regardent comme incertaines.
Vanitas vanitatum et omnia vanitas.

Plaidons donc pour le métissage, loi première de la nature qui fit de nous ce que nous sommes devenus et que nous avons tant de mal à comprendre et à surtout à parachever.
Gardons-nous bien de contrarier le travail de mère nature, fille du joyeux hasard et de l’âpre nécessité.
MG

Zigeuners vangen ook bot in Wingene

WINGENE - De zigeunergroep 'Vie et Lumière' moet vandaag uiterlijk om 10 uur de West-Vlaamse gemeente Wingene hebben verlaten. Eerder moest de 800 man grote groep ook al in Nieuwpoort vertrekken.
Van onze redacteur

Meer dan honderd kijklustigen stonden gisterenavond rond de weide die de zigeuners sinds zondag in Wingene bezet houden. Ook voorbijrijdende fietsers en wagens vertraagden om deze ongenode gasten in hun gemeente van dichtbij te zien. 'Allemaal racisten', schreeuwt een man van de zigeunergroep als we een reactie vragen op de afspraak dat ze zouden vertrekken. 'Deze mensen langs de weg doen alsof we apen in de zoo zijn. Komen zij van een andere planeet misschien? Hebben ze nog nooit zigeuners gezien?'

Net voordien hebben vier vertegenwoordigers van de zigeunergroep, die naar schatting uit 800 mensen bestaat, met de burgemeester van Wingene en de West-Vlaamse gouverneur afgesproken dat ze vandaag om 10 uur ten laatste het privéterrein zullen verlaten dat ze ongevraagd hebben ingepalmd.

Het overleg om daartoe te komen heeft gisteren de hele namiddag geduurd. Uiteindelijk zijn de zigeuners gezwicht voor de uitspraak die de rechter in kort geding gisterenochtend heeft gedaan. Hij stelde dat de zigeuners het terrein moeten verlaten op straffe van een dwangsom van 250 euro per persoon en 250 euro per wagen, per uur dat ze langer blijven.

'Als ze niet op het afgesproken tijdstip zijn vertrokken, dan zal de deurwaarder naar het terrein komen', zegt Hendrik Verkest, burgemeester van Wingene. 'De deurwaarder heeft ook het recht om dan de auto's in beslag te nemen om aan de verschuldigde som te komen.'

Tijdens het overleg is ook afgesproken dat de boer die eigenaar is van de weide waarop de zigeuners staan, een schadevergoeding van 1.000 euro krijgt - het bedrag dat de eigenaar ook had gevraagd omdat hij het gras niet kon maaien dat als veevoer dient.

Van dat bedrag komt 300 euro uit de zakken van de zigeuners, de gemeente Wingene springt met 700 euro bij. Burgemeester Verkest verdedigt die uitgave. 'Als we een gedwongen uitdrijving zouden moeten doen, dan kost ons dat een veelvoud', is zijn argument.

Gisteren stonden rond het terrein al heel wat combi's en andere politiewagens klaar om in te grijpen als het nodig was. De sfeer was in de loop van de namiddag steeds grimmiger geworden. Zo kwamen ongeveer twintig mannen samen aan de uitgang om naar de journalisten te roepen dat ze hun 'camera's zouden kapotmaken' en dat ze gerust gelaten wilden worden. De journalisten die het terrein op gingen, kregen zelfs de boodschap dat ze het recht niet hadden om hen lastig te vallen. Mannen die vorige week in Nieuwport heel rustig waren, zijn nu heel lichtgeraakt.

'Dat is omdat we een dergelijke massale negatieve reactie nooit eerder hebben gekregen', klinkt het. 'Normaal krijgen we niet zoveel aandacht.'

De strategie die de zigeuners hebben toegepast is dezelfde als die van in Nieuwpoort vorige week zondag. Ook daar hebben ze hun 200 caravans op een privéweide gezet om daarna pas beginnen te praten over een bijdrage en over de termijn om te blijven.

Naar eigen zeggen doen ze dat elke zomer op verschillende plaatsen in Frankrijk en hebben ze daar normaal niet zo veel problemen mee. De zigeuners verdedigen zich door te zeggen dat ze niet anders kunnen. Als ze op voorhand een toelating vragen, dan krijgen ze die toch niet.

In Nieuwpoort zijn ze zo een week kunnen blijven, precies omdat de burgemeester wilde vermijden dat een gedwongen vertrek tot geweld zou leiden. In Wingene heeft het minder lang geduurd - tenminste, als ze vandaag hun belofte houden en vertrekken.

De zigeuners zijn in ons land op 'zomermissie' voor de evangelische beweging 'Vie et Lumière' (Leven en Licht). Dat is een protestantse 'zigeunerkerk' die in de jaren vijftig in Frankrijk is ontstaan en intussen in veertig landen actief is. Elk jaar houden de volgelingen met tienduizenden een bijeenkomst ten zuiden van Parijs. Daarna trekken ze in groepen van enkele honderden door Europa om 'het woord van God' te verkondigen. In het midden van het kamp, ook in Wingene, staat een tent waarin de gelovigen om de avond hun misviering houden.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LES GENS DU VOYAGE, CES ETERNELS MAL AIMÉS
Hitler, qui ne les aimait pas non plus, les fit exterminer par milliers dans ses camps de la mort.
Leur crime? Le nomadisme est le mode de vie de ce peuple issu de l’Inde lointaine et qui chemine depuis des millénaires sur les routes d’Europe. Son errance permanente évoque celle du juif errant frappé de la malédiction de Jésus. Sans domicile fixe, ils ne sont pas, loin s’en faut, sans abri et se déplacent par troupeaux plutôt bien disciplinés et structurés comme le sont les caravaniers du désert. Ils ne demandent rien, hormis un terrain, une prairie où atterrir et parquer pour quelques jours leurs énormes caravanes tractées par de grosses cylindrées
Ils vivent , selon une méchante et millénaire rumeur d’expédients, de rapines et de mendicité. Ils sont mystiques, musiciens quelquefois , artistes de cirque à la rigueur et très superstitieux. Un échevin noir de la ville de Bruxelles, chrétien comme eux mais d’une autre confession, voulut les écarter pour de bon en faisant labourer le champ qu’ils occupent généralement pour l’ensemencer de grains de moutarde. Ca se lit comme une parabole à l’envers et surtout cela ne s’invente pas.
Wingene les a chassés en les menaçant d’une lourde astreinte tout en dédommageant de mille euros le paysan dont ils ont occupé illégalement le champ. Pas trop mal payé pour quelques ballots de paille archisèche difficile à commercialiser comme l’observe un lecteur flamand « 1000 Euro schadevergoeding voor hooi dat in deze tijd van het jaar allang in botten voordroog of op de zolder ligt, niet slecht betaald zou ik zeggen. »
MG

Helft Brusselse ambtenaren woont buiten het gewest

Brussel - 45 procent van de Brusselse ambtenaren komt uit Vlaanderen of Wallonië. Brusselaars hebben vaak niet de juiste kwalificaties voor een openbare functie. Ecolo wil dat de vacatures vroeger bekend raken zodat er tijd is voor een opleiding.

Amper 55 procent van de Brusselse gemeentelijke en gewestelijke ambtenaren woont in het Brussels gewest.
"Wanneer er een job vrijkomt vindt men geen Brusselaars met het juiste profiel," zegt Brussels parlementslid Vincent Vanhalewyn (Ecolo) aan de RTBF. "Er is ook geen tijd om Brusselaars op te leiden voor de functie, omdat de job zo snel mogelijk ingevuld moet worden."

Om Brusselaars de tijd te geven om de nodige kwalificaties te vergaren, denkt Vanhalewyn aan een meerjarenplan voor aanwervingen in de openbare sector. "Als we kunnen anticiperen op de vraag naar jobs, is er tijd om mensen de nodige opleidingen te geven."

Bij vervoersmaatschappij MIVB werken ze al langer samen met enkele Brusselse scholen en met Actiris met de bedoeling jonge Brusselaars op te leiden en aan een baan te helpen. Desondanks is slechts 52 procent van de werknemers woonachtig in het Brussels gewest

MIVB_WERKNEMERS VERLATEN MASSAAAL HET BRUSSELS GEWEST
Brussel - In de loop van hun carrière verliet 21 procent van de MIVB-werknemers het Brussels gewest. Dat blijkt uit cijfers van parlementslid Carla Dejonghe (Open VLD). De afgelopen vijf jaar gaat het om 190 mensen. Geen enkele werknemer verhuisde naar Brussel. "Zodra mensen een job hebben, verhuizen ze."

De MIVB is met 6.500 werknemers de grootste werkgever van het gewest. Hoewel de vervoersmaatschappij al jaren vooral Brusselaars probeert aan te werven, woont slechts 54 procent van het personeel binnen het gewest.
"De kritiek dat de MIVB te weinig Brusselaars tewerkstelt, lijkt onterecht," stelt Dejonghe. "De MIVB geeft haar personeelsleden een aantal voordelen, zoals gratis openbaar vervoer, maar die stimuli zijn onvoldoende om hen in Brussel te houden. Van zodra Brusselaars werk vinden en hun situatie verbeteren, vertrekken ze uit de stad."

Dejonghe vraagt dringend maatregelen tegen wat zij de “stadsval in de werkloosheid” noemt. "Zodra mensen in Brussel door een activeringsbeleid aan een job en een vast inkomen geholpen worden, verlaten ze de stad op zoek naar het walhalla van de middenklasse: een betaalbaar huisje met tuin in de Rand."

De stadsvlucht heeft een grote invloed op de mobiliteit en de armoede in het gewest. "De werknemers die verhuizen nemen een flink pak inkomsten uit de personenbelastingen mee. Daardoor verarmt Brussel steeds verder. Volgens onze berekeningen levert iemand die netto 1.114 euro verdient, het gewest zo'n 100 euro per jaar op. Wie maandelijks 1.983 euro overhoudt, levert het gewest 900 euro per jaar op."

Een stedelijk middenklassebeleid
Volgens Dejonghe is het hoog tijd dat Brussel een beleid gaat voeren om de middenklasse in de stad te houden. "Factoren zoals woningprijzen, ruimte voor kinderen, (stads)tuintjes, geluids- en verkeersoverlast, parkeermogelijkheden, netheid en veiligheid spelen een belangrijke rol bij de keuze voor de stad of de rand."

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
EXODE MASSIF DE LA «PETITE» CLASSE MOYENNE BRUXELLOISE
Le départ des classes moyennes bruxelloises fuyant le bruit, les embarras de circulation, la pollution, la saleté et l’insécurité s’accentue et s’accélère. C’est par milliers que les Bruxellois continuent à fuir le centre ville pour s’installer au-delà des 19 communes, privant la Région de Bruxelles Capitale de très importantes rentrées fiscales. La création d’un RER efficace devrait accentuer encore cette tendance à première vue irréversible.
On parle d’un exode de plus de 50.000 personnes, francophones pour la plupart vers les communes de Vilvoorde, Machelen, Wemmel en Dilbeek depuis une dizaine d‘années. Non contents d’engranger cette manne fiscale, les bourgmestres flamands de la périphérie déplorent la méconnaissance du néerlandais de leurs nouveaux contribuables et dénoncent l‘accroissement irréversible de la tâche d‘huile. Il s’agit le plus souvent de jeunes couples immigrés de la deuxième ou troisième génération. Il en va ainsi de plus de la moitié des travailleurs de la STIB. Aussitôt qu’ils bénéficient d’un job à temps plein, ils migrent vers la périphérie flamande à la recherche d’une petite maison avec jardinet pour les enfants. Or il se trouve que des milliers de demeures « ouvrières » mitoyennes se libèrent chaque année au décès de leur propriétaires flamands. Ces biens modestes, généralement sous équipés mais dotés de jardinets , sont snobés par la classe moyenne flamande qui ne rêve que de villas quatre façades à doubles garages situés dans des lotissements récents. Résultat: la tension linguistique s’exacerbe dans ses communes du Rand et surtout, Bruxelles s’appauvrit de plus en plus.
A cela s’ajoute que 45% des fonctionnaires bruxellois communaux et régionaux sont des navetteurs venant quotidiennement de Flandre ou de Wallonie. Un emploi Bruxellois sur trois est occupé par un navetteur néerlandophone. Le plus révoltant c’est que ce sont ceux-là même qui dénoncent le plus fort la montée du chômage et de la criminalité dans la capitale bruxelloise. Pour s’en convaincre, il suffit de lire le courrier des lecteurs de Laatste Nieuws ou du Nieuwsblad. Comment arrêter cette hémorragie qui menace la RBC? Fondamentalement par une réforme radicale de l’enseignement qui se pratique à Bruxelles sous la double tutelle des communautés française et flamande.
Cet enseignement est en pleine crise. Rappelons simplement que 60% des jeunes enseignants flamands fuient l’enseignement bruxellois après y avoir galéré cinq ans à peine.
Les taux d’échecs, de redoublement, d’absentéisme et de décrochage y sont faramineux. Résultat, le taux de chômage des jeunes Bruxellois atteint des sommets inquiétants. (jusqu’à quarante % dans certaines communes du croissant pauvre).
C’’est donc bien d’une révolution copernicienne qu’a besoin l’enseignement à Bruxelles, tant dans sa forme francophone que néerlandophone. De tous les défis auxquels la capitale doit faire face, celui de son enseignement est sans doute le plus lourd et le plus difficile à relever. Le plus essentiel, à n’en pas douter.
MG

Vuile oorlog

Yves Desmet

Het openbaar worden van meer dan 90.000 militaire documenten over de oorlog in Afghanistan moet zowat het grootste militaire lek zijn sinds de 'Pentagon Papers' begin jaren '70 meer inzicht gaven in de Vietnamoorlog.

En eigenlijk is er nog niet zoveel veranderd. Want veel meer dan absolute topsecretinformatie geven de documenten vooral weer dat deze oorlog, net als alle vorige, door de oorlogvoerende partijen veel rooskleuriger wordt voorgesteld dan hij in werkelijkheid is. Nog steeds werkt het aloude propagandamechanisme dat probeert de strijd veel cleaner voor te stellen dan hij is, en minimaliseert hij de slachtoffers, vooral bij de burgerbevolking.

Zo zijn er vele nooit eerder bekendgemaakte incidenten waarbij de coalitietroepen burgerslachtoffers maakten, soms alleen omdat er niet snel genoeg geremd werd bij een wegcontrole. De documenten schetsen een beeld van een soms klungelig gevoerde oorlog, waarbij soldaten die niet vertrouwd zijn met het terrein en de bevolking al blij zijn als ze hun 'tour of duty' gewoon kunnen overleven. Er zijn duidelijk ook al meer slachtoffers gevallen onder de eigen troepen en Afghaanse regeringstroepen door friendly fire dan tot hiertoe werd bekendgemaakt. Bovendien blijken de talibanstrijders zeker niet aan slagkracht in te boeten, integendeel, ze blijken nu ook over meer geavanceerd wapenmateriaal te beschikken dan tot nu werd aangenomen.

De stukken onthullen daarnaast ook het bestaan van geheime eskaders, die talibantopfiguren moeten liquideren, en schetsen tientallen grensconflicten tussen Afghaanse en Pakistaanse troepen, die in theorie verondersteld worden bondgenoten te zijn. Diezelfde bondgenoot Pakistan zou overigens via haar geheime dienst ook logistiek en financieel bepaalde talibaneenheden steunen, wat de geopolitieke puzzel in de regio zo mogelijk nog ingewikkelder maakt.

Al bij al levert dat een verontrustend plaatje op, dat duidelijk aantoont dat het idee om na het verslaan van de taliban het land in handen te laten van een met de geallieerden bevriend regime niet echt met de realiteit op het terrein strookt.

Na negen jaar oorlog is dat een ontnuchterende vaststelling. Ook inzake de Belgische deelname aan deze militaire operatie.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
SALETE DE GUERRE
De guerre propre, il n’y en eut jamais guère.
Avec internet, la propagande est perdante à tous les coups: impossible de nous cacher encore quoi que ce soit désormais.
On s’en réjouit.
Tout se sait et se saura, pas la peine d’essayer de maquiller la vérité.
Personne, jamais ne vaincra en Afghanistan, pas plus les yankees aujourd’hui que les soviétiques hier.
L’Amérique a commencé à perdre la face au Vietnam, ensuite en Irak, désormais et demain plus qu’aujourd’hui en Afghanistan.
Partout triomphe l’islamisme que les Etats Unis ont autrefois tenu sur les fonts baptismaux et qui désormais les mine comme un cancer dont les métastases gangrènent l’occident tout entier.
MG

« Trois possibilités » pour les germanophones en cas de scission

Le ministre-président du gouvernement de la Communauté germanophone, Karl-Heinz Lambertz, a exposé au magazine allemand Focus les possibilités qui s’offriraient à la plus petite des entités du pays si la Belgique était scindée.

Interrogé à ce sujet, M. Lambertz envisage trois hypothèses : le retour à l’Allemagne, le rattachement au Luxembourg ou la création d’un petit État indépendant.

Le ministre a cependant tenu à rappeler qu’une scission de la Belgique n’était pas à l’ordre du jour, même si des tendances séparatistes existent.

« Personnellement, je ne pense pas qu’on se dirige vers une scission. Si malheureusement, ça devait être le cas, nous en serions très affectés mais l’essentiel serait alors de trouver des alternatives », a-t-il conclu.
(belga)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
GERMANOPHONE ET GERMANOPHILE
Bien que membre du même parti qu’Elio, Karl-Heinz Lamberz est avant tout germanophile. Si la Belgique venait à éclater, il ne choisirait en aucun cas de demeurer wallon. A regret certes, il envisagerait soit un rattachement au Luxembourg, soit un retour à l’Allemagne soit encore de devenir un micro état indépendant. A bon préformateur, salut!
MG

Nieuwe Brusselaars : Rondon en Maria uit Brazilië

Brusselse watertjes doorzwommen. Met de nodige moeite slaagden ze erin om de illegaliteit achter zich te laten en twee jaar geleden begonnen ze een broodjeszaak-met-geldtransferkantoor in de buurt van het Flageyplein. "Met het geld dat we aan advocaten spendeerden, hadden we in Brazilië een huis gekocht."
Door een samenloop van omstandigheden kwam Rondon twaalf jaar geleden in Brussel terecht. "Ik wilde weg uit Brazilië op zoek naar meer mogelijkheden en een vriend sprak me over België," vertelt hij. "We zouden eerst samen naar hier komen, maar in laatste instantie haakte hij af. Ik stond er plots alleen voor maar had geluk. De dag voor ik vertrok, ging ik nog snel schoenen kopen en in de winkel gaf iemand me een adres in Brussel. Ik wist meteen waar naartoe."
Rondons vrouw Maria en hun pasgeboren zoontje bleven aanvankelijk achter in Brazilië. "Dat was moeilijk, maar zo'n risico moest ik alleen nemen. Een jaar later ben ik mijn vrouw gaan halen en nog eens een jaar later mijn zoontje. Die was een jaar bij mijn zus gebleven." Herenigd in Brussel kreeg het koppel ook nog een dochter. "Zij heeft de Belgische nationaliteit maar ironisch genoeg is zij erg donker en onze zoon eerder blond."
Een straathoek bij het Zuidstation
Zoals zoveel nieuwkomers begonnen Rondon en Maria onderaan de ladder: zij als poetsvrouw, hij in de bouw. "De meeste Brazilianen die ik hier ken, werken in de bouw," zegt Rondon. "Het is de ideale sector voor migranten: het betaalt goed en je hebt geen diploma nodig. De Brazilianen uit het huis waar ik terecht was gekomen, wezen me de weg. Elke ochtend werden we opgepikt op een straathoek vlakbij het Zuidstation om te gaan werken."
Na jaren van zwartwerk wilden ze graag toetreden tot de witte maatschappij, maar dat kostte heel wat moeite. "Het was een helse klus die jaren in beslag nam," vertelt Maria. "Eerst om een verblijfsvergunning te krijgen, daarna een werkvergunning. Oh la la," zucht ze met het nodige gevoel voor dramatiek. "Gelukkig kwamen we na een tijdje terecht bij een jonge advocaat met talent. Ondertussen heeft hij naam gemaakt en heeft geen tijd meer voor ons maar hopelijk hebben we hem ook niet meer nodig."
Een rijke Belg
Al die procedures betekenden uiteraard ook een financiële aderlating. "Met het geld dat we aan advocaten besteed hebben, hadden we in Brazilië een huisje kunnen kopen," zegt Maria. Na een lange lijdensweg konden Maria en Rondon dan hun eigen zaak beginnen. Dat was in 2008. "Opnieuw hadden we geluk," zegt Rondon. "De banken wilden ons geen lening geven maar de baas van mijn vrouw, een rijke Belg, was zo vriendelijk om wel het nodige geld ter beschikking te stellen."
Het gezin van Rondon en Maria heeft het goed in Brussel, maar wil op een dag toch terug naar de heimat. "Ik hou van België maar hoe ouder ik word, hoe meer ik wil terugkeren," zegt Maria. "In Brazilië kunnen de kinderen meer profiteren van hun leeftijd," vindt Rondon. "Hier zitten ze altijd thuis of op school. Door de ruimte zijn de mensen anders in Brazilië. Ook de dieren trouwens. Een vriendin is na vijftien jaar teruggekeerd met haar kat. Terwijl dat beestje hier altijd braaf op haar appartement zat, is het daar opnieuw een jager geworden."
Braziliaanse miljoenensteden en Brusselse versnippering
Behalve de sombere winter zijn er nog andere dingen die ze niet leuk vinden aan België. "Er is veel tolerantie en soms te veel," vindt Maria. "Als je ziet welke stommiteiten ze hier allemaal door de vingers zien... Ook dat elke gemeente in Brussel haar eigen regels heeft, vind ik onvoorstelbaar. Nochtans is Brussel veel kleiner dan veel miljoenensteden in Brazilië en die zijn wel centraal bestuurd."
Rondon ergert zich aan de eindeloze communautaire twist. "Hoewel ik maar enkele woorden Nederlands spreek, kwam ik via mijn werk in de bouw wel in Leuven en Antwerpen. Volgens mij is er maar één verschil tussen Vlamingen en Franstaligen en dat is de taal. Echt jammer dat daar altijd moeilijk over gedaan wordt."
Klein-Brazilië in Sint-Gillis
Het voorbije decennium heeft het koppel de Braziliaanse gemeenschap zien groeien. "Toen ik hier twaalf jaar geleden aankwam waren er maar weinig Brazilianen in Brussel," aldus Rondon. "Er was maar één café vlakbij het Zuidstation. Nu zijn er tientallen, vooral in Sint-Gillis. Ook in Antwerpen zitten veel Brazilianen. Ze blijven ook komen, hoewel er de laatste jaren ook veel teruggekeerd zijn. Omdat ze ondertussen een aardige cent verdiend hebben."
"En omdat de situatie in Brazilië ondertussen aanzienlijk verbeterd is, zowel economisch als politiek," vult Maria aan terwijl ze vol overgave broodjes belegt.
Portugal versus Brazilië
Taal verbindt en dus komen de Brazilianen van Brussel vanzelf in contact met een migrantengroep die al veel langer in Brussel is: de Portugezen. Toch is de liefde tussen de 'broedervolkeren' zeker niet onvoorwaardelijk.
"We gaan samen naar de mis en er wordt ook samen gefeest en gelachen maar dat is een beetje hypocriet," vindt Rondon. "De twee culturen zijn fundamenteel verschillend en achter elkaars rug is er veel kwaadsprekerij. De Portugezen helpen ons maar ze buiten ons ook uit. Anderzijds zie je vandaag dat ook Brazilianen die hier al langer zijn, hun landgenoten die pas aankomen uitbuiten."

Brazilië in Brussel
Aantal: 2.000 (officieel, in werkelijkheid een veelvoud)
Meest Braziliaanse gemeente: Sint-Gillis
Vereniging: vzw Abraço (Vorstsesteenweg 199, Sint-Gillis).
Krantje: ABC Classificados
Restotip: Doce Pimenta (Brusselse steenweg 298, Vorst - vlakbij het stadion van Union).
Uitgaan: Pub2000 (Ruslandstraat 14, Sint-Gillis).
Laurent Vermeersch © brusselnieuws.be

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
HOMO HOMINI LUPUS
Les immigrants brésiliens s’installent volontiers à Saint-Gilles où réside une importante colonie portugaise qui parle la même langue qu’eux. Constatons, à la lumière de ce témoignage, que les immigrés de plus longue date ont tendance à exploiter les derniers arrivés. Rien de neuf sous le soleil car il en fut toujours ainsi. Autrefois les juifs installés étaient enclins à tirer parti d’une main d’œuvre juive de réfugiés nouvellement arrivés. Ainsi en est-il des bulgares turcophones arrivés récemment et victimes de l’avidité d’immigrés turcs de plus longue date. On aimerait que le centre d’Egalité des Chances si prompt à dénoncer tout manquement de caractère xénophobe se manifeste pour dénoncer ces exploitations scandaleuses.
MG