mardi 31 août 2010

Fonteyn: 'Meer dan ooit ongerust over Brusselse Vlamingen'

Guido Fonteyn in de studio: 'Als Vlaanderen onafhankelijk wordt, betalen wij in Brussel het gelag.'
© tvb

Brussel - Brussel blijft een heikel punt in de preformatie. Journalist Guido Fonteyn maakt zich zorgen over de toekomst van de Brusselse Vlamingen. "Een verdeelsleutel 93/7 is onzin, ook mathematisch." [1 reactie]

Journalist Guido Fonteyn heeft de hele preformatie gevolgd en ziet weinig redenen tot optimisme. "De Wever en Di Rupo leken mekaar te hebben gevonden en er hing een historisch akkoord in de lucht maar er is uiteindelijk weinig vooruitgang geboekt," zegt de journalist en Wallonië-kenner in de studio van tvbrussel.

Fonteyn denkt dat Bart De Wever zijn partij niet meer helemaal in de hand heeft. "Ik vrees dat een deel van de top van de N-VA de verrottingsstrategie toepast. Zij hebben een onafhankelijk Vlaanderen voor ogen met De Wever als opperburgemeester in Antwerpen en Siegfried Bracke als kanselier van de nieuwe republiek Vlaanderen. Wij in Brussel zullen dan het gelag te betalen. Ik begrijp niet dat CD&V de N-VA slaafs blijft volgen."

N-VA en CD&V eisen garanties voor een hervorming van de financieringswet in ruil voor een herfinanciering van Brussel. "Het probleem is dat meer geld voor Brussel wordt voorgesteld als iets dat de Franstaligen kunnen binnenhalen. Op het niveau van de onderhandelingen heb ik nog geen enkele Vlaamse politicus horen zeggen dat er in Brussel ook nogal wat Vlamingen zijn en dat die ook belang hebben bij een beter bestuur en meer geld voor Brussel."

De Vlaamse onderhandelaars hebben volgens Fonteyn te weinig oog voor de Brusselse Vlamingen. "Ik ben meer dan ooit ongerust. 93 procent voor de Franstaligen en 7 procent voor de Vlamingen, dat is de nieuwe verdeelsleutel voor Brussel die circuleert. Dat is onzin, ook mathematisch want in Brussel wonen 40 procent niet-Belgen en die mogen niet meegeteld worden. De Vlaamse partijen mogen dat niet laten gebeuren want de pariteit in Brussel is historisch gekoppeld aan de pariteit op federaal vlak."
(tvbrussel)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
DE WEVER DÉPASÉ PAR SES PROPRES TROUPES
Attention? Bert De Wever n’aurait pas, plus ses troupes en main et les ultra opteraient pour une stratégie du pourrissement. Ils rêveraient d’une république flamande avec De Wever maire d’Anvers et Sigfried Bracke chancelier de Flandre. Dangereux, très dangereux, surtout que et CD&V suit et le VLD ne freine pas.
Alerte à Malibou !

"La religion freine l’intégration"

La sociologue d’origine turque Nicla Kelek fustige l’aspect clanique de l’Islam.

LA lIBRE BELGIQUE: Vous êtes sociologue d’origine turque et faites partie de ces femmes musulmanes qui, sont très critiques vis-à-vis des représentants de l’Islam. Que leur reprochez-vous ?
J’ai décidé de m’opposer aux arguments de ceux qui propagent une idéologie opposée aux valeurs européennes. Il suffit de considérer les mosquées, dominées par les hommes. On y défend un modèle de société fondé sur l’inégalité. La culture de l’Islam repose sur la solidarité du clan, du collectif et de la famille alors que nous vivons dans un Etat de droit qui protège avant tout les individus. Cela crée des conflits permanents. Celui qui n’entre pas dans le moule, refuse d’obéir, est considéré comme traître à Allah. Crimes d’honneur, lapidation et charia sont légitimés par le Coran.
N’existe-t-il pas pourtant des lectures plus libérales du Coran ?
Mais celles-ci ne parviennent pas à s’imposer. Je me demande ce que tous ces sages ont appris depuis des siècles La violence contre les femmes est un consensus dans tous les pays musulmans, où elles sont considérées comme des objets de désir dangereux et non comme des êtres humains. Les imams soutiennent des traditions iniques, par exemple dans l’est de la Turquie. Ca n’est pas mieux en Indonésie, en Afrique.
Mais en quoi les jeunes issus de l’immigration sont-ils, en Allemagne, concernés par cela ?
Ça n’est pas un hasard si les immigrés ont du mal à trouver leur place dans une société fondée sur la liberté individuelle. Ils ne coupent pas les ponts avec leur pays d’origine et importent leurs traditions, vivent entre eux dans des espaces cloisonnés. Les structures se reproduisent parce que l’Islam, justement, enseigne l’imitation plus que la curiosité. Les jeunes doivent obéir à leurs parents. Leur socialisation consiste en un apprentissage de l’humilité permanente. Celui qui veut s’en sortir doit s’arracher de son milieu familial. Cela ne peut que favoriser la violence. Par ailleurs, la radicalisation de l’Islam dans le monde a eu des effets chez nous par un autre biais : les flux financiers qui servent à construire les mosquées ou former les imams. On ne peut pas séparer la question de l’intégration de la religion. Il faut aider les individus à retrouver leur autonomie.
Qui doit se charger de cette tâche ?
Chaque citoyen. Vous et moi.
Et le politique ? Quel est le rôle de l’Etat ?
La conférence sur l’Islam engagée par le gouvernement allemand en 2006 avec les organisations musulmanes a échoué - mais de façon positive ! Les pouvoirs publics ont compris que ces fonctionnaires de l’Islam ne cherchaient qu’à défendre leurs intérêts en réclamant une place identique à celle des églises chrétiennes. Le débat en Allemagne est en tous les cas plus ouvert qu’auparavant aux voix critiques. Il n’est pas normal de distribuer l’argent public à des mosquées qui sont censées organiser des cours d’intégration mais plaident en fait pour la séparation des hommes et des femmes, dans un esprit de fermeture.
De telles positions sont aussi celles des droites extrêmes dans plusieurs pays d’Europe…
Si les partis modérés ne se saisissent pas de ces questions, alors elles laissent le champ libre aux radicaux pour s’emparer des peurs des gens. Le vote sur l’interdiction des minarets en Suisse a été le résultat d’une angoisse - celle d’une majorité qui a peur pour la démocratie ou les droits des femmes. Nous devons mener un débat honnête sur ces sujets pour éviter, précisément, de nouveaux succès de l’extrême droite dans toute Europe.
Que pensez-vous des initiatives belges et françaises pour interdire le port de la burqa ?
Je les trouve formidables ! Un petit pays comme la Belgique ose dire non à la soumission que représente le voile intégral. Même si une seule femme était concernée, il faudrait la protéger de cette déshumanisation.
Vous qualifieriez-vous de féministe musulmane ?
Parfaitement. J’ai souvent du mal à imposer mes vues, notamment auprès de mes compatriotes, qui se croient les gardiens d’une cause nationale turque. Mais nous progressons. Nous devons prendre les choses en main nous-mêmes.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE SALUT PAR LES FEMMES
""C'est par les femmes" commente un lecteur "que l'islam pourra progresser". Par les femmes, les artistes et les esprits libres en islam!

La lapidation, "preuve extrême de la logique de violence de l'islam"

Abdennour Bidar, professeur de philosophie en classes préparatoires à Sophia-Antipolis

La monstrueuse condamnation d'une femme à la lapidation par la République islamique d'Iran donne encore une fois de l'islam une image catastrophique, celle d'une religion archaïque, violente et totalitaire. N'essayons pas en effet de dédouaner la religion islamique du meurtre programmé de Sakineh Mohammadi-Ashtiani en soutenant qu'il s'agit d'une décision politique. Le pouvoir de Mahmoud Ahmadinejad se fonde sur une idéologie reconnue comme celle d'un islam fondamentaliste.
En tant qu'intellectuel musulman, je dois prendre la responsabilité de dire cela haut et fort, en m'insurgeant contre cette sentence de lapidation au nom de la dignité de la personne humaine. Mais je ne saurais m'en tenir à cette indignation. Si en effet la pulsion totalitaire de la religion islamique trouve là l'une de ses expressions les plus inhumaines, il faut y voir simplement l'une des formes les plus radicales d'une logique générale qui a pris, au fil des siècles, le contrôle de la vie spirituelle des musulmans du monde. Hélas !, la religion islamique entière se nourrit de violence.
Prenons l'exemple le plus actuel, celui du mois de ramadan qui s'est ouvert le 11 août. Evidemment, nous paraissons ici au plus loin de l'affaire de la lapidation, et aujourd'hui en France l'on n'entend guère de critiques sur cette pratique du jeûne. Au contraire, s'est installée sur la question une sorte de consensus angélique. Nous aurions là un événement "entré dans la vie et ancré dans le calendrier de la nation" et nos médias semblent incapables de faire autre chose que de célébrer la convivialité, la solidarité, le caractère festif de cette période.
Soit, mais qui soulignera en contrepartie le caractère violent de ce jeûne total exigé de la part de tout pratiquant pubère du matin au soir pendant un mois entier ? De nombreux musulmans éludent la question en prétendant que, pour l'individu qui a la foi et qui est entouré d'autres musulmans solidaires dans leur jeûne, celui-ci est facile.
Comment peut-on avoir l'inconscience de prétendre cela ? Jeûner toute la journée, sans avoir même le droit de boire un peu d'eau, et ce pendant un douzième de l'année, constitue un exercice de privation radical et relève d'un ascétisme religieux de haut niveau que rien ne justifie d'ordonner à l'ensemble d'une communauté. La tradition n'exempte de cet effort supérieur que les malades, les femmes enceintes ou en période de menstruation et les voyageurs.
Mais force reste à la loi totalitaire qui ne reconnaît aucun droit au choix personnel : seul est reconnu comme vrai musulman celui qui jeûne. L'orthodoxie d'institution - les dignitaires - et l'orthodoxie de masse - le corps communautaire - exercent là sur les comportements une double surveillance et censure.
Il n'y a peut-être pas de commune mesure entre la pratique ignoble de la lapidation des femmes et celle du ramadan. Mais il y a entre elles ce rapport que le discernement doit savoir établir entre une radicalité générale et l'un de ses excès les plus extrêmes. Ici et là, ce qui se manifeste est une violence infligée à la personne humaine au nom de la religion. L'islam n'a pas commencé de dénouer le rapport qui unit la violence et le sacré.
Chacune de ses pratiques en porte la marque infamante, à des degrés certes très divers mais toujours repérables. Les cinq prières quotidiennes exigées à heure fixe ? Une violence morale faite au jugement personnel d'un être humain qui pourrait prétendre choisir les moments qu'il veut consacrer à sa vie spirituelle. Le pèlerinage à La Mecque ? Une violence symbolique et politique par laquelle l'islam mondial est maintenu inféodé à la tutelle du wahhabisme saoudien.
Il ne s'agit pas de condamner ces pratiques rituelles - jeûne, prière, pèlerinage - en tant que telles. Elles peuvent offrir un support efficace au besoin éprouvé par tel individu de mener une vie spirituelle (étant bien entendu que celle-ci peut aussi se conduire hors de tout champ religieux).
Mais qu'est-ce que les musulmans attendent pour les déclarer libres ? Contrairement à l'objection courante, cela n'atomiserait pas la communauté, mais la ferait passer de l'état clos de l'uniformité à l'état ouvert de la diversité. Et contrairement à une autre objection, cela ne détruirait pas l'autorité de Dieu, mais obligerait chaque conscience à aller chercher cette voix divine dans sa propre intériorité. Enfin, cela permettrait à l'islam de sortir de sa logique générale de radicalité et de violence dont la sentence de lapidation contre laquelle nous nous insurgeons aujourd'hui n'est qu'un extrême.
Si cette culture religieuse de l'islam ne change pas, elle continuera de se déconsidérer aux yeux du monde. Car de tels excès monstrueux ne peuvent évidemment pas surgir n'importe où et il serait trop facile de les considérer comme des phénomènes n'ayant - selon la formule consacrée par les bien-pensants - "rien à voir avec l'islam". Ils ne sont que la grimace la plus affreuse d'une religion qui passe son temps à se caricaturer elle-même. "Qui bene amat bene castigat", qui aime bien châtie bien.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
POUR UN ISLAM DE L’INTERIORITÉ
Un texte fort, sans doute peu représentatif mais en quelque sorte prophétique puisqu’il plaide pour un islam intériorisé et libéré et libérateur.
La voix d’un musulman libre s’élevant contre le conformisme d’un islam grégaire, social et communautariste, d’un islam de masse et de conformisme. Un texte à méditer sur un islam de la diversité, de l’intériorité, purifié, sublimé, européanisé, émancipé et émancipateur.
« Mais qu'est-ce que les musulmans attendent pour se déclarer libres ? Contrairement à l'objection courante, cela n'atomiserait pas la communauté, mais la ferait passer de l'état clos de l'uniformité à l'état ouvert de la diversité. Et contrairement à une autre objection, cela ne détruirait pas l'autorité de Dieu, mais obligerait chaque conscience à aller chercher cette voix divine dans sa propre intériorité. Enfin, cela permettrait à l'islam de sortir de sa logique générale de radicalité et de violence dont la sentence de lapidation contre laquelle nous nous insurgeons aujourd'hui n'est qu'un extrême. »
« La liberté se conquiert » disait Malraux.

lundi 30 août 2010

Ramadan wordt schranspartij

BEIROET/AMMAN - REPORTAGE HYPOCRISIE ROND VASTENMAAND NEEMT TOE Nu de ramadan halfweg is, rijst in het Midden-Oosten kritiek op de rijke feestmaaltijden die de vastenmaand animeren. 'Ramadan is zoals Kerstmis geworden. Een feest van zwelgen, niet van contemplatie. En iedereen betaalt zich blauw.'
De vastenmaand ramadan is dit jaar in het Midden-Oosten extra hard: net nu een hittegolf door de regio waait, worden moslims verondersteld van de vroege zonsopgang tot de late zonsondergang af te zien van voedsel en water, bij temperaturen tot in de veertig graden.

Ramadan wordt verondersteld een maand van deugd en introspectie te zijn, en van liefdadigheid voor de armsten. In welke mate de vasten wordt gevolgd, hangt af van land tot land. In de wereldlijke wijken van het religieus gemengde Beiroet heerst veeleer de sfeer van een mediterrane zomervakantie. In het seculiere Syrië houden veel meer mensen zich aan de vasten dan pakweg vijftien jaar geleden, maar vele cafés en restaurants zijn net zo goed de hele dag open - zelfs de alcoholwinkels sluiten de deuren niet.

'NIET NETJES'
In buurland Jordanië is het daarentegen officieel verboden om in het openbaar overdag zelfs maar water te drinken, maar dat verbod geldt niet voor vele hotels en cafés - tenslotte wil ook niemand in dit hoogseizoen de talrijke toeristen wegjagen. Bovendien zou ramadan een persoonlijke keuze van onthouding moeten zijn, niet een opgelegd dieet.

'Ik ben zelf niet religieus', zegt Ammar al-Azeez (40), een ambtenaar uit Syrië die enkele dagen vakantie neemt in Beiroet. 'Ik weet zelfs niet meer hoe ik moet bidden. Maar ik probeer me wel aan de vasten te houden. Het is een uitdaging om de hele dag door te komen zonder eten en drinken, en het is gezond. De eerste dagen zijn moeilijk, maar daarna voel je je fitter, scherper. Bovendien is het niet netjes in het openbaar te eten of te roken als andere mensen zich intussen proberen te onthouden van eten, drinken en nicotine.'

Maar mensen als Al-Azeez, en steeds meer commentatoren met hem, stellen ook een toenemende hypocrisie vast zodra de zon is ondergegaan.

'Traditioneel volgt dan iftar, het avondeten, met de familie of vrienden en kennissen. Ik herinner me uit mijn jeugd gezellige familieavonden met lekker eten, maar het was allemaal nogal simpel. Nu lijkt iedereen zich uit de naad te werken om elke avond een vijfsterrenmenu op de tafel te zetten. En niemand wil onderdoen voor de ander.'

VOORSCHOT
Suleiman Fadhila (35) werkt voor een privébedrijf in de Jordaanse hoofdstad Amman en stelt dezelfde trend vast. 'De ironie wil dat ramadan een maand van bescheidenheid zou moeten zijn, maar elke avond wordt het steeds copieuzer. Mensen gaan op restaurant en eten zeven gangen, om dan massaal languit naar de soapseries op televisie te kijken (zie inzet). Of ze houden hun feestmaaltijden thuis en stellen net zo goed aan het einde van de maand vast dat ze geen geld meer over hebben.'

'Veel mensen gaan leningen aan bij vrienden of familie om de kosten te dekken', vertelt Fadhila. 'Mijn bedrijf geeft zelfs een voorschot op ons volgende maandsalaris. Met als gevolg dat we volgende maand pas echt zullen moeten vasten.'

Wie wel tevreden is tijdens de maand van onthouding, zijn de winkeliers. 'Ik verkoop deze maand zeker drie keer zoveel als in een normale maand', vertelt Hassan al-Kher, in zijn overvolle kruidenierswinkel in Amman. 'Mensen kopen dezer dagen alles in grote oplagen: vlees, fruit, zoete desserts, verse fruitsappen. En voor een keer wordt op geen cent meer of minder gekeken.'

Volgens Ammar al-Azeez, de Syrische ambtenaar met vakantie in Beiroet, begint ramadan daarmee op een lange versie van Kerstmis te gelijken. 'Ik kan je verzekeren dat overdag vasten in deze hitte hard is, maar de nachtelijke feestelijkheden hebben nog weinig met religie te maken. Zoals Kerstmis bij de christenen draait het nu om overdadig tafelen. Mij goed, maar kom dan achteraf niet zeggen dat je hebt zitten zwelgen om religieuze redenen, of klagen dat de cadeautjes te veel hebben gekost.'

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE PERE NOËL SERAIT-IL DEVENU MUSULMAN ?
Si on en croit le correspondant de Standaard au Moyen-Orient, il semblerait bien que les soirées d’après ramadan donnent lieu à des agapes de plus en plus festives. Les commerces alimentaires halal tripleraient leur chiffre d’affaire pendant le mois de ramadan. Il semblerait même qu’à Beyrouth la coutume d’offrir des cadeaux s’inspire de plus en plus de la version païenne de l’antique Noël chrétien qui transforme la naissance de Jésus fils de pauvres dans la crèche des bergers en une indécente orgie de consommation.

Di Rupo : « Un accord ou le chaos »

Le préformateur a insisté : « Nous avons une chance de réussir, si tous les partis autour de la table font preuve de raison ». Faute de quoi, le chaos politique menacera la Belgique.

D’abord en néerlandais puis en français, Elio Di Rupo a rappelé que selon les accords déjà engrangés, des compétences sont susceptibles d’être transférées aux entités fédérées pour un montant de 15 milliards d’euros. “Dans ces conditions, il est clair que le centre de gravité peut se déplacer - de manière déterminante - de l’Etat fédéral vers les entités fédérées”. Outre ces compétences transférables, tous les partis autour de la table ont accepté d’ouvrir le débat sur un nouveau mode de financement entre Etat fédéral, Régions et Communautés, a-t-il ajouté.

Il a rappelé ensuite l’importance des défis socio-économiques qui attendent le prochain gouvernement et la nécessité de trouver 25 milliards d’euros d’ici 2015 pour assainir les finances publiques.

Dans les volets socio-économique et institutionnel, la responsabilité de chacun est « énorme ».

Si la recherche d’une solution institutionnelle est d’une importance capitale, les négociateurs ont aussi « l’obligation morale » de veiller à l’assainissement du budget de l’État, faute de quoi le pays serait laissé « entre les mains des spéculateurs ».

Il a appelé ce lundi les 7 partenaires en négociation à trouver un compromis équilibré, faute de quoi le chaos politique menacera la Belgique.

Il a rappelé qu’une des tâches qui lui avait été assignées par le roi était de rétablir la confiance. « Si la confiance signifie imposer unilatéralement ses vues, alors on entre dans le champ de l’impossible. Si par contre la confiance signifie la recherche d’un accord équilibré, alors nous restons dans le champ du possible

Il a rappelé que ni la N-VA ni le PS, malgré leur victoire électorale, ne peuvent, seuls ou ensemble, imposer leur vue aux autres partenaires.

Il a également rappelé qu’il était nécessaire d’approfondir l’accord sur la révision de la loi de financement et qu’il fallait déterminer comment trouver les 25 milliards d’euros nécessaires pour assainir les finances publiques.

« L’assainissement des finances publiques est certes important mais si nous nous préoccupons depuis deux mois d’institutionnel, c’est parce que certains partis ont dit qu’il fallait d’abord un accord sur les dossiers communautaires et sur Bruxelles-Hal-Vilvorde », a dit M. Di Rupo.

M. Di Rupo a aussi rappelé que le CD&V avec les autres partis flamands membres du gouvernement bruxellois avait approuvé la nécessité de refinancement de la Région bruxelloise.

Dans sa conclusion, M. Di Rupo a estimé qu’un accord était possible si chacun se montrait raisonnable.

De Wever: 'Afspraken op papier'
BRUSSEL - N-VA-voorzitter Bart De Wever eist harde garanties op papier inzake een hervorming van de financieringswet. Hij vindt dat er een akkoord moet komen en blijft geloven in een compromis over de staatshervorming. Dat heeft hij maandagavond gezegd in het Journaal op Eén en Ter Zake op Canvas.

De N-VA-voorzitter blijft bereid om een compromis te sluiten over de staatshervorming. Maar daarvoor wil hij wel zekerheid op 'een cultuur van financiële verantwoordelijkheid' bij alle overheden. Die zekerheid kan er volgens hem slechts komen via 'afspraken op papier die hard zijn'.
De Wever ontkende dat hij het land in chaos zou storten. ‘Helemaal niet. Niks doen, dat is de chaos organiseren’, antwoordde hij.

Hij herhaalde dat hij weigert 'een blanco cheque' uit te schrijven voor Brussel, zonder dat daar harde garanties tegenover staan dat de financieringswet ook effectief hertekend wordt. Hij wil ‘gelijk oversteken’ en het geld voor Brussel koppelen aan de financieringswet.

Hij gaf nog aan dat voor hem de onderhandelingsformule met zeven partijen 'zijn limieten heeft bereikt'.
Zelf zou hij 'de laatste loodjes' liefst 'met de sterkste mensen' - lees de PS - afwerken. Volgens hem wordt het tijd dat Di Rupo met een voorstel op tafel kom, zonder aan elke partij afzonderlijk te vragen of het goed is.
Tot slot werd De Wever nog gevraagd of het vertrouwen rond de tafel nog herstelbaar is. ‘Ik heb geen zeventig dagen rond de tafel gezeten om dan nu uiteindelijk te zeggen dat het niet gaat’. Hij liet weten dat hij al ‘heel veel’ van zijn programmapunten heeft laten vallen.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LA PEUR DE L’ECHEC ET LA PEUR DE L’AUTRE
AlbertII craint de perdre son royaume, Di Rupo de ne pas être premier ministre et De Wever de perdre la face.
Les Bruxellois ont peur de régresser, les Wallons ont peur de perdre le bénéfice des transferts venant de Flandre et les Flamands ont une peur bleue de voir leur région rétrograder dans la hiérarchie mondiale. L’ensemble des Belges sont angoissés à l’idée de devenir les Grecs du Nord et donc la cible des spéculateurs financiers.
Jan De Troyer, ex-directeur de TV Brussel est un Flamand de Bruxelles comme DiverCity les aime. Il explique avec beaucoup de talent et de bon sens pédagogique ce qui fait paniquer la Flandre au point de se jeter aujourd’hui dans les bras de De Wever et qui sait demain dans ceux de la droite extrême si Bart qu’on devine angoissé, lui aussi, venait à échouer.
Son analyse mérite d’être lue à la loupe et méditée longuement.
La base du dialogue interculturel n’est elle pas de commencer par prendre connaissance avec empathie du point de vue de l’autre ? Nous invitons les lecteurs francophones de DiverCity à prendre connaissance de ce texte essentiel sans se départir de leur esprit critique.
MG

RASSURER LA FLANDRE
Bart De Wever veut-il démontrer, par une tactique de surenchère, que la Belgique n’est plus gouvernable ? Vincent Slits posait la question dans " La Libre " du 24 août. Au Sud, on est probablement tenté de répondre oui. Pourtant, des études démontrent que la très grande majorité de ceux qui ont voté pour la N-VA aux dernières élections ne sont pas des séparatistes. En accordant à Bart De Wever le poids de la plus grande formation politique flamande, ces électeurs espèrent tout simplement que l’homme fort de la N-VA puisse trancher le nœud gordien qu’est devenu notre pays et qui nous empêche d’adapter notre société aux multiples exigences nécessaires pour survivre dans l’économie mondiale.
Si Bart De Wever ne réussit pas à rassurer la Flandre par une perspective crédible pour l’avenir, la déception de ses électeurs sera énorme. Nul ne peut prédire quelles réactions auront les Flamands après un tel échec. Certains annoncent une radicalisation plus nette encore, mais il est aussi possible que la croyance messianique qui a poussé Bart De Wever à devenir l’homme fort de la Flandre s’effrite au prochain scrutin. Nul ne peut deviner la réaction de l’électorat, puisqu’elle sera nourrie par la peur. De nombreux commentaires sur les sites des journaux flamands semblent l’indiquer : tout comme les francophones sont hantés par cette angoisse de voir leur communauté s’appauvrir, les Flamands ont également une peur bleue de voir leur région (et par conséquent, notre pays) rétrograder dans la hiérarchie mondiale. Ils sont convaincus que l’actuelle solidarité avec le Sud ne garantit plus que la Belgique demeure ce petit paradis de sécurité sociale où une médecine de pointe est accessible à tous, un système à peu près unique au monde.
Les Flamands attendent tout simplement que Bart De Wever puisse élaborer avec Elio Di Rupo un modus vivendi qui permette aux Belges de jouir, à l’avenir, du même niveau de bien-être et de prospérité.
Bart De Wever est conscient du risque de l’échec. De là à dire qu’il est un fervent défenseur de la patrie serait évidemment exagéré. Mais dans l’actuel système de financement des Régions, l’Etat fédéral ne pourra plus, à terme, assainir les finances publiques, la base même des mécanismes de solidarité. Paradoxalement, s’il réussit à mettre au point avec Elio Di Rupo un nouveau système de financement efficace des Régions, Bart De Wever renforcera la Belgique fédérale.
La divergence plus fondamentale entre le Nord et le Sud, qui paraît un abîme infranchissable dans les esprits, concerne le fonctionnement de notre démocratie. Au Nord, on part du principe qu’une démocratie ne peut fonctionner qu’à condition que la volonté majoritaire soit concrétisée de façon crédible. Les Flamands trouvent que leurs ambitions sont, dans le système actuel, trop restreintes par toutes sortes de blocages inscrits dans la Constitution au siècle précédent, avec, d’ailleurs, le consentement des responsables politiques flamands de l’époque. Ils ont l’impression que les centaines de millions servant à la solidarité avec le Sud échappent à tout contrôle. Les francophones y voient, eux, le spectre d’une tutelle flamande. Les Flamands doutent que leur argent soit utilisé à bon escient c'est-à-dire de façon efficace et transparente, et ce sentiment sape la volonté de solidarité, d’où la demande de "responsabilisation" des Régions.
Dans le système actuel, les hommes politiques habilités à investir l’argent issu de la solidarité dans des politiques clientélistes qui les rendent populaire - certains parleront même de populisme - et qui garantissent le soutien d’un certain électorat, mais qui ne résolvent pas les problèmes de terrain, les intérêts de la classe politique et ceux de la population ne coïncidant pas toujours. C’est pourquoi une large majorité de Flamands voudrait que les politiques inefficaces soient sanctionées. L’avenir nous dira si les francophones parviendront à accepter ce principe. Jan De Troyer, ex-directeur de TV Brussel

De Wever et Di Rupo ont-ils la carrure nécessaire?

Demande le blog Saga Belgica et un internaute de répondre
« Ils n’en ont certainement pas la carrure. Il n’y a aucune convergence sur les points essentiels de leurs programmes respectifs. Ni sur le plan institutionnel ni sur le plan économique et social. De plus ils se sont enfermés dans des positions tellement radicales durant ces dernières années qu’ils auront bien du mal à faire des concessions suffisantes sans se discréditer auprès de leur électorat, pour une partie importante très volatile. Leur dernier succès électoral est très éphémère et il y a fort à parier qu’ils recevront une sérieuse déconvenue lors des prochaines éléctions.»

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
MONSIEUR NON ET LE PARTI DU GRAND REFUS
Elio Di Rupo avait raison, sa mission c'était, c’est d’essayer de « réconcilier l'inconciliable »
Il n’y est pas parvenu et face a un De Wever méphistophélique (« Je suis l’esprit qui toujours nie ») et il a voulu jeter l’éponge. Lucide, le roi a refusé sa démission.

Les causes de cet échec sont au nombre de quatre.

1) Ressoudés, la N-VA et CD&V estiment n’avoir reçu " aucune assurance sur une réforme en profondeur de la loi de financement".

2) Selon eux, Di Rupo n’offre pas suffisamment de garanties de volonté de responsabilisation, ce qui les rend particulièrement méfiants.

3) La N-VA refuse de « signer un chèque en blanc pour Bruxelles » « mais si les francophones sont réellement prêts à s’engager dans une révision de la loi de financement, qui inclut le refinancement de Bruxelles, il n’y aura plus de problème. »

4) Selon Béatrice Delvaux, « De Wever n’arrive pas ou ne veut pas imposer raison à ses troupes ». Un avis partagé par Bart Eeckhout l’éditorialiste Du “Dat het vertrouwen is weggesijpeld aan de onderhandelingstafel mag in zeer grote mate op rekening geschreven worden van Bart De Wever. De N-VA-voorzitter toont in deze overlegronde dat hij, zijn immense populariteit ten spijt, (nog) niet het karakter heeft

La fameuse doctrine Maddens (voir notre analyse d’avant-hier) a donc eu raison de la méthode Di Rupo, de tous les efforts et de toutes les concessions francophones.

Cerise sur le gâteau, au pèlerinage de l’Yser (mille participants à peine mais avec présence massive de la N-VA et des médias autour du thème « paix, tolérance, liberté »), le président du parlement flamand, Jan Peumans (N-VA), a souligné qu’il y avait un consensus en Flandre pour une réforme profonde de l’Etat, condition nécessaire pour sortir le pays de l’enlisement… si nous le voulons encore ».

On n’est vraiment pas sûr qu’ils le veillent vraiment.

LA VOIX DE SON MAÎTRE
Sur un ton menaçant, le président du pèlerinage de l’Yser a lancé à son tour : « Si les francophones ne veulent pas changer d’attitude, il sera alors temps de mettre en oeuvre la fameuse révolution copernicienne. On ne parlera plus alors que de ce que les Flamands et les francophones veulent encore faire ensemble », et d’ajouter : « de huidige gesprekken over een staatshervorming zijn die van de laatste kans tot een overlegde boedelscheiding. »

Dans son édito de ce jour, De Standaard commente: “Aan de eindonderhandeling over de grote Belgische boedelscheiding zijn we nog niet toe. De geesten en de blauwdrukken zijn niet klaar. Maar we staan er sinds gisteren wel weer een stap dichter bij.” C’est pas encore la séparation mais on s’en est rapproché depuis hier d’un grand pas.

Le roi a beau vouloir refuser la démission du préformateur, l’axe De Wever- Di Rupo est rompu pour de bon et la confiance par la même occasion. Doucement mais sûrement on s’achemine vers de nouvelles élections
Le Standaard estime qu’en exigeant de lourdes compensations financières au bénéfice de Bruxelles ( 500 millions contre de solides concessions sur BHV, les compétences et la fameuse “responsabilisation ») Di Rupo a exigé un prix trop élevé pour les concessions francophones. Surtout quand on sait que le prochain gouvernement fédéral doit diminuer son budget de 25 milliards dans les quatre ans qui viennent.
Di Rupo a envoyé une volée de bois vert au cartel N-VA-CD&V miraculeusement rabiboché. Apparemment « le cartel » ne redoute pas un retour aux urnes, que du contraire. Pas sûr que le CD&V n’y perde pas ses dernière plumes.
Groen et le SP.A ont clairement fait savoir à l’électeur flamand qu’ils refusaient la confrontation des communautés. Quant au PS, il sait qu’avec un Di Rupo au mieux de sa forme et un MR en déliquescence, il a lui aussi toutes les chances de remporter un nouveau scrutin électoral en région bruxelloise et en Wallonie.
De Wever, a joué gros en mettant contre toute attente la loi de financement sur la table des négociations. Mais avec une opinion publique flamande chauffée à blanc, la N-VA ne doit craindre ni de la confrontation, ni de la crise, ni surtout de nouvelles élections.
MG

LE CHOIX DU ROI
(…) La seule conclusion à ce stade est que Bart de Wever n’arrive pas à (ne veut pas ?) imposer la raison à ses troupes.

Le CD&V, en perte totale d’identité, est devenu le satellite de la N-VA , une pièce rapportée qui n’ose plus prendre ses responsabilités. Et préfère faire monter avec une énorme mauvaise foi les enchères communautaires, sans réaliser qu’à la copie, les électeurs préféreront désormais l’original nationaliste N-VA.

Recommencer tout ? Avec quel objectif ? Quel parti francophone osera aller plus loin encore que ce qui est sur table ? Didier Reynders l’a fait savoir : pour lui, les francophones qui négocient ont déjà trop concédé.

Il n’y a qu’une seule issue à la crise du jour, qui ne paraît pas fatale à ce stade : se remettre à table et forcer le consensus dans le cadre désormais défini. C’est ce que le Roi a audacieusement imposé hier dans la nuit.

Deux partis flamands n’ont jusqu’à présent pas concédé grand-chose pour faire advenir la paix communautaire : le moment est venu. (Béatrice Delvaux)

WANTROUWEN
(…)Maar dit conflict gaat echt niet over hoeveel geld de Franstaligen wel en de Vlamingen niet aan de zogenaamde hoofdstad van Vlaanderen wensen te geven. Waar het deze cruciale onderhandelingen aan ontbreekt, al wekenlang, is onderling vertrouwen. Zolang dat inzicht niet opnieuw neerdaalt in de hoofden van de chefs, heeft voortpraten geen zin.
Dat het vertrouwen is weggesijpeld aan de onderhandelingstafel mag in zeer grote mate op rekening geschreven worden van Bart De Wever. De N-VA-voorzitter toont in deze overlegronde dat hij, zijn immense populariteit ten spijt, (nog) niet het karakter heeft van een verantwoordelijk leider. De lichtzinnigheid waarmee hij onzinnige beloftes deed aan Di Rupo over de financieringswet, over geld voor Brussel in ruil voor een cleane splitsing van B-H-V kan nog aan een gebrek aan ervaring geweten worden. Het verbazende gemak waarmee hij zijn eed nu al tot twee keer toe verbrak, is evenwel dodelijk voor de verdere samenwerking met andere partijen. Wat ook de verdere uitkomst van deze regeringsvorming mag zijn, dit is niet iets wat een eerzuchtig politicus als Elio Di Rupo snel vergeet.

Waar het De Wever en zijn hele Strategogroep waarlijk aan ontbreekt, is moed. Moed om uiteindelijk ja te zeggen tegen een communautair akkoord, dat niet met de klap het hele N-VA-programma uitvoert, maar waarvan de contouren een staatshervorming beloven die qua ambitie naast de werkstukken van Martens en Dehaene mag staan. Moed om uiteindelijk ja te durven zeggen tegen partners die nooit natuurlijke bondgenoten zullen zijn, maar die bereid waren om een eerbaar compromis af te sluiten.
De staatshervorming moet er niet komen omdat de Vlaams-radicalen op 13 juni de grootste partij van het land geworden zijn. Ze moet er komen omdat de bestaande staatsinrichting tot op de draad versleten is en stilaan op zichzelf een bedreiging vormt voor een duurzaam behoud van onze welvaartstaat.
Dat is niet eens overdreven dramatisch gesteld: de federale overheid zal in de huidige omstandigheden niet in staan zijn om tegelijk de economie draaiende, de vergrijzing betaalbaar en de staatsschuld overzoenbaar te houden. Dat is geen probleem voor een verre toekomst, maar voor de komende regeerperiode. Daarom was dit mogelijk akkoord niet alleen historisch maar ook noodzakelijk voor het vreedzaam en welvarend samenleven van Vlamingen, Walen en Brusselaars.
(Bart Eeckhout)

dimanche 29 août 2010

Regard croisé sur l'islam

L. Berdelou

Mustafa Kastit,imam à la Grande Mosquée de Bruxelles et Jean Luc Blanpain, abbé de l'Église Notre Dame au Sablon, ont accepté de répondre à nos questions.
Des sujets relatifs à l'islam suscitent de nombreux débats que cela soit au niveau sociétal ou politique. Les cultes catholique et islamique sont les cultes dominant en Belgique. Existe-il un fossé entre le catholicisme et l'islam ou bien défendent-ils une cause commune ?
Les débats
M. Blanpain considère que les débats ayant trait à l'islam "renvoient à la place des religions dans l’espace public dans une société sécularisée et multi-confessionnelle" avant d'ajouter que "c'est un débat qui a lieu d’être parce que la place du religieux, sans se focaliser sur le voile, dans une société démocratique, est une question importante qui vaut la peine d’être débattue pour les croyants et les non croyants." De son coté, M. Kastit trouve que les débats sont légitimes car "chacun a le droit d'être pour ou contre quelque chose" mais qu'il y a "une surenchère des politiques et des médias qui devraient s'attaquer aux vrais problèmes." En effet, il déclare: "Ces questions là, autour du voile, ne sont pas des priorités car il y a des problèmes bien plus urgents à traiter dans notre société."
Le port du voile
Pour l'abbé Blanpain, la question du voile renvoie à celle de la question de "la place des signes religieux dans l’espace public" et il voit en "la revendication de signes religieux, une revendication de reconnaissance." De son coté Mustafa Kastit, en plus de faire remarquer que le port du voile n'est pas un signe religieux mais une prescription religieuse, explique qu'il n'est qu'à moitié d'accord avec les propos de l'abbé. Même si "pour certains, c’est certainement un besoin de reconnaissance," pour la majorité des musulmans c'est plutôt une "une demande de pouvoir pratiquer un droit garanti par la constitution et les droits de l’Homme.".
Revendications communes
Si les signes religieux devenaient interdits dans l'espace public, "je crois que les croyants dans leur ensemble, qu’ils soient chrétiens, musulmans ou juifs, peu importe, seront une voix commune, pour revendiquer le droit et la légitimité d’arborer des signes d’appartenance religieuse dans l’espace public" déclare M. Blanpain. Il ajoute ensuite qu'une "exclusion trop drastique de tous signes religieux ne lui parait pas légitime." Ce que partage Mustafa Kastit qui affirme que "une personne religieuse, quelque soit sa confession (musulmane, juive, chrétienne...), veut s’épanouir et que pour cela elle veut que l'on respecte ses droits."
Les hôtels certifiés halal
Jean-Luc Blanpain pense que "le problème de la certification halal est un problème économique important puisque le monde musulman représente une part importante de la population." Il doute cependant qu'il existe un marché sur les hôtels. M. Kastit analyse ce phénomène autrement. Il déplore que le terme halal soit devenu un terme "générique", voire "un terme de business". "Selon une étude récente, le marché du halal rapporte beaucoup plus que le marché du bio, donc ce n'est pas étonnant que beaucoup d'entreprises se lancent dans le halal." Mais "mettre un tapis dans une chambre, un coran, indiquer la direction pour la prière, veiller à ce qu'il n'y ait pas d'alcool, ce n'est pas du halal" avant d'ajouter que "le halal concerne uniquement l'alimentaire".
Échanges inter-confessionnels
"J'ai l'impression que les échanges de types religieux ne se développent pas. Ils étaient plus importants au moment où c’était neuf, par curiosité mais maintenant on se connait donc ça a peu être même tendance à diminuer" explique M. Blanpain à propos des échanges inter-religieux avec l'islam. Pourtant, même s'il avoue que cela est rare au niveau populaire, Mustafa Kastit affirme qu'au niveau des élites les échanges existent. "Le parlement européen a organisé cette année de nombreuse rencontres entre religion. Nous nous retrouvions avec des chrétiens, des juifs, des sikhs et des bouddhiste..."
Dans l'ensemble, leurs idées se complètent et ne s'excluent pas, car tous deux veulent une chose commune, le respect des droits de chacun et cela passe par le respect de la liberté de culte.
Islam "made in Belgium"
L. Berdelou (s.t)

L'islam est reconnu comme religion par l'État belge depuis 1974. Depuis, la communauté musulmane, en association avec les autorités, mène un combat pour l'institutionnalisation de l'islam. Sans cela, il se retrouve désavantagé par rapport aux autres religions reconnues par l'État.
La communauté musulmane, principalement turque et marocaine, a su marquer sa présence à Bruxelles. Mosquées et associations fleurissent dans les communes de Schaerbeek, Molenbeek, Anderlecht, Bruxelles ville et Saint Josse. Mais quels sont les enjeux de cette présence musulmane ici en Belgique ? “Les enjeux se trouvent avant tout dans l'institutionnalisation du culte musulman” affirme C. Torrekens, chargée de recherche à l'institut de sociologie de l'Université Libre de Bruxelles. Même si l'islam est visible au sein de l'espace public, ce n'est pas pour autant qu'il est pleinement reconnu.
Corinne Torrekens déplore que “tous les processus, qui auraient du mettre l'islam sur le même pied d'égalité que les autres religions reconnues par l'État, n'aient pas été faits.” L'islam est pourtant reconnu comme religion depuis 1974. Il reste beaucoup à faire du côté de l'État comme du côté de la population musulmane. “Il est nécessaire d'avoir un Exécutif des Musulmans de Belgique, reconnu par l'État comme son interlocuteur officiel, et qui peut prendre les décisions. Sans cela, l'islam se retrouve désavantagé". Et d'ajouter: "cela créé un certain nombre de ressentiments au sein de la population musulmane.”
La communauté musulmane doit, quant à elle, apprendre à travailler de concert pour éviter toutes les dissensions internes qui l'ont déjà secouée il y a quelques années. Comme le fait remarquer Semsettin Ugurlu, président de l'Exécutif des Musulmans de Belgique, ces derniers proviennent de pays différents. Il y a donc "plusieurs couleurs", plusieurs avis. Corinne Torrekens rappelle qu'en 1998 et 2005, l'intervention des ambassades marocaines et turques avaient perturbées les élections de l'Assemblée générale des musulmans de Belgique.
L'un des désirs de la communauté musulmane aujourd'hui est de voir son culte reconnu au même niveau que les autres cultes religieux. “Quand on reconnait un culte, il faut reconnaitre les lieux de cultes, les ministres du culte... Malgré la reconnaissance de l'islam en 1974, rien n'a été fait avant la fin des années nonante” explique M. Ugurlu.
Mais aujourd'hui "on semble être sur le bon chemin". M. Ugurlu se réjouit qu'une septantaine de mosquées aient été reconnues depuis 2007. Pourtant, par rapport au nombre de mosquées en Belgique" on est loin du compte, déplore Corine Torrekens. “Il y a effectivement des communautés qui ne font pas de démarches pour être reconnues car elles attendent de voir ce que cela va donner pour celles qui ont franchi le pas”. Le président de l'Exécutif encourage donc ces dernières à introduire leur demande.
Un autre point important concerne la désignation des imams, et leur formation. Pour le moment, l'Exécutif a désigné vingt cinq imams qui feront la prédication aux musulmans de Belgique. Ces derniers n'ont pas été formés en Belgique mais dans leurs pays d'origine.D'après Corinne Torrekens: “tant que l'on n'aura pas un cursus de formation d'imams et que l'on fera venir des imams de l'étranger, il y aura toujours une influence de l'islam d'origine sur l'islam belge qui a donc du mal à s'émanciper. Aujourd'hui de plus en plus de cadres musulmans, qui représentent la nouvelle génération musulmane pratiquante mais diplômée, souhaitent l'arrivée d'un islam belge.” M. Ugurlu explique que “les imams sont à la tête de la communauté, ils jouent donc un rôle très important. C'est pour cela qu'ils doivent être formés en Belgique, pour connaître la communauté pour laquelle ils vont travailler.” Il espère donc, qu'un jour, une institution ouvrira ses portes pour former tous les imams de Belgique.
Il y a une réelle volonté, de la part des musulmans belges, de s'émanciper de leurs pays d'origines, du point de vue religieux, mais il leur manque des moyens pour y parvenir. “Tous les ans, on organise la fête du sacrifice. Mais l'Exécutif des musulmans de Belgique n'a pas de budget pour organiser cette fête, ça veut dire que ce sont les communes qui doivent se débrouiller.” L'islam est sous-financé par rapport à la taille de sa population contrairement au catholicisme, regrette Mme. Torrekens qui espère que tous ces problèmes trouveront rapidement une solution.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
ISLAM BELGE ?
A l’évidence, les questions autour du voile, ne sont pas des priorités, en effet « il y a des problèmes bien plus urgents à traiter dans notre société. »
On s’étonnera néanmoins que l’imam Mustafa Kastit, considère que le port du voile n'est pas un « signe religieux » mais une « prescription religieuse », nous y verrons plutôt « un besoin de reconnaissance.
Difficile également d’être d’accord avec l’abbé quand il déclare que " les croyants dans leur ensemble, qu’ils soient chrétiens, musulmans ou juifs s’exprimeront d’une voix commune, pour revendiquer le droit et la légitimité d’arborer des signes d’appartenance religieuse dans l’espace public".
Surprise encore quand Mustafa Kastit ajoute que "une personne religieuse, quelque soit sa confession -musulmane, juive, chrétienne...-, veut s’épanouir et que pour cela elle veut que l'on respecte ses droits." Il nous semblait que si la constitution garantit en effet le droit d’exercer sa religion, en revanche elle considère implicitement que tout ce qui concerne le religieux relève en Belgique de la sphère privée et ne doit par conséquent pas se manifester de quelque manière que ce soit dans l’espace public.
Quant au «problème de la certification halal » il est à nos yeux également plus un problème économique que religieux comme l’on parfaitement compris les grandes surfaces craignant de voir leur échapper des parts de marché au profit du petit commerce de proximité.
On retiendra que selon ces deux interlocuteurs, les échanges inter-confessionnels piétinent, autrement dit régressent.
" Les échanges de types religieux étaient plus importants au moment où c’était neuf, par curiosité mais maintenant on se connait donc ça a peu être même tendance à diminuer" Pire, ils « sont rares au niveau populaire », même si Mustafa Kastit proteste qu' « au niveau des élites les échanges existent ». On est également en droit de se demander ce qu’il en est du dialogue inter confessionnel au sein même de l’islam et surtout quel est le rapport effectif entre islam et islamisme, question qui, à notre estime, est tout à fait fondamentale.
On aborde pas non plus dans cet article, ou à peine, la question de la légitimité démocratique au sein de l’Exécutif des musulmans.
Certes M. Ugurlu président de l'Exécutif a de bonnes raisons de se réjouir qu'une septantaine de mosquées aient été reconnues depuis 2007. Mais quid des autres qui fonctionnent « en roue libre », sans aucun contrôle, où tout est possible même l’arbitraire et la parole islamiste ?
Constatons enfin que l'Exécutif a désigné seulement vingt cinq imams qui feront la prédication aux musulmans de Belgique. Déplorons une nouvelle fois que « ces derniers n'ont pas été formés en Belgique mais dans leurs pays d'origine. » et indignons nous avec Corinne Torrekens:
“Tant que l'on n'aura pas un cursus de formation d'imams et que l'on fera venir des imams de l'étranger, il y aura toujours une influence de l'islam d'origine sur l'islam belge qui a donc du mal à s'émanciper. Aujourd'hui de plus en plus de cadres musulmans, qui représentent la nouvelle génération musulmane pratiquante mais diplômée, souhaitent l'arrivée d'un islam belge.” Même monsieur M. Ugurlu admet que “les imams sont à la tête de la communauté, ils jouent donc un rôle très important. C'est pour cela qu'ils doivent être formés en Belgique, pour connaître la communauté pour laquelle ils vont travailler.”
Mais quand bon sang une institution universitaire ouvrira-t-elle enfin ses portes pour former sérieusement tous les imams de Belgique. ?
Bonne nouvelle, il semblerait qu’ « il y ait une réelle volonté, de la part des musulmans belges, de s'émanciper de leurs pays d'origines, du point de vue religieux , mais il leur manque des moyens pour y parvenir. »
Non, ce qui manque clairement c’est une volonté politique de s’occuper du problème. Plus que d’une négligence, il s’agit la d’une faute grave qui se payera cash dans les décennies qui viennent. MG

Rudy Demotte: "La réforme ne m'effraie pas"

Pour Rudy Demotte, si on transfère d'importantes compétences aux Régions, la Communauté française doit être organisée autrement.
Le ministre-président wallon Rudy Demotte (PS) voit dans les transferts de compétence vers les Régions une plus-value. Les francophones ne sont pas partis à la négociation de manière défensive, a-t-il dit en substance au quotidien "Le Soir" dans son édition de samedi.
"Je n'ai pas le sentiment que les francophones sont allés à la négociation de manière défensive. En 2007, nous n'étions demandeurs de rien; notamment parce que le débat était présenté uniquement dans des termes de délitement. Depuis, en Flandre, ce sont des partis nationalistes qui ont gagné les élections. Si on se dit, c'est comme ça on ne change rien, on va dans l'impasse. Donc les francophones négocient; ils ont eu le courage de réévaluer un certain nombre de leurs positions", a affirmé le chef de file du gouvernement wallon.
A ses yeux, la stratégie francophone repose sur la reconnaissance de la Région bruxelloise. L'idée de la cogestion de Bruxelles souhaitée par certains en Flandre ne passe pas."...pour cogérer, il faut être deux! En Flandre, on peut du reste le comprendre, avec le principe de territorialité. Si on respecte le principe du territoire, qu'on laisse aux Bruxellois la faculté de gérer leur propre territoire, a-t-il commenté à ce sujet.
Pour Rudy Demotte, si on transfère d'importantes compétences aux Régions, la Communauté française doit être organisée autrement qu'actuellement et devenir une structure de coordination, "pour un certain nombre d'éléments".

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
RUDY A TOUT COMPRIS
Rudy voit clair. Depuis quelques années son plan Marshal réussit à faire sortir la Wallonie du marasme. Il n’a pas peur s’ouvrir des horizons nouveaux , des fenêtres sur l’avenir comme on dit désormais. A juste titre, il est hostile à l'idée de la cogestion de Bruxelles souhaitée par les nationalistes flamands. « Si on respecte le principe du territoire, qu'on laisse aux Bruxellois la faculté de gérer leur propre territoire », Pour Rudy, si on dévolue d'importantes compétences aux Régions, la Communauté française devra être organisée autrement.
Un lecteur commente et embraye sur cette idée :
« La communauté française doit disparaître du paysage francophone cela nous permettra de faire l'économie de plusieurs parlementaires totalement inutiles ainsi que d'une pléthore de fonctionnaires. Dans la foulée supprimons les exécutifs provinciaux et leurs personnels obsolètes. Réalisons des économies sensées, fini Francorchamps, réformons les règles du chômage, fini le chômage à vie pour les jeunes, occupons-les dans l'intérêt de la communauté »
Supprimer la Communauté frnaçaise pour faire des économies mais surtout pour que deux régions alliés, la Wallonie et Bruxelles prennent enfin hardiment leur destin en main en renonçant notamment à la logique de l’assistanat. C’est une idée qui était défendue énergiquement par Daniel Ducarme. Ah si le bougre avait payé ses impôts comme tout le monde, on n’en serait pas là où on en est aujourd’hui. Toujours l’effet papillon !
Non la réforme ne doit pas effrayer Rudy à condition qu’il poursuive sa politique de rigueur et de rupture avec l’assistanat cher au Ps.
Après tout Mitterrand et Blair après lui ont osé s’écarter de la vulgate de l’internationale socialiste.
MG

De minsten der mijnen

Vandaag verschijnt in deze krant ( De Standaard) een ontluisterend document. Het is de transcriptie van het gesprek tussen kardinaal Godfried Danneels en de man die als kind en puber jarenlang seksueel werd misbruikt door Roger Vangheluwe, de ex-bisschop van Brugge. Die laatste en enkele andere familieleden waren aanwezig. Niemand kan dit verslag lezen zonder onder de verpletterende indruk te komen van de vreselijke betekenis ervan.
De tekst maakt pijnlijk duidelijk dat de kardinaal niet de waarheid sprak toen hij, na Roger Vangheluwes bekentenis en ontslag als bisschop, zijn versie over dat onderhoud gaf. Het is gewoon niet waar dat hij slechts heeft geluisterd en geprobeerd te bemiddelen. Het is gewoon niet waar.

Van bij het lijzige openingszinnetje ‘Zeg ne keer' is de kardinaal in het defensief. Hij is maar met één ding bezig: schadebeperking. Uit alles wat hij zegt, blijkt dat zijn enige bedoeling is te voorkomen dat de zaak, zoveel jaar na de feiten, in de openbaarheid wordt gebracht. Het is containment, indijking. Niets meer.

Stuitend is dat uit niets blijkt dat de kardinaal onthutst of gerevolteerd is over de ernst van de feiten. Ze hoeven niet in herinnering te worden gebracht, hij kent ze. Maar het gaat wel om het onvoorstelbare: een man die een kind van zijn vijfde tot zijn achttiende systematisch heeft verkracht, is een kwarteeuw lang bisschop geweest en is het tot op die aprildag nog steeds! Toch komt het niet bij de kardinaal op de enige aangewezen conclusie te trekken. Deze man kan geen seconde langer aanblijven en moet in het openbaar zijn totale verantwoordelijkheid opnemen.

Niets van dat alles. De kardinaal soebat en smeekt: wat voor goeds doet het om Vangheluwe op een jaar voor zijn pensioen tot ontslag te dwingen? Wie wordt daar beter van? Hij heeft zich hier toch verontschuldigd? Wat wil je nog meer? En uiteindelijk: het gaat hier toch niet om chantage? Dodelijk is het gewriemel waarmee de kardinaal zijn persoonlijke verantwoordelijkheid probeert te ontlopen: hij is niet bevoegd en was dat zelfs niet toen hij nog aartsbisschop was. Alleen de paus kan optreden. Maar de paus is ver en heeft het druk, hoor.

Hoe de kardinaal het gesprek stuurt en wat hij zegt, is al beklemmend genoeg. Het meest onverdraaglijke is echter wat hij niet zegt en niet doet. Tijdens de bijeenkomst is er geen enkel moment waarop de kardinaal het slachtoffer als beschadigde, hulpbehoevende mens benadert. Hij ziet hem als een gevaar, als een bedreiging. De schrijnende gevoelsarmoede die van hem uitgaat, staat haaks op zijn publieke imago.

Wat de transcriptie zonneklaar toont, is de onverstoorbare werking van een eeuwenoud, ijzeren mechanisme. Ontkennen tot niets meer te ontkennen valt en nadien morele druk uitoefenen tot het gevaar is geweken. De kardinaal is slechts het instrument van deze blinde, onmenselijke methode.

Kardinaal, wat hield u tegen om op te komen voor ‘de minsten der mijnen'? Wat u deed, was te weinig, kardinaal. Veel en veel te weinig.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
« LE PLUS PETIT DES MIENS »
Monsieur le cardinal, vous un homme affable, cultivé, intelligent, excellent théologien et ancien prêtre de terrain, ouvert au dialogue, plein de sagesse et d’empathie. Comment avez-vous pu, au nom de votre « dieu vivant », couvrir le bourreau en accablant la victime ?
« En vérité, je vous le déclare, chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces tout petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mathieu 25-38)
« Quiconque entraînerait la chute d’un seul de ces petits, qui croient en moi, il est préférable pour lui qu’on lui attache au cou une grosse meule et qu’on le précipite dans l’abîme de la mer » (Mathieu 18-6)
Mais me direz-vous, et vous aurez raison : « Ne vous posez pas en juges et vous ne serez pas jugés, ne condamnez pas et vous ne serez pas condamnés »…(Luc 6-36)
C’est que, dans tous les cas de figure, l’éthique qui participe des religions doit toujours être, selon nous, au dessus des religions et des intérêts des églises. De la même manière aucune église ne saurait se prétendre au dessus de la justice.
Il y a certes une éthique chrétienne, juive, musulmane, mais surtout il y a une « éthique des éthiques » comme dit Morin dans son plus beau livre.
Ebloui par vos qualités, le charme et la densité de vos homélies, et votre habilité à séduire les médias, certains vous voyaient pape en lieu et place de Joseph Ratzinger que vous ne sembliez pas apprécier sans quelque réserve et qui vous a remplacé par le berger le plus autoritaire de l’église belge.
«A qui l’on a beaucoup donné, on redemandera beaucoup, a qui on a beaucoup confié, on réclamera davantage »(Luc 12-43)
Anticléricalisme primaire ?
Pas du tout. Simplement ceci :« comme vous voulez que les hommes agissent envers vous, agissez de même envers eux » Kant ? Non pas du tout : Luc 6-29.
Il n’est pas mauvais de relire quelquefois les évangiles, même pour un libre penseur .
MG

Danneels voulait garder le secret sur l’affaire Vangheluwe
La presse flamande publie mot à mot le dialogue du 8 avril dernier entre le cardinal et la victime de Roger Vangheluwe, l’évêque pédophile de Bruges. Accablant : Godfried Danneels tente clairement de convaincre son interlocuteur de ne pas rendre publics les faits. Il prêche la patience et évoque le pardon. Par Eric Deffet

Dans leurs éditions de ce samedi, les journaux flamands De Standaard et Het Nieuwsblad publient le verbatim d’une conversation datée du 8 avril 2010 entre le cardinal Godfried Danneels et la victime des agissements pédophiles de Roger Vangheluwe, qui est encore à cette époque l’évêque de Bruges – il démissionnera finalement deux semaines plus tard. L’évêque est également présent au début et à la fin de l’entretien auquel participe aussi brièvement la famille de la victime.
Les propos de Godfried Danneels sont accablants pour l’ancien numéro un de l’église belge. Depuis le début, l’ancien primat de Belgique affirme n’avoir jamais voulu étouffer ce scandale. Or les mots qu’il a prononcés ce jour-là portent à croire le contraire : à plusieurs moments, il appelle son interlocuteur au calme, à la mesure et même au pardon. Il lui demande au moins de garder secrètes toute l’affaire jusqu’au départ à la retraite de Roger Vangheluwe, un an plus tard, insistant sur le « discrédit » qui pèserait sur l’auteur des faits si ses agissements coupables étaient rendus publics.
Comment nos confrères ont-ils pu prendre connaissance de cette conversation privée ? C’est simple, mais cela en dit long sur l’atmosphère de l’entretien et plus généralement sur les rapports entre une victime anonyme d’un pédophile et la hiérarchie de l’église catholique : la victime de Roger Vangheluwe a enregistré le dialogue avec le cardinal Danneels. À son insu, évidemment.
Pour rappel, cette victime n’est autre que le neveu de Roger Vangheluwe, qui a abusé de son proche, aujourd’hui âgé d’une quarantaine d’années, sur une longue période, avant et après sa nomination à Bruges. Ces derniers jours, des informations ont circulé qui affirmaient que cet homme avait tenté de monnayer son silence. En rendant publics ces enregistrements où il n’est jamais question de transaction financière, il rétablit la vérité sur ce point précis et restaure en quelque sorte son honneur.
Au lendemain des aveux de Roger Vangheluwe, le cardinal Danneels était sorti de sa retraite pour affirmer face à la presse n’avoir « jamais entrepris un soupçon de tentative d’étouffement des abus de l’évêque ». Il avait alors fait état de la rencontre dont il est aujourd’hui question avec la victime des abus. Selon lui, début avril donc, les faits lui avaient été rapportés par Roger Vangheluwe lui-même. À l’en croire encore, il ne pouvait se rappeler « une conversation remontant aux années nonante où des cas d’abus commis par Mgr Vangheluwe furent évoqués ».
« Tu veux donc que toute cette affaire soit révélée ? »
Finalement informé donc, Godfried Danneels avait accepté, à la demande de l’évêque, de rencontrer la victime et sa famille : « C’est ce que je fis », avait-il expliqué après la démission de l’évêque. « J’ai pensé qu’à ce stade confidentiel, je n’avais pas le droit de communiquer quelque chose de cet abus à des tiers, que ce soient les évêques, les instances judiciaires, ou la commission. Le but de cette rencontre était d’écouter et éventuellement d’arriver à une conclusion qui recueille l’assentiment de tous. Il y a, de fait, différentes solutions pour des abus qui ont eu lieu de nombreuses années plus tôt. Il y a le tribunal civil, sauf que les faits étaient prescrits. Il y a la plainte au tribunal ecclésiastique, et la commission interdiocésaine. Enfin, il y a la réconciliation et le dédommagement mutuellement convenu. On peut insister sur une demande de démission et attendre son acceptation. Aucune décision n’a pu être tirée de la discussion. Voilà pourquoi tous étaient d’accord que, comme cet entretien n’était pas achevé, il y aurait une seconde rencontre quelques jours plus tard. »
Ce deuxième rendez-vous n’eut jamais lieu : « J’ai alors attendu un signe de la famille. Il n’y en eut pas. Entre-temps, la victime a pris contact avec la commission et Mgr Vangheluwe a présenté sa démission ».
Lors de son entretien avec la victime, le cardinal Danneels mesure rapidement, semble-t-il, les intentions de son interlocuteur qu’il tente de lui faire préciser : « Tu veux donc que toute cette affaire soit révélée ? » Et la victime répond sans se démonter : « Je vous laisse décider ! »
Tout, ensuite, est dans la nuance des propos. Le cardinal aurait pu opter pour une mise à plat complète et publique de la situation : une sanction interne contre l’évêque, la mise en route de la machine judiciaire. On sait qu’il n’en fit rien. À l’inverse, et c’est ce qui lui est reproché aujourd’hui : il attire l’attention de la victime sur la gravité de la situation, évoque le proche départ à la retraite de l’évêque à la retraite et suggère au moins de lui laisser finir son mandat avant de rendre publiques les accusations. Il va jusqu’à alerter l’homme qu’il a en face de lui : quel avantage pourrait-il bien tirer d’un grand déballage.
Pas de menaces claires, bien sûr. Mais à découvrir ce dialogue, on comprend que Godfried Danneels a bien cherché à calmer le jeu, à temporiser et à garantir une totale discrétion sur le dossier qui lui était soumis. « En attendant une deuxième rencontre », a-t-il précisé. Peut-on parler de volonté d’étouffement pur et simple ? Seul le cardinal le sait.
Ce samedi, Toon Osaer, le porte-parole de Godfried Danneels, a insisté : selon lui, il ne faut pas voir dans les paroles du prélat, la moindre volonté d’étouffer l’affaire.

SCHANDE
Onderzoeksrechter De Troy moet alle dossiers teruggeven die hij in beslag nam bij de commissie-Adriaenssens. Waarom dat zo is? We hebben er het raden naar. Dat alleen maakt Operatie Kelk en de juridische afhandeling ervan tot een absoluut dieptepunt in de werking van justitie. Het is een regelrechte schande.

Het onderzoek van De Troy wou nagaan of de kerk zich had gedragen als een criminele organisatie, of ze op een georganiseerde manier had belet dat ernstige pedofiele misdrijven werden vervolgd. Omdat de onderzoeksrechter en de speurders oordeelden dat die afweging toekomt aan justitie en niet aan een private commissie, namen ze de dossiers in beslag, wat zorgde voor een vertrouwensbreuk tussen de commissie, die de logica van de hulpverlener hanteerde, en de onderzoeksrechter, die in een juridische logica zat.

De verdediging van de kerk, naadloos gevolgd door het Openbaar Ministerie, hanteerde twee argumenten tegen de huiszoeking. Het eerste was dat de speurders meer in beslag hadden genomen dan strikt nodig. Een argument dat mogelijk geldig was voor de huiszoekingen bij het bisdom, maar dat niet kan slaan op de slachtofferdossiers, die immers net de kern van het onderzoek uitmaken. Een tweede bezwaar was dat er geen vertegenwoordiger van de Orde van Geneesheren aanwezig was bij de huiszoeking. Een twijfelachtig argument, want Peter Adriaenssens kreeg die dossiers niet bij elkaar omdat hij psychiater is, maar alleen als voorzitter van de vertrouwenscommissie, die geen medisch orgaan is.

Niemand weet welk argument, al dan niet geldig, is gehanteerd om tot tot deze beslissing te komen. Dat is in flagrante tegenspraak met de openbaarheid van rechtspraak. Het voedt ook de speculaties dat in dit dossier op de achtergrond oneigenlijke belangen spelen, die niets met de 475 slachtoffers te maken hebben, die nu meer dan ooit in de kou blijven staan. De enigen die vandaag juichen, zijn de tientallen pedofiele priesters en paters die nu weten dat ze straffeloos hun daden hebben kunnen plegen.

Dat is een intrieste vaststelling.

De afhandeling van dit dossier is een rechtsstaat onwaardig. Er zijn al voor veel minder zware dossiers parlementaire onderzoekscommissies gevraagd.
Yves Desmet

samedi 28 août 2010

Nieuwe Brusselaars (8): Vladimir en Stanislava uit Servië

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Brussel - Serviërs, ze trekken doorgaans niet de aandacht, behalve dan wanneer Partizan Belgrado op bezoek is. Toch vinden we er heel wat in Brussel. Vladimir en Stanislava wonen hier bij voorbeeld al tien jaar. "Tussen 1999 en 2002 kwam er een hele golf Servische IT'ers naar België."

Plaats van afspraak het restaurant Fin de Siècle in het centrum. "Eén van onze favoriete restaurants. We komen hier al negen jaar. Een van de obers komt uit Kosovo en spreekt Servisch. Hij vertelde ons dat de worst van de stoemp saucisse eigenlijk uit Roemenië komt..

Zonder Belgische blauwhelmen waren Vladimir (35) en Stanislava (33) nooit naar België gekomen. Dat ging zo. "Mijn oudere zus werd in de jaren 1990 verliefd op een soldaat van Belbat, het Belgische bataljon in Kroatië, en volgde hem naar Mortsel bij Antwerpen," vertelt Vladimir. "Toen wij in de zomer van 2000 bij haar op bezoek waren, besloten we ook hier ons geluk te zoeken."

En voor een IT'er lag het geluk in die tijd voor het rapen. "Het waren de gouden jaren voor de sector, voor het barsten van de bubbel. Ik had zes sollicitatiegesprekken in twee weken en kon in september al aan de slag. Ik was trouwens niet de enige. Tussen pakweg 1999 en 2002 kwam er een hele golf Serviërs naar België, vooral IT'ers. Omdat Serviërs niet erkend worden als vluchteling, is werk vinden naast studeren de enige manier om legaal naar België te komen. Enkele bedrijven raakten vertrouwd met de procedure en hebben opvallend veel Serviërs in dienst."

Het was wel even wachten voor Stanislava hem kon vervoegen. "Het duurde zes maanden voor alle papieren in orde waren. Daarna moest ik nog een jaar wachten voor ik aan effectief aan de slag kon als vertaler want als vrouw van iemand met een werkvisum mag je het eerste jaar niet werken."

Joego-club
De Servische gemeenschap valt nauwelijk op in Brussel. "De Serviërs zijn niet geconcentreerd in een bepaalde wijk," weet Vladimir. "De meesten die wij kennen wonen wel min of meer in het noordoosten van het gewest, dicht bij de vele bedrijven in Diegem en Zaventem."

Bovendien heeft de gemeenschap relatief weinig ankerpunten in de stad. "Er is een Servische kerk in Molenbeek maar daar gaan we enkel op feestdagen naartoe. In het centrum schijnt er een discotheek te zijn waar veel volk uit het voormalige Joegoslavië komt maar daar zijn we nog nooit geweest."

Hoe is trouwens de verhouding met Kroaten, Bosniërs... zoveel jaar na de oorlog? "We hebben hier vrienden uit Slovenië, Bosnië en Kroatië," klinkt het. "In Kroatië zou een gesprek al eens op ruzie kunnen uitdraaien maar als we hier Kroaten tegenkomen op restaurant is de sfeer anders. In een vreemde omgeving komen onze gelijkenissen meer naar boven. Als een Vlaming en een Nederlander elkaar ontmoeten in Japan zullen ze ook vaststellen dat ze in vergelijking met de Japanners enorm veel gemeen hebben."

Geen voedselnostalgie
Tijdens het gesprek doen we ons te goed aan ribbetjes, carbonnade en stoemp. Mijn gasten zijn overduidelijk fans van de Belgische eetcultuur. "Last van voedselnostalgie hebben we zeker niet," zegt Vladimir. "Eerder het tegendeel, als we in Servië op vakantie zijn, verlangen we al snel naar het eten niet hier. De Belgische keuken is lekker maar het is meer dan dat. Er is een groot aanbod aan verse producten. Het zit ook in de cultuur. In Servië zijn er mensen die enkel eten uit noodzaak, gewoon om de honger te stillen. Hier ben ik nog niemand tegengekomen die niet graag eet."

De eerste kennismaking met België was niet geheel toevallig gastronomisch. "Toen mijn zus terugkwam van haar Belgische soldaat bracht ze Belgische chocolade en Belgisch bier mee... als jongen vond ik dat heerlijk. De eerste Belg die niet graag een glaasje alcohol drinkt, moet ik trouwens ook nog tegenkomen."

Serviërs in Vlaams Brussel
Opmerkelijk is dat Vladimir en Stanislava na al die jaren in Brussel quasi perfect Nederlands spreken. Hun Frans is daarentegen eerder beperkt. "Dat was zeker geen bewuste keuze maar is natuurlijk gegroeid," aldus Vladimir. "In mijn sector werkte ik altijd vooral met Vlamingen dus was het logisch om Nederlands te leren. Vlamingen en Franstaligen praten er trouwens vaak in het

Engels met elkaar."
"Ik heb Duits gestudeerd en dus was Nederlands maar een kleine stap," zegt Stanislava. "We zijn al eens begonnen met Franse les maar het wilde niet echt vlotten." En dus traden Vladimir en Stanislava toe tot het Vlaamse leven in de hoofdstad. "We gaan naar de Nederlandstalige bibliotheek en pikken al eens een evenement mee in een van de Gemeenschapscentra."

Uitgaan in Leuven
Na Etterbeek en Evere wonen Vladimir en Stanislava nu vlakbij het Meiserplein in Schaarbeek. Ze houden van Brussel maar ze ondervinden ook de nadelen van de grootstad. "Op veel plaatsen in de stad voel ik me niet op mijn gemak," aldus Stanislava. "Alleen zul je me daar dan ook niet zien. Ik ben blij dat ik weinig Frans versta en dus niet begrijp wat ze me toeroepen. Om met vrienden af te spreken, wijken we gemakkelijk uit naar Leuven."

"Laatst vertelde een blonde vriendin dat ze vlakbij het Zuidstation werd nageroepen dat ze beter een boerka zou dragen," vult Vladimir aan. "Dat sommige wijken, zelfs dichtbij het centrum en rond het belangrijkste station van de hoofdstad van Europa er zo verloederd bij liggen, kan ik niet begrijpen."

Ook voor de taalproblematiek is het koppel niet ongevoelig. "Er wonen vooral Franstaligen in ons gebouw. De communicatie met de syndicus gebeurt dan ook in het Frans. Als we Nederlands willen, moeten we extra betalen. Toch vreemd voor een tweetalige hoofdstad?"

Zoals zoveel tweeverdieners overwegen Vladimir en Stanislava soms om de stad te verlaten. "We denken er aan om naar Leuven te verhuizen maar voor het werk zitten we toch beter in Brussel," zegt zij. "Elke dag in de file zitten zien we niet zitten."
"Tegelijk houden we ook wel van het internationale karakter van Brussel," besluit hij. "De drukte stoort ons ook niet. En bovendien is er enorm veel groen in vergelijking met andere grootsteden. Het Zoniënwoud, het Arboretum in Tervuren... zoveel groen vlakbij de stad vind je nergens."

Servië in Brussel
Officieel wonen er zo'n 2.000 Serviërs in het gewest (naast meer dan 1.500 onderdanen van andere voormalige Joegoslavische republieken).

Servisch-orthodoxe kerk: Zwarte Vijversstraat 110, 1080 Molenbeek
Restaurant: Chumadia, Schotlandstraat 32, 1060 Sint-Gillis

Brusselnieuws.be reist de hele zomer de wereld rond ... in Brussel. Onze stad is immers meer dan ooit een bont lappendeken van minderheden uit de hele wereld. Elke week gaan we op zoek naar een gemeenschap die zich in recente tijden in Brussel heeft verankerd. Dit was de achtste en laatste aflevering: Servië.
(Laurent Vermeersch — brusselnieuws.be)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
TROP C’EST TROP
DiverCity adore cette série que Brussel Deze Week consacre au peuple bruxellois d’origine étrangère. En revanche, nous apprécions de moins en moins l’a priori anti francophone de l’intervieweur, visiblement plus soucieux de sacrifier au « Vlaamsgezinde » Zeitgeist induit en Flandre par la Deweveromania que de servir l’objectivité. Deux exemples : « Ik ben blij dat ik weinig Frans versta en dus niet begrijp wat ze me toeroepen », « De communicatie met de syndicus gebeurt dan ook in het Frans. Als we Nederlands willen, moeten we extra betalen. Toch vreemd voor een tweetalige hoofdstad?"
Trop c’est trop, nous déplorons ce genre de remarques aussi perfides qu’inutiles tout en appréciant la qualité rédactionnelle de B.D.W. (non pas Bart De Wever mais Brussel Deze Week). Il nous avait semblé que Brussel Deze Week était avant tout une publication soucieuse de promouvoir l’interculturel et le dialogue entre les cultures et les communautés, toutes les communautés, y compris la communauté francophone. Nous serions-nous trompés ?
MG

vendredi 27 août 2010

Er zijn nog meer crisissen nodig

'De Franstaligen verklaren dat ze onmogelijk verder konden gaan in de toegevingen zonder het bestaande federale samenlevingsmodel te wijzigen. Terwijl het net dat is wat de Vlamingen willen.' Volgens Bart Maddens is de kloof tussen noord en zuid dieper dan we willen geloven. Bart Maddens is politicoloog aan de KU Leuven.
Als de Vlaamse partijen rechtstreeks kunnen meebeslissen over het beleid in Brussel, dan zullen ze allicht ook minder huiverachtig staan tegenover een verdere overfinanciering ervan Mochten we vandaag 24 augustus 2007 zijn, dan was de regeringsvorming wellicht al beklonken. Want wat nu al is overeengekomen inzake de staatshervorming zou in 2007 op gejuich zijn onthaald door het kartel CD&V-N-VA. Anders gezegd: de toegevingen die de Franstaligen vandaag bereid zijn te doen komen in niet onbelangrijke mate tegemoet aan de Vlaamse aspiraties van drie jaar geleden. Maar drie jaar is een eeuwigheid in de politiek, en mede als gevolg van de Franstalige onverzettelijkheid van 2007 zijn de geesten in Vlaanderen in sneltreinvaart geëvolueerd. Hopelijk duurt het niet opnieuw drie jaar vooraleer dit besef goed en wel doordringt bij de Franstaligen.
Het Vlaams-nationalisme is vandaag, met bijna de helft van de stemmen, veruit de sterkste politieke stroming in Vlaanderen. De partij die op een spectaculaire manier de verkiezingen won, heeft er nooit een geheim van gemaakt dat ze de entiteit 'België' op lange termijn van de landkaart wil zien verdwijnen. Voor de korte termijn heeft de N-VA aan de Vlaamse kiezer de steun gevraagd én gekregen voor een zeer grondige omvorming van België tot een confederatie. En de partij heeft tijdens de campagne allesbehalve onder stoelen of banken gestoken wat dit in de praktijk betekent: de splitsing van de volledige sociale zekerheid, de afschaffing van de federale verkiezingen en een gezamenlijk beheer van Brussel door Vlamingen en Franstaligen.
VLAAMSE RESOLUTIES
Als de Franstaligen nu beweren dat de N-VA tijdens de onderhandelingen geen afstand wil doen van het eigen programma, dan hebben ze dat programma blijkbaar niet goed gelezen. Van de gevraagde volledige splitsing van de sociale zekerheid is enkel een splitsing van de kinderbijslagen overgebleven. De N-VA heeft zich kennelijk vrij snel neergelegd bij het Franstalige veto tegen de splitsing van de werkloosheidsuitkeringen en de pensioenen. En alhoewel een aantal brokstukken van het gezondheidsbeleid wordt overgeheveld, blijft de ziekte- en invaliditeitsverzekering grotendeels buiten schot. Dat de N-VA hiermee heeft ingestemd kan moeilijk anders worden geïnterpreteerd dan als een blijk van een uiterst compromisbereide en constructieve ingesteldheid.
Ook inzake Brussel lijkt de N-VA zich vrij snel te hebben geschikt naar de wetten van de Belgische Realpolitik. Bart De Wever heeft tijdens de campagne voorgesteld om Brussel als volwaardig derde gewest af te schaffen. Verre van een extremistische eis was dit gewoonweg een herhaling van wat ook in de vijf Vlaamse resoluties van 1999 wordt voorgesteld, en waarmee (op Agalev en het Vlaams Blok na) alle Vlaamse partijen toen hebben ingestemd. Maar ook rond deze nochtans breed gesteunde Vlaamse eis heeft de N-VA blijkbaar geen forcing willen voeren. Het behoud van het institutionele status quo in Brussel zou op zich al een niet onbelangrijke Vlaamse toegeving zijn. Een substantiële versterking van het Brussels Gewest zou echter meer dan één brug te ver zijn voor een partij die juist de afschaffing ervan heeft geëist. Daarom is het de evidentie zelve dat de N-VA moeilijk kan instemmen met de overheveling van een bij uitstek persoonsgebonden bevoegdheid als de kinderbijslagen naar het Brussels Gewest (of naar de Gemeenschappelijke Gemeenschapscommissie, wat in wezen op hetzelfde neerkomt). En uiteraard is ook het toekennen van bijkomende belastingsbevoegdheden aan Brussel onmogelijk te verteren voor de Vlaamsgezinden.

KWADRATUUR VAN DE CIRKEL
De kwestie Brussel is symptomatisch voor een meer fundamenteel probleem: de Franstalige onderhandelaars hebben kennelijk een panische angst om de bij eerdere staatshervormingen gebaande paden te verlaten. Ze willen krampachtig vasthouden aan de bestaande institutionele sjablonen, hoe inefficiënt die ook blijken te zijn. De financieringswet wordt tot een taboe verheven, en aan het intussen al veertig jaar oude basismodel van drie gemeenschappen en drie gewesten durft men al helemaal niet te raken. En zo maken de Franstaligen van de staatshervorming een haast onmogelijke kwadratuur van de cirkel: je kunt binnen de bestaande structuren moeilijk meer (fiscale) autonomie geven aan de deelstaten zonder tegelijkertijd Brussel te versterken. Hoe meer er wordt overgeheveld naar de drie gewesten, hoe verder we ons verwijderen van het door Vlaanderen gewenste co-beheer van Brussel, en hoe meer Brussel dreigt te verworden tot een vreemde mogendheid op Vlaams grondgebied.
Nochtans zou een meer asymmetrische benadering, met een meer ondergeschikt statuut voor Brussel, de zaken heel wat vergemakkelijken. Dat zou betekenen dat men bepaalde (fiscale) bevoegdheden overdraagt aan het Vlaams en het Waals Gewest, maar federaal houdt voor wat Brussel betreft. Inzake Brussel zou men kunnen kiezen voor een doorgedreven hiërarchisch federalisme, waarbij de federale overheid (dus Vlamingen en Franstaligen samen, inbegrepen de Brusselaars onder hen) bevoegd is voor de basisreglementering en het Brussels Gewest voor de invulling daarvan. Als de Vlaamse partijen op die manier rechtstreeks kunnen meebeslissen over het beleid in de hoofdstad, dan zullen ze allicht ook minder huiverachtig staan tegenover een verdere overfinanciering ervan, of tegenover een nauwere economische samenwerking tussen Brussel en de rand.
Maar aan dit soort van 'revolutionaire' hervormingen zijn we duidelijk nog lang niet toe. Vorige week verklaarden de Franstaligen unisono dat ze onmogelijk verder konden gaan in de toegevingen zonder het bestaande federale samenlevingsmodel te wijzigen. Terwijl het net dat is wat de Vlamingen willen. Er is dus nog een lange weg te gaan. Ongetwijfeld zullen er nog een aantal dramatische crisismomenten nodig zijn, misschien zelfs een gedurfd initiatief van het Vlaams Parlement, vooraleer het zover komt. In afwachting zouden de Vlaamse onderhandelaars zich best niet te veel laten opjagen door al dan niet gekroonde

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
MAIS QUE VEUT VRAIMENT BART DE WEVER?
Personne ne le sait, et lui, le sait-il ?
Que veut la N-VA ? Une chose est certaine, c’est que Bart De Wever et son parti adhèrent sans réserve à la doctrine Maddens et le “hasard” veut que le professeur Bart Maddens, célèbre politologue de la KUL , coqueluche des intellos nationalistes et idéologue officieux de la NVA , vient de publier dans De Standaard de ce mardi une nouvelle carte blanche incendiaire que nous venons de reproduire et dans laquelle il fait le point en titrant, en parfait provocateur qu’ ”il faudra encore quelques bonnes crises avant d’arriver au but”.
Quel but? Le but avoué de Maddens l’incendiaire, c’est d’obtenir, coûte que coûte, un maximum d’autonomie pour la Flandre ainsi qu’il l’a fait savoir très clairement dans de précédents articles.
Mais, quelle est donc cette fameuse doctrine Maddens qui semble tétaniser le monde politique flamand ?

Il s’agit, si nous avons bien compris, d’une stratégie politique flamingante, cynique et paradoxale visant à rendre les francophones de Belgique demandeurs d’une réforme profonde quand ceux-ci n’ont cessé de répéter depuis trois ans qu’ils ne sont « demandeurs de rien ».
Cette stratégie perverse fut rendue publique dans une carte blanche signée Bart Maddens publiée par le Standaard en mars 2009, ]trois jours après les élections régionales belges du 7 juin 2009.
Elle s’articule autour de trois axes forts
utiliser toutes les ficelles juridiques possibles pour créer une structure politique flamande autonome,
assécher les ressources de l’Etat fédéral dans le dessein de tarir les ressources financières wallonnes et bruxelloises, autrement dit, mettre l’adversaire francophone à genoux.
extorquer de nouvelles compétences pour la Flandre contre un refinancement des niveaux fédéral, régional wallon et bruxellois.
La NV-A (et aussi le ministre SP.a Frank Vandenbroucke) se sont ralliés sans réserve aux idées du professeur Maddens. Le CD&V, plus hypocrite, ne les renie point.
Depuis lors, le temps semble travailler dans le sens voulu par Bart Maddens : la crise économique actuelle menace l'Etat fédéral belge d’une faillite équivalente à celle qui vient de frapper la Grèce et la situation budgétaire des entités fédérées s'annonce dramatique ( un déficit de 600 millions à la Région wallonne et de 400 millions à la Communauté française. A Bruxelles, on s'attend à un déficit autour des 400 millions. La Flandre prévoit elle aussi cette année, à un déficit d'un milliard d'euros. )
Paradoxalement, l'austérité budgétaire que nous subirons immanquablement n'est pas perçue comme dramatique, parce que, du côté flamand on s’accommoderait, selon certains commentateurs, d’un pourrissement de la situation induisant la nécessité d’une réforme institutionnelle en profondeur qui redessinerait l’architecture de la maison Belgique. « Le Nord exigera une réforme radicale de l’Etat belge quand le Sud y sera acculé. »
Mais que dit exactement Bart Maddens dans sa récente carte blanche en 27 points publiée dans le Standaard de ce mardi? Tentons une traduction-interprétation de celle-ci pour bien le comprendre et partant décoder et mettre à nu la stratégie de la

N-VA .
QUADRATURE DU CERCLE
1. Si d’aventure, les partis flamands étaient amenés à cogérer Bruxelles, ils accepteraient de meilleure grâce un refinancement de la capitale.
2. Si on était le 24 août 2007, et non pas le 24 août 2010, le gouvernement fédéral serait déjà formé. En effet le cartel CD&V-N-VA aurait considéré que les concessions francophones qui sont aujourd’hui sur la table rencontraient leurs aspirations flamandes d’alors.
3. Trois années se sont écoulées depuis. Cela équivaut à un siècle en politique. Le manque de flexibilité des francophones en 2007 a dopé les revendications flamandes.
4. Il ne faudrait pas que s’écoulent encore trois années pour que les francophones prennent enfin conscience qu’avec près de cinquante % des voix le courant nationaliste flamand est de loin la tendance politique dominante en Flandre..
5. La NVA , sortie grand vainqueur des élections, n’a jamais caché son souhait de voir disparaître à terme l’entité Belgique des cartes géographiques.
6. La N-VA estime avoir reçu mandat de ses électeurs pour transformer la Belgique en confédération.( “een zeer grondige omvorming van België tot een confederatie”).
7. Ceci implique en pratique, selon le programme électoral de la NVA , la scission complète de la sécurité sociale, la suppression des élections fédérales et surtout, une cogestion de Bruxelles par les Flamands et les Francophones.
8. Les Francophones qui s’indignent que la N-VA répugnerait à se distancier de son programme, montrent qu’ils n’ont pas bien lu ce programme.
9. La N-VA a accepté sans tarder le veto francophone contre une scission du chômage et des pensions.
10. Certes, des pans entiers du secteur santé, l’assurance maladie sont en voie de dé fédéralisation, mais les assurances santé et invalidité restent une compétence fédérale.
11. Ne pas y voir une volonté de compromis de la N-VA c’est de la mauvaise foi.
12. Pour Bruxelles, la N-VA s’est conformée au diktat de la Realpolitik belge.
13. Bart De Wever avait annoncé pendant la campagne sa volonté de supprimer la Région Bruxelles Capitale, comme le demandent les fameuses cinq résolutions du Parlement flamand de 1999.
14. Sa non remise en question de la Région Bruxelles capitale est une vraie concession.
15. Accepter un renforcement substantiel de la Région Bruxelles Capitale serait se renier pour un parti qui a plaidé sa disparition.
16. Comment imaginer que la N-VA accepte que les allocations familiales, matière personnelle par excellence, soit transférées à la Région B.C . ?
17. Octroyer des compétences fiscales supplémentaires à Bruxelles est imbuvable pour des sympathisants flamands (Vlaamsgezinden).
18. Le dossier bruxellois montre que les négociateurs francophones se raccrochent aux schémas classiques par peur de quitter les sentiers balisés par les précédentes réformes de l’Etat.
19. La loi de financement reste tabou pour les francophones. Pas question pour eux de toucher à l’architecture institutionnelle qui depuis près de 40 ans divise la Belgique en trois régions et trois communautés.
20. Dans ces conditions, réformer l’Etat belge relève de la quadrature du cercle. Sans sortir du cadre institutionnel existante, impossible d’accorder plus d’autonomie fiscale aux entités fédérées sans renforcer ipso facto Bruxelles, ce que refuse la N-VA .
21. Avec plus de transferts vers les trois régions, on s’éloignera du rêve de cogestion de Bruxelles souhaité par la Flandre et Bruxelles deviendra plus que jamais pour nous une entité étrangère en territoire flamand.
22. Une DOUBLE TUTELLE SUR BRUXELLES faciliterait singulièrement les choses. A supposer que des compétences (fiscales) soient dévolues aux régions wallonne et flamande, Bruxelles pourrait continuer à bénéficier de subsides fédéraux.
23. Pour Bruxelles, il faut donc prévoir un fédéralisme imposé d’en haut (doorgedreven hiërarchisch federalisme). Cette autorité fédérale (dus Vlamingen en Franstaligen samen, inbegrepen de Brusselaars onder hen) serait habilitée à promulguer des réglementations exécutables par la région bruxelloise.
24. En participant directement à la gestion de la capitale, les partis flamands se montreront moins réticents à contribuer à son refinancement et plus enclins à faciliter une meilleure coopération économique entre Bruxelles et le rand (la communauté urbaine au delà des 19 communes).
25. Il y a une huitaine de jours, les Francophones ont fait savoir à l’unisson qu’il leur était impossible de faire plus de concessions sans enfreindre le modèle de coexistence fédéral, mais c’est là précisément cela que veulent les Flamands.
26. Il est donc encore long, très long le chemin. Il nous réserve d’autres crises dramatiques et, qui sait, une nouvelle initiative du Parlement flamand pour aboutir.
27. En attendant, les négociateurs flamands n’ont nullement intérêt à se laisser mettre la pression par des défenseurs couronnés ou non de l’Etat belge.
COMBATTRE LE NATIONALISME BRUXELLOIS EN METTANT BRUXELLES SOUS TUTELLE
Pour DiverCity, les choses sont claires. Ce que veulent Maddens, De Wever, N-VA, VD&V et compagnie c’est « BRUSSEL FEDERAAL BESTUREN » pour combattre ce qu’ils appellent sans rire “HET BRUSSELS NATIONALISME”
La priorité pour Maddens, N-VA etc c’est d’affaiblir l’exécutif bruxellois (“Maddens wil de Brusselse regering minder machtig maken. Volgens de professor voelen ook Vlaams-Brusselse politici zich vooral Brusselaar en keren ze zich steeds meer af van Vlaanderen. Dat zal leiden tot vervreemding tussen Vlaanderen en Brussel, vreest Maddens. En dus moeten Vlaamse partijen via het federale niveau meer inspraak krijgen in het bestuur van Brussel.)

Maddens, De Wever et compagnie ont peur que les Flamands de Bruxelles, se sentant plus Bruxellois que Flamands, ne s’éloignent de plus en plus de Mère Flandre. « Là est le nœud du problème » commente Brussel Deze Week. (“Ik denk dat dat vandaag de kern van het probleem is. Het is de eerste keer dat zo’n belangrijke factor is bij de onderhandelingen bij de staatshervorming.)

Maddens, le nationaliste par excellence, ne manque pas d’air lorsqu’il reproche aux Bruxellois leurs velléités « nationalistes ». « Dat Brussels identiteitsgevoel bij de Franstaligen en soms ook bij de Vlamingen dat soms een beetje neigt naar Brussels nationalisme.”

Cela fait onze ans que les francophones savent ce que les Flamands veulent tout en faisant mine de l’ignorer.
Continuer à leur dire 'Pas question" serait contre productif et dangereux..
L'attitude machiavellique de Eloi Di Rupo (« dites ce que vous voulez et on verra si ça nous arrange ») a montré ses limites.
Le temps des concessions, des compromis, du donnant-donnant et de la plomberie est définitivement révolu.

Il faudra négocier à présent l’architecture d’une nouvelle maison et oser dire "non" à Bart De Wever quand il va trop loin dans son bras de fer avec les Francophones et notamment quand il propose aux Bruxellois un statut imbuvable de vassaux des communautés.
MG

PUT YOUR MONEY WHERE YOUR MOUTH IS
Carl Devos vindt dat de financieringswet grondig hervormd moet worden om het Belgisch stelsel financieel houdbaar te houden. Met het einde van de preformatiegesprekken in zicht is de tijd van moedig optreden aangebroken. Carl Devos is politicoloog aan de Universiteit Gent.

1.De preformatiegesprekken naderen het moment van de waarheid.
2.De financieringswet moet grondig hervormd worden, anders is België niet langer financieel houdbaar.
(In Nederland liggen de onderhandelaars overhoop omdat ze het niet eens raken over 18 miljard bezuinigingen. In België struikelt de regeringsvorming ook over centen, maar nog niet over de minstens 25 miljard besparingen die ons wachten..
4.Ook over Brussel moet nog heel deftig gesproken worden. De communautaire angel zal nog een tijd bijven prikken. Niet erg, op voorwaarde dat er vooruitgang wordt geboekt.

6.Nu wordt het profiel van de zesde staatshervorming gemaakt. Zal ze het Belgisch federalisme op een wezenlijk ander, nieuw spoor zetten? Een kwalitatieve sprong maken? Of blijft het bij getimmer in de marge?
12.Fiscale autonomie vragen om er vervolgens niets mee te doen is ook maar show. En show komt er nog genoeg.
13.Het compromiswerk van de voorbije weken heeft voordelen. In de onderhandeling is een grens getrokken rond de kern van België.
21. ”Niemand wil een andere regio bewust verarmen, maar dat zou wel eens het gevolg kúnnen zijn van responsabilisering.” Anders werkt die niet corrigerend en disciplinerend.
22.Niemand stelt solidariteit in vraag, ook de interpersoonlijke niet, maar moet die ten alle prijze vermijden dat een regio geld verliest, welk beleid die regio ook voert?

Er ligt momenteel teveel op tafel om het er zomaar af te vegen, maar te weinig om akkoord te kunnen gaan. De financieringswet moet besproken en grondig hervormd worden, anders is België niet langer financieel houdbaar. Het federale niveau kampt nu al met geldtekort. Veel studies pleiten voor de verhuis van sociaal-economische hefbomen, maar nog meer roepen uit dat de financiële regeling drastisch anders moet. Wie nu niet ingrijpt zegt dat komende generaties hun sociale zekerheid nog meer moeten uithollen. Maar deze doos van Pandora nu openen kan evenwel betekenen dat al het gedane werk van de voorbije tijd verloren gaat, en er is nog zoveel te doen. Dus is de verleiding om wat te rommelen in de financieringsmarge groot. Dat zou niet enkel een gemiste kans zijn, het zou het Belgisch federalisme opnieuw veroordelen tot veel jaren van miserie en discussie. Als er ooit moed nodig was, dan is het nu wel. (Carl Devos, politologue flamand de l’université de Gand)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
TROP IS TEVEEL
Un lecteur optimiste commente : « Heureusement, ceux qui ne sont demandeurs de rien (Reynders et surtout Maingain) ne se trouvent pas autour de la table de négociations.
Ils feraient tout pour bloquer la situation et il est préférable de se passer d'eux. A ce stade il serait illusoire, voire irresponsable, d'ignorer la demande flamande pour une grande réforme institutionnelle. Les sept partis qui participent aux négociations l'ont compris. La Flandre obtiendra beaucoup plus d'autonomie. En échange, les francophones obtiendront la même autonomie. Ce sera la réforme institutionnelle la plus équitable qu'il y a jamais eu. »
Certes oui mais il faut oser dire "non" à Bart De Wever quand il va trop loin dans son bras de fer avec les Francophones et notamment quand il propose aux Bruxellois un statut imbuvable de vassaux des communautés.

MG

jeudi 26 août 2010

Mosquée de Ground Zero : la polémique enfle

Par Laure Mandeville
Plusieurs centaines d'opposants ont manifesté, dimancheà New York, contre le projet de construction d'un centre islamique à deux rues de Ground Zero, site des attentats du 11 septembre 2001. (Crédits photo : AFP)


Des manifestants se sont fait face dimanche soir à New York. Le débat affecte la popularité de Barack Obama.
La place de l'islam dans la société américaine est-elle en passe de devenir un sujet majeur de la campagne pour les élections de mi-mandat du 2 novembre?
L'attentat perpétré cet automne sur la base militaire de Fort Hood par un officier américain musulman a profondément marqué les esprits, réveillant la peur d'une «cinquième colonne» islamiste prête à frapper le pays dans le dos. La découverte de l'implication de musulmans américains dans plusieurs projets d'attentats avortés, comme celui de Times Square, a accru les soupçons d'une nation qui pensait son modèle d'intégration des minorités supérieur à celui de l'Europe.(Figaro)
MOSKEETom Vandyck,.
Er zijn verkiezingen op komst in de VS, dus hebben een aantal Republikeinse politici de controverse aangegrepen om stemmen te winnen met angst zaaien en verdeeldheid stoken. De kampioen wat dat betreft, is Newt Gingrich, ex-voorzitter van het Huis van Afgevaardigden, potentieel presidentskandidaat voor 2012 en een man die nota bene bekend staat als een van de grootste Republikeinse intellectuelen.

"Er moet geen moskee komen bij Ground Zero zolang er geen kerken of synagogen zijn in Saoedi-Arabië", stelde Gingrich in een mededeling. Dat is natuurlijk praat die recht uit een bruin café of een Vlaams familiefeest vol fans van Philip Dewinter kan komen. U weet hoe dat gaat: "Wat denken die vreemdelingen wel? Dat zouden wij eens moeten proberen in Marokko."

Nog een van Gingrich: "Nazi's hebben ook niet het recht om een bord neer te zetten naast het Holocaustmuseum in Washington." Met andere woorden: moslims staan zonder onderscheid des persoons gelijk met nazi's. Dat weten we dan ook weer.

Er is echter meer. Zo blijkt uit de peiling namelijk dat 34 procent van de conservatieve Republikeinen denkt dat Obama een moslim is. Bij mensen die een negatieve waardering hebben voor Obama's werk als president is dat cijfer 30 procent. Met andere woorden: hoe meer je tegen de president hebt, hoe meer je geneigd bent om hem een moslim te noemen. Moslim is dus gewoon een scheldwoord voor iemand die je niet kunt uitstaan.

Ook in Amerika houden mensen overigens hun portemonnee dicht voor de slachtoffers van de overstroming in Pakistan. De excuses daarvoor zijn dezelfde als degene die je leest op de Vlaamse internetfora. "Pakistan is een terroristenland", heet het. "We willen geen geld geven omdat het regime daar corrupt is." Dat dus in tegenstelling tot Haïti, ook lang geen voorbeeld van goed bestuur, dat wél op een stortvloed van miljarden mocht rekenen. Je hoeft niet van slechte wil te zijn om te veronderstellen dat Pakistani's naar mededogen kunnen fluiten omdat ze moslim zijn.

(…) In Gainesville, Florida, was een kerk vorige week van plan om korans te verbranden. Wás, want de plaatselijke brandweer stak daar op het laatste moment een stokje voor. Toch goed dat er nog iemand zijn verstand gebruikt.

BROADWAY AND THE MOSQUE
By THOMAS L. FRIEDMAN(NYT)
I like the way Newsweek described it in a recent essay on creativity: “To be creative requires divergent thinking (generating many unique ideas) and then convergent thinking (combining those ideas into the best result).”
And where does divergent thinking come from? It comes from being exposed to divergent ideas and cultures and people and intellectual disciplines. As Marc Tucker, the president of the National Center on Education and the Economy, once put it to me: “One thing we know about creativity is that it typically occurs when people who have mastered two or more quite different fields use the framework in one to think afresh about the other. Intuitively, you know this is true. Leonardo da Vinci was a great artist, scientist and inventor, and each specialty nourished the other. He was a great lateral thinker. But if you spend your whole life in one silo, you will never have either the knowledge or mental agility to do the synthesis, connect the dots, which is usually where the next great breakthrough is found.”
Which brings me back to the Muslim community center/mosque, known as Park51. It is proposed to be built two blocks north of where the twin towers stood and would include a prayer space, a 500-seat performing arts center, a swimming pool and a restaurant. The Times reported that Imam Feisal Abdul Rauf, the Muslim leader behind the project, said he wants the center to help “bridge and heal a divide” among Muslims and other religious groups. “We have condemned the actions of 9/11,” he said.
Personally, if I had $100 million to build a mosque that promotes interfaith tolerance, I would not build it in Manhattan. I’d build it in Saudi Arabia or Pakistan. That is where 9/11 came from, and those are the countries that espouse the most puritanical version of Sunni Islam — a version that shows little tolerance not only for other religions but for other strands of Islam, particularly Shiite, Sufi and Ahmadiyya Islam. You can study Islam at virtually any American university, but you can’t even build a one-room church in Saudi Arabia.
That resistance to diversity, though, is not something we want to emulate
When we tell the world, “Yes, we are a country that will even tolerate a mosque near the site of 9/11,” we send such a powerful message of inclusion and openness.

SURPRISE, SURPRISE, SURPRISE
I just saw the movie “Invictus” — the story of how Nelson Mandela, in his first term as president of South Africa, enlists the country’s famed rugby team, the Springboks, on a mission to win the 1995 Rugby World Cup and, through that, to start the healing of that apartheid-torn land. The almost all-white Springboks had been a symbol of white domination, and blacks routinely rooted against them. When the post-apartheid, black-led South African sports committee moved to change the team’s name and colors, President Mandela stopped them. He explained that part of making whites feel at home in a black-led South Africa was not uprooting all their cherished symbols. “That is selfish thinking,” Mandela, played by Morgan Freeman, says in the movie. “It does not serve the nation.” Then speaking of South Africa’s whites, Mandela adds, “We have to surprise them with restraint and generosity.”

I love that line: “We have to surprise them.” I was watching the movie on an airplane and scribbled that line down on my napkin because it summarizes what is missing today in so many places: leaders who surprise us by rising above their histories, their constituencies, their pollsters, their circumstances — and just do the right things for their countries.
I tried to recall the last time a leader of importance surprised me on the upside by doing something positive, courageous and against the popular will of his country or party. I can think of a few: Yitzhak Rabin in signing onto the Oslo peace process. Anwar Sadat in going to Jerusalem. And, of course, Mandela in the way he led South Africa.
But these are such exceptions.
(…)There are at least three different intra-Muslim wars raging today. One is between the Sunni far right and the Sunni far-far right in Saudi Arabia. This was the war between Osama bin Laden (the far-far right) and the Saudi ruling family (the far right). It is a war between those who think women shouldn’t drive and those who think they shouldn’t even leave the house. Bin Laden attacked us because we prop up his Saudi rivals — which we do to get their oil.
(…)In short: the key struggle with Islam is not inter-communal, and certainly not between Americans and Muslims. It is intra-communal and going on across the Muslim world.

LET THE FUTURE BURY THE PAST.
As one of Mandela’s guards, watching the new president engage with South African whites, asks in the movie, “How do you spend 30 years in a tiny cell and come out ready to forgive the people who put you there?” It takes a very special leader.
This is also why the issue of the mosque and community center near the site of 9/11 is a sideshow. The truly important question “is not can the different Muslim sects live with Americans in harmony, but can they live with each other in harmony,” said Stephen P. Cohen, author of “Beyond America’s Grasp: a Century of Failed Diplomacy in the Middle East.”
Indeed, the big problem is not those Muslims building mosques in America, it is those Muslims blowing up mosques in the Middle East. And the answer to them is not an interfaith dialogue in America. It is an intrafaith dialogue — so sorely missing — in the Muslim world. Our surge in Iraq will never bear fruit without a political surge by Arabs and Muslims to heal intracommunal divides. It would be great if President Obama surprised everyone and gave another speech in Cairo — or Baghdad — saying that.

THE US BLOGGER ON A MISSION TO HALT 'ISLAMIC TAKEOVER'
New York blogger Pamela Geller is a key force in the campaign to stop Islamic centre near Ground Zero
Pamela Geller jokes on a video blog about being dressed 'in my burka' while warning of Islamic 'world domination'.
Pamela Geller is on a mission to save the free world and she's doing it, on this occasion, in a bikini as she writhes around in the sea.
"Here I am in my chador, my burka," Geller jokes to the camera in one of a string of video blogs campaigning against Islamic "world domination" shortly before kicking back in the waves.
The flamboyant New Yorker, who appears on her own website pictured in a tight fitting Superman uniform, has emerged as a leading force in a growing and ever more alarmist campaign against the supposed threat of an Islamic takeover at home and global jihad abroad – and never more so than in the present bitter dispute over plans to build an Islamic centre near the site of the World Trade Centre, brought down by al-Qaida.
Geller has been at the forefront of drumming up opposition to the centre, two blocks from Ground Zero, through an array of websites such as the Freedom Defence Initiative (FDI) and Stop Islamisation of America (SIOA). They have become increasingly influential as conservative politicians exploit anti-Muslim sentiment before November's congressional and state elections.
Geller's answer is that the planned centre is viewed by Muslims as a "triumphal" monument built on "conquered land".
As extreme as that may seem, Geller and her views have been embraced by leading politicians such as Newt Gingrich, the former Republican speaker of the US House of Representatives, and John Bolton, the conservative former US ambassador to the UN, who are scheduled to speak at a rally against the controversial New York Islamic centre organised by Geller for September 11.
Gingrich this week likened the planned centre to putting Nazi signs outside the Holocaust museum.
The campaign against the centre also has the backing of Liz Cheney, daughter of the former vice-president and prominent conservative activist in her own right.
Geller has also compared the proposed mosque to a building a Ku Klux Klan shrine next to a black church in Alabama.
Geller writes for an Israeli media network based in the occupied territories that is the voice of the Jewish settler movement.
(…)Geller has allied herself with racist extremists in South Africa in promoting a claim that the black population is carrying out a "genocide" of whites.
The website also carries a picture of Geller hugging Geert Wilders, the far-right Dutch politician who advocates banning the Qu'ran and the construction of new mosques, and runs a support campaign for him as he faces trial for incitement to hatred.
The Pamela Gellers of the world apparently will do anything they can to attack Islam and this Islamic centre has provided them with a very large opening."
"It's clear that many are exploiting this issue and the deep-seated anti-Muslim bigotry that underlies much of this controversy for bare political gain [but] there certainly is a constitutional right to speak out against this or any other project.
"We have a robust protection of free speech in this country including the right to speak hatefully."

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
OBAMAPHOBIA
Surprends nous Barack Obama!
« J’ai commencé à perdre » aurait dit Napoléon « quand j’ai cessé de surprendre »

“We have to surprise them with restraint and generosity.” lance Mandala dans le film Invictus en parlant des blancs d’Afrique du Sud. Nous aimons passionnément ceux qui nous surprennent par leurs initiatives généreuses comme Yitzhak Rabin et Anwar Sadat s’engageant hardiment au risque de heurter leurs propres opinions publiques dans un processus de paix ; comme Gandhi et on aimerait tellement ajouter comme Barack Husein Obama. Mais voilà que l’Obamania succédant à son élection se transforme jour après jour en une pernicieuse « Obamaphobia » au visage grimaçant et inquiétant, dévoilant un aspect clairement fascisant de la démocratie américaine. Comme Sarkozy, les Républicains américains perdent tout sens de la mesure.

Invoquant la liberté de pratique religieuse comme « l'une des raisons majeures de la création de l'Amérique», le maire démocrate de New York, Michael Bloomberg, un Juif, avait soutenu fermement la démarche, y voyant le symbole de la capacité du pays à surmonter ses divisions et à rallier les partisans d'un islam modéré. En ligne avec cette approche, dont il avait souligné l'enjeu dans son discours du Caire en 2009, Barack Obama, on le sait, s'est invité dans le débat pour expliquer que les musulmans avaient le droit de construire ce centre près de Ground Zero. Mal lui en prit, il dut faire marche arrière et se rétracter. Mal lui en prit.
« Tout à son idéal de réconciliation de l'Occident avec l'Islam, le président semble avoir sous-estimé les appréhensions et les préjugés islamophobes de la société américaine. »
Selon un sondage de Time Magazine, pas moins de 43% des Américains ont une vision négative de l'islam. Cette méfiance grandissante rejaillit sur le président, dont beaucoup d'Américains apprécient peu les gestes d'ouverture vers le monde islamique, alors que les boys tombent sous les balles des talibans en Afghanistan. «C'est un musulman, il n'est pas des nôtres !», confiaient ce week-end, dans le Wyoming, trois cow-boys après une soirée arrosée. Selon un sondage du Pew Center, près de 20% des Américains partagent cette opinion. Cette hystérie est poussée à son comble par la blogueuse New Yorkaise Pamela Geller qui est la cheville ouvrière d’une campagne acharnée visant à empêcher la construction du centre islamique près de Ground Zero. Elle n’hésite pas à denonncer une tentative larvée “of Islamic takeover at home and global jihad abroad”.
Etonamment, ces propos extrèmes sont rélayés par Newt Gingrich, (the former Republican speaker of the US House of Representatives) candidat possible à l’investiture républicaine et Liz Cheney, (daughter of the former vice-president and prominent conservative activist).
“Geller has also compared the proposed mosque to building a Ku Klux Klan shrine next to a black church in Alabama.”
Précisons encore que Geller est très courtisée par Geert Wilders le bouillant leader du PVV hollandais, (the far-right Dutch politician who advocates banning the Qu'ran and the construction of new mosques, and runs a support campaign for him as he faces trial for incitement to hatred.)
Dans une Amérique marquée par huit année Bush et élevant le conformisme au rang de vertu, d’où peut bien naître un anticonformisme divergent ? “Where does divergent thinking come from? » Demande I Thomas L. Friedman dans le New York Times.” Et de répondre aussitôt “It comes from being exposed to divergent ideas and cultures and people and intellectual disciplines. As Marc Tucker, the president of the National Center on Education and the Economy, once put it to me: “One thing we know about creativity is that it typically occurs when people who have mastered two or more quite different fields use the framework in one to think afresh about the other. Intuitively, you know this is true. Leonardo da Vinci was a great artist, scientist and inventor, and each specialty nourished the other.”
La pensée divergente et créative, c’est celle là même qui nous incite à regarder l’autre et sa différence comme un défi à surmonter, un pont à franchir, une possibilité d’avancer et de sortir de notre narcissisme enfermant. C’est une véritable invitation au dialogue intercuturel.
“The resistance to diversity, though, is not something we want to emulate. When we tell the world, “Yes, we are a country that will even tolerate a mosque near the site of 9/11,” we send such a powerful message of inclusion and openness. “
Mais le vrai défi, selon Friedman, ce n’est pas tellement de faciliter un dialogue entre musulmans et non musulmans mais bien de susciter un dialogue constructif des différentes sectes musulmanes entre elles, comme il l’explique dans son remarquable article auquel nous renvoyons le lecteur.
“The truly important question is not can the different Muslim sects live with Americans in harmony, but can they live with each other in harmony,” said Stephen P. Cohen, author of “Beyond America’s Grasp: a Century of Failed Diplomacy in the Middle East.”
“It is an intrafaith dialogue — so sorely missing — in the Muslim world. It would be great if President Obama surprised everyone and gave another speech in Cairo — or Baghdad — saying that. “
Pointons encore qu’à Gainesville en Floride, des paroissiens s’apprêtaient à brûler des corans en public quand ils en furent empêchés par les pompiers. Quand Hitler ordonna de brûler publiquement des milliers de livres jugés subversifs, il n’y eut pas de
valeureux pompiers pour éteindre le bûcher des ouvrages dissidents
Surprends nous Barack Obama!
MG