lundi 16 août 2010

Caprices

Ne faut-il pas tempérer l’ardeur de ceux qui sont prêts à prendre le pays en otage pour concrétiser leur délire ?

Trois réflexions.
1. Ce n’est pas parce que la Belgique a fonctionné, plus ou moins bien pendant 180 ans, qu’il ne faut pas la rénover. De grandes démocraties disposent d’un système qui confère une très large autonomie aux entités fédérées. Les Belgicains qui refuseraient toute évolution peuvent donc aussi conduire le pays à sa perte

2. Une majorité de Flamands veut plus d’autonomie. Ils le disent avec une remarquable constance. Ces aspirations sont légitimes. De plus, les conflits linguistiques permanents sont usants. Il est possible de régionaliser davantage pourvu que l’on maintienne certaines balises. Cela peut aussi permettre de rendre la gestion plus transparente, plus rigoureuse, plus proche du citoyen.

3. Si les Flamands ont des tabous, il est logique que les francophones posent leurs lignes rouges : le maintien de la solidarité - pas question que la réforme appauvrisse Wallons et Bruxellois - et le maintien de la Région bruxelloise, égale aux autres entités fédérées.

Oui à une grande réforme mais à condition de respecter le pacte fédéral. Sans cela, il n’y a pas d’avenir commun.
(Francis Van de Woestyne)

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