dimanche 29 août 2010

De minsten der mijnen

Vandaag verschijnt in deze krant ( De Standaard) een ontluisterend document. Het is de transcriptie van het gesprek tussen kardinaal Godfried Danneels en de man die als kind en puber jarenlang seksueel werd misbruikt door Roger Vangheluwe, de ex-bisschop van Brugge. Die laatste en enkele andere familieleden waren aanwezig. Niemand kan dit verslag lezen zonder onder de verpletterende indruk te komen van de vreselijke betekenis ervan.
De tekst maakt pijnlijk duidelijk dat de kardinaal niet de waarheid sprak toen hij, na Roger Vangheluwes bekentenis en ontslag als bisschop, zijn versie over dat onderhoud gaf. Het is gewoon niet waar dat hij slechts heeft geluisterd en geprobeerd te bemiddelen. Het is gewoon niet waar.

Van bij het lijzige openingszinnetje ‘Zeg ne keer' is de kardinaal in het defensief. Hij is maar met één ding bezig: schadebeperking. Uit alles wat hij zegt, blijkt dat zijn enige bedoeling is te voorkomen dat de zaak, zoveel jaar na de feiten, in de openbaarheid wordt gebracht. Het is containment, indijking. Niets meer.

Stuitend is dat uit niets blijkt dat de kardinaal onthutst of gerevolteerd is over de ernst van de feiten. Ze hoeven niet in herinnering te worden gebracht, hij kent ze. Maar het gaat wel om het onvoorstelbare: een man die een kind van zijn vijfde tot zijn achttiende systematisch heeft verkracht, is een kwarteeuw lang bisschop geweest en is het tot op die aprildag nog steeds! Toch komt het niet bij de kardinaal op de enige aangewezen conclusie te trekken. Deze man kan geen seconde langer aanblijven en moet in het openbaar zijn totale verantwoordelijkheid opnemen.

Niets van dat alles. De kardinaal soebat en smeekt: wat voor goeds doet het om Vangheluwe op een jaar voor zijn pensioen tot ontslag te dwingen? Wie wordt daar beter van? Hij heeft zich hier toch verontschuldigd? Wat wil je nog meer? En uiteindelijk: het gaat hier toch niet om chantage? Dodelijk is het gewriemel waarmee de kardinaal zijn persoonlijke verantwoordelijkheid probeert te ontlopen: hij is niet bevoegd en was dat zelfs niet toen hij nog aartsbisschop was. Alleen de paus kan optreden. Maar de paus is ver en heeft het druk, hoor.

Hoe de kardinaal het gesprek stuurt en wat hij zegt, is al beklemmend genoeg. Het meest onverdraaglijke is echter wat hij niet zegt en niet doet. Tijdens de bijeenkomst is er geen enkel moment waarop de kardinaal het slachtoffer als beschadigde, hulpbehoevende mens benadert. Hij ziet hem als een gevaar, als een bedreiging. De schrijnende gevoelsarmoede die van hem uitgaat, staat haaks op zijn publieke imago.

Wat de transcriptie zonneklaar toont, is de onverstoorbare werking van een eeuwenoud, ijzeren mechanisme. Ontkennen tot niets meer te ontkennen valt en nadien morele druk uitoefenen tot het gevaar is geweken. De kardinaal is slechts het instrument van deze blinde, onmenselijke methode.

Kardinaal, wat hield u tegen om op te komen voor ‘de minsten der mijnen'? Wat u deed, was te weinig, kardinaal. Veel en veel te weinig.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
« LE PLUS PETIT DES MIENS »
Monsieur le cardinal, vous un homme affable, cultivé, intelligent, excellent théologien et ancien prêtre de terrain, ouvert au dialogue, plein de sagesse et d’empathie. Comment avez-vous pu, au nom de votre « dieu vivant », couvrir le bourreau en accablant la victime ?
« En vérité, je vous le déclare, chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces tout petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mathieu 25-38)
« Quiconque entraînerait la chute d’un seul de ces petits, qui croient en moi, il est préférable pour lui qu’on lui attache au cou une grosse meule et qu’on le précipite dans l’abîme de la mer » (Mathieu 18-6)
Mais me direz-vous, et vous aurez raison : « Ne vous posez pas en juges et vous ne serez pas jugés, ne condamnez pas et vous ne serez pas condamnés »…(Luc 6-36)
C’est que, dans tous les cas de figure, l’éthique qui participe des religions doit toujours être, selon nous, au dessus des religions et des intérêts des églises. De la même manière aucune église ne saurait se prétendre au dessus de la justice.
Il y a certes une éthique chrétienne, juive, musulmane, mais surtout il y a une « éthique des éthiques » comme dit Morin dans son plus beau livre.
Ebloui par vos qualités, le charme et la densité de vos homélies, et votre habilité à séduire les médias, certains vous voyaient pape en lieu et place de Joseph Ratzinger que vous ne sembliez pas apprécier sans quelque réserve et qui vous a remplacé par le berger le plus autoritaire de l’église belge.
«A qui l’on a beaucoup donné, on redemandera beaucoup, a qui on a beaucoup confié, on réclamera davantage »(Luc 12-43)
Anticléricalisme primaire ?
Pas du tout. Simplement ceci :« comme vous voulez que les hommes agissent envers vous, agissez de même envers eux » Kant ? Non pas du tout : Luc 6-29.
Il n’est pas mauvais de relire quelquefois les évangiles, même pour un libre penseur .
MG

Danneels voulait garder le secret sur l’affaire Vangheluwe
La presse flamande publie mot à mot le dialogue du 8 avril dernier entre le cardinal et la victime de Roger Vangheluwe, l’évêque pédophile de Bruges. Accablant : Godfried Danneels tente clairement de convaincre son interlocuteur de ne pas rendre publics les faits. Il prêche la patience et évoque le pardon. Par Eric Deffet

Dans leurs éditions de ce samedi, les journaux flamands De Standaard et Het Nieuwsblad publient le verbatim d’une conversation datée du 8 avril 2010 entre le cardinal Godfried Danneels et la victime des agissements pédophiles de Roger Vangheluwe, qui est encore à cette époque l’évêque de Bruges – il démissionnera finalement deux semaines plus tard. L’évêque est également présent au début et à la fin de l’entretien auquel participe aussi brièvement la famille de la victime.
Les propos de Godfried Danneels sont accablants pour l’ancien numéro un de l’église belge. Depuis le début, l’ancien primat de Belgique affirme n’avoir jamais voulu étouffer ce scandale. Or les mots qu’il a prononcés ce jour-là portent à croire le contraire : à plusieurs moments, il appelle son interlocuteur au calme, à la mesure et même au pardon. Il lui demande au moins de garder secrètes toute l’affaire jusqu’au départ à la retraite de Roger Vangheluwe, un an plus tard, insistant sur le « discrédit » qui pèserait sur l’auteur des faits si ses agissements coupables étaient rendus publics.
Comment nos confrères ont-ils pu prendre connaissance de cette conversation privée ? C’est simple, mais cela en dit long sur l’atmosphère de l’entretien et plus généralement sur les rapports entre une victime anonyme d’un pédophile et la hiérarchie de l’église catholique : la victime de Roger Vangheluwe a enregistré le dialogue avec le cardinal Danneels. À son insu, évidemment.
Pour rappel, cette victime n’est autre que le neveu de Roger Vangheluwe, qui a abusé de son proche, aujourd’hui âgé d’une quarantaine d’années, sur une longue période, avant et après sa nomination à Bruges. Ces derniers jours, des informations ont circulé qui affirmaient que cet homme avait tenté de monnayer son silence. En rendant publics ces enregistrements où il n’est jamais question de transaction financière, il rétablit la vérité sur ce point précis et restaure en quelque sorte son honneur.
Au lendemain des aveux de Roger Vangheluwe, le cardinal Danneels était sorti de sa retraite pour affirmer face à la presse n’avoir « jamais entrepris un soupçon de tentative d’étouffement des abus de l’évêque ». Il avait alors fait état de la rencontre dont il est aujourd’hui question avec la victime des abus. Selon lui, début avril donc, les faits lui avaient été rapportés par Roger Vangheluwe lui-même. À l’en croire encore, il ne pouvait se rappeler « une conversation remontant aux années nonante où des cas d’abus commis par Mgr Vangheluwe furent évoqués ».
« Tu veux donc que toute cette affaire soit révélée ? »
Finalement informé donc, Godfried Danneels avait accepté, à la demande de l’évêque, de rencontrer la victime et sa famille : « C’est ce que je fis », avait-il expliqué après la démission de l’évêque. « J’ai pensé qu’à ce stade confidentiel, je n’avais pas le droit de communiquer quelque chose de cet abus à des tiers, que ce soient les évêques, les instances judiciaires, ou la commission. Le but de cette rencontre était d’écouter et éventuellement d’arriver à une conclusion qui recueille l’assentiment de tous. Il y a, de fait, différentes solutions pour des abus qui ont eu lieu de nombreuses années plus tôt. Il y a le tribunal civil, sauf que les faits étaient prescrits. Il y a la plainte au tribunal ecclésiastique, et la commission interdiocésaine. Enfin, il y a la réconciliation et le dédommagement mutuellement convenu. On peut insister sur une demande de démission et attendre son acceptation. Aucune décision n’a pu être tirée de la discussion. Voilà pourquoi tous étaient d’accord que, comme cet entretien n’était pas achevé, il y aurait une seconde rencontre quelques jours plus tard. »
Ce deuxième rendez-vous n’eut jamais lieu : « J’ai alors attendu un signe de la famille. Il n’y en eut pas. Entre-temps, la victime a pris contact avec la commission et Mgr Vangheluwe a présenté sa démission ».
Lors de son entretien avec la victime, le cardinal Danneels mesure rapidement, semble-t-il, les intentions de son interlocuteur qu’il tente de lui faire préciser : « Tu veux donc que toute cette affaire soit révélée ? » Et la victime répond sans se démonter : « Je vous laisse décider ! »
Tout, ensuite, est dans la nuance des propos. Le cardinal aurait pu opter pour une mise à plat complète et publique de la situation : une sanction interne contre l’évêque, la mise en route de la machine judiciaire. On sait qu’il n’en fit rien. À l’inverse, et c’est ce qui lui est reproché aujourd’hui : il attire l’attention de la victime sur la gravité de la situation, évoque le proche départ à la retraite de l’évêque à la retraite et suggère au moins de lui laisser finir son mandat avant de rendre publiques les accusations. Il va jusqu’à alerter l’homme qu’il a en face de lui : quel avantage pourrait-il bien tirer d’un grand déballage.
Pas de menaces claires, bien sûr. Mais à découvrir ce dialogue, on comprend que Godfried Danneels a bien cherché à calmer le jeu, à temporiser et à garantir une totale discrétion sur le dossier qui lui était soumis. « En attendant une deuxième rencontre », a-t-il précisé. Peut-on parler de volonté d’étouffement pur et simple ? Seul le cardinal le sait.
Ce samedi, Toon Osaer, le porte-parole de Godfried Danneels, a insisté : selon lui, il ne faut pas voir dans les paroles du prélat, la moindre volonté d’étouffer l’affaire.

SCHANDE
Onderzoeksrechter De Troy moet alle dossiers teruggeven die hij in beslag nam bij de commissie-Adriaenssens. Waarom dat zo is? We hebben er het raden naar. Dat alleen maakt Operatie Kelk en de juridische afhandeling ervan tot een absoluut dieptepunt in de werking van justitie. Het is een regelrechte schande.

Het onderzoek van De Troy wou nagaan of de kerk zich had gedragen als een criminele organisatie, of ze op een georganiseerde manier had belet dat ernstige pedofiele misdrijven werden vervolgd. Omdat de onderzoeksrechter en de speurders oordeelden dat die afweging toekomt aan justitie en niet aan een private commissie, namen ze de dossiers in beslag, wat zorgde voor een vertrouwensbreuk tussen de commissie, die de logica van de hulpverlener hanteerde, en de onderzoeksrechter, die in een juridische logica zat.

De verdediging van de kerk, naadloos gevolgd door het Openbaar Ministerie, hanteerde twee argumenten tegen de huiszoeking. Het eerste was dat de speurders meer in beslag hadden genomen dan strikt nodig. Een argument dat mogelijk geldig was voor de huiszoekingen bij het bisdom, maar dat niet kan slaan op de slachtofferdossiers, die immers net de kern van het onderzoek uitmaken. Een tweede bezwaar was dat er geen vertegenwoordiger van de Orde van Geneesheren aanwezig was bij de huiszoeking. Een twijfelachtig argument, want Peter Adriaenssens kreeg die dossiers niet bij elkaar omdat hij psychiater is, maar alleen als voorzitter van de vertrouwenscommissie, die geen medisch orgaan is.

Niemand weet welk argument, al dan niet geldig, is gehanteerd om tot tot deze beslissing te komen. Dat is in flagrante tegenspraak met de openbaarheid van rechtspraak. Het voedt ook de speculaties dat in dit dossier op de achtergrond oneigenlijke belangen spelen, die niets met de 475 slachtoffers te maken hebben, die nu meer dan ooit in de kou blijven staan. De enigen die vandaag juichen, zijn de tientallen pedofiele priesters en paters die nu weten dat ze straffeloos hun daden hebben kunnen plegen.

Dat is een intrieste vaststelling.

De afhandeling van dit dossier is een rechtsstaat onwaardig. Er zijn al voor veel minder zware dossiers parlementaire onderzoekscommissies gevraagd.
Yves Desmet

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