lundi 30 août 2010

De Wever et Di Rupo ont-ils la carrure nécessaire?

Demande le blog Saga Belgica et un internaute de répondre
« Ils n’en ont certainement pas la carrure. Il n’y a aucune convergence sur les points essentiels de leurs programmes respectifs. Ni sur le plan institutionnel ni sur le plan économique et social. De plus ils se sont enfermés dans des positions tellement radicales durant ces dernières années qu’ils auront bien du mal à faire des concessions suffisantes sans se discréditer auprès de leur électorat, pour une partie importante très volatile. Leur dernier succès électoral est très éphémère et il y a fort à parier qu’ils recevront une sérieuse déconvenue lors des prochaines éléctions.»

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
MONSIEUR NON ET LE PARTI DU GRAND REFUS
Elio Di Rupo avait raison, sa mission c'était, c’est d’essayer de « réconcilier l'inconciliable »
Il n’y est pas parvenu et face a un De Wever méphistophélique (« Je suis l’esprit qui toujours nie ») et il a voulu jeter l’éponge. Lucide, le roi a refusé sa démission.

Les causes de cet échec sont au nombre de quatre.

1) Ressoudés, la N-VA et CD&V estiment n’avoir reçu " aucune assurance sur une réforme en profondeur de la loi de financement".

2) Selon eux, Di Rupo n’offre pas suffisamment de garanties de volonté de responsabilisation, ce qui les rend particulièrement méfiants.

3) La N-VA refuse de « signer un chèque en blanc pour Bruxelles » « mais si les francophones sont réellement prêts à s’engager dans une révision de la loi de financement, qui inclut le refinancement de Bruxelles, il n’y aura plus de problème. »

4) Selon Béatrice Delvaux, « De Wever n’arrive pas ou ne veut pas imposer raison à ses troupes ». Un avis partagé par Bart Eeckhout l’éditorialiste Du “Dat het vertrouwen is weggesijpeld aan de onderhandelingstafel mag in zeer grote mate op rekening geschreven worden van Bart De Wever. De N-VA-voorzitter toont in deze overlegronde dat hij, zijn immense populariteit ten spijt, (nog) niet het karakter heeft

La fameuse doctrine Maddens (voir notre analyse d’avant-hier) a donc eu raison de la méthode Di Rupo, de tous les efforts et de toutes les concessions francophones.

Cerise sur le gâteau, au pèlerinage de l’Yser (mille participants à peine mais avec présence massive de la N-VA et des médias autour du thème « paix, tolérance, liberté »), le président du parlement flamand, Jan Peumans (N-VA), a souligné qu’il y avait un consensus en Flandre pour une réforme profonde de l’Etat, condition nécessaire pour sortir le pays de l’enlisement… si nous le voulons encore ».

On n’est vraiment pas sûr qu’ils le veillent vraiment.

LA VOIX DE SON MAÎTRE
Sur un ton menaçant, le président du pèlerinage de l’Yser a lancé à son tour : « Si les francophones ne veulent pas changer d’attitude, il sera alors temps de mettre en oeuvre la fameuse révolution copernicienne. On ne parlera plus alors que de ce que les Flamands et les francophones veulent encore faire ensemble », et d’ajouter : « de huidige gesprekken over een staatshervorming zijn die van de laatste kans tot een overlegde boedelscheiding. »

Dans son édito de ce jour, De Standaard commente: “Aan de eindonderhandeling over de grote Belgische boedelscheiding zijn we nog niet toe. De geesten en de blauwdrukken zijn niet klaar. Maar we staan er sinds gisteren wel weer een stap dichter bij.” C’est pas encore la séparation mais on s’en est rapproché depuis hier d’un grand pas.

Le roi a beau vouloir refuser la démission du préformateur, l’axe De Wever- Di Rupo est rompu pour de bon et la confiance par la même occasion. Doucement mais sûrement on s’achemine vers de nouvelles élections
Le Standaard estime qu’en exigeant de lourdes compensations financières au bénéfice de Bruxelles ( 500 millions contre de solides concessions sur BHV, les compétences et la fameuse “responsabilisation ») Di Rupo a exigé un prix trop élevé pour les concessions francophones. Surtout quand on sait que le prochain gouvernement fédéral doit diminuer son budget de 25 milliards dans les quatre ans qui viennent.
Di Rupo a envoyé une volée de bois vert au cartel N-VA-CD&V miraculeusement rabiboché. Apparemment « le cartel » ne redoute pas un retour aux urnes, que du contraire. Pas sûr que le CD&V n’y perde pas ses dernière plumes.
Groen et le SP.A ont clairement fait savoir à l’électeur flamand qu’ils refusaient la confrontation des communautés. Quant au PS, il sait qu’avec un Di Rupo au mieux de sa forme et un MR en déliquescence, il a lui aussi toutes les chances de remporter un nouveau scrutin électoral en région bruxelloise et en Wallonie.
De Wever, a joué gros en mettant contre toute attente la loi de financement sur la table des négociations. Mais avec une opinion publique flamande chauffée à blanc, la N-VA ne doit craindre ni de la confrontation, ni de la crise, ni surtout de nouvelles élections.
MG

LE CHOIX DU ROI
(…) La seule conclusion à ce stade est que Bart de Wever n’arrive pas à (ne veut pas ?) imposer la raison à ses troupes.

Le CD&V, en perte totale d’identité, est devenu le satellite de la N-VA , une pièce rapportée qui n’ose plus prendre ses responsabilités. Et préfère faire monter avec une énorme mauvaise foi les enchères communautaires, sans réaliser qu’à la copie, les électeurs préféreront désormais l’original nationaliste N-VA.

Recommencer tout ? Avec quel objectif ? Quel parti francophone osera aller plus loin encore que ce qui est sur table ? Didier Reynders l’a fait savoir : pour lui, les francophones qui négocient ont déjà trop concédé.

Il n’y a qu’une seule issue à la crise du jour, qui ne paraît pas fatale à ce stade : se remettre à table et forcer le consensus dans le cadre désormais défini. C’est ce que le Roi a audacieusement imposé hier dans la nuit.

Deux partis flamands n’ont jusqu’à présent pas concédé grand-chose pour faire advenir la paix communautaire : le moment est venu. (Béatrice Delvaux)

WANTROUWEN
(…)Maar dit conflict gaat echt niet over hoeveel geld de Franstaligen wel en de Vlamingen niet aan de zogenaamde hoofdstad van Vlaanderen wensen te geven. Waar het deze cruciale onderhandelingen aan ontbreekt, al wekenlang, is onderling vertrouwen. Zolang dat inzicht niet opnieuw neerdaalt in de hoofden van de chefs, heeft voortpraten geen zin.
Dat het vertrouwen is weggesijpeld aan de onderhandelingstafel mag in zeer grote mate op rekening geschreven worden van Bart De Wever. De N-VA-voorzitter toont in deze overlegronde dat hij, zijn immense populariteit ten spijt, (nog) niet het karakter heeft van een verantwoordelijk leider. De lichtzinnigheid waarmee hij onzinnige beloftes deed aan Di Rupo over de financieringswet, over geld voor Brussel in ruil voor een cleane splitsing van B-H-V kan nog aan een gebrek aan ervaring geweten worden. Het verbazende gemak waarmee hij zijn eed nu al tot twee keer toe verbrak, is evenwel dodelijk voor de verdere samenwerking met andere partijen. Wat ook de verdere uitkomst van deze regeringsvorming mag zijn, dit is niet iets wat een eerzuchtig politicus als Elio Di Rupo snel vergeet.

Waar het De Wever en zijn hele Strategogroep waarlijk aan ontbreekt, is moed. Moed om uiteindelijk ja te zeggen tegen een communautair akkoord, dat niet met de klap het hele N-VA-programma uitvoert, maar waarvan de contouren een staatshervorming beloven die qua ambitie naast de werkstukken van Martens en Dehaene mag staan. Moed om uiteindelijk ja te durven zeggen tegen partners die nooit natuurlijke bondgenoten zullen zijn, maar die bereid waren om een eerbaar compromis af te sluiten.
De staatshervorming moet er niet komen omdat de Vlaams-radicalen op 13 juni de grootste partij van het land geworden zijn. Ze moet er komen omdat de bestaande staatsinrichting tot op de draad versleten is en stilaan op zichzelf een bedreiging vormt voor een duurzaam behoud van onze welvaartstaat.
Dat is niet eens overdreven dramatisch gesteld: de federale overheid zal in de huidige omstandigheden niet in staan zijn om tegelijk de economie draaiende, de vergrijzing betaalbaar en de staatsschuld overzoenbaar te houden. Dat is geen probleem voor een verre toekomst, maar voor de komende regeerperiode. Daarom was dit mogelijk akkoord niet alleen historisch maar ook noodzakelijk voor het vreedzaam en welvarend samenleven van Vlamingen, Walen en Brusselaars.
(Bart Eeckhout)

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