jeudi 19 août 2010

Di Rupo refuse la stratégie de la N-V A

Elio Di Rupo a tout essayé. Mais la N-VA semble se montrer intraitable.
Elio Di Rupo est peut-être arrivé, après plus d’un mois de travail acharné en tant que préformateur, au terme de sa mission. Non pas qu’il soit fatigué, ni même découragé. Mais les blocages permanents du camp flamand, de la N-VA en particulier, pourraient avoir raison de l’entêtement qu’il a mis à essayer de trouver un accord institutionnel entre les représentants des sept partis: le PS, le CDH, Ecolo, la N-VA, le CD&V, le SP.A et Groen!
Après plusieurs semaines d’écoute patiente, de dialogue, de rencontres, Elio Di Rupo a rédigé et présenté, aux partenaires potentiels, une note de près de 60 pages qui dessine une nouvelle architecture institutionnelle de la Belgique. Le travail, inusité pour un informateur même pour un formateur, était charpenté, argumenté, structuré. Il allait aussi dans le sens voulu par les partenaires flamands puisqu’il prévoyait des transferts pour un montant initial de 12,8 milliards. - " Pas assez ", ont dit les partis flamands, N-VA en tête. Renégociation, écoute, petits-pas... les francophones ont ajouté quelque 3 milliards de transferts. - " On veut plus de responsabilisation financière " ont dit les partis flamands, la N-VA en tête. Voici, messieurs: quelque louches de responsabilité financière ont été ajoutées. - " On veut revoir intégralement la loi de financement ", ont dit les partis flamands, la N-VA en tête. Les partis francophones se sont réunis pour voir s’ils pouvaient s’inscrire dans cette perspective. - " Non, pas plus tard, maintenant " ont dit les partis flamands, la N-VA en tête... A ce petit jeu là, il y a fort à parier que la surenchère ne s’arrêtera pas et que de proche en proche, on en arrivera à mettre sur la table le programme entier de la N-VA.
Dès lors, la question se pose aujourd’hui: la N-VA est-elle en mesure d’accepter un accord qui soit le résultat d’un réel compromis, c’est-à-dire qui comporte des concessions réciproques ? C’est la conception de l’Etat qui est en jeu, un Etat dans lequel la N-VA souhaite effacer d’un trait de gomme la Région centrale, Bruxelles, qui ne devrait être à leurs yeux qu’une petite ville, un condominium. N’est-ce pas ainsi, d’ailleurs, qu’elle est de plus en plus souvent représentée dans les documents flamands très officiels ? Certes, il y a eu, ces derniers temps, des élans de sincérité de la part de Bart De Wever, de réelles tentatives de rapprochement. Certes l’ambiance, entre les hommes et les femmes, assez bonne, a-t-elle pu faire croire que ce noyau parviendrait à surmonter ses profondes divergences initiales pour aboutir à un accord équilibré. Mais chaque fois que Bart De Wever est apparu un brin plus conciliant, ses amis de la N-VA, son achterbank composé des nationalistes les plus ultras lui ont fait comprendre que tout ce qu’il pouvait engranger était et serait toujours insuffisant. Dans ces conditions, les francophones ne veulent pas alimenter, à leur corps défendant, la stratégie de pourrissement qui semble être celle de la N-VA, ou en tout cas de ceux qui font la loi à la N-VA.
Sans une prise de conscience des nationalistes flamands que la ligne rouge des francophones est atteinte, il est peu probable qu’Elio Di Rupo demande une prolongation de sa mission. Car l’impression est qu’il se heurtera toujours à un mur dressé par la N-VA. Un mur que les autres partis flamands ne parviennent pas à casser. Car les rapports de force en Flandre sont tels que les autres présidents de partis ne peuvent que suivre celui que les électeurs ont porté au firmament électoral. Peut-être le Roi demandera-t-il quand même à Elio Di Rupo de procéder à une ultime tentative en vue de rapprocher les points de vue afin que les 7 partis concernés s’engagent à respecter un périmètre de négociation et à entamer des discussions devant déboucher sur la constitution d’un gouvernement. Cette issue-là est toujours possible. De toute façon, les partis flamands et la N-VA doivent savoir qu’il n’y a pas vraiment de plan B. Car toutes les négociations institutionnelles devront évidemment avoir lieu avec ces francophones qui sont autour de la table. Et même si l’on a recours, plus tard, à un autre (in)formateur, il est quasiment exlcu que la position des francophones change d’un iota. Au Sud du pays, en tout cas, la question lancinante demeure: la N-VA veut-elle un accord ou veut-elle apporter la démonstration que la Belgique est ingouvernable, pour mieux la détruire ?
COMMENTAIRE DE DIVERCITY
EXIT LES PLOMBIERS ON CHERCHE DES ARCHITECTES INSTITUTIONNELS
Il n’est plus temps de regretter Yves Leterme, il fut mis sur la touche assez rapidement avant d’être mis définitivement chaos et éliminé de la scène politique par le duo Maingain-Milquet « demandeurs de rien» et partisans du grand refus: non, non et non sacre non.
Bart De Wever est beaucoup plus coriace que Leterme mais les deux hommes regardent dans la même direction, celle de la reconstruction autrement, radicalement autrement de la maison Belgique qui menace ruine.
Elio Di Rupo a rédigé et présenté, aux partenaires potentiels, une note de près de 60 pages qui dessine une nouvelle architecture institutionnelle de la Belgique.
La plomberie ayant lâché, il fallait d’urgence faire appel à un architecte compétent.
En cela Elio Di Rupo a fait preuve d’une grande intelligence de la situation, d’un sang froid exceptionnel et d’un sens des responsabilités digne d’un grand homme d’Etat dans son rôle ingrat de préformateur. Personne ne pourrait et ne pourra faire mieux que lui dans le camp francophone face « à la stratégie de pourrissement qui semble être celle de la N-VA , ou en tout cas de ceux qui font la loi à la N-VA. ».
S’il jette l’éponge, c’est l’aventure et la crise de régime.
La situation est grave et commence à être désespérée ainsi que le résume pertinemment Francis Vande Westijne dans la Libre.
" On veut revoir intégralement la loi de financement ", ont dit les partis flamands, la N-VA en tête. Les partis francophones se sont réunis pour voir s’ils pouvaient s’inscrire dans cette perspective. - " Non, pas plus tard, maintenant " ont dit les partis flamands, la N-VA en tête... « A ce petit jeu là, il y a fort à parier que la surenchère ne s’arrêtera pas et que de proche en proche, on en arrivera à mettre sur la table le programme entier de la N-VA. » 
Vous avez dit « convergences »?
Elles sont où les convergences dont on a parlé avant que Di Rupo ne soit nommé préformateur par le roi?
C’est la fin du jambon et la couenne a un goût sec et amer.
Tant qu’il y a désaccord sur tout (loi de financement et l’avenir de Bruxelles principalement) il n’y a espoir sur rien.
Le silence des libéraux flamands et francophones tapis dans l’ombre est impressionnant! Même Olivier Maingain se fait « discretissime». Qu’est-ce que cela cache? On ne nous dit pas tout!
Un lecteur commente: « Seule une faillite complète de notre régime (comme en Grèce) permettra d'avoir le choc psychologique nécessaire et peut-être un homme politique nouveau émergera pour nous remettre dans la bonne direction. Mais le réveil sera très pénible, je le crains. »
Un homme politique nouveau?
Tiens, que serait donc devenu Guy Verhofstadt le Toscan?
MG
 
BRUSSEL IS EEN DEBAT WAARD
EEN GEFUNDEERDE MENING IS OOK JOURNALISTIEK
Brussel is 'belangrijk genoeg om er dossiers en debatten aan te wijden'. Ivan Put
BÉATRICE DELVAUX, hoofdredactrice van 'Le Soir', legt uit waarom haar krant vrijdag waarschuwde voor een Vlaamse annexering van Brussel en waarom ze vindt dat ze daarmee niet journalistiek over de schreef is gegaan.
We wisten zeer goed hoe belangrijk het dossier was dat afgelopen vrijdag in Le Soir verscheen over de toekomst van Brussel en de strategie van Vlaanderen (N-VA en CD&V) om 'in het beste geval tot een gezamenlijk bestuur van de hoofdstad te komen en in het slechtste geval tot een annexatie over te gaan'.

Vandaag is onze tevredenheid nog groter. De publicatie van een zeer gedetailleerd, systematisch opgebouwd en perfect gedocumenteerd dossier heeft iets doorbroken. Een taboe, een omerta? Toch minstens de extreme huiverachtigheid die de jongste tijd met name in het noorden van het land bestond om dit dossier als dusdanig ter sprake te brengen.

De toekomst van Brussel: wat zijn de Vlamingen echt van plan met de hoofdstad van het land? Wat willen ze? Welke plaats willen ze Brussel geven, nu en in de toekomst? We weten al dat ze vinden dat Brussel slecht wordt bestuurd. Maar welke kijk hebben ze op Brussel, hoe belangrijk vinden ze de hoofdstad en hoe sterk zijn ze eraan gehecht? Welke plannen hebben ze met Brussel?

Het standpunt van het noorden van het land is nooit zeer duidelijk geweest. Dat van de N-VA bleef lange tijd onbekend. Ook het idee dat Brussel een entiteit op zich is, werd lange tijd miskend.
(…)
De toekomst van Brussel is belangrijk genoeg om er dossiers, debatten, gedachtewisselingen en krantencommentaren aan te wijden. Ze lijkt in ieder geval beter te verdienen dan het opiniestuk van Peter De Lobel dat gisteren in deze krant verscheen (DS 16 augustus).

Le Soir waagt zich er slechts zelden aan om anderen lessen in journalistiek te geven. Niemand is namelijk veilig voor kritiek, want niemand is perfect. Le Soir heeft al meer dan één controverse met De Standaard achter de rug maar ik moet zeggen dat die van een hoger niveau waren. Ze zorgden voor een echte toegevoegde waarde en een echte bewustmaking bij de twee kranten en hun lezers. U moet weten, mijnheer De Lobel, dat ons dossier werd gesteund en opgepikt in het noorden en het zuiden van het land. Uiteraard. Het bevatte tegenargumenten, aanvullingen en antwoorden. Maar uw bijdrage is vooral beledigend.

Le Soir zou zich dus militant opstellen, oorlogstaal hanteren en klaar zijn om mee te doen aan verkiezingen. Ik heb deze kritiek niet vaak gelezen in het noorden van het land toen Le Soir in 2007 als eerste Franstalige instelling voor een grote en onontkoombare staatshervorming pleitte. Ik heb dit niet gehoord toen Le Soir Di Rupo en De Wever na de verkiezingen opriep om een ambitieus, gedurfd en historisch... copernicaans akkoord te sluiten. Door deze stellingname durven Franstalige politici het nu aan om te proberen tot een gewaagd compromis te komen. Ik heb weinig kritiek gehoord toen Le Soir een moedige oplossing voor BHV voorstelde. Ook niet toen Le Soir samen met De Morgen een zeer kritisch hoofdartikel publiceerde over het beleid - werkgelegenheid en veiligheid - in Brussel. Het is waar dat deze artikels uw zaak dienden. Sorry, uw onderwerp. Nochtans deden we toen - net als nu met het dossier over Brussel - niets anders dan een gefundeerde mening geven die na een zorgvuldige en journalistieke analyse van de feiten tot stand gekomen is.

PS: Mijnheer De Lobel, we kijken met ongeduld uit naar uw feitendossier waarmee u, als ik uw opiniestuk mag geloven, zult aantonen dat er bij de Vlamingen (N-VA en CD&V) geen strategie bestaat om Brussel in het beste geval samen te besturen en in het slechtste geval te annexeren. Vanuit informatief oogpunt zullen we uw artikel met grote belangstelling lezen. Als commentatoren zullen we ons opgelucht voelen. In andere omstandigheden zou ik voorstellen om samen aan een stuk te werken, zodat we onze twee zienswijzen naast elkaar kunnen plaatsen. Zo zouden we onze lezers pas echt kunnen informeren. En dat zou heel wat verrijkender kunnen zijn dan een heksenjacht die mij persoonlijk niet interesseert.

BÉATRICE DELVAUX Wie? Hoofdredactrice van Le Soir. Wat? Le Soir ging niet over de schreef toen die krant vrijdag een dossier schreef tegen een Vlaamse annexering van Brussel. Waarom? Die mening was goed gefundeerd en heeft een Vlaamse omerta doorbroken.
HET PROBLEEM BRUSSEL ONTSTOND NIET IN EEN DAG
In tegenstelling tot wat sommige geschokte Franstalige reacties de voorbije dagen deden vermoeden, is het Brusselse probleem niet de laatste uiting van Vlaamse veroveringsdrang, maar al decennia een complex historisch probleem.Het is toch geen toeval dat zoveel franstalige kopstukken zelf in Brussel zijn gaan wonen om gemakelijker verkozen te geraken in dat broeinest van politieke geldverslinders: hoe meer gemeenten, hoe meer ze de lokale macht onder elkaar kunnen verdelen! Tewerkstelling en veiligheid zijn hun minste zorg! En dan maar hoog van de toren blazen dat het 'gewest' 500 miljoen € moet krijgen. Eerst al die 'baronieën' afschaffen, als Brussel zich absoluut als stadsgewest wil gedragen. De vrijgekomen nutteloze en pompeuze gemeentehuizen kunnen dan dienen om de asielzoekers te herbergen i.p.v. ze op hotel te sturen. De besparingen liggen zo voor het rapen, maar er wordt nog steeds teveel rond de pot gedraaid, en zij noemen dat 'onderhandelen'. Weg met die zielige komedie aub, daarvan hebben we sinds 2007 al genoeg moeten verdragen! (De Standaard)
COMMENTAIRE DE DIVERCITY
ET QUID DE BRUXELLES?

Mais quelle sont donc les projets des partis flamands, principalement de la NVA pour l’avenir de Bruxelles?
En publiant une interview de Vic Anciaux (le père de Bert) DiverCity a très vite deviné les grandes lignes de ce que veut la NVA.
La NVA estime, sans doute à juste titre, que la capitale est mal gérée avec son mécano institutionnel qui génère une pléthore de lieux de décision contradictoires : un système onéreux et inefficace.
La NVA demande par conséquent une simplification radicale de ce mode de gestion en exigeant la suppression des 19 « baronnies », ensuite la mise sous tutelle de la capitale qui devrait renoncer à son statut de région à part entière pour devenir une métropole cogérée par les communautés flamande et française.
Dans le pire des cas, ils envisageraient une annexion pure et simple du territoire bruxellois.
Les silences du président Picqué ne présagent rien de bon.
On signale sa présence à la table des négociations. Selon Brussel Deze Week on aurait envisagé la possibilité d’un refinancement de Bruxelles en échange d’une réforme de l’Etat belge en profondeur. Mais Brussel Deze Week croit savoir qu’il y aurait des désaccords de fond, du rififi au sein même de la NVA (cf article qui suit)
Seule Béatrice Delvaux, la bouillante et brillante rédac chef du Soir est montée au créneau pour défendre sa capitale.
Chapeau!
MG
STAATSHERVORMING IN RUIL VOOR HERFINANCIERING VAN BRUSSEL?
Volgens Le Soir zouden de Vlaamse partijen in ruil voor een staatshervorming toestemmen met de herfinanciering van Brussel.
Er zou maandag - op initiatief van de Vlaamse partijen- over de financieringswet gepraat zijn. Brussel blijft ook nog steeds een knelpunt bij de onderhandelingen. Het mag dan ook niet verwonderen dat Brussels minister-president Charles Picqué (PS) aan de onderhandelingstafel verscheen.
Volgens de krant Le Soir wordt het steeds waarschijnlijker dat Brussel de gevraagde 500 miljoen herfinanciering ook krijgt. In ruil voor een grote staatshervorming zouden de Vlaamse partijen volgens de krant toestemmen om 200 miljoen euro extra uit te trekken vanaf 2011. Dat bedrag zou jaarlijks met 100 miljoen verhoogd worden, tot 500 miljoen in 2014. Een compromis waarbij de fondsen door de gemeenschappelijke gemeenschapscommissie worden beheerd zou eveneens besproken zijn.
Wie over de bestemming van dat geld zou beschikken is een ander paar mouwen. Voor de Franstaligen moet dat het Gewest zijn, voor de Vlaamse partijen zullen de gemeenschappen het geld in Brussel besteden.
Sleutel bij N-VA
Meer algemeen ligt de sleutel voor een akkoord nu bij N-VA. “De vraag is nu of de N-VA in zal stemmen met een akkoord,” zegt politoloog Dave Sinardet (UA) aan FM Brussel. “De andere partijen zien wat op tafel ligt al enkele dagen zitten. Het is vooral de N-VA die het niet genoeg vindt. Er wordt ook gezegd dat niet iedereen bij N-VA intern op dezelfde lijn zit. Alleszins ligt de sleutel van succes of mislukking bij die partij.”
(BDW)

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