dimanche 15 août 2010

Facing Brussels - Momenten in een metropool - Instants capitaux        

Onze photographes de presse flamands et francophones plongent leur appareil dans une ville cosmopolite et multiple, à la recherche des différents groupes et populations qui en font partie.

Les médias dressent un portrait navrant d’un Bruxelles peuplé de jeunes désœuvrés et de petites frappes. Ailleurs, on n’évoque pas non plus les terrasses, parcs et collections d’art. L’aimer n’est pas facile. Exécrable ou bon enfant, chic ou pauvre: la ville est tout et son contraire. Bruxelles est différent selon qu’on soit touriste, banlieusard ou habitant, sans-abri, noble ou eurocrate. Celui qui est né ici n’a pas la même vision des choses que l’immigré.

Bruxelles est une ville hétéroclite aux fonctions multiples, une ville aux aspirations diverses, une ville pleine d’images. Chacun et chacune, appartenant à un groupe de population particulier ou glissant de l’un à l’autre dans son quotidien, perçoit cette capitale différemment que son voisin.

Bruxellois d’origine ou immigrés, navetteurs ou eurocrates, paupérisés ou nantis, tous partagent une même cité. Chaque photographe a travaillé librement un thème sociologique dans la ville (la précarité, les bourgeois bohèmes, la ville en fête, les première et seconde générations d’immigrés, le troisième âge, etc.)

Onze photographes ont traduit cette pluralité en image. Catherine Vuylsteke l’a mise en mots. Facing Brussels: un livre et une exposition, à voir en ville et en librairie.

Lieu: Musée BELvue, Place des Palais 7, gratuit
Jusqu’au 12 septembre

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LES IDENTITES MULTIPLES
A l’heure des négociations politiques et institutionnelles il est bon de rappeler la spécificité dans la diversité de Bruxelles. Bruxelles poumon économique et culturel dont d’aucuns voudraient dérégionaliser les compétences pour les soumettre à la tutelle des Communautés flamande et française.
Cette exposition donne à voir quelques-unes des identités multiples d’une métropole cosmopolite. Elle touche par le regard porté sur ses habitants les plus faibles, sans-papiers, personnes âgées et sur ces « héros tranquilles» que furent les immigrés de la première génération, elle amuse par le regard quelque peu ironique porté sur les nantis, elle donne à réfléchir sur certaines pratiques inacceptables, telles celles des marchands de sommeil louant des galetas au prix le plus fort au cœur des Marolles. Il y a aussi le Bruxelles « des jours ouvrables » des navetteurs et le Bruxelles sans belges des expats …
Je vous conseille vivement d’acquérir l’excellent livre trilingue qui accompagne l’exposition.
VDB

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