mercredi 11 août 2010

On est loin de l'école gratuite

Une étude de la Ligue des familles démontre que l'école est loin d'être gratuite. La scolarité occupe 11,4 % du budget des parents. Le pic, en septembre, est même de 27,5 %. Tous les détails dans Le Soir

La scolarité doit tendre vers la gratuité. Tel est le vœu formulé dans les textes de loi. Mais dans la réalité, nous sommes très loin du compte.
Une étude réalisée par la Ligue des familles en témoigne. Il ne s'agit pas d'une grande enquête quantitative, non, mais d'une plongée qualitative auprès de sept familles aux profils très différents. Ce qu'il en ressort ? Que les frais de la scolarité occupent en moyenne 11,4 % du budget des parents. Avec un pic, en septembre, pouvant aller jusqu'à 27,5 %.

Et ce n'est souvent qu'un début : les études supérieures peuvent représenter jusqu'à 74 % du budget mensuel, en septembre !

Cette étude relève un certain nombre de situations préoccupantes. Ainsi, il apparaît que les écarts de prix relatifs aux repas scolaires interviennent dans le choix de l'école et ont donc souvent des effets en termes de mixité sociale. Ou que l'absence d'alternative efficace en matière de transport scolaire grève lourdement le budget des ménages : les frais de déplacement peuvent atteindre jusqu'à 336 euros par mois et 2.568 euros par an.

De quoi nourrir une série de revendications émises par la Ligues des familles à la Communauté française. Pour qu'enfin ce principe de quasi-gratuité se traduise dans les faits.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
VOUS AVEZ DIT GRATUIT ?
Non l’école n’est pas gratuite, loin s’en faut, comme le montre cet article

Le gros problème c’est que l’enseignement dit libre, non seulement bénéficie des subsides de la Communauté Française pour rémunérer ses profs et financer l’entretien de ses bâtiments mais qu’en plus il exige des minervals clandestins sous forme de frais administratifs, de tarifs de cantines et de garde scolaire (étude après les cours), de ventes d’uniformes et de cours imprimés avec un solide bénéfice sans parler de l’organisations de voyages et excursions scolaires réservés aux bourses pleines. En somme c’est de l’enseignement privé financé par la Communauté Française en vertu du Pacte Scolaire de 1959. Le Libre catholique savoure le beurre et l’argent du beurre.

Qu’il devienne un enseignement privé à part entière et l’officiel pourra offrir la gratuité.

Il est temps de renégocier ce pacte dès lors que le Libre n’a vraiment plus rien de catholique hormis son nom.

De plus, comme le suggère un lecteur, : « on pourrait utiliser une partie des allocations familiale pour financer des activités scolaire et para-scolaire (livres scolaires, repas chauds, activités sportives) de façon à ce que tous les enfants bénéficient des mêmes avantages (c'est pas ça la mixité sociale?). Finalement ce serait une opération neutre d'un point de vue budgétaire pour la communauté française et pour les parents responsables. Pour ceux qui utilisent les allocs à autre chose que l'éducation de leurs enfants.... tant pis !!! »

On le voit, les solutions ne manquent pas pourvu qu’on consente à dépasser les tabous qui en Belgique ont la vie dure nonobstant la sécularisation galopante.
MG

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