dimanche 22 août 2010

Twee geloofspunten botsen

Het diepe Vlaamse geloof in de responsabilisering, en het Franstalige heilige punt van de solidariteit.

De onderhandelingen werden afgebroken toen de Vlaamse delegatie collectief meedeelde dat er wel breed maar niet diep genoeg gegaan was, en dat ook nog de responsabilisering en de fiscale verantwoordelijkheid ter sprake moesten komen.

Responsabilisering betekent: een overheid moet de gevolgen van goed en slecht beleid voelen in haar portemonnee. Fiscale autonomie betekent federale volwassenheid: deelstaten moeten minstens voor een deel zelf instaan voor het geld dat ze uitgeven; zo niet gedragen ze zich ‘onverantwoordelijk'.

De Franstalige delegatie trok meteen aan de noodrem. Wij hebben al meer dan genoeg gegeven en toegegeven, zegden ze. En responsabilisering leidt naar verarming voor ons; wij willen meer solidariteit.

De onderhandelingslogica wil dat het bij de hervatting aan hen is om de eerste zet te doen.

De wijze waarop ze die formuleren, zal meteen duidelijk maken of een verder gesprek zin heeft.

Als hun repliek is: geen responsabilisering en geen fiscale autonomie omdat dit per definitie naar verarming leidt, dan is het gesprek meteen ten einde.

Als hun repliek zich beperkt tot het afwijzen van de gevreesde verarming, kan het gesprek voortgaan. Dan kunnen voorwaarden, beperkingen, criteria, aftoetsmomenten en ingangsdata ter sprake komen.

Als responsabilisering en solidariteit niet kúnnen rijmen in het Frans, gaan de boeken dicht.

Tenzij de Vlaamse delegatie plooit, natuurlijk.

Die kan allerlei argumenten zoeken. Ze kan er zich onder meer over verbazen dat de Franstalige onderhandelaars zo weinig vertrouwen hebben in hun eigen politici, als ze zo zeker zijn dat zelfstandigheid alleen maar kan leiden naar verarming.

Maar dat zal niet helpen. Want argumenten helpen zelden in zo'n geval. Feiten zijn krachtiger.

Als wordt overgeheveld wat tot nu min of meer is afgesproken, met alle middelen erbij en zonder responsabilisering, blijft de federale staat zitten met een zo goed als lege kas. En zal hij straks niets meer hebben om de federale sociale zekerheid en de pensioenen te betalen die de Franstaligen én de Vlamingen zo dierbaar zijn.
(DS)

PREFORMATEUR : LA MONARCHIE MONTRE SON UTILITE, ESTIME LOUIS TOBBACK
BELGA
Louis Tobback estime que personne en Belgique, à part le roi, ne peut débloquer une crise politique.
"Je suis et reste un républicain. Mais dans de telles circonstances, la monarchie montre toute son utilité", a déclaré le ministre d'Etat Louis Tobback (sp.a), samedi, dans De Morgen.
Selon M. Tobback, le pays serait "dans une très profonde crise" sans le souverain. "Tous les politiciens qui réclament un rôle protocolaire pour la monarchie depuis des décennies doivent maintenant examiner la situation".
Louis Tobback estime que personne en Belgique, à part le roi, ne peut débloquer une crise politique.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
ENTRE LES OPTIMISTES ET LES PESSIMISTES IL Y A LA SAGESSE DU ROI
"Zonder de koning zouden we nu met een groot probleem zitten"
Sans Albert II on serait carrément dans la crise de régime pense Toback.

Il a tout à fait raison, vouloir transformer la royauté en une monarchie protocolaire serait une erreur, à moins que l’héritier légitime ne soit vraiment pas à la hauteur.
Et de Morgen d’estimer que Albert II est en train de détrôner Jean Luc Dehaene dans sa réputation de génial démineur. La méthode royale, écoute patiente et réaction modérée mais ferme, est relayée par un cabinet royal prodigieusement efficace qui suit les dossiers avec beaucoup de sérieux et conseille efficacement le souverain.
Il faut dire que la méthode de négociation Di Rupo n’est pas mal non plus : écoute attentive et esprit scientifique, respect de tous les interlocuteurs, étude minutieuse des dossiers délicats relayée par une équipe (Institut Vandervelde) mobilisée 24 heures sur 24. La méthode De Wever elle consiste à rencontrer au quotidien son « Strategogroep » une équipe de 14 experts parlementaires et intellectuels pour faire le point et éclairer sa lanterne.
Mais attention, comme l’a bien senti le palais, il va falloir conclure. Le temps finira par jouer contre les négociateurs, embarqués dans une course sans fin comme en 2007. On redoute donc plus que tout un remake de l’échec de « l’orange bleue ».
Selon La libre, il y a les optimistes : "La prochaine fois qu’Elio Di Rupo ira chez le Roi, ce sera pour présenter les contours d’un accord sur la réforme de l’Etat. Et il ressortira du Palais avec le titre de formateur "
Il y a les sceptiques : "Pour moi, c’est structurellement foutu. Elio Di Rupo se bat comme un beau diable. Mais Bart De Wever n’a pas ce qu’il souhaite. La question est de savoir qui portera la responsabilité de l’échec."
Il y a les résignés,: "Le soleil ? Je ne le verrai pas ce week end."
En début de semaine, la N-VA déplorait le refus francophone de revoir de fond en comble la loi de financement. On avait perçu, au même moment chez Elio Di Rupo, une certaine déception et des signes de découragement ( la N-VA exigeait de remettre la loi de financement sur le métier - alors que Bart De Wever s’était engagé à ne pas le faire). C’est alors que le Roi relança la machine.
Comment restaurer un climat serein sans ouvrir la boîte de Pandore., tout en en acceptant une remise en question de certaines anomalies dénoncées par les francophones (natalité insuffisamment prise en compte, clé 80/20 à Bruxelles, etc.)et sans frustrer les exigences flamandes relatives à une plus grande autonomie fiscale ?
« Comment scotcher la N-VA à table des négociations et l’inciter à s’engager dans une logique de compromis, de concessions réciproques ? Un sentiment domine : les Flamands, la N-VA en particulier, ne pourront plus tergiverser très longtemps. Quelle sera la réponse de la N-VA ? Les paris sont ouverts. » (F ; V.d.W, la libre)
Deux logique s’affrontent selon De Standaard: « le crédo des flamands dans la “responsibilisation financière et fiscale des régions et le tabou des francophones : la « solidarité » inspirée par l’angoisse de l’appauvrissement de Bruxelles et de la Wallonie. »
“Als responsabilisering en solidariteit niet kúnnen rijmen in het Frans, gaan de boeken dicht”.
Un lecteur flamand commente: “évidemment qu’il vont s’appauvrir s’ils sont privés des transferts. Comment imaginer l’inverse ('Als hun repliek is: geen responsabilisering en geen fiscale autonomie omdat dit per definitie naar verarming leidt, dan is het gesprek meteen ten einde.' Ze zeggen dit nu al vanaf 14 juni 2010, het gesprek is allang ten einde. Hoe kan het anders dan dat ze 'verarmen' als een deel van de transferts hoe dan ook moeten afgebouwd worden?)
Et F. V.d.W, de conclure son éditorial de la Libre par : « Un sentiment domine : les Flamands, la N-VA en particulier, ne pourront plus tergiverser très longtemps. Il faut que le parti donne, rapidement, des signes de bonne volonté politique. Quelle sera la réponse de la N-VA ? Les paris sont ouverts. »
Laissons le dernier mot à un lecteur optimiste du Standaard qui souhaite un franc succès à Bart et à Elio, les négociateurs de la dernière chance qui sentent le souffle chaud d’une crise financière leur brûler le cou :
« Ik hoop uit de grond van mijn hart dat BDW en EDR slagen. Een dergelijk 'momentum' komt er immers niet meer in de geschiedenis van België en de financiëel-economische tijdbom tikt genadeloos verder! Bart & Elio, go for it ! »
Vœux à volonté donc aux deux hommes de bon vouloir avec l’espoir qu’il le soient vraiment et surtout tous les deux.
MG

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