mercredi 18 août 2010

Zuidfoor wordt halal

Brussel - Steeds meer frituurstanden op de Zuidfoor stappen af van dierlijk vet en afficheren dat ook. “Dertig procent van onze klanten is moslim en daar houden wij rekening mee,” zegt een woordvoerder van de foorkramers.
Maandag bleek al hoe groot de impact van de ramadan op de Zuidfoor is. Het begin van de islamitische vastenmaand zadelt de kermis meteen op met een omzetdaling van 30 procent.
Maar ook het aanbod van de frituren op de Zuidkermis evolueert met het cliënteel. Steeds meer zaken bieden nu frieten aan die in plantaardige olie zijn gebakken en afficheren dat ook. Dat schrijft La Capitale.
Woordvoerder Patrick De Corte, zelf houder van een frituur, legt uit dat de frituren zo ingaan op de vraag van hun klanten. “Naar het schijnt zou plantaardig vet beter zijn voor de gezondheid, maar het is toch niet evident om een traditie van generaties overboord te gooien.” De Corte is zelf sinds dit jaar overgestapt op plantaardige olie. “Maar op andere kermissen krijgen we die vraag niet en blijven we dus met dierlijk rundervet bakken.”
LA VERITE SUR LE HALAL
(Télé Moustique)
Sans que nous le sachions, nous consommons des aliments conformes aux rites musulmans. Grincements de dents.
95 % des produits certifiés halal ne le sont pas vraiment.
Le ramadan a débuté ce 11 août. Ces 28 jours ne constituent pas qu'une période de privation. C'est aussi un moment où les musulmans s'invitent les uns les autres pour partager de grands repas dès le soleil couché. Au grand bonheur des commerçants qui vendent des produits "halal", conformes aux lois islamiques. Ce secteur d'activité est en plein boom. "En Europe, c'est une niche commerciale qui a cinq fois plus de potentiel que celle du bio, assure Bruno Bernard, expert en commerce international et père du système de certification halal mis au point par la Chambre bruxelloise de commerce et d'industrie (Beci). Ceci dit, les entreprises belges ont pris beaucoup de retard par rapport à celles des pays voisins. Nous tentons de le rattraper. Actuellement, je reçois une demande de certification par jour."
Cette ruée vers le halal pose question. A l'avenir devrons-nous tous, d'accord ou pas, consommer ces produits, tout simplement parce qu'on n'en trouvera plus d'autres? Dans certaines communes à forte population musulmane, pratiquement toutes les boucheries obéissent aux lois islamiques. Et si, en Belgique, Quick n'a pas de projets de fast-foods 100 % halal, comme il en existe huit en France, des cantines scolaires ont franchi le pas, au grand dam de parents d'élèves. C'est qu'il serait trop cher d'entretenir deux filières d'alimentation: l'une conforme à l'islam et l'autre non conforme. Mieux vaudrait passer au 100 % halal. Les grands magasins, eux, n'ont pas toujours le choix. Un exemple: la viande d'agneau provenant de Nouvelle-Zélande ou d'Australie représente à peu près la moitié de ce qui est vendu en Belgique. Elle est certifiée halal, car les pays du Moyen-Orient représentent un gros débouché pour les producteurs qui ont donc eu tout intérêt à appliquer les rites d'abattage musulmans.
Halal pour tous
Nous mangeons donc parfois halal sans le savoir. Cela ne pose pas de problèmes de qualité: les pouvoirs publics imposent les mêmes conditions, notamment de traçabilité, pour accéder à notre marché et les contrôles sont les mêmes pour tous les aliments. Les défenseurs du bien-être animal, par contre, n'apprécient pas de devoir manger une bête qui a été abattue selon les rites et qui a donc été égorgée vivante.
Ceci dit, "le halal est avant tout une invention du marketing, explique Florence Bergeaud-Blackler, sociologue française auteur, avec Bruno Bernard, du livre Comprendre le halal. C'est un concept qui n'existait pas avant l'émigration musulmane dans les pays occidentaux après la Seconde Guerre mondiale. Dans les pays arabes, on supposait que tous les produits étaient de toute façon conformes à l'islam." La rencontre entre l'offre d'une industrie de la viande à la recherche de nouveaux débouchés et la demande grandissante de la population musulmane pour des produits halal a dopé le marché.
Ces dix dernières années, les consommateurs musulmans d'Europe se sont montrés de plus en plus exigeants. Ils se sont intéressés davantage à la composition de leurs aliments et ont fait la chasse aux produits contenant de l'alcool ou du porc. "Ce modèle de comportement s'est s'exporté vers les pays musulmans où l'on a aussi accordé de l'attention aux certifications halal", complète Florence Bergeaud-Blackler.
[...]
Pascal De Gendt
Comprendre le halal. Florence Bergeaud-Blackler et Bruno Bernard, Edipro, 160 pages.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
FRITES HALLAL
« De Corte is zelf sinds dit jaar overgestapt op plantaardige olie. “Maar op andere kermissen krijgen we die vraag niet en blijven we dus met dierlijk rundervet bakken.”
Quel est le nouveau plat national bruxellois? Moules frites hallal avec un ou sans deux « l »,
Un tiers des consommateurs sont musulmans, dit-on dans cet article, et les deux tiers restants n’ont qu’à s’adapter.
Mais ne dit-on pas aussi que c’est dans le blanc de bœuf qu’on fait les meilleurs frites? Faudrait pour rendre l’affaire kascher, tuer le bœuf hallal, le saigner tourné vers La Mecque en prononçant les mots qu’il faut. La tyrannie du hallal partout commence à bien faire et surtout à irriter tous ceux, toutes celles qui n’adhèrent pas à une foi quelconque. Tolérance, tolérance que ne fait-on, ne dit-on en ton nom?
On dit que les frites à l’huile végétale évitent le cholestérol c’est vraaai!
On dit que la viande saignée à la musulmane a meilleur goût. C’est vraaai!
On dit que la bête souffre durant l’opération.
C’est vraaaai
On dit que chacun n’est pas forcé de manger des bêtes abattues de manière aussi cruelle,
c’est vraaa!
On dit que trop d’halla tue l’hallal,
C’est encore vraaai!
MG

Aucun commentaire: