jeudi 30 septembre 2010

Paul Delforge : "Quel mythe ? La Wallonie a été résistante."

Christian Laporte
Les historiens de l’Institut Destrée remettent les pendules à l’heure.
Entretien
Paul Delforge remet en perspective la recherche historique sur la collaboration et réplique au directeur du Ceges, Rudi Van Doorslaer.


Comment expliquer la soudaine montée de pression autour de la collaboration ?
"Le rexisme est une maladie politique", écrivait Marcel Thiry en 1937. L’écrivain expliquait qu’au-delà de la personne de Degrelle, le danger venait surtout du "système" qui prenait comme argent comptant toutes les affabulations du petit maître de Bouillon. Au lieu de rejeter le cadre de réflexion dans lequel Degrelle les enfermait, les démocrates s’empressaient de pinailler sur les mots du "Fourex" et stérilisaient le débat démocratique. Mutatis mutandis, on assiste au même phénomène depuis quelques mois. La nécessaire discrétion qui entoure les débats institutionnels a créé un vide médiatico-politique. Dès lors, tout fait farine au moulin. Quand Bart De Wever dit non à une orientation institutionnelle, la Belgique francophone tremble sur ses bases. Si, de surcroît, l’homme politique néanmoins historien flamand se défend contre des attaques personnelles et des amalgames en invoquant le passé trouble de certains francophones, subitement, les salles de rédaction frétillent découvrant qu’avant aujourd’hui, il y a eu hier. Et comme hier est oublié depuis longtemps, la frénésie devient hystérie et les historiens sont appelés en renfort de la patrie en danger. Dans un premier temps, l’historienne Chantal Kesteloot - au nom du Ceges - se laisse surprendre par la chronique de De Wever. Piégée par le temps des médias, elle donne raison, le jour même, au polémiste de la N-VA. Le lendemain à la radio, disposant de plus de temps, elle réinvestit sérieusement le champ de l’histoire et, même si le phénomène incontestable de la Résistance en Wallonie pâtit de ce faux débat, elle met un terme au "buzz du jour". Mais le vide médiatique reste profond et l’espace peut être investi par des snipers, servant la soupe au nationalisme flamand, voire défendant leur intérêt particulier.

Vous visez Rudi Van Doorslaer qui, dans “La Libre”, s’étonna de l’absence de Degrelle dans l’Encyclopédie du Mouvement wallon.
On nous interroge sur cette attaque contre un ouvrage auquel nous avons consacré beaucoup de temps, de rigueur et d’énergie. Nous avons envie de répliquer au (futur) responsable du Soma, de lui demander pourquoi il n’a pas révélé le vrai nom (qu’il connaissait) du tueur de Julien Lahaut lorsqu’il publia son ouvrage en 1985, de lui demander pourquoi le Ceges - dont c’est la vocation publique - ne travaille pas davantage sur la Résistance, pourquoi l’ancien Centre d’étude de la Seconde Guerre n’a jamais consacré une étude fouillée à la Campagne des 18 Jours, au comportement des différents régiments, à la passivité des uns, la combativité des autres, pourquoi le sort des prisonniers de guerre est systématiquement ignoré Mais ne sommes-nous pas déjà atteints par cette maladie redoutée par Thiry.

Et le mythe de la Wallonie résistante ?
Il n’y a pas de mythe d’une Wallonie résistante. Elle a été résistante. Ceux qui disent le contraire n’ont d’autre but que de vouloir démontrer que Wallons et Flamands sont égaux devant la collaboration, reproduisant le mythe de l’activisme de 14-18 qui aurait été identique au nord et au sud. Arrêtons ces mascarades et encourageons les historiens à l’écriture d’une histoire critique de la Résistance en en acceptant toutes les conséquences. Peut-être, M. Van Doorslaer n’a-t-il pas bien compris la méthode de travail suivie pour réaliser les trois tomes de l’Encyclopédie du Mouvement wallon L’ouvrage en question identifie les associations et personnes qui ont contribué à l’émancipation politique de la Wallonie. Ensemble, ils forment un vaste mouvement qui, toujours, revendiqua la reconnaissance d’une Wallonie autonome et démocratique au sein de la Belgique ou hors d’elle.

Qu’en est-il de Léon Degrelle ?
Il fut candidat-député pour Bruxelles en 37 et en 39 et proclama la germanité des Wallons pour plaire à Hitler tout en s’adonnant à un "nationalisme bourguignon". Précisons : 1) Le Mouvement wallon eut une attitude ferme de rejet à son égard. Le danger de Rex a été dénoncé vigoureusement. 2) Le Comité scientifique de l’Encyclopédie du Mouvement wallon n’a jamais retenu le nom de Léon Degrelle. Dans ce comité figuraient des historiens francophones très proches de M. Van Doorslaer. José Gotovitch, Chantal Kesteloot, Alain Collignon. 3) Ce dernier a consacré une longue notice détaillée à Léon Degrelle dans la Nouvelle biographie nationale en 2001, un an après l’Encyclopédie. A aucun moment, il ne lie Degrelle au Mouvement wallon ou à l’identité wallonne. 4) Enfin, l’historien anglais Martin Conway ne le fait pas davantage dans son excellente synthèse sur "Le rexisme de guerre" où il montre à quel point le rexisme fut socialement isolé en Wallonie pendant le conflit. Donc accoler l’adjectif "wallon" à un substantif n’en fait pas une entrée de l’Encyclopédie. La participation à un projet de société reste notre définition de l’identité wallonne, elle s’oppose résolument au "sentiment d’appartenance".

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE REXISME EST UNE MALADIE POLITIQUE
ET LA WEVEROMANIA?
"Le rexisme est une maladie politique", écrivait Marcel Thiry en 1937. L’écrivain expliquait qu’au-delà de la personne de Degrelle, le danger venait surtout du "système" qui prenait comme argent comptant toutes les affabulations du petit maître de Bouillon.
« Au lieu de rejeter le cadre de réflexion dans lequel Degrelle les enfermait, les démocrates s’empressaient de pinailler sur les mots du "Fourex" et stérilisaient le débat démocratique. Mutatis mutandis, on assiste au même phénomène depuis quelques mois. »
Qu’ est-ce à dire?
Mutatis mutandis? Toutes choses étant égales, Paul Delforges est-il en train de nous suggérer que peut-être y aurait-il la possibilité d’une comparaison avec le phénomène De Wever le grand populiste flamand que Carl Devos appelle le « deus ex machina belge»  ?
En serait-on revenu en quelque sorte, mutatis mutandis, au climat détestable qui était celui de l’affaire royale des années cinquante avec cette différence que le fils de Léopold III a désormais plus la cote en Wallonie qu’en Flandre?
Et voilà que, au même moment, Geert Wilders menace d’entrer dans le prochain cabinet hollandais, les députés d’extrême droite font leur entrée au parlement suédois et que "Newsweek" fait de Sarkozy (de plus en olus berlusconisant) le symbole de la droite extrême européenne. En effet, la couverture du magazine américain "Newsweek" pour la semaine du 4 octobre titre « Nicolas Sarkozy symbole de l’extrême droite européenne»  . Et cela sur un sujet bien précis : « la montée de l'extrême droite en Europe » .
"La région la plus démocratique du monde est désormais le terreau des politiques extrêmes", analyse le journaliste Denis MacShane.
Elles s'appuient selon lui sur "ceux qui relient leurs déboires nationaux aux immigrés – ou aux puissances nucléaires, ou à l'Union européenne, ou aux musulmans, ou aux juifs, ou au marché, ou aux Etats-Unis".
Dans les années trente on appelait cela la montée des périls.
MG

DE WEVER OU l’HABIT NEUF D’UN HISTORIEN IGNORANT
La collaboration, aussi importante en Wallonie qu’en Flandre, n’est plus un sujet polémique pour les historiens de métier. Pas pour le nationaliste Bart De Wever dont la stigmatisation à l’encontre des francophones est son fonds de commerce. Une opinion de Jean-Pierre Nandrin, Professeur d'histoire aux Facultés universitaires Saint-Louis.
Il y a quelque imposture à endosser un habit neuf alors qu’il est rapiécé depuis belle lurette. Bart De Wever n’est pas un historien de métier, comme on continue régulièrement à l’affirmer. Certes, s’il a obtenu une licence en histoire à la KUL où il entama une thèse de doctorat qu’il n’a pas achevée, sa passion pour la politique l’emportant largement sur la pratique scientifique. Il suffit de lire sa dernière contribution au "Standaard" pour se rendre compte qu’il n’a guère suivi, ni lu, les publications sur la Seconde Guerre mondiale et sur les collaborations flamandes et wallonnes. Pour preuve, ces affirmation péremptoires que "la recherche sur la collaboration francophone reste très limitée" ou sur "le mythe wallon encore très répandu que la collaboration fut surtout un phénomène flamand alors que la Belgique francophone résista courageusement". Que Bart De Wever se passionne pour les historiens de l’Antiquité n’en fait pas pour autant un historien aguerri, au courant des dernières recherches scientifiques.
Or les publications sur les collaborations sont pourtant nombreuses et le CEGES (Centre d’études et de documentation guerre et sociétés contemporaines) a été un, mais pas le seul, moteur de ces recherches scientifiques publiées tant par des chercheurs flamands que francophones. Ces recherches très innovantes se sont développées grâce notamment à l’accès plus aisé à des archives contemporaines et à la multiplication de la récolte de témoignages dont le recoupement a permis d’asseoir des vérités bien établies. Ce n’est pas le lieu ici d’en faire la démonstration érudite, mais Bart de Wever aurait au moins découvert, s’il avait été un véritable historien de métier, que la collaboration wallonne fut aussi importante que celle du nord de la Belgique et que sa répression fut tout aussi sévère qu’en Flandre. Il est bien loin le temps où la Flandre était stigmatisée sur cette question. Ce constat ne convient pas à Bart De Wever car il n’aide guère à fonder son programme politique dont la stigmatisation à l’encontre des francophones est le fonds de commerce ; il en fait un outil polémique alors que ce sujet ne l’est plus pour les historiens de métier.
Doit-on s’étonner de la posture de Bart De Wever ? C’est un nationaliste convaincu, et convaincant pour une majorité de flamands, comme l’attestent les dernières élections. Or l’histoire a toujours été le cheval de bataille des nationalistes. Se référer au passé pour fonder une adhésion nationaliste est une constante des politiques identitaires. L’histoire, la religion, la langue, tels sont les trois ingrédients du nationalisme, dont on peut situer l’origine intellectuelle chez certains penseurs allemands de la fin du XVIIIe siècle (Herder notamment), trilogie reprise avec brio par Renan souhaitant, dans le dernier tiers du XIXe siècle, le retour de l’Alsace à la France au nom d’une identité spécieusement démontrée en recourant à un passé lointain, les fameuses "40 000 paroisses de la France profonde" de l’Ancien Régime, comme si la France moderne était déjà dessinée depuis des siècles. Ce type de démarche revient en somme à nier l’histoire, ses évolutions, ses saccades, ses révolutions, ses modernités. Le nationaliste est conservateur par essence ; ce qui a duré est nécessairement bon et si, par les hasards de l’histoire ou la volonté des acteurs, un autre paysage se déploie, s’arc-bouter sur des "vérités" - dont les scientifiques ont démontré l’inanité ou le caractère obsolète - devient le fer de lance soit d’une stigmatisation soit d’une politique identitaire.
En cela, Bart De Wever n’est pas original. Il participe à une lame de fond qui caractérise de nombreux pays d’Europe, ce qu’un historien français, Nicolas Offenstadt, a appelé le retour du roman national. Depuis les années 1990 se répand en Europe le récit national dans l’espace public, expression qui désigne le récit patriotique, unitaire qui insiste sur une histoire longue et cohérente, occultant les pages les plus délicates. Cette posture implique souvent une récupération de l’histoire dans l’espace public au point d’imposer une interprétation unilatérale et risquer de commettre de grossières erreurs ou des simplifications à faire frémir les historiens. Ce fut le cas de l’affaire Guy Môquet en France, dont le président Sarkozy imposa à tout enseignant la lecture de la dernière lettre que ce jeune militant communiste, pris en otage, écrivit avant son exécution en 1941. Cette décision que Nicolas Offenstadt qualifie d’histoire bling-bling met en scène l’émotion plus qu’un rappel à la raison, "une forme de propagande civique et patriotique d’un autre temps", sans aucune mise en contexte historique. Cette lettre devient la référence obligée et imposée aux enseignants, aux valeurs qui caractérisent la France, la distinguant ainsi, implicitement, des autres nations. A sa manière, Bart De Wever endosse le même habit, sauf qu’ici il stigmatise explicitement une catégorie de citoyens, accusée de perpétuer une image négative de la Flandre, ce qui ne devrait que renforcer, à ses yeux, l’agrégation des "citoyens flamands" face à l’adversaire. Comme le mythe national belge n’existe plus, ou n’a jamais existé pour bon nombre de Flamands, il convient d’en reporter l’impact sur les régions.
Les historiens doivent-ils donc faire profil bas face aux usages politiques de l’histoire ? Le politique dispose-t-il du droit imprescriptible de chercher les références qu’ils souhaite, en estimant que l’historien n’a strictement rien à dire sur ces choix ?
Ce courant nationaliste, national dans le chef de nombreux pays, se conjugue avec la montée en puissance d’une quête identitaire de pays à la recherche de balises, que la mondialisation et le phénomène migratoire déstructurent. Le repli national ou régional est-il cependant la solution ? L’histoire en démontre les dangers. "Le nationalisme a conduit l’humanité à la plus grande catastrophe qu’elle ait jamais connue", écrivait l’historien Henri Pirenne en novembre 1917. La guerre, certes, ne se pointe pas à l’horizon, mais bien les replis sur soi, sources de tensions multiples et destructrices. Les historiens se doivent de rester vigilants face à ces récupérations fallacieuses de faits pourtant rigoureusement établis. Encore faut-il qu’ils communiquent mieux l’état de leur savoir, en dehors des revues scientifiques à destination trop restreinte. Depuis quelques années, on ne retrouve plus la rubrique "Histoire" dans les pages "Lire" des grands quotidiens francophones, et "Le Monde" place les rares recensions d’ouvrages historiques sous la rubrique "Essais". Peut-être ce manque de communication et la frilosité des historiens belges pour s’adresser au grand public sont-ils à l’origine du dérapage de Bart De Wever ? On peut le souhaiter, avec cependant un brin de scepticisme.

'België en Vlaanderen vechten om uw ziel'

Bart De Wever houdt aan UGent warm pleidooi voor nationalisme
Een ruime meerderheid in het Gentse auditorium voelde zich Belg, maar kritische geluiden waren er nauwelijks te horen tijdens het openingscollege van Bart De Wever. Michiel Hendryckx
© Michiel Hendryckx

GENT - De N-VA heeft de wind in de zeilen, en die wind reikt veel verder dan het traditionele publiek. Anno 2010 zet een Vlaams-nationalistische conservatief moeiteloos een auditorium vol studenten naar zijn hand.
Van onze redacteur

Een korte peiling tussen de meer dan 1.000 aanhoorders in de zaal schetste perfect de verhoudingen in Vlaanderen. 'Wie van jullie voelt zich hier Belg? En wie voelt zich Vlaming', vroeg Bart De Wever zijn publiek. Een ruime meerderheid van het bomvolle auditorium aan de Sint-Pietersnieuwstraat koos voor 'Belg'. Maar tegelijk hing iedereen wel aan zijn lippen, in anderhalf uur tijd kwamen er nauwelijks kritische geluiden uit de zaal, ook niet tijdens de vragenronde.

Dat ligt voor een stuk aan het oratorisch talent van De Wever, door gastheer professor Carl Devos geïntroduceerd als de deus ex machina van de Belgische politiek: 'Als iets werkt in België dan moet het zijn dat Bart De Wever dat wil, als iets niet werkt moet het ook zijn dat Bart De Wever dat wil.'

De N-VA-voorzitter zelf stond naast Devos de zaal al in te pakken met zijn expliciete lichaamstaal, waarop hij het onderwerp van de lezing - 'Wat is politiek' - snel klasseerde en uitpakte uit met een eigen evergreen, waarmee hij al jaren langs Vlaamse zalen toert: identiteit.

De geschiedenis van identiteitscreatie en het ontstaan van nationalisme passeerden de revue, waarbij De Wever het verschil schetste tussen een 'Duits' nationalisme - van natie naar staat - en een 'Franse' versie - van staat naar natie. De N-VA-voorzitter schetste ook dat er een positief verband bestaat tussen identiteit enerzijds en democratie, solidariteit, inclusie en een sociale samenleving anderzijds. 'Hoe komt het dan dat identiteit een negatief begrip geworden is? Hoe komt het dat het beklemtonen ervan not done is? Dat je scheef bekeken wordt op feestjes, als je je als Vlaams-nationalist voorstelt?', vroeg De Wever de zaal.

Hij gaf zelf meteen het antwoord. Na de simpele links-rechts tegenstellingen van de Koude Oorlog hadden we nood aan nieuwe simplismen, zei De Wever. 'Een aantal bloedige conflicten, ex-Joegoslavië op kop, stigmatiseerden het nationalisme verder. En toch wil ik positief met een nationale identiteit aan de slag, want ik geloof niet in het verhaal van de Global Village, alsof we nu allemaal wereldburgers zijn', zei De Wever.

'Wat liggen die micro's hier in de weg? Ha, niet toevallig van RTL', grapte de N-VA-voorzitter, waarop de handen in de zaal op elkaar gingen. 'Daarvoor geven jullie applaus?', daagde De Wever daarop uit.

Even later zoomde De Wever dan in op de casus België. 'Er is een gevecht voor uw ziel bezig. Een gevecht tussen 'Vlaming zijn' en 'Belg zijn'. En België staat er, afgaande op objectieve kenmerken over identiteit gewoon slecht voor. Simpelweg gezegd zijn er twee culturen en twee democratieën in ons land. Anderzijds is het wel zo dat België subjectief gezien nog altijd verder staat dan Vlaanderen.'

Het verschil tussen een 'Duits' nationalisme, dat uitgaat van territorium, en 'Frans' nationalisme, dat uitgaat van personen, is een ander stokpaardje dat De Wever opnieuw opvoerde. 'De Franstalige eis om Brussel uit te breiden is in de huidige Europese context zinloos en weinig relevant. Aan territorium raken doe je niet zonder gevaar, vandaar dat we aan die eis nooit zullen toegeven', stelde De Wever.

'Trouwens, voor u staat een 'slechte Belg', volgens de Franstaligen. Ik spreek dan wel de drie landstalen, maar er zijn wel Franstalige politici die campagne voeren onder de slogan l'union fait la force, terwijl ze zelf geen Nederlands leren', haalde de Wever uit naar Joëlle Milquet (CDH).

Op het einde van zijn lezing zoomde De Wever in op zijn eigen situatie: een catch-22. 'Je bent gedoemd als je iets doet, en gedoemd als je niets doet', schetste hij de keuze. 'In tegenstelling tot wat sommigen blijven beweren wil ik wel degelijk een akkoord sluiten. Alleen wil ik geen akkoord waarvan ik weet dat het geen systemische verandering teweegbrengt. Maar als ik geen akkoord sluit, maken ze me langzaam dood in de onderhandelingen. Ik heb dat in 2007 meegemaakt. Ik weet niet hoe het met de federale onderhandelingen gaat aflopen. Ik wou dat ik het wist, maar er zijn enige redenen tot scepticisme.'

Overigens leek De Wever niet onder de indruk van het meegaand publiek. 'Och, mei '68 is meer dan vergeten. De tijd dat men auditoria in brand stak is al lang voorbi
 
LA N-VA VEUT ELLE ROMPRE LA SOLIDARITÉ?
Non, a répété le leader flamand : "Je n’ai aucun problème avec la responsabilité pour autant qu’elle soit explicite et transparente." Mais il affirme que le financement du pays ne peut continuer à s’opérer comme aujourd’hui, car, d’ici dix ans, toutes les marges disponibles au fédéral seront mangées par le vieillissement de la population. En l’absence de changement, dit-il, il ne resterait alors plus rien pour la justice et la défense. "Ce serait une erreur dramatique de ne pas prendre nos responsabilités aujourd’hui" a estimé Bart De Wever. Il a encore précisé qu’il était impensable, pour la N-VA, de transférer de nouvelles compétences sans les assortir des financements et responsabilités ad hoc. "Autrement, la situation sera pire encore", a-t-il dit, pointant ceux parmi les francophones qui, "compte tenu de la situation budgétaire actuelle, continuent à demander plus d’argent "

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE JOUEUR DE FLÛTE DE HAMELIN
Carl Devos, professeur coqueluche de l’université de Gand, spécialiste du belgo belge, souvent invité à défendre ses analyses sur Canvas présenta le « deus ex machina » BDW à ses étudiants. Ils étaient plus de mille dans l’auditoire à boire les paroles du joueur de flûte de Hamelin, celui qui n’ayant pas reçu de salaire pour avoir chassé les rats de la ville se vengea en envoûtant les petits enfants. Bart, orateur de choc était à son affaire. « Combien se sentent plus belges que flamands ?» lança-t-il. La majorité leva le doigt. Mais personne n’interrompit le plaidoyer nationaliste du Bart des Flandres. Personne ne posa la moindre question, n’éleva la moindre objection.
Il mena son laïus sur l’identité nationaliste flamande à bonne fin en ajoutant: « En toch wil ik positief met een nationale identiteit aan de slag, want ik geloof niet in het verhaal van de Global Village, alsof we nu allemaal wereldburgers zijn', zei De Wever.»
Clairement, Bart De Wever ne se sent nullement cosmopolite, non, ce citoyen anversois refuse mordicus d’être « citoyen du monde » .
Pour lui tout est simple

«Simpelweg gezegd er zijn twee culturen en twee democratieën in ons tweelandenland. »
Deux pays, deux cultures, deux démocraties!
Quant à la demande d’élargissment des Bruxellois, il en fit des confettis.
'De Franstalige eis om Brussel uit te breiden is in de huidige Europese context zinloos en weinig relevant. Aan territorium raken doe je niet zonder gevaar, vandaar dat we aan die eis nooit zullen toegeven'
Comme le cobra amadoué par le charmeur flûtiste, les mille étudiants médusés sont sortis comme un seul homme, sur la pointe des pieds, sans une protestation. L’avatar du joueur de flûte de Hamelin réussit sans mal à les soumettre à sa volonté. L’avenir belge est sombre, très sombre.
MG

Stendhal chez moi, par Philippe Sollers

Imaginons Stendhal aujourd'hui : il apprend avec stupeur que sa ville natale, Grenoble, où il s'est supérieurement ennuyé pendant son enfance, est devenue une sorte de capitale de la délinquance provinciale. La France, d'ailleurs, lui paraît dans un drôle d'état : agitation sécuritaire, dépression profonde, crise d'identité, abîme de plus en plus vertigineux entre les riches et les pauvres. Il n'y a plus ni rouge ni noir mais seulement du gris très bavard. Il décide de faire un tour dans ce vieux pays, qui, hélas, n'est jamais arrivé à égaler l'Italie. Il prend quelques romans contemporains pour son voyage, mais ils sont lourds, sombres, pénibles. Il les feuillette un peu et s'endort.

En réalité, nous sommes en mars 1838, en pleine Restauration réactionnaire, et c'est «Voyage dans le midi de la France», un des plus beaux livres de l'auteur du «Rouge et le Noir». Je le suis à la trace car j'ai de très bonnes raisons de m'arrêter avec lui dans ce qu'il appelle «la plus belle ville de France» : Bordeaux.
Coup d'oeil immédiat de professionnel :
«Ce qui frappe le plus le voyageur qui arrive de Paris, c'est la finesse des traits, et surtout la beauté des sourcils des femmes de Bordeaux. Ici, la finesse est naturelle, les physionomies ont l'air délicat et fier sans le vouloir. Comme en Italie, les femmes ont, sans le vouloir, ce beau sérieux dont il serait si doux de les faire sortir.»
Et puis :
«J'aime les habitants de Bordeaux et leur vie toute épicurienne, à mille lieues de l'hypocrisie sournoise et ambitieuse de Paris.»
Et encore :
«Vie toute en dehors, toute physique, de ces aimables Bordelais ; genre de vie leste, admirable, dans ce moment où l'hypocrisie souille la vie morale de la France.»
Stendhal s'intéresse immédiatement à tout : le souvenir de Montaigne et de Montesquieu, le fleuve rempli de navires, le commerce du vin, les fantômes des Girondins, le spectre du Prince noir anglais qui régnait autrefois sur l'Aquitaine («les Bordelais, accoutumés au gouvernement anglais, sentirent vivement la perte de leurs privilèges»). Bordeaux, ville du XVIIIIe siècle, a été punie au XIXe et au XXe, ville noire qui n'a retrouvé que récemment son éclatante blondeur, et son quai magnifique que Stendhal compare à Venise. Et puis, que voulez- vous, «on est dévot à Lyon, on est joueur à Bordeaux.» Mieux : «Il y a de "l'amour" à Bordeaux.» Voyez :
«Le bon sens bordelais est vraiment admirable, rien ne lui fait, il ne joue la comédie pour rien, il ne se passionne que pour l'état qui lui donne les moyens de mener joyeuse vie.»
Voyez, voyez :
«Rien n'a l'air triste, tous les mouvements que vous apercevez, depuis l'homme qui charge sa charrette jusqu'à la jeune fille qui offre des bouquets de violettes, ont quel que chose de rapide et de svelte.»
A la fin de l'année 1838, Stendhal, qui a retrouvé Giulia, son amour ancien et final, va se cloîtrer à Paris pour écrire à toute allure le plus beau roman du monde : «la Chartreuse de Parme». Le 14 mars, il note au bord de la Garonne :
«Ce matin, j'ai oublié la vie pendant deux heures. Je respirais les premières bouffées de l'air doux du printemps sur cet admirable quai...»
Pas de doute, la vraie identité nationale se réfugie à Bordeaux, et Stendhal insiste sur le caractère «viveur» des corps qu'il a sous les yeux. Que ce soit une leçon pour ce morne pays actuel est donc clair. «A une époque d'hypocrisie et de tristesse ambitieuse, la "sincérité" et la "franchise" qui accompagnent le caractère "viveur" placent le Bordelais au premier rang parmi les produits intellectuels et moraux de la France.»
Mais je sens qu'il faut que j'arrête là cet éloge, peut-être exagéré, de mon cas.
Ph. S.

Voyage dans le midi de la France, par Stendhal,
François Bourin, 242 p., 18 euros

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
SOLLERS EN ESCALE A BRUXELLES?
Quel œil ce Stendhal. Comme on aimerait que débarquât à Bruxelles un voyageur de cette qualité, qui réussît à croquer la ville avec cette belle acuité . Un persan, un stambouliote ou qui sait un Américain à la dégaine Hemingwayenne ou un Conrad, un nouveau Baudelaire peut-être et pourquoi pas Sollers en personne faisant pour une fois son deuil de Venise pour atterrir chez nous. S’il devait par trop s’y ennuyer, il pourrait en moins d’une heure rejoindre la Venise du Nord en train, cette ville où Marguerite Yourcenar aimait tant se promener.
MG

mardi 28 septembre 2010

Peumans: voorbereiden op grote staatshervorming

We moeten ons voorbereiden op een grote staatshervorming. Dat heeft Vlaams parlementsvoorzitter Jan Peumans (N-VA) maandag gezegd bij de opening van het nieuwe parlementaire jaar in Vlaanderen. Hij tikte ook de Vlaamse regering op de vingers.
Hoewel de federale (pre)formatie een werk van lange adem blijft en wellicht een zeer moeilijke bevalling wordt, is het duidelijk dat we ons nu het beste kunnen klaarmaken om de omvangrijke overheveling van bevoegdheden die gepaard gaat met een structurele herziening van de mechanismen van de financieringswet in goede banen te leiden, aldus Peumans.
'De Copernicaanse omwenteling is immers niet meer tegen te houden: de deelstaatparlementen zullen uiteindelijk over veel meer beleidsruimte beschikken dan het federale niveau', aldus de parlementsvoorzitter.
Hij wees erop dat dat tot een aanpassing van werken in het Vlaams Parlement zal leiden: de oprichting van nieuwe commissies (waaronder een opvolgingscommissie staatshervorming) en een versterking van de administraties van de uitvoerende macht en van het parlement.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
ROULEAU COMPRESSEUR
Ils veulent une réforme en profondeur. Ils l’auront. Mais cela prendra des années.

Schaerbeek a vécu l’enfer

Schaerbeek: “Une odeur de plastique et de sang”
Trois morts, 17 blessés, une fillette de 4 ans dans un état critique

SCHAERBEEK L’explosion qui a fait trois victimes et 17 blessés dont une fillette de 4 ans dans un état critique, a éventré un quartier populaire de Schaerbeek samedi à 23 h 01. Elle a détruit trois immeubles au coin des rues Gaucheret et Destouvelle, endommagé trois douzaines d’autres et a été ressentie jusqu’à Uccle et Watermael-Boitsfort.
Aucune piste n’est écartée. Même celle de l’acte volontaire. La première victime identifiée, M. Murcel Kose, de nationalité turque, avait 66 ans, était marié, avait (au moins) une fille et deux petits-enfants et habitait au 199, rue Gaucheret. Deuxième victime, M. Manuel Remache Chimbulema, dit Bolivar, Équatorien de 49 ans, qui, détail navrant, n’habitait au 35, rue Destouvelle que depuis l’été. Un bilan lourd, qui eût pu l’être davantage. La troisième, M. Michel Sahin, 58 ans, habitait au 197, rue Gaucheret.
De l’avis unanime, une prise en charge des secours d’une qualité exceptionnelle. Arrivés de la caserne état-major située à 600 mètres , et des postes avancés Diamant à Schaerbeek et Bordet à Evere, les premiers véhicules de pompiers sont sur place et à pied d’œuvre à 23 h 09. Au total, 23 véhicules – dont 2 autopompes, 2 échelles aériennes et 10 ambulances – amènent 46 sauveteurs qui découvrent un spectacle comme à Liège en janvier : les trois immeubles de coin effondrés, réduits en un amas inextricable de béton et de verre, de briques, de bois et de lourdes poutrelles sous lequel cinq occupants dont 2 femmes et 2 enfants sont prisonniers.
Mais aucun début d’incendie. “Pas de flammes et des odeurs, mais pas si importantes, de gaz et comme d’essence” , nous confie un des premiers sur place. Déclenché par la bourgmestre Cécile Jodogne, le plan catastrophe le fut en “dix minutes” , un vrai “temps record” selon le chef de zone David Yansenne. “On ne pouvait aller plus vite.”
Des scènes incroyables, comme cette femme suspendue à une planche dans le vide.
Entre-temps, huit blessés – pris en charge par des proches, des voisins, des témoins – ont déjà rejoint l’hôpital par leurs propres moyens. Neuf autres le seront par ambulances, dont cinq retirés des décombres du n° 35, Destouvelle et du n° 199, Gaucheret. Voici le détail : toute la famille turque Kose – la mère, sa fille et les deux petites-filles prisonnières dans la cave du 199 (où le papa, Murcel, 66 ans, a péri), et un Équatorien retiré de ce qu’il reste du 35, Destouvelle.
Toute la nuit, les pompiers ont opéré dans des conditions exécrables, la drache et tout un pignon qui menaçait de s’effondrer. Le premier corps sans vie a été localisé à l’aide de trois chiens de recherche, dont un arrivé de Crisnée, celui de M. Kose, à 4 h 55 du matin.
Le périmètre de sécurité qui avait justifié l’évacuation d’une centaine d’habitants a progressivement été réduit après 4 h du matin aux quelques maisons proches des trois qui avaient été soufflées. La vue qui s’offre depuis l’hélicoptère de la police fédérale est “effrayante”.
Trois douzaines d’immeubles (selon un premier décompte) ont souffert, certains ont tremblé sur leurs fondations. Dans ce contexte, les dégâts de toiture (tuiles arrachées à plus de cent mètres) sont considérés comme des dégâts “peu importants”.
Prise en main par la commune, la police et l’aide aux victimes, la solidarité s’est organisée au départ de l’École n° 8 de la place Gaucheret et du Centre Soleil Nord.
Aucune fuite, l’étanchéité des raccordements a bien été vérifiée, tant à la rue Destouvelle qu’à la rue Gaucheret. Les conduites sont en acier – les meilleures – et récentes – octobre 1988.
En tout cas, Sibelga n’avait enregistré aucune alerte dans ce quartier depuis au moins un an, aucun incident, pas même un simple déplacement pour “odeur de gaz”.

Dix minutes pour le plan d'urgence
Aide aux victimes et sécurisation du périmètre, dès avant ce lundi
SCHAERBEEK Du côté des autorités schaerbeekoises, les réactions n’ont pas tardé. En dehors même de l’émotion suscitée par le drame : “Dans les dix minutes, nous avons mis en place notre plan d’urgence”, explicitait hier Cécile Jodogne (FDF), bourgmestre faisant fonction de la deuxième plus grosse commune de Bruxelles.
Comprenez que s’est très vite développé l’indispensable plan de bataille incluant Croix-Rouge, pompiers, aide psychosociale et logistique, CPAS et commune. “Vers 4-5 h du matin, nous avons pu fermer le centre de crise qui avait été ouvert à l’état-major”, embraie la mandataire.
Par chance, serait-on tenté d’écrire, Schaerbeek avait testé son plan catastrophe. Lequel s’est déployé à la vitesse grand V. “Avec le professionnalisme et le calme qui s’imposaient…”
Dès cette réunion mise sur pied, les maisons du périmètre de sécurité ont été évacuées. Des familles ont atterri à l’école communale, place Gaucheret; d’autres ont été épaulées soit par les leurs, soit par des voisins.
“Ça aurait pu être pis encore !”, dut admettre la Première Schaerbeekoise qui se félicita du déroulement des opérations.
Au milieu de la nuit, le périmètre de sécurité s’est rétréci et des familles regagnèrent leur domicile. Dès hier soir, ces toits ont récupéré eau et électricité. Au sein du dispositif, l’on comptait les personnes à reloger. “L’accompagnement social continue. On fera un inventaire, étage par étage, pour voir s’il ne faut pas prendre un arrêté du bourgmestre (aux fins d’interdire l’accès, NdlR).” Débutent ce lundi nettoyage et sécurisation des sites.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
VIVE LES POMPIERS
Ces gens sont superbes, on ne le dira jamais assez.

Dans la rue et c'est pas triste

Le 17 septembre dernier, les commerçants de Limoges, médusés, assistaient à un spectacle étonnant : une bande d'islamistes excités organisaient une manifestation sur la place du marché. Qui sont-ils? Enquête.

C’est une vidéo étonnante. On y voit quatre barbus, dont un particulièrement excité, vêtu d’un costume traditionnel (longue kamis et chachia sur la tête) qui hurle dans le micro d’un mégaphone. Face à eux, une petite trentaine de personnes écoute religieusement, comme si c’était un prêche. Ces images seraient banales si elles avaient été filmées aux Etats-Unis, par exemple, où les harangues des prêcheurs les jours de marché font partie du folklore, où tous les groupes, même les plus extrémistes, profitent de la totale liberté que leur garantit le premier amendement pour raconter en public à peu près tout et n’importe quoi — surtout n’importe quoi.
Le problème, c’est que cette vidéo a été tournée à Limoges, un vendredi après-midi (le 17 septembre dernier), sur la place du Marché. Et que le discours qu’y tient l’excité de service aurait plus lieu d’être à Finsbury Park, le quartier islamique de Londres, que dans le centre-ville de la préfecture de la Haute-Vienne.
L ’objet du rassemblement ? Protester contre ceux qui, aux Etats-Unis, ont appelé à brûler le Coran, en réaction à l’installation d’une mosquée non loin du site de Ground zero. Mais rapidement, cette légitime protestation laisse place à des propos nettement plus offensifs dans une ambiance de ville morte : la place du Marché est déserte, hormis les quelques manifestants. Les commerçants, apprendra-t-on plus tard, sont restés terrés dans leurs boutiques. De même que les policiers sont restés dans leur voiture. Laissant le champ libre au prédicateur hystérique qui alterne les diatribes en arabe et en français pour mieux dénoncer les ennemis de l’islam.

Ennemi numéro 1 : Dalil Boubaker, le recteur de la Grande mosquée de Paris et ancien président du Conseil français du culte musulman (CFCM). Le harangueur l’appelle « David » Boubaker, et l’accuse d’avoir « une interprétation biaisée de la religion pure ». Ennemis numéro 2 : les « golgoths », également appelés « eux » ou « ils » ou encore « Robert », et dont on comprend rapidement qu’il s’agit des non musulmans. « Vous avez déjà vu des femmes portant le niqab arrêtées pour un délit ? Non ! Alors il fallait qu’ils fassent une loi ! ».
Quelques minutes plus tard, c’est l’apothéose. Le prêcheur brandit le code pénal en hurlant: « j’ai pas trouvé une ligne qui protège les musulmans là dedans. En France, être islamophobe c’est un droit. Ce livre ne nous défend pas. Donc ce livre nous ne le respectons pas. Vous comprenez mes frères ? ». Puis il balance le Code Pénal par terre, et lui flanque un grand coup de pied en ajoutant : « C’est ce livre qui doit être brûlé tant qu’il n’a pas été modifié ».

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
ENNEMI NUMERO 1 : DALIL BOUBAKER ?
Pas du tout, l’ennemi numéro un de ces charmants jeunes gens, c’est tout simplement la démocratie dont Dalil Boubaker se réclame.

La vie suspendue à De Wever "l’énigme"

L’éthologue français bien connu René Zayan vient apporter son expertise à la RTBF. Premier volet : le comportement, "Par opposition à son verbal provoquant, le facial de De Wever est d’une immobilité énigmatique. Comme un encéphalogramme plat : ni anxiété, ni arrogance, ni amusement. Les signaux ne sont pas clairs. On ne peut pas prédire ses intentions, ni détecter la concordance entre ses signes et déclarations. Que veut dire cette absence d’émotion apparente, ce visage de nounours au regard de caméléon somnolent ?"
Second volet, poursuit le prof à l’UCL, son profil psychologique "Il est évidemment dominant, mais pas agressif comme un Sarkozy. De l’ambition, oui. Extraversion, zéro. Soumission, nul. Entêtement, oui. Beaucoup de méticulosité : discipliné, organisé. Méfiant et suspicieux, mais pas parano comme (encore) Sarkozy."

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
TOMBER LE MASQUE
Pourquoi De Wever ne tombe-t-il pas le masque ?
Parce qu’il ne porte pas de masque, « le facial de De Wever est d’une immobilité énigmatique »

dimanche 26 septembre 2010

Onbetaalbaar

Rik Van Cauwelaert, directeur van Knack.

in Knack geeft Vlaams minister-president Kris Peeters alvast één cijfer dat bij PS en CDH tot nadenken zou moeten stemmen: de Belgische export komt voor 83,7 procent uit Vlaanderen.
(…)Wellicht ondernemen Bart De Wever en Elio Di Rupo dezer dagen nog een poging om de vastgelopen preformatie opnieuw vlot te krijgen. Dat kan, zo horen we aan Vlaamse kant, alleen als Di Rupo de garantie biedt dat de bijzondere financieringswet grondig wordt vertimmerd en dat de financiële verantwoordelijkheid van de deelregeringen verder wordt uitgebouwd. Zonder die garanties heeft voortonderhandelen nog weinig zin, vinden ze bij N-VA.
Maar PS en CDH zijn beducht voor wat ze de verarming van Wallonië en Brussel noemen en daarom is de kans gering dat Elio Di Rupo de gevraagde garanties geeft. Wat er na zo’n weigering volgt, is hoogst onduidelijk. Het intussen beruchte Plan B, een radicale splitsing van het land, is een scenario waar geen van de partijen – ook de N-VA niet – zich aan wil wagen.

Wel zeker is dat in afwachting van een vergelijk de bevolking verder verarmt.

De sociale gezondheidskloof is een bittere realiteit. Vooral in het Brussels Gewest heet de toestand schrijnend. Juist daarom is het opmerkelijk dat geen van de Brusselse PS’ers en CDH’ers die een bijkomende financiering van 500 miljoen euro per jaar eisen voor de hoofdstedelijke regio, verduidelijkte hoe dat geld zal worden gebruikt om het lot van de verpauperde Brusselaars in hun achtergestelde wijken te verbeteren.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
TRANSPARENCE
On retiendra trois choses.
D’abord que la Flandre continue à produire 83,7 % de nos exportations, ce qui est énorme.
Deuxièmement qu’il n’y aura pas d’accord entre Di Rupo et De Wever tant que les socialistes ne s’engageront pas à toucher à la loi de financement, ce qui risque effectivement d’appauvrir la Wallonie.
Enfin, qu’il est vrai qu’on aimerait un peu plus de transparence sur la manière dont l’argent du contribuable est dépensé, singulièrement à Bruxelles qui réclame un ballon d’oxygène de 500 millions annuels sans la moindre explication sur la manière dont ces fonds seront affectés.
MG

De Wever a la croisée des chemins

Qui est vraiment Bart De Wever se demande Maïlys Charlier dans La Libre. Depuis son triomphe aux dernières élections, l'homme aux 785.000 voix, souffle le chaud et le froid. Veut-il réellement aboutir à un accord ou bien cherche-t-il à démontrer que la Belgique est ingouvernable ?
Excellente question, tout le monde se la pose.
Le débat de Mise au Point de dimanche a tenté une « radioscopie » de la NV-A , et une psychanalise de son président après la publication de son récent article dans De Standaard, concernant la collaboration lors de la seconde guerre mondiale. Un fameux pas de clerc, une provocation inutile mais pas innocente selon nous.
Pour Marc Reynebeau, historien et journaliste au Standaard, Bart De Wever a l’habitude de se poser en victime. C’est quelqu'un de frustré, souvent associé au nazisme, à la collaboration flamande. L’historien De Wever mériterait, selon lui un examen de passage pour ce papier polémique et l’homme politique De Wever montre par là qu’il n’a envie d’aboutir à rien.
Maxime Prévot (cdh), député wallon à Communauté française, a plaidé lui aussi la thèse d’un "De Wever Calimero": « déstabilisé par les critiques vives de l’autre partie du pays. Ses propos durs sur la collaboration en Wallonie, ont contribué à entretenir un climat de crise et de tension extrême sans rien résoudre.»
Pour Armand De Decker , en insistant sur le fait qu’il y a eu collaboration des deux côtés, il joue les agents provocateurs pour choquer les francophones et les rendre moins disposés à négocier."
Guy Vanhengel (open vld) confirme qu’il s’agit d’une tactique délibérée pour opposer flamands et francophones en pleine négociation. « Les francophones doivent se garder de ne pas tomber dans le panneau en alimentant cette polémique stérile."
Pour Olivier Deleuze, tout se jouera le 12 octobre, lors du vote à la Chambre sur la scission de BHV.
« On verra enfin si les 26 députés de la NV-A veulent un accord ou pas."
Guy Vanhengel surenchérit : "On a perdu trop de temps. Bart De Wever s’est fait piéger au début des négociations en acceptant de mettre la loi de financement sous le boisseau. ». « Il n’y a pas moyen de sortir le pays de la crise sans revoir cette fameuse loi de financement. De Wever a le temps mais pas le pays!"
Armand de Decker avance trois hypothèses: "La première c’est qu’il a le sentiment que cette négociation lui est imposée par Di Rupo, Milquet et quatre autres partis de gauche (écolo, groen, Spa, CD&V). La deuxième est que élu par la droite flamande, il refuse d’entrer dans une coalition avec de partis de gauche. De Wever souhaite clairement une coalition de centre droit avec les bleus. La troisième et la plus pernicieuse c’est que De Wever ne veut pas négocier du tout et souhaite le pourrissement de la situation.

" LA N-VA NE JOUE PAS FAIR-PLAY "
Le député wallon Marcel Cheron est l’une des voix qui comptent chez Ecolo. Il dénonce la façon « insupportable » de négocier de la N-VA .

La chronique de Bart De Wever sur la collaboration a provoqué la colère des francophones. Malgré tout, les négociations sur la réforme de l’Etat se poursuivent. Ont-elles encore une chance d’aboutir ?
Marcel Cheron : Je dirais 50-50. Mais je pense qu’à un moment, les masques doivent tomber. On ne peut pas, à la N-VA , continuer éternellement ce petit jeu où on ne dévoile pas les cartes.

La N-VA a-t-elle joué fair-play depuis l’entame des négociations ?
Je n’ai pas trouvé que c’était fair-play. Revenir sur des paroles données, ce n’est jamais bon.

Vous faites référence à l’engagement qu’aurait pris Bart De Wever de ne pas demander une révision de la loi de financement ?

C’est un exemple. Mais il y a eu plein d’exemples. Même en ce qui concerne le périmètre, ce qui est sur la table, dans l’esprit de certains à la N-VA , ce n’est jamais terminé. Il y a là une façon de négocier un peu insupportable.

Rencontrer Didier Reynders, le président du MR, au restaurant Bruneau, c’était incorrect de la part de Bart De Wever ?

Bien entendu. C’était non seulement incorrect, mais à partir du moment où des fuites révèlent la rencontre, cela devient soit de la perversité, soit de l’imbécilité. C’est peut-être d’ailleurs les deux.

Vous avez participé à presque toutes les négociations institutionnelles depuis vingt ans. Aviez-vous déjà connu de telles déloyautés ?

A ce point-là, non.

La méfiance de la N-VA , qui exige notamment les copies écrites des textes en discussion, cela vous paraît déplacé ?

A la fin, oui. Nous sommes arrivés aux négociations de bonne foi, prêts à aller beaucoup plus loin que toutes les fois précédentes. Le préformateur a agi avec beaucoup de patience. Mais, à un moment, la N-VA a manifestement choisi une autre stratégie. Une stratégie soit pour faire capoter, soit pour engranger bien au-delà de ce qui est raisonnable si on veut un accord équilibré.

Si c’était une stratégie pour faire capoter, les derniers événements semblent la démentir : la N-VA a repris les négociations.

Permettez-moi quand même de rester fort réservé. J’attends la fin du marathon pour désigner le vainqueur éventuel. Travaille-t-on encore dans le schéma belge ? Ou sommes-nous déjà dans un autre schéma, où le modèle belge est oublié ? C’est un peu l’ambigüité des discussions actuelles, et c’est un peu le dilemme des francophones. Parce qu’on ne négocie pas de la même manière dans les deux cas.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LA N-VA FAIT TOUT POUR PROVOQUER DE NOUVELLES ELECTIONS
Sans vouloir jouer les devins, il est à peu près sûr qu'en cas d'élections, Di Rupo renforcera sa position en Wallonie et à Bruxelles eu égard au délitement interne du MR qui est en train de rater une chance historique de revenir au pouvoir. En revanche, il nous paraît beaucoup moins certain que le N-VA maintienne son score du 13 juin. Ceux qui trouvent De Wever trop accommodant risquent de reporter leurs voix sur le Vlaams Belang. Quant à ceux qui le trouvent trop indécis, hésitant et franchement instable, ils risquent de retourner au CD&V voire au VLD.

Il se pourrait fort bien dès lors qu’un De Wever affaibli, découragé et très fatigué, donc imprévisible se retrouve face à un Di Rupo plus fort qua jamais.

Et on ne voit vraiment pas comment sortir de la crise de cette manière.

Nous demeurons persuadé que seul un apport libéral pourra nous sortir de la crise. Mais cela Di Rupo n’en veut à aucun prix et de plus, le MR est navigue à vue sans pilote avec un équipage en pleine mutinerie.

MG

'Liever Engels dan Frans als tweede taal'

Niet Frans maar Engels moet in onze Vlaamse scholen de tweede taal worden.' Dat zegt Vlaams minister van Onderwijs Pascal Smet (SP.A).

'Engels is zo'n belangrijke taal geworden, dat je er nog maar moeilijk omheen kan', meent onderwijsminister Pascal Smet, die zijn pleidooi niet toevallig houdt op de Europese Dag van de Talen. In eerste instantie wil hij de discussie op de Europese agenda zetten, maar meteen laat hij het taalbommetje ook in ons land exploderen.

Hoe meertalig het Vlaamse onderwijs ook is, we kunnen niet langer achterblijven, stelt Smet. 'In de hele EU zou Engels de tweede taal moeten worden, maar dus zeker ook in Vlaanderen. Niet overal ter wereld spreken ze Frans, terwijl Engels meer en meer een wereldtaal aan het worden is.'

VEEL PROBLEMEN OPLOSSEN
'Kijk naar de Chinezen: die hebben besloten dat al hun kinderen Engels moeten leren. Vlaanderen kan niet anders dan volgen. Als we elkaar willen verstaan, hebben we in Europa nood aan één gemeenschappelijke taal. En dat is duidelijk het Engels, niet het Frans.'

Als het van Smet afhangt, krijgen Vlaamse kinderen binnenkort al van in de basisschool Engels ingelepeld. 'Daar kunnen ze perfect Frans én Engels naast elkaar leren', aldus Smet. In het middelbaar onderwijs zou het Frans dan echt een plaatsje moeten opschuiven ten voordele van het Engels. 'In veel landen zie je nu al dat ze Engels als tweede taal hebben. Ook in ons land zou dat geen probleem mogen zijn.'

Zelfs niet voor de Franstaligen, in ons communautair gevoelige land? 'Ik denk niet dat ik hiermee de Franstaligen voor het hoofd stoot', zegt Smet. 'Het is geen evidentie om dit soort ideeën ingang te laten vinden. Maar het zou wel veel problemen oplossen, zeker in ons land. Ook de Franstaligen leren op school meer en meer Engels. En in heel wat Brusselse bedrijven zie je nu al dat niet Frans maar Engels de voertaal is.'

VERENGELSING
Met de grote onderwijshervorming die de Vlaamse regering zopas nog goedkeurde, heeft Smet zijn eerste stap richting 'verengelsing' al gezet. Zo is het sinds kort mogelijk om in Vlaanderen volledige masteropleidingen in het Engels te geven.

Minstens even opmerkelijk is Smets denkoefening om vakken als geschiedenis of aardrijkskunde in een vreemde taal, waaronder het Engels, te doceren. Tot voor kort liep daarvoor al een driejarig proefproject in negen Vlaamse middelbare scholen. Als de evaluatie positief is, volgt er binnenkort een uitbreiding, zegt Smet nu.

In Wallonië zijn ze al langer vertrouwd met dat principe van 'immersiescholen'. Opvallend genoeg wordt in die scholen het lessenpakket dan wel gegeven in het... Nederlands.
COMMENTAIRE DE DIVERCITY
DOUBLE DUTCH
“Le lapin Duracel”, c’est comme ça qu’on l’appelle en Flandre, a une nouvelle idée. Il en a dix par jours un peu comme Sarko, ses collaborateurs doivent le freiner mais n’y arrivent pas toujours.
L’anglais pour tous comme seconde langue ? En Flandre, en Wallonie et à Bruxelles. Why not ? Et pourquoi pas dans l’Europe entière ?
Et dire que les petits wallons se mettent enfin à l’immersion flamande. Tout est paradoxe. Mais non voyons ! Ceci sont des propos de pré campagne électorale. Smet est passé champion dans l’art de faire parler de lui.
Preuve de plus qu’on votera très bientôt.
Ne jamais oublier qu’on est en médiacratie !
Faut savoir que Pascal Smet maîtrise le français à peu près aussi bien qu’Elio le néerlandais. Un vieux compte à régler ? Néerlandais ? De plus en plus, on a envie de dire le flamand et plus « néerlandais » à force d’entendre parler en Flandre les dialectes divers et variés. En somme, il parlent tous « double dutch » autrement dit du charabia qu’il arrive de devoir doubler sur la VRT.
Mais ne soyons pas dupe. Les lecteurs du Standaard trouvent ça très bien : « Als iedereen Engels zou kunnen spreken, worden faciliteiten voor Franstaligen overbodig.”
Enfin pas tous :
“Dit is een zoveelste provocatie in een land dat al een grote identiteitscrisis lijkt te ondergaan. Akkoord dat Engels in de zakenwereld een belangrijke taal is maar sociaal ligt dat enigszins anders. Is het niet meer dan normaal dat men de andere landstaal eerder machtig is dan het Engels? Uit respect voor 'de andere kant van het land. Dit drijft ons des te meer uit elkaar, lijkt me...”
Mais assez curieusement les lecteurs du Laatste Nieuws, sans doute plus âgés, et moins engagés dans la croisade nationaliste flamande sont beaucoup plus nuancés et réservés voyez plutôt :
“Als Mr. Smet al zelf worstelt met de Franse taal, dan begrijp je al beter zijn keuze voor het Engels. Hoelang en hoeveel nog moeten onze onderwijsmensen die waanzin van die talloze (veelal nutteloze) hervormingen ondergaan. Bijna elke onderwijsminister kikt ervan op om zijn vorige collega te dwarsbomen. Wanneer gunt men nu eindelijk het onderwijsveld een legislatuur stabiliteit en continuïteit gunnen?”

“In een tweetalig land België, is het nog steeds opportuun om de twee (drie) landstalen te onderwijzen. Of denkt Pascal met deze denkpiste een paar stemmekes af te snoepen van de Vlaamsgezinden onder ons. Foei foei dan. In het Waals landsgedeelte hebben ze het begrepen, daar is nu volop een Vlaams taalbad aan de orde”.

“Man, man, waar is Frank toch!! Moeten we onze kinderen toevertrouwen aan Pascal de opportunist. Snapt die pipo dan niet dat Engels vanzelf wordt aangeleerd met al het Engels rond ons??”

“Tweede taal Engels, niet alleen in Vlaanderen maar overal in de wereld is een uitstekend idee. Het principe van eerste taal de cultuurtaal en tweede taal Engels vind ik DE oplossing voor alle taalproblemen in de wereld. Men hoeft aldus zijn eigenheid niet op te geven en men kan overal in de wereld terecht slechts met twee talen.”

“Als onderwijzer vind ik dit geen goed idee. De kinderen en jeugd worden reeds omringd door Engels in muziek op tv e.a. Daardoor leren ze reeds spelenderwijs met het Engels omgaan. Het Frans dat ook een wereldtaal is,zouden ze best vanaf de kleuterklas spelenderwijs aanbrengen zodat dit in het vijfde leerjaar door kinderen als een taal wordt ervaren i.p.v. een vak.”

“Wat een overbodige onzin. In Vlaanderen is het niveau van het Engels prima dankzij het feit dat wij de TV ondertitelen. Kijk maar naar alle landen die dit doen zoals Nederland, Scandinavië, ...
Eindelijk een minister die werelds is engels is nu eenmaal de wereldtaal”

Il est bien certain que si chacun en Europe parlait correctement l’anglais à côté de sa langue maternelle on ferait un solide bout de chemin vers le dialogue interculturel et l’unification européenne. Mais si c’est cela que vise Pascal Smet, qu’il le dise plus clairement !
MG

500 personnes à la commémoration des combats de 1830

Pro Belgica, en collaboration avec la Ville de Bruxelles, organisait samedi après-midi place des Martyrs à Bruxelles la trente-cinquième commémoration des combats de septembre 1830.
Près de 500 personnes ont assisté à la cérémonie, selon les organisateurs. "On a souvent dit que la Belgique ne serait qu'un état artificiel, mais il en n'est rien: les héros que nous commémorons aujourd'hui étaient issus des quatre coins du pays et partageaient le même sort depuis des siècles", a déclaré Jacqueline de Montjoye, présidente de Pro Belgica, devant plusieurs personnalités.
Joëlle Milquet, Vice-Première ministre, Armand De Decker, ancien président du Sénat et André Flahaut, président de la Chambre , ont été invités à déposer une gerbe de fleurs dans la crypte, où sont inhumés les héros des "Journées de Septembre".
"Il y eut de graves querelles au cours des dernières décennies mais le bon sens belge l'a toujours emporté", a ajouté Jaqueline de Montjoye. "Nous prions instamment les politiciens de considérer avant tout le bien commun des Belges et non celui de leur parti. Pro Belgica luttera toujours pour que les Belges restent unis ! ", a ensuite promis la présidente.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
ILS SONT PATHÉTIQUES
Voici ce qu’en pensent les lecteurs du Soir :
« Combien y avait-il de personnalités du Nord à cette cérémonie confidentielle organisée par et pour des unitaristes contraints »
Comment peut-on prendre au sérieux ces messieurs qui se font photographier la mine grave pour l’édition su Soir quand on ne les entend guère s’exprimer sur le dépeçage de cette Belgique qu’ils semblent tant aimer. Pathétique.
MG

Wijnboer slachtoffer van sabotage

Het beschermende gaas rond de druivenranken is verschillende plaatsen beschadigd, de vogels zorgen voor de rest.

Schaarbeek - Dat Brussels bekendste wijnboer het Josaphatpark moet verlaten wist u al. Deze zondag haalt Armand Ell zijn allerlaatste wijnoogst binnen. Vervroegd, want de 82-jarige wordt de voorbije weken geconfronteerd met systematische vernielingen.

Deze lente bleek dat Ell na 37 jaar het Josaphatpark moet verlaten. Schepen Michel De Herde (MR-FDF) wil van de wijngaard op het perceel van de groendienst immers een biomoestuin laten aanleggen.

Het ziet er dan ook naar uit dat Ell zondag zijn laatste wijnoogst afwerkt. Tegen zijn zin en ook vroeger dan wenselijk. “Ik heb geen keuze,” zegt de wijnboer aan brusselnieuws.be. “De voorbije drie weken wordt mijn wijngaard immers systematisch gesaboteerd.”

Ell doelt vooral op de vernielingen aan het gaas dat de druiven moet beschermen tegen hongerige vogels. “We stellen steeds meer vernielingen vast. Het gevolg is dat de vogels ondertussen al een groot deel van de opbrengst hebben opgegegeten.”

Wie achter de vernielingen zit weet Ell niet. “Ik stel wel vast dat het terrein niet voor het publiek toegankelijk is, maar wel voor de gemeentediensten.” De wijnboer vindt het ook vreemd dat het bij vernielingen blijft. “De vandalen maken het gaas stuk, maar blijven van de druiven af. Het zijn dus geen gewone dieven."

Naar jaarlijkse gewoonte nodigt Armand Ell ook alle geïnteresseerde wijnliefhebbers uit om een glaasje te drinken bij het afsluiten van de oogst. Daarvoor moet u zondag tussen 10 en 12 uur langs gaan in het Josaphatpark.
(brusselnieuws.be)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
IN VINO VERITAS
Armand Ell, un homme pittoresque, marchand de vin de son état, prétend avoir redécouvert le Composte des Templiers.

Michel De Herde est un homme austère qui préfère l’eau au vin et pisse volontiers le vinaigre en pestant sur les amateurs de vins qui sont tous selon lui des ivrognes. C’est donc le pichet de terre contre le pichet de fer car l’échevin rêve d’arracher les vignes du Clos Josaphat pour en faire un potager bio pour les petits enfants des écoles.

En 1974 Mr.Armand Ell prétendit avoir retrouvé la formule du composte des templiers dans le manuscrit de Gualdim Pais Grand Maître templier portugais (1160).

C'est "L'or organique " affirmait Armand Ell en expliquant la fabrication alchimique du composte à qui veut bien l'entendre. Cet « Humus Vivant » lui permet d'obtenir un Château Josaphat qui n'est : ni à vendre, ni à déguster de surcroît. Je l’ai goûté avec Francis Duriau qui se vit offrir u n magnum de bonne qualité sans plus il y a une quinzaine d’années. Pas de quoi chanter la carmagnolle.

Ce vin de « ville », aurait battu en dégustation à l'aveugle, quelques-uns des plus grands crûs français du bordelais. A mon sens cela devait être en fin de dégustation quand les dégustateurs étaient tous à moitié bourrés.
Armand Ell, grand ami de feu Roger Nols, restaurateur de son état, est grand amateur de vins Biologiques. Il prétend qu’il n'a pas besoin d'engrais, encore moins de pesticides pour accomplir son oeuvre. Tout est dans cet humus de surface (8cm), qui nécessite 111 jours de préparation (111 = carré du Soleil). On croirait entendre un personnage sorti tout droit du film écologiste « solutions locales pour un désordre mondial »

La formule est simple, en voici un résumé:

Un gros tas de matière verte préparé en plusieurs jours, après trempage (24h), subit un pré compostage étant mis en un seul tas bien tassé (4m3) pendant 21 jours au moins; passé ce laps de temps, on ouvre le tas et on commence alors le compostage par un nouveau tas longitudinal et pyramidal à l'abri du vent de 2,2 mètres sur 1,6 mètres ("C'est la clé de voûte du système.") et cela pendant 90 jours complémentaires et le voilà près à l'emploi. Francis Verhaegen, jardinier retraité du parc Josaphat, nous affirma un jour mordicus que cette formule tient la route
Ce que peu de gens savent, c’est qu’autrefois le coteau de l’actuelle avenue Louis Bertrand était planté de ceps. Il en est demeuré une rue dite des coteaux, les armoiries de Saint Josse portant une grappe de raisins.
Et surtout le beau vase en bronze (un cratère à l’ancienne où mélanger l’eau et le vin) de l’avenue Louis Bertrand représentant une bacchanale. Une bacchanale ? Oui en souvenir du dieu du vin dont on trouva, précisément des statuettes sous cet emplacement, celui de l’ancienne église Saint Servais détruite vers 1905, ancien temple de Bacchus.
De quoi faire réfléchir l’austère échevin de Herde, médiocre connaisseur du folklore schaerbeekois qui déteste les buveurs de vin et les dégustateurs du musée schaerbeekois de la bière.
« Boire du vin et étreindre la beauté - vaut mieux que l'hypo-
crisie du dévot ; - Si l'amoureux et si l'ivrogne sont voués à
l'Enfer, - Personne, alors, ne verra la face du ciel. »
« Limite tes désirs des choses de ce monde et vis content. -
Détache-toi des entraves du bien et du mal d'ici-bas, - Prends la
coupe et joue avec les boucles de l'aimée, car, bien vite, - Tout
passe... et combien de jours nous reste-t-il ? »
OMAR KHAYYAM, médecin et poète musulman persan ( Rubaiyat -
1042 – 1122)

samedi 25 septembre 2010

L’Europe aurait tout intérêt à se soucier de la crise belge

LA POSSIBLE PARTITION DE LA BELGIQUE AURAIT DES REPERCUSSIONS IMPORTANTES SUR L’UNION EUROPEENNE. EN PLUS DU FAIT QUE LE CŒUR DES INSTITUTIONS EUROPEENNES SE RETROUVERAIT POUR UN TEMPS HORS DE L’UNION, LES ETATS ISSUS DE LA SCISSION NE SERAIENT PAS, LOIN DE LA, READMIS D’OFFICE DANS L’UE.
Par Nicolas Levrat, directeur de l’Institut européen de Genève (Le Temps)

Depuis plusieurs mois, la Belgique est incapable de se doter d’un gouvernement. Pire, une éventuelle partition du pays est envisagée.
(…) Ce dont on peut être certain, c’est que si crise belge il devait y avoir, ce serait alors immédiatement, et dans des proportions effarantes, une crise européenne. Voyons pourquoi. Premièrement, c’est actuellement la Belgique qui préside l’Union européenne. Sans gouvernement, cela n’est pas très convaincant. L’Europe peut cependant s’en accommoder, et ce n’est pas sans précédent; ainsi en 2009, le gouvernement tchèque était tombé pendant que le pays exerçait la présidence de l’Union; sans grand dommage. Les diplomates belges avaient d’ailleurs par avance annoncé que l’ambition de la présidence belge était de s’effacer au bénéfice du président permanent du Conseil européen, qui pourrait ainsi affirmer sa fonction relativement nouvelle; l’humour belge a, lui, encore de beaux jours.
Plus sérieuse serait la disparition du pays exerçant la présidence de l’Union. Ce n’est évidemment pas prévu par les traités. Il en résulterait vraisemblablement que les nouveaux Etats issus de cet éclatement ou partition devraient adhérer à l’Union européenne (c’est par exemple ce qui a été exigé de la République tchèque et de la Slovaquie en 1993 au regard du Conseil de l’Europe, après la partition de la Tchécoslovaquie , membre disparu du Conseil de l’Europe). A moins que l’on considère que l’une des parties à la querelle belge est sécessionniste et que l’autre resterait l’Etat successeur de l’actuelle Belgique, ce qui simplifierait les choses du point de vue européen (dans un tel scénario, ce serait la Flandre qui ferait sécession de la Belgique , la Wallonie et, pour les plus optimistes, Bruxelles également resteraient juridiquement la Belgique signataire des traités européens). Mais croire que les Flamands seraient prêts à quitter la Belgique sans Bruxelles – on se rappelle que les institutions de la Flandre y sont localisées… – n’est pas plausible. Le problème est et demeure Bruxelles.
Autoriserait-on les nouvelles entités sises sur le territoire de l’ex-Belgique à conserver l’euro? Ce serait un précédent que la BCE a cherché à refuser à plusieurs Etats des Bal kans qui souhaitaient faire de l’euro leur monnaie nationale (comme ils le faisaient de facto avec le deutsche mark précédemment). Mais bon, pourquoi pas; les Etats-Unis ne s’offusquent pas que d’autres pays utilisent le dollar comme monnaie nationale. A l’inverse, exiger la création de nouvelles monnaies nationales conduirait certainement celles-ci à subir de fortes pressions sur leurs cours; alors que les fonctionnaires européens resteraient payés en euros dans un environnement national s’appauvrissant… cela pourrait créer quelques tensions.

Beaucoup plus problématique encore serait la réadmission dans l’UE de deux (voire trois) nouveaux Etats européens. Il faut l’unanimité des Etats membres pour accepter de nouveaux entrants. L’Espagne, qui refuse à ce jour de reconnaître le Kosovo, de peur que cela ne constitue un précédent utilisable par des nationalistes basques ou catalans, aura à tout le moins des réticences à accepter. Non sans raison. Il est clair qu’accepter la partition de la Belgique , c’est donner le signal de départ du démantèlement de plusieurs Etats européens (l’Espagne bien sûr, le Royaume-Uni avec l’Ecosse, l’Italie sous la pression de la Ligue du Nord…). Toujours pas une question européenne, la question belge?
Autre problème européen de taille, la multiplication des Etats membres rend l’Europe ingouvernable, on le sait. De plus, les nouvelles modalités de vote au sein du Conseil, les réformes de la Commission et la surreprésentation proportionnelle des petits Etats au sein du Parlement européen affaiblissent le poids des grands Etats dans l’UE. Jusqu’à quand l’Allemagne – qui, rappelons-nous, aurait dans toutes les hypothèses dû accepter des entorses sérieuses sur les principes de gestion de l’euro comme nous l’avons montré quatre paragraphes plus haut – acceptera-t-elle une Europe ingérable dans laquelle son poids relatif s’évanouit? A moins que les grands Länder du Sud (Bavière, Bade-Wurtemberg, plus de 10 millions d’habitants chacun) ne revendiquent eux aussi le statut d’Etats membres de l’Union, au détriment de l’unité allemande. Ou que les petits Etats s’accommodent d’un directoire des grands Etats en lieu et place des subtils équilibres que depuis l’origine le projet européen s’ingénie à concocter pour satisfaire les intérêts des grands et rassurer les craintes des petits Etats. Pas sûr que les petits Etats actuellement membres de l’UE – Chypre, Danemark, Irlande, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Slovénie, notamment – soient prêts à accepter de payer un tel prix. Ou que l’Allemagne souhaite continuer à jouer le jeu d’une telle Union européenne… Ainsi la question belge est bien une question existentielle, pour la Belgique comme pour l’Europe.
Peut-être ces quelques éléments de réflexion constituent des raisons suffisantes pour se préoccuper de la question belge dans la Bruxelles européenne. Un message clair des institutions européennes – le Parlement aime tant adopter des résolutions sur tous sujets, la Commission pourrait rendre public un plan de relocalisation de son siège en cas de disparition de la Belgique , etc. – permettrait peut-être aussi à la classe politique belge de comprendre qu’il est des endroits et des moments où il n’est pas souhaitable de continuer à jouer avec la boîte d’allumettes. L’Europe et ses institutions rêvent de peser sur des questions de haute politique. En voilà une toute trouvée, qui s’imposera si on ne sait la saisir.
Bien sûr, mes propos paraissent alarmistes. La crise belge, personne n’y croit vraiment. L’Histoire nous enseigne pourtant que ce sont souvent ces situations auxquelles personne n’attache une attention trop marquée qui peuvent déraper, beaucoup plus que les crises que tout le monde attend et que l’on réussit alors à contenir. Aussi ne peut-on que souhaiter que la question belge soit traitée comme une question européenne avant que la crise belge ne dégénère en une crise européenne. Après tout, ce n’est que la question du vivre ensemble qui se pose à différentes échelles.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
TOUJOURS LA QUESTION DU VIVRE ENSEMBLE
En vérité, c’est bien de cela qu’ il s’agit et c’est sans contredit la préoccupation principale de DiverCity.

La qualité du vivre ensemble, à Bruxelles entre une diversité de communautés, de cultures, d’ethnies ; en Belgique entre trois communautés linguistiques et des conceptions sociales, culturelles et territoriales souvent contradictoires. En Europe ou tout nous oppose, nous sépare, nous écartèle, hormis notre fonds de valeurs communes (que l’islamisme met perfidement en question), et ce rêve européen en gestation qui devrait dans les années qui viennent, celles de l’après pétrole, nous éloigner du rêve américain fondé sur un hédonisme à court terme, la consommation à outrance et le veau d’or capitaliste.

MG

Plan B verdeelt Walen en Brusselaars

Mocht België inderdaad barsten, dan zien de Walen het wel zitten om samen met de Brusselaars op te trekken. Die liefde is echter niet wederzijds, zo blijkt uit een zaterdag in de krant Le Soir gepubliceerde peiling. Voor de peiling werden tussen 17 en 21 september 1.804 mensen op het internet bevraagd.

Van de Waalse bevolking wil 63 procent, bij een gebeurlijk overlijden van België, de oprichting van een Waals-Brusselse Staat. Van de Brusselaars is slechts 33% voor dat idee gewonnen. Een kwart van de hoofdstedelijke bevolking geeft er de voorkeur aan dat Brussel ofwel een Europees district ofwel onafhankelijk wordt.

Amper 8% van de Walen wil een onafhankelijk Wallonië. Opslorping van Wallonië door Frankrijk is nog minder populair. Nog minder enthousiasme -2 procent- voor Brusselse integratie in de Staat Vlaanderen.

Eén ding hebben Walen en Brusselaars alvast wel gemeen: geen van beiden wil dat België verdwijnt. Slechts vijf procent wil de scheiding. En nog een gemeenschappelijk punt: beiden zien het politieke overleg veeleer somber in, al blijft ongeveer de helft van de bevraagden geloven dat er nog een nieuwe federale regering komt.
(belga/mvdb)

Le PS loin devant, en Wallonie… et à Bruxelles
Si l'on retournait aux urnes maintenant, le PS sortirait grand gagnant en Wallonie, mais surtout à Bruxelles, selon le sondage réalisé par Dedicated Research pour Le Soir. Tous les détails dans Le Soir de ce samedi

En marge de notre enquête sur le plan B, nous avons demandé aux personnes sondées (900 Bruxellois et 900 Wallons) quelles étaient leurs intentions de vote si, d'aventure, on votait demain. Verdict ? Le PS est plébiscité. En Wallonie, où il est au-dessus des 40 %, très très loin devant le MR, deuxième parti. Mais aussi à Bruxelles où il dépasse le MR et redevient ainsi premier parti dans la capitale (l'inverse des résultats enregistrés lors des dernières législatives ou dans les derniers sondages).

Méthodologie
Sondage Dedicated Research effectué par Internet du 17 au 21 septembre 2010, sur un échantillon de 1.804 électeurs (903 en Wallonie, 901 en Région bruxelloise).

La sélection des répondants a été réalisée par internet dans le respect des quotas sur les principaux critères sociodémographiques (sexe, âge, actifs/non-actifs…) et répartie de façon représentative entre les provinces pour la Wallonie et les communes pour la Région bruxelloise. À Bruxelles, il a été tenu compte de la représentativité linguistique (FR 90 %, NL 10 %).

La marge d'erreur maximale est de 3,3 % sur les échantillons régionaux de Wallonie et de Bruxelles. Cette marge d'erreur est de 2,3 % sur l'échantillon total pondéré.

Elio Di Rupo, qui présentait vendredi un ouvrage sur les 125 ans de son parti, garde pour l'heure toujours un gros capital confiance chez les francophones. Le MR, exclu des négociations, peine pour l'heure à imposer son discours. Derrière ces deux formations dominantes, Ecolo, qui fête ses 30 ans ce samedi, et le CDH sont au coude à coude.
V. La.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
PLUS BESOIN DE DEVINER L'AVENIR, IL EST ECRIT
Plus besoin d’élections puisqu’on en sait à l’avance le résultat.
Le PS cartonne et est prêt à rempiler d’un nouveau contrat de 125 ans.

Le MR n'a qu'à s'en prendre à lui-même. Reynders fait un tabac dans un rôle qu’il interprète presque aussi bien que Michel Bouquet : « le roi se meurt ». C’est du Ionesco et c’est grinçant. Il n’y a plus de plus de projet franchement libéral . « Quelles sont les personnalités réellement en vue au MR? » demande un lecteur désabusé et de répondre : « A mon avis, il n'y en a plus, alors que du côté du PS, la visibilité est nettement meilleure (Di Rupo, Onkelinx, Magnette, Demotte,...). On peut être d'accord ou pas avec ce qu'ils disent, proposent ou font mais là au moins il y a de la matière, des idées à discuter ».
« Etrange sondage »... commente un autre,... « alors que le PS est en train de lâcher Bruxelles par les concessions déjà sur la table !! Je crains que les Belgicains, qui ont avec eux les médias, ne soient à l'oeuvre pour manipuler les esprits… »
Rattachement à la France ? « Ils ne sont pas fous
Jamais les politiciens francophones ne quitteront-ils leurs postes bien payés en Belgique pour devenir des employés de second plan dans la France bien-aimée! On peut donc oublier la confédération franco-belge et plutôt faire un effort pour le WalloBrux. » Ce qui est intéressant c’est la réticence des Bruxellois face à Wallo Brux à quoi ils préfèrent l’indépendance ou autre chose qui reste à déterminer.
Autre son de cloche : « Ca donnera plus de poids à Elio pour aller discuter avec Martine Aubry,je crois même qu'il l'a déjà fait et parlé d'une éventuelle fin du pays. Mais ne te berce pas d'illusions mon bon Elio, Martine est une tête, elle a fait L'ENA avec brio, gère admirablement bien sa ville Lille.,Tu seras toujours député ,mais un petit député de province parmi tant d'autres, de plus la wallonie vu sont état financier désastreux sera mis sous tutelle et c'est tant mieux. Fini les intercommunales, la France c'est avant tout un état central fort, les baronnies rouges faudra oublier »
Décidément, les avis des lecteurs ne manquent pas de piment et on y puise de l’inspiration quand un sondage, un de plus vous laisse complètement rêveur. Seul l’improbable nous sortira de là.
MG

“ La Flandre n’en a pas fini !”

ENTRETIEN CHRISTIAN LAPORTE
Le directeur du Ceges fait aussi la guerre aux clichés. Pour Rudi Van Doorslaer, si les francophones se trompent, le travail est loin d’être fini au nord.
Le débat lancé par Bart De Wever sur la collaboration reprend de la hauteur grâce aux historiens. Rencontre avec le directeur du Centre Guerre et sociétés contemporaines.
Au-delà des clichés envoyés comme des scuds, comment vous situez-vous ?
Il y a encore beaucoup de pain sur la planche pour les historiens. Il reste pas mal de travail à accomplir en Flandre comme en Belgique francophone sur le temps de guerre. L’on ne sait plus très bien ce que les uns savent du passé des autres. Les ouvrages francophones essentiels sur la 2e Guerre n’ont pas été traduits en néerlandais. Je pense à “L’An 40” de Gotovitch et Gérard-Libois ou encore à “L’étoile et le fusil” de Maxime Steinberg sur la Shoah mais l’inverse est vrai aussi : les travaux de Bruno De Wever sur le VNV n’ont pas davantage été traduits en français, pas plus que les études décisives de Van Goethem et Velaers ou de De Jonghe sur Léopold III.
Que penser des dires de Bart De Wever sur l’absence de travaux francophones ?
Vous avez évoqué dans votre journal, le travail essentiel de Flore Plisnier sur la collaboration armée, réalisé avec le Ceges – LLB de mercredi – mais on ne peut pas dire qu’il n’existait pas de travaux sur le rexisme auparavant. Pensez à ceux de Martin Conway (Oxford) qui ont finalement été traduits en français. Il y eut aussi, plus ancienne déjà, l’étude intéressante de Jean-Michel Etienne sur le rexisme avant la guerre mais… Etienne était un historien français. Il serait intéressant de retravailler sur cette période qui vit Rex obtenir 21 députés et recueillir jusqu’à 40 % des suffrages dans le Luxembourg. Qu’on le veuille ou non, Degrelle a aussi contribué à la construction de l’identité wallonne. Mais comme il ne s’inscrivait pas dans le mythe de la Wallonie résistante, on n’a pas voulu lui consacrer une note dans l’Encyclopédie du Mouvement wallon. Les Wallons ignorent comment leur société fut influencée pendant les années 1930 par une importante dissidence catholique qui versa dans le totalitarisme. Puis, il faut s’interroger plus à fond sur la dimension idéologique de la collaboration et ses répercussions jusqu’à nos jours. Celle de la Première Guerre n’eut pas les mêmes conséquences à quelques exceptions près.
Il y a aussi un problème de perception…
Il y a un énorme fossé entre la recherche scientifique et les images qu’on a de cette époque. Si la Wallonie a encore du boulot pour combattre ces clichés, la Flandre ne connaît pas davantage son passé de guerre. Bart De Wever se trompe quand il dit que le travail sur la Flandre du temps de guerre est terminé. C’est un nouveau mythe : on ne sait pas tout sur cette période mais la société flamande ne veut pas le savoir. Outre-Manche, il y a encore tous les mois des émissions sur la bataille d’Angleterre et en France, on n’esquive pas des événements moins glorieux comme la fin de la campagne en juin 40 ou tout ce qui touche à Vichy. Chez eux; tout cela se double de fictions très bien faites. Rien de tel chez nous : la télévision historique est réduite à la portion congrue.
Une volonté de ne pas s’assumer ?
Sur ce plan, toute la Belgique est tristement amnésique. Avez-vous entendu, vu quelque chose sur le 70e anniversaire de l’exode de centaines de centaines de milliers de Belges ? Pire, les décideurs dissuadent de mener des recherches pointues. Le Fonds flamand pour la recherche scientifique n’a pas estimé utile de faire réaliser un doctorat sur le Verdinaso, mouvement fasciste dont beaucoup se muèrent quand même en traqueurs de Juifs.
La Flandre veut donc une histoire plus sélective elle aussi ?
Il est incroyable que les autorités flamandes évoquent les Eperons d’Or et la Première Guerre mondiale dans la mémoire de laquelle le gouvernement flamand met le paquet dans le Westhoek dans la perspective du centenaire du conflit mais n’osent analyser leur passé. La Flandre manque de maturité face à sa propre histoire.
Peut-on dire qu’elle va jusqu’à l’occulter ?
En voyant le film “le Ruban blanc” sur les racines du totalitarisme allemand, je ne peux m’empêcher de faire un lien avec la Flandre car les ressemblances fourmillent. On doit chercher les fondements, les racines de ces conceptions totalitaires qui ont débouché sur 40-45.
L’Histoire est une mal aimée en Belgique ?
Il est temps de concrétiser le projet de réunir les deux grandes revues belges, celle d’Histoire contemporaine et nos Cahiers du temps présent pour en refaire deux : une dans nos langues nationales, l’autre en anglais pour replacer nos recherches sur le terrain international.
Quel avenir là-dedans pour le Ceges ?
Notre institution existe depuis 40 ans et a montré sa grande utilité au service du devoir de mémoire et plus encore de la mémoire de la démocratie. Il serait bien de la stabiliser. Enfin… Dans une Belgique nouvelle, elle garde plus que jamais sa raison d’être au carrefour des chercheurs flamands et francophones..,

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
AMNESTIE
Un lecteur commente : « Le vrai sens actuel de ce débat est la volonté des flamands d'obtenir l'amnistie des collaborateurs. C'est en tant que politique d'aujourd'hui et non en tant qu'historien que De Wever a publié cet article dans le Standaard qui n'est rien d'autre qu'une attaque délibérée contre l'honneur des francophones, une de plus dans un contexte global d'agression permanente des Flamands sur les francophones. »

Christian Laporte possède cette qualité rare en journalisme de toujours aller d’instinct à l’essentiel et d’analyser les problèmes de manière cartésienne et sans passion.

De Morgen d’hier a abordé le même sujet avec la même objectivité « Het probleem is dat we van elkaar niet weten hoe goed de ander zijn eigen verleden kent”.
Si Bart De Wever est convaincu que la Flandre a fait le deuil de son passé, en revanche Rudi Van Doorslaer et son propre frère Bruno De Wever professeur d’histoire à l’université de Gand affirment l’inverse et entendent le prouver dans une grande expo qui se tiendra bientôt à Gand.
Nous sommes quant à nous de plus en plus persuadés qu’en cherchant à diaboliser les francophones, Bart de Wever nous montre à quel point, il poursuit une stratégie du pourrissement. Comme l’écrit notre lecteur lucide, il adopte en effet « une stratégie d'agression permanente des Flamands sur les francophones. »
Il n’est pas le seul, la N-VA le suit, comme un seul homme et la jeunesse de Flandre également. Tous semblent succomber à son chant pernicieux comme dans la légende du joueur de flûte de Hamelin. Il suffit de lire le courrier des journaux flamands pour s’en persuader. (« Moi, j'ai voté De Wever », me disait une jeune Flamande cet été, « parce que je croyais qu'il pouvait aider la Belgique »…),
La petite ville de Hamelin était infestée de rats, au grand désespoir de ses habitants et de son maire. Un jour, un joueur de flûte se présente comme étant un exterminateur de rats. Il propose de débarrasser la ville des rats, moyennant finances. Le maire et les habitants de la ville acceptèrent sa proposition avec joie.

L'homme sort sa flûte et à peine se met-il à jouer que les rats sortent des maisons, enchantés par cette musique. Il les entraîne ainsi en dehors de la ville, jusqu'au Weser, dans lequel ils plongent en masse et se noient. Sa tâche accomplie, l'homme retourne à la ville toucher son salaire mais les bourgeois refusent de le payer. Le flûtiste quitta la ville, le cœur plein d'amertume.
Il y revint cependant, et pendant que tout le monde était à l'église, il sortit sa flûte de nouveau et commença à jouer dans les ruelles da la ville. Mais cette fois, ce sont les enfants qui arrivent en courant, ensorcelés par sa musique. Il les conduisit jusqu'à la montagne Koppelberg, où il disparut avec eux à jamais. Détrompez vous, il ne s’agit pas d’une allégorie de Hitler, cette histoire remonte à 1284.
De Wever a le chic d’ouvrir grande la boite de Pandore. Non content d’en sortir la loi de financement, la cogestion bi-communaitaire de Bruxelles et autres épouvantails wallo-bruxellois, voilà qu’il réveille un des spectres de l’inconscient collectif qui hante la Belgique depuis la grande guerre, le problème de la collision du nationalisme flamand avec l’occupant allemand.
Et voilà que s’élève dans le soir une voix citoyenne qui « rêve d'un nouvel élan ». C’est la voix d’un intellectuel flamand qui « refuse d'être impuissant » et proclame haut et fort « Les citoyens, c'est nous. Agissons. Une Conférence nationale, dites-moi si c'est une bonne idée ou pas »
L’idée rappelle un peu celle des Etats Généraux de Bruxelles qui se réunissent à nouveau samedi et dimanche en huit pour nous faire vivre à nouveau un grand moment citoyen. Alors pourquoi pas des Etats Généraux de Belgique. Pour que « l'empathie précède enfin le compromis ».
MG

IL FAUT UNE CONFERENCE NATIONALE POUR LA BELGIQUE
(…)Je rêve d'un nouvel élan ; je rêve de pays où la formation d'un gouvernement ne soit pas paralysée par de grotesques promesses préélectorales d'un seul politicien, comme Wilders ou De Wever, qui sait mobiliser les masses avant le scrutin et immobiliser les négociations ensuite. Je rêve d'un procédé démocratique où les citoyens ne votent pas pour un individu (« Moi, j'ai voté De Wever, me disait une jeune Flamande cet été, parce que je croyais qu'il pouvait aider la Belgique »…), pour rester passifs et impuissants durant les quatre années suivantes, condamnés à suivre le pitoyable spectacle de la politique politicienne. Non, je rêve d'un procédé où les citoyens s'engagent à long terme dans un débat de fond sur les idées porteuses de l'Etat. Pour ce qui concerne notre cher pays, je rêve d'une Conférence nationale. Rêvez avec moi. Je vois mille Belges se réunir pendant un mois dans un des palais du Heysel. Mille Belges, une moitié de femmes, une moitié d'hommes ; de toutes régions et communautés ; le tout bien équilibré, bien sûr. Je vois des gens venant de la société civile, des syndicats, des mouvements de jeunesse, des associations de femmes, des religions diverses, ceux qui croient et ceux qui ne croient pas, ceux qui sont nés ici et ceux qui sont venus ici. Je vois tous ces citoyens venir ensemble, comme en divers pays d'Afrique au début des années 90 quand il fallait trouver un nouveau momentum démocratique après des années de crise. Mille Belges, mille voix, car je voudrais entendre un peu plus que cette douzaine de politiciens qui ne cessent pas de se répéter et qui sont, depuis cinq ans, en permanente logique préélectorale.

On aura des sessions plénières au début et à la fin de la Conférence. Pendant la première semaine, on parcourra les grandes étapes de l'histoire belge pour mieux comprendre nos frustrations mutuelles. On va s'écouter avant de se défendre, car c'est un grand moment d'écoute. L'empathie précède toujours le compromis. Il faudrait inviter des chercheurs pour raconter notre passé et analyser notre économie actuelle, car elle est fragile des deux côtés. Il y aura des experts externes en fédéralisme, en matières européennes, en constitutionnalisme. Les débats passeront en direct à la télé. Les semaines suivantes, il y aura des sessions parallèles sur Bruxelles, la solidarité, la politique linguistique, la dette… Des gens courageux et constructifs discuteront, sans pudeur. Il y aura des rapports et des recommandations. A la fin de ce mois, tous les participants retourneront dans la salle plénière pour lire les rapports et voter des résolutions. Législative ou juste consultative, la Conférence aura en tout cas une grande valeur morale. Elle sera un appel urgent de la société civile belge à nos dirigeants.

Et, oui, avant que je n'oublie, il faudrait un président, une figure emblématique, charismatique et intègre. Pour l'instant, je pense à Jérôme Efong Nzolo, le premier arbitre africain dans la compétition de foot belge, qui décroche sans cesse le trophée du meilleur arbitre. Un homme ferme et optimiste à la fois.

Permettez-moi encore plus de rêver que de râler, car je refuse d'être impuissant. Les citoyens, c'est nous. Agissons. Une Conférence nationale, dites-moi si c'est une bonne idée ou pas. A vos claviers sur le forum du journal. J'y reviendrai dans quelques semaines.

David Van Reybrouck est l'auteur de Pleidooi voor populisme (2008) et Congo, een geschiedenis (2010). Il a rédigé, avec Jan Goossens et Geert Buelens, Waar België voor staat (2007). Il vit à Bruxelles.

Nederlandse miljardair wil Luikse Sacré-Coeur kopen

Nederlandse miljardair wil Luikse Sacré-Coeur kopen - Flickr.com

BRUSSEL - De steenrijke Nederlandse zakenman Artur Paes wil de bekende Heilig-Hart-kerk van Cointe (Luik) opkopen en omvormen tot conferentiecentrum.

De onderhandelingen over de verkoop van de kerk zouden volgende week beginnen.
Het hele proces werd in amper enkele dagen in gang gezet. De Nederlandse miljardair werd woensdag gecontacteerd door het gemeentebestuur van het plaatsje Esneux, waar Paes enkele jaren geleden ook het vervallen kasteel van Fy heeft gekocht en opgelapt.
Paes kwam donderdag een kijkje nemen en toonde zich meteen geïnteresseerd om de kerk op te kopen, aldus de Waalse media. Hij wil ook het park en twee huizen op het 16.000 m² grote terrein kopen.
De Sacré-Coeur-kerk moet dringend gerestaureerd worden. Paes zou denken aan een conferentiecentrum, maar dat ligt nog niet vast. De vzw die het domein beheert, wil in elk geval niet dat het religieuze gebouw wordt omgevormd tot een bordeel of een dancing.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
NI UN DANCING NI UN BORDEL
Un milliardaire veut acquérir la basilique du Sacré Cœur de Liège qui menace ruine.
Pour en faire quoi ? « De vzw die het domein beheert, wil in elk geval niet dat het religieuze gebouw wordt omgevormd tot een bordeel of een dancing”
Lui songerait plutôt à un centre de conférence.
Pourquoi pas. Nous avons visité il y a deux ans une église de Maastricht transformée à grand frais en librairie : la plus belle librairie d’Europe selon The Guardian . C’est vrai que le résultat est époustouflant, avec une somptueuse cafétéria dans le cœur de l’église : à vous couper le souffle.
Une autre église fut transformée en restaurant haut de gamme. Sidérant ;
Et Sainte Marie de Schaerbeek restaurée à très grands frais par les contribuables et jamais utilisée, on en fait quoi ? Un centre d’échanges interreligieux ou un immense hamam ?
MG

Boekhandel Selexyz Dominicanen in Maastricht is de mooiste boekhandel ter wereld.

Dat schrijft de journalist Sean Dodson op de website van de Britse krant The Guardian. De monumentale Dominicaanse kerk is door het Nederlandse architectenbureau Merkx + Girod modern ingericht als boekhandel. Dat resulteerde volgens Dodson in „mogelijk de mooiste boekhandel aller tijden.” Hij spreekt zelfs van „a bookshop made in heaven.”

L’église Saint-Philippe sera transformée
Les instigateurs du projet promet un concept unique à Drummondville.

L’ancienne église Saint-Philippe pourrait avoir une deuxième vocation bientôt. Quatre investisseurs locaux sont sur le point de créer un projet unique à Drummondville qui réunirait la musique, la danse et la bonne cuisine.
Sujets :
église Saint-Philippe , Secteur Saint-Nicéphore

vendredi 24 septembre 2010

Villo rondt kaap van 20.000 abonnees

De openbare fietsservice Villo! heeft na een half jaar al meer dan 20.000 abonnees en een half miljoen ritten op de teller. De laatste tijd was er veel kritiek op het systeem omdat er in de fietsstations te veel of juist te weinig fietsen waren. JcDecaux, de uitbater van Villo!, wil dat probleem nu aanpakken. wo 21-09-2010
Brussel - Het fietsverhuursysteem Villo telt ondertussen 20.000 abonnees. In totaal werd al 500.000 keer een fiets gebruikt. Om volle en lege standplaatsen te vermijden herverdeelt uitbater JCDecaux de fietsen sinds vorige week ook 's nachts. (update)
Meer dan de helft van de abonnees woont in Elsene (21,2 procent), Brussel-Stad (20,4 procent) en Schaarbeek (16 procent). 15 procent van de abonnees zijn pendelaars. Het aandeel vrouwen is op enkele maanden tijd gestegen van 30 tot 39 procent.
Vooral in de voorbije zomermaanden kwamen er veel abonnees bij omdat er toen een actie liep. Wie zich inschreef voor 31 augustus moet tot het einde van 2010 geen abonnementsgeld betalen. Naast de abonnees waren er ook al 58.000 occasionele gebruikers. Alles samen werden tot nu toe 2,4 miljoen kilometer afgelegd.
Het grote succes van de huurfietsen resulteert te vaak in lege of overvolle Villo-stands. "Daarom is er nu ook een nachtploeg die de fietsen komt aanvullen. Voor hen is het dan ook rustiger werken en ze worden niet opgehouden in het verkeer," zegt Delphine Baekeland van Villo. "De stations krijgen ook nieuwe kaarten met daarop de beschikbaarheid in de omliggende stations."
Contractueel is JCDecaux verplicht om in één van de drie dichtstbijzijnde stations plaatsen of fietsen te voorzien maar "We moeten ons ook geen illusies maken," zegt staatssecretaris voor Mobiliteit Bruno De Lille (Groen!). "Het systeem zal nooit 100 procent waterdicht zijn. Dat zie je ook in andere steden."
Tweede fase
Op dit moment zijn 161 stations verspreid over 11 gemeenten in gebruik. Op het einde van de maand moeten alle 180 stations van de eerste fase in gebruik zijn. Na de voltooiing van de eerste fase volgt een evaluatie. Daarna wordt Villo in principe uitgebreid naar acht gemeenten waar het systeem nog niet beschikbaar is.
"We willen het aantal fietsen verdubbelen in de tweede fase," aldus De Lille. "Enkele gemeenten hebben al een aanvraag ingediend. De andere zullen we moeten overtuigen."

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
A BICYCLETTE
Il en faut du courage pour se déplacer à Bruxelles en se faufilant entre les bagnoles à vélo et surtout de solides mollets pour affronter les côtes et les raidillons.
Il paraît qu’avant guerre la ville était zébrée de pistes cyclables et que sous l’occupation, tout le monde était mince car obligé de faire tous ses déplacements à bicyclette, y compris les expéditions lointaines pour se procurer en stoemelings patates, légumes et bout de gras.
Seuls les nonagénaires s’en souviennent. Patience, le temps du vélo reviendra et plus vite qu’on ne l’imagine.
MG

L’appel au sursaut des académiciens

Christian Laporte

L’Académie de Belgique rend hommage à Albert II et interpelle les politiques.
Mercredi en leur superbe palais sis au cœur de Bruxelles, les cinq académies royales, tant francophones que flamandes, des sciences, des beaux-arts et des lettres ainsi que celle de médecine et, enfin, celle de langue et littérature française de Belgique ont rendu hommage à Albert II en lui dédiant un auditoire tout fraîchement rénové et en accueillant, à l’occasion de son inauguration, la princesse Astrid. A travers ce double geste symbolique, il y avait évidemment l’expression de la continuité de la sympathie réciproque entre l’Académie de Belgique et les souverains successifs qui ont permis son développement, de l’impératrice Marie-Thérèse et de l’empereur Joseph II à nos rois successifs, en ce inclus Albert II, qui ne lui a jamais ménagé ses encouragements. Mais la cérémonie fut aussi l’occasion pour le monde scientifique belge, qui s’y côtoie en parfaite entente dans le respect des diversités et des spécificités, de lancer un signal fort aux décideurs politiques.
Comme l’a souligné en souhaitant la bienvenue à la fille du chef de l’Etat, Hervé Hasquin, le palais des Académies "est encore un territoire parfaitement belge où des Belges de différentes origines travaillent ensemble au service du développement des sciences, des arts et des belles lettres. Une Académie aussi qui a la chance de se situer au coeur de la capitale de l’Europe, de celle de l’Etat fédéral mais aussi de celle de nos deux grandes communautés." Mais cette même Académie, a poursuivi en substance le secrétaire perpétuel de l’Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts, "a subi bien des avanies, des affronts même et certains ont longtemps nourri l’espoir de nous expulser "
Une allusion à peine voilée à la volonté du gouvernement Verhofstadt qui y aurait volontiers installé le siège du gouvernement fédéral. Le projet qui ne faisait que peu de cas de l’Académie fut cependant abandonné, mais les autorités fédérales n’en furent pas plus ouvertes pour autant aux appels urgents de restauration des lieux, notamment de l’auditoire qui porte aujourd’hui le nom du Roi.
"C’était encore un champ de ruines il y a 10 ans", a poursuivi Hervé Hasquin, "car après le désamiantage, l’on avait décidé de ne pas le rénover !", mais "comme les académiciens ne manquent ni d’esprit de résistance ni d’énergie, ils se sont enhardis et ont fini par être écoutés en 2008 par le ministre Reynders, en charge de la Régie des bâtiments." Résultat : les travaux ont - enfin - pu être entrepris et ils le furent avec d’autant plus de détermination que le palais des Académies accueillera aussi le sommet Europe-Asie au début du mois d’octobre
Afin de marquer cette étape dans la restauration - il y en aura encore d’autres - Hervé Hasquin et son collègue Francis Strauven (université de Gand) ont sorti chez Racine un superbe album rappelant l’évolution architecturale et scientifique du palais des Académies.
Mais, on l’a dit, c’était aussi une opportunité unique pour interpeller le monde politique : Janos Frühling, le secrétaire perpétuel de l’Académie de médecine, l’a fait en lui demandant solennellement "de ne pas diviser le pays en deux sous-unités dont ne pourraient que pâtir la société belge et le développement des sciences chez nous" Ce que Jacques De Decker, le secrétaire de l’Académie de langue et de littérature, a traduit à sa manière : "Les Académies n’ont pas dit leur dernier mot. Elles sont plus utiles que jamais "

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE DERNIER CARRÉ
Comme une misérable victime de la lèpre, la Belgique fout le camp en lambeaux.
Les pieds, les doigts sont atteints mais le cerveau demeure intact et c’est sans doute l’essentiel.
L’hommage des Académies, le dernier carré des Belges, à Albert II est une idée royale.
Dommage qu’il ne se soit pas déplacé, notre excellent roi qui fait ce qu’il peut, et ce n’est pas rien, pour préserver cette union qui faisait notre force. « Sire il n’y a plus de Belges »
Faux! Jules Destrée s’est trompé, ou du moins son discours à Albert I n‘est plus d‘actualité. Il n’y a pas plus belge qu’un régionaliste wallon comme Happart, pas plus belgicain qu’un motard flamand sirotant sa Chimay, sanglé dans sa combinaison de cuir sur une terrasse mosane à Dinant. Ils sont des milliers à faire pareil tous les dimanches ensoleillés. Les Dinantais pendant ce temps s’empiffrent de glaces à Blankenberge où ça pue la gaufre de Liège et la frite bruxelloise en même temps.
Quand Bruxelles décide d’organiser un dimanche sans autos on entend tous les dialectes du plat pays dans les innombrables pelotons de cyclistes flandriens. Le Belge est trop gros parce qu’il se nourrit à la belge. S’il fait ses courses en France, c’est uniquement parce que son portefeuille s’y retrouve. On aura beau faire de la frontière linguistique une frontière nationale, construire des murs institutionnels, supprimer les facilités, responsabiliser les régions financièrement, renvoyer Albert II dans son duché de Saxe Cobourg Gotha, rien n’y fera. Le Belge ne rejoindra pas le tombeau dont il sortit en 1831. Il continuera à vivre sa bonne vie surréalistement, tant qu’il y aura du pétrole, de la bière belge et des politiciens belges pour se quereller en jouant les régionalistes effarouchés.
MG