mardi 5 octobre 2010

Brussel vierde Europese zakenstad

Brussel - Vijfhonderd bedrijfsleiders kozen hun favoriete zakenstad uit een lijst van 36 Europese steden. Brussel kreeg de vierde plaats na Londen, Parijs en Frankfurt. Brussels minister-president Charles Picqué (PS) maakte van de gelegenheid gebruik om te waarschuwen voor financiële concurrentie tussen de gewesten.
Al 21 jaar lang vraagt vastgoedgigant Cushman & Wakefield verschillende bedrijfsleiders in welke Europese stad ze het best zaken kunnen doen. Brussel haalde in 2009 de vijfde plaats, maar stoot dit jaar door naar nummer vier.

De bedrijfsleiders hebben vier belangrijke criteria om een zaak op te richten: bereikbaarheid van de markt en de klanten, beschikbaarheid van personeel, kwaliteit van de telecommunicatie en de verbinding naar andere (inter)nationale steden.

Brussel scoorde goed wat de bereikbaarheid van andere steden betreft, vooral dankzij de aanwezigheid van de Thalys en Eurostar. Bedrijfsleiders zijn dan weer minder enthousiast over de telecommunicatie en de inspanningen van die de overheid doet voor de bedrijven.
Brussels minister-president Charles Picqué greep de poll aan om te waarschuwen voor financiële concurrentie tussen de gewesten. "Dat toelaten zou een enorme stommiteit zijn," aldus de minister-president.
(brusselnieuws.be)
 
COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LA PLUS PROSPERE ET LA PLUS INDIGENTE EN MÊME TEMPS
Bruxelles proclamée quatrième ville d’affaires d’Europe! Impressionnant!
De quoi faire enrager Berlin, Vienne, Amsterdam, Lille, Marseille, Barcelone ou Zürich.
Et pourtant Bruxelles, ville d’affaires et de lobbying est la plus indigente des capitales avec un taux de pauvreté alarmant et une jeunesse en délicatesse avec l’enseignement et la formation.
Ses atouts? D’abord et avant tout sa situation privilégiée au coeur même des liaisons TGV européennes la reliant en quelques heures à Paris, Londres, Amsterdam, Cologne, Francfort, Berlin, Lille, même Lyon, Marseille. Son parc immobilier qui propose une offre très diversifiée de logements de qualités, nettement moins chers que ceux des capitales concurrentes à l’ exception de Berlin. Des écoles internationales nombreuses, une offre universitaire intéressante et une vie culturelle foisonnante ainsi qu’un multilinguisme à peu près à tous les niveaux.
Mais voilà, les 150.000 businessmen et businesswomen, les fonctionnaires européens, les lobbyistes innombrables n’acquittent pas l’impôt à la capitale mais, soit en sont dispensés, soit le payent dans leur pays d‘origine.
De plus, celles et ceux qui occupent les positions les mieux rémunérées payent leurs contributions dans les communes vertes situées au-delà du carcan des 19 communes, abandonnant le centre, singulièrement les communes du croissant pauvre. Bruxelles est donc belle et bien en train de devenir une ville d’impécunieux voire d’indigents.
Deux solutions sont à envisager: soit imposer aux navetteurs un péage routier substantiel, soit faire payer une partie ou la totalité des impôts sur le lieu de travail, ce qui renflouerait les caisses de la Région Bruxelles Capitale.
Il semblerait qu’en droit international, il serait préconisé d’acquitter l’impôt sur le lieu de travail et non à l’endroit où on réside. Bruxelles indigente par son déclin social, insolente par son foisonnement culturel, arrogante par son dynamisme affairiste est la plus complexe des capitales. Comprendre cette complexité est le premier défi, la gérer un challenge plus grand encore. On en vient à se demander avec la Brussels Citizens University si le gouvernement Picqué a vraiment les outils et les leviers nécessaires. Le cafouillage autour de la rénovation de Flagey, (un chantier qui s’étendit sur plus de huit années), et celui qui rend chaotique la gestion de l’immense chantier de la rénovation de la zone du canal laissent planer un doute sur la capacité des pouvoirs publics bruxellois à proposer une vision d’avenir pour un développement harmonieux de Bruxelles.
Décidément Charles Picqué n’est pas vraiment un visionnaire.
MG
 

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