mardi 23 novembre 2010

Gaspillage alimentaire: 15 kilos ou 175 euros par personne et par an

Le Crioc suggère par exemple aussi d'acheter juste la quantité nécessaire grâce à la vente en vrac.

Le gaspillage alimentaire est estimé à 15 kilos par personne et par an, ce qui représente une dépense annuelle de 175 euros, indique lundi le le Centre de Recherche et d'Information des Organisations de Consommateurs (Crioc) qui précise que 9 fois sur 10, les aliments jetés le sont par sécurité et hygiène. Dans le cadre de la semaine européenne de réduction des déchets, organisée du 19 au 28 novembre, le Crioc a estimé que chaque consommateur gaspille chaque année 15 kilos de nourriture.
Ces pertes pourraient être réduites ou évitées, selon le Crioc qui affirme que "le gaspillage alimentaire commence au magasin". L'organisme conseille notamment de rédiger une liste d'achats après avoir prévu menus et ingrédients. Il conseille d'aller faire ses courses alimentaires le ventre plein et d'adapter le conditionnement des achats à la composition du ménage. Il est encore conseillé de faire ses courses plusieurs fois par semaine, ce qui permet d'adapter les achats aux besoins. Le Crioc suggère par exemple aussi d'acheter juste la quantité nécessaire grâce à la vente en vrac.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
GASPI
Qui ne connaît pas le « Gaspi » de Schaerbeek (saint-Servais) un bistro plutôt sympa tenu par le pittoresque ex échevin écolo Xavier Winkel.
On y parle recyclage, vélo, végétarisme et lutte contre ce fléau qu’est le gaspillage éhonté de nourritures diverses. Que l’on songe seulement aux quantités inouïes de denrées jetées par les restos soucieux d’offrir à leurs clients la carte la plus variée possible. Il est des tables d’hôtes qui offrent un ou deux plats d’une cuisine de marché créative et savoureuse : exemple « Les filles » (voir article) un endroit à découvrir pour son concept original et la chaleur toute féminine de son accueil, les saveurs simples mais amples de sa cuisine, ses choix de vins. On ne choisit pas, on se sert dans les lourdes cocottes en fonte où mijote une cuisine de femmes généreuse et puissante. Les entrées sont sans sophistication aucune et la mousse a un goût puissant de chocolat ; le café servi dans des verres à thé dégage des arôme d’arabica.
Mais revenons à nos moutons et à nos légumes avec quelques commentaires gratinés d’internautes légitimement courroucés. MG
« L'AFSCA n'est plus un organisme protégeant les consommateur, c'est devenu une machine à déresponsabiliser le monde politique de tout risques alimentaires suite à la crise de la Dioxine...
L'alimentation en Belgique n'a jamais été aussi peu sûre, car l'excès de contrôle des productions nationales à offert une autoroute aux fournisseurs non Belges, qui ont infiniment moins de tracasseries...
Typiquement Belge. »

« L'AFSCA persécute des centres de distribution alimentaire venant en aide aux démunis sous prétexte que des produits ne peuvent dépasser d'un jour ou deux la date de péremption. Du coup, il faut jeter et éliminer et laisser les gens en précarité économique avoir faim... »

« Acheter en vrac ????
On voudrait bien. Mon supermarché Match vient de supprimer le rayon boucherie à la demande. Tout est préemballé, toujours avec de plus grosses quantités que ce dont j'ai besoin. En plus, on hérite de barquettes en espèce de mousse de polyéthylène.
C'est juste un petit exemple.
Qu'on s'attaque d'abord à la distribution et aux emballages !
Et les dates de péremption abusives ? Un yaourt est marqué comme périmé après 15 jours / 3 semaines.... le même, en Suisse après 2 mois ! Je vous assure que vous pouvez manger sans problèmes des yaourts périmés de 15 jours. On nous force à consommer et à jeter.
Anyway quelle est la part de gaspi des ménages par rapport à la part de gaspi de l'industrie horeca et secteur de l'alimentation »
« C'est bien de culpabiliser le consommateur final mais y'a d'autres maillons de la chaîne qui jettent des denrées alimentaires à la tonne et personne ne s'en offusque. »

«On gaspille, oui! Mais le plus scandaleux de l'histoire, c'est que cet organisme (CRIOC) dénonce ce gaspillage, et que son collègue de l'AFSCA, interdise la distribution de produits par les magasins si les dates de péremption sont atteintes!

Pire, les aliments doivent être aspergés de produits pour ne pas pouvoir être récupérés dans les poubelles! »

Le Crioc suggère .....
Marre de tout ces organismes qui me suggèrent ceci, qui m'imposent cela, qui voudraient me faire faire n'importe quoi. Si ça continue, on va bientôt nous payer en bon de nourriture, pour éviter le gaspillage (comme en 40). Que le Crioc fasse la chasse au gaspi chez nos politiques, là il y a de sérieuses économies à réaliser

LES FILLES - PLAISIRS CULINAIRES
© Johan Martens

Caractéristiques
Vanderschrick 85
1060 Saint-Gilles
Tél: 02/534.04.83
www.lesfillesplaisirsculinaires.be

LES FILLES – UNE TABLE INTERCULTURELLE
Table d'hôtes
Pascale, Line et Jeanna. Ce sont elles les filles de ce resto vraiment pas comme les autres.
Trois grandes tables accueillent les convives qui s'y installent dans un convivial coude à coude. Des assiettes, chinées sans doute, toutes différentes, une carafe d'eau et une bouteille d'huile d'olive bio de la Catalogne espagnole vous accueillent. Et puis, l'une des trois viendra vous donner le menu du jour. Terrine de lapin aux noisettes, salade de lentilles ou tomates-mozzarella, porc du pays basque avec salade de pâtes aux asperges et sauce moutarde à l'ancienne, crème au chocolat. Ceci décliné, on se lève et on se sert. A volonté. Dans le four, la cocotte nous attend avec ce porc très goûteux qui a tendance à nous ôter l'envie d'en acheter désormais dans nos grandes surfaces pourtant chéries. Les pâtes grecques et les asperges (avouons-le: on en a pris davantage que les voisins de table) sur lesquelles nous avons versé cette huile d'olive vraiment de caractère, apportèrent la note végétale nécessaire. Et pour boire? Eh bien, on se relève et on va dans le frigo-cave. Une bouteille de Côtes du Rhône est ouverte. Bonne idée: elle vient d'une cave que nous apprécions, celle d'Estézargues. On aurait pu choisir un autre bon rouge bio, notamment en provenance d'Espagne ou encore une bière bio. Pendant le repas, les tables se complètent. On boit, on mange, on se parle. Et on reconnaît la qualité des produits mis en œuvre (notamment les légumes de chez Biosain).
On rit et on sourit en demandant l'addition: 9 euros le plat du jour, 15 euros le menu du jour (entrée, plat, dessert) et, répétons-le, à volonté. Le verre de vin? 3 euros. A ce prix, on en redemande. Et on reviendra.
par Patrick Fiévez

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