jeudi 18 novembre 2010

Onkelinx et De Croo à couteaux tirés dans "Le Point"

Alexander De Croo : "Je reste convaincu que la scission de la Belgique est irréalisable."
C’est une livraison du "Point" spéciale Belgique qui sera dans les kiosques ce 18 novembre. Avec, notamment, une longue interview à couteaux tirés entre le président des libéraux flamands Alexander De Croo et la vice-Première socialiste francophone Laurette Onkelinx. Morceaux choisis :
- Laurette Onkelinx à propos de Bart De Wever : "Cet homme qui feint de se sacrifier a un sens aigu de la communication, mais il se trompe. Elio Di Rupo a clairement annoncé qu’il renoncerait au poste si le prix à payer en termes de concessions n’était pas acceptable pour les francophones. Personne de notre côté ne se mettra à genoux pour obtenir le poste de Premier ministre."
- Alexander De Croo : "Autrefois, la Belgique était un pays riche qui avait les moyens de faire des compromis. Aujourd’hui, ce n’est pas notre politique du consensus qui est remise en question; simplement, nous n’avons plus les moyens de financer ce consensus. Là-dessus, les francophones menacent : puisque c’est comme ça, on doit se préparer au plan B et couper le pays en deux. Cela a laissé les Flamands perplexes, parce qu’il n’avait jamais été question de ça au cours des pourparlers. C’est jouer sur la peur des gens et ça n’est pas responsable."
- Laurette Onkelinx : "Nous avons pris l’habitude de dépasser nos différences quand les circonstances l’imposent. J’espère que la règle se vérifiera cette fois encore. Car, avec la N-VA, nous avons maintenant face à nous un parti nationaliste qui n’a pas les mêmes codes que les formations traditionnelles et dont nous ne savons pas s’il est capable de faire des compromis."
- Alexander De Croo : "Je reste convaincu que la scission de la Belgique est irréalisable. Ce scénario est resté longtemps marginal; on en parle maintenant parce que le PS en a fait un argument de négociation, mais c’est de l’aventurisme."

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
JEU DANGEREUX
Le PS joue un jeu dangereux. A force de promouvoir la possibilité d’un plan B, ils finiront par exiger ce que les Flamands ne demanderont pas :la scission du pays. C’est exactement cela la doctrine Maddens.

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