mercredi 24 novembre 2010

Vande Lanotte défend son modèle

Le conciliateur proposera aux autres partis “sa” manière de modifier la loi de financement. Parviendra-t-il à dégager un consensus ? Pas sûr.
(…)Depuis 163 jours, le pessimisme est plutôt de mise.
Johan Vande Lanotte a réalisé ce que l’on croyait quasiment impossible il y a quelques semaines : il a conçu une synthèse des différents modèles de révision de la loi de financement, la loi qui réparti l’argent entre les différents niveaux de pouvoir.
(…)On sait, en tout cas, que ce ne sera pas un document "à prendre ou à laisser". Johan Vande Lanotte a pris soin de réserver, dans son document, un espace de négociation. Cela dit, on imagine très aisément, que francophones et Flamands ne s’entendront pas sur la manière dont ils voudront amender la proposition de Johan Vande Lanotte.
(…)Dans l’hypothèse, très optimiste, voire utopiste, où il y aurait un accord sur la loi de financement, Johan Vande Lanotte pourrait poursuivre sa mission et tenter d’enclencher des accords sur les autres points "communautaires" : BHV et les transferts de compétences. Et s’il y avait accord sur tout cela, alors, on pourrait entrer dans la phase de formation du prochain gouvernement. Mais on est encore à des années lumière de ce scénario.
L’échec total de la mission de VDL reste possible, suivi d’un retour aux urnes.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LA BELGIQUE SERA DIFFÉRENTE OU ELLE NE SERA PLUS
« SE VOGLIAMO CHE TUTTO RIMANGA COME E, BISOGNA CHE TUTTO CAMBI. »
L’heure de vérité doucement se rapproche.
Le système belge est à bout de souffle, la classe politique est sur les rotules, le -ou faut il dire les- peuple(s) belge(s) est/sont découragés.
Seul Johan Vande Lanotte, le conciliateur royal, fait mine d’y croire encore mais il appartient à un parti affaibli qui risque de prendre une déculottée aux prochaines élections s'il se montre trop favorable aux francophones.
En cas d’échec de sa mission il reste (avant un recours de plus en plus probable aux élections) selon Yves Desmedt (DM) un plan C (une tentative de trouver une issue avec les libéraux) et même un plan D (une tripartite classique sans la N-VA ).

Un lecteur commente
”Les compromis boiteux et les structures déficientes ont accumulé de frustrations au fil des décennies, enfermant la Flandre dans un sentiment permanent d'être bridée dans son épanouissement, et obligeant la Wallonie et Bruxelles à consacrer une grande part de leur énergie créatrice à essayer de maintenir un pays et à encaisser les avanies de leurs compatriotes du nord. »
Guy Tegenbos du Standaard confirme : “De patiënt België is manisch depressief. Het volk berust vooralsnog.”
Le peuple flamand est très conscient, lui aussi, que l’absence d’un gouvernement fédéral engendre un pourrissement des problèmes (crise des demandeurs d’asiles, dossier des pensions et la situation financière du pays cee tabou dont personne ne parle).
La grande majorité des Flamands a cessé de suivre les tribulations de cet interminable feuilleton politique.
Mais attention, s’ils ne souhaitent pas la scission du pays, les Flamands veulent néanmoins qu’on s’attaque aux vrais problèmes.
'De mensen in Vlaanderen zitten niet te wachten op een splitsing van het land. Maar ze willen wel een oplossing.” ”En ze weten dat die te maken heeft met bevoegheidsoverdrachten: het wegnemen van de federale tafel van materies waarover men het daar toch niet eens raakt.
ZE WETEN DAT DIT GAAT OVER DE CENTEN EN DE TRANSFERS: DUS OVER FISCALE AUTONOMIE EN RESPONSABILISERING.
Johan Vande Lanotte poogt de brokken te lijmen nadat de Franstalige partijen de nota-De Wever gekelderd hebben.
De bal én de knoop liggen bij Elio Di Rupo. Het is nu aan hem. Hij is het die de keuze moet maken: genoeg veranderen of verder wegzinken in het moeras? Durft hij te springen?”

Tegenbos a raison sur un point essentiel : la balle se trouve désormais dans le camp de Elio Di Rupo qui va devoir trancher enfin le nœud gordien et accepter une réforme en profondeur des institutions belges. Il devra impérativement accepter que « Tout change pour que tout reste pareil » Sinon, il ne lui reste qu’à enclencher son fameux plan B, désastreux pour Bruxelles et la Wallonie.
Un lecteur commente:
”Eindelijk wordt nu ook eens duidelijk gezegd dat het aan Di Rupo is om zijn nek uit te steken want in het België zoals Di Rupo het graag zou houden werkt er niets meer.
Er zal nog wat gemanipuleerd worden achter de coulissen, zeker in La(e)ken, maar ' LA BELGIQUE SERA DIFFÉRENTE, OU NE SERA PAS”....
Et un autre internaute de renchérir :
“de vier Franstaligen in het Panorama-debat gaven nog steeds de indruk dat ze 'bereid' waren tot hervormingen, maar dat spelletje is nu al jaren aan de gang. Voeg daarbij de arrogantie van het Franstalige panel en je weet dat we geen millimeter dichter zijn gekomen bij de responsabilisering. Ondertussen zitten zij lekker op het status quo - toujours demandeurs de rien - en rot de boel verder. prachtig toch hoe zij de maddensdoctrine in praktijk brengen !”
Pour Maddens, à force de n’être demandeur de rien (ou disons désormais de presque rien), les francophones finiront par exiger eux-mêmes le déclenchement de ce funeste plan B auquel ils font mine actuellement de ne vouloir recourir pour des raisons purement tactiques. Une erreur stratégique grave, selon nous.
C’est une faute politique qui risque de déclencher le démembrement de l’Etat fédéral belge, chose dont ils ne veulent pourtant à aucun prix car ils savent, et tout le monde le sait maintenant, que ce plan B mettra Bruxelles KO et la Wallonie sur la paille.
Di Rupo, fils de Sicile, finira-il par adopter la devise de cet autre Sicilien Fabrizio Corbera, prince de Salina dit le Guépard : « Se vogliamo che tutto rimanga come è, bisogna che tutto cambi. » ? (« Il faut que tout change si nous voulons que tout demeure comme avant. » )
« Don Fabrizio di Salina ne désire rien pour lui-même et pour sa maison que survivre. Il rêve d’un « palliatif qui promette de durer cent ans », ce qui, pour une classe sociale, est une « éternité ». Un bonus de l’Histoire, en somme. »
Elio Di Rupo aristocrate de la politique, rêverait-il d’un « palliatif qui promette de durer simplement dix ans ce qui, pour son PS et sa région est une « éternité » Un bonus de l’Histoire, en somme en attendant que le Wallonie se régénère et, tel le phénix, elle renaisse de ses cendres?
MG

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