lundi 13 décembre 2010

DE WEVER: "BELGIË IS DE ZIEKE MAN VAN EUROPA"

© belga
In een interview met het Duitse weekblad Der Spiegel bestempelt N-vA-voorzitter Bart de Wever België als "de zieke man van Europa". De Standaard, Le Soir en Sud Presse berichten over het interview.

"Als het mogelijk zou zijn om de nu noodzakelijke hervormingen in een Belgische staat op het goede spoor te zetten, zou ik dat niet verhinderen. Maar dat is niet mogelijk. De Walen, vooral de socialisten als sterkste partij, blokkeren alle zinvolle hervormingen", zegt De Wever in het interview, dat twee weken geleden werd afgenomen. "Geld mag geen infuus zijn, zoals drugs voor een junkie", luidt het ook.

Door dat alles valt het land volgens De Wever uiteen. Na "eindeloze politieke twisten" is België "de zieke man van Europa".

"WALEN EN KONING ZIJN VERBONDEN"
"Als wij in een federale regering stappen, is het risico groot dat we de volgende verkiezingen verliezen", zegt De Wever nog. Voorts hekelt de politicus de rol van de koning. "Bij een crisis wordt de koning belangrijk. Hij voert de regie bij de regeringsvorming. Dat is een nadeel voor de Vlamingen, want de koning denkt niet zoals wij. Voor de Walen is het een voordeel aangezien zij met hem verbonden zijn." (belga/tw)

DE WEVER : « LA BELGIQUE EST LE MALADE DE L’EUROPE »
«La Belgique , après des querelles politiques interminables, est devenue le malade de l’Europe », déclare le président de la N-VA , Bart De Wever, dans une interview à l’hebdomadaire allemand Der Spiegel. Décodage dans « Le Soir »

Dans un entretien qui paraît ce lundi dans l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, et dont Le Soir publie de larges extraits, Bart De Wever lâche une véritable bombe qui n’épargne rien ni personne. En ordre dispersé, la Belgique , la monarchie, la Wallonie , les socialistes francophones. Le leader des nationalistes flamands explique aux lecteurs de l’hebdo, qui titre à plus d’un million d’exemplaires et qui est lu aux quatre coins du Vieux Continent, que la Belgique est le malade de l’Europe. Pas la Grèce , ni l’Irlande, l’Espagne ou le Portugal.
Et ce, le jour même où les experts du Fonds monétaire international vont livrer leurs conclusions sur la situation budgétaire du pays.

C’est aussi ce lundi que les négociations sur la réforme de l’Etat, qui durent depuis précisément six mois, doivent reprendre.

M. De Wever s’en prend notamment à la monarchie, affirmant que « le Roi ne pense pas comme nous », et estime que les Wallons, et en particulier les socialistes, « bloquent toutes les réformes sensées ».

Interrogé ce lundi matin par Radio 1, le président des nationalistes flamands a dit regretter que ses propos soient sortis de leur contexte. « Si l’on veut prendre la peine de lire l’interview complète, on s’apercevra que j’ai dit de nombreuses choses rassurantes sur notre pays ». Il souligne que dans cet entretien il ne fait qu’expliquer les lignes de force de son parti, qui ne sont pas nouvelles. « Peut-être le calendrier n’est-il pas le bon, mais le Spiegel réclamait cet entretien depuis des mois. Je ne vais pas cacher mes convictions profondes », s’est défendu De Wever.

Le président N-VA refuse que ses déclarations puissent hypothéquer les négociations en cours. « Je suis assis à la table des négociations pour réussir », assène-t-il.

A propos des négociations en cours, M. De Wever déclare : « Si nous entrons dans un tel gouvernement, nous courons le risque de perdre les prochaines élections. Nous avons été élus parce que nous prônons des réformes radicales. »

Quant à la monarchie, elle joue le jeu des francophones, selon le président de la N-VA. « Le problème, c’est que le Roi joue encore un rôle politique. Pour nous, Flamands, cela pose un problème, parce que le Roi ne pense pas comme nous. Pour les Wallons, c’est un avantage, car ils sont alliés avec lui. »

Concernant la Wallonie, M. De Wever estime qu’elle est en droit de bénéficier de transferts financiers Nord-Sud, mais « à des conditions normales ». « Cet argent ne doit pas être une perfusion, comme de la drogue pour un junkie », ajoute-t-il.
(Avec Belga)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
L’HOMME MALADE DU ROYAUME DE BELGIQUE
«La Belgique est le malade de l’Europe. Pas la Grèce , ni l’Irlande, l’Espagne ou le Portugal.»

« Le problème, c’est que le Roi joue encore un rôle politique. Pour nous, Flamands, cela pose un problème, parce que le Roi ne pense pas comme nous. Pour les Wallons, c’est un avantage, car ils sont alliés avec lui. »

La Wallonie est en droit de bénéficier de transferts financiers Nord-Sud, mais « à des conditions normales ». « Cet argent ne doit pas être une perfusion, comme de la drogue pour un junkie »
Voilà qui ne va pas amuser les marchés. Mais c’est précisément ce qu’il veut : casser l’image du pays avant de le démembrer.

Quant à la coalition envisagée des sept partis « Si nous entrons dans un tel gouvernement, nous courons le risque de perdre les prochaines élections. Nous avons été élus parce que nous prônons des réformes radicales. »

Au vrai il dit simplement tout haut ce qu’on le soupçonne de penser depuis le début.

Sa stratégie est celle du pourrissement.

Il pousse l’adversaire au plan B selon le prescrit de la doctrine Maddens.

De Wever est un grand manipulateur.

Pour le conciliateur, démineur basketteur, ceci équivaut à un C4 sauf s’il devait sortir de son chapeau une coalition SANS la N-VA .

Reste évidemment l’ultime éventualité : la piste libérale sans les verts…

Afwachten en thee drinken.
MG

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