jeudi 23 décembre 2010

Di Rupo : « Je n’ai jamais voulu » critiquer la presse flamande

© Belga
Le président du Parti socialiste est revenu sur ses propos publiés dans la presse mercredi où il oppose le « militantisme autonomiste de politiques et journalistes au nord du pays » à l’« attitude professionnelle » de leurs collègues francophones.

Le président du Parti socialiste Elio Di Rupo est revenu sur ses propos publiés mercredi dans les journaux du groupe Sud Presse où il oppose le « militantisme autonomiste de politiques et journalistes au nord du pays » à l’« attitude professionnelle » de leurs collègues francophones.

« Il est évident que jamais je n’ai voulu remettre en cause le professionnalisme des journalistes du Nord comme du Sud », a assuré M. Di Rupo sur son compte Twitter, où ses propos où suscité un nombre important de réactions courroucées, de la part de journalistes et commentateurs flamands notamment.

« C’est la fin de l’année, les congés seront bénéfiques à tout le monde », a ajouté M. Di Rupo dans un second message, rédigé en néerlandais cette fois, visiblement soucieux d’apaiser la polémique naissante au nord du pays suite à ses déclarations.
(belga)

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LES DIEUX SONT FATIGUES
La longue passe d’armes entre Di Rupo et De Wever fait penser à ces combats singuliers entre chevaliers moyenâgeux dans les films hollywoodiens des années cinquante. Cela commence par un tournoi courtois à la lance qui jette les deux champions à terre. Les deux hommes se ruent alors l’un sur l’autre. On sort ensuite les haches et les goedendag, les boucliers éclatent avec un bruit d’airain le sang coule, l’épuisement gagne ; ensuite on tire l’épée et croise le fer dans un bruit de quincaillerie, enfin on achève le vaincu au coutelas sous les applaudissement du camp des vainqueurs, à la consternation des vaincus.

Un lecteur commente
Ce qui est intéressant avec la crise communautaire c'est qu'elle permet de voir à quel point la presse belge est sous influence du politique. Les gens n'ont aucune idée de la cata économique que serait un Wallo-bxl par exemple. Et la presse ose promotionner ce truc. C'est complètement irresponsable, mais elle le fait quand même, car c'est dans l'intérêt des politiques francophones qui préfèrent rester les Rois de leur contrée plutôt que devenir les valets de Paris.

La presse Néerlandophone ne pardonnera pas la calomnie gratuite du montois. On se demande avec Mme Delvaux pourquoi les 2 hommes politiques les plus forts ne mettent pas comme Van Rompuy le faisait une bonne fois un bœuf sur leur langue.
La presse flamande est d’une qualité exceptionnelle. Il n’y a pas d’équivalent en termes de qualité di Standaard et du Morgen en région francophone.
Un ami turc, correspondant d’un grand quotidien d’Istanbul à Bruxelles me confia un jour qu’il ne connaissant aucun journal capable de rivaliser avec De Morgen.
Je suis assez d’accord avec cela. Du Rupo a fait un faux pas, il sen mordra les doigts.
MG

ET SI ON ADOPTAIT LA « VAN ROMPUY ATTITUDE »
Ils l’ont dit : ils sont tous fatigués. Et on les comprend.

Après ces semaines de négociations, de tensions, d’espoirs et de découragements, les hommes et femmes politiques du nord et du sud qui refont l’Etat belge depuis six mois ont la réserve d’énergies à zéro.

Personne ne leur tiendra rigueur, au contraire, de couper quelques jours, histoire de recharger les accus. Les six mois qui viennent de s’écouler ont été épuisants pour tous, politiques, citoyens, journalistes.

Premier conseil donc : faire un break, se changer la tête. Deuxième conseil, tout aussi vital : arrêter de parler à tort et à travers et en tout cas, s’abstenir de commentaires, petites phrases et autres coups sous la ceinture qui ne font que du tort à une atmosphère déjà extrêmement tendue et à une confiance jamais vraiment construite.

Après l’interview au Spiegel de Bart De Wever qui sortait l’artillerie lourde contre l’image de la Belgique et des francophones, les sorties certes moins internationalement dommageables d’Elio Di Rupo dans Sud Presse, sur le militantisme autonomiste d’hommes politiques et de journalistes au nord du pays, sur le professionnalisme des uns, la militance des autres, la propagande des uns et la sincérité des autres, n’apporte rien au marigot déjà bien agité de la négo.

L’heure est à trouver des lignes de compromis, pas, SVP, à s’envoyer des vannes. En tout cas pas dans le chef des deux hommes clés sur lesquels repose l’avenir du pays en ce moment précis.

Ils doivent donner le ton et montrer l’exemple. Car comme le dit Herman Van Rompuy, en réponse à la critique qui lui est faite de n’être pas assez charismatique et visible, « on ne me jugera pas sur mes intentions mais sur mes réalisations ». Et le président du Conseil européen, informé en première ligne de la situation belge, d’exhorter ses anciens condisciples belges : « On semble beaucoup plus prêt d’un accord qu’on ne le croit. Il faut prendre un risque ».

Il ajoute : « Une réforme de l’Etat peut aider à résoudre nos problèmes de finances publiques et de compétitivité. Mais cela ne remplacera jamais le courage individuel. »

Herman parle peu, lui, mais il parle d’or.

AUTONOMISTISCH MILITANTISME
Walter Pauli

PS-voorzitter Elio Di Rupo verwijt Vlaamse journalisten in een interview "un militantisme autonomiste". In het Nederlands klinkt dat helemaal belachelijk: "autonomistisch militantisme". Het verwijt is nochtans niet nieuw. Elio Di Rupo kijkt naar Vlaamse media zoals veel Vlaamse politici naar Franstalige media blikken. In die Vlaamse ogen trekken La Libre Belgique , Le Soir, RTBF en RTL per definitie de kaart van de Franstalige politici, en zijn de Vlamingen altijd de zwartepiet. Het omgekeerde van wat Elio Di Rupo de Vlaamse media verwijt.

Er zal wel iets van aan zijn dat Vlaamse media Vlaamser zijn en Franstalige francofoner, maar toch is het algemene beeld niet correct. Dat Di Rupo eens één krant, tijdschrift of tv-zender aanwijst, Franstalig of Vlaams, die zegt dat er géén akkoord moet komen, die niet hoopt op een nieuwe regering, en liefst snel ook? Vanuit een ander perspectief, met verschillende sympathieën en prioriteiten, wil ongeveer iedereen ongeveer hetzelfde: dat 'ze' eruit raken. Inhoudelijk klopt zijn verwijt dus niet. Echt niet.

Het is merkwaardig dat uitgerekend Elio Di Rupo zo dom in de fout gaat. De PS-voorzitter beheerst als geen ander de kunst van de communicatie. Hij profileert zich als staatsman. Als hij aanvalt, weet hij precies wanneer, waarom, en wie en wat hij wil treffen. Tot hij met dit lachwekkende "autonomistisch militantisme" ineens kritiek krijgt die hij niet had verwacht, want nooit had beoogd.

Het illustreert dat zelfs de sterkste onderhandelaars steeds verder in hun eigen tunnel zitten en de werkelijkheid steeds minder correct inschatten. Di Rupo wantrouwt De Wever en breidt dat uit naar Vlaanderen. Onderhandelaars hanteren blijkbaar concepten en vooronderstellingen die antagonistischer zijn dan het land in werkelijkheid is. Zelfs Elio Di Rupo doet dat, in theorie nochtans dé belijder van de solidariteit.

De Goden Zijn Moe. De Wever sukkelt met kwaaltjes en Di Rupo heeft zichzelf niet meer onder controle. Logisch eigenlijk. Na een half jaar onderhandelen zou het omgekeerde pas verwonderen: dat de zenuwen en het gestel van politici nooit eens 'krak' zouden zeggen. Dat ze dus snel een week vakantie nemen, elkaar niet zien, niet spreken, niet aftasten, niet tergen, niet verdacht maken en zeker niet proberen te begrijpen of in te schatten. En als ze dat niet vrijwillig doen, dat een arbeidsgeneesheer er hen dan toe dwingt.

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