vendredi 10 décembre 2010

Didier Viviers élu recteur de l’ULB

Didier Viviers

Exclusif Didier Viviers est sorti largement vainqueur du duel qui l’opposait au politologue Pascal Delwit. Il a été élu recteur de l’ULB par 633 voix contre 173. Par Fabrice Voogt

La mission de Pierre de Maret est terminée. Chargé d’assurer l’intérim à la suite de la démission du recteur Philippe Vincke, le 20 septembre dernier, le pro-recteur cédera le témoin, ce vendredi, à Didier Viviers, sorti vainqueur du duel qui l’opposait à Pascal Delwit. L’officialisation de sa nomination aura lieu mercredi après-midi, après la réunion de la Commission électorale.

Didier Viviers aura 48 ans le 3 janvier. Licencié en histoire, histoire de l’art et archéologie, docteur en histoire, il est actuellement doyen de la faculté de Philosophie et Lettres.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE NOUVEAU VISAGE DE L’ULB
A l’heure qu’il est, le successeur de Philippe Vinck n’est encore qu’un visage. Mais quel visage ! On croirait découvrir sur cette photo un digne fils de Sean Connery, quand Philippe Vinck aurait pu passer, au physique du moins, pour un descendant de Mark Eyskens, un Belge du passé, un peu compassé.

Au premier coup d’œil : un monde de différence entre ces deux hommes. Le recteur d’hier face à un jeune patron pour toutes les saisons, un archéologue de terrain qui n’a pas peur de plonger les deux mains dans la glèbe.

Un représentant engagé de la faculté des lettres après Vinck le matheux, le timide, le doux.

Un historien de la trempe des Philippe Moureaux ou des Hervé Hasquin ? Un nouveau Hervé sans les défauts du premier ? On peut l’espérer

Un fils spirituel de Jean Stengers imprégné des valeurs de l’ULB, un fin, connaisseur de l’histoire belge au regard profond tourné vers l’avenir ?

Quel avenir pour quelle ULB ?

L’avenir c’est une ULB à géométrie européenne en phase avec la VUB et pourquoi pas une UCL qui aurait définitivement troqué son « C » léonardien pour une adhésion franche et hardie au Libre Examen.

Une université à dimension européenne fer de lance d’un Bruxelles ville de la connaissance ?

L’Université Libre de Bruxelles se doit d’attirer les talents, en synergie avec les autres universités du Brabant en formant avec ses consoeurs un « réseau, une plateforme commune qui tende à une certaine unité »

Qu’on y enseigne également en anglais ne ferait de tort à personne.
MG

ONKELINX BIENTOT A LA TETE DE L'ULB ?
La rumeur enfle sur le campus de l'ULB : Laurette Onkelinx viserait la présidence de l'université bruxelloise, dont la prochaine élection aura lieu en janvier 2011.

Aucun commentaire: