mardi 7 décembre 2010

Nationalité, regroupements, mariages blancs: un "momentum" pour renforcer les règles

Pour les réformateurs, des tentatives ont déjà été réalisées au cours des dix dernières années, dont la plus récente a été l'accord du gouvernement Van Rompuy à l'automne 2009 sur ces trois matières.
Plusieurs formations politiques au nord comme au sud du pays vont dans le sens d'un renforcement des règles en matière d'acquisition de la nationalité, de regroupement familial et de lutte contre les mariages de complaisance, a estimé lundi le président du MR Didier Reynders, qui y voit un "momentum" pour avancer dans cette voie au Parlement. "Je constate que depuis quelques semaines, plusieurs formations politiques vont dans notre sens", a affirmé M. Reynders au cours d'une conférence de presse, se référant non seulement aux partis flamands, mais aussi à de récentes déclarations du président du PS Elio Di Rupo.

"Mais il n'a pas été possible d'aller au bout du processus, il faut donc que des avancées se traduisent par un vote rapide au Parlement", où les débats ont repris dans les commissions de la Justice et de l'Intérieur, a résumé Didier Reynders.

Etablissant un lien avec la crise de l'accueil, le président des réformateurs dit aussi voir dans un durcissement des règles en matière d'acquisition de la nationalité, de regroupement familial et de lutte contre les mariages de complaisance une manière de modifier à l'étranger l'image d'une Belgique qui ferait preuve de "grande souplesse et de conditions d'accueil plus favorables par rapport à nos pays voisins".

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LE REVEIL DE REYNDERS
Voilà que Didier Reynders sort de son long silence et prend, qui l'eût cru, des positions qui, en tout état de cause, devraient ne pas tomber dans l'oreille sourde de Bart De Wever. Après le dîner en ville chez Bruneau voici l'offensive d'hiver du grand stratège du MR.
Rien de vraiment passionnant en somme au moment où le bon peuple s'inquiète et craint que la Belgique ne soit dans la mire des marchés financiers lesquels s'interrogent sur la confiance que l'on peut accorder aux Belges en matière financière. Dit autrement: « who is next » après la Grèce, le Portugal, l'Italie, l'Espagne et surtout l'Irlande?
Il s'agit de savoir si une coalition à sept sans les verts mais avec les bleus est jouable au terme de la mission Vande Lanotte. Une coalition d'union nationale sans la NVA ne semble pas du tout du goût du CD&V. Et si ça non plus n'est pas jouable on ira vraiment aux élections.
Décidément le vivre ensemble entre Francophones et Flamands s'avère de plus en plus problématique. On imagine que Reynders ne tardera pas à reposer la question clef. « Que sommes-nous encore disposés à faire ensemble? »
MG

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