samedi 15 janvier 2011

Crise: la vraie histoire de la barbe à Poelvoorde

La barbe protestatrice de Benoît Poelvoorde, fait le tour du web. Dans la vidéo lancée par rtlinfo.be, l'acteur a lancé un appel à se laisser pousser la barbe tant qu'il n'y a pas de gouvernement. Mais d'où vient cette idée? Voici la vraie histoire de la barbe à Poelvoorde...
En fait, à l'origine de cette initiative, on retrouve le monsieur cinéma d'RTL, Nicolas Buytaers. "Cela remonte au mois d'avril" explique-t-il "j'étais avec des collègues de la télé et de la radio à la cafétéria. On parlait de la situation en Belgique, de la crise qui s'annonçait".
Puis là, tout d'un coup le côté "grand gamin" de Nicolas s'exprime (c'est lui qui utilise le terme). Un peu comme dans la cour de récré, il dit : "Chiche qu'on se laisse pousser la barbe jusqu'à la formation du gouvernement". Le premier tour de table est enthousiaste. Le deuxième un peu moins, beaucoup se rappelant qu'ils ont telle ou telle émission à enregistrer, tel direct à assumer.
Mais Nicolas Buytaers, lui, reste dans cette idée. Ainsi pour le festival de Cannes, en mai, le voit-on apparaître avec cette barbe à l'écran. Son fils trouve que ça pique, sa mère n'aime pas. Mais bon, l'avenir du pays mérite bien quelques sacrifices familiaux.
Et Poelvoorde?
En décembre, Nicolas Buytaers interroge Benoît Poelvoorde pour le film "Les Emotifs Anonymes". Fidèle à sa parole, Nicolas est toujours barbu. Bon, il l'a un peu retaillée pour des besoins télévisuels, mais la barbe est toujours bien là.
Ce lundi 10 janvier, nouvelle interview avec Benoît Poelvoorde pour "Rien à déclarer". Mais là, Nicolas s'est définitivement fâché avec ciseaux et rasoirs. Pas de contrainte esthético-télévisuelle, la barbe a poussé comme de la mauvaise herbe au printemps. "Une belle barbe d'un mois" précise Nicolas
Benoît Poelvoorde remarque ce phénomène pileux et s'inquiète de son origine. "Waw, c'est génial. Je vais faire la même chose" s'enthousiasme le comédien, "Allez viens, on va faire un truc, tout de suite ensemble. On va improviser". Et voilà donc tout ce qu'il y a en amont de cette video désormais célèbre.
La suite?
Sur l'engagement de Poelvoorde, on peut évidemment se poser des questions. Comment pourra-t-il concilier son boulot d'acteur avec cette barbe? Difficile par exemple d'imaginer, un film historique avec un De Gaulle au menton touffu.
Nicolas Buytaers, lui, affirme qu'il ira jusqu'au bout. Et à vrai dire, il regrettera de couper sa barbe lorsqu'un gouvernement sera formé. Parce que même si au niveau de la famille c'est bob-bof, auprès des filles, il paraît que ça fait un malheur.
Les filles justement. Suite à la publication de la vidéo, elles sont nombreuses à contacter Nicolas. Certaines se demandant comment elles peuvent participer au mouvement de protestation pilaire. D'autres affirmant déjà qu'elles vont arrêter de s'épiler les jambes. C'est sûr que ça, c'est de l'action citoyenne au poil.

COMMENTAIRE DE DIVERCITY
LA BARBE DU PRINCE ET LA CHEMISE DE L’ARCHIDUCHESSE
Interrogé par Europe 1, Philippe Geluck trouve la proposition de Benoît Poelvoorde « excellente », mais craint de se retrouver « dans quelques années, avec une très très longue barbe. »

Voilà qui nous ferait tous ressembler aux islamistes barbus des quartiers déshérités de Molenbeek et du croissant pauvre.

Et les femmes la dedans ?

Elles pourraient s’inspirer de l’initiative de l’archiduchesse Isabelle faisant la grève de la chemise.

L’anecdote veut en effet qu’Isabelle d’Espagne (Isabella Clara Eugenia, 1566–1633), fille de Philippe II d’Espagne (1527–1598), ait fait le vœu en 1601 de ne point quitter sa chemise (un sous-vêtement, à l’époque) avant que la ville d’Ostende, aux Pays-Bas, ne soit prise par son mari, l’Archiduc Albert d’Autriche (1559–1621). Elle s’attendait à une victoire rapide, mais le siège dura un peu plus de trois ans et la chemise blanche vira au jaune fauve, couleur qui devint à la mode.
Cette anecdote serait fausse, selon certains car le mot était déjà en usage auparavant. On l’attribue aussi à Isabelle I de Castille, dite la Catholique (1451–1504) lors du siège de la ville de Grenade en 1491–1492, par son mari Ferdinand II d’Aragon (1452–1516). Ce siège dura huit mois.
S’inspirant de l’archiduchesse Isabelle, la princesse Mathilde pourrait initier ce mouvement puisque son mari, de son côté, a déjà opté pour la barbe.
MG

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