mardi 11 janvier 2011

Rijke Duitse regio's willen niet langer betalen voor armere gebieden

Drie welvarende Duitse regio's in het zuiden van het land, waaronder Beieren, bereiden juridische stappen voor tegen de huidige verdeling van openbare financiën. Deze stelt namelijk dat rijke regio's moeten betalen voor minder welvarende gebieden. "Samen met Baden-Württemberg en Hessen gaan we een klacht voorbereiden tegen het bestaande verdelingssysteem", aldus Georg Fahrenschon, minister van Financiën van Beieren in het economische dagblad 'Handelsblatt'.

Beieren en Baden-Württemberg hebben een laag werkloosheidscijfer en kennen voldoende economische activiteit. Hessen maakt eveneens deel uit van de meest welvarende regio's van Duitsland.

"Belasting die succes bestraft"
De drie gebieden worden geleid door een coalitie van conservatieven en liberalen. In het huidige verdelingssysteem wordt een deel van hun fiscale inkomsten besteed aan andere regio's. Het doel daarvan is om evenwichtige levensomstandigheden te creëren in alle Duitse regio's. Fahrenschon spreekt echter van een "belasting die het economische succes van de zuidelijke deelstaten bestraft".

De klacht zal de komende maanden worden overgemaakt aan het grondwettelijke hof in Karlsruhe, indien er geen akkoord bereikt wordt met de regio's die voordeel halen uit de huidige transfers. (belga/svm)

COMMENTAIRE DE DIVERITY
ARROGANCE ALLEMANDE ?
Et voilà bien le nœud du problème : les riches refusent de « sponsoriser » les pauvres. Les fourmis allemandes refusent de soutenir les cigales grecques, comme la Bavière prospère ou le Hesse ne veut plus de transferts vers les Länder pauvres. Donc ce n’est pas un problème culturel mais uniquement une question de « pognon » exactement comme entre les Flamands et les Wallons. Arrogance allemande, arrogance flamande ? Les articles qui suivent montrent que l’arrogance allemande est de retour. Ce n’est pas DiverCity qui le dit mais Die Welt de Hambourg. En somme les riches ont déclaré la guerre aux pauvres, selon une logique qui semble calquée sur celle des Tea Parties américaines.
MG

ALLEMAGNE : SUPER-ANNEE ELECTORALE SUR FOND DE "COLERE CITOYENNE"
Pour les Allemands, l'année 2011 est une "Superwahljahr", une super-année électorale. Certes, on ne renouvelle pas le Bundestag, le poste d'Angela Merkel n'est donc pas remis en jeu, mais les électeurs voteront dans au moins sept des seize Etats-régions. D'Hambourg à Stuttgart, de Brême à Berlin, les Allemands sont appelés à renouveler leurs édiles, ce qui, dans cet Etat fédéral, est presque aussi important qu'une élection nationale.
En modifiant la composition du Bundesrat, la chambre du Parlement qui représente les Länder, ces scrutins auront une incidence directe sur le travail législatif et donc sur la politique gouvernementale. Ils servent aussi de tests avant les élections nationales de l'automne 2013. Or, ils interviennent dans un climat politique difficile à appréhender. Entre la défiance à l'égard de l'Europe et les débats houleux sur l'intégration des immigrés musulmans, les partis politiques traditionnels sont souvent pris à contre-pied.
Signe de l'incertitude qui règne : après "prime à la casse" en 2009, la société pour la langue allemande a élu comme "mot de l'année" 2010 "Wutbürger" qui signifie "colère citoyenne". Alors que 98 % des Allemands jugent les responsables politiques éloignés des citoyens, ce néologisme exprime "la colère ressentie dans la population face à des décisions politiques prisespar-dessus les têtes", a expliqué le jury.
Symbole de cette colère : l'opposition à Stuttgart 21, la future gare de la capitale du Bade-Wurtemberg. Lancé il y a plus de quinze ans, ce chantier exceptionnel (16 tunnels, 18 ponts...) a démarré en 2010, mais a provoqué durant des mois des manifestations de plusieurs dizaines de milliers de personnes.
Du militant écologiste au retraité conservateur en passant par la mère de famille, tout le monde a quelque chose à reprocher à Stuttgart 21 : un projet jugé trop cher, trop bruyant, trop peu respectueux de l'environnement, et pour tous, trop peu démocratique, malgré les dizaines de délibérations politiques que cet investissement de plusieurs milliards d'euros a déjà provoquées.
L'opposition à Stuttgart 21 a donné un coup de fouet à la société civile. A Berlin, ce sont les nuisances sonores du futur aéroport international qui mobilisent des milliers de personnes. Partout dans le pays, alors que les experts jugent nécessaire de construire plusieurs milliers de kilomètres de lignes à haute tension, leur installation occasionne des contentieux juridiques. Les grands chantiers ne sont pas les seuls à mobiliser l'opinion. A Hambourg, les citoyens ont bloqué une réforme de l'enseignement primaire approuvée pourtant par toutes les formations politiques. Dans ce pays où l'on se méfie des plébiscites, ces mouvements provoquent au sein des partis un débat sur la nécessité ou non d'élargir le champ du référendum.
Dans ce contexte, l'année électorale s'annonce périlleuse pour l'ensemble des partis. Si l'on en croit les sondages, sur les sept Etats-régions, trois - Brême, la Saxe-Anhalt et Mecklembourg-Poméranie - pourraient reconduire leur exécutif. Mais dans les quatre autres - Hambourg, Berlin, le Bade-Wurtemberg et la Rhénanie-Palatinat -, les équipes en place sont en difficulté.
Le SPD et les Verts sont en effet rivaux dans l'autre élection qui passionne les partis : Berlin. Actuellement dirigée par le SPD et Die Linke, la capitale est convoitée par les Verts. Leur candidate, Renate Kunast, coprésidente du groupe parlementaire, a déjà engagé la bataille contre le maire SPD Klaus Wowereit, sachant que, là aussi, une coalition sera nécessaire au soir du 18 septembre. Quoi qu'il en soit, le SPD est sur la défensive, et seuls les Verts ont le vent en poupe. Mais ceux-ci ont mis la barre si haut, qu'ils donneront l'impression d'échouer s'ils ne conquièrent pas le Bade-Wurtemberg en mars et Berlin à l'automne. Autre raison de surveiller le scrutin berlinois : un ancien responsable de la CDU , René Stadtkewitz, vient de fonder un parti anti-musulmans, "La Liberté" et affirme vouloir tester sa popularité dans la capitale.
Alors que die Linke se maintient autour de 10 % des voix mais ne semble nulle part (sauf dans la Saxe ) en état de jouer un rôle déterminant, le Parti libéral (FDP), présidé par Guido Westerwelle, actuel vice-chancelier, joue sa survie. Après avoir réalisé un score très élevé aux élections générales de 2009, le FDP n'obtient plus que 3 % à 4 % des voix. Une contre-performance qui pourrait coûter son poste à M. Westerwelle mais qui, surtout, prive la CDU d'un allié déterminant pour les élections de 2013.

DIE DEUTSCHE ARROGANZ IST WIEDER ZURÜCK
Kaum zwei Jahre läuft die Wirtschaft wieder rund, da macht sich in Deutschland Überheblichkeit breit. Das kann gefährlich werden.
Viele Fernsehzuschauer werden, abgelenkt von den irritierend steifen Bewegungen der Kanzlerin, gar nicht mehr wissen, was Angela Merkel in ihrer Neujahrsansprache gesagt hat. Dabei sprach sie durchaus Bemerkenswertes aus. So hielt sie, mehr präsidial als kanzlerinnenhaft, milden Tadel für jenes Volk bereit, das sie gewählt hat. Die Deutschen, sagte Merkel mit Blick auf die unverhofft zurückgewonnene wirtschaftliche Dynamik des Landes, wüssten oft gar nicht um ihre Stärken.

Ach ja? In den Portemonnaies der meisten Bürger ist der Aufschwung zwar in der Tat noch gar nicht angekommen – und das wird er auch so schnell nicht, da ist Wolfgang Schäuble vor. Aber mental hat die konjunkturelle Renaissance sehr wohl Spuren hinterlassen. Was ja schön ist: Wenn Menschen an die Sicherheit ihrer Jobs, an ihre Chancen glauben dürfen, dann ist das ein Wert an sich.
Nur nimmt die Sache inzwischen überhand. Gerade einmal 18 Monate Aufschwung reichten schon, um das Bild, das die Deutschen von ihrer eigenen Wirtschaft – und der anderer Länder – haben, grundlegend zu ändern. „Gemeinsam haben wir Enormes gemeistert“, glaubte die Kanzlerin in ihrer Neujahrsansprache berichten zu können.

Andere Länder dagegen, solide Partner wie Holland, Dänemark, Schweden zum Beispiel? Werden als Wirtschaftsgrößen kaum noch ernst genommen. Frankreich und Italien? Haben in deutschen Augen in der großen Wirtschaftskrise von 2008/09 nur ihren Ruf gefestigt, volkswirtschaftlich fußlahm zu sein. Der übrige Club Med nebst dem großen Britannien und dem kleinen Irland? Durch und durch marode, aus deutscher Sicht. Die USA? Eine ökonomische Weltmacht auf dem Weg in die Zweitklassigkeit – „trostlos“ war das Eigenschaftswort, das dem Bundesfinanzminister zu den Resultaten amerikanischer Antikrisenpolitik vor einigen Wochen einfiel. Nur China vermag den Deutschen noch Respekt, ja sogar ein wenig Ehrfurcht abzuringen. Deutschland und China: Das scheinen in Zeiten der neuen deutschen Arroganz die einzig relevanten Größen im globalen Exportgeschäft zu sein.

Die Stimmung im Lande erinnert an die Zeit nach dem Mauerfall. An damals, als andere große Industrienationen wie Großbritannien und die USA schon einmal vermeintlich einen Niedergang erlebten. Als die alte Bundesrepublik glaubte, mit der Wiedervereinigung und den nahen, nun offenen Märkten im Osten Europas einen dauerhaften Wettbewerbsvorteil erlangt zu haben. Als die Euphorie selbst auf den Fußball übersprang und Franz Beckenbauer siegestrunken nach dem Finale der WM 1990 sagte, Deutschland werde „auf Jahre hinaus unschlagbar sein“.
Natürlich erlebt Deutschland heute wieder einen kräftigen Aufschwung. Nur: Ist der wirklich so XXL? Ist er tatsächlich in erster Linie Folge eigenen Tuns? Und ist Deutschland wirklich so viel besser gerüstet für die kommenden Jahre und Jahrzehnte als andere große Wirtschaftsnationen? Gewissheit gibt es keine. Ein wenig mehr Selbstzweifel wären also durchaus angebracht.
Am deutlichsten zeigt sich das im Vergleich mit Amerika. Deutschland oder die USA: Welches Land kommt wohl eher wieder auf das Niveau der Wirtschaftsleistung, das vor der Finanzkrise produziert wurde? Die Frage lässt sich inzwischen beantworten: Amerika. Im vierten Quartal 2010 dürfte das amerikanische Bruttoinlandsprodukt (BIP) sein Vorkrisenniveau erreicht haben, in Deutschland ist das vermutlich erst in diesen Wochen der Fall. Inmitten der Aufschwung-XXL-Euphorie und der Berichte über „Die verzweifelten Staaten von Amerika“ kaum bemerkt, haben die Amerikaner bereits einen beträchtlichen Teil der fälligen Rosskur hinter sich gebracht.
Die Verbraucher dort haben angefangen zu sparen und ihre über Jahre angehäuften Schulden abzubauen – was es nun ermöglicht, dass auch der private Konsum wieder in Gang kommt. „Der Kernvorteil Amerikas, die Flexibilität seiner Volkswirtschaft, ist erhalten geblieben“, sagt Jörg Krämer, der Chefvolkswirt der Commerzbank. „Es macht eben einen Unterschied, ob eine Couch-Potato einen Herzinfarkt bekommt oder ein Sportler.“ Am Freitag dieser Woche hat Krämer seine Prognose für das diesjährige Wachstum des amerikanischen BIP 2011 kräftig erhöht: von drei auf vier Prozent. Für Deutschland erwarten selbst die größten Optimisten – Jörg Krämer zählt dazu – drei Prozent.
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Neuer US-Kongress setzte Obama unter Druck
Das aber heißt: Amerika wird Deutschland, materiell gesehen, auf Abstand halten. 2011 dürften die USA nach Schätzungen des Internationalen Währungsfonds pro Kopf ein Einkommen von 48.387 Dollar erwirtschaften. Deutschland kommt, kaufkraftbereinigt, nur auf 77 Prozent dieses Betrages, nämlich 37.209 Dollar. Die Kluft zwischen den USA und Deutschland ist, absolut wie relativ betrachtet, größer als etwa die zwischen Deutschland und Griechenland. Wir spielen, unserem Selbstverständnis nach, wirtschaftlich nicht in derselben Liga wie Griechenland. Doch gemessen an der schieren Wirtschaftskraft pro Kopf ist auch Deutschland international nicht mehr als zweitklassig.
Aber wir sind doch, wie es auf Managerdeutsch heißt, viel besser „aufgestellt“. Sind wir das? Immer wieder ist von der starken industriellen Basis die Rede, die Deutschland habe und anderen fehle. Was dabei regelmäßig verschwiegen wird: Arbeit wird mit diesem Geschäftsmodell nicht geschaffen, sogar im Aufschwungjahr 2010 hat das produzierende Gewerbe Jobs abgebaut, knapp 140.000 nämlich. Wie in anderen Ländern entsteht auch in Deutschland per Saldo nur im Dienstleistungssektor Beschäftigung, im vergangenen Jahr waren es 330.000 Arbeitsplätze. Gerade bei hochwertigen Servicejobs aber hinkt Deutschland hinterher, den USA ebenso wie den nordischen Ländern.
Auch der Eindruck, Deutschland habe mit seinen industriellen Kernen ein Alleinstellungsmerkmal, geht an der Realität vorbei. Viele der größten Konzerne Amerikas machen ihr Geld mit der Produktion noch junger Informationstechnologien, auf zum Teil völlig neuen Märkten. Bereichen, in denen Deutschland fast völlig blank ist. Apple, der Hersteller des iPad, bringt es aktuell auf eine höhere Marktkapitalisierung als Siemens, Daimler und Volkswagen zusammen. Der Versuch dagegen, auch nur eine deutsche Nachahmerversion des iPad auf den Markt zu bringen, geriet vergangenes Jahr zur Lachnummer.
Unter den ganz Großen in Deutschland gibt es mit SAP ohnedies nur ein reines IT-Unternehmen. Ansonsten dominieren Konzerne, die entweder noch von früheren Monopolstellungen zehren, wie die Deutsche Telekom und E.on. Oder die davon profitieren, dass bevölkerungsstarke Länder wie China, Brasilien und Indien von den sozialistischen Irrungen der Vergangenheit Abschied nahmen und nun einen riesigen Nachholbedarf an Autos und Maschinen entwickeln. Eine deutsche Eigenleistung ist der große Schwellenländerboom nämlich nicht, er kommt für die hiesige Wirtschaft wie Manna vom Himmel.
Und noch nicht einmal die längst als Selbstverständlichkeit gehandelte Behauptung, deutsche Unternehmen hätten sich besonders gut auf die Eroberung der neuen Märkte in Ostasien und anderswo eingestellt, stimmt. Unsere Wirtschaft hinkt vielmehr hinterher, wie ein Vergleich der deutschen Top-500-Unternehmen mit den größten Firmen weltweit ergibt: Im Durchschnitt fallen Umsatzwachstum und Profitabilität hierzulande deutlich niedriger aus. Das hat eine neue Studie der Unternehmensberatung Accenture ergeben, die der „Welt am Sonntag“ vorliegt. Deutsche Firmen, deren Dynamik selbst im Weltmaßstab heraussticht: Es gibt sie. Doch sie sind eher Ausnahmen.
Gefährlicher als alle Mängel aber dürfte die Selbstgefälligkeit sein, mit der sie ignoriert werden.

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