vendredi 25 février 2011

Nouveau choc pétrolier

(Flickr - M 93 - cc)

LES PRIX DU PETROLE ONT REPRIS UNE HAUSSE INQUIETANTE, DEPASSANT LES 100 DOLLARS DU BARIL. MAIS AU LIEU DE MISER SUR LES NOUVELLES ENERGIES, LES CONSTRUCTEURS AUTOMOBILES JOUENT LE LOW COST.

Il ne faudrait pas que ce blog se contente, comme tant d'autres, de suivre au quotidien les minables péripéties de nos non moins minables politiciens. Bien sûr ils sont nuls, bien sûr ils nous font honte, bien sûr il faut qu'ils dégagent. Mais une fois qu'on a dit ça, on est certes un peu soulagé, mais non seulement ils ne dégagent pas, mais en plus on a vite tendance à pervertir l'importance relative des choses et à penser par exemple que les gesticulations pitoyables d'une MAM ou les déclarations martiales d'un Copé sont « la vraie vie ».

Aujourd'hui pourtant, plusieurs signaux concordants sont parvenus jusqu'à mes yeux et mes oreilles, et qui, après décodage me permettent d'établir le diagnostic suivant que je vous livre en exclusivité : on est dans la merde. Grave. Et pour longtemps.

Je sais, je l'ai déjà souvent dit ici, mais hélas, je le confirme.

D'abord le prix de l'essence et le cours du brut. 100 dollars le baril. Après 2 ans de répit artificiel dû à la « crise », le prix du pétrole a repris sa hausse implacable. Peut-être vous rappelez-vous les quelques mois autour de l'été 2008 : hausse quasi verticale, au-delà des 140 dollars le baril. Aujourd'hui, nous avons à nouveau dépassé les 100. Avec un dollar beaucoup plus élevé qu'il y a 2 ans par rapport à l'euro. A l'été 2008, les conséquences sur la vie quotidienne commençaient à se faire sentir : baisse des ventes de bagnole, baisse du kilométrage moyen, et même, facteur infiniment positif, emploi des moyens de transport de substitution : transports en commun, vélo… Aujourd'hui, pas sûr qu'il y ait un Lehmann Brothers pour enrayer à nouveau le phénomène. Et ce n'est évidemment pas souhaitable !

Certains politiciens vont faire mine de découvrir cette vérité : « Il n'y a pas de croissance infinie possible dans un monde fini », et en particulier « on ne peut pas brûler plus de pétrole que l'on en produit », variante de « on a pompé plus de la moitié du pétrole disponible, la plus facile à pomper, évidemment, et du coup la production ne peut plus que diminuer alors que la demande augmente et les prix ne peuvent en conséquence que flamber ». (SuperNo )

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